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in 2011 with funding from
University of Toronto
http://www.archive.org/details/patrologiaorien13pari
PATIIOLOGIA 0I5IENTALIS
TOMIJS DECIMUS TKRTIUS
R. (iRAFFIN - F. NAU
PATI{(IL(l(il(\ OlilHMALIS
TOMUS DKCIMUS THHTIUS
I. —
11.
111.
IV.
V.
S. GKEBAUT.
SaKGIS l)'AHKRr..\, (;o.\TI{()Vi:r,SI-: .HJDKO-ClirSKTlEN.M- (//"//).
F. NAU.
DocuMK.Nis i'()i K si:hvik .V 1,'iiisToiKi-: iJi: i,'egi.isk .m;sto-
RiRNNK : — I. (^uatre homelies de saint Jean Ghrysostome.
— II. Textes monopliysites : nomelies d'Erechtios;
Fragments divers; i^^xtraits de Timothee AElure, de Phi-
loxene, de liar Ilehraeus. — III. Ilistoire de Nestorius
d'apres la lettre a Gosme et riiymne de Sliba de Man-
sourya. — Gonjur.\tio.\ uENr.sTORius contke i,i:s mi(;r.\i.\es.
M. ASIN i:t PALAGIOS.
LoGi.\ KT Agrai-ha Domim JKsr {fdsciculiis prior).
S. G. M«' ADDAI SGHER et ROBERT GRIVEAU.
IIisToiRE Nestorikn.xe (Ghroni^que 1)E Skert), seconde partie,
fase. ±.
E. I^EREIRA.
Li: TKoisiKMK Liviii-: i)K 'l^^zra (Esokas et Nkhk.mik ca.no.m-
QIKS), YERSIOX KTHIOriKXXE.
PARIS
FIRMIX-DIDOT ET C^ IMPRIMEURS-EDITEURS
LIBRAIRIE DE PARIS, 56. RUE JACOB
IDP.I
OCT J 8 ^«7
10/39
SARGIS D'ABERGA
(FIN)
PATR. OR. — T. XIII. — F. I.
SARGfS DABERGA
(Controverse judeo-chretiennei
{Fm)
TEXTE ETHIOPIEN PUBLIE ET TRADUIT
PAR
SYLVAIN GR^BAUT
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jp-j : uftat. : ffl«/n.e •■ t\^v\' ■■ htxtm : ,e.n.A- ■ "nc.Mh •■ flJA?. : hn\\.h-(\ih.i:
(D-hU •■ hW. ■■ J?.'|-hj;A : hr/nqi : -nV.A : /firt : A?i"/ll.h'flf/i.i: : h«n : /,.>/»'>.
'n?.rt.'l' : fllflJA^. : hTi.'/ : flJA.?. : Ktmq-Vot-^h •■ y.tt.A' ' hCft-f-ft : fl>A^.
hm.httth.i: ■■■■■ M •■ n/Ti'i: : i:-i-d •■ ^n.A- : »nrt.;ii : mim^"',-} : la)y.y,h, ■ fll
fl»^.n,A-o». : ^ed^-n • t-h-1' •■ ^ncn- • hYi. •■ Km : h,h.h. •■ h^ww : (o-fwi-
•\ •■ AjPAf : nh^.h- : hm •■ ht\hi\ ■■ flJh'J+[tf]S. : •W : ?»'7n.^'flrh.C : l\tm :
.eA'fl<o>. ' : \n-i- •■•■■ io';ih ■■ chjn- •■ nii^fi^r ■■ nhrt. : H.e.A-nft : x^J-^-flj : hAflrt :
1. Ms. ^Adfl»'/.. Commc dans redition du fascicule precedent, seules les incorrectlons
principales sont reproduites dans les notes. La ponctuation est incliangee.
SARGIS D'ABERGA
fol. 'll,
isiiilr).
lol. 'il,
i" h.
■• fol. 41,
1° a
(siii/e).
I- b.
.■^G. Le Christ Fils du Seignelr. — Deux jours apres, ils se reunirent a
nouveau. Ils direut a Jncdh : « Voici que les ciiretieus mentent eL errent
grandement, car ils diseut que le Christ est le Fils du Seigneur. Comment
est-il possible de dire une telle chose? *Loin du Seigncur d'avoir pris une ♦ foi. 'ii,
femme et d'avoir engendre d'elle un fils! II ne faut donc pas dire que le
Christ est le F^ils du Seigueur. INIais seulement il est juste de dire qu'il est
le Messie, le Sauveur, rAuxiliateur et le Vivificateur. »
Jacob leur dit : « Jadis j'ai continue, moi aussi, a peiiser une telle chose.
(Mais) pendant de nombreuses nuits j'ai pleure, en demandant et en elevant
(mon ame) vers le Seigneur, afin ([u'il me fit comprendre ceci. Et voici que jai
vu en songe un homnie qui etait vetu d'habits blancs et me disait : « Pour-
1. Le texte ethiopien de la premierc assemblee a ete edite et traduit, Putr. Or., t. 111,
fasc. 4 ; le texte grec, accompagne d"une etude des versions, a ete edite, Pafr. Or., t. VJII,
fasc. 5.
r.ii. 'ii,
\" u.
f.,1.
6 SAUGIS n'AMKI{r.A. llOf.]
(".f.n.AJ: • Mnr -■ ihn. ■ •nv.A : \M:Mt\ i inf\y, • >i'7n.hn,h.t: -■ ^.rt"7^hv- «
H.l'.n. • >J'/.'-l- ! Vn..e. : «lA.P.-h-h • ^-rhCft : ?ii'"')'.f.v/o : }lhll : XO/li =1: «'h^rl «
^».11 ' n>i'>i- : Aj'.;.- : wr.i ■• ?i-;ii.^n,h.*r: : jL'.n.Ai'. : «•A.f.-f : ^»/- :== flihv >
f-^ : fl»A.e.hh i: rthA : >««rXf : >lUnh : h.l.Hn : ACftlh :•: flirV^VV.hV. i tx
fth : >lX'.V. : '>".f.(: :■: *»'Ki. : A^n. : '"'XVh'i: ' : ^'.(1. : W^WMhM: ■ tmi^U^
•!•• : Al.V'VA+ : im.M : '/"'>nC; : nX-.f.+ : n^.F<-^A.'r = ?«nh : A^JAl»" :•:
hlO-rh' : AVfl»- : «»,l'.n.A}" : Vl»- : h'i\'{\ ■ h.MMnXx : WiV : .•»'A : ?lft
ao : |/r:;i,h : n.l.Al»" : irU -. WMI ■ rtA"T"> : fl»Ai'. : >{'/M- :=: f.^ • ^6*
•n : hifi : >i.W.rt«»-h- : l/?l'>nA : >'.?.«"•• : C'!:» : hO. : Jift»» : »//-n,Y.A : n>l'>-/:
^l^ : fl»A.f.-hh : ?.'^"hL7l ' : hr^y:'"> : J«hn : Xn<l. : UAfl»' : fl»-?.'|.- : h^^^R^
im : ,i',-i-<i.nir: : '}A'>»" : mir'v^vv.h>. : ?.fth : hfi':i. : y".?.!: :•: «^rtA-VJrt :
^.l/A" : >.'r4'.e.-'/» : hhn : Xn.l. : «»A,hV : //»'>"//"'|: : ?ifth : A^JA'/' : r/>i'>n
A : S^iho^' : I/V/i»' : H^ifm-l' : tthfm : K^lhV- ' tO-M' '- m>:\i'hV'-'l' - t«l/htfO •• '/■ft
d/, '■ hf^n/^i- •■ an-tt/. : Mvv : ^.p.-"» : hiii.^n.h.r: ;:: rD/}«/.»-i-jr : vn..«'. : .ft
n.' ! }i''/ll.^ : t^Vih : i;n : A>T-/»' :•: «»>\'.e.-+hj'. : AflJA.f. : '>'?/»" :i: fl»hdJl :
1. ]Ms. aon^ip. — 2. Ms. >>a»Ticn. — 3. Ms. .e,n. •■ vn..R > .en.. — A. Ms. ■>?/'•.
« quoi refuses-tu dc dire que le Christ est le Fils du Seigneur? N'as-tu
« pas entendu ce que dit le proph^to Darid : Jc fai cngoulvv ilii scin avant
« reioilc du matin'. De plus il dit au sujet de la naissance (du Christ) selon
fol. 41. « la chair : Le Seigneitr * m'a dit : Tu cs mon Fils. Mui-memc aujourd'luti je tai
^ "■ « enijendre. Demandc-moi; jc te donnerai les peuples pour ton lieritage et ta
« domination sera jusqu'anx extremites de la terre'-. En outre TEcritnre dit :
« Le Seigneur dit : Son regne ne finirapas; il a ctahli son trdne dans la justice,
« d Jerusalem, jusqu'd jamais^. »
Les freres repondirent et lui dirent : « Voici que toi-meme tu n'as pas
compris cette parole, car ce que tu as vu en songe est expose au sujet de Salo-
mon, fds de David. » Jacob dit : « Pour moi, je n'ai pasmcnli, mais au conlraire
jai dit vrai : (a savoir) que ce (jui a ete dit : Je t'ai engendre du sein avant /V-
toile du nuitiii\ [a bien ete dit) au sujet (du Christ). Lui-meme existait, avanl
que le monde fiit cree. Quant d sa domination'" , elle est jusquaux extremitt^s dc la
' M. 41, terre'^. Salomnn, *hii, n'a pas cxiste avanl retoile du matin ; son regne n"a pas
ete cternel, mais au contraire il a regne pendant 'lO ans, comme il est ocrit
dans les Ecritures. (11 est dit aussi) commcut il a cle dcstituc ile sa royaute'
et (comment) il a fait le mal dcvant le Seigneur. Le propli6tc Dav'td dit : 0 Sei-
1. Ps. cix, 3. — 2. l's. II, 7-8. — ;5. I l'aral., xvii, 11-1',. -- 4. Ps. i:i.\, 3. — 5. M.
a III. : ta domination. — 0. Ps. ii, 8. — 7. AUusioa au schisme des di.\ Iribus sous lio-
liouni, fils de Salomon.
fol. 'c.
r" a.
[107] DRUXIEME ASSEMBLEE. 7
J?.n. •■ ?i9"4',P.-»» : OM'' ■■ iffi" ' t\(i°' •':■ mhT^y.-fm -. m'."i ■■ A'1'fl»-Af. •■ •|-fl>-
flJrtA-TJV. •■ i^.n, ! n^iM- •■ \icMt\ : hn\\.h(\,M: •• «f.m<'.>. ■ +^"11 •• «ps"
-1: : A««>'jn<. :•: Vr^-.P.-ff" : "ihr"/. : «^/./.J: : r/D.>^.OT : H?t'>nA : 9"]^'*/. : ?.1
nC :•: flJHh-jnA : ^.9?« : YxlHl ■ '^J?'!' ::= fl»Hh'>nA : h^.nC : ^.rn^«l?i •;: fl»
^j»»4.,e.-«D : WA- : ^ifl^-^f: : fl»A,e.5'. :•: ^iii.h'nrh.[f: : ^.]in/. : a^hat-ci- :•::
(Dh?!^i. : H,erh.P.f: : h'rrt«?,('. :•: h»n : eft'/>{A- : rt^VjP'!' : »/Afll-Yl- :•: 0»^*^ :
JR.«f.Tn : »n'Hl/. : II.Kll- : flJ-ft-/' : ViA^' ■V- h*m • R"l'0 : y.l-ttC. : H'/"A(>A'I" '•
A«OT Vl- :•: K»n : JPX^(i : K'>n(? ' : ht^^M' ■ '^.e'!' ' :•: fl»K««i : eV-nC : AnAC: =
O^ao •.[•■ fll<^^-l- : h,y.atf{h : KlP-^iif. : 1I.K||. :l: fllJ^iO : jP.int: : «»rt/.;j-^ j
^"K-C • UA-Yl- : 9"t\i\.lh : Aft'1'P.e.-.e." :•: M ' l!.h± : Ah'M" : ,e.-1-<t."/A :=: h^J-h :
Rnr/l-l" : [fl>]h'/-*/ll*',e. : n4'.e."«W : IX. : nWA- : '1.1/. :;: flJJl^fl : .P.n. : on-,. : OC
7 : fl>'*7l'/" : rt^V.e. : fllfl»/.?. : ff»V : ?ift'/-,'>'nK : V«f.1'/" : tf»"ft'/- : Ihb"!' ■:• «"»*' ' » fol. »2,
0*<'. : "VJP'/' : nA-nA- : on",. : fttf»- : fll»D>. : ftr/D : fllAS- : h»» : ;1"K9"<- :;: -^
IPTJP : bh'rh,h(0- : Hfto»- : ■/.•?'.e:"(^ft : flljP.n. : rliJPfll- : h^H.hnr/l-C ' h^^tX,
1. Ms. wnc. — 2. Ms. n"7jf-v.
(jncur, (loiinr't()ii jufjcnicnt (in roi ct la justice an fils da roi\ De pliis il dit :
Avant lc solcil son nom existait; avant la lune il etait pour les (jenerations des
(/('nerations'-. Le propliete Osee dit : De rEgijpte j'ai appele nion F//.s"'.
Salomon aiissi dit au sujet du Glirist : Le Seifjnear m'a crd-ie [la Safjesse] [comme)
le principe de la i'oie de son trone. Avant le monde il m'a fondee. {II m'a creee)
au commencement, avant qu'H * fit la tcrrc, avant ijuc les sources d'eau sortissent, * loi. 42,
avant (lueles monlaijncs fusscnt frndees. Avant toutcs les collines il m'a engendree.
Le Seigneur n'avait {pas cncore) fait Ics regions ct lcs polcs quil a ("tablis depuis
le ciel. Lors(ju'iI prcparait lcs cieux, j'cxistais. Lorsquil creait son proprc trone
dans les airs, lors(iu'il (/e) faisait solide au-dessus des nuages, lorsqiiil affermis-
sait rcmplacemcnt dcs sources d'eau, lorsquil fi.vait d la mer iine limite, [afin
quc) les eaux ne sortissent pas dc son rivagc, {lors(iu'il) faisail solides les fondements
dc la tcrrc, j'ctais avec lui, (cn train) d'arrangcr {toutes clioses). Moi-mihne je
me rejouissais cliaque jour {et) j'exultais devant sa face, toiit le temps''. De plus
il dit : Qui est inonte *au ciel et {en) est desccndu? Qui a reuni les vents dans son * toi. 42,
sein? Qui a enveloppe les eaux dans son vetement? Quel est son nom et quel est le ' '
nom de son Fils? {Puuvez-vous) le savoir'^? » Un des freres, appele Tlieodore,
1. Ps. Lxxi, 1. — 2. Ps. Lxxi, 5. — 3. Os., xi, 1. —4. Prov., viii, 22-30. — 5. Prov.,
XXX, 4.
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8 SARGIS DAHKUGA. [108]
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'l'dV : «».e.(>'rV- : rt"lV : aty.^. •■ h.Vy. •■ aUlWWW* • AILI- : hn-h : V^A" : II
11 : ?l«V-l- : .l'.l-|IU: : ll^-rVll : .^.^'l' : ht\/.h./\ '■ «»A'/"}1- : ll^h.l- : Oy.i : V
XC:h ' A^A : fn>r''Pd-1'\' ' : tf»A*A : tl'1'i? ■■ Whn.P.Ch : .P.^fe-^h : hriP : tthi
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?t''/ii.>.n«h.i: : ^-/-Ah : ht\/.-h.fii : >in. s h«» : n.'l-
'>.f.-''V.V' : A^JAi»" ::: fl»[.l'.]>ill.rt : .e.lL : h^ll.^-nrh.
1. Ms. •haui. — 2. Ms. n^-ji.a». — 3. Ms. aux.h<c. — 4. Ms. srvTi-Y-f.
lui ri'pondit ct (lui) dit : n Le Seigneur, mon Dicu, estvivant! (.raHirme) quc
tu dis vrai, 6 Jacob. Voici que la regle des cliretiens est justice et droiture. »
57. Abolition du s.^cerdoce juif. — Jacob dit : « Ne savez-vous pas,
freres, que le sacerdoce des cnfants (['Lsrael a ete aboli devant le Seigneur? »
Les freres repondirent et lui dircnt : « A cause dc quoi? » Jacoh leur dit :
« Parce que nous avons Iransgressc la Loi de Moi.se que Ic Seigneur, notre
Dieu, nous avait donnee. Cest pourquoi lc sacerdocc nous a ete ravi, comine
♦ fi.l. 'li, il cst ccrit daus le Livre *des Ruis : Vn hommc ihi Sciijncur vint vcrs Hcli ct hii
(Ut : Ainsi (ht lc Scignetir : Certcs jc me snis manifcstc d la maison dc ton pcre.
pendant (iii'ils sc Inniraicnt au paijs dc VEuijptc (ct) pendant (luils ctaient h-s
esclaves de Pliaraon. Jai clioisi la ntaison dc ton phe parmi toutes les maisons
d'Israel, afin (iu'ils devieitnent pour moi des pr^trcs, (ju'ils montent d mon atttel,
qu'ils brtilcnt rcncens et (pi'ils portcnt Vepliod. J'ai donnc d h maison dc ton
pere ious {lcs sacriftccs) qui sont Iraites par le feu, (olferts) par lcs enfants
d'lsracl. Pourquoi atTc un <vil mccliant as-tu reijarde mon sacrifice et mon
enccits, ct as-lu prcferc tcs /ils d moi toucltant lu liencdiction des preinices
♦ fol. 42, dc lous lcs .sdcrifices (Vlsracl qtii ctaicnl dcvunt ntoi? 'Ccst pounjtioi le Sei-
giieiir, Dicu d'lsracl, dit ainsi : J'uvais dit quc ta maison ct la maison tle ton
plsrc serviraicnt' dcrant niai d jainais. Mais ntainlcnant, dit lc Sciijncur, loin dc
1. M. ;'i m. : f'oiis serviriez.
♦ fol. 43,
r" a.
[100] DRUXIEME ASSEMBLEE. 9
C ■ ihA ■■ A./- s fiha^- ■■ tihfi ■■ Mia^'/. ■■ hh-ttC ' • fl>» •■ ^ft['l-]rh+/.5'. : httluh
^c :•:= ai';u- ■• ^.ao^h • fm'?i>i\ ■ (oh'n.v.9^ a^- ■• An,-'i-h •• fliAHcK : n.-/- ■■ ha-i\ ■•
fl»A.,ft'l-/.hn : Ah : aat-tll' : n.'1-h ' : A"/.* •• nV^A' : ««"PdA : WAi.^.rtOC : -nh
rt, : ?i'/'J : '^«/'■'Pl*'l'e : l/.ft^J^J^r ' : n?i(i[.e.]'>'':"' • "'^'J^M»* : niT-A- :•= fl^V^
A- = ?lA : '/C^- : ?il'"> : n.'lh ' : tf»Jl'.flJ.e."|J : nh'-'. '/' : Aftfl»* :!: flJnl'J'P : fl»-h
•I: : '/-AiyC : Ah : h«» : y.fm^'h : AdA : hAh.l/'*»»- : ft^+h : /•VJ'. : flJVJ
rllft ' eh.lf O». : J&</Dfll"|: : nVl-.V-l" : nhr/l'/: : jiA'l- :•;:
C^i.htfO.V. : ^-Vfl»- : l/h»» : •/-ftrt/. = •nA-,e. : rllT : flJlfJ^I/^V^f-tf»- : Arlllin :
hJ?'«i'[.^] :i: (Ofmf\h : •nC'/'J : l/IMl. : Vn.^'. = nh'>'/' = ri^hU : AVlCri-fft :•: M
r'h : hUV'/- : '^hfmt;^ : n\l'm : ^.fl^y:? : ?»A : .P.in^. : /"'/V.'1'f : fl»>»Wi'>
X- : A-tf»- : n.'/- : X-.P.-'> : mP,/,0»-<. : nl-hHllf : WA" : «WP^A : rli.CflJ-f-
0o :•: flihdn : .e.n.A- : h''/n.h'n#ii.c : Ah.A. : Uin :;: flihA : '/c^. : ?,'rv : n.-h
h : ^.»»f,-h. : fl^^^.rt^lS. : A-'l-- : attW. • hnA. : fll^.n.A- : 1ff:d.>. : fl»-ft'/" : 6 : h
'/•> : hUV'/:h : ■'la : hnAh : «VVlA :•: Qi^i^i. ■ ,e.n.A" : h^/ll.h-n Ji.C : AOwo-h. M 01 'a,
A : Vy- : M : hinC : .«''AP : Mth = hhih.^ = \\an : HA' : ll,l'.rt';"h : .«'.hA
•H : hh»l5'.l»- : tf»n,C'.?i-/: : dA''|- : h+fl»-!»" : HVnnh- : WA" : AAA : ^A. : fl»A(i
1. iMs. hiiiic. — 2. Ms. n.-i- : ruv^i. — 3. Ms. H.R4,>t.5r. — 4. Ms. n.-1-n. ~ 5. Ms. rtof-i-.
— 6. Ms. ni^Ji^j-inic
moi! Jlionorerai seitlemeiil, reux qui mlionoreiit et je mepriserai relui qui me ine-
prise. Voici : les jours viennent (o«) je derarinerai ta maison et les descendants de la
muison de ton pere. II ne se trouvera plus pour toi de vieillard ilans ta maison dau-
cune epoquc. Un liomme (cependant) ne sera pas ecarte de nion sacri/ice : celui qui sera
parfait d mes i/eu.i'' et desirera {ma gloire) en son dine. Tous ccux qui resteront
de ta maison tombcront sous le glaivc des liommes. Voici le signc pour toi : ccst
ce qui survieiidra d tes deux * fils Ophni et Phinees; ils mourront tous lcs deux, * foi. 43,
{[rappes) par le glaive, le memejour'.
Avez-vous vu, freres, comment out ete ubolis raucienue Loi et le sacer-
doce du peuple des Juifs? Elle est venue la lumiere que le prophete a pre-
dite' touchant la venue du Christ : Jc suscitcrai dcs pretres fideles selon ma
volontc, qui feront mon bon plaisir; je bdtirai pour eux une maison de justice;
ils iront daiis moii eommandcmciit, tous les jours de leur vie''. De plus le Sei-
gneur dit au pretre Heli : Cciix qui resteront de ta maison viendront se prosterner
devanl liii, {p<iur avoir) unc obole dUirgeiit, ct lui dinint : Adjoins-nioi d Fun dc
tes prHres, afin que je niange' de la nourriture''. En outre le Seigueur dit * a * ^"}'''^'
Samuel : Voici que moi-meme j'acc.omplirai ma parole sur Israel, en sorte que toiit
etre qui entendra cela se bouchera les oreillcs' . Ce jour-Id, fexecuterai tout ce
1. M. a m. : a sesijeu.v. — 2. I Rois, n, 27-34. — 3. M.a m. : adite. — k. I Rois, ii, 35.
— 5. M. a m. : oh je mangerai. — 6. I Rois, ii, 36. — • 7. RL a m. : prendra ses oreilles.
10 SAItr.lS irARKHr.A. [110]
A •• ll.|: := <n>i^rlril>. ' athA^AT'/. ' • tnhy.y,Mi9' ■ Ik/» • >»-1-ll.'l'A"«"- ■• ^.V : A
ll.|: • A^JAi»" ■• iViin.M' •• .*'.'/."l! • <»/i.'irt/'"'- • inh\\'i- • iu"'» = "»,h/\\\' ■ All.
•|: . \\,m : /..y.^.r/ortft - : StxM' ' WA- • Ah.A. : hM»Yi • inhA\'i«M'6^' ■• hf\
\\ ■■ A'JAi»" :•: IrtTa». • h^lin' : <»/['.|l.A}" : ?l«'»V : -lil. : ^Jl'^*!! : >ift«" : S"
IJ- : h«»'ll ■ •i-lM.A : n>i'}|- : f\h/\ ■ '■
hoi-rh : y.t\ih'> : «»ji'.n. : h/fr/: ' •iv.<<.-JV : i/'Jrt.>.A»i ::= «»«i:l«»-V" : '>rt
r..l. '.3, IJP.- s A'>.e.'ft-1' : /"Art. ! "»'>?!""'» : *0'|.- « nh«W» •' ^Ml.A- : *M;ft'/:,e'> :•: 'lA'?
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fol 43, "VJPI- : *(n>/\hM' ■■ ?.«» '}'|: : th/.-^/\ ' <I»h.<.n.A : .e.A.nrl.. : fl*J^ft'l' : ftA
v"b.
1. Ms. afh/!.,lHauX. — 2. Ms. h.,ttj^oi>nr». — 3. Ms. tVVi.
qitc jai (lif (■(iiitrc H(''li ct caiUrc sa ntnisnii ; jc commencerai ct j\tcltcccrni. Jc Itti
ai notific que jc piinirai iiini-iiKhnc sa inaisoii d jamais, (i ctiusc (lii pcclti' dc scs fils
{({(('il) ii'a iias clt('Ui(^s. !S'ai-jc pas precise.ment jiirc ii sa inaisoii ijuc lc p^-cla' dc la
maison tVlUdi ne sera efface, iii par 1'encens, iii par lc sacrificc, djamais'.' » Les
freres repondirent et lui dirent : « Tu dis vrai, 6 Jacob, car voici qu'une tcUe
chose a ete dite toucliant SaiU. »
58. L.\ Trinitk. — Isaac repondit et dit : « Une seule chose nous reste
a te demander. Faut-il que nous adorions la Sainte Trinite et (lue nous
* foi. 'i3, croyions *en elle, coninie disent les chretiens? » Jticob repondil et lour dit :
« I^a Loi et le^ prophetes enscignent et annoncent la Sainte Trinito. l^a Loi
dit : Faisons Vhomme u notrc iinaye et d notre ressemblance'-. Cest le P6re
qui s'e.st entrctenu avec son Fils et son Esprit-Saint. De plus Moisc dit iUaus la
Loi : Le Seit/neur, votre Dicit, est mh'. Ainsi s'explique (Ui rormule) : Lc Pcre,
Ic Fils et lc Saint-Fsprit, an seul Dieu. Dc nouveau il dit : Je suis le Dieu
(VAbraltam, le Dieu iVLsaac et le Dieu de Jacob\ Voici i[u"il a niontionne la
Sainto Triiiitt^ ot a dit : Dicit iV.\hraliam. d'lsaac et de Jacob, avant d'enoncer,
touchant la Sainlo Trinitc, (iu'oUe ost un scul Dieu. Fn ontro il est oxposo
♦ foi. 'i3, dans ics Ecritures que les \'ertus des cicux, 'lcs Anges oux-mt^mes, les Sora-
Vb.
1. I Uois, m, 11-14. — 2. Gon., 1,20. — ;{. Dcut., vi, 'i. — 'i. Kx., iii, 0.
[Ulj DEUXIEME ASSEMBLEE. 11
n.h(\ih.i: ■■ }\n^l- : »»a?» : wa- : rff:/. ■■ tittthhii :■■■ ?»''/ii.^-nrh.crt = bjo-rx
'l'. ■• (ODttih-l- •■ r'ti-t\ :•: hOTIl : 1^/. ' : MxiV ■ hn : ffltBA.P.' : (Dan-^i.h ■
^-S-ft : JL'.n. : ^n-V : AnCVr : nh«» : -1 -nA : ^<il- :•: (^n : hA^/A : h^[,ft]'>
•fcl)' ! flJVX^ ' 'TU' : I: •' d?.fl>* ' P.+fll-O»" : f»>MM:U- •■ A^lA* : rt»»p-0O. : fi?,«7
ll.?l :•: fl»?»l'"'M : «<.ArHO»- : nh^Jf" : H^.n.A"tf»- : hPhtlTie : h»» : ^lhnVl- : T*
•Jrt : n^'.?.-'^ : ?,(i[^.]'J-/:iJ- :•:
.cn. : ^..ert- : fl»A,p. : rt./..h : rt»»,t'.h?' ' : tih''}\i.htt.h.c • ttcn? ■•■■■ '1 "nA :
^<i-> :•:: *fll«w»'J<f.rt : Ji^lti.httih.i: : ,e.X.AA : «w.Al>A'l' : "7,?. :•= flJJl^n : .e.ll, :
fllhlJ^V]»» : ?i-;il.^'nJi.r: : A^A : rt^-r : fl)'J'PV.. : ?.0'l' : fl''J"e : hr-W : ?lT
ll.h-nr/l.C : hrti^^i!. •■•■■ I^.JL : KWf\ ■• *n.,«'. : fflhrA*?' : haoii.h : ^-S-ft '
'1-nA : h<Jl- : V/"K : 9it^'tt ■ Vhtt-\/. ■ fllfl>y.f : (P-M' • "V.f. : \\t"' ■ ^Ml '
httlO ■■ An :=: '1/rt : ^hri.-l' • -l'>n.'V : fl»-?l'|: : htt^^t»'/. ■ «"■/^'.rV'* ■ A"'» '>
-I: : hA : hrh- ■■ \VnCM-t\ :i: fl»"?.!'. : ■['hrV.l' ' ^?:t\'l' • Ti»"*!- ' h'H' : [;i-
ft]-/VXVTli : •^m.h-/- :•: fllrKnlC : HflJRf : fl^n/' : "7^. : l-^iy-C'/' : h'tt '• fllfl»
1. Ms. 't-'!"}^.. — 2. Ms. noi».e- ! \i}p.
lol. Vi,
r" a.
phins et les Cheriibiiis glorifient hi Sainte Trinite, corame dit le prophete Isaie,
alors qu'ils disent : Saint, saiiit, saint est le Seigneur Sabaoth. Ta gloire reinplit
toiite la terrc\ Le Seigneur est un, (niais) hx glorification est triple. Une telle
(parole) est dite au sujet du Pere, du Fils et de TEsprit-Saint. Notre pere
Abraliain parle comme parle la Loi. Lorsqu'il eut leve ses yeux et regarde,
voici que trois hommes se tenaient au-dessus de lui. II les appcla une (fois) :
Seigneur'- ; ensuite il les distingua, puisqu'il leur dit : Mes Seiijiieurs, si fai
trouve grdce devant vos ijeux'.
Jesus, fds de Sirach, dit : J'ai appele lc Seigneur nm luniiere\ La Loi
dit : * VEsprit du Scigncur voUigeait au-dessiis dc rcau'\ De plus elle dit : * fol. 44,
Le Scigncur fit plcuvoir sur Sodoine et Goniorrhe du fcu et du soufre de la part
du Seigiieur, {du haut) du cicV' . Le prophete Isate dit : //5 ont irrite VEsprit-
Saint\ La Loi dit ; Jacob prit trois bdtons et les niit dans 1'eaii, afin de faire
boire lcs hrebis dc Laban* . Voici le signe de (cotte) prophetic : les brebis
sont les fideles qui croient au Christ; reau est le signe du saint bapteme
qui expurge le puclie; les trois batons que (Jacob) a mis dans reau sont
1. Is., VI, 3. — 2. ]\L a ni. : un seul Seigneur. — 3. Gen., xviii, 2-3. M. a ni. : ses
yeux. — 4. Eccli., li, 14. — 5. Gen.. 1, 2. — 6. Gen., xix, 24. — 7. Is., lxiii, 10. —
8. Gen., xxx, 37-38.
r° a.
12 SAUr.IS DABF.RC.A. [^12]
A.f,- : aUJni^lM : 4"»^ : HA'.*.f.r^ : A"?? : TIT''!-!' : tnfll' '- ,t'>Xl»- : Ml^n.D- •
r..l ... tOx^lW.hiW ilui: ■■■.■■ tWUfO : 4',ll. : ,lrll«Kl'A : VllJ'. i: Vl'- •' M : ^(lftl'-'> : hl)t\1
fiV •• inyh'/"/.'/. ■ ^n[''/](Vf : \\tin : >,> : «>•?,./: : ?,''/||.^,.nJ..(; : M»"A»l> :•: «1»!
Ali : m- •• Jl'«''ll = .i'.n. : ?i"/ll.^ll,/..(; : VU- = ^-VC/"] : h<l"i/H' : «"hftl/^n
h'> : »1«" : K',\xt\t\ ■■ '"^V. •■ M"!"!.*!- '■ aUmCiuf- '■ tthM' '■ *•!(; ' : Uty.fmt; ,
"V^JlA : Ml-r^J»- :i: l/'/<<.Am-' : il"?!;. : h"!/"/" '■ M^ldf ' «»^/"['/]'i.'^/^-'> '
ixrn-hin-ii-i' '■ m : iik^oi. : ue :•:!
y.lh : (l/.rJ'l" : iO' : J^CJP.- : rHJllO?' : AVj(?«»- :•: fl»»K>n : JlMl. : Vl»' : MlH
«^- : >i"/ii.h'n,/..(; : ay-k-i' '■ }xt\/.-h./\ ■■ y.M- •■ ifim» • j»'M.iv. : wn-rt : »»"p
^A : .e.-i+vi'. : A?i-?ii.^'n,h.(; : ^-r^Miw"»- :•: (ih'>'/'ii : i.-t^y. '■ yAn?'*»»' : rt\
fol. '.'., ni./. : '>y:t\^- •■ ft«\"/. : "'/l/V"/.'-!' ::: (I>.'>'/' : 1/^.(1. : I»'A-rt : '/"'PM : ht\fm '■
'>y:t\'l' •■ /"Art. : hlO-dOfao- : AMl'/.»> : >,l»".e.V. : "/nX- :•: W^'/.'-». : itt.y. '■ ^-
II. :i: ll.+ A : ?."/ll.h'n/li.(; : .e.}4'>(/- : f\«iy'l' :i: I0fmid.t\ « hf !»• : if-A" : '^Ji^.A-
ao- •■:■ aiUdn •■ y.n. •■ fi.iat : .«l-A- : aihVf9'00' :\: ai^iy,. -. J< : '1((„V. s OT'><f.rt
h : «»,e.-l-^.rn<. :•:
1. Ms. ti|U:. — 2. Ms. lltiAin.
V" a.
lol. 'l
1- 1).
le signe du Pere, du Fils et du Saint-Esprit qui sanctifie Teau du bapteme.
Cest par elle que les brebis du Seigneur sont purifiees.* Comme dit le
propliete Ezechicl : Voici qiic ntoi-inciiw je rccoinpenscrai nics brcbi.s; ntc.\ brcbi.i
siiuroiU que je suis le Sci(/neur, lcur Dieu'. De plus il dit : Ainsi dit le Sei~
yneur : Voici que je cherclierai mes brebis et les ra.ssentblerai. Dc meme que /e
pasteur cherche ses brebis et son troupeau au jour dc l'obscurite et des nuaffes,
{et se trouve) au milieu de scs brcbis qui sont scparces, de nicinc jc chercherai
mes brebis et les passerai cn rcvuc, {aprcs les avoir ramenees) des reijions oii
cllcs ont clc dispersccs '-.
{Moisc} dit dans la Loi : Vencz, dcsccndons ct inclons lcur lanyai/c^. l)e
plus il dit : roiVi" que le Seigneur a ordonnc aux cnfants dlsracl d'aller au
desert (et de fairc) unc inarchc dc Irois jours, afin dc rcndrc un rultc au Sciyncur.
leur Dicu \ Par la il voulut leur faire comprendre ie mystere do la Sainte
• foi. 'i'i, Trinite vivificatrice. (Le motif) pour lequel il dit : ' trois jours, c'est que
c'est la Sainte Trinite (qui) a fait sortir nos Peres do la terre d'/i//i//j^'. Le
prophete David dit : Par le Verbe du Sei(jncur les cicu.v onl etc aHcrmis ct
rEsprit dc sa bouche est toute leur forcc'\ De plus il dit : // a envoye son Verbe
et il les a yudris''. En oulro il dit : Tu enverras ton Esprit ct {toutes choses) seront
l. K/ech., XXXIV, 11 et 30. — 2. F.zech., xxxiv, 11-12. — ;>. C.cn., xi, "7. — '». Kx.,
V, 3. — 5. Ps. XXXII, (i. — 6. l's. cvi, 20. — 7. l's. ciii, ;iO.
v a.
r a.
[113] DEUXIEMK ASSKMBLEE. 13
lOf\-tth •■ VVB ■ ^ao' ! w/i-A : ootpdA •■ fl».P.-1V- ■• ltiOo^ifV--l' •■ aoo-\i -.i: o)
h.A.efty. ■ >n.jp- •• in/. •• l-iirci- ■• /*'Art. •• n^,.n •• r/^vti ■■ fl»m/.ft : m^- ■• ?i
l>"rt''7^. •• ?lft»» .- fllftf ; «^f : -S.n : '/'ft^Pd : rl.H. : hCM : ?"ftm./. : /"Art. :••
fl»?1^1- : HflI/.R : hrfl^ny' •■ "l-hrC'/' : '"•'Jif.n : flJ-h-f" : 'JT-J\'^'I' : il.V : /»'A
rt. : hn •■ flJfl^A.e.- : mtmi^M : '>S^ft : Yiy.^k^fl ' AT?"*^ : fll^.*VX M»- ' W-A" » fol V,,
<»"• : ?«A : J?.m»n'|J : 0'/.' :!: ll>. : ''l'?!'/'^'!- : »»f|+A : fl>-?i'|- : fl>'lft'n?.'|: : AV)
Cfl-f-ft •• atncn •■ tinyP. ' ' Hf.'ft.e.-^0«>- : A^A : /^.m^n* :•: fl»'i'>/bA}', : JH.^ '
l-n/. : fl>-/l'|- : n,1-- : VaofiTntD : fl)}i«n : rfim^H' : fl»XAe : 4».?.^/« : ^-^H.h^n
rh-c : fl»rtj»"/' : xA-f- :•: fl»fl»i;n : fthA-f- :•: fl^nh-}'! "rr : ^."'Au^cv : rtimy. •■ r
Art. : hhao : n-J: : '|-^.T/. : VfA- ^i: nh<W : ,^,0, : ^.«/J-l- : Vn.^'- :•: fl»'1-<CV- : '^'>
<f.rth : fl»^.'l-<{.m<. :•: Jlrtn : jP.n. : 1*»^ : Ah^H.hnWi.C : «»/»'«P^.J- : ft.nW.-l- :
&m : AAO-A ! nrt^y/lh :•: flJXfl»-"/}: : n?i[A]'|- : '/"J^.n,h : Ji^'»h : &-}'Yk
H-li :•:
^fl. ■• d-H/.. : Vn.f. : XW.A : J?.n. : h-^H.h-n,/..!: : H-lVnC : ^A^JAJ»" : Atf- * fol. 45,
A ! HJM"h : nrt"?^. : HAuJ'^''!"'^'??» •• «^'Jnch ! HUAfl»- : {»"ftA.h : fl»A.e.' : <Oao
1. Ms. rtoy^a i «e.
Les gens dc Ninivc ont jeun^ pendant trois jours et ont ete sauves du
cluUimcat de sa eolere. Le prophete Elic a fait le signe de la Trinite sur
Tautel et le feu est descendu du ciel. Eri effot, il a jete Teau sur l'autel par
trois fois (et) a fait voir le mystere de la Trinite. Le feu qui est descendu
du ciel est le signe de TEsprit, consommation de Toperation de la Trinite :
Pere, Fils et Saint-Esprit. Cest elle qui sanctifie le bapteme, et *tous ceux ♦ foi. 44,
qui sont baptises sont purifies par elle. Cest aussi le signe de la croix, de
rincarnation du Ghrist et de la lumiere celeste qui sanctifie ceux qui sont
baptises. Le prophete Daniel a fait, dans sa maison, trois fenetres ; il a jeiine
pendant trois semaines; il a prie (trois fois), devant le Seigneur (qui) a
exauce sa priero et a satisfait sa demande. Par la il nous enseigne le
mystere de la Trinite. En ellet, c'est par elle que tout a ete cree. Comme dit
le prophete David : Tu enverras ton Esprit et {toutes choses) seront creees'.
De plus il dit : Olfrc u}i Seifjiwur un sacrifice (le gloire et rends au Tres-Haut
ton vceu. Iiivonue-nioi aujour <lc lon a/fliction; je te delivrerai ct tu inc rciidras
grcices'-.
Le prophete (et) scribo Esdras dit : Lc Seigneur dit : Tu es * le Trcs-Haut,
{toi) (jui demcureras u jamais, {toi) qui te trouves dans le ciel, {toi) dont le trdne cst
invinciblc, {toi) avec ciui coexistent le Fils et VEsprit-Saint, (toi) dont la gloire ne
fol. 'l
!■» a.
1. Ps. ciii, 30. — 2. Ps. xi.ix, 14-15.
14 SAIir.lS D-AUKRGA. [1141
idM ■ «^S/l • Uh.V-^lfiK-V : t\thlll:\\ •■ «»^.+fl>-tf»- : JlVC/l- : '""\[>»]ll/:h :•: II
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hdy.H' ■■ ^iAIKl.irtf»- : /i^-H-fl'i ■■•:■ «lATIMlrt : yvr/.- : IIJL'.h«l-'> : .«'.•A«l : fl
* foi. 45. -/: : n/"'/v.-/.- : A?i''/ii.^ -n Ji.(: : AOA :•:
■^ ** hh-^im' : y.tt. : ir>'/- : dlU' : (!?!'>•/• : /"Art. :•: «»»1^/1 : f-fl. :•: ^.e."iVV : ?.
"/II.A. : hThyjnWoo- : A?ih-jP'> :•: 11^11:^ : "/llAh : «llP/.^.llh : ^KC : AiJA.
V : iOlUm-i^M : Ml.ll : C.e.-^iV : «l>iX['>]'» ■■^ hO* : ?|-/ll.^ : 'it\hfii ■ «IV^-^"/
S. : -WUh : /.^/n^lW^^:. : {\tth '• A.'/"A.rl» ■• hflMl : A.'wft'/"JUA : >4<W»,|^<J : ./v/of
'P : -^fl.V : tOhy:"l'l'l • fll/"(:4' : /Xh : 'tliA.* : fll^-nCU : WAV:! '■ fllAA.VV :
\\im : «l(:4. : 'J^nV : MhfC/.y.?* ■ rt\-tth.'\' '■ fll^'>Xr/li : fl"?? : X'.«^* : h«»» :
'>'>;i/li : hrCAt-A '■ W'f\l:i '■ mrP'! ■ «Jn'>XV/i : ll.hh : hifCAxl •■ «I'/fllh<i.> :
1. Ms. ><tn. — 2. Ms. lo-i-ii-iiuu-. — ;>. Ms. v/">i.e'i;u"«>'.
v b
^/ara ^ax, (io/ devant (jui) les anges se liennent dans la crainte, [toi) sur le com-
mandenient de qui se produisefit le vent et le feu, (toi) dont la voix est forle, {toi)
dont la parole demeure [djamais), [toi) dont Je decret est puissant et redoutable.
Les Vertus des cieux te disent : Saint, saint, saint' ; les esprils des justes te
glorifient. Tu accordes (tes) bienfaits aux (gens) pieu.v qui t'aiment. Tout etre
virant Vadorc. Sans toi rien nexiste. En e[jet, tu es le Seigneur. Tu as etabli
un Mcdiateur par 1'a'uvre de ta Sagesse. Pareilletnent VEsprit-Saint illumine
les yeux du caeitr des saints. Quant d la Sagesse, il rembrasse, lui qui est egul
foi. 'i5, d elle par la volonte du Seigneur * Tres-Haut.
O freros, Esdras a dit cela au siijet de la Tnnit6. De nouveau il dit :
Sauve-nous, 6 Seigncur, des mains des mechants; dans la grandeur de ta cle-
mence et dans ta bonte regarde vers nous ; par [ton) Esprit puissunt aide-nous
et fortifie-nous . Oui, 6 Seigneur, 7ious {te) prions et n<nis elevons notre dme
rfrs toi. 0 Ami dcs liommcs, 6 Messie, 6 Doux, 6 Clement, d Misericordieux,
tdurnc-toi vers nous; sauve-nous; lcve ta face sur nous ; rcnds luniincuses nos
dmes et nos intelligences, comme Vor epurc que lon a fondu scpt fois; purifie-
nous par 1'caii dc la justice, afin que ninis sogons purifics dc la souillure de
nos dnws ct de nos corps ; par ta proprc pureti' purific-nints; souliens-nous par
l. 'h.e.n sif^niiie ici : c/niiiicr lc liisdfiion.
[115] DEUXIKMK ASSEMBLEE. 15
/»"/V.'lh = (DhMVh •■ tt-ach •■ jXh :•: llrt • hh-\tO' • txTO- •■ M-Wi' ■ nh^ » ini 45,
•f" •■ 4».P.'A'I- •■ /"Art. •■ flJ^K\/i •• Tl»"+'l" •■ tohliUy^ •■ t\oo : YiCti-f-ti •• hu"'/" ::=
fli>i'/i'/"'/. •• 'itt.y- •■ ,i'.n. ! '/"■^WAJ: •• aJti'/"'^. •■ Ah •• .c.-nAh •• A-np :•: oi-^i*'/*'
Vl- •• 1}\h :•: IX •• ll.hh •• K-l/»'/" •• ?i^ll.^ •• flJ^.'l"'^.T : IXh : ?i9"Jif :•: ll'>
"ll : rlK" ::: Hl/h/. : VO.^'. : nh"}'/" : 'l'frnl" : /»'Art. « ^.n. = lUlC^ft : VH.f. : '/"
A/*"*. :•: fl>-/"r/ll*'f-. : fl»A'/" : X"P"^ :!: hrt^» : M ■ hooi^h : fl)h'^,e."f: : «^dhA.
h. : ^n, : }iin.hnih.C. :•: -l-P • •niM'-'» : h/hH'n : -Vn : }x'n\l.h'tt,h,C :•: J?.?l/" :
h*^,/. : j?.hfl>-'J}''<"'" : /li1l"n : fl»^'.»n<. : '^KhA.h. : flJ;l"?l'/"<J : h»» : <i.>flJj'. :
•Vn.h. : h1ll.h'nib.C •■ HWA" : .('.'wAh :;: flJJlrtn : ^.n. :•:: flJlJVltf" : titt.'l' ■ ^'P.
■t- • flJAdA ! hA : A''>'n<. : A.e<.«VA.'i'" : <W>^<f.rt : V'l"Wl '1" : flJWl"/.'/" : flJl"*!:/»' ' 'ol 45,
v° b.
rlil" :::
flJh'/"^- : Vn.,e. : ^.n, : a)ff.htt.V. : Art^nh : tthVI' : «"A.rl» : ny.l-ttC : XH. :
nKV/i •• flj[?.]l"A.OA : flJ-A'/" : V-r/l : 1»"J^C : h1\\.h'tt,h.C • hlW.h ■ HW"A" :
^«"Ah ::: ?.n, : W- •■ Vn.Ji'. : /?.n.A- : K"/n.?i : Ah^H.?!? : mC : nfTJf :•:
?iAh : hl-ttPaO' : AXA?i'l"h : ;l",li'/" ' : «w»l,fcft : hldtl ■••■ Olildtt ■ ^.n. : ih^Oi' :
1. Ms. :^At.
ton bras fort et par ta droite elevee; Ims-nous aller dans ton chemiii, dans ton
bon plaisir; edaire-nous par la lumiere de ta face. * Ceci, 6 freres, est le * foi. 45,
temoignage d'Esdras au sujet de la Sainte Trinite et de la purification du
bapteme. (Esdras) a. publie le noni du Christ manifestement.
Le prophete David dit : Aie pitie de moi et exance-moi, te dit mon cwur.
J'ai chcrclu' ta face; jr clierclw ta proprc face, 6 Seicjiieur; iie detourne pas ta facc
de moi' . Cette triple (parole) : face qu'a mentionnee le prophete, a trait
a la Sainte Trinite. Le propliete Zacharie dit : Rejouis-toi ct exulte, fille
de Sioii, car moi-meme je viendrai et jliabiterai au milieu de toi, dit le Sei-
gneur. Beaucoup de nations se rcfwjieront aupres du Seigneur; ce jour-ld, ils
deviendront {mon) peuple et demeureront aa milicu de tui. Tu sauras que le
Seigneur cjui domiiie tout m'a envoye vers toi'-. De plus il dit : Je repandrai
siir la maisoii de David et sur ceu.v qui demeurent d JerusaJcin un esprit d'abso-
lulinn, * dc joie et d'allcgresse'\ * foi. 45,
Le prophete Amos dit : Maiiilcnaiit (je vais parler) aux homines du Messie
qici accompUra (le salut), lorsqu'il sera venu. Le Seigiieur s'elevera siir les hau-
tcurs de la tcrre, le Seigncur qui doinine lout''. Le prophete David dit : Le
Seigneur a dit d moii Seigneur : Assieds-toi d ina droite, jitsqu'd ce que j'aie
reduit tes ennemis sous Vescaheau de tes pieds\ De plus il dit : Le Seigneur
1. Ps. XXVI, 7-9. — 2. Zach., ii, 10-11. — 3. Zach., xii, 10. — 4. Am., iv, 13. —
5. Ps. cix, 1.
v° a.
v»b.
fol. 'm,
r ii.
foi. 'ii;,
r I..
10 SAHCIS DAni-.llC.A. [IHi]
11. • «w/»><i.rth •• •)";.rt •• ;i.;i<i»-x-^ : hr^tthA' ■■•.■■ <»^^;. = .i'(i. -■ "»«"'><f.ftii •• 4«
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II-»!. : •/•h/"'/- : A> : x^.^'^ ■ a)h"Vi •■:■ fl>,e.n.A-tf«»- : yd4'tt ■■ hstirh ■■ >7/.
V : h)ni:t\hy'i : htif^ : VI»- : n?.V : aftl\' : r/.^.ft : /^'M' ■■•■ fl>h(:ft'/:JP'}rt :
r" a.
est vivniit; mun Dicu est beni ; lc Dieu de mon sahit cst eleve'. Eu outre il
dit : Nc chasse pas ton Esprit-Saint de moi". 11 dit eucoro : Que ton Esprit-
Saint mc condiii.se dans la lcrrc dc la justiee'\' Le prophoto Isaic dit : ilcoutcz
ina pandc ; c(iniprcncz-moi ; faites attention a mcs paroles. Je nai pas parle en
cachette, ear Id oii je me trouve moi-meme, mon propre Esprit maide.
foi. 46, Avez-vous vu, 6 'frerc!?, comment les prophetes out expose et preche,
dans les Saiutes Ecritures, touchaut la Sainte Trinite? » Les freres repon-
dirent et lui dirent : « Ccst la voic de la justice et de la foi. Or bieu-
heureux est celui qui va ou elle : il vivra a jamais. Mais pour ceux ([ui
la repudient, leur fin sera dans le supplice eternel qui n'aura (ni) terme, ui
achevement. Eu effet, la Loi et tous les proph^tes ont prophetise au sujet
de la Sainte Trinitc (ot ont dit) que le Seigneur de toutes (choses) c"ost lo
Pere, le Fils ot rEsprit-Saiut qui a parlo par la bouolio do ses propliotos. »
59. L.V PRESE.NTE HEINION DES JuiFS EST SECKETE. AlorS UU)i JoSCph,
♦ foi. 'lO, je dis k Jacob : ' «. Supplir los frores de nous (permettre) d'ocrire ce quo
nous avons dit entre nous, afin que cehi soit utilo pour uous et pour ceux
aussi qui viendront apres nous. Voici donc que hi vorito et ha foi nous out
<5t6 n-veloes. » Jacob leur dit : « Nous ue forons pas eutondro uotre exposo aux
chrcliens, car vuici que uous sonmies eulros daus lo iNouvoau Testamfut. Los
1. i»s. XVII, 'i7. — 2. l's. L, 13. —3. l's. c.\Lii. 10.
rh
[117] DEUXIEMR ASSEMBLEE. 17
CPO •• hr^i- • ttWM-fti ■■ (DiSM •■ IxrVi ■■ KhoB/i. : /h-J ■■ m^r.o-f- ■■ m^i
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IDj!A'i.aV. •■ ^.'k^\\a«- : flJh^PA-^i.ho»- ::: ^.n. : KWt^ ■' ^n..'^' • 'IhM' : rlill
n ■• hcft'/:,e'> :•: flj^.-in^iii : wrfix. •■ hi-i- •■ m.h : ?i^ii,K'nr/i.t: : Mh-I- •■ a*
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ft^f-ft :•:: ?.ft"» : ha»'y\ii\ '■ YxJ.-V^^M. = A?iA : hAn"!»- : V'^'.'^',"'/- :•:
Afl»-/*'h. : h'Tlti»- : flJ^.ILAP' : «w»'>h/.' : ^.'%'t. : ^'9"* VC^\\ '■ hh'!.'^ :•: fl» * fol 46,
vb.
1. Ms. (K.1ft. — 2. La forme «"••Hic sc rencontre rarement. Dillmann, dans son Le.v.
seth., en signale deux exemples (coL 608).
chretiens, eux, croient aii Christ avec droiture; bien mieux que nous ils
connaissent sa Loi et son Testament; de plus ils ont des Ecritures qui
n'existent pas chez nous; ils ont la science, la sagesse et la connaissance
de la Loi et du Testament. Voici que nous voyons qu'ils maudissent ceux
qui violent leur Loi et leur Testament, et en outre qu'ils excommunient de
rEglise et appellent apostats ceux qui ont viole la regle. En efTet, TEsprit-
Saint leur enseigne ce que nous ne conuaissons pas nous-memes. *Comme * foi. 46,
dit le prophete Joi-l : Je rcpandrai de mon Ksprit sur lout etre {douc) d'une cliair ;
vos fils et vos filles prophetiseront' . Le prophete Isate dit au sujet du peuple
des chretiens : // sera beiii dans la terrc que le Seigneur Sabaotli abenie. II a
dit : Beni est nion peuple qui est en Ecjypte et ciiii est en Perse. Israiil, lui, est
mon lieritaije'- . Pour nous, freres, peuple des Juifs% nous n'avons pas reconnu
pour exacte la foi des chretiens, (fait) qu'ils ne comprennent pas '. Voici
que nous voyons lcs patriarches et les eveques excommunier les hommes de
leur peuple qui ont trebuche hors de la voie du Christ. En effet, eux-memes
ne regoivent pas. (dans la eommunaute) ceux qui n'ont pas la foi (orthodoxe). m
60. La VEM.E DE Notre-Seigneur Jesus-Christ et l'incredulite des Juifs.
— Les freres repondirent et lui dirent : * « Ta doctrine est merveilleuse- ♦ foi. 4g,
vb.
1. Joel, 11, 28. — 2. Is., XIX, 24-25. — 3. M. a m. : societe des Juifs. — 4. M. a m. :
qui ne comprennent pas ceci.
P.\TR. OR. — T. XIII. — F. 1. 2
18 SAllGIS DABKUr.A. [118]
n,ii'i: : itiMh ' irt»ftiiv ' .•'•A ■ uMWv •■ wi.y •> ' iXixH' ■■ r^hi- ' « firi^iujh
V : h.vCi'{\ • \n:ti'fti ■■:■■ hi\'"> ■ vi»- : 'id>K ■■ u\um ■■ uM» •■ •'Hi.h ■■ •nii-v •• ti
9"o ■• }\""i\M'-1- ■■ i\}\H:hu- ■■■:■■ •/•i»"r«» : uiyiHi-f»- •■ h(i> •■ hyi/.lnt"»' •.:: y.
n. » h.fty.yt\ •■ vn.y. •■:■■ vn- •■ m •■ h'rm: •■ ot-tii • xf •> : ?.n> : fi^v-l- •■\- uat-
h-i' •' \n:t\-r't\ •• u\Ko»' •■ d^v-i- ■■ tihyu^y: •■ a?iA : ihH- •■ flu •■■■• nh«» : .c.
n. » h.V'tt : K.«'."7* : n>i'>'/- s >lA « ^.-J-rl»»!'!:}" : AJlCft-fft :i: A/iVl-M' ' «»>iAfl»- :
A.y.f.-V'."'"»- : ?."Mi.^nji.j: : ht\*"> •• /..««.«^y. : ji'.(-7.t'- : A?.";ii.^n,;i.(: :•: y.i\. •■
h,wt\ - : vn.y. ::= mvy. •■ vr-f-"'- :•:
lol .7, tHh.V'h.f\ •■ Vn.y. • *f'(\. •••.•■ n+AV- : ?.'Jh : •l-n.'>A-J'. :•: fll^onV. : •1-1'*e<n.-
i :•: Vrn-V : fl»'^1 ^ : hdXVTna». : .^Jl : O.rtVjfl»- : Ji^.n. : h.Wt^ : itt.y. ■V-
OiM' : fl»-ft-|' : K'A«»'l- : \\»i> : h.U.hV- ' ■ttCVi ■■■ m)'{\.d'/. : Vn.^. : ^-0. :
l\hil' : hy.O'ff: : hfi : ^.P[h]'/'V- : l\Tni:t\-f't\ .\: fmVA-Oi' : ly.t".*"" : h^lH.h
'ttih.C : ht^»" : htW. : fftP-f' : fl»y.hfl»-V- : h9"at'tl'l:-f'ao. : r/D;J-iJAV ' : t\ai't\
•I" : hA»in :•: aih.C.ryt\i. : Vn.^. : ^.n. : VJ)- : hV ' hoa^'h ' htU'1' : AdA : .1.
1. Ms. ?"XM:. — 2. ISls. M.RO.Rfl. — ;5. Ms. fl);l-V.'\>.
1" a.
Ibl. 17,
r" :i.
ment belle, 6 notre frere. Cependant nous te demandons de continuer h.
nous (expliquer) les paroles que les prophetes ont prech^es touchant la
venue de ISotre-Seiyneur Jesus-Christ. En elTet, voici que nous voyons que
tu possedes de nonibreux temoignages ' , (tires) des Ecritures, sur ce sujet. »
II repondit et leur dil : « Oui, je (vais) vous exposer (cela). Le prophete Isaie
dit : Yoici que moi-meme jc jioserdi daiis Sion une pierre de scandale', c'esl-
^-dire le Ghrist (jui est devcuu un scandale pour les .luifs qui se sont scan-
dalises de lui. Comme dil Joh Ic Jtistc au sujet de ceux qui n'ont pas
rcQU lc Christ : Lc Seiijneur nc sauccra /las le mecliant et Vimpie^. En
effet, ils n'ont pas voulu voir le Seigneur. Lc propliete Isaie dit : Leur coie
est tortueuse*.
Le prophcte Joel* dit : Exercercz-vous donc la cen</cancc contre moi? Pre-
parcrez-rous la vcncjcancc contrc moi? Vivcnwnt ct rapidemoit je retournerai
[votre venyeancc) sur votre tcte'. Le propliele Isaic dit : lls sont alles daiis lcs
tenebres, afiii de ne pas voir la lumicre'^. Lo jnoplietc Osce dit au sujet des
Juifs qui ne croient pas au Christ : Ai-ec raison lc Seiynciir lcs a rcjetes, car
ils iiiit irj'us6 de Vecouter ; ils deviendront [la plupart) d'entrc cu.v errants parmi
les peuples\ Le proph6te Jcremie dit : \oici iiuc nuii-UK^me je ferai venir lc
1. M. k m. : il i/ n chcz toi de nonihreux tcmoignages. — 2. Is., viii, 1-'». — ;{. Job,
XXXVI, (i. - 'i. Is., i.ix, 8. — 5, Joil, III, /j. — (). Is., L, 10. — 7. Os., ix, 17.
[119] DEUXIEMR ASSEMBLEE. 19
«•"/•Pi, ■■ .('-n.A-o'»- : jpii^-n ■■ ^h-itflj- ■ vii" : -i-o+TV ! nhcft-f-n • ©/,.[?,]
«"V : nl- ■ htion : hl»"^»!. : m>^'h ' Ji^lUV • /i.frt-A ■• TnCM-ftl : hfth = H " 'o\. 47,
-/: : fiM' : ffn'n/*''|- = Mi-^'l\ ■■ "ilA^ • %f. • "/Oi'^' ■•■• ^'U- : »!> : IICPV ' O)
iry-VV : (D-M' ■• W-A"*"»- : ^/lill-n : WoX*^ •■ Al)A.V : ao^lt>fi--\' : CBltflJaJ.V ' :
KA ■• hrv- : {Yni:M'i\ \ fl»+vfv • rtji^ij : flifCrtfV : riiTin : ii.^ji" •<■■
^'.n. : KWt\ ■ Vn.fr :•: je.»»J\-h : h^ll.^nJi.C : n'Vfr/5V ::= fllJuin : frn. :•:
fl»-?»'l' • h"?./. : frrtl»"»- : X-tf™-''?^ : *A : ««•XVh'|: : flJhAV. : ai'l\\' : %"% : fll
fr<J.?.V'- : ^Ji.e.'>|- : 6ai'i'i ■■ I0jf.-1'd„/^ih'- ■• "ifin ■ nh'7ll.>l'nrh.C : nWi"i-|' :
r»,c'.}\in' : 'l'V/"r7i'i- • f\-(\h •■ ^ivn •• n*«}.rt ' • h{\/.-}v.f\ ■i- to",^, : y.t\, :
ah"}-}' ■• mi' ■■ h«n'ii : frd. ■• hiw.h-ttth.c ■■ Mh-i' ■■ s^64-n ■■ uhai-dh ■■ hra.
'!•' : h-ac/r ■■ Mi ■ ?-hn. -• hji'.'i 'V^c ■• .e^-r-n : whJi : frMi. ■• ii.f.-l-BAT : * m. ki,
ixh :=.: flj^n : chK' ■■ ,*'.*4''0''- : r^onf : ahyi.M : fr'fi.«'.-rt- ! ftre : flJfr
1. 0» radical est de seconde main. — 2. -> esl de seconde main. — 3. Ms. n-l'.';-'»"/. —
4. >.'/"V, ajoute en marge, est inutile.
malheur sur mon peuple selou le fruit de lcurs mivres, car ils n'ont pas fait
attention d mes paroles et ils ont transgresse 7na Loi' . »
Dc plus Jdcoli leur dit : « O freres, voici que nous nous sorames scandalises
(au sujet) du Christ et que nous n'avons pas cru en lui. En effet, depuis
qne* Notre-Seij/ncKr Jesus-Christ est venu jusqu'a hi presente epoque du * foi. 47,
regne du roi Ileraclius, il y a600'- ans. Voici que nous avons ete disperscs
et rcprouves dans tous les peuples. Le ch;\timent est venu sur nous. Geux
qui croient au Ghrist nous ont laits captifs. Satan nous a asservis et a fait
de nous son propre peuple.
61. L.\ CROY.iNCE .vu Ghrist. — Lc prophete I.mic dit : Le Sci{/neur viendra
dans la forcc''. I)e plus il dit : Cc jour-ld, les sourds entendront la parolc dc
Vi,criture; ceux qui sont dans robscurite {seront eclaires); les yeux des aveuyles
verront; les ^MUvrcs se rejouiront dans le Sciyneur avec alleyresse; les yens de-
sesperes seront rassasies de joie dans le Saint d'Israel*. En outre il dit k ce
sujet : Ainsi dit le Seiyneur d la maison de Jacob quil a fait sortir de la mai-
son dWhrahani : Ce n'cst pas niaintcnant que Jacob sera confondu ;* ce n'cst pas * foi. 47,
maintenant que .son visaye^ sera bouleverse. Lorsqueses enfantsverrontmotioeuvre,
(accomplie)par moi, ils sanctifieront nion nom ; ils sanctifieront {le Dieu de) la maison
1. Jer., VI, 19. — 2. Le ms. porte 700, mais les chiffres ethiopiens * (6) et % (7) sont
souvent employes Tun pour laulre. — 3. Is., xl, 10. — 4. Is., xxix, 18-19. — 5. M. a
m. : ton visage.
20 SAUCllS D.VHKllC.A. [120]
*.p.A- • tt,i' •• jfM-n ■■■.■■ rt»AM»"A»i •• hh/.Ki\'/. •• y.i:.i:vv' ■■ ii>s'M"<- -. 'pnn •■
?»A : t\i1xl: •■ i\'n'i d.fioo. ■.:■. (IIA^AV. •' Jl'>7"/. ^<- •• l/'|-?i»ll/ : .l'.-'l'"/.lK- :!=
<H>IJ>II : ^.11. ::= iny.hl- : }x"'U : >x.lU>M\' : >.>Jl : >»A : '/C^- : }it\/..h.
A • «»A?iA : y:"li' •■ h'ryM-a •• A./[h]«»'>i'''"»- : hih ■■ A?»A : hi\.h1'9*UO- :
'J?."'" : ,l'.-1'KllA- : l\h'l\\Mhh.i: •■ 4"J.rt : ht\/.h.fi^ : nX.l'.* : fl»!'.»»^- : t\h
"IWMUx.i: : >»A : ii:4' ■■■:■■ tOh»" : »»> : 'i-M'0»'' : [A]>./1/..;i.A : h'/» : "i"3t : fl
fol '.:. «1«(: : ?.A ! H:^- : Jl'..!'.'». : hi\»n • 'VA«I' ' : H»'/'|.V. : iU.' ■ WKf.'*^ ■ ¥.}
•nc: : h''h\M\iix.i: • n»/A- : 'bt\r =:= ?.ft"» = >/K- = l-i/'.»"^. : rt-n?» = «u-ft-i- «
W.H'> : «»J»"'>>5I1. : nVl./l : W/".'^ :: 0»Vll- : ^.-/l/.^n JhL* : i.(D{iai>. : aJI-n*: s
rtA*/"' : "VJ.llA-O»- :: <«A?.A : /-AOI. : C^Vl-^^V : K^VAh'/' : «»'/+'}?• : A"tf»- :
^.e."Vr««- : «»'/MicVtf«" : A^,i.»/'n : .^.'j-nn- : x-.e."/> : <nc:l « : (!>.'}'/• : 'rx[^]
'/: : AJlC^rt-f-n : ht^'"» : O»'?.'/- : fl»'/ll. : rtA5>" : fl»(j/..^ = Atf-A"*»»' : ?.A : P^l»"
V- : nil :: «»n?.'}'/'l/ : .e..e."VV. : rt».l'.fl»C:rt- : rTl^.fl»'/' : l/A^JA'^ ::= fl»^-rt.'n,7,?' :
Ah-n : fl)fl»A.^* : lDao-ii,l\ : ^..^.ft :;:
nh'/n : [.f.n. :] Ai.^^^.JPri : >n.^'. :•: n?.-}'/- : XA : hri' • nhCrft^f-ft :::A,'>ILh<. s
1. Ms. '¥"A*fli>.. — 2. Ms. ->A'+. — 3. Dittologie (apres wkk^ il y a dans le ms. : Jiftoo i
f"-t:C > V?^). — 4. Ms. OAOB. — 5. Ms. ^8-1:.
(/e Jacob; ils craiiidront aussi le Dieu d'Israel. Ceux dont 1'esprit etaitegare'
connintront hi sdgessc [du Seigneur); ceux encore qai murmuraicnt apprendront
(su) Loi'-.
De nouveau il dit : Cc jour-ld, ceux qui seront restes d'Israel et ceux qui
auront etc sauves de Jacob ne continueront plus d avoir confiatice en ceux qui les ont
egares, mais ils se confieront au Seigncur, le Saint d'Israel, avcc justice. Ceux
qui seront restes s'appuieront^ surle Seigneur. Quand le nombre des Israelites serait
comme le sable de la mcr, ceux qui seront rcstcs seront sauces {sculemenl), car le
• fol. 47, Seigneur fera une cxterminution et un retranclicmcnt ' avcc justicc dans le monde
entier*. Eu offet, la famille des hommes est denieuree dans la tristesse et
raillictlon, en Sme et (en) corps. Voici que le Seigneur les a gueris et a fait la
paix eatre eux. Ceux qui onl suivi les dieu.v inipurs el les ont servis, il les
a sauves. II a enseigne les peuples, aiin qu'ils racontassent la verit«5 et l'exac-
titudc touchant la venue du Christ. En cirel, lui-menu' cst le donateur de
la paix ct le reconciliateur pour tous ceux qui croient en lui. Cest pourquoi
ils seront sauves; ils hcritcront de la vie eternelle et ils glorilieront le
Pere, le Fils et TEsprit-Saint.
()2. Lk salut 1'.\i( i.ii UAPTKMK ET i'\ii L.\ Loi .NouvKLLE. — (-ommo (dit) le
1. M. ;i 111. : (lui etaient igares dans lenir espril. — 2. Is., xxi.\, 22-24. — 3. M. h m. :
serontforlx. — 4. Is., x, 20-23.
[1211 DRUXIRMR ASSRMBLRR. 21
H"|-h> : * mH+S.<n.. .- h,1\h./\?' :•■• TD- ■• M : hlttC ■■ rh^.rt = HJP.KH. : J&rtf.'* : * W ^8,
h«D j ;J-?,1>»<. : hrtti: ■• 'i.T-l" : fl»-ft'/" ■• ll.P/fl»- : flJ^a»-,TMf - «1? : fl»-f|-|" :
I^IT' :•: CO,t',.e. ■K-J'. ' : h/..'/!'/" : lfi9" : fllh^iA •• hdVV- ■• fl»rt.<J.ift •• ?»ft«w ■• fl»
U-n^n- ■■ n^ •■ fl»-rt'/- : ne.-fl»- : afhUi-ihH'!)' •■ in-h-l- ■■ lfi9" ■ Irw : ht\'\'?'ao- :
Arii-H-ne : fl^A-i^-jpje : ?iA : wv^.ifM' •■ hw : ,e.'j^<. : ft-nwi-l-p : flj^.^/n^. •
-Tlhmie :•: VII- •• Ufl»-?i'|: : hhSm- • 'l->n.'1- : !!?»'>'/" : T'/'*'!'- :•: fl»nh'>'/" s
hA : ^'rV. : [fl»]H>n<. : KiW ■ K''"'-^'^ •' h'"l'i ::=
fl»>ldn : .C.IL : h«D : /../wq-.-l-a»- ' : -Jrliffl»- : n/liT ' h.Cll-.e.' ■' ?»'r.e,"l<: -"
aoKh, •■ hm.h'l ■• ;».Prt-ft : \\CM't\ •■■■■ M ■ * fl»-?»'|: : ?»-/ll.h'fl,/i.C ■• H?»V"?(: : * I ;>l w,
X'.e.'+ : fl»^?.?.-^ : Tnn : '/•.'»0?». : fl''J(l- ■' fl»'/"7h<- : VflV. : ?»A : .^."^»10»- :
hiTt^hll-tt ■■■■■ af/y,, : ,f.n. : M^n. : h^lW.httA^.C. : fl»?iAO : (\6!^. : H?»'}nA.e ' s
JtJ^-* : fl»'^,!»? '/J : fl»?»AO : h'^? : '/•r/Dprn- •• 'Vfl.f : r/»'/-r/.^.CD. : ?»A : ?»'^'?»X-
^i. • rjeii: :: M : fl»'?»'/.' ' ?»1H,?»'nr/».C : fl»?»AO : 0**'. : H?»'jnA.e :;: ao,U^
1. *. est de soconde main. — 2. Ms. tou-^^. — .'3. ^- est de seconde main. — 4. Ms. iiJi
•>nnf. — 5. Ms. iivvnAf.
prophrte Isaic au sujet de coux qui auront cru au Christ : Vous ne vous souvien-
drez j)liis dcs clioscs d'autrefois *et vous ne penserez plus aux choses de jadis. * foi. 48,
Voici (jue moi-meme jc ferai une chose nouvclle ijui (va) sc manifester maintenant,
afin que vous (/a) connaissiez. Jc ferai un chemin dans lc descrt et je ferai
couler l'eau dans la solitude'. Les bctes saiivages, les oiseaux" et les volatiles^
me beniront, car jai doniic /V«» dans lc dcsert ct jai fait couler (l'eau) dans
la solitude, afin d'abreuver mon peuplc et mcs clus (juc j'ai acquis, pour racontcr
ma (jloire et accomplir mes ordres''. Voici quc c'est, 6 freres, la prophetic au
sujet du bapteme et au sujet dc ccux qui ont cru (et) qui sont demeures
alteres de verite.
De plus il dit qu'il ne faut pas que nous vivions selou la Loi des Juifs,
apres que Notre-Seigneur Jcsits-Christ est venu. Je 'suis le Seiyneur qui cr- * foi. 48,
pose la veritc et indique la sagessc. Rassemblez-vous ; vcncz ct tcncz conscil en-
scmblc, voiis qiii avcz ete sauves d'entre les peuples^. En outre il dit : Je suis
certes le Scigiieur. II n'y a pas d'autre Juste et {(rautre) Vivificatcur que moi ;
il n'y a {personne, comme moi. Tournez-vous vers nioi et vous vivrez, vous qui
(venez) des extremites de la tcrre. Je suis le Seigneur et il n'y en a pas d'autre
r» a.
r b.
1. M. a m. : le champ. — 2. M. a m. : les petits des oiseaux. — 3. ft.<&^fi est la trans-
cription du mot grec (jsipyiv, qiri designe un oiseau inconnu. Cest pourquoi nous avons
employe un terme generique dans notre traduction. — 4. Is., xliii, 18-21. — 5. Is., xlv,
19-20.
22 SAItC.IS DAISKUC.A. [122J
\V > IMlhM ' h»» : Aj'."7.'r : .•'•AP : Utndh : M"h4f : ?»ft«» : A.-|- : f.Hl
y: : t^A- : rU:»! : rHi^A- ! A^'> : ,(''»>. : Ah^iW.hthh-t: = «»^'0^ : ftnJll- : tf»
X-y.-+ : •^ll.l»- := <l»,l'.«»Xh. : (Hji^.-Vf/Ki.^- : i^A"«»- : ?»A : ,l'.(.M»'|! : hTh^H.h
♦ fol .8, <l,h.(: :;: </»oi>rt.J'. : >n.,l'. : ytt, ••■• in*y./.y: - tU/» : niA : Wl.fU' :•: WiUW : 11
V'/' : Oi't\\' : 'J/..W-1' ::= I0\\tio : •|/'y. : fl»-/J/- : OrC ■■■:■ ^'(1. : Vfl.l'. =:= ^.'T|-'iV..
U : ht\'^" ■' h.1'1-U.i: : 0»;»."l>'.'>-/ft : nhil' : »inn>,h :•: ^'.(1. : h.Wtl '- >
^,f- •<• «lijP"»- : hV : .l'.n. : >i"/ll,hrK/i.(: :•:
i!.{\, : I/JlCeft : Wl..t'' i: l»f^:'ViOO' : ^-/ll.h-nJi.C : !f.h\' ' WU ' h«» :
Ml"/(l : .li'1/n- :i: htl*'» : ^H'} : '^.P.-ft'/- : .e'>h"/.V^/.- : fl»-ftl' : nf:i'. ••■ htSr '•
ho»-y\z : hi:>\h.lh ' : A?l''/ll.?l> : h.Vi\'h ■ \\i:M't\ •■•■■ /UK/o : jLMl. : >5'/.'l- : »
n.j?. •=: rt-v.el- : y.yU' •■ h-nAvV '■ hm.hiu\.i: ■i- afM/. ■■ hMio- ■■ .ef .«',•'> :
rt^YjPl- :i: «»J|^/I : .ftll, :i: at'{\\' '■ V^A' : '/'.e.C : I0{lh '■ yHVoo- :•: «l?,fti| : hX"
• lol W. V<f. : 'JA'/' : nXV/i' : Vfl. fl<">- :i:
^'.iL : h.fiy.iffi •■ 'itt.y- <■ h''n\.h-ttiix.i: •■ hrf\r\.v •■ h.y.-wv^. • h^^w.htt
fh.c » <w»ii..'}'> : ht\\'i:M • h''m.h-ttth.i: •■ hrAhv :•: h^ni.h-tt.h.c ■ '>i-/"> :
1. I\ls. ^c^Mh. — 2. Ms. nx/h.
(/i/f' »io(. ./f lai jurc par moi-nuhnc, afin dc ncpas rclircr nia jjarole (laiest sortic dc
ma bouclic : Voici quc tout genou se prostcrnera devant moi ct que toute langue
suppliera le Seigneur ct lui dira gloirc ct justicc. Tous ccu.v qui se sont eloigncs
♦ foi. 48, du Scigneur viendront ct scront confondus' . Le prophete Moise dit : ' Quc ma
parole descende comme la rosec, comme la pluie sur un champ et comme la neige
sur la laine'- ! Le propHfete dit : iVe crains pas, car lu ne scras pas confondu, et
ne tcpouvantc pas dc cc que tu as cte traite commc un liomme^. Le prophete
Isaie dit : Je suis vivant, dil le Scigneur*.
Le prophete Zacharie dit : Le Seigneur les sauvcra cc jtntr-ld. commc lcs
hrcliis tlc stin pciiplc. En rfjct. des pierres sainlcs scrnnt roulees sur la terre^.
Ce soiit les disciplos de Notrc-Scigneur Jesus-Christ. Comme dit lo prophete
David : IjCs cieii.r racontcnt la (jloirc du Seigneur ; lcs cicux enonccnt l^fuvre
dc scs mains''. Dc plus il dii : Dnns toutc la tcrrc cst allee'' lcur parolc; jus-
• foi. '.8, qii'au.v e.i'trcmitcs du mondc est parvenue leur 'parolc".
^° '■ Le prophoto Isaie dit : Lc Sei(jneur, mon Dieu, ne m'aban(lonncra pas; le
Seigneur, (mtin) juyc, c.^t apparu. Le Seigncur est notre Dieu ; le Seigneur cst
nolrr rni : liii-ni('nie le Scigncur nous saiivcra''\ Di' pliis il dit : Voiri quil
1. Is., XLv, 21-24. — 2. Deut., xxxii, 2. — 3. Is., n, 7. Le contoxte nous a obligo j\
donncr ce sens p.-irticulier a ■i-ft-ii>. qui sigiiilic ordiniiirement : prendre la nature hii-
ntaine. — 'i. Is., xi.ix, 18. — 5. /.acli., ix, l(i. — ti. Ps. xvni, 1. — 7. M. ii m. : est sor-
tie. — 8. Ps. xviii, /i. — 9. Is., xxxiii, 22.
[123] DRUXIEMR ASSEMBLEE. 23
mtO-M'. : h1\l.h'tt,h.C. •■ .e.^'^>V •••: flJhdn : .e.n. : VI'- : ^■««'K?l : ,e.t^'l>> : mU
m : JP.n, : fn>'l' • hrVnar»' : Mi!,d.CA} • .ftft'^^ : ^h : "/'0/. : 1'hH[H]-l:J'- : A
hnw.h-ttihA: ■<•■
mUitW : .e-n. ■■ nh-Jl' : rh^y*' : t\C.O'V ■■ Hfl»-?i'|: : rOUA : 4"|.ft =!: fl'/'»-
Jr' : ^li-Hne : fl»?»XT'h->. : /•TfKP = hft«n : rliT : .P.flJX?» : hl»"?.? : flJ^I-l'
/T»f >. : -nCW : h^TiH-n : •1"««J\"h : X-.P."*? : V^''! : fll-VnjWh : fi«ffr\\'V^ : m.ft
'l"BhA- : hrliH-n : nOTH/.?t'>f :•: h..ef : ,e.rt.<i.fli. : h^liH-n : flj,e.rt,e'i- : fli^.-l- *f°>^''
'BhA- : ([fm-Wi.^^'^ ••\-
fl»*}^/. : [.e.n. :] (Xhiv ■ \\c.M'i\ ■\- (0'h'i' •• h"7./. : .eft'if:/i. : hn\\.h'tt.h.c •■ h
•/•Ah : Ai>A : h.i^U'tt •■ nx-.e* : flif:"irt :•:: fl),e.<:.^. : »^A- : \iw.t\ •■ h.e.'V'r-f- : A
hlH.h-tt.hAl ■■■■ mhdtt : .e.n. : fll.e,n,A'/. : hn..e. : Ah' : fl»-?i'|: : 1l'>'|: : h
0D s l-tiao^'. : •J»'-A'V.e •• (Dhtm : ;j-*J»» : ,7,1in : .ert-f-n : flHICfl»'!' : hi\i'h.
A : h«»» : '1'T.rnoB- ::: S'l'- : /.rt.e.h-h : 'ttC'/^ '■ Ah.YiH-n : h»» : '1'ln.'i : ?,fth :
hXSV. : 9".e.-(: : *"•.? "iV :=: h^W» : ^(1. : h^lH.httth.C : Hh.e.-Wh : ^'/'Ah :
hhih.^ •• 'i'.e.-ft?» : AH : ^.hr"! •• Mfi.(b •• \\i!t\'\'/..\i't\9* •• h.iiH-n : Ai-n/. =
»«.Ah'|: : Vl/"'1' : *i!.i.hM^ ' flJJP.-l-V/*'^. ■• »»'\hh'1'}'. : fl>.e,rt'7'J. : A"'»: ! n *'!:!',*''
1. Ms. n<n>-0"i. — 2. Dans ms. dittologie. — 3. Ms. H/i.?,->Trn.
viendra notis sauver'. En outre il dit : Quel est celui Wentre vous qui craint
(/e Seif/neur)? Quil ecoute la voi.r du Seiyneur [et ({U^il uccomplisse Vceuvre) de
ses commandements - !
II dit encore au sujet du Nouveau Testament, c'est-a-dire de TEvangile
Saint : Ecoute-moi, mon peuple, et prete Voreille a mon cxhortation! En effet,
la Loi sortira de nioi et mn rcfjle sera la lumiere des peuples. Ma justice viendra
rapidement et mon salut arrivera (vite). Les peuples auront confiance en mon
hras; * les peuples et les tles espereront en moi et aurunt confiance en niou bras''. * lol. 49,
De nouveau (il dit) au sujet du Christ : Ce jour-Id, le Seigneur-Dieu ap-
paraitra aux peuples dans la justice et la droiture. Tout etre (doue) d'une dme
verra le salut du Seigneur\ De plus il dit : {Le Seigneur) m'a dit : Un grand
(rdle) t'est (reserve) : {il faut^) que tu sois appele mon serviteur, que tu releves lepeu-
plede Jacobet que tu ranVefws les Israelites disperses^. Voiciqueje t'ai etabli lumiere
pour les peuples, afin que tu sois (pour eux) le Sauveur jusquaux extremites
de la terre. Ainsi dit le Seigneur qui Va sauve, le Dieu d'lsrael : Proclamez-le
saint, lui qui affligera son dme (et) que les peuples execreront d cause de Voeuvre
de sa divinite. Les rois * le verront ; lesprinces aussi se Veveront; ils Vadoreront d * foi. 49,
1" b.
1. Is., XXXV, 4. — 2. Is., L, 10. — ;i. Is., Li, 4-5. — 4. Is., lii, 10. — 5. M. a m. : c'est.
— 6. M. a m. : la dispersion d'Isracl.
V" a
2'. sARc.is D'Am<:i{r.A. [12'.]
»u/«'ii • iMi. : h'i\\Mhh.i: • n?iA'/- ■ 'i<i'i- •• {\'"m\\\ ■■ omM- • «».«'.-V/.i- •
iC^J^hll : ilWUH\\\'\\ •■ i\/"i:iH' : >l<l»l|n : iK/» : ;»-ft'/V.'1-/k : '/'.«'.•/. ' '"•■|-/.ft =
C:ft'/' : 'IK9" •■•■■ aty.im-ao- .■ tio-^li^lVi •• 9h. : «»y(I(:<li : A-a»* : AhA : af'tl'l' '
«»'Ki. : .i'.(l. : rtVW-l'. : «»''|-(lAfl- : (l/.ll/- : «"•l'T<(„"/rl» : (Kl/.hl' : Wl\\}
W»' : (lllAdi. : 'r.',"'|-f : «l/W.V- : VT./lh""' : (Kl/.JrT :•: OfhM.h '• /"CO/- : f^'?:
'> : 1/A'JAl»" : f\y,'l'A' : '/'?i«»'J : 'i'!»- : /MW : ft'/"0 : A^lrli»|-n : ?iA : h.}f
fol. W, [^]l»"<.ll : .l'.}\.<ll-h.h :•:: «Mi-ll-n : ?|A : ^.Ad' «I.ll ' : y.-TwnJlOV-' : -nh : (l>l'>
•/• : hnWMhlui: : h'rf\\\ •■ 'TSrt : ht\/.h./\ : ?ift//» : at'h'l'. '■ hJld/.h ' :•: 'V"
?• : A?%"/ll.^'n./i.(: : <»?i'rh'/n : /.hnh""- ' : Xfl»-?iJ" : rB?,'/'h//n : '/v.nlio"-" «
•W1.I»- : y.^yri •■ -yVh ' VS^-f- : ahdhflX ■■ 0'"}% : 'rh(? : rH,e.T[//n]V"r : 'Wl :
?i"/ll.>in,/i.(: : Jift//» : ^1/-^ : P-Ve."i : M\0^' ' 'Irm.^MT"" ::= ?lft'/" : ^.hV : 1»"
hcf : h//n : i»"h(:ho»- :•: w^i.hv : vrTho»- = jp.d. = hi\i.htt.h.i: :=.: «»hAd =
j/.tt, •• h'/»'l/ : JL'.(1. : >i"/ll.^nr/l.(: : ft'Pi\' = X.P."/' : «"CTU = hft'/» : ^AX'/' : <ll
1. iMs. Ail(n-ii. — 2. Ms. fi^-hhoi-. — 3. Ms. >,iiiuni. — 4. Ms. oi-iniu»-. — 5. Ms. +c-n
Wa»-, — G. I\Is. iD-||>>AX.
caH.sc (/« Sciipiciir. rar r'esi Ir Saint (rt) la Cloirr' dlsrael. (Cest moi tjiii)
tai rliiiisi. .[insi ilit Ir Seit/neiir : .\ii juiir ilr Vrlrrtiitn jr tai r.eaure et aii
jitiir ilii saliit jr tai aidr. Jr tai rliari/c {(le (lonnrr) Ir Trslament aux peuples, de
restaurer la trrrc rt ilr t^cmparer dr rii('-rita(je du pni/s'. Ta diras au.r
prisonnirrs : Sortez. Tu rrlaireras^ reii.v qiii sont dans les tencbres' .
Eu oulre il dit : Kroutez-moi : Yous mani/erez [des nwls) de bencdiction
ei voire itmc .sc nljouira dans In benedirtion. Suirrz- mn voie et volre dme vivra
ilinis la licncilirtii)it. ,\'ctaltHrai iiii Tcstamciit ilr jiislirc ('■lcrnelle pour le fidi'le David.
Xitiri ijiir jr l'ai niis ntinnic tcinitiii pititr lcs pciiitlcs. C.cii.r mii nc tc ronnaissaient
fol. w, /)as tiiiroijucroiit i lcs peuples ipii nc lc connaissnient /xis ' se mettront sims ta
protertioii (i rause dii Srii/neur-hieu, Saint (risrael, rar lui-mt^me t'a tjlorifie.
Cherrhez le Seigneur. I)rs quc vous Vaurez irourt', inroquez-le ; des t/ue vous
votis sere: approrhes de lui, (/)riez-le). Que le pecheur abandonne sa roie et
riiitniiiic iiiiijiir sitn projet! Qu'il retourne au Seii/neur, rar il vous remettra vtts
iiitniltrcii.r pi''cli('s! Kn effet, mon dessein nest pas comme votre dessein et votre
voie n'est pas [romme ma voic), dit lc Scii/iwur'^. Do nouveau il ilil : .\insi dit
le Scif/nciir : Oh.^icrrcz la jiistirc d lu droitiirr, rtir moii .saliit srst a/>prorhr et ma
1. M. ii m. : le (ilorieii.v. — 2. M. a in. : rhamp [desert). — 3. M. ii m. ; il Jini... il
('■rltiirern. — 'i. Is., xi.ix, 0-0. — .''i. Is., i.v, 2-8.
lul. 19,
Y»b.
a.
[125] DKUXIEMr: ASSRMBLER. 25
.ftoiK •• flJ^Ax+l- ■ flj/h/»'!-!- : rih/M •■•■ afi^ -. .e.fl. •■ Mi •• n-l-J-nAT =
flj^iJi = fl<w>Ahln'T!' •■ AA.J*- ■ ,P.«w>x?, : fli(P.e.'Vro»- •■ ?irt»» : jp * «i.^t?»»- ■ flJ^.
(DM:r^t\\ •■ >n..f. = .p.fls = n.'ifrt = fl.!- •• xa-i- •■ ^.rt^/n.e. ■• awa-o»- •■ h
iW-n •■•■ ^.n. •■ hMFti • vn.,e. = nfWio-f: = flK-.e,-* • fliH.e.vnn' = vA-o ■ fliHj?.
XA?i : VS"'/- : K^nH • H.f.}\A?i = '^m.Al-/" : fl»K'A^I,.'|- :•: flJH^.»»,P.T : ?,R.IJ- :
?irrlliAjP'> : ^.4'.»«/?,^ : ?,')[«," : Jt«' : hj.tx^lb •' WVJl : VVft : fl»J?.h.P.'> : 0,?.
S" ! \\a« : ^.^.Ch,e. : "/^-h :•: Hh'"' : -HVl. : .e.V-flC : fl>-ft'/- : AO-A : flO'/- : Jl-
W-0 : XVh : fl»i?.-l-flJI/0 : hllAV. : flJ''?,^.'/. : flX-.P.-* :•: m'VCM'.9*- ' A'>7V*'' •
rt\h •■ A-flr/,-!- : flj,fe/o?,,e : h<>,e.>'/:]n«'- : 'r.e.v.' : (:«•«/■ : fl>'i-'!-,/,H'n : wfih
fl»- :i: flJJl(>n : f.fl. : flh'>'/" : 'PU"'/"1- : JP.fl. : h1\\.hn,h,C. : ^V^r* : hVAl : * lol 5o
tO-t\l' •• h.«'.nc: ! flJ^/i.A'i'.A : «^dhA : "J^'/' : (ahlW--A : ^''«' : flJ-ft'/" : fl.e.'
fl^ : flJKfl>-<"h')l : «7? : n-n'^^: : K^?! :;: flJ*}^. ' J^.(l. ' hA : «'/'h. : jf.rK^h^ '■
j?.ft'/"f- : 1? :•:
flJhoJ-/"h. : h-^flJ- ■" flJ.e.fl.A?' : c.'ld'l' •" M'/: : 'i-T'!- ! >.h->> ." h»B : hCft^f-
1. •n (derniere leUre) cst de seconde main. — 2. Cette formc est rare. — .'J. Ms. A'V7
^". — 4. s»° est de seconde main. — 5. Ms. hi.M'A.
misericordc sest appnwhcc et s'est manifestee' . De plus il dit : Ce ncst pas par
iine ambassade et cc n'est pas par iine deputation {(iii'il lcs sauvera, mais) lui-
meme vicndra et lcs sauvcra, car il * lcs aime et il Ics epargnera' . * fol. 49,
Le prophete Jeremic dit : Ma maison sera appelec une maison de priere pour
tous les pciiplcs^. Le prophete Isaie dit : Celui qui va dans la justicc, qiti dit
la veritc, qui hait la voie de Viniquite, qui hait Ic peche et la ruse, qui delournc
sa main dii soudoiement, qui detourne son oreillc afin de nc pas entendre la con-
dumiiation d'unc dmc, ct voilc son tvil afiii dc iic pas vnir Voppression'', celui-Id
demcurcra dans la i/rotte elcvcc dun rocher solide; la iunirriturc Iiii scra donnee
ainsi que Veau avcc justice. Vous vcrrez le roi avec [sa) gloire; vos ijeux ver-
ront unc tcrre s'etendant au loin' ; votre dme sera anxicuse'' . De plus il dit au
sujet du bapteme : Le Sciijneur dit : Je ferai jaillir * des fleuvcs dans les mon- ♦ loi. so,
taijnes ; je ferai jaillir (des souires) au milicu du descrt; jc ferai pousser une
forSt dans le descrt; jc fcrai coulcr Veau au paijs dc la soif. Eu outro il dit :
Que ccu.c qiii ont siiif vicnncnt lioire dc Icau^ ! »
Les freres repondirent et lui dirent : « Cette demonstration" est juste,
i" a.
1. Is., Lvi, 1. — 2. Is., Lxiii, i). — 3. Is., Lvi, 7. — 4. M. a m. : Uopprimc. — 5. M. a
m. : lointaine. — 6. Is., xxxiii, 15-18. — 7. Is., xli, 18. — 8. Is., lv, 1. — 9. M. a m. :
methode.
•b.
2() SAIJC.IS DAnKHGA. 112(1]
«h.i: ' «»-M- :i: mriTM • •/•«"A'.riv • ui-t\'i- ' s ^-ny/;i/''"'- •• n*r/"'ii ' «»(iw»'V.
"/A/" •• in/,. :
fl»>i'/'.e,'l/. : "lOOh : r/i.«|»<>A : «"XTl : 'Vn.i;'"'»- : nJlrt. : ?li'.l»''l'/I : ?l'i»"
* lol :,». /•V.'> : Hft""- : f-ft/Hft : ^«r»'/'"^ : Ay.MfV ' If-A- : l/»lV : V?/. : /1-^1 : h* ^.
Ihy: :•: .e.n.rt" : V-H(nfl : ^.t«i : l»'V4' : Ulinfm^h"*- ■ >\tl'"' ' hj\^'th '• 1.1/.'/ :
h-Vy-fi-l- •• 'r-r'/-!- : «»'*•''/. : ^niMlti]'/. •• h.tmj^h •'■•
hio-r'h : y.Mx^ •■ rt»ji'.n.A" : ',(»• : «/••«;.<"•• : vno : ai't\-i- : 'jn.ji'' : ihwi ■
ht\X\ : h//» : imKh ■ Vn.V : -nhtl. ■ hy.V-f,'P. : ?i'rt"-ftm'>'r',"ft : OlV. > Hftt"»- :
yttJt'-tt : «"IV.V : rt»hl»"/- : AV : ^l^V.V : (D^y.^l' ■l- («'iO' : A.-/rt : ^.«"ftAV. : h
r/i. : y.^";n: •■ m-h-V- •■ tthti. •■ i\ti»'ii.t\ ■■ «^•/•ft : ht\fn' •• hiny. ■• AV : hffnj^/h
V.-1' : ^■*i.f\-1- : iK/» : '«'X^i : ?i"/ll.?.V : h.Vi\'t\ : W.tl-fh ■•■■
(OhiU : H'>-/- : ^.-IS-K- : HX Mi- : h'htO' : 'Vll : Ji.A//i* : fl»-I-nUA- : 9"t\
1. Ms. inftt. — 2. ,h"t^ :•: est de seconde niain.
6 notre frere : (il est exact) (]ue le Christ qui est ne de Marie, la Vierge, a
BethUem de Juda est le Fils thi Sei^ncur. » Puis ils retournerent 4 leurs mai-
sons dans la joie el dans Tall^jgresse.
TROISIKME ASSEMBLEE.
63. AiuuvEE Du JuiF JusTus. Il BLAMK Jacoh ET LES NOUVEAUX BAPTISES.
— Cinq jours apres, vint vers eux un Juil' d'Orient, appele Justus, de la
foi. 511, lamille iVlsaac. [Isaar lui) raconta lout vv ([ui s'etait passtj cliez * los Juifs.
Justus lui dit : « Ce n'est pas bien (pour vous) d'avoir ettj baptis(}s, car
repoque du sainl baptenie n'est pas arrivee. En outre le Christ u'est pas
venu. »
Isaac r(3pondit et lui dit : « \'oiii que jadis ikjus sommes deiiieuri^^s daiis uno
grande tristesse, jusqu'ii ce ([ue vint vers nous un Juif de la ville do Constan-
tinoplc", appel(j Jacoh. II iioiis a enseign(3 et nous a revel^ la lol et la v(5rite.
Voici que [lour moi il me somble que cet hoinmo parle par rEsprit-Siiint,
car il nous a demontre piir Ics h^critures Saintes ([ue IS^otre-Seiyneur Jesus-
Clirist est venu. »
Tandis que [Justus ct Isaac) conversaioiil do ocoi, dos fr(!»ros parviuront
r-b.
1. M. ;i 111. : iin liomine Jiii/'. — '1. •|--ftrtrvi"yn • inc est la traduclioii dii prec.
v"" a.
fol. M,
v° b.
[127] TROISIEMR ASSEMBLER. 27
Ipoo. : .nif"^ : <1i<^»» : ffl9"'J^n. : nwP^A : ^•.'J' : 'J7-/" :•: C^nrt : /ih-nh?» :
?,rhlP-1Vh ! r/lrt-f- : h»n : J?.i|-.'»V.S" : A?l"Jll.K'n*/i.C : .liA^fl»- :•: ^"7«" : h'i
^tnt-fi : 'll^.\}tn>- : H-i-mfmlfiao-^ :•:
a}f\"1.Pao- : hf\ •■ •VtlVr'\'. •• h-^iat- : irj'/' : V'J/. : (l-W : V-flinfl : -/"Jjfl»-
h- : <?..e:«f.ft ::= flJ^n, : bhThirao- : Thf/nfl : hl»-/- : AV : Vtnnfl : l/Jp- : fl>,/l
rt-f- : A,e*'ir-n : h'/"!f.hll.fl •• hJnM- •• n<ll'J : 3r«.7l/:.e'> : fl)h> : i;hh : fl».'^?lH :
«7*hrt"0»- : 'mA : ''/n.,e. : r/iWJ •:
flm^J:;;- : tmfch : y/i^n : fl»-ft/' : fl>'h'/-" : '^h'} : {\\\on • yh'/"?: ' ■W '
,e.'|-,'''nh. : inC.hV-0«- ■■ hiU : 'I h-H'} : ho»'il- : *0.e'>'?"/.lS. :i: fl».l'.n.A- <"»• :
VfJ- : ?i<:.?i[e]JT^" : ■l;h'Ui- •• fl»'l"/;hi/' :•:= fl»hAO : h^^iirao' .. h.|.w.tp» : 4»
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hai'^h •■ P-rt.^. : fl»^.n.A-0»>- : A.-1'/T[i'HV- : hh'\at' : VU- : ^HIIh?' : AO»
1. Dans ms. dittologie. — 2. Ms. <c..f »:'(.'. — 3. Ms. trt»*"*'"»'. — 4. Ms. -vtJoi».. —
5. Ms. hii-nifi}".
aupres d^irtar et s'entretinreut avec Juslus. Justus repondit ct leur dit : « Moi,
je conuais Jacob; c'est un brigand, uu inipie *et un mechant, lui qui s'est ♦ foi. 50,
acharne contre les chreticns. Ceux-ci out subi de sa part ' un grand tour-
mcnt et une (grande) persecution, dans les jours du roi Fouqd [Phocas]. Si je
le rencontrais, je lui devoilerais son mensonge (et je lui reprocherais) de
s'etre acharne contre le Seigneurvivant. Voici que vous-memes avez peche,
vous qui avez ete baptises. »
Les freres qui etaient baptises, entendant ces paroles de la part de
Justits, se troublerent extremement. L'un d'entre eux dit : « Si Justus nous
devoile le peche et le mensongc de Jacob, desormais nous ue vivrons plus
par la Loi des chretiens. » II y eut du tumulte et des querelles entre eux
ainsi qu'une grande tristesse.
64. Jacob apprend lahrivek du JuiF JusTus. — Le lendemain, Jacob vint,
comme il avait couturae, dans le lieu ou ils se reunissaient. II les vit tristes
et murmurant. II leur dit : * « Voici que je vous vois chagrins et tristes. »
Personne d'entre eux ne lui repondit mot. Alors Jacob les laissa et partit de la.
Pour eux, ils se repentirent de n'avoir pas fait ecrire ce qu'ils avaient dis-
cute entre eux, afiu de rexposer a Justus.
Josrpli repondit et leur dit : « Ne soyez pas chagrins, 6 freres. Voici que
' a.
fol. 50,
V" b.
1. Le pluriel se trouve clans lc texte.
28 SAMC.IS DWMKUC.A. 1128]
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fl»?,ir'H : iW. •• y.t),h^ ' -vn = V't\'?h •• h*"» : yrf:h : fl»^ho = hin -. e
,/,/►•/»■ : aB9,^xif.^\' : (IH : JPft'/"VVr;c»- : A?,A : '/•rnl>"* : h|iU-.«i* :!:
1. Ms. ii>,«i>ii«in.i<- : p. — 2. Ms. Miiroo-. — 3. Ms. h-nr"hrji.
j'ai ordonnc a mon fils Simeon de s'asseoir derriere la porte et d'ecrire tout
ce quc vous avez discute entre vous. Lui-memo a fait tout ce que je lui ai
ordonuo. » Ayant appris cela de la part de Joscpli, ils se rejouirent extreme-
nicnt.
De nouveau ils se reunirent une secondc fois. Alors Jacob vint vers eux
et leur dit : « \'oici que je vous vois, 6 frcres, chagrins et tristes. » Isaac
rcpondit et lui dit : « II est juste pour nous, 6 freres, que nous soyons
foi. 51. chagrins * et (jue nous pleurions. En effet, un homme de ma famille, appelo
Jtislus, cst venu vors nous. Lui-mome connait [k fond) la Loi'. »
Jacob leur dit : « Moi aussi, jc connais cet homnio ainsi que son frorc
Abraham et leur pere Samuel. Certainement ils connaissent (;\ fond) la Loi et
les prophetes. Moi-raeme, j'ai appris de leur pere la Loi et les proph6tes.
Pour rinstant je vous demande de lo faire vonir, afin (|u'il nous expose ot>
que le Seigneur lui a enseigne. d
Isaac dit : « Si tu me (le) pormets, je Tam^nerai moi-mt^me. » II liii dil :
« Voici que jo te permets de ramcner aupros de nous. »
65. Is.\.\c DECiDK Jlstus .\ coNTHOvEHSEn .wKc Jacoh. — AIi»rs Isaac s'on
alla vers Justus, afin de ramener. II le trouva en train do scruter los Kori-
tures au moyen dcsquellos (il pourrait) confoiulro los Juifs (pii avaiont oto
baplis(5s.
1. M. a ni. : est verse [dans la science) de la Loi.
V" a.
[129] TROISIEMR ASSEMBLEE. 29
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e**'flJ: : ^7f : H^ftr/l/-ln<»»- ' : '/•«Drt.A" : h^ : f^y.mir :•■ * lol 51,
fl»?ijr"H : -Vfl<- : hr/o : ^'.'l-.-J-nh. : n^^ij' : flJ-^A^- : hV^i^h? ::•
flJp-rtmftrt : l-IO : W-A : A.A.-h .' ?i'HI : Pr/l/*'/*' : »»J\rl»'i'-/' : >•<{'/• : ©>
n.^-/- : htf» : ^ft'/"VT.(ro»' : A^.f.lJ-.P.' : KA : hV- : hCft/:^* :•:
1. Ms. ^onir.efHL. — 2. on en surcharge est de seconde main. — 3. Ms. iiKfi/h^liin»-.
Isaac lui dlt : « Jdcob veut te voir, * te saluer et te dire bonjour. » Jastus » foi. 51,
dit : « Quant a moi, je iie veux pas voir sa face. Si je rapergois, je me leve ' '
ct je boudis sur lui. Mais je crains que les chretieus, des qu'ils Fappren-
dront, ne me persecutent extrememeut. Si je me trouvais daus la ville d'Aart,
je lui demontrerais par la Loi et les prophetes que le Glirist n'est pas venu
et qu'on n"est pas pres de sa venue. » Isaac lui dit : « Viens. Nous avons
prete serment entre nous de ue pas faire entendre notre expose aux chre-
tiens, mais au contraire de sieger dans un lieu cache. Pareillement Jacob, lui
aussi, ne veut pas que les chretiens entendent cet expose mysterieux. Cest
pourquoi nous avons prete serment entre nous. »
Justus (dit) : « Voici que moi-meme je vous ferai comprendre que vous
avez peche, vous qui avez ete baptises. Jacob aussi a peche, lui qui vous a
egares, apr^s etre devenu semblable a ' Satan. » .f^i 51
Alors ils convinrent de se reunir le lendemain et ils partirent de la. "^" ^-
Justus, lui, veilla toute la nuit, en scrutant les Ecritures, la Loi et les
prophetes, afin de confondre les Juifs qui etaient devenus chretiens.
30 SAIIGIS 1)'AIJKIIGA. [130]
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♦ fol. :,i h«»-/*'*>» ' : yfi4'-n •■ «»JL'.(l.A" •■ ^.-l-l-^/n^JA • hVtlO^tl l-
hlO-rh •■ «»,t'.(LA" : tmh'.^'lO' : A.'/" = A-lv/n^Jji : «l^l^fe^n?! : ht\fm : ^-Jl-
rt : h-ny: •■ 6l\o>' •■ ;St?i : a>hi\{\. • ?ii»"i^A"o»- : hU^'?: • «»-V^rt. : ChMx •■
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OB : h^hLh tt,h.i: •\- VU- : -l-Jrl- : VdCVl- : hiU : d«»V. : An : hi : Oih^yhT
v: : tih"m.hi\,h.i: : ?»«» : Tt'-'!' : -'iii. : hvf : 9't\(i^ti ■•■ ,vhrc ■ hm.h-n
1. Ms. >xaff^ixi\.
vb.
QU.VTRIEME ASSEMBLEE.
66. Entrevle de J.\cob et de Justus. — Le lemlemain, Jacob viiit ainsi
que ' les freres dans le lieu ou ils se reunissaient ensemble.
Ils trouverent Justiis assis avec Isaac; dans leurs mains etait un volume.
Lorsque Jacob vit Justus, il lui dit : « Salut, notre frere et notre docteur Justus,
bon serviteur (du Seigneur) ! »
Alors Justus dit i\ Jacob : « Pourquoi as-tu ^gar6 mes disciples, les as-tu
fait sortir du chemin de la verite et les as-tu tournos dans Tapostasio ? »
* fui. r>i, * Jacob ropondit et lui dit : « Ne te fdche pas, 6 Justus. »
{Justus) repondit et lui dit : « II faut que je me fAche et que je m'in-
digne, car toi tu es plus fou, impie, pecheur et criminel que tous les Juifs.
Tu t'es pos6 en docteur et tu as fait le sage pour une mauvaise oeuvre. »
67. J.\coB r.vconte s.v conversion. — Jacob (repondit) : « Tu dis vrai et
tu parles juste " : je suis pcchour et criminel dovant le Seigneur. Voici quo
jadis j'ai demeurti en ctant aveuglc de cceur et en ne oonnaissant pas lo
Seigneur; oui, tu dis vrai, inon frore Justus. Le Seigneur, Dieu dWbrahuin,
1. M. a m. : et avec liii. — 2. M. a m. : /m porlesjuste, u savoir.
vb.
r a.
fol. .V2,
vb.
[131] QUATRIEMR ASSEMBLER. 31
,h.c ■ M^^Ah • h-nc/r ■■ ¥.t\,h^ • ffl^d*n ■■ ann>'ii. • mitca»' ■. in.^^ • h
A •■ nx-^-* •• 'l-+'>V' •■ A?»'7ll.^nrh.C •■ Ji<w : A.-/-[m]««'* •■ ^V •• adj'ff:? •• fl)
Vi^h- • YiChl:,?^' •• HhJnA •• V-r/."!-? ::= mhVln ■■ WCn- •• ai'ti'i' • "/n.^ : * foi 52
ihwi ■ fl»[ir]'}>jn. : flj?»jr,«L"V/.ti •■ hwniVh •■ txhh^ ■ afn^b-^. ■ -^n •■ h^ii.
h-f\,h.c •■ »»^^ .- tmoM' •■ flJrt.A.-i- • nnH"! •• nJi^. •• athi-nix •■ h»» : ^An'»
l • [fl>]h?ir(: • «PTi- •• X'.^* :•:= flJhr^i = ^r/niVh ■■ ?»i/»'/^ = ^-s-*^!" : aoj^tixV
i' •■{■■ fflvu- ! Tnit-i' ■ A.'/" : ?»iii.A»'n,/».f: : ?i?i9"c? : fl»An?' : flJTnn :•= aihT
Tl : M\afC.\\' : flJrilP* : h^ : Htl.Vfll.' : n?.^/:?lU- » h6^' > flJVn.,eil" : a)flt\
Vh : 9°^h-f- ■■.■■ Vli- : TA^e : '*.(: • Hfl>-?.'|: : \tCM-tl '■ H/fl>A^. : h^lCST ■ h
r*.^vi'> : .^."j^A : nn.'/" : A'/.';- j h^.u-^i : [n]''»*?^^ : hai'it\(i^{i : *«^f: :
'J7-/»' :•:: fl)-/"rt*A : n««"PrtA : ^"Jfn.VC : ^.'^rnft :!= fl»Hrt : ^.^A : ^.J)V : Oi-h
'U : hCft -f-fty : aihShri •■ 01: : ai-in : A,e.Vl-'} :•:
hat-rh : P-ftri)rt : fl)|'.n.A- : AjP|i*n : ^.hn.P." : h^J-^V- : ^%?.t{ ■ h9"M '
hh9"C : hd-t- •■ fl)Vn.^-V :•: /i.'lA.n-V- : h«» : htt'? ' «^tfO-^A : »«1>»UC : (O-h
•t:% •■ ntmU^.l\ ■■ ffn;\;hV'/- : ?i11l.?in</i.C :•:
1. Ms. mcn^tyy.— 2. Ms. h.mib'.
d'Isaac, dc Jrtcoi, de Mo)'.<!e et de tous les prophetes qiii ont servi le Seigneur
dans la justice, sait que moi-meme je n'ai pas cte baptise sur ma volonte,
(mais) que je suis devenu chretien contre * mon gre. Cestpourquoijedemeurai * foi. 52,
dans un grand chagrin et (dans un grand) tourment. Ensuite je me mis
k prier et a supplier ' le Seigncur misericordieux, jour et nuit, avec beaucoup
de pleurs et de larmes, afin qu'il m'instruisit (et) que je connusse le chemin
de la verite. Puis je me mis a scruter les Saintes Ecritures. Voici que le
Seigneur me revela la science, rintelligence et la sagesse. Alors jc reconnus
et je fus certain que celui au sujet de qui la Loi et les prophetes avaient
annonce et (celui) dont ils avaient preche la venue ctait " le Bon Pasteur,
c'est-^-dire lc Christ qui est ne de Marie, de la Sainte Yierge ^, k Bethleem de
Juda, dans les jours du roi Auguste-Cesar et a ete crucifie dans les jours
a.
de Ponce-Pilate. (^)uant a celui qui dit qu'il n'est pas le Christ * et (qui) ne * foi- 52,
croit pas en lui, qu'il soit anatheme! »
68. Invectives de Justus. — Justus repondit et dit k Jacob : « O insense,
es-tu plus fort que moi dans la connaissance de la Loi et des prophetes?
Ne sais-tu donc pas que c'est mou pere le docteur Samuel qui t'a enseigne
les Ecritures du Seigneur? »
1. M. a m. : d m'elever vers. — 2. M. a m. : voici qail etait. — 3. M. a m. : de la
Sainte Vierge.
fol. r.
V" a.
32 SARGIS nAHF.Ur.A. [132]
.IMI.A" • s'f>^'t\ •• ''«rt •• Aij ! ;..ti'>vi- = ii"7h • ri»;,.y.rnn[n] ■■ hnM ■■ tnh
Aiu' •• hhrc: •■ «<..«'.'4-y. ::= otn.ixi- •• ''"•><<.ri •• *';-ft = i/vmi •• nh<<. : vii.yl- >
<i»->,|: : l',>'|""/>»Jl •• i"y<i»-"MI : A» •• h.VhTi •• (IJM.Tir-ft " at{il\ ■■ -|'>/»'A •■ i'-
tio^ti •• noil.^'. s '!'■••'»"* ' aiim'i-'\- : mny.v -. rtiiv : ai'ti-1' ■• hO-S- •• AjPrt*-!! •• */i
V* •■ «»jf.ii.A- •• i'^i»"(: •• h"mM\'iui: • hi"> •■ ^.Jii»"i-ij : a./- : uth.hy.y,dUv. •■
h'r')'H.fi'\- ■■ ""i^.wi- •■ "itt.y-l- •■ niv"'' = hw. •■ at-hu •■ rf^-M-- •■ MniMti : v
I». : M : ' ?i'/-iAii ' v-r •■■•■
iithr-M : '/•'>/"h- : A^A.I/'«»- : ytlth^ ' ini:9^y:l"tl ■■ fl»J?.n.A?' : h.C-Ud :
A'">l»"l//J-'> : y-^ilK- ■■ h(/inl ■■ V(>- : h'i-ift : hA-llh : I*'V\' : 'l'-'1"//i •:: atUdtt :
.l'.(l.A" : f -rt.'!'- : tiV'tHnt\ ■■ ^,i»> : h«n')| : "/(UVfl»- : Anill.n'> ' : HhXlA : ^ih
tfi>- ■ : tfi.V'1-«»- : -IrtSTlfll. : (l(I,l'.'i '/.'VK"" : (MJi"//"'!' • fl»'l/Yi'TlV :•: fl»>li/"ll :
.e.(l.A" : VI»- : h'ift • +.S.«»- : hllllln}" : Afl»A.P.-P : ftl»"/"> : .f.XV/l'|: : i^A" : II
rtrO : .'/•A" : (1-WI : yd4'-tt ■ «»,l'.?i!I.J'. : >lA?i]n : Jl"/'X7l}" : Afl»->l'|: : oof^ih
«i: : ;i-'>lin : fl»'lAn- : ti-ti" : ll/n«AV : (in[^.]V-/:V :•:
I. I\ins ms. dittologie. — 2. Ms. irxvi:. — 3. Ms. Arnnn,'». — 4. Ms. J5>.t. — 5. Ms.
■/•ftVJiW-.
J^/((//* liii (lit : « Loin dc toi (une telle pensee)! Jo ne suis pas comme toi;
jc ne suis pas plus saoe quc toi ; je n^ai pas plus de science (que toi). Cepeii-
dant que rEsprit-Saiut qui a parle par la bouclie des prophetes te refute
lui-meme et anatli(jma(isc celui qui ne croit pas au Christ! » Aussitot '
Juxttts se leva dans une grandc indignation ct (dans une grandc) colere; il
jeta un bandeau - au cou de Janib, rt>trangla et lui dit : (( Le Scigneur sait
que, si tu ne me dcmontres pas et ne iu'exposes pas par les Saintes Ecritures
dcs prophetes comincnt (a eu lieu) la venue du Christ, voici que moi-mcme
foi. 52, * je te tuerai aujourd'hui. »
^ ^*" Alors haac et Theodore sc leverent, (s'interposant)' cntre eux, et dircnt
({\ Jitstus) : « Ce n'est pas convenahle pour dcs doctcurs dagir ainsi. Voici
que toi-mcme tu n'as pas (pour toi) le bon droit. » I)e plus Josepli dit ii
Justits : (( Un tel (acte) n'est pas lc fait de sages, mais plutot il faut iaire la
paix cntre vous dans Ja patiencc cl Ihuinilite. » Puis il lui dit : (( Voici quc
nidi jadis j'ai ordonne k mon hls Siineon d't?crirc toutes les paroles quil a
cntcnducs de Jacoh. Maintcnant donc j'envoie chcrcher cet ccrit, afui quc tu
liscs et (juc tu compronncs lout co quc iious avons discult" cntrc nous. »
1. M. a m. : lorsque. 11 serait prtirtTablc de lirc oiwv aussitdt. — 2. i«6«vov, Nn^:2C.
— 3. M. ii 111. : sur.
[133] SIXIEMK ASSKMBLRE. 33
^'.n.A" ! f-tin^t\ ■■ '1'Olthi. '■ rtoi»-V • fiM' •• hhh •■ ?»'^/^/*' = <wi;\,Ti,<r.'|- .■ toh
4"1' :=:
fliK0i»-*^'|:rt' : ,ftn.A?' : Mr : "iflTh '■ »f'rt" : H-l-ILAi : <n?i'l'fl). : fl»-ft'|- ■■ * Inl.
h-tt^-t.irav' :
;S{rn : ')n/i. :
rt»>ijr.e.'i/. : rttfi»'} : «nqi^A : l-.f-tth' ■ Wjfli : On.P : Phtt ■ "VflhA-tf»- :
fll-ntl"^ : Whh : flH.Mi+ : «l^+C: : ^^"Xi;'*»'" : fllhAOt»»' : '/rtV^fl»." : fl»^ir')l :
-fif.Am- : flfl,e.V-f:i/'tf»- =!=
f\y:t\ •■ htth. »
Vll- : '/".'J-nh- : V/'A"0»' :•: ^fl»'/"?! : f'ftrnft : fl»,ftn.A"tf»- : h'J-l-0"-rt : IT
^.iFIO'»- : H-f-ni^n+hoW" : flJ^hCho»' : fl^'-S"-f-'»"' : A1I'>'|.- : liAfl»- : A'^*'n :;= fl»V
y- : hitt : hV'7/.hoo- : \l\\ao : ^flnlritfD- :•:
1. Ms. ffl7,oi>->--|:rt. — 2. Ki 1 inlinilir ■it\'{'h9' serait preferable a riiulicalil' -l-ftVMi"..
GV). JuSTlS DEMANDK l NE SEMaINE POUU SE PREPAHEU \ L\ CONTHOVEUSK. —
Jitstus lui (lit : « Accordoz-nioi liuit jours, ea sorte que je scrute les Ecri-
tures, ot je vous demontrerai que le Clirist n'esl pas venu et en oulre que
(repoque) du saint bapteme n'est pas arrivee. »
Ouant a eux, * ils lui dirent : « Assurement, uous ecouterons tout ce que ♦ foi
tii uous (liras. » (Puis) ils retourn(3rent a leurs maisons.
CINQUIEME ASSEMBLEE.
Iliiit jours apr(l's, ils se reunirent. II y cut une grande querelle entre eux
el beaucoup de tumulte. La charite fut loin d'eux et ils ne s'accorderent pas.
Alors ils se separereut les uns des autrcs.
SIXIEME ASSEMBLEE.
70. CoNTiiovEusE AVEC JisTis. — Voici qu'ils se r(;unirent tous. JiisIks
r(3pondit ct leur dit : (( Pour vous, vous avcz pi!'che, vous qui avez ete
baptis(3s et etes alles dans le chemin (lc Tapostat Jacob. Voici qne moi-meme
(je vais) vous exposer comment vous avez p(iche. >■>
PATR. or,. — T. xin. — F. 1. 3
b.
:{/, SARC.IS IVAnKr.C.A. [I.i'.l
r: ■' Airrt.>i ■• w- =:= m: ■■ tnhi»-r-\\ ■■ •nhti.i ■■ ii"'i ■ uty.'i'.'i' ■■ w'! ■■ hti»- •■ ii
' rol 5;t, y'T : l-ll.**"»- : '/'.f.C : >,l>".e.'V/. : ?,"ill.^'IWi.(: :=: «M»/. : «»^«»-^(1 : •)«•»'/»
'*" /.'/ ■■ tnM- ■■ n.y..A.,l'.l»"' : UHnM- • «»<»Ay.'|- : A"|: : «»A^. :•:= «»jl'.n.A- : 'h"}
ll.^lhli.i: : rt'/»,l'.}" : nr : ;i.J'-|l/..h.A : hft'"' : "l>\'V '■ "i*i. ■ r»?,->n.'l'A : f.
r •■ A/,.»''II/..^.A ! ?,'/'(l.'|- : ^.|*>{ : IH}xtihi: •■ //o'>«//»''/- : ?,l»"n.|- : htl/.ix.
A :•: an'hin--i : tnhl- ■■ ^"7./. : h'l'av1"r ■ '\'t\-i •■ hti/.h./\ ■ iH.M'- - h,V-
•II/./1.A ::= aWiA-1- •■ Jlrtll : 'i"/"" : <"«»A.l'.-T|- : «»A'/- : hnW.hHih.V. ■ rt"",l' : h.
/"I)A'> : ht\tm : ^.,1'.^'."/'/" : h'i\\ ■ •/•■'/IJA ■'J'"»- : All./- : ht\ih.i\ : H^JIIA :
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' fol 53. * y.n. : l'-ftri>ft : ?,'"»•> ! tKWll : fC.UA' •■:■
■VWYin ' ! jl»rt*'n : fl»Jl'.n.A" : h/W.')! : .IMl. : IfA.^ : >n.,('. : H?,'»'/- : h.llH-n ■•
1. e. osL ile sicoiide iiiaiii. —2. Ms. (I-Iia;-. — 3. Ms. f/UAFo»'. — 'i. Ms. +/"Tfli.
I" 1).
71. DiEU .V nE.iKTK soN PEUPLE. — Jacob \\\i ropoiiJit ct lui dit : « Coin-
prends, 6 niou fiLTe Juslits, ce quc le Scigneur a dit au proplietc O.srV : Va.
' ii)i. :.:!, i''iK)use iinc [ciiuiic prostitncc ct [aie) iles ciifaiits dc prostitucc, car reelleincnt ' hi
I'" a.
Icrrc sc iiriisliliic loin ' ilii Scii/iiciir. II alln cl cjiousa Coiiiiiiiinoni, jillc ilc llcilclci/iii.
Ellc coiiriil i'l liii cii[iiiilii iiii /ils. Lc Scii/iiriir liii ilil : (hi rappeUerii du iioin
ilr 'li/ozrd'cl, ciir iini (ilr /(■/«/«) ciicorc ct je inc reiiycrai du saiitj de 'Ij/ozrd'el
sur 1(1 iiiaisoii ilr Jiiilii; '- /'aboliral la roi/uute de la iiiai.soii dlsrael. [Quaiid)
surcieiidra ce jinir-ld. /c briscrai Varc d'lsracl daiis lcs rallces dc 'li/oz-id'el. Kllc
concut dc iiourcaii, iiiic sccoiidc [ois, cl cii[iiiila iinc fillc. Lc Scigiieur (liii dit) :
Oii fnpiicllcra « C.cllr dont on ii'a ims pitic ' », inrjc ii'iiiirai jdus pitic d nourcan
dr lii inaison d'lsriicl, innis iiii contrairc jc lcs pcrdrai \ Va\ outre [i)sec) dit : Ellc
coiicut de nouvcuu ct enfanta uii fils. {Le Seiijncur) liii dil : ()n rappellera du noin
de « Non mon peuplc'^ », car vous-nicincs roiis nc srrcz pliis inoii pciii>lc ct nioi
non plus jc ne scrai pliis volie Dicu". »
♦ loi. r.:!, ' Jiistus dit : « Vraimciit il cst ainsi ccrit (dans Osee). »
7'2. PllKniCriON IIK l..\ CONVEKSION liKS l'Kl'1'I.KS KT IU HK.IKT UK I.'.Vn'CIKNNK Lt>l .
— Jnrid) rcpondit ct lui dil : « Ainsi dil lc proplietc Osec aii snjct dcs pcnplcs
I. M. k III. : (irrrirrr. — 2. II r.iiil lirr : Jrliii. — .!. rr;uliu'liciii tli- Oux iiiXjr|ui'v»|.
U. ()s.. I, 2-ti. — ."). 'rr;iiliiili(iii (lc Ou X(J()< uou. — (i. (>s., i, ,S-',).
v° a.
[135] SIXIEME ASSEMBLEE. 35
r ' ! fl»^j>"v- ■ n-i: :•: ffl,e.hfl»->- = nfl>-?ii" : 'nrh.f: = n vn : ^.n.A?'*»»- : ^.vijh
O»- : rlhni-nf : ^'}-ltf»- : \'({fioi{. : fl»-A-y. : ^i^ll.Knr/i.f: : rliJPfl»' : fl»?ll'"'ll :
.e.-l-.-J-nh. ! ^*'!' : ^.D-'i : fl»?.*-!* : ?lfl<'-^i.A : "ttt'L ■ flJ.P.rt.C.tf"- : A-O"" : 6 :
ff»Ahh : flJ,('.'1'A.hA : ?i'/'.e.f: : ^ifl^w : "l^.V- • tihV ' AAt.P'll/. -^.A : JiA" : ?i
0'»-'J'|: : ?iA»l'n ?|A : hT"!- : nVlf^ft-f-ft •: hr/i'/: : /WJ-//"!: : fllA : «nAMtl
OD. : Hfl».?,.|.- : TnCMfl ■■\- fl»l/Jl'.n. : VH.Jl'. : ^.'/•A.OA : hi»".e.-(: :•= htlfm : ?,'r
h«/n : ffnf{'h : hnA-ffl : ?t*An : l/.t'.-|-'l'V,i'. : Ah^l/^M' : n-^#.n : '/'.«'.■C :!: II?.'} ' ful 53,
IIA : ^J."»- : l/.e»»A]ni" : A?i'/'Ah : rt"7jP'/J : fl»A<iA.I). : J?rt'/*h. : hA"» : "/H.
y. : <>A'|: : A^.f-ll/.h.A : Vn.JL'. : l/Jl'.!!. :i: f^'.hl:\t. ' dM' '■ rRh'U- ■ AllCfl-f-
i\ : ll^/"/.4' : 'ttC'/'" : A(iA : VfA' : fl»«nL\Kfl»' ■ fl»-ft'l" : V-T'l' '■ ^Jf:^ '■ 0»"%
nitfi». : ?,ir'ft,Th'/"|" : Oi-M- ■■ hhTC: : fl»?l-nniA : m.e.'l" : ^''VAh-l' ' : fl»hl»-/" :
hn.^ '■ n?i'iii.?i'nrh.c :•::
m-/^. : .e.n. : nM-i' = hA • 'i"^h<. : ArtA : hcft-ffi :■ hhoo '■ f.h'i:ii : ;..»»>
-ll- : 'n?iA.'l-f : lOMi. '. A.h'>h. : l»";l- :•: fl»Vl»- : hMC '■ 1/0";/- : hT^y^ff» '■
IK? '■ afi.limy •■ h^ldhfi •■ h'Vtt-\:'/ •■\- flJh-l^i-H : 6/..^' ■ ath/iiijf •■ h»» :
1. Ms. h^hr^cir- — 2. Ms. yxvi.-. — 3. Ms. ^-wi-i-. — 4. Ms. «■.,i,ii>.v. — 5. Ms. h'y\
ri-tv.
qiii sont donieurus autrcfois Si\ns croiro au Seigncur, (mais qui)cnsnil(' riHil
rcconnu et ont cru cn Ini : // arrivrra (luincpaijs ou on leur disait : « Vous nctcs
pas nion peiiple », //,s' serunt appclcs' lcs fils ilu Sciijncur vivant. Alors lcs cnfunts
ilc Juila ct Ics cnfants dlsracl scruiif rciinis cnscmble et on leur prepiiscra iin
princc {(lui) scra clcvi' ilc tcrrc, ciir i/raiid scra lc joiir de 'Ii/ozra'el '. Ce sont lcs
peuplcs qui ont crn au Cinist. Un csl Icur royannic; nn est lcnr prince, c'csl-
a-dire lc Clirist. Quant k (la parolc) quc lc proplictc a dite : llscra ('■lcvi- dc tcrrc
(cllc signific) quc, des que le Christ fut vcnu, *porsonne nc scrvit plus lcs
(faux) dieux surterre. Mais au contrairc on adora le Dieu celeste ct on s'ap-
puya sur lui, car (jraiid fut lc jour dc 'Iijozrd'el, (selon) ce que dit lo proplictc.
Cest donc le jour dc la vennc du Clirist quLa fait levcr sa Inmiere snr toiis
(lcs pcuples), Ics a conduits dans le clieinin dc la verite, les a detournes
de rerreur (pour les convertir) a la sciencc, a aboli l'adoration dcs (faux)
dieux et a revele la foi au Seignenr.
Dc plns il dit au sujet de ceux qui ont complote contre le Clirist : En
cffet, ellc n'cst pas ma fcmme et moi non plus je ne siiis pas son mari. Voici (luc
j'aiicaiiliriii sa dibauchc dc dcvant ma face ct ses amaiiis d'entrc scs seins. Jc la
decouvrirai (i nu; jc la meltrai comme aux jours de son enfance; jc la fcrai scni-
lol. o:l,
V" il.
]. M. a m. : {'ous serez appelis. — 2. Os., i, 10-11.
36 SAItr.IS IVAlil l{(^..\. [13(1]
^ '' »7tf J «»>i«|-l-A : nX-«/'>i : tnhJ."nfn"U'*' •• h'i\\ •■ A>'. •/;/'• : ht\t"* •■ 'V«»-AJ'. : II
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/i.(:il'>. : h{\i\t\K' : «»'/'"P'lM«i' : tny.lhWi^ : .>n>if : «'tfA" : ty^^V ■■■ l\}lH- :
•inu : *'.n. : >.-/ii>nji.r: •■ vn- = ^.v : h.hi^-c ■■ v-'":»- ■ \\r\\ • aih^Li^^'"! • v^
<,".-*• I tn-l-^^Vh • >i'>h : r6/.-i. : IMl-JJoTr*"»- : >.'>h : h»TU.A'/ : fl»/»/l[?l]'i
ilou. : (l|.f-V/'<Ji>- : aih,-1-/.)}fltlo- : rl)'l-()A : h»/»fl»-i: : ?i'>h : 'Wl : '/''1'f : ll'l'
\V1- : l'.'V.^.rt>. : 'l'^i.W' : ?i«/'A''>»H. = "».t'?»'/:rt : /».JP?»//'V.l- : h«» : M '■ «»-?»'|: ' '
f.i 5., >»"/ii.^nJi.(: : l/rnjMllTI' : hlriA : tntny.", .- ri»*n^ : rt»?»'n»l'Vh-' : A/: = ani-i' :•:
tny.hHii : «»(:+ : «»'n<./. : •/•n/.l- : An"/A : n>»'>'l' : irJ-l- : ?»'>//nf 'P : fl»hft
•^;'n>» : ?»*lAf : lin/.l/.l»- : «»«»,1'.'>P : 1111(1 : ^A'|: : «»?»rtAn : ^AOfl? : «»»»
«PT/I»? : h^/» : h,1-Tnff:'i : 'V'lV.;i- : «»Vl»- : y.h\l. ■ Khft:'' : •VV/.:i- : n4'je^'<W» :
"7/l.»i:i'/ •• «'^iAO : l/J?.f. 'VV : hTM..^ •■ «»?»//»^.'r : i^A" : n^JA/^V : fl»V/"'hy •
1. Ms. >,iio»-|:. — 2. iMs. >,ii«»<D>. — :i. Ms. i»>,(j-|->((.ir-P«"" ; * est dc seconde main. —
4. Ms. myi-rAf. — 5. Ms. (iivi.-. — <i. Ms. <D>.-ini;iH-.
fiil. 5.'!, hliihlc <) iin drscrt; jr lii rriiilriii riininir iinr Irrrr .siiiis ' riiii ; jr lii liirrni jxir lii
siiif rt jr iiiniriii jiliis pitir ilr srs rnjiints, riir ils sont ln i/rnrriilion iriiiir
jiriistiliirr. llii rffrt, lciir iiii^rr s'cst priistitiirr rt a ilrsliiinorr Iriir niiissiuirc, jiiiis-
iiucllc II ilil : Jc iiicii riiis siiirrc iiics iiniiiiils ifiii inc ilonncronl niii hoisson ct
niii iiiiiirritiirc, nic fnirniront ' nics vctcmcnts ct nics litu/cs ct mc donneront
iiiiiii liiiilc rt loiilcs nics ilrlicrs. (Vcst poitriiiioi lc Scii/nciir dit : Voici ijiie moi-
niriiic jciiloiirrriii sini clictnin iiccr dcs c/iincs ct (/KC jc fcrnicriii son cliemin.
Kllc ii'iiiirii pliis'- dc licii dc rcpos ; cllc poiirsiiicra doiir .scs coniiaissaiives rt tir lcs
saisirii pas; cllc lcs chcrclicrn ct nc lcs troiiicrii pas. Kllc dirii : Jirai donc
ctrs niiin aiicicn iiiari, (car nia sitiiiitiun) iraatrcfols ctait jircferahle poiir moi
d (ccllc dc) niainlcnant. Qaant d ellc, clle n'a pas rernnnii iiiie eelait moi lc
lui. .-.'t, Scii/nciir ' qiii lai dotinais la noitrritare Ic viti ct Vhiiilc, et lui prodii/aais lor.
r" u. ' , ,, ,
Mais ellc, elle a cmploye lor et l ari/ctit (aii sercicc dc) llaal. Cest pouniuoi
jc rcprcndrai ct jc ramasserai iiia tioiirriturc cn .\o/( tcmps ct inoti cin cn .wn jour ' ;
jc lii dcpiiiiillcrai dr iiirs crlriiirnls rt dr mrs liniics, afiti iiii'cllc tic couvre pas
scs piiilctidii. Viiici ijiic maititenatil jc dccouerirai scs piideiida deeant ses amants.
Vcrsoiiiic iic lii dclicrcra ilc niii niaiii. Jaholirai loiitcs .vc.v fctcs, ses rejouissanees.
1. M. a in. : iiic vctironl. — 2. M. a m. : cllr iniinijurra donr. — \\. Distritiutif.
Icil.
1- I).
V" a.
[137] SIXIEME ASSEMBLEE. 37
tohr'iH:-1:'/ •■ mrtV-ri'/:'/ = mM" •• tlxTlV •■ tohmVK ■ my.*i •. fliflA^ ■• mvf-A- ■•
H-Ti-JLA" : y.^iM • to-h'i-- : nmnVi. •■ n.wn' •• tohini: ■• ti'ro •• yAv; •:■• ©f.nA
0- •• h/.-'iii' : 7^i'r : ioh6'Pd. •• A^iy. ■• ioh/.-'ii-i- • 'ry:i: •• ioh-l'iU"\ ■• a^/H.
9" : H'/'*«'> : A"0»- : fll/-rtC:'Jfl»'T|- : hfl"!-'!.'/ ■ U}(lin*,'l:'/ ' : fl»[^.]'1rV/.'l" : fl»
•i-AflJl" : «7/i.nj'.'/ : fl>A.-i'rt : /.DiH'/, • .e.iL : hm.hf^th.i: ■• tixym <•■
aiUdti ■• ,e.iL : y64'n •• hv-tiinii •• WH- : n-i";'i/. • vn.^. : nhJi- : "i-iw/. ••
hy^u-y: : ?iA : K^hr"!- : rihcft-fft =:: au\h'H'V •• j^n. : hecd •• n^JA-fo»- : fl»
V/"'hi/'<"'" ' : aihf^'\)[c\^'0»' •• aiffin:f--f'Oo- -. ani-h" •• Moo- •■•:■ '/"J-I- : h"i
h : y.'%\ •• hr^Wi-l- •• hlC : hl\ao : Vli- : ^l^W^. : Hh«w» : 'l/*'d/. : rt'}!!'!' : fl»
n^/\'l" : fll«o/"<p|i.l- :::
flin?i'j-( 'H : Axfi.ti ■• riiH-n : h^ ■ y.itt<- ■• -1-?.[ii]h-/;i>- : AhiH.?in,fi.f: : h
«/B-H : y.n. : >n.,t'. :•: ^.h/- : ?l"7./. : TilA ■ h/.'P.-\- • TJ'/' ' fl»'/'ftA : hh'?d. •
A^^y. : fl»'^»ftA : h/.''P.-l- : '/'.P.-C : fl»?.ft?i(: = '/•ft/- : "'Ir-V/' : fl»OnAi.'/- : h9"
y-C ■• fl»^.V'fK- : '/•?."V.'."«'>- : athO^Pof' : htl\\ i A^/A';" : ttK^y:^ ■• m\C'l-d ■• * f '1 ''
n-fliA : Wni»"rl./.'l- : a)yh'r^.'i. ■• h««> : M : fl»-h'l-' ■ ?l1H.^nr/..C :•: h,'l'{\'r6
1. Ms. ©mr/lLV. — 2. Ms. fli'j:"f.iiirao-.
,VC5 iironuhiies, ses sabhats et tnutes se.s routuines. Je fevui dispavaltre ses
vigncs, ses /i.<jiiievs et lont ee dont elle disait : Cest inon salaive {de pvostituee)
(ju.e inont donne nies ainanls. Je fevai en soiie iiue (ses viijnes et ses fUjuiers)
devieniient uii e.reiiijile ' . Les lieles des rlianips, les oiseaux du eiel et les serpents
{les) inaiKjevont. Je ine veiiijevaid'elle, (pavre) quelle * a saerifie aux Baal, sestparee * f"i- 54.
de ses boiieles d.'oveille et de ses collievs, iia pas eu lionte, a suivi scs ainants
et nioi nid oiililie, dil le Seigneiiv rlvant'. »
De iiouveau Jaeob dit : « () Justiis, voici cc que le propliete ;i exprime
au sujet de la societe des Juifs qui ne croient pas au Clirist. Gest pourquoi
(le Seigneur) a dit : Je fevai eesser leurs fetes, leurs rejoiiissanecs, leurs neonie-
iiies, leurs sabbats et toutes leurs eoutuines. Qu'y a-t-il donc de plus exact''
que cette parole? En ellet, voici qu'elle demontre que le sabbat, les fetes
et le sacrifice ont ete abolis.
Cest pourquoi (il y aura) uii nouveau pcuple qui accomplira les ordres
du Seigneur. Ainsi dit le propliete : O jour-ld, {je ferai pour eu.v une allianee)
avec les betes des chainps, avec les oiseau.v du eicl et avec les serpents; je ferai
disparaitre Varc, Vepee et les arinees, de la tcrre. Ils demeureroiit ' en seeurile. ♦ loi. 5'i
Je les garderai jusiiii'u janiais daiis la iustice, dans la droiture, dans la rleinmre
et daiis la inisrrirordr. Ils s«itq^Hi r/Hc c'est inoi le Srigneiir''. N'entends-tu pas.
v a.
1. iM. a m. ! iin lenioignage. — 2. Os., ii, 2-13. — 3. M. a m. : reinarqnable. —
k. Os., II, 18-20.
:!s
SAUr.IS D-AnKRGA. [138]
fi>l. r.
V 1..
tol.
r.ii. .-1
V h.
r n.
hu»"i:r •■ Mn:Mi\ ■■ ufhri- •■ m- ■i- i"Uiia ■■ y.a. : uty.hat-i •■ y-di- •• dM- ••
y.i\. ■■ >,";ii.h-nj..(: : hfimV' •■ Art"7^. = ««rt^vA'. = y.finvp • M"y:i: ■■ atry^i: «
•Vrtni}'' : A?i>iA •• <i»A<",i'.'> • iuti-htth •■ ai}xo»-'i-\:fl •■ y.tmun-y^ ■■ A>i'U/.-/i.A ••
imu:h •■ A/j- : oi't\\' •• '/'.«i-i: ::= mhi.^/.- •■ a^-m- ' ^.»>V'l" = 'i-4'j:'Vp = «»>i'n
A- : «l.'ll-fU' : AH : A..»lV : -Irlini' : fl»^"-'»'!-^. : .f.rtrVV. : M»"AH«'»- •:: H^Ml. :
>«A- ! >i""'>-i: : AM • «iinin : >iA : \'ti\r'^. : w^yti^' : rt.'i- : hcfti:^') :
*«»^';">- : nc-i-A-i- : v',f."7s"-i" :•:= fl»*i^. ' j?.ii. : vn.ji'. : Ky.Xiio-i ' pntm .• /.-v
•n : JS.li : ry:i: •■ a>iA : y.drh' •■ .*a : ^•'ni.^nji.c: :•: hft«» : ""A^ = aaa :
i^A- : ^?ii»"(V : hm.hiitl^.i: ■■ ho" : "7,1'. : 'tt\\'"l = iiy.y.V'i : 0,1./. •l- fl».e.«l'fl>-
1»" : .f.?!-/- : ^i"?./. : /"Cfl» : >lrt.,i'. : ll-\'{iy.t"> '■ f">/\hh '■ htl^n-tt : ,f.-l"BhA- : 0
•|: : A,i.»in : fl».t'.hfl»-'> : rfi/.-d. '■ n.hH' •■ hnv. ■i- ti^id •■ hiv •■ vtiinti ■■ H'>-/' :
»ll»' 'l' : V"J/. : lU/» : hmiOf" : h^hl.hthli.i: ' A.f.'!;* : htlih,fii : Ai.^.ni»»* : II
?l'>nA : >!?»«'»• : nil,-|- : OO^y.ti : fl»^.,e.l-Wh'i'. : ^/o/»''Pd-f.O»- : H^l^llA : Jlfl»'
ti\::f' : fl»Vl'- : •l-OC^i : 1l'>'|: : W-A' :•= ?lft«» : rtnilh = Vfl.JPl- : h//» : ,l'.hfl»-'> :
h"Vi ' Of-M' : V^Vi : '}Ai»" :=.: .e.fl, : 11'^.^* : Vfl.,i'. : nh'>-|' : <l»1in : 'TlA : 1'
6 moii frorc Jitstus, ce qne dit le proplicte : lls me rnnnailront? Ccst le pcuple
qui a rccouuu lc Christ et a cru cn hii. Eu outre il dit : II arrircm ce jour-la,
dit lc Seitjnenr, que j'exauccrai lc ciel; le eiel exaucera la tcrre; /« terre cxaucera
le lile, lc vin et riiuile; eitx aussi ils exauceront 'Ezrael. Jc semerai pour moi
iluii.s la terrc ; jaimerai celle quinetait {plus) mon amir' et jc dirai : a Mon peuple r>
d cclui qui iietait {plus) mon peuple'- ; eux aiissi, ils mappelleront lcur Dieu^.
Ceh\ veut dirc (que) c'cst le nouveau pcuplc qui a etc baptisc dans la sainte
Ecflise * et a cru dans la foi orthodoxe. De plus le prophete dit : // n'y aura
plits d nouveau de famine sur tcrrc pour eeux qui ecoutcront la parole da Sci-
iinrur '. En effet, la connaissancc du Scigneur scra completc sur tous, comme /'««»
iininrnsr-^ qiii rourrc la mer. Se tiendra dcbout, rr jour-Id, le irjrton^' dc Jesse
qiii sera ronstitue le prince dcs peuplcs; les peuples aiiront confianee en lui;
son proprc lieu de repos deviendra (jlorieux''. Ecoute, mon frere Justus, cottc
parole (5videute. (U cst vrai) quo lc Soigneur a ordonnc anx cnfants d7,v;(i('/
de nV'tro pas baptises, sauf seuh^mcnt dans lo tcmph', et (lour a dit) quil
n'agrecrait pas lcurs sacrilices sauf dans (lo templo. Mais) voioi quc tmit och»
a ccss6. Eu effet, les prophetes ont proch(3 que h» foi surviondrail avoc " h-
f,ii. ...•., jugcmcut du monde. Le proplicte Oser dil au sujof dos peuples *qui so
1. Traduction dc xr.v Oix •fjXEi(iiji£'vr,v. — 2. Traductioii dc tio Oii Xono jiou. — ;5. Os., ii.
21-2;?. — 'i. Ani., VIII, 11. — 5, M. a m. : nombreusr. — (i. M. a m. : la ntcine.
7. Is., XI. ',)-!(). — .S. M. a m. : dans.
rb.
[13!)] SIXIEME ASSEMBLEE. 30
mUdtt •■ y.tt. ::: (D}xfKP"r ■■ mhihat'C -• Jifth : h"y. : ^.m«bh. : fflPll*»- : 1
xf : (\r"ift^\rao' : loyny.h- ■ 'Tin.e : ffl,e..nA-J: : 'iM\ •■ ^i-OTfT : 'ifn : h'/ii.
h-n<h.(: : ^{'"'^hi : ?»ft»n : Ohh-U ■ +rt<(.V : fflf.<{„<»-ft : A> : ©?i«l"-rtA> : (Oy.{\
C^'l : rnjPrhJ&fflV : ttrtV-^. : 'W<PdA : «^"7. : "/Aft ||- : dAl" : "iWnh : fl»Vrhf- :
n4'.e:-''7.li- ::: flJ"}-! • J?.n. : aW,, , ?,^h ! nin.'n : flJ.e.rh.AP- : All^'!: : fll.e.A.-n?» :
IDyh9"C • AlJJ-ll : ht\ao : C-Wit-' : h^mf]' • V^Vjh ■■ ' f\h1\f.h'nih.C : (Oi\ ' Tol 55,
K*! : JlOW^JI: : PrhflJ-C?''} : flJI^-T^lJrt : .P.fth'}?''* :•:
lOhM\ : /?.n. : hft'^ : lU' : {^^^hVl?»*»»- : WhH' : Khp-O»- : flJjtrt.P.-^.tf»' ' :
M^h-tt^llXroO' : fll^.,e,[e.]^«/' : h'i\\ •■ ■Mim-foo- ::■. /TO^Mn-/:iroo.> : Of^ai'
,?'i •■:■■ ^flJf : h,V&r : flJf-n^ : /"/.'/JJJ- : fl»^.,t'.4<.<I : h'ii\ ■V- hf^V. : fl»A-S. : h
«l-l-A : fl»-A-^. : hC'/'0»- : «nVlfl»- : lftfc"oi>- : ^-/ll.hnJi.C : ?.ft«» : httV- • {\"%
F-f' : fl>J?.hfl»-'} : h'rai't\-l:-f'aO' : fn>:l',1Ai : nfl»-^'!' : hrliH-n :•: m»l(in : ,C'.n. :
h^B^' : A«>A.iro»- : h^Vt»- : tf»/»"J(:l-f ; h»» : hdl*?'}^. : rt'^,?. : UthiO-dF-a^' '
1. Ms. c/:(H-. — 2. Ms. 7irt£j?o»-. — 3. Ms. m;i-M1r.
sont convertis au Seigncur : //\ (■lici-i-hcnnit le Seif/ncitr, lciir Dirii, et David,
leiir roi. lls se souviendront du Seiijneur ct dc [ses) hicnfaits pour lcs jours poste-
rieurs ' .
En outre il ilit : Jc rcrirndnii cl jc ni'cii irai, jiisiiin} cc iiiiils pcrissetit
et clterrlietit nia fare dans lciir tnurinetit. lls vieiidront le malin vers nioi ct
diriiiit dc iiiiii : Allntis. iDurtiinis-tKitis vcrs lc Seiipiciir, tintrc Dicii, rar liii-iiicitic
nous a flagelles, (niais) il iioiis i/itcrira ; il noiis a lilcsses, (mais) il iious (jueriia.
II nous fera revivre^ le deuxiemc joiir ; lc troisicitic jour nous noiis leverons
et nous vivrons dcrant lui^. De plus il dit : Qui donc sera saijc, nti-ditcra
cela, comprcndra ct rotinattra cela? Ett effet, les voics * du Seigneitr sont droitcs; * UA. r.5,
les justes, eux, ij vont, (mais) les pecheurs ne peuvent pas (ij aller)'.
73. Prediction dk l'i>credulitk des .Jlifs et des soufI'Rances du Giirist.
— De nouveau il dit : Ccst Id quc jc les ai Itais d caiise de leiir malice.
Je les chasserai de leurs maisons et je tie recommencerai plus d etre clement
envers eux. Lexirs princes aiissi sont des rebelles. Ephraim est tnalade ; ses racines
sont devenues seches; il ne portcra plus de fruits. Meme s'ils enfantent, je tuerai les
enfaiitsdc leiir rciitrc. (Cotnmc) il cotivicnt, le Seigneur les a rcpudies, parcei/uils
ont refusc dc Vecouter; ils devictidront, (potir la plupart) d'ctitre eux, errants
partni Ics peuples'. En outre il dit : Je jctterai sur eux mon filet, comme (sur)
1. Os., III, 5. — 2. Les verbes .e.(Cfl>-fi : av, .e.tic.n, y^,ea»V ont tous trois le sens de
guerir. — 3. Os., v, 15-vi, 2. — 4. Os., xiv, 10. — .5. Os., i.\, 15-17.
40 SAUGIS l> AliKUCA. [I'i01
*
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Ol^flM' ■■ ""h<' ■■ Mi-V •■ «»'/-«"[,1'.]mV : (lJr>'|: : «»»l'/- : ll"» : 'l't\'l' • <n'l'J'. :
|ll.l',[(ll].e.-.|: : in|..Vll' : «"A?»»l'l:i/'<"" : rl>l'>'/' : ^d^. ■ M^i'"*" ■•:• UtUMX : ^Ml. :
«ll/-rtT«'»- : }xt]/.-h.i\ : «»!•> ! h«" : II ■l' •■ {\lO't\\' = h,lil|'n :•: JlMl. : Vll.Ji'. •' V
!>• : ?.^.'!nl : ,(MI.(:(I»-}"'"»- : «»-ft'/' : ^,7iH'll : »1«" • lU^.fC ' H^."».«'/4» ' •• fl»*ft
•I- : 'J"y:i: : IJ"'/U- : ^.fl>.*'.-'|5 : Vf-A"""- : I^^T^iV : i1^1H\ : «l,l'.«»C:-S. : <l»-ft 1' : \V*!
•1' • >iA : ji'.-nA- : ^y.hnv : Mvv •■ ri»/,.^',^/"X-^ •• AiVA.v : iii"vr •■■■■
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Cft-r-ft ::: «»Hll«" : 'IHCOl. : «l-rt'!' : A,<1l»l'n : h'J"h'"' : »i>}^'h : h(:ft.f.ft : rl»|-
t\d/. : //"'>"//"'|' : ?,l»"Ml'.||..e.- : 0»lhllA : ^Wlf-O"- : rO//o/"S"»^.f.«'>. : rO^OU-^
'l-rt : »lV. : "IW •■ «»'/"/.'i'V : «»'IIC:i»V : Uftil' : i^A' : ^,l,»in : hftJl : V'9" ■■:■
1. -Ms. >i.i'->'Hij»*«i>>-. — 2. M.s. ll.P.<n.p.4..
V a.
Irs oiscau.r du cirl, ct il les fera dcsceiidie. Jc lcs chdtierai dans lcurs in-cillvs par
fol. .V., uii touniicnt. Malhcur d cux, parce 'iiu'ils oiit coijayc [loiii) dc iiioi! Ils oiit ete
cjiouvaiiles, pairc ijiiils ont peche conlre iiioi, mais inoi, je lcs ai sauves.
Pour cii.v, ils iii'(iiil oiitraye par des iiiensonges ct ils iie criciit jius vers inoi de
loul lciir ccvur'. De plus il dit : Contrc inoi ils oiit niachiiic le inal ct ils
se sont tournes en vain; ils sont devenus conune un arc tordu; leurs princes toin-
lieront par Vcpcc d cause de la sottise de leur lanyue'-. De nouveau il dit :
Israiil a etc enijlouti; il cst dcvenu coinine un vase vil ^ parmi les pcuplcs '. Lepro-
pliete dit : Voici ijue j'ordoniierai (ju'on les dispersc parini lcs peuples. Coinine
la fariiic ijiii toinbc d terrc, aiiisi toinbcronl toiis lcs pechciirs de (inon) peuplc. Ils
tombcroiit ' jiar repec ccux tjui diseiit : !Sous iic renconlrcrons pus lc malheur ;
ru/Jliiiion ne viendra pas sur nous'^.
' Avcz-vous vu, mcs freres', ce quVt dit lc prophctc au sujct dcs peuplos
([ui ue croiront pas au Ghrist? (11 a dit) coninient ils seront disperse.s paruii les
peuples, des que le Christ sera vonu; comment la royaute sera enlevee aux
.luils; et comment leur sacerdoee et leur sacrilice seront aholis. Ouanl a eu\,
ils sont devenus (dos fitres) repudies, rejetes et disporses parmi tous les
peuples jusques anjourd'hui.
l. l)s., vii, 12-1 'i. — 2, ()s., VII, l,")-l(i. ;i. "i-^^ dcsifiiio lui i<(ise raccommode. —
4. Os.. VIII, .S. — .'>. M. ;i m. : ils descendront. — (i. .\m., i\, ii-10. - 7. M. A iii. : /m<i/i
frere.
ful. u
Vb.
r a.
It',11 SIXIKMK ASSI-iMHLKF.. 41
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■fao' : AftOT : r/D.nhf| : qV^^-a«- : fll/,.yX«n(:<P : AV-T'/' : rtA'/' : flJhAn ■ K
,e.-+ : fll-ft-/- : M-irav- : ^{^(m : ni^PjL', : f\V^^aO' ' : HPr/.fl>-<- : fll-ft'/- :•: nh'*'/' :
■Wl-Xi : CrTi'/' ! K-.e.'* : ?»'/'il/'fl«'- :•:= fll^i'/?'!}: : W- '• ^'tt. : nA.rli : hldVroo- :
at-M' •■ M-h- : hXX-y- ••:■ m"f,. •■ M}hjO : y.an : J\-.e,-il[. ::: -V/f: : fll^T.+flL : fl»-
ft.j- : qifr-f-a"' ■■.■■ loh.ylhymi^p ■■ A'!".'."'/- : ff^T ■i- fl»hAn : vcvi' •■ h^iw.ha
,h.i: '. ^y.-fm • hdy.iinrav : (nh,yh 'r^,. •■ v/a-w'" : inc-i' •■ Of">i ■.:■. e.n. : h,
fiy.yti •• vfl.."''' =:= n?i'>/" : ■wii-. •■ cm •■ x-.f.-* : hri.ira»' : mh/W.infiao. : ca-
tt ! fllVlS"»»- : XA»»-/- : 'nC'/'."*"" : tny/.fmtl{\'' •■ h^.V-l' • h««' : <>fl»-(: : l/^A
fl : Oy.i ■■•■■ tny.tny-ti ' : fmOM' •■ i\f">\l = fm'id.'p •■ A.A.'I' : tny.-l-ffo-iyM' •■ \\f"> •'
1. Ms. m'/-(l'inio"-. — 2. Ms. 'i:>-y'-in>^. — 3. Ms. (oyconfirt-. — 4. Ms. <n,i',fli,('.^-<h
rol. .56,
I- b.
r" a.
Le proplietc hiiir dit aii .sujcjt dii pcii|)lc ([ui a ci^ucifie lc Clii'ist et la
tue : Jai (Irtnunir iint fdcc df r<itis. ttjiit df nf ptis tHri' rlihitfitl ritrrrs roti.s.
En effet, Ir s<tii<i a r<'iiiiili r<ts iiKtiitsrl r<is <l<ii</ts; rtis l<'rr<'S <iitl iirofthv l ini<jiiit<' ;
votrc lanijtir a citonri' Ir pi'rli<'' ; rotts arcz- cxpriine (ilcs clioses) iniitilcs jxnir rous;
i-oiis avez conru laflUction ct ' enfante riniiiuite'. Dq plus 11 tlit : Eii cffct, * foi. -"je,
(lcur mivre) est unc ceurrc d'iniquitc; lcurs pieds courcnt pour Ir pirhi; ils se
lidlcnt poiir riiiattdn' Ir s<iii<j; ils ntarliiitrnt Ir iiiriirtrr; riijttontittic el la cala-
iiiiti sont siir Irttr rltriitiii. Eii <'jf<'t, lcitr cltcitiin cst lc clicinin ralioteux; ils ne
connaissent pas lc clientin dr Ut pai.v; il iti/ a pas dc jiistice dans Irtir boticlir,
car lc cheinin " daits lcqiiel ils roitt est tortuetix. Cest /iourquoi la jitsticc cst
loin d'eux''. Le prophete Dnrid dit : Leurs pieds sont rapides dans lout mal;
ils eourent pour repandre lc saiti/ juste ; Vir/nominic et la calamite sont sur leur
chcniin; ils iir ronnais.scnt /iits Ir chciitiit <l<' la /xii.r; la rraiitlr dit Seii/ncitr
tiesl pas devant leurs ijcit.v; ' tous les autcurs d'ini</tiiti itc (la) ronnaisscnt pas '. ♦ lol. 56.
Lc propliete Isaic dit : Ccst pouir/uoi la justice est loin d'eux; la droiture
ne lcs atteint jias; leur luniicrc est deuenue pour eux des tincbfcs; ils tntcnt les
murs, comnie des avcuyles qui n'ont pas d'ijeux; ils tonibent le jour, comme s'ils
itaient au milieu de la ntiit; ils soiit tourmentes, comme s'ils mouraient; ils vont
l. Is.. Lix, 2-4. — 2. M. k m. : leiir cheniin. — ;). Is., lix, 6-0. — 4. Ps. xiii, 0-8.
i-b.
• fol. 511,
v°a.
V a
/,2 S.MUIIS D'A|{KI{(;.\. [1'.2]
Mji'.«w(i)-i- : (iHMu»-<- > ,i>n/, • Ju/n « i:"Hi ■• «'.«'.••n ■<■■ ^ft"" = Ai.m»"'/- » iihc
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<i»->ii: : hcft-f-ft •■ rin : >i''7'> : iMvru'- : vn..ei- : n?i'>i:>iii- : hrh"^ :
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«|"B : fll-i'r() : Al>A.V : ^-/ll.^n J,.j: : "/(1.1' : //»'>'/• : WW.V-f^: ■ >l'/ ^'P'B :
nn.A"> " ht\"" ■■ n'/.'i"B : mi.A-'> : hry^l^hy. •■ (."'}//»'V : //»//uVtf»- : ?i"jii.>%
•n</i.C : Arlllin : «•^.«'.••Vrtf»- : Whn-nho»' : fl»-/|/- : 'r'y:l"a«' •■ V«»- : •/•<«.X//» :
Hj^.ll. : Jin-V : .l'rt*'n :•: OlhJ-mVh • '/'AllV : ?i';",l'.l>->! : ^'^'"^nA- : hfth : h
//» : I^.^CJrn : IIX'V^<li : A"'|: : fl»fl»-?i'|: : ■\-M-ll'ao- : A^tliH-n : fl»^ll : «W»}^*>» :
\li:t\-f'{\ •■ hr"!' •■ 0|: : h«li»in : «»/-hl/ll" : A"'|: : W-A' : 'JAJ»" :•: V«'' : '/ <X
1. iNls. -vv-nr:.
eusemhle, coiuine lcs rolomhfs cl lcs ours'. En eHet, ils iront pas cru au Christ
qui est la lumiere, la voie ilc la justice, la paix et le salut.
74. Le Chiust est venu. — Si ce (Jesus) n'etait pas le Christ, — (lui qui)
s'est levc, (conime) lumiere, (venanl) de Marie, la Sainte Yienje; (lui) au sujot
de qui les prophi-tos ont annonce; (lui qui) est apparu aux hommes, — les
enfanls d'Isracl demcureraient dans la royaute, dans hi grandeur et h\ gloire,
i(ii. .Mi, comme ils etaient autrefois; en outre * tous les peuples ne croiraient pas
cn lui. Mais nous savons et nous sommes certains qu'il cst le Christ veritable
au sujet de qui lcs prophetes ont prophetisc. Depuis qu'il a ete crucilie
jusqucs aujourd'hui, voici quo nous demeurons daus letourmcnt, rallliction,
la tristcsse et la caplivite. Lc Soigneur scsl irritc contre nous d'unc grande
colere qui dopassc (celle dc) la captivite de Ilahi/lone, car dans la captivito
de Bahyloue, au bout de soixantc-dix ans, lc Seigneur cut pitic du penple
(des Israelites), les delivra cl les fil revcnir dans leur torre. Voici que s'est
accompli ce qu'a dit notre pere Jacoh . I.a ilomination ne (lisparaUra pas ile
Jiiila [ni) de ses nieinhres, jusqa'd ee (juil rcncontre Celui (]ui est m'<'nr' pour lui
et est 1'esperance des peuples '-. Lorsquc le Christ 1'ut vonu, les peuplos ont oru
en lui et le monde cnticr lui a obei. Voici que les prophetics des prophetes
J. Is., i.ix, 0-11. — 2. Gen., xi.ix, 10.
lul. r,(i,
V b.
[143] SIXIF.MR ASSRMBLEi:. 43
tm : ^jn./- ■■ vn.jpi- ■• flinniAi- ■■ wa- •■ (ninh/. • ""'jC^]/"!' ■ hn? ■■ m^
lo-f^M ■• hra.uAVi ■• «)H/.fli> ■■ fl»-fti- : if-A- ■ ryx. ■• ?iftii ■■ p-';- =
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ft : «w.e/VV : VfA- : "/A'/' :!= flin<li'|: : A.'/'rt : .C.r/nftA ' : hff» : ^^, : /,./wX"^ :
InCMtX ■■ ^rt^w : KVh.'i' : fl»-ft'f- •■ +.S.^'1" : 'm^^^^VA' ■ \\tm : ,e,«/oK?. = ht:ft-f-
ft : \\1-n\' : h'}H : ^uJt''l ^"»* ' fl»'/ -nrliA : nh'*'/- : fl>A^. : "Jl'/»' : Hj^.ll, : ¥•
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■\'U"?(0 ■'' : V't\("ii : fl».f.n.A ■ : ltx'r!f:'W. • X(0\\ • t\'^% ■ MAVx • n.'/' : «"4«
f.t\ ■ y.aoKh ■• Yii:t\-ft\ ■■ \\n ■• h^n ■••■■ fl»?.'/'.*'."'V«i'- ' : .\\fin\ ■■ tin{\,,iy .v. mh'r
.e."V/. : ,\\f\'P. •• tmtij^ : :\ao?^h • 'WV. ' rtA'/" » ?,-/ll.h'n*Ji.t: : ']\at'hl'. •' O^A.f. :
h^A : ht»>,\Va)' :■■■ nhtf» : .Cn. : 'i'J^..A : Vn..l'. :•:
^fl^/***?» • w-n •• fl»ji'.n.rt" : hh'i'V ■• ?'t\(i^t\ '• y.ivi' • ^rj/bA : \\tm -. y. * loi 57,
1° a.
fol. .^6,
V- b.
1. Ms. .('.«Dftrt.. — 2. Ms. ht\n-/.. — 3. Ms. t/^Tw. — 4. Ms. >,?"£>Ao>. — 5. Ms. hoJ^^K.
ont ete accomplies; la Loi a 616 abolic ; la royaute nous a elc enlevce ' ; il nous
a lait sortir de notrc pays ct il iious a disperses daiis toute la tcrrc jus-
ques aujourd'hui. »
75. JtsTus n'ai)mkt p.vs que le CiiitisT soiT vioNu. — Jnstus dit : * « Voici
quc jc te dis, o Jaroh : Pour iious, nous atteiidons la venue du Glirist,
Sauveur du monde entier. Or a moi, il (mc) semble quc le Christ n'cst pas
cncorc vcnu, car il cst ccrit dans lcs Sainles Ecritures quc le Christ vicndra
soudain, sans ctre remarque. 11 est dit au sujct du Fils du roi, c'est-a-dire
(du Christ) : // descendra, conime 1a j)luie sur le chanii)'. »
7G. Exposii ini i.A PROPUKTiE i)E Daniel. Les deux descentes du Chuist. —
Jacob repondit et dit : « O mon frere Justus, ne t'ai-je pas fait jurcr, par le
Dieu d'Abraliam, d.'Isaar et de Jaroh, quc tu m'exposerais cc sur quoi jc t'in-
terrogerais? » II lui dit : « Assurement, jc te (r)exposerai. » Jacoh dit :
« Enseignc-moi (pour) quelle (epoque) le prophete Danirl a (pnOdit la venue
du Christ. »
Justus repondit et lui dit : « Soixante-ncuf scinaincs apres la (re)cons-
truction du temple, viendra le Clirist veritable. Apres lui (viendra) le faux
Messie. Apres le faux Messie viendra le grand jour du Scigneur, c'est-a-dire
(le jour) du Fils de rhommc, comme a dit le prophete Daniel. »
* Jacob repondit ct lui dit : « O mon frerc Jusius. Daniel a-t-il dit que le * fni. 57
r° a.
1. M. a m. : ni'a ete enlevee. — 2. i's. lxxi, 6.
'tk
SAHCIS DAnKMCA. flV.
fol. .-.
r b.
.i.y<i»- •• ?i'vii.^-ii.h.(: : .f.n. •• ^.t'-;..A • >(i..i'. === <»y.>i/- •• ^"V,/. ■ Mw- •• hr-i •■
ii"ii.M • o*}xim: •■ iM"/. •■ i\fi'"n'- •■ iM^A- •• aii]ry:i: •■ n;'-«i»i-- = y.r ■ hfi
■1- : Ul-iy. ' mM •• X«l»,f.>. : y.}4A'r ■• «»«»(."'>>. •• y.«" : ,iMl<l»-'> • IIKJIIA : 'l-»
«.1. : AA-/^ : ?»"/ll.^n.h.(: : «jn.!'. : ?l'>/' = ^ltlll.h. • «'V/A' : U^UI-h ■ tX"» ■
w\\\M\ih.i: ■ y.yrYi '
y.{\. •■ yM-n ■■ ho»-i -■ hh-i-v •■ htm ■. p,iK/\ ■■ mhshfi^ ■■ vn.y-V : ^.-nA- :
lU/D-ll : UHVWH: : hhri : ^i* ■■.■ <"»l/>ll = Itlhn- ' : «»Jl'.n.A" : fi^/.'/.''!' : (Ml,l'.
•1- : HllJl/. : >;'>/..A : TV.^V- = «»->«'l-- » (""7.«» : ^lAH :
*l'fl'yui : Vtl(ntl •■ «»,e.n,A- : hoi : iih/.-'!'.^' ■■ lU\y.'l- •• llllh/. : f]'ih./\ '■ Vn.
y. : iJffD'}-//»';)-/- : »,M" : Xtf»-'*'!-- ::= ri»?»!'".^'."*^!»" : X ' h^i:'i'1' '■ lljf.ll. : hfi'
'/. •■ .iV'i/";i-V ••:: oihryyw^xrao' : wy.ihtx ■ 'Vi.i •■ A\f\'P. • o»ti.il^ ■ ai-h-l- » w
hry:"ii.O' : y.tfn}^'h ■■ «»Ay. = h-^a ■■ [?i]'/»<i.jp«»- : iiR^/nv : ti-iy. '• y.iy:ii •
,li,e'P> : «»«•»•;)•> : W.llAl»"^. : W.Uhtm : '.n-llJf.CVlXC : «»^.h/. : >i'>^.A : Vn..*'. :
>,flO.'} : to-?,-!: :•: ht{ao s e.n. : Oifr : IHnC* : X<.,e. : «»'>«•//»•'/• : tlASo?''> :::
>l'>"/.P.''Jl'- : lOim'\\/..fl-{:- : ^t-ttU: '■ IV/. '■ Od'}"//»'-!- : i.C.tl : fl»"%^'} : hC.l*- '■
1. Ms. ^nXft". — 2. Ms. loao-Vi.'^-\:.
Clirisl Yieiulra daiis le monde deux fois, (oui) ou uou.' » Jitstus (lui dil) ; » Oui,
mou frere, le Seigneur est vivant, le prophete Joel dit : Ce jour-la, je reiHindnti
ilr iiiiiii Esprit et jc frrai ilcs iiiirarlcs ilaiis Ir ricl cii baiil et siir la terre eii
has : dii saiii/, ilii fcii, ilii sinifrc, dc la fiiniee; le soleil s'obscurcira et ta lune
deviendra dii samj, avaiit (juarrive le yrand jour du Seigneur iiiii apparaitra.
Tout {etrc) qui invoiiuera le nom du Seif/neur sera sauve ' . »
Jacob dit : « Cest vrai, 6 nion frere, que les prophetes Daniel et Joel ont ilit
de telles (choses); moi-meme je erois ii ces (choses). » L)e uouveau il
rinterrogea et lui dit : « Les quatre grands auiuiaux (|ue Daniel a nienlion-
nes, est-ce incontestable, (oui) ou non? »
fol. .'.7, * Justus repondit et lui dit : « Oui, les qualre grands animaux que le
propliete Danicl a mentionnes sont les quatre royaumes du uu)udt'. Puis les
dix cornes, cela veut dire les dix rois. Puis la corne qui est petite, cest le
faux Messie. Eusuite le Fils de riiomuu^ viendra sur les nnees du oiel, aliu
dc- juger les vivants ot les morts. Le songe quc I^iabuchodonosor a fait ' el
(que) le proph^te Daniel a interpretc esl vrai. En elfet, il a dit : La t^te d\u-
pur, cest lc royaume dos Chaldeens; la poitriue et les bras dargeut, o'esl lo
i. Joil, II, 29-32. — 2. Bicn quc le vcrbc nc soil pas au subjonctir, la proposiliou cst
finalc. — ,'?. M. a ni. : n .vo/?'"*'.
1- b.
[145] SIXIEME ASSEMBLEE. 45
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XXOB : h.anf:Yy : toh.b'/. '■ hr^l^.^-^' : hr?:'W. : tn,f:h '■ h''\\\.h'l : YxStk-t\ ■ hC
1. Ms. Mv^. — 2. Ms. £.hv. — .). Ms. >,<i">
royaume des Perses et des Medes; le ventre et les rciiis (Tairain, c'est le
royaumc des Grecs ', c'est-a-dire le royaumc du roi Alc.ruiuhc ; les jand)es de
fer, c'est le royaumc dcs Romains. »
77. .luSTUS CONFKSSK SON KMBAlUt.VS IIEVANT LAliGUMKNTATION' DK JaCOB.
En outre Jacob lui dit : * « Expose-moi (ceci), o mou frcre Jiistus : Les ♦ lui
soixanto-ueuf semaines sont-elles ecoulees, le Ciirist esl-il venn et la vision
des prophetes a-t-elle ete scellee, (oui) ou non? » Jnsliis dit : « Assurement,
toutes ces (clioses) qui out cte (prc)ditcs se sont accomplies et le Christ est
venu 4 la iin du royanme des Roniains. »
Jacob lui dit : « Le royaume dcs Romains cst-il puissant, (oui) ou non? »
Jasliis lui dit : « Oui, il est puissant. Or a moi, il me semble quil demeurera ti
janiais. Voici que le Christ cst venu, car le royaume des Romains, c'est le
quatrieme animal. » Jacob lui dit : « Puisquc les soixante-neuf semaines sont
ccoulees depuis le commencemcnt du royaume des Romains et que les
propheties des prophctes sont consommecs, incontestablement donc le
Christ est venu. Comment toi-meme attends-tu la venue du Clirist et dis-tu
qu'il n'est pas cncore venu? » Jitstus repondit et dit : « Le Seigneur est
vivant, tu dis vrai. Mais pour moi, ' jc n'ose pas dirc qu'il n'est venu aucnn
prophete-, apres qu'est venu [Jcsus). Nolrc-Scii/iicur Jcsus-Clirist qui est ne de
V" a.
rui. .■.:,
v h.
1. Le mot JiABTTrjBT' est la transcription corrompue de T.XXiivwv (/) xoiXta >, twv). — 2. M.
ii 111. : aiiciin d'enlre /cs prophetes.
fol. r>s.
/,f, SAIIC.IS l)'AMI';UC.A. fl^^l
Mtl ■■ rilrnA^. ! ^-VCCr : }x'r')'y:{l1- • f. "JIA : <»lrt'7'A -■ (U/»'I»[/>]A ■■ ^A
int\ ' > il'>rii.'.'/.' •• i»->i|:tl. : »l(.7l-fft ! imh"7'> = il«"X7. ■ ^'/•'.«'."V/.l- = V^A- = '}
Ay» :•: (IJU/» : .l'(l. : ^..'^^'yrt ' Wl.^- • Vl'- = il'-"»>4>» = H.f-'»' = «»;^ft''(-V.. = ""-*'.'
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,h.C :•: f.^ ■ lUlC.eri : Vn.^. = VU- : •n>.A. : I*'/..'»"!.'' : ft""- : «".«'"•C* ■ (l'""!*!.
•r: : <»,evx M. : (i./- : wtw.h-fi.hA: •■ am-hx- • jpv/">. : Tic:rt.-f- : «'^'.i-flr: ' ^/.n »
//"•>(1<. : «»,l'.\l.'>'> : »lir> : (lf"7V- : rt»'/'yi(: : "V^JlA : llAh.irtf"- =:= fl»»l^*(I :
.f.d. : V(l.,l'. : ■Vi.r.U. : «»A'I' : Xf '> : «»lv/.l»',i'. : «»A(- : /..f <«^A.'/' : Vl>- :
ji'.«»X7. : '>'l/"ll. : X.e.* : ««fPll : ll.l'.X.^'> : "i.W • d^Ph ■ h^.^l •:: fl»'!'/.''». :
>n.,f. : .e.n. : >.1P"^<{. : .«'.'fc* : fl»*!.?'.'-!' : ^.ftl^JA-Jl = t\'i\,\v\' ■V-
hai'/*'h ■■ yd^-n : fl»,e.n.A" : >.«»•'> : h-i-V ■■ iitm'\l : ^•/li.'i' : fl»'?i'l- •■'■■ ?'tt' ■
\\Ui:vt\ ■■ vn.,e. : h-",. : .f.<wx-h. : ^,7,Mn : hh ■■ ji'.>fl<- : fl»-ft/' = flH"! ■ h\)ii: ■■
ai't\\- ■■ h,\i\: : ini: ■■ aty. tt/i' -. 'i,\.t: ■. iMy. ■. aix : hi\i.h'tt,iy.i: ■■ ih^a- ^
Jt»»Ah : «»'><1./"/" : IX : ?.'?ll.^fl«I..C: : Hll^A- : i^.WwAh : «»^«/.tf»-(: : Mt
I. Ms. Mmti. — 2. Ms. iw^j+t. — .3. ISls. haft.
3
Maric, dc la Saintr Vienjc et a ete crucille ilan.s les jours ile Ponce-Pilalc, c'est
ilonc le Christ veritable qui est venu pour lo salut du niondo entier. Comme
le proph^te Isaie dit : Voici ijuc lc Jnstc ciciidra ct qiic son salat apparaUra'.
De plus le prophete dit : Sil a lardc. nc dcsespercz pas, car il vicndra rapi-
dcment et il nc lardcra pas'-. En outre il dil : Toat (etre doae) dune cltair rerra
lc salul da Sci<jncar. Le prophele Zacliaric dit : Voici tui liomme, ajtpclc Oricn-
lal; il .vc liircra dcn bas; il rcndra jiarc la maison da Scignear; il luirtcra' lai-
meme ses insiynes; il siegcra siir soii trdiic; lc pretrc jai/cra d .w droitc; lc
fiii. ,is, coii.wil scra cntrc cii.r dca.c\ De nouvean ' h- prophete dil : l{cjouis-toi. /illc
de Sion; c.vulte, fille deJerusalem. Voici (jac vicndia lan roi juste etdoii.r. montc sur
le petit d'un dnc''. Lo prophotc David dit : /'c Ui IkhicIic dcs cnfanls ct dcs
(pctits) enfants ta as prcparc la (jlorification'' . »
78. JusTLS ueconn.vIt »01 k Jksls kst i.k CnmsT. — Jacoli ropoudit ot hii dit :
« Cest vrai, mon frere : il est ecrit ainsi. [..e prophote Zacharic dit : //
viendra cncore des peaples ijiii dcmcurcront dans dc inmbreascs villes. (Ils irout)
daiis iiiic in^mc ville ct diront : Allons sapplicr la face du Seigneur </«/ dominc
litiil cl clicrchcr la facc dii Sciijiiciir <iiii dinninc toat. J'ir<ii. moi aussi. Pc
1. Is., XI. VI. i:i. 2. Ilal)., H, 3. — :>. M. a ni. : // (7^t'f/vi. - 'i. Zacli., m, 12-13. —
5. Zacli., i\. '.'. ~ i>. I's. Mii, 3.
[147] SIXIEME ASSEMBLEE. 47
(of.fm^h' ■ TtiM ■■ nii-:'''* '■ hii^nn ■• ahnnyi ■■ rihiin • Mii ■■ fr/i/»'i*- ■■ i
R • h'7ii,^nr/i.f: ■ i/WA- ■■ y.tmfi^Y] -. nA,e<-«^A.';" ■ flj^.'l"tf»»/i*AA- : ij^ ■ hiu. ♦ foi ..t
>»'nji.i: : h^/n-H : ,e.n, : hiw.h-nth.i: ■• i/w-a- : ?.«m»a5i :•: chAi- ■■ h'ie = Hh ' ^'
ao : h'/"i- : hrliH-n : liyiCA-fA : ','lh : R'KI'1- : «WJ^/»-'/- : CTlP : 'Hfl»-?l't : '1'
?l'rt:'l' : H.i; : hHli-l- •■[■■ (Oh'r?:"l/.lt ■■ ,l'«"J\"?l : ilAV. ■■ ODfiJ^ : H/?.^?ift : 'I'
Ci :•:: I0h'r}f:"l^lh : 'Iv/nX-Jl : «0^'. : dA'/' : Ji^H.K-nJi.C : fl)?il>"'H : j?.'VV/"
h. : <n»-;J-'> : ?iS»"fl>-ft'/- : fmfl'.(\(: ; fljf.+fll-tf»- : -^fl : "/<•'/" : Ofl»'.P." :!: fl?i9"
JliroO" : H,e,nfl>-?» : flJ-ft'/" : «D-J^/»'/- : rt"?,?'!" :•: mhTUfon- : H,e.fl»rt.e."?' : A
•^■'lY. ■■ HA^/A'/" :i: mhtmtl : \\im-\\ : fl).J,.|: : jr"J.|. : ?,'}h : y,X'>Wi. : >ii'.IJ-.P." :
Kfl»"/*'K : P"ftTft : fll,l'.n.A- : ?iO">"V : 'In. : ?i'Ve : fl»Tf'/' : Vllnh :=: h«» :
hCft^f^ft : H»»X"h : n«»«p,VA : ^flJ-^ftrnft : 'fi^C : H/fllAft : nn.'/" : A*r/l.9" :
H^IJ-^ : ?»'^C,ei»" : 4'.e.ft'l" : .d-^JIA : fllrt+A}»» : ^n'/.'V : h?.U'^: • n^WRjiA :
A.Arnn ' : ^'JflLV/J : fl>-?i'/"h. : hCA^f-ft : HnA''?'^ :i: iVnao : /Vnf- : 0»"A. » O»
^.^ji'.,?/! : mhcryh ■■ flivfA-fl»- : vn..e'l" :i: vn- : j?.'l"n/.h : H^.ncvi : Ahcft-f"
1. Ms. Mm.
IVil. .'•.f
v° a.
vomhreux peiiples cl de nnmhreuses nations viendront avec moi, clierchant la face
dn Seignenr qiti doniine louf, a Jcnisalcm. ct impJorant * la facc du Scifjneur. * ini- ss.
.\insi dit lc Scifjncur (jui doniinc lout '. J'ai vu, luou frere, commeut les peuples
oul eru au Clirist. Voici qu'a ete puissant le royaume des Romains, c'est-a-ilire
la signification des dix cornes. Puis viendra le faux Messie, (c'est-^-dire) la
corue qui est petile; puis viendra le grand jour du Seigueur; ensuite les
morts ressusciterout des tombeaux et se tiendrout debout aupres du ter-
rible tribuual. II y en a parmi eux qui entrerout daus le royaume des cieux;
il y en a parmi eux que Tou conduira au supplico eternel. Puisqu'il en est
ainsi, qu'attendent donc les Juifs? »
Justus repondit et lui dit : « Tu as dit vrai, mon frere, et tu as exprime
unc (cliose) certaine : (k savoir) que le Christ qui est venu dans les jours
dWuyustc-Ccsar, qui est ue a * Bcthlecm de Juda, dc Maric, la Saintc Vicrgc et ' i'"'- ■'•«.
(que) nos peres les Juifs out crucifie dans les jours de Poncc-Pilate est donc
le Christ veritable, comme (r)ont prophetise Moisc, Isaic, Jercmic et tous les
prophetes. Voici qu'il est beni celui qui benit le Christ et croit qu'il est Ic
1. Zach., viii, 20-23.
r..i. :
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48 SAIUUS DAmaiC.A. [!'•«]
tl « tnVhri ■ »1«» ' *A- •• «XHAS. •■ A>i''ill./i(M..t: ' a*-M' •• nh«» s ^.n. : fi'P.
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<i>h'7i/^- ! An«'»- : Ji/TO : h.y.t{t\ah • wy-w. ■■ lun-t^-i ■• nxn • nhH' -. r/»,e,'V> :
«f.ir» : hmM\<\y.i: : ii\.yi:0' ■■ at*h'rKh •■ '\tif\.ii'o»- •■ «n^^rtv-/- •■ ht\oo ■. f,ai-h
«'»• ' : ath.t\'rfi9* ■■'.■■ ^"10- : afh'\' ■■ y.fxAn-hr •■ «>[;..].i'.A'/'/'tf'»- : *'.n. : h^m.h
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lllVd- : '/"K-h ' : AAA.V : nfJ/: : Vf-A' : h9"hf»' : .l^.A+A : )ni:t\-f't\ : Xfth :
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' ini .,'.i. r'hat>' : ?,.e.'/>iro... : AdA : K'7ii.hnri..(: ■^- y.w, •■ "V.h..eft : vn.^. : *n>i'j/- : Jfl
r a.
1. Ms. X<D>>0O'. — 2. .Ms. ao^h. — :>• Ms. lO-VVOlii.
Verbo ot lc Fils du Seigneur. Comnie dit le [nophete Uariil : Le Seiyneur a
ennii/e .\iiii Vrrhr ; il le.i a i/iirris rt il Irs a sauves de Iriir niort'. Qu'il soit
mautlit tout (etre) qni ne croit pas que le Clu-ist est Dieu qui s'est Tait
homme! Eu elTet, lc prophete dit au sujct de ceux qui ue croieut pas au
Christ et nc veulcnt pas cntendre son Evangile : lls ont tletituriie leur eisai/e
(le liii ; ils (int reiidu sourdes leurs nreilles, afin de iie jhis eiitendre; ils ont epaissi
leiir rieur, ajin dr ne pas eomprendre ee que [le Seii/neur) a dit duns la Loi au
siijel (lii Sdiirriir. Le Seifjneur a eneni/e ses proplietes. [Ils ne les ont pas ecoiites).
• fol. r,s, ' // a l'iiil vriiir sur eu.v le rliiitintent, ear il Irs a apjteles et ils ne lont pas
eeoute. Vareillentent eu.r-memes lappelleront rt il (ne) les eeoutera (pas), dit le
Seigneur (jui dmninr tittil'-. Le prophetc Mieltrr dit : Moi-ntentr je les renilrui
eonfondtis rl disper.^es et je les rloii/iierai de nutit lierilai/e, riir ils ont transyresse
ma Loi et mes voies.
79. L.v itKPRon.\TioN PES JiiFS. — Voici quc toutes ces (choscs) sont vcnucs
sur nous, dcpuis (jue le Christ a et6 crucilic jns(jues anjourdhui. Le Scigncur
s'est mis cn colere contre nous, car nous n'avons pas cru en lui. Le propliMo
dit au snicl du pcnple (pii a crucifie le Christ : Mulltetir it eeu.r (/ki maelii-
nent riniiitiiti- et ntrditrnt le mal dans letir rourhe! l)es </«'// fait jour, ils mcom-
plissent leiir iniijuite et ils eli'vent leurs ntains contre le Seii/neur^. Lc prophMe
• fiil. .v,i, Miclirc (lit * an siijct dn C.lirisl : Ltnr-toi (rt) triliire-les, fillr dr Sion, rur je (/«•)
1" a.
1. Fs. cvi, 20. — 2. /aoh., vii, 11-13. --,'!. Mii-li., ii, I.
[149] SIXIKMR ASSKMBI.Eh:. 49
cnf-n ■•.■ i-iA^K •• hX\X'V'a«- .■ «)a/- • Kv-i ■ ht\»" ■ hd.tivf'- : H-nc-i- ■ aa»
Al-h. ■ m-ifm{]'py-ti»- : iinwMf ■■ hrThii-n ■ ai-ithcrv- ■■ Mhni\.h'nth.c ■■ ntt-
A- •■ T^:c :•: mJiiin ■• ^'.n, ■• y.nMr.o^- • hhhih.^ ■• h^Jii = ^vnA ■• riiii-ne : r
•}'l' •■ /.rt.fth-h ■■ tfirM- -• hXr/i-mH-h ' : il/.i, : VD- : hlO'f\hr\'i\- ' hr^.C^ ■
•l-nX- : OinArliVl-h : ?.'/'n.'|- : '>Jl :: '(•rtTril : ^fy4"(\ ■■ (Df.n.A" : hh^nChV- : ?»
'Tlf : P-ftTft : hff : hCft-f^ft : ^'/'Ah : ll'|-rtn^ : CB,f,-|",h. : AAA.U- : ^^.D-J?: :
h/w» : -nhn. •■ ^.•'n-T : UnlA ■■ W-A- : l»V : fl>r/lA<J. : H/VnV- : Vn..e'l- : n^^-/:KU- :•:
J?,n.A- : ?-{\'rt\ : A.ed*'n : '^.'«'niJ : n^<0-C-> : imw : i.-n6 : ^lCB : Ad
A : n/'J'l-' : "iM" :::
^n. : ^**n •■ Vli*' : *AdA : hat'V^yTf\ •••■■ mncm^iy ■V- a)hn"i.:f'C : atttC " loi .9,
'J^JJP : fl)^'}^«AjP : flJA^/.. : ffl^-n/J./.JP : '/'ftA : WA- : n^iflJ-Cl- ' A^Aif :•:
fl»n.:i-'},e :•: '/'AA : nw.fll-C-/."/ :•: flJ^TJlh.JP :i: mj^CjP : flJt^A' : llfl>-ft'l;;J- :•: fl»
'ttfh.d : 4.Cft : Wrf^-yr :=: fl»'nA'},e : fl>WA- : .e.rt.e-V : hao/..'i : Hfl»-ft'/- : OrlK
C : athWiTn :=: fll^PC^JP : Jifth : hahq^^n ■■ n/JiC : llfhfll-^i : AW-A" : "/A?" '
1. Ms. jiKvh-iDi-ri. — 2. Ms. >i(D'>^->iri-ti. — 3. Ms. a)r,r'f.-^i.
fcrni (des onglcx) (Vairaln [d toi), ma fille' ; tii detruiras de nomhreux peuples et
tu consacreras {leurs bicns) au Seiyneur, sur toute la terre'-. De plus il dit : //
rcprimandera Israiil, en disant : Mon peuple, que t'ai-je fait? En qiioi t'ai-je fati-
(jne? Dis-{le)-moi. Voici que je t'ai fait sortir de la lerre d'Egypte et que je t'ai
dclivre de In maison de la servitudc '■'. » 7««)/) r^pondit et lui dit : « Reconnais-tu,
nion fVere Justus, que le Ghrist, c'est Dieu qui s'est fait homme, et que les
.luifs rout regarde'' comme un homme faiblePOr tout ce que ies prophetes
out prophetise k son sujet a eu lieu et s'est passe. »
80. Lks pays soumis a la domination de Rome. — Justus dit a Jacob :
« Combien y a-t-il de pays sur lesquels a regne le quatrieme animal, (en) ce >
monde? »
Jacob dit : « 11 a regne * sur 'Aicfydnos [Oc^an]; Bnrtdnyd [Bretagne]; ♦ foi. so,
'As'itdr [Espagne]; Barndyd [France]; 'Antolyd [Italie] ; Le'ard [Hellade] ;
'Abrdyiyd [Thrace] avec toutes (ses) regions superieures; Bitdnyd avec ses
regions (adjacentes); 'A/iofso/i:/(/« [Antioche] ; Soryd [Syrie] et toutes (les pro-
vinces) qui sont en elle; le pays de. Fdres et de Medydm [Perse et Medie];
Beldnyd et toutes les iles fameuses qui sont dans la mer; 'Akentes; Fereqyd
[Afrique] jusqu'a 'Awfyds [Ocean], la mer qui ontoure le inonde entior;
1. M. a m. : ta jille. — 2. Mich., iv, 13. — 3. Micli., vi, 3-4. — 4. Le verbe i-Ti-Wi a ici
le sens de eonsiderer.
PATH. OR. — T. XIII. — F. 1. 4
V" a.
50 SAllGIS D'AI5F:UGA. 1150]
uthTCy • mi-h- •■ «n')"?/";!- : •Mtu-Tx-U •• rMitiMM- ' l"')" •• not-M' : 'JAy" : O)
vii- : v^A- : h*7i»in : •{•'ViV' ■ nw'»»"//"/- : c^v" ' (i»u"» : hiiii ' hnw.httih.i: •.••■
ron/l»|: : A>rt : J.A'I' : ^/i»}";/»-» : t\\\00 : ■H.h, : M"hf"> ■ '""fCh ■ ht.7l-f-
t\ ■ hM\ ■■ v-r •i-
Ut\rH' : •n/I..A"<"»- : tmfiih' '• flM»<" : V-h'!' '■ dM' '■ Ot-l\-l' '■ h-tt.?'l'M'a»- •.'.■■
•fol 59, «»>.J»"''II : h-'!» •■ l'(>*'fl : y.f,.'r ■■ flJ.f.J^A. : «»,t'.ft/.A : W '■ h^lW.httiU.V. '■ \\
ao : y.i\i.y. : ■\iW.hS' '■ Hlfl/. : IJll- ••■:■
«»A'.fl.A"<"»- : t'-ftTft : Ah'lfl>- : /l.jPfl»' : h^m.httiXx.V. • \\(n> •■ WA- : H|'.n. :
,eii«r-fl : ho^-i '. Oi'h'\' : fl»^Afl : ,h{\'\' : >.ft'"» : \\(l«'ii.t\ • 4'S./l : l^.l-Vnfl ••:
fl»Jl'.>.ll.>. : h*^.*.?.- : ;l-rXh. : A.'/' : Wh^' i\^<i'\\0^' : '\*n : WW : '\'V/"h
*)«•»• : ydJf-n : fl»?.'/"ll : hTf^h- : A-|: : '"»XJl<J. :
fl»(:hf- : V't\'rl\ : .Cn. ::: ha-V : Ao»'/..A : (fTlH' '• AjPrt*'fl : fljn*!."!: ! 1\
rt : J?<(.?.'r..e.- : 'IMin : h'?"Uh : fl».!'.'/..»'./! : hhTlV ••: 'l'^. <"»•>, : ,1'.^. : ^.n-f : h«» :
t\i:t\-r'{\ : l/rt+A- : hyil-y: : 'JM''/» : ^'rAh : «>-?,'|: : «»»1^(1 : A,.e.tf»XK : OdJ^' :
h'rAh : l/7.'>nA>(i- : fl»rt"V./'0«»- : h'Vfl>- : H'J'/- : -/"^^OO- :•:
^Amoryd et tout son royaume. Ce sont les pays (soumis) aux Romains, daiis
le mondc. Voici que tous les peuples ont ete sourais ;i la royaute ' des
Romains, comme a ordonne le Scigneur. Mais notre royaute A nous est
disparue, comme nous (le) voyons, depuis que le Clirist est venujusqnes au-
jourdhui. »
81. FiN DE LA coNTROYEKSE. — Aprcs avoir dit ces (paroles), ils se dirig^-
♦ foi. 59, rent et s'en allerent, ce jour-la, vers leurs maisons. Alors * Jacob se mit k
jeilner, a prier et a demander au Seigneur dc (liii) pardonner les peches
qu'il avait commis autrefois.
Jastus dit aux freres : « Le Seigneur est vivant! Tout ce que Jdcoh adit cst
vrai et il n'y a pas de mensonge (cn cela), car c'est enonce par l'Esprit-
Saint.
Maintcnant je veux que vous m'apportiez ce quc vous avez fait ecrire
jadis, ce sur quoi Jacob a controverse avec vous. » Alors ils lui apporti?rent
le livre.
Le voyant, Jusltis dit : « Mon pere Samucl a ete le maitre de Jucob, mais
ce dernier le surpasse en sagesse et (lui) est sup^ricur en science. Jadis mon
pere a dit que lc Christ que les Juifs ont crucifie est ineonlestablement Dieu,
et en outre qu'il ne viendra pas d'autre Dieu que lui. » Ayaut enteudu eelte
(parole), les freres furonl lHoiui6s.
1. M. ii m. : par la loi/aiile.
r" a.
[151] SIXIEME ASSEMBLEE. 51
V '• *01C • n«w<PdA ■• 'Pd^ • 'JT'/»' : -nhrt. : Hf/h^C : T* : «Ti^Ci : fflfl>-?l ^ lol 59,
'|:rt : n?./». : JUJ-J : ?t9"A.*V'|- ' : hff.l}-?: ■ rt<^dh?' : h,lv\r ' itM' ■ MW ' ?• ' ^'
nA : n?l'M- : r"*-!- : J?.'IV„/»M.. : nT*'»- : T^J* : "JT-/** : fl»n<W^«7/^.|- : ^.* : fl)
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^'J^.A ! >n.^- :•: flJ?.9".e."'i<{.r|. : HiP.-y^ft : -f-n^J : Hfl»-?.'|: ! 'IT.J^"?.;!' : AT.C'/'!- :
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Airt : VnO : ^.'JH : "iflA^ '■ A^A.IJ- :: (Dh9"ff:'W. '■ .ll^T : ff»<POA : »1*^ : 'I'
;>'nh. :•:
1. MS. >iy»A..-|.> : t.
82. AcCOMPLISSEMENT DE LA PnOPIIBTIE DE DaNIEL. AlOFS JuStUS leUI' dlt :
« Voici que moi-meme je (vais) vous raconter une chose surprenaute. II y
avait dans * la ville de Soqind, dans les jours du roi Moriq [Maurice], un " foi. 59,
homrae qui habitait pres de notre demeure ; cet homme etait pretre d'entre
les princes des Juifs. Je Tai entendu, un jour, en train de dire : « Pourquoi
« se rejoui-ton de la mort du roi Moriii et du regne de Fouqd [Phocas] ? Pourtant
« on ne se rejouira pas a ce sujet. Voici qu'on voit (des calamites), depuis (jue
« le royaume du quatrieme animal a cte aflaibli et detruit, car reste ce qui
« viendra avant les dix cornes dont parle le prophete Daniel. Puis (surgira)
« la corne (jui est petite, c'est-a-dirc la plenitude de la crainte. Ensuite aura
« lieu la resurrection des morts. Puisqu'il en est ainsi, comprenez que les Juifs
« ont tr(jbuche et ont abandonne la voic de la droiture, car ils n'ont pas cru
« au Christ qui est venu, avaut que le royaume du quatrieme * animal fut * foi. eo,
« d^truit. » Alors les Juifs demeurerent a murmurer; ils injurierent ce pretre
etily eut entre eux une grande querelle. Voici que moi-raeme j'ai entendu ce
pretre en train de dire une telle (chose). Mais nous, nous somraes demeures
k nous moquer de lui. » Peu de jours apr(!;s, ils se rtjunirent a nouveau.
♦ r.il. r,(i
1" b.
52 SAIUIIS DAIiKKCA. 1 152]
f.n.A" • p-ft'r[ft] •• Ay/i-r-n •■ ^-vv" •• n'^n.h •• 'vi"]/:/. •• in:i-i\\yA'\ •• h
'/•.''•A •■ v(i.y-l- • r^'M- • MnMitx ' •• \t\of •. ri>,'}'/-ii : /..'H^ •. j?r/ohc: :•:
y.iL : y^+n : Ji-^i-i' : >i«» ' ^.(L : ?."/ii.^n,i..c: : i\hi. ■ h.i:r9t\ •■ W- ■
A.-i"i'A«n>- : i:\M\o»' : nvi/. : ,hM' ' hi\('" = aihjvr'i'n •■ h,y.i\'p--ii)no»- .■:■
iJiL-l- : [^.-l-jnA- ! ii.'/' : ?.'*;ri.K'nji.(: : ui-hu •■ ak^/» : hc.-i-jiifi**"»- : vs''/.'h
OD. : (:.|:(J : rlJ'/"'/JlriV|«o- : flljrlChw'»- : V;i-Ji : "'/KhA : nhrt. : rtl"7rthA : fl.
X. :•: mh.-l-hliWlOO- : hft,/. : ri)?,:iA : "Vfl»-;/' : fl><i.Art. : (0 h.\Unn')no»- : ^.<w> :
'JX.Ji : fl»-ftl'' : 1f'>'|.- : iW : WA.<l>(:h«»- : fl»A.'/-Afl»-htf'»- : V/Ah'|- ' : >h./. :
A?,'};'h'/:yiO»- : Mn/.ho»' ' : fl»-fl'/- : 'J"!^i: : h'i-l' : flH/nTlb : AMl'/.'htf'»- : >i
T^iM" : fl»?»fth : A^JA'/' :i: «»»1*0 : ,l'.fl, : fl»^'"'^ = rt"7i>lT"»">. : fl»^'/"nhfl»- :
•l"?,»niP : -lnfl»'h. : hiloO' : a}'t\l' : 'ir}|- : fl.-l- •■ tnYm^Jna^' : JP.Vfl^. : -^
n : tmilU ! /{<f>.T|. : fl)'l-X.UV. : fi.i\ : ft^.lt^ : hV-^tl ■■■ (Ohtmfi : hi\i^\}o»' : /1"%
'i : .'«'Ae : fl)A,0'/"nho»- : 'l-^Hl/e : VU- ! »»J,AVh : hV : f.(\, : ?,'7ll.h.fl,/i.
1. Ms. Attn-C • •fft. — 2. Ms. iDfi-h. — 3. Ms. hr^klit. — 4. Ms. vvIICIK'».. — 5. Ms. ioh+
■IMiuo-
SKPTJIEME ASSEMBLEE.
83. Jacob demontre que le Chiust est venu. — Jttsttis dit k Jacoh : « Je te
demande de in'exposer et de iue demontrer par la parole des prophetes la
venue du Christ, car (les freres) veulent scruter (les Ecritures) k ce sujet. »
Jaroh dit : « Oui, nion frere. Le Seigneiir dit par la bouche du prophote
Jenhiiie : iVc vutis fiez pas d des paioles de inensuiKje, car clles ne vous seront utilcs
cn rien. (AV) ditcs [pas) : Cette inaison est la inaison du Sei(/neiir. Si vous rendez
fiii. (10, druites ' vus vuics et vos wuvres, (si) vous prali^iiicz lu justice cntrc lcs hornmes ct
cnlrc {vos)scniblahlcs, {si) vuus ii'opprimcz pas la vetive, rorpltclin et 1'etranger, {si)
■vous iie repandcz pas le saiuj pur dans cctte maison, [si) vtnts n'allez pas [apres)
les dictix ctrangers el iie {les) suivez pas, je votis fcrui demeurer vous-nicmcs
dans la terrc que jai donnee d vos phrcs, iVeternitc cn eternite'. De nouveau il
dit : Si vous m'ccoutez et (si) votis observez mon commandcmcnt, voiis cntrcrcz
vous-inihncs duiis rellc maison, vos rois siegeront stir lc trone dc Duvid et vous
serez porlcs sitr Irs rhurs drs rlirriiii.v. Mais si voiis rrftiscz irccoutcr ina parole et
(si) vous n'observez pas mon commandement, voici </»(■ jc vous jure moi-m^mc, dil
lc Srignriir, (lur jr drmolirai rrltr maisuii'-. Vois-lu. o mon IVere Jusltis. (|ue,
1. Jlt., VII, 3-7. — 2. Jor., xvii, 2/i-27.
I
v° a.
fol. 60,
V" b.
[153] SEPTIEMR ASSEMBLEE. 53
C : hffo : htmn-ttC: ■• tiini^ ■• n.-!- -• CKM- •■ hM-? ■• P-ftTft : hfm -. hV^^hao -. » f„i m
■\'i\bm : ^.Oi». ' ! tOxm.txl ■■ hSi^-ti : \\C.Mt\ : W^^fl : }x'^\\.Y\'tt,h.C ' fflH/.m
> ! a*'{\'l' •■ WA- : n^liflJ-rM' •• tOl-^M' : n.-/- : fm^y.M : IDlhnA : rll^V : ©/"C
MV :•: ahffo : jf.tt. : h,C'r^t\ : Vfl.,P. « ?»A. : ti.\' : M ' ?lftOT ' -VA4"V : VVft
e : Oimi-^ : '\rtA.f : Tifitt, : (Dhtt.fi : tiWM : '»(l7ft : HJJ" ■• rli^^W» : hft*". :
/S.fl»X"h. ■• h9"a,'1'? : (Dh,y.'1'fm?in- : '^1.? •• fl»?iAO : HJPt.U- : 0.+ : '^.4.,?.^? r
fl».e7'n^ : AfmCh-l'? : hhfo : Of^O' ■' S"[A-]'1" : fllA.-Wl*- ■' l^ ■ h^ii.K^n.h.
C ■••■■ tDUdtt : j2.n. :•: hf^ ' *<»»■ ' <»»-A. •■ fl»«^<">^/uA : 4'.«'."»» = 1K'V : A,«Afl»'1|-- :
WM : •'in.irtf»' : fl>Ai.,l'.'/'MiJlO»- : All"}'!.- : rlilin : H?i'>nA : Hho^' : ^C/li*
tf»- : >i'/'ie : IDhmdhf»- : 'h^i-^ : flJ'J^. : ,1'.^. :•: hf^A ' h?.'^a^''l. = .e.ll. : h^ll.
?in«/i.(: : tB'hOTe'phfl»- : .e.-V^: : OlVe.- : h^^AlTl- ' : h>/"h : ?.R.e : AdA.»JO»- :
(Dhli.-X-ht^fi^' : fl»hft'/">'iV.V)0"' :=: mhbtt •• ,e,n, :•: h.,e.rt<i ■• A"Oi>. : (?.n. : hT
ll.hnWl.C : HK^nA : Whmy^a^- : '^l>hA : hrliHn : fllfl>./»''/" : w-A- : n^hflj-c
l- :•: TJ>.»I. : hWl'^ : tl> : 11^*?* •• Ot-hl' : W'A- : n^fl»-i:> : ht\fm : Ki\'^t)'l :
^ti" : hh'^\\.h'l : hSfhh : hCft-f ft :•: ^.n. = 'T.tl.jPft : "itt.^. : nh'J'l' : iWlCM'
f\ •• c^i'. ■■•■■ s'i>. •■ hn\i.htt.h.c : ,e.flJ6«i •• h'/"tt,-u : (Dy.(DC?: = flif.v^nc : «wAd
1. Ms. Rr^f. — 2. Ms. >,0Aa>:^. — 3. Ms. mtooje-nio'»-. — 4. Ms. hyAVi^-.
depuis * que le sang de Notr('-Sei(jncur Jesm-Christ aete Tepandu,le Sei<^neur ♦ foi. eo,
nous a meprises et nous a disperses dans tous lespays; notre temple a ete
detruit; notre Loi et notre Testaraent ont ete abolis. Comme dit le prophete.
Jeremie : Malheur (i inoi, car mon (imcperit! Le tourment est (jraiul sur moi. Je dis d
mon dme : Supporte cette a(fliction. En effct, {mes fils) sortiront de ma maisonet ils
ne reviendr(mt plus vers moi. Personne nouvrira mon temple et ne ramenera nion
Iroupeau, car les ber(/ers ont agi iniquement et n'ont pas cherche la face du Sei-
(jneur'. De plus il dit : Quaiid {in^me) Moi.se ct Samucl se tiendraiemt devaiit
ma face, lunii iiinc nc sc troureraif pas avec' cu.r. Je ii'epargnerai pas ce peuplc,
mais au contraire jc Veloignerai de moi et jc lc fcrai sortir * dehors^ . En outre il * foi. «o,
dit : Piiis^iue vous m'avez abandonne, dit Ic Scigncur, ct {j)uisfjue) vous vous efes
tournes derriere dautres dicu.v, j^cVeverai ma main sur vous, je vous renverserai et
je rou5 confondrai. T)e nouveau il dit : Je ne leur pardonnerai pas, dit le Sei-
gneur, mais jc Ics disperserai parini lcs pcuples et daiis tous Ics pays. Voici donc,
6 mon frerc, que iious sommes devenus disperses dans tous les pays, car nous
n'avons pas ccoutc la parole de Notre-Seigneur Jesus-Christ. Le prophcte
Michee dit au sujet de la descente du Christ : Voici (lue le Seigneur sortira de
samaison; il descendra et demeurera sur la terre; lcs moiitagnes s'cbranlcronf par-
vb.
1. Jer.. X. 19-21. — 2. M. a m. : /iitprcs de. —3. Jer., xv, 1.
54 SARGIS D'ABEUGA. [154 1
A-l- « y.fl-C • <i»y'>'f'A«)'A- •• h.P.nc: • ll.-lvTlrl: •• «»l'.-l|v/i.rtni. : hm-IC • h«» « I*'
i»"rt : J»!'"'^ ' ^i^i-l" ::= "»h"» • "7j?. • ii^.«»-,iir»i : h'rhff:ni: •• wil- ■■ v^a- •■ uy.
f.i Gi, hfl>-'> ' tth'i*-i- •• •'im.M' •■ i\s'M'tt : tntthi-i' i 'i:n'o«' •■ mU' •■ ?»ft/..Ai.A :::
' " y.ii. : vn..e. : n>i'>i- ! hy.o?: •■ m ■■ h.hr'i- •■ ttmiti-fti ■\- yn •■ ^-/n.Kn.h.r: •
h.yilh. •■ -JJ^-V : f\ftMlO»' : hi)'»' : M ' hnU.h-lhh.ll : «"'h<i : «»i;A«»- : M '
hM\ : A^JAi;" : h»"^- : •'l(n.h-\'Ua»- : (nh.-1'i1\tth' : httfl)l1U»- : hflf»' : /^h"!».
hn,h.C' : h9"^\ilnoO' : •iie.VlflU- ::: ^"7^ : >,h1-K' : h"" '■ h.ytt, = A.l" : MinVl
«•»• : H>i'MIA : t\h"t\\.h'tt,h.i: : h'rAh*l«»- : Win-hl' : ^H.Mil : »rt'l'A?* : ^ijL'-
If-y: : tOftttf\ : hT"!' : ttl' : h'rhM9'o«'' : hl\"" •• W-A* : Uh.Vh'r'i' •• M- ''
h/\tt : ,1\y.(H' : UMM" '■•■
«»»l(Vn : y.tt, : Vn..«'. : tth^il' : h.f.D-.e,- : >iA : h'ri' : ttYlCMh = fl».e.P.'VT '
• foi. .1, ?i-iii.hn,ii.(: : A.ert*n : m.e.nA,»» : ?i'/'?i?. : uy.h.y.* t^" ' ^.«wx-h. : injc.rt^-s. >
'" ^* A-|: : tty.a/. : K^V''i : (Oy.-1'^r' ,h' = (IV^A- : l*'V,e-1- ' y-tt, : h"lU.htt,h.i: ■•■ (D
KCryM. : Vn..e. : y.tt. : tthil- : i1x^',-1' : hA : 'p-lft-OO' : •/.(^.«^'ft : ht^ : J?.-1'
wA.e/ : hcrt-f-ft :•: h»»!! : .e.n. : h-iii.^nrii.c : .+A : 'i'f\rh : lU."? •' -tthy. •
fflAU •• fl»10C ::: <Jrh.A : 'XUflP-O»' : Aft*,* : a^^iHfl' : >^«{. : Arh • Kft'"» '
1. Ms. JiT-h^jRjPfm-. — 2. Ms. Hh..e?°'V.
dessous; les collines se fondront comme la cire d la face du feu et commc Veau qui
* fot. fii, coule des montagnes. Cest tout cela qui surviendra d cause * du pechc dc Jacob ct u
'° '^' cause du crimc dela tnaison d'Isracl ' . Le prophete dit au sujet des Juifs qui n'ont
pas cru au Christ : Le Seigneur dit : Jc ne leur montrerai pas ma face, car jc
suis le Seigneur misericordieux et je suis existant jusfju^d jamais. Confessez votrc
peclie et ne cachcz pas votre faute, car vous avez peche contre le Seiyneur, votrc
Dieu. Enteiids, 6 mon frere, qu'il n'a pas dit : Vous avez pecho contre moi,
mais eontre le Seigneur, votrc Dieu, c'est-a-dire (contrc) le Clirisl que les
Juifs ont cruciric. S'ils avaient cru en lui, il les aurait fait vivre. EnetTet,
tout (etre) qni ue croit pas en lui n'aura pas hi vie eternelle.
84. Lk sallt opeue pau le Chuist. — De plus le prophete dit au sujet
des Juifs qui ont cru au Christ : Le Sciijneur sauvera Jacol> ct lc dclivrera de la
♦ foi. r,i, main de cclui qui est plus fort ' que lui. lls vicndront 1'adorcr'- sur la
' montai/ne dc Sion et ils se rejouiront de tous {.Kes) hienfaits, dit lc Sciyneur^. Lc
prophetc Jcrcmie dit au sujet des enfants qu'a tues Hcrode, lorsque le C'"'!:'!
fut ne : .\insi dit le Seigne^ir : Vne viti.r a ete entendue dans liamd (ainsi que)
dcs plciirs, dcs lamentations et dcs gemissements. Hachcl pleure ses enfants et ne
veut pas cesscr les lanientations, car ses enfants ncjiHstent plus pour elle. Ainsi dit
1. Midi., 1, ;5-,'). — 2. M. a m. : i/.i viendront et ils 1'adoreront. — 3. Jer., xxxi, II 12.
v a.
[155] SEPTIEME ASSEMBLEE. 55
Ki^^iV ■■ ?^'t'.^ •i- htmni '■ f.n. : h^n.h-nr/i.f: ■ ftin«» ■■ *Ah. ■■ Kirnh?. : (oh
d[^]'>'/:h. • hv^h^i-nh •■ htiffo : drt/i- : Tinch. •••■■ j>rt.-1rt : Tncti-fti ■■ (o-h-u ■■
H.e<f.?.y-.P.' : Ottnt^- ■■ (0^.iS:V-a^' •■ nh'W : 9"1(\(^00- ■.:■.
VU-h. : AnO-h ' : >.f-nTrt : h»» : '/oK^l : ilC.tl-ftl ■ fl),e."Vi : ?»9"rtrT(i'l "/• :
rtji^nj : fll^rAh : "\F'\' ■■ (Dhhhii •■ «l-J-A?'*"»- : nn.'|- : Arh.l»" : n</»*PrtA :
V^CJP.-ft : 77/*' : Tf-'l' : '^p.Ti : hCn-fft : ,t'.?iftP-0»" •: nh«W : .^.n. : Wl.^. : * 'I < ',
VU" .- OT<PrtA : ^e.^oKK : JP.n. : h'^\\.h'i\,h.C '■ hi^fCT ' 009,M-'\' '■ An.'l' : ht\
^■h.A •■ fllAILI' ! J?.J)-^ !i fl>-?i'l"' : h'^/. : hrll-JX- : A^i^R'!" : <W">n/. : ^ff:^ '•
fl»^.^i'> : !f'U-y, '■ (Dh,?<fii{^9" ■■■■ fljn?i'>'i "H : KifA'"i'nh • hr^-i- ■ f^-v-f, •
■ahfi. : H^.vnc : fi.n '■ tmnv,- ■ (o-tit- • n.!' : ht\i-i^,i\ ■■\-
hhU-^ •■ htm : h.aB?^h •■ hCft-Pft : Vlih. : rhrttfl. : Vn.jP-V : fl)'>/7,». : JP."V
d> •• fllft/Yi-I-l- : >ift'W ! ?»A-n> : il-l^' •■ (Dh.m-f:'! •■ (Uh.m>'i'n/^i' : ■l'd.?itm :
AdA.V ! .*A ! >n..e'l' :•: (D(il\fl ! A.OTX-K : hf.7l-frt : hrW/.^V '■ «/o'}1/*'-S- : h
^UK' '■ fl)'/"t/V'ro»- ! hOT : +;P,''7. : flin<1i'|: ! h'/"KOT ! <wK-^ ! Incti-fii '■ H
'l-fliAft ! h^nC^r '■ flJA-l- ! >{'lM" ! Hfl>-?i-|: : ,e.'>'1A : m-HC '■ A^A^ : fl»-h
1. Ms. AIHB-ir. — 2. Ms. lD>,t.
le Seif/neur : Ta voix est affaihlie par les pleurs et tes yeux par les larnies. {Mais
saehe) rjue la recompcnse de tes oeuvres (subsiste) ' . La recompense, c'est le Christ
qui augmente leur recompense et les remunere selon leurs oeuvres.
Voici donc que tu as compris, 6 Justus, que le Clirist est venu et que nous
sommes delivres de regarement de Satan et du culte des idoles. Quant a
ceux qu'()n a tues a Bethleem dans les jours du roi Ilerode, assurement ' le * lui. c,i,
Christ est venu lcs recompcnser. Comme dit le prophete : Voici que des jours
viendront, dit le Scijjnrur, (oii) j'accomplirai les Ecritures pour la maison d'Isrdel
et pour la maison de Jiula. Ce jour-la, je co)istruirai pour Dacid un trdne de
justice. Juda sera sauve ainsi que Jerusaleni, Cesl pourquoi ne manquera pas d la
maison de Juda 1'homme qui siegera sur son trone, dans la maison dlsrael'.
85. L.\ R0Y.\uTii Du CiiiiisT. — O mon frere, si le Christ n'etait pas venu,
voici donc que les prophetes auraient menti. Quant a nous, nous avons tre-
buche et (nous sommes dans) Terreur. En effet, nous n'avons (ni) roi, ni
domination, ni royaume ; la parolc des prophetes s'est accomplie sur
nous. Si le Clirist n'etait pas venu, le royaume des Juifs dcmeurerait ainsi
que leur domination comme autrefois. Mais depuis qu'est venu le Christ
(jui est nc de Marie, fdle de David, c'est-a-dire (de) la Vicrf/e, c'est lui le * Roi * loi. 6i,
v° b.
1. ier., x.\xi, l.)-l(i. — 2. J(er., xxxiii, 14-17.
56 SAKCIS DAIiMHCA. [150]
>i-;ii.^nji.c: • «»•*",. • <i>>.i.- • .•'•a = h-iu.hthiui: ■■■:■ uthM •■ hru- • ni- • «»i-
(I»Jl<,:}»» : l'.>rK- : «"-n-i- • «««'r//"|: : A'}A^/" : "iM" ■l'
niu/" : .iMj. : h^m.hthh.i: •■ im.y. ■v- hi^r.tt •■ A"«'- : //.^j.rt : «iij : rftA =
hiM ■• ViT ■■ (ithM*d. : A-iy. ■■■:■■ (ithy.ihy:fi : hfi •■ hrr ■ Mn:M-t\ •■ .cjitf»-
V • A-i.'{.v : rt\h •■ ^..iiM-n : ot't\-i- •■ h,h\: •■ r'i:ol- •■ uthM ■■ Khru- ■ mh,
f\ro- •■ ■'\ht\u •■ (nn'i:o' ' : "idy. •■ /^h.ni-l' •■ ?.a-»i. : y.u/.m. •■ io-m- •• w-
A- > (M.«»(:1' : «»,l'.hll»-V. : AJ.7^A : «»A«'»nV : ht\\\ : A^JA'/' : (1»?«" : iM'
tio. : l».!»" : IICIJV : Ol-Vfr^.V .:: Vl>- : A(l- : hh'l-V : )\*f» ' 'iU.Mn ■ «»A^. : f\'P.1- :
• fol fi2, fl>->.|: : «I^J^,. : hrf\\\ • «» 'Jl/" : rO-?.|: : A*A : V^A' : ^rl.Hn : «»^#.(1 = h^.
I»-.»'.- : ?.A : hr'l- •■ n|: =:: (111//» : .Cll. = /..Cr.Prt : V(l..i'. :•: .e.ll. : h'']U.h\h\^.i: '
>»+<iv>'r : hi:o-i- •■ )if\F'a»- : (oh{\-M: ■■ //"'P+rVr/.irtf"- : «»^.,1'.[-1]+>V. : hi
h : AJll.C : fl».f.l+[V]i'. ! A?."/ll,>.nrl..C: : hrt\\ta»' : ri»A>J'/M- : 'J'?.'/'0"- : H^
V/"?. : A-0«»- :•: (Ohy.U'y:{\ : hA : Khr"!' ■ (IhC^ft-fft = J?.hfl>-V- : h*"» : rtiJ.^e
-t- '. at>t\\'4'1't\i : hA : fthfl»- : hrtlU/. •■ tDf.-i : UhJ.l\'^--0' '■ fl»A.J»"'J'hi '
1. Ms. lD)x,u>CA>.
\- a.
qui demeurera a jamais sur Israi-l et sur tous les peuples; il s'appelle le Juste
Seignour; dc plus il est lc Verbe du Seigiieur. Ceux qui ont cru cn lui ct
Tont rc^u demeureront dans son royaumc pour les siecles des •si^cles.
86. Le CHATIMENT RESEItVE ArX JlIFS QUI NE SE CONVERTIHONT PAS.
Comme dit lc Seigneur par le prophcte : Jetahlirai poiir eux une !Souvelle Loi
avec les betes ihi desert et les oiseaux du ciel' . Les Juifs qui ont cru au Christ
devicndront associes avec lcs peuples dans un seul Testament. Mais ceux qui
n'ont pas cru, iront pas ecoute Tordre (du Seigneur) et ('/(/ dre.fse la table
pour les demons '•', ceux-la donc seront dispers^s dans tous les pays et seront
(destines) k !a ruine ct h la perdition jusqu'a jamais, comme nous les vovons
aujourd'hui dispeiscs et avilis. Voici : comprcnds, 6 mon frere, quc le Christ
foi. 62, cst fils dc Darid, qu'il est en outre Dieu ct * qu'il est roi sur tous les peuplcs
et sur les Juifs qui ont cru en lui. Commc dit le proph^te Jereiuie : Le Sei-
gneur a dil : Jr briserai le jinKj dc lcur cou et je roniprai leurs chaines; ils nc
serviront plus {lcs dieu.v) etrangers, {mais) ils serviront le Seiijncur. lcur Dieu, et
David, lcur roi, que je suscitcrai pour cu.v^. Mais les Jnifs qui n'i>nt pas cru an
Christ devicndronl lomme dcs troupcs dc gucrricrs ipii sont atTaililics par
rivressc du vin (et) qui nc sont utilcs cn rien. Ku.x-mcmcs dcvicndronl asso-
1. Os., II, 20. — 2. Is., Lxv, 11 — :\. Jer., xxx, S-9.
' lol. «2,
i" b.
fol. 62,
v°a.
1157] SEPTIEMR ASSEMBLEE. 57
rt.A • H'/->ne : tth-i-nlhjo' •■ ^rj/i-A = vn.ip. = h»» : fl>-?,-i: : uy.ihn ■■ +0 .•:
fllffn-JI/"'!- : ^i'/M'rt : 'l-n^wli : ht\U : Kfh'b9" : OJAA : f-ftj? : flJ/v/lA
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hl\ao : VnC'/- : K!i'^'f\ti>r : h«TO}\-h : •S.n.iro»- : n'/".^V. : IMi-^ : WA" : ATd-
e : Hinnvi- : hhtm -. ha^-i-x-ti •■ hs-tirh' •■ .*Af •■•:■
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U-P, :•:: Vlh : y.h\l.A : Vll*' •/• : Jl> : lU'" : llfrft-f-ft : H'/flJA.P. = h^lC^r '■ ?:'i1
A : nn.-/' : fi\.ih.r '■ H,e.l»-^ : fl»-h'/:h. : fl»Aft : ^i'/I'l- : (\/^'P '■ Ofh-Ufm '■ 'i'h
r : A*A : 5'.l»-^ : fl»^.n : hrllHn : ?»A : hr^f '• fl'|: :•: VU-»L : Tf+ : »lV : *
A : *>n.,e'l- ! h<w» : -//^-A/. : /WJI/"'^ : h^.U-.e:- :•: /V.Rot : hn-V : yd*'^ :
fOKUxVxh ■■ «rAhV : h'rt!.lhP, : flll^^ftfl.V : ?,'/'hnA- : htlii '■ haa '■ ^.^'.Vl-n '•
m^fh • A"-!: : fl>fl>-h'/: : -/V*'4l/''^" : AhrliHn :•: Ohh-pYh '■ TnCtl-f'il '■ tinhl
cies, daiis lu gehenne, avec leur roi, le faux Messie au sujet duquel le pro-
pliete Daiiicl a prophetise, (en disant) qu'il 6tait la corne qui est petite.
La royaute de David parviendra jusqu'^ Joachim, fils de Josias, et disparai-
tra. Comme dit le Scigneur par la bouche * du prophete Jeremie au sujet * '^''•, """'
dc cela : Ainsi a dil lc Seigneur d Joachim, roi de Juda : II ne se Vevera de sa
posterile {aitcun) homme qui siegera sur le trdne de David. {Son) cadavre a ete jetc
d la chaleur du jour et au froid de la nuit. Je le visiterai, {pour le punir), lui, ses
parents et ses cnfants. Eii effet. jc fcrai venir sur les hahitants de Jerusalem, dans
la tcrre de Jtida, toiis lcs nialheurs dont jc {leur) ai parle, car eux-memes n'ccou-
tent pas ma parole ' .
87. L.v NoLVELLE Alllvnce. — As-tu entendu, mon irevQ Justus, ce que le
prophete a dit au sujet de la royaute de David et de Jfu/a.'' Voici maintenant
qu^ilest devenu manifeste que le Christ qui est ne de Marie, la Vierge. d Bethleem
de Juda, cst donc le fils de David par la chair, (et) qu'il est roi sur Juda ct sur
les peuples qui ont cru en lui. Voici donc qu'est devenue certaine la parole
* des prophetes (afTirmant) que la royaute des Juifs a ete abolie. (La prophetie ♦ foi- «^,
de) notre pere Jacob s'est accomplie : La domination ne disparaitra de Juda,
{ni) la principaute de ses meinbres, jusqu'd ce qu'il rencontre Celui qni est reserve
pour lui et est resperance des peuples'-. Cest donc Ic Christ veritable. II a
1. Jer.,>xxvi, 30-31 — 2. Gen., xlix,' 10.
58 SARGIS D'A13I-:RGA. [158]
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•J-*;, : JIMI. : h+<0-'/' : il.^'>P = '/'ftA.irw»- : A^JA'^ ::
«'>!'/.'['V]3'. : Vn..C'. : .e.n. : n?i'>/' : >'i"/'r : '/'KA'|: : AVlCA-f-ft :•: fl»-?l/- ' :
>l"7./. : .e.'1<C/"^h. : t^A- : dH : V','^ •■:■ >l'/'4'.<'.-//» : /X. = A>i''/ll.^'n<li.(: = >lA
//n : ^.r/nX7i « fl»|'.il.'JV ' A9".ei'C: = fl»/L'.VL'>S' : A^JAi»" : IIK'.»!!* :•: fl»A?i<Tli»in
>. : (lC:'ld :::
1. Ms. (nfi-r. — 2. Ms. iD>,|-.
revetu la justice comme vitement; il a mis le casque du salut sur sa tete; il a
reviHu le vetement de la vengeance; il s'est enveloppe du munteau du chd-
timent par lequel il punira ses ennemis. Ceux qui sont d Voccident crain-
dront le nom du Seigneur, et (ceux qui sont) au soleil levant {craindront) son nom
fjlorieux. 11 viendra comme un torrent impetueux le chdliment de lu part du
Seiyneur, dnns {sa) cofere. Le Sauveur viendra de Sion ; il enlevera le peclie de
Jacub. Voici {mon) pacte {avec) eu.r, qui {sera ctahli) dr ma part, dit le Seigneur :
foi. f,2, * Mon propre Esprit sera sur toi; je mettrai ma parole dans ta houclie; elle ne se
retirera de ta houvlie, {ni) de la hourlie de tes descendants, dit Ic Seii/neur, des
maintenant ct jusquu jamais'. Dc plus il dit : LEsprit du Sciyneur est sur
moi, liii qiii m'a oiiit, afin que je rejouisse {par uii lieureu.v message) les pauvres.
II III a envoije, afin qiie je guerisse les hlesses de C(vur et quv jv preche lu
lihcrd' iiux captijs'-. En outro il dit : Jeluhlirai mon pacle avec eux d jamais.
Lc prophcte David dit au sujet de la seconde venuc du Christ : Ce jour-Id.
loiis les arhres des forets'' sc rejouiront devant lu fave du Seigneur, car il viendra
jugrr la terre et jiiger le monde daiis la justive et les peuples dans la droi-
turr '.
vb
1. Is., Li.\, 17-21. — 2. Is., L.vi, 1. — 3. ■/>;»" a ici lo sens Ac for^t. Lo toxto grec
porte : t4 5u^« tou Spuu.ou (N. Bonwetsch, Doctrina Jacobi, p. 07, L 22), — 'i. Ps. xrv,
12-i;i. M. a 111. : il viendra etjugera.
[159] SEPTIEME ASSEMBLEE. 59
«rW-h. ■ OB^^J-fD- : M : -iliao-i : h»n : * h.yt-^I^.C. '■ (Dh.l^^tlJ '■ aih.9.9" • fol. 63,
9,h : ^flM : OTO'(: : flh»» : ^.(L : h.Wt\ ' Vfl.f' •:= T"*"!-" ■ '"«''lin : flov^ : A '° "'
n : (B^.,e.A.'nffl. :•: fflOOA.V, : Vfl..P. : .CML : /lilin : Kn.e.' = lOhh : nifl.-n :•= jR
fl. : h.Wfi ■• W' ■ n?.'}-f- : ht\ : rt+A?" : AJlCft-fft :=: Af.-l-^l^J.^- : W-A"0»- :
fll^.'VA<- : ?tA : ^.-l-.-J-fflir?» : fl)^,^<. : ■l"U.f^aO' :•= flJh.CrjPftJ'. : Vfl.?. : ^.
fl, : h^w-ll : ^'.n. : ?i"Jll.h-nrli.f: : -\eA : h^Ah : htlih,^ ■ VU- = M : h*lhT
an- : }\fi^, : (Dhii'l'f'00' : »7^ : ,h'P^' : flJhHC?**"»' : fl»*ft-J" : n^iflJ-Cih ' : '1^ :
A,.e[K]9"<. : ^..JiOB-J-l: : a)rx.ha'IHI'aO' : rDh<{„V- : A(>A.iro«»- : «TOTnr^h-l' : ?i
Atl : .e'1lA*0»- : n-/; •::
An- : hhlh? : PATn : Uoo : nV^A'/. : ^.e.-VC/.]! : #/iH'> : *mi : «/Ar :•: fl) * ' l- R^
-/•H/.fl»-V : fl»-n-/' : WA- : n^lifl»-!:"!- : h/l«» : h.htm^ : n3nf:ft-f"ft : 'JflJC.^' : fl»"ft
-/• : i^Vi : HA"/A'r : ?i'>-/- : ^^0/; : «^^I.A*/- :•: OTr,:'|.fl|.Vi. : A> : jnh. : fl»
'>A/h. : A«>A : W-fll:i : htioo : '/•rt^..e.> : tO/vf.ATV : hrCft/- : VfA-O"- : *••?.
^'> : (D!{!l:.'l-i : fl)^.hfl»-'> : ao)n^.M'i : ?"ftA : l^T^i'* : (DWIdn ' «O**^ '
1. Ms. Hihohc.h-. — 2. Ms. fl»-fti •i-.
88. LeS MALHElltS QUI SONT INFLIGES AUX JuiFS DOIVENT LES INCITEK A • SE
coNVEKTin. — Voici donc qu'il nous faut croire, afin que * nous ne soyons pas * foi. 63,
confondus, que nous ne perissions pas et que la colere (du Seigneur) ne
vienne pas sur nous. Coinme dit le prophete Isaio : Ce peuple a de rintelli-
(jence, (mais) il ne comprend pas. Le prophete Mo'ise dit : (Ce) peitple est fou et
ncst pas sarje. Le prophete Isaie dit au sujet de ceux qui ont crucifie le
Christ : Quc ttiits soiciit confondus! Qtiils soient couverts d'ignominie ceux 1/111
s'insurgent coittrc (lc Cltrist) et qu'ils s'en aillent confondus'! Le prophete
Jcremie dit : Ainsi a dit le Scigneur puissant, Dieu d'lsracl : Voici que moi-
mcme je leur doiinerai par boucltees la torturc; je leur donncrai d boire (pour) eau
du fiel; je les disperserai dans les pays que nont connus ni eux, ni leurs peres;
fenverrai sur eu.r le glaive, jusqu'd ce quc jc lcs aie extermincs par [le glaivc) '"'.
Comprends, 6 mon frere Jttstus, que partout la tristesse s'est attachee
derriere nous * en ce monde et que nous avons ete disperses dans tous les
pays, parce que nous n'avons pas cru au Ghrist. Nous descendrons dans le
supplice eternel qui u'aura pas de fin. II nous faut douc pleurer et nous
lamenter sur nous-memes, car nous sommes bannis et nous sommes separes
de rheritage de tous les saints et justes ; notre part sera avec les pecheurs
1. Ps XXXIV, 4. — 2. Jer., ix, 15-16.
fol. 63.
r b.
60 SARC.IS DAnKHGA. ilGO|
y.^iy.vy: •• ^ftM ■ 7(n: : «»«»/(: : hi-tth •• f>tt •■ iihso- •■ tihiu.M ■- Kvnti •-
)u:t\Yfi ■■ .i'.//'»x>i : lumy. •■ Mhhi' •■ rM •■ hMd. •■ hM^.i' •• «"A?»*!-!- : h
iU ! Jf.rt.lh1i}'' : 'rtl/\ : i^A"«'»- : hilOltt ■ <»'hliVrt : '>»»«»■> = ftS^iJ : «lC/li.'»'
V : >il»"Xl>- := IIJk/" : .IMU : rtA"'/"'> : n>i'M 'II : tU/» : «Tl«7«.'l- : hll''.') : V^V
• rol ..:t X : AftA^ : <i.V«»ll == >»A : ll'/lll-i-|- : ftA^» : >i./'Jl»'}\. =: ll.i'..*'.^- : AV^VJi : ll>i
'J"}x'l\l.h'tt,h.i: : ,l'.//»h<. ••: >ift'/" : ?i«'» '>|: : nilV'«/l'/*«"- : ^.'IhV/A- : Po»' '
n>iA : .f.llA- : >l"7Ahl- : A"tf'»- : >i'HI : JL'.ltl.VV- •V- ^hT^- '• UUdtt ■• f.YiiM. :
hhTC: •• h"IH.htt,h.i: ■• hh'r<' •■ DAW :•: «HIll : 'rJi"y.II- : AV^Vi : ArtA.irtf"- :
nXV/i ::= fl»Vl>- : '><liVrt : hh)-^ : V't\'Vtl : '1^."/^ ' : V'."'/' : rA'd •• fll/v/DpTV : >i
'/'X".*'.'')' : ?i'>'/' : 'l-fllft^fl»- ' : ai'M' '• f">i:ft : «Wi.e.-W/l" : htl'"» '• XA»» : My.
'>/:V : flVTiV : rn.f.* : ttCh •• fllC/lW' : ?i'i»"iV : O-hP : X'.*'.* : fll-^^wpTV :
(0-t\\' : O'"! : lDhoo9 : Oin?i'>'/ '11 : r/l'?"AV : *li,l'.fll/- : HA^JAH" :•:
.e.n.A- : V-t^Tt^ : A,ed*n : ha»-^ : in. : >»'Vf : flli^rt ■ : llVnnh : ?\ Ml-V :
» f.,1 .! * fl>.>,.|: : (0.ft.|- ! 4».^l^'l- : «wHrllVV : <»>iy'"ll : h'l'lD. : ID-M' : htt.V-lHroo- :\:
V" b.
1. Ms. •v.(i";5r. — 2. Ms. ^•«oft.C'0»-.
et les iniques. De plus les gemissements et les larmes amorcs augmenteront
sur nous, lorsque nous verrons Notir-Seif/iicur JcsHs-Christ venir, ilans uuc
grande gloire, avec des milliers de milliers d'anges en train de lc glorificr
avec tous les peuples. Mais nous, nous serons bannis et eloignes de lui.
Gomme dit Saloinoii k ce sujet : Comme des enfants foiis ils tOiit envoye [en)
* foi. G3. cluUiment (i la derision. * Eux fpii n'()nt pas ete coiriges par lamHsement de la
derision rprouveront le chdtiment qui convicnt de la part du Seigneur. En effet.
eux-memes, parce quils souffriront, seront degoiites de ceu.r quils appelaient des
dieux, tandis qu'ils seront chdties. IIs sauront que de nouveau ils ont ele infidelesd
la coiinaissa7ice du Seigneur. Sachez [ce qui) aura lieu. .1 la (in du chdtiment, [le
malheur) arrivera sur cu.v'. Voici que pour nous, 6 n\on tVcri' Jiislus, nous
avons abandonne la voie de la droiturc ct nous nous sommes dctourncs dc la
justice qui conduit (les hommes) au port du salut. En ellet, nos ycux sc
sont obscurcis et n'ont pas pu contcmpler la lumierc. Le solcil dc justicc csl
loin de nous; nous nous sommes tournos vers la perversite et riniquitc; cesl
pourquoi nous avons perdu la vie eternellc. »
89. CoNVKiisioN HE JusTi s. — Justiis dit a Jacob : « Tu as dit vrai, nuni
♦ fiii. fii. IVcre, ct tout ce que tu as exprimc est ecrit ' daus lcs Sainlcs Ecrilurcs. »
Alors ils retourncrcnt dans lcurs niaisons.
1. Sag,, V, ;{-6.
r° a.
[1011 SEPTIEME ASSEMBLEE. 61
V. : anruc • hii' •■ (Df^-hMft •■ hfc" ■• A.'i"n<:v -• liA^idh ■■ ivw •■ jpr^-r-n :•::
'|-i*>Tfl> ' -• fl)JZ.n.A"a»- • jfhTC •■ h1\l.h'ttih,C ■• ^ijPfl^' : h9"A3n ■• h»» : W
A-tf»- ■• Hf.n. -• Tf-+ ! (O'h'1' ■• fl»n'w>'j<f.rt : ^s.ft ■• win :•: fflnriii-i: ■• h^ift •■ hn
A ! h»» : -n-n-M-lr ■• •Wii- ■• ffl9"r1i<:'|: ■• A?»1ll.hnji.(: • i*"/'^'. : -Irn»»* : K'>
11 ■• /i.-l|-<f.4'-S. : h'i'1-oo- : flJ^n : Ml : H}^fl»-03n<n»- : ?i<W» : ^.'/•nK«'4''»»- : AA.Jl
OD. : >,ft/7D : fl>-?,'|: : <f.<|.^ : ^,^1-'} : <W>,e."^[jr]'/-ho»- : (OemCthYiai»' : fll-ft'|' :
'ttCn •••■■ tthao : ^.n, : ^.«e-l- : >n.^. :•: /hdnir : fl)h'>Ji'W,3r : hi)"'1rni.h-le ■l- (Oh
rhttfi?'/. •■ h^if^-iM, ■■•.■ 10* hdtt '■ y.a. •• -i-w.W/. •• nhnn = fl)?,W/ii :•: -i-Wi |;J •^*
x-n>. : ?i'r[n]<:.e.' : ?.xa-s. :•: fl»h.ojp.,efti = vn.^'. : jp.[n.] :•: 'i-ifon- : m-if,.
^iV : h-V" : <?.n, : ?i1ll.h'nrll.C : tthi. ■ ."hH^jffi^ : Vn.JP. :•:: hVlfVlFlO'" : ^"7.?. :
"i/^il^ -• fl)-l-5rXVh. : h9"ihm.h''\'iHi»- : 0)^-}^ : >.h'Vfl>- -■ ^lh '• haoifi' ; h»» •
fl»-?ll-- : hCrt-f-ft : ntth^^i •■ H«W>J\h : fl)'|fl)AM. : h^lC^^ ■ ^^:t\'\- : ff:'i1fii >
nn.-i- : Arh.r : \iy.U'y, ■■••■ vn- : hr^[h']n.fi •■ i-hri- •■ htiao- ■. j^-.e.-* : hh\i-
-1?' : hhlW.h^ttih.C •■ hr\tl\\aO' :•:
1. Ms. t/»"r<B.
Lcs freres reponclireut et dirent ^ .lustus : « Pour nous, nous avons appris
jadis que tu cs un grand docteur. Or maintenant pourquoi ne nous exposes-tu
pas ce que tu as appris de Jacob? »
II repondit et leur dit : « Le Seigneur, le Dieu vivant, sait que toutes
(les choses) que (Jacob) a dites sont certaines et qu'il a parle par l'Esprit-
Saint. Mais moi, je dis que dans la graudeur de sa clemence et de sa mise-
ricorde le Seigneur a daigne que vous soyez baptises, bicn que vous ne (le)
vouliez pas vous-memes. Si ce n'etait pas lui qui vous eut appeles, vousn'au-
riezpas ete baptises de vous-memes. En effet, lui-nienie a voulu devenir votre
salut et vous a conduits dans lu lumiere. Gomme dit le propliete David :
Lare-moi; purifie-nioi ile mcs pcches et purifie-moi de mes fautes '. * De plus * loi. 64,
il dit : Asperrje-moi avcc Vhysope et je deviendrai pur. Tu me laveras
et je devicialrai plus blanc cjue la neicje-. Le prophete Isciie dit : Lavez-vous
et deveucz purs \ Le Seigneur dit par la bouche du prophete Ezechiel :
Jc vous aspergerai d'une eau pure et vous sercz purifies de i^os pcches ''. (^uant
i moi, 6 freres, voici que jai cru que Celui qui est venu et est ne de Marie,
hi Sainte Yierje, d Bethlcem de Juda, est le Christ veritable. Voici que des
maintenant la verite ' est devenue manifeste pour vous; rendez graces au
Seigneur, votre Dieu.
r a.
1. Ps. L, 4. — 2. Ps. L, 9. — 3. Is., I, 16. — 4. Ez., xxxvi, 25. — 5. M. a m. : la
justice.
1-b.
62 SAIKMS DABKIICA. [1021
VI»- ■- ^W/.h"»- > ^V : ftOtt • W. • HJ»V ' ?i'>H : IM-Vl- : (U)»! : m{\ ' h
ao : ]l',«l/)h. : rtllh : W,t\ : y..7-lA}"«'- : A/Tl.'»n : SnMl.jti <■ «'?ll»"'ll : Vi
/"h. : hUty: ■■ athio-oV' ■ n.|- : h(.7i/;y> : «»'I-IA- : nil-V : /IriKl :•• fl»n?.
• lol. G'., '/'«J-ftl.-fo»- : A : * •P#..P*'> : Hfttf»- : A.}'''»!;}''^ : rnll.n : imt\\':iy:l\ : rhli'l :
JlCftfA : 0".'l»- : hVll}'' : hy.lhy,' : A'.«)-l-A}'' : K<1.«'"/'}'' : «»A«»'>ftn}" : 0»
.|.|»''|:i" :;: 0»>,l»"n'II'V : VI ■ «»»^V}i : HAl>A.I»- : 1n,Tl.,P. : fl»»lV : hyU'f,'ll ■l- Olh
rf:'W. ■■ T'W. ■■ «"'P^A : /.iin : 6 : ?l/..'»'/,' : hiU ■ if.^l-M'. ■ •|"'V|- : r\t-/.'(\
"•>• : A^,l'.|»-.e." : «»il',ll.A- : '/">|- : l-V-nC : IH' : 0»?il'"'II : WiV* : hTfiOx ' fl»'^»!
y. ••■■ y.i\,i\" : h/.:f'n ■• /.«vwiv- : iiy.a. ■■ hiu.ht ■■ ruwj-iA : Hhj)y.v. : n*.e.-'w. :
rtn?i : hTnvF' •■ hYi. ■■ i\'>y:nt* ■ ^n-f : hii : rt''7yl" ::= fl»vi'- : hyiti •■ hri,.p.-
tl ! fl»Jl'>Jl : hy.lhy,'ll •■ A./rt : ^.«'^ftAV. : Ul"l''ih ' h'i'l' : 11/1. '1 : tlCMf-tl '■
htl»" : hAO : Hh"7ll : fl»-ft'/' : TnilMljfi •■:■ fl»rt"V./' : H'>'/' : ^.'nX : fl»-Vl*'W :
f 'I c'., yrti'? : 'hrh^ira»' : A^y.i»-.f,' : aitih't ■■ luhru ■■ oci ■■ at-ti-i- ■• aw-a : t
4»OT : 4»}4Y : UU' ■' fl''/"fl'<'.fl» : AA.U* : fl»-ft'/' : llrl.C: : fl»'/"'/" =:: fl»C?,P'tf»- : h
v°a.
90. JUSTUS CONFIiniE P.VH LJIISTOIUE DU DI.VCnE LeONCE QUE LE CiIIUST EST
LE Roi d'Isr.\el. — Voici que je (vais) voiis raconter moi-meme un fait sur-
prenant qui s'est passe, pendant que je mc trouvais dans la ville de 'Ah-d
[Acca], lorsque les Perses ' partirent, pour tuer le peuple des cliretiens. Alors
les Juifs se sont souleves, ont incendie Teglise et ont tuc beaucoup do
* foi. r,4, gens. II y avait parmi (les chretiens) un * diacre, appcle IJiconteicos [Leonce],
sage ascete de ■ la loi du Clirist. Voici que les Juifs rarreterent, afin de le
tuer; ils le firent souffrir, le maltraiterent et le tlagellerent. Par suite de la
grandeur des tourments et des supplices qui lui (furent infliges), il apos-
tasia et devint Juif. De longs jours apres, il rencontra un vieillard assis
t\ la porte de la synagogue des Juifs. 11 lui dit : « Pourquoi es-tu assis ici? »
Alors les larmes ot les pleurs lo sulfoquerent. Lc vieillard' lui dit : « As-tu
« oublie ce qu'a dit Notre-Seignour dans lEvangile : Cehti ijui maura rcnic
« demnt les Iwmnies, je le renierai, moi aussi, dcvant mon Perc qui est dans les
« cieux ". Or voici (|ue toi-meme tu as apostasi6 et es devenu Jiiif. Mais il
« me semblait que tu etais z6\6 toi-mdmc dans la loi du Christ, car personne
« n'6tait comme toi parmi les chretiens. » Ayant ontendu cela, {Leoncc) fut dpou-
' loi. M, vante et ciiercha i\ s'enfuir * de la main dos Juifs; (mais) il ne (le) put pas.
Alors il monta sur la haulo muraillo dos remparls do hi viUo, sc jota do
lui-meme dans la mer et mourut. Ayant vu ccla, los Juifs s'attristf>rent
1. M. k m. : h's hommes de Perse. — 2. M. -h ni. : dans. — 3. Matth., x, X\.
1163] SEPTIEME ASSEMBLEE. 63
f.n-^: ■• UiV ■ r/ilJV- : dX-^t-y. ■• Jift»» : OhM- : il'i"o»- : 'l^^hU'/' : n}t'}'l' :
HhU.P. : mJlV : h^^irao- : h^U-^iV. •••
(Oh^rii : i:h? : n*1lA9" : 6 : nhfl. : X^^JlUV-fo»- : A^JP.U-.e,- : rtO-O : AjPA
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r» a.
extremement, car il ctait pour eux (un sujet) trorgueil, parce qu'il avait apos-
tasie et qu'il etait devcnu, comrae eux, Juif.
91. VisioN d'Is.v\c. — Alors un liomme cFentre les pretres des Julfs vit
en songe, pendant sept nuits, reglise quc les Juils avaient incendiee. Voici
qu'elle etait (re)construite (en) or, en genimes (et en) pierres precieuses, et
qu'elle brillait comme le soleil; mais la synagogue des Juifs 6tait rehversee '
k terre et etait tombee " sur de puants excrements. II y avait dans la villc
d'Acca un Juif% craignant le Seigneur, appele Isaac; *les Juifs lui deman- * loi. g4,
daicut sa benediction. Ayant appris le songe que lc pretre avait fait *, il dit :
« Ge songe (signifie) la destruction dcs Juifs qui survicndra, car le Ghrist
« en qui croient les chretiens est le roi d^Israel. »
Alors cinq hommes seleverent, lutterent contre Isaac, discuterent entre eux
el dirent : « Des que cettc parole sera entenduo, tous les Juifs apostasieront
« et deviendront chretiens. » Puis ils deciderent entre eux de le tuer. Le soir
etant venu, ils entrerent daus sa maison et le trouverent assis scul; ils le
saisirent et le tuerent. L'histoire (de ce Juif) ne fut pas apprise; mais seu-
lement ils mentirent et dirent : « II est mort subitement. » Alors Justits
leur dit : « Le Seigneur sait, * 6 freres, que rhommc quon a tue m'a parle * toi.as,
r a.
1. M. a m. : etait engloiide. — 2. M. a m. : etait descendue. — 3 . M. a m. : un
homme juif. — 4. M. a m. : avait songe.
04 SAllGIS l)'ABKHr.A. [\M]
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n : H.e.Vnr; : aiUdn : y.a. : «»->l'|- : h"'U ■• .IM1,A}"«»' : A1I : rll-ll-n : CDA
i
sur ce sujet. Poiir vous, ne vous attristez pas au sujet de cet apostat, car
lui-meme a dit que le Christ qui est veuu est le roi d^Israel. » Ayant
enteiidu ccla, ils remercierent et ils glorifierent le Seigneur. (Puis) ils
retournerent dans leurs maisons.
HUITIEME .\SSEMBLEE.
w
92. Suit l'Antechrist. — De nouveau ils se reunirent. Justus dit k Jacob :
« O mon frere, si les Romains ' ont ete alTaiblis et ont ete vaincus, les dix
cornes dont a parle le propliete Daiiicl surgiront.
Ensuite (viendra) le faux Messie. Mais malheur i ceux qui le recevront !
Comme dit le prophete Jcrcmie : Ainsi a dit le Sciyiieur : Maudit soit tout
* loi. c,:,, lioinme (jui se con/ic dans * Vlwmme'- et appuie son bras sur lui, car son avur
cst loin du Seifjiieur! II devicndra comme unc bruyere ' daiis lc dcsert, {lui) ijui
ne verra jhis lc honlicnr. Ii>rsiiu'il cicndra. ct il demeureru dans le desert oii
pcrsonnc iic dcinriirc^. 13e plus il dit ; Ca- jour-lu, on ilira d ce pcuple ct d
1. M. a m. : les honiines dc lionie. — 2. L'cxj)ression : -h-\t\ ■ ^un.^hji'»». correspond a
notre locution : fils de 1'homnic. — 3. Nous avons Iraduit Wt./^ par bniijiTe, car lc lormo
aYpiocjiupixm sc trouvc dans les Septanlo el dans rodition de M. N. Bonwctsch [op. cit.,
p. 70 . Lc sens prcniier, donnc a cc niot par Dillmann, est : quisquilinc, pari,'iunent<i,
sordes, scoriae [Lex. iielh., col. 813). — 4. Jer., xvii, 5-6.
ful. 65,
v°b.
[165] HUITIEME ASSEMBLEE. 65
Ai,e<-«^A.9" ■■ Pi-^i •• t^titlA' : at-tib •■ ^TI- •• 1^,9° ■ mM- •• rliTine • ^Ji : A
-JJtA ■' (dM^ ■ A^^^rt. •• ^hfl»- ■ AJfii '•• (Df.h\LA ■■ M • MlCao. -. 4./m;|.
f : '?U- • eOCI ' • hffn s ftiroV : fflh»» : (Jfl»-rt- s rt^ilAU- •• ^n.P.C ' ?!{»"> s Ji^
ftC^ •• ?iT.<5.rt.Jl- ::: h^-tt^ ' hhao i ■'if\Ci • '1011. •• hhf : A-ntl. : A,e<.«^A.9" :
hfl» : ^^•^5: : hAh : '^M/.y- = 1-\iA.' : *AdA.h. : hxtiS '■ H^rtClh. : tm^h : » fol 65
.*A : HJiH.'HDh. : JiJT^V : ^^ : (D^fl9"}i' : rTh'^*"! s hl'"^.^:^^ : h.V&9° •••■
htiao : Ai.ll'/ : rKM' : ArhO^e ' »»A./I» : h»» : 9"X-[?l]'|: : AJt^H.JiV : A.
efrft : hCft-fft : H^WJX-h : \\ao : niA : fl»-ft'h : X9"C ••: V«- : h.C'P'ihtl '• H
fl^^l-IJ ' thffR : «wrt.rTli : ^,0»K-K : nOfl.^ : T.C'/'!- : flJ/.hJP.- : flJdO-n : {'"'J^fl, :
(O^l-nC : i;hh : ahtll' : {'"JE^C : flin+^'"^ : 9"X ^»'!-- : .VtllCh, ■ hiltth ■ tXao :
H^I-nC : lA-^f : n-M^L'}?' :•: fflW-A- : l-n^. : T^/hA"!' : fll^o»? :i: nh»» : ^O. :
^^?t.A : Vn.Ji ::: flJ^Vn-n : >?<: : -Irn : Ad-A : (D^tltlx-f-ao- : A^-S.OJ : AO-A :
fl)^rh.A. : ft^BAT : «"«PdA : flJrliT : fll^-l-flJW-n : A-Jj : *?iflh : (ijei"Xl)- : Oftl
•^ : ?iR.l^ : 'itmH' : fllg^«WJ-l- i flI«TO^<{,+ : 'J»»-!- ::: flJ>n<: : 0(D-F^ : fllrtOC :
/n>Ahh : h«w : ^«^rtT : A^tf»-/:. :•: fl>hiin : ^-0. : hCr^tl ' W' ' (^hl-f- '
1. Ms. foc.1. — 2. Ms. .exA,. — 3. Ms. m^eny"?!.
Jerusalem : Uti demon seducteur est sur le chemin du desert; la fille de mon peuple
[se donne) non pas d la purete et non pas d la sanctification, niais au demon.
Mais mainlenant moi-meme je leur parlerai : Voici que mon arc montera comme
les nuSes; les chars [du seducteur) seront comnie un tourhillon; ses chevaux seront
plus rapides que les aicjles. Nous navons plus (de force), car nous avons ete
accables {d'epreuves). Lave la malice de ton coeur, Jerusalem, afin que tu sois
sauvee. Jusques u quand mediteras-tu * en toi-meme des pensees qui te tourmen- * fol. 65,
tent? Vne voir est venue de Dan qui fannonce {le malheur) et (qui) fait entendre
Vaffliction depuis les montagnes d'Ephrarm '.
En effet, la venue du faux Messie n'est pas comme la venue de Notre-
Seigneur Jesus-Christ qui est venu comme la rosee sur la laine. Voici que
'trmolaos, c'est-^-dire le faux Messie, viendra dans une grande crainte,
(dans) le tremblement et (dans) un violent tourment; il fera le trouble sur
la terre; au commencement de sa venue, il apparaitra aux hommes comme
s'il faisait le bien, (cela) par artiiice; (mais) toute son oeuvre est ruse et
iniquite. Comme dit le prophete Daniel : II proferera des paroles contre le
Tres-Haut ; il seduira les saints du Tres-Haut; il se proposera de changer les
jours et la Loi; {les saints) lui seroyit donnes * jusqud Vepoque (fixee) pour lui; * foi. 65,
ils seront dans sa main (pendant) une annee, deux annees et la moitie d'une annee.
Un ange demeurera autour de lui et Vaneantira, afin de le perdre d jamais''.
De plus le prophete Jeremie dit au sujet de la malice de ses pensees : C'est
1. Jer., IV, 11-15. — 2. Dan,, vii, 25-26.
PATR. OR. — T. XIII. — F. 1. 5
66 SARGIS D'ARF.RGA. (■lf,61
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(Of!.?.tmtlH : hl\f\ : roTrt/..e. : ()'/»9 : fl)T«wK"?, : ^f^:^ : Ml' ' A^JAjl" : fl»/?.-T
Mol 00, O-l-n : i'M : >n..eT : flJi^T+n?, : *.'J.rt : ^-S.*^! : fl»*;!-^'"^ : fl»TA.n- : h^"
fb.
1. Ms. fthRt. — 2. Ms. ^hftAT.
?/iOt le Seigneur qnl vois le ca'iir et sonde les reins, ajin de donner d chacun
selon sa voie et selon le fruit de ses ceuvres. {Comme) la perdrix glousse et rassemble
ce quelle napas engendre, {ainsi fait) celui qui amasse' ses richesses en dehors de
la justice; il lcs laissera au milieu de ses jours et il deviendra insense d la (in
{de sa vie)-. Comme dit le prophete Isaie : Ce jour-ld, le Seigneur apportera
un glaive grand rt fort contre le dragon et le serpent {qui) est mechant, et il
fol. 60, tuera le dragon* qui est {dans) la mer^. »
"^" "■ Justus repondit el dit : « Tu dis vrai. Mais malheur i\ ceux qui rece-
vront le mauvais dragon, c'est-^-dire 'I^rmold'os, lc faux Mossie! »
93. LEglise et l.v hier.\rchie. — Jacob dit : « O mon fr^re Justus, com-
prends que le Christ qui est ne de Marie, de la Sainte Vierge, d Bethleem de
Juda, est donc le Christ au sujet de qui h\ Loi et les proph^tes ont annonce,
(le Christ) qui est venu apr6s les soixante-ncuf semaines. Comme dit le
Seigncur au prophete Daniel : {Soixante-di,v semaines ont cte fixees), afin que
le peche fut consonune, que le crime fut scelle, que la faute ful effacee, que lini-
quite fut pardonnce, que la justice cternelle vint, que la vision des prophi-tes fitt
foi. 60 scellee et que le Saint des saints ful oint. ' Tu sauras et tu comprendras. Depuis
T° b.
1. M. a m. •.fait. — 2. Jer., xvii, 10-11. —.3. Is., xxvii, 1.
v° a.
[167] HUITIEME ASSEMBLEE. 67
^rt.-nrTl?' : ffl^Mtf-lhJP : Kl-nC-tli' •• nOhtli- : W-A" : K-fl^f* : hCft't^'} :
?ia) : Tf •+ : hu-e : flJ-flH"! : d.fi:4-^ '■ h-tt^l' : YtCMl^i- ■' AYlCtl-f-tl : flH
tt-t •' 9°^c • hrhi'^ •■ e^hf. : htiM •• od-n • fl'?i9"ftft"n : mhtxtx ■• A'^'i •■ n
Jt^-fl ' ahtl'l:-f-'i : A1 ! (Df^CO^- : hA : ^ft'^.'»flh : ■\n.\n • YhA^t^ : ^^»1
n : h»» : JJ-rt-fliliJP : flI^?iW"lh{P : AhlH.^-fl^C :•: flJ^TU- : '/\«.X«» : ^A : JJl.
y^ •■ H-MnP •!: flJ'J^ : naftlb-f''i : f|^<T} : flJA^.^fll-^J^ : af'bi.'i i ao^i)^.
-i : hoTl- • fl»^.e*«rl- ! flirhTo?!' ! hA : ^^.-hCh]*"»- : A;h7j-fl : mn^- •• k
^.•+ : flJCl'0 : aif,r\)C9**0^ •• tM : at/^CO-f^ : A?i'7H.?»'flA.C ::: ' f«l «•>
nh<w. : J?.n, : rli-H+yA : >fl.j?. : aihft^9° ' A-»»- : ?ir/l?. : fl»^.«{.?|p-<n»- : 1-fl
ce : fiV.^ •• fli^hfl>-T<">- : TA^Biroi»- , rnM : h«7n.K'flrh.C : hlnahtra^- : h9°f\
Yxao- . (Dfi^^l-i. : n^^dhA-fl»- : Oi»A>lho»- : fl»M : ?i'7H.h'flrh.C : jn-flVh : fl»d
U-Cd •• A^^e'!" ' r^CJ-J- : rtAr : fl»^m«P?i : JiCB : h^n-f •• hnf:C :•: ^fl. : ^«e
1- : »n./S. : hOV-lih : ^.A-flfr : K!^'t' : fl»8J^.*5:h : '■|T-/*'rTh'f- : J?.-><C/*'rh. :•: fl»
1. Ms. >,?"»>i^. — 2. Ms. fl»Wia»-c.P^.
/a so?"<je (/e la parole qui {t')a repondu {que) Jerusalem sera {re)bdtie jusquau
Christ-Roi ' que ses serviteurs glorifient et remercient dans toutes les eglises,
(il y aura soixante-dix semaines).
Oui certainement, mon frere, les eglises du Christ sont extremement
nombreuses sur tcrro, depuis le soleil levant jusqu'au couchant et depuis
le nord jusqu'au sud, dans lesquelles sont gardes la Loi et le Testament (et)
vers lesquelles il a reuni tous les peuples, afin qu'ils glorifient et remer-
cient le Seigneur. Voici que s'est accomplie la parole des prophetes qui
ont prophetise. De plus dans (les eglises) il y a les clercs, les primats^,
les eminents docteurs, les pretres, les diacres et les apdtres qui ordonnent
au peuple d'accompIir la justice et la droiture et lui enseignent * la Loi et ♦ foi. 66,
le Testament du Seigneur. ^ ^'
Comme dit le prophete Ezeehiel : Jejeur preposerai un seul (pasteur qui)
les pattra, mon serviteur David; il deviendra pour eux leur pasteur. Moi-meme
le Seigneur, je deviendrai pour eux leur Dieu, et David au milieu d'eux sera leur
Tprince. Moi-mime le Seigneur, j'ai parle; fetahlirai pour David un Testament de
paix et je ferai disparattre les animanx mechants de la terre^. Le prophete
David dit : Tes pretres seront revetus de justice et tes justes se rejouiront de
bonheur*. De plus il dit : Ld je ferai pousser une corne d David; je preparerai
1. Dan., IX, 24-25. — 2. Le terme A.^anT'^ est aussi employe pour designer les pres-
bytres. — 3. Ez., xxxiv, 23-25. — 4. Ps. cxxxi, 9.
68 SARC.IS D-ABEHGA. [168]
hM\ « f.tt, s tnttVV : ^n+^-A > 'H:'r •■ A>J«c1- :•: ffl^,ftJ-P„A- « '^«■h-J^I- > A«w>A.
^iif !! fl»^An^<"»- ! •vr.[<'.]i- •■ AxA^r.- « mni-- : if.dy. •■ ^•.«'.•^l-f :•:: /.>i'i-e > p-
ftTft « '."I»- : tx'>y.''o. : jn..?!' : \l.i9* ■ WhH' ■ »ll)V'1' : flVh-S.A : /»'r:Ol' « flh
' fol. BG, au ! ^,11 : '/«»X*/l'l'. : ?l<i./*'i'-<"»- : AA-*«I> : ^.Vlvli. : riJifr* : AdA t Ittf > h
^°^' *"hHfl : rD«oV,,->>./. : iP»JP.-C : S'«)-h. : >l'V.f : lArU : H.Vl*' « A^^II.JlV « flJ-ftl- ' »
M-ti- •■ 'hhr : nA-flh-fo»- : A^S.^'» : >iC>{^.li- :•: f.^ : 'SfljV > Vfl.^ « fl>i'H' s
(!.•/• : hr:A/;.e'> :•:: ftr^V. : flJA-l-f : flJChl'. : flJhX-J»"^. : MlVtl. :•: fllCA^V. « /»1
•iKlh. ! fl»ll./- ! hfl-h. :•: hhao ; <{..J-fli : •J-j,/»' , /''Vh. ::: ?,ftOT : fl^J»^: . J,1H,
Wl. :•: ^'.rtl^ : A-|l ! ^'PAft « ni.C?A ' : flh'/''!! •: flJJl^fl : j?.!!. « WK^Y » ^-S-
A'> ! hC^h^ ! UfJ^/" ' : hflflJ-h. : '/flJAS. ! Ah. ! •S.*4' : flJ-Thrty^J&e-im. » 0O
^lxY}^ •■ AVf-A- ! rj^C :•:
y.(\, ■■ 'rAhjPft ! Vn.?. : nh-J-^ : •/•T-J4''X-f<n»- : Ah^l>-.«^ :•: J&n. « hllLh-tt
ih.C ! HW-A- ! JP.«wAh ••: fl)A.^'-V''*mfl»' ! <w./»'<Pd'^ ! hrh^lnao. .. \tiim : ?,
♦ foi g: 9»/»^.+ ! O-hiP. ! *7iAhV : O^-fl ■ f!.t\.(\h\ •■ tl9"V : flfl»-A-^ : K<ThH-fl : fl»ft^fl»-C
.> ! .e/roifh.* : d«IV : AA?"? : fl»/w>/»"Pd-h ! ^X-rh : hftOT « Oft.JB. « ft5>"f ' fl>*ft
t ! V^A- ! hrliH-fl ! JS-ft. ! hlll.h-flrh.C ! HH-A- ! JiOTAh :•: fl»h.Cjr'^ftJr » Vft.
1. Ms. <Dn+. — 2. En marge il y a : •HTr-f: i «n». — 3. Ms. vfilri-. — 4. Ms. f<n>»>»..
itite lainpe pour mon Messte ; je i-evetirai d'ignominie ses ennemis; en lui ma
saintete fleurira '. O mon frere Justus, voici que les prophetes ont annonce
autrefois au sujet des pr^tres et du Nouveau Testament. Comme dit TEcri-
* foi. 66, ture : Je les rendrai puissants, * afin quils jugent avec justice sur tous les peuples
et les princes de la terre. Voici donc, mon frere, que TEvangile de Notre-
Seigneur a ete entendu dans le monde entier par la predication de ses saints
disciples. Le prophete David dit au sujet de lEglise : Ecoute, ma fille; vois
et prete ton oreille; oublie ton peuple et la maison de ton pere, car le roi a desire
ta beaute; en effet, il est ton Seigneur. Les filles de Tyr se prosterneront devant
lui avec des presents-. De plus il dit au sujet des saints disciples : A la
place de tes peres des enfants sont nes pour toi; tu les appelleras princes de toute
la terrc^.
94. L'entetement des Jlus seh.v pim. — Le prophete Malachie dit au
sujet de la fin des Juifs : Le Seigneur qui domine tout a dit : Je ne recevrai
' fui. 67, phts le sacrifice de votre main, car depuis le levant dii soleil ' jitsquau couchant
mon noin sera glorifie dans les peuples et les pays; on apportera de lencens d
mon nom et un sacrifice pur, car mon nom est grand dans tous les peuples, dit
le Scigneur qui domine tout\ Le prophote Jcrt-mie dit : Ils ne inont pas
1. l's. cx.\xi, 17-18.-2. Ps. XLiv, ll-i;5. —3. Ps. xliv, 17. —4. Mal., i, 10-U.
[169] HUITlfeME ASSEMBLEE. 69
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*f,n>i. •:■ mPn a» ? PA.<>.n • A * fol. 67,
v°a.
1. Ms. *je:ft*P.
♦ Ibl. 67.
I- b.
icouti et ils nont pas prete leur oreille, ajin de ne pas se detourner du mal et
afin de ne pas {cesser) d'encenser les dieux etranyers. Au matin, nia colere et mon
chdtiment se sont en/lammcs d laporte de Juda et au dehors de Jerusalem (qui) est
devenue un desert et un champ jusques aujou7'd'hui. Tout cela, nous Vavons
vu et nous Favons connu'. »
Justus repondit et dit : « Voici que s'est accompli sur les Juifs tout ce
qui a 6te dit, car ils n'ont pas cru au Christ et n'ont pas * adhere k lui.
Comme dit le prophete Isaie : Dis d ce peuple : Ecoutez bien, (mais) vous
ne comprendrez pas; voyez bien, (mais) vous ne connaitrez pas. En effet, le coeur
de ce peuple est devenu epais; ils ont detourne leurs oreilles, afin de nepas entendre;
ils ont ferme {leurs yeux), afin de ne pas voir avec leurs yeux; [ils ont bouche
leurs oreilles), afin de ne pas entendre avec leurs oreilles; {ils ont epaissi leur
cceur), afin de ne pas comprendre avec leur coeiir. Ils ne se convertiront pas et je
ne serai pas clement envers eux '-. Le prophete Jeremie dit : On dira d ce
peuple et d Jerusalem : Un demon seducteur est sur le chemin du desert; la fille
de mon peuple (sc donne) non pas d la purete et non pas d la sancliflcation, mais
au demon seducteur. Mais maintenant moi-meme je leur dirai : Voici que mon
arc montera comnie les nuees ; les chars {du seducteur) seront comme un tourbillon;
{ses chevaux) seront plus rapides que les aigles ^. » " Jacob dit a Justus : « Cette * ^°j- ^"^'
1. Jer., xLiv, 5-6. —2. Is., vi, 9-10. —3. Jer., iv, 11-13,
70 SARGIS DABEUGA. [170J
P-ftTft > MiU ' -7 •>n.l- » n^i'}-!- » hA:r'\h{l ■ .hffll : «»^.,1. :•: (HHrttf»>P- ' '5'J
h.A » >n.^. » Hjl'.'».ft 1 +(."> « >,ft«B : hjf.lhff: : ^A : hM"'!' • HlnCft-fft : HnK
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/8.n. : ?'t\'rt\ ' >.o»-v : in. : hoD , 'i-.n,i,A : Mi-ii ' V1C : n>,'>f- : h^[li-]
loi «7, ^ s j,A : ^.e[h]rV" : t\lni:t\-f't\ " tDhr}f.hii.f\ ' h.a«q>i'at'' : av : '>A*efl^ :
nrl,7 : ^^Mi-.tl- :•: IDhT"» ' hltiai. : a»-ft'/- : h-n^'/;!/'»»- : h^"^"^/. ' hhao^. '
flJniP* : h<wi : h1\l.h-tt,h.i: ' aoChao' s ai't\-l' ' V-^C •:'
m,h/: : p-rt.v : 9"t\h ' p-ftTft ' tO't\'i' ' d-P ' tof.a.ti" ' a,'Vv?<:jiV- •• h^
n. : .ed*n : J?.n. : P-ftTft : /l,.efl^ : ^•7H.K'nrh.C : h«w : »»'><<.A : ^-S.ft : 'VR^: :
AdA : ,ed*'n :s flin>,'>'/"'H : otVV : *P4'<'. : oodfi^it-l' ' (Ot\-b ' lO-tMO ' 9.ao : (B
1. Ms. h.<n>S3l^fl>'<l>'.
pro[)h6tie est au sujet de 'ErmohVos, le faux Messie que le prophete Daniel
a appel(5 la corne qui est petite. Eu effet, les Juifs qui n'ont pas cru au
Christ veritable recevront le mechaut dragon et croiront en lui. Comme
dit le prophete : L'Esprit ile justice viemlra et ils ne le recevront pas; [mais)
lorsque 1'esprit du dcmon sera ventt, ils le recevront et ils le traiteront comme
Dieu. Voici qu'ils sont couverts d'ignonuuie et qu'ils sont ruines, parce qu'ils
n'ont pas legu Notre-Seigneur Jesus-Christ, mais au oontraire (parce) qu'ils
ont suivi le m6chant dragon, impur et seducteur. Comme dit le prophete
Isaie : IIs ont dresse la table pour les demons '. »
Justus dit : « Tu dis vrai, (en airuMuaut) que cette parole a ete dite au
sujet des Juifs qui ne croient pas au Christ. Mais des maintenant il ne nous
loi. «7, faut plus vivre * daus la Loi des Juifs. » Puis ils poursuivirent (la discussion)
dans leurs maisons, apres qu'ils eurent reconnu et qu'ils furent certains
que le Seigneur les conduisait dans (la loi do) ramour.
95. VisiON DE JusTUs. — Jusepli s'en alla avec Justus dans sa maison et lui
dit : « Ne m'expo'scras-tu pas co ([u'a dit Jacoh? » Justus dil : « Le Sei-
gneur cst vivant! (J'allirme) (juc rEsprit-Saint a habit(i sur Jucob. Cest pour-
quoi il a r6pudie lamour des aliments et de la boissou et il s'est adouutj au
1. Is., LXV, 11.
lol. 68,
1- a.
[171] NEUVlfeME ASSEMBLEE. 71
XA-+ :•: a)fK\.'/ '. HiHV ■ P'/lTft • fflflhf ' 0)^,(1. ■• Ih^^niln • >«P-A.y- : h»n : ft^i- :
P-?" ■ OtfC ■■ (D-^at>'tl 1 AjPAf. • h'}\l ■• h&.h, ■■ fl^KiAr : htm : ao-d, : (Blnf-A-
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-^rtTflJ : JPd^-fl s flJJ?.fl. : XflJ > Jil^e : ^.hflJ-"}^ : /h'^?" : H^.hV : h^^U- :•: h
tiao : J&n. : KWt\ ■ Vfl.J?. • '•'«'• ' '>'^Jf?i ■■ dA'h : h'n\\.h'f\,h.C. •■ hl-V ■■ 9"A
h^ : im!piyff.-\' : OiaoO^ : h»n : ;^Ty.?» : ^A»» : flJ^^^iA**"»- : ^•^'Vhl " (D
KyaCO- : h^Pyin-l- : rt"?^ : AW-A- : (OO^?.^ ■■ !*•<{.* : ^XAl»" : (^(DChX • ^.^
nC;h : flJ^.^h.-H-H : hlh : A*H-A- : 'JAr :: »ldfl : J^fl. : flJlVRflJ?" : rt'^^ ' h * l^lj^e»
jetlne et ^ la priere. » Aussitot Justus devint triste et pleura. II dit : « Je
(vais) te raconter, 6 Joseph, que (voici) pour moi aujourd'hui quinze nuits
(pendant lesquelles) je suis en train de voir en songe Moue ' et tous les
prophetes ; Jacob aussi est associe avec eux ; quant a eux, ils le proclament
bienheureux. Mais pour moi, je ne veux pas lui apprendre cette * chose, afin * foi. 68,
qu'il ne se glorifie pas et qu'il ne s'exalte pas lui-meme; mais seulement
(je veux quil m'expose) ce sur quoi je linterrogerai au sujet de la venue de
Notre-Seigneur Jesus-Christ. »
NEUVIEME .\^SSEMBLEE.
96. SUR L.K FIX DU MONDE ET L.\. SECONDE YENUE DU ChRIST. PCU dc jOUrS
apres, ils se reunirent a nouveau.
Justus dit a Jacob : « Voici que les prophetes racontont qu'il surviendra
dans les derniers jours une grande catastrophe. »
Jacob repondifet dit : « Oui, mon frere, il surviendra un fleau, comme
il n'y en a pas eu de pareil. En effet, le prophete Isaie dit : Voici que
viendra le jour du Seigneur qui est plein de chdtiment et de colere, a/in d'anean-
tir le monde et de detruire les pecheurs. Les etoiles du ciel ne luiront plus pour
personne; le soleil, en se levant, s'obscurcira; la lune ne luira plus. Je ne gou-
vernerai plus " le monde entier-. De plus il dit : Le ciel sera roule comme un ' foi. es,
rb.
1. M. a m. : comme MoXse. — 2. Is., xiii, 9-11.
lol. f,8,
yoa.
72 SAHGiS D'ABERGA. [172j
C: : OI'J^/1../- : f,:ji; : jf.VX'/ : AXf -J : aiy.[^'']imil'\' : «fcA-l;'/ : fl)^.hfl»-'> : C}xt> '
fl»JL'.h<u-'> : 9"?:^' •■ -1'^. : «»A' V.«'.".P.' •• 9"!f:/.- • tmOi\-\- •' r»A.A.'l' : h»» i -i:^ : ath,
f.mVh » A^Ay" : mvoci •■ m.ti : AdA : ru-l^^ft'» : A-l'fl>-Aft ' : 'l-fl>-A.P.' : fl»A
>«P'i : r/D«prtA : •lni'|:>l .•: >ift«» : h^-JI : ^.11. : Vn.^. : ttTlH' : hA : Ai.f hi»"V- :
ttYlCtl-ftl : <0?ii»".f. 'V/. : «VrtV- : Xh^Cyl' '■ y.f^^^-h : h.C'rfiht\ •■ ihft'P. : »»A.
A : flJ^.l-IL+A}" : ,l.'lin : hy.lhjf: > (Ih»» : ^.11. : Vfl.^ : J?.fl)Ah. : f.Chf'9* ' A
o«>ftA-l- : 6h • dlxrao' . *h,}!.iai'9" •■ aiM-f-a«'i, ■■ h.f-mVh •■ flij?.hfl»-'> : hc
hy •■ AW-A- : H/»'.'J :
fl>-?i'|- : h"^./: •■ (P.hfl>-'} : 'itt.y. •■ «w.4.|P<p.l- ::: nh»» : /i.P-h.A : Vll.l'. : ^A. »
A.'|- : f^.hl- •■ hM' •■ htltm : ^AX+l- : dM' '■ hlW.hn.h.C :•: atftW.t^tl '■ VH
JE. : J?.n, : +Cnl- : flJ/iVrnVl- : T+ : !^-9°1 : AJtA-f' : >i'7ll.h-nril.C : t^iC » flJ
?ih.'l- : OiR-id-l' : JP.?i'l: : dM' '■ '«"Jrt-l- : flIdA'h : fl»'^}»" : flJjT'»'!!!. : dM' :
jr'9"'J : fl)fli>-ftV : dA'h : a-A»»!- : fll*nc: : fl)dA+ « A«>S' : fl»'!.''* : 6iit > *
l.Ms. t\^(DA.e..
livre; toiites les etoiles du ciel tomberont, comme (tombent) les feuilles de la vigne
et comme tombeut les feuiUes du figuier'. En outre il dit : En effet, c'est le jour
du jugement du Seigneur et cest Vannee de la reddition " du jugement de Sion.
Ses vallees se converliront et se changeront^ elles-memes (eu poix); sa terre de-
viendra du soufre; sa terre brulera jour et nuit comme de la poix et ne s'etein-
dra jamais; la fumee montera en liaut; {Sion) sera ruinee pour les generations
des generations et sera detruite pour de longs jours*. En effet, ainsi dit le
proph^te au sujet de ceux qui ne croient pas au Christ. Apres que les dix
cornes auront disparu, vicndra 'tlrmithVos, le faux Messie. Le peuple des
Juifs le vengera. Comme dit le prophete : Ils sortiront, pour voir le seducteur
foi. 68, {au milieu de ses cadavres) dont les vers * ne dormiront pas et dont le feu ne
s'eteindra pas. Cr sera un e.cemple pour tout etre (doue') dune chair^.
97. Le joi h Di: JUGEMENf sEH.v REDOUT.vBLE. — Cc jour-l^, survieudra un
grand chatimont. Comme (dit) le prophete Joi^l : Malheur d moi ce jour-ld,
car le jour du Srigiieur approche'^ ! Le proph^te Soijhonie dit : // approche
et il sc hdte fort le hruit du jour du Seigiieur. II est amcr, mauvais et dur. Cest
uii jour de calamite, un jour d'affliction et de tourment, un jour d'epouvante et
de perdition, un jour de tenebres et d'obscurite, un jour dc nuages cl de brouil-
lard, uii juur de carnage et de cris {de guerre) '. De plus Salomon dit : iHoi-
1. Is., XXXIV, 4. — 2. M. a m. : retribution. — 3. M. ani. : deviendront. — 4. Is., \\xiv,
8-10. — 5. Is., Lxvi, 24. — (i. Ani., v, 18. — 7. Soph., i, 14-lG.
v° a.
r° a.
[173] NEUVIEME ASSEMBLEE. 73
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v° b.
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/»h : t«P+y'a»- : K^H.h-n^h.C ! ArliTin- :=: (DhM-PM. ' W- ' ^tt. : hhV' :
K^H.Knrh.c ! flJHA-i: ! flJhnp : rh^G/. : rt'?*?* ! flJA.rtrh. ! M ! flJM'"}?-^ !
AdA.I/'o«»- ! ««•4'rty-'l" ! ««h'1.' ! (DfcliO ! AjiA.l/'<»»- :•: ft^^d : ht\ao : y,(\, : ao^
it>^'l' : «WJO-lf : Hh^nA : fiho^ ■ ao^iP^.-i' : <wo.|: : AhC/H^A : flJAR : hltt,
h'ttth.C ! AjPflJ* :i:
flJhjin : ^n. ! »n.Ji ! Vi^ : >K/:- : A{'".e'C ! flJA.UAflJ'V : aif{fyiy.l i flJA.h
tfD : jr">*;|. ; (Dh,9t\l-CK •■ -ncyv- ! mch^-ao- : AhJ^OC : flJA'»?!^ ! flj;hV-54V i * ^^}-f'
hv-bc ! «D-Hnc ! hl9°^^^'OD : 7X. ! A?»'7n.h'nrh.c :•: ^o. ! ^'£'1- i vn.^ i V'>
1. Ms. +:^C.
gne la colere de ton cceur et ecarte le mal de ta chair. En outre il dit : {Sou-
viens-toi dit Seigneur), avant que viennent les jours de malheur et quarrivent
les annees dans lesquelles tu diras : « (Ce/«) ne m'est pas survenu par ma faute »,
avant que s'obscurcissent le soleil, * la lumiere, la lune et les etoiles, et avant que * loi. 68,
les nuages reviennent apres la pluie. Le prophete Michee dit : J'exercerai
{ma) vengeance [sur) les peuples dans nia colere et dans mo7i chdtiment, car ils ne
m'ccoutent pas certainement. [Voici) la parole du Seigneur que le Seigneur a dite :
Le Seigiieur s'est leve {et) a plaide contre son peuple'. Le prophete Isate dit :
N'est-ce pas le Seigneur et son {chdtiment)-? Ils ont refuse daller dans sa voie
et ils nont pas ecoute sa Loi. II. a fait venir sur eux le chdtiment de sa colere
et il a tonne^ sur eux*. Ecoute, car il a dit : (non pas) le chdtiment de ma
colere, mais au contraire le ch&timent de la colere du Christ, Fils du
Seigneur vivant.
98. Le Christ jugera les hommes. — De plus le prophete dit : Voici
quil a regarde la terre et elle na plus existe ; le ciel, et {il est devenu) comme le
neant; * sa lumiere napparaUra plus; il a vu les montagnes et elles ont ete ♦ foi. 69,
epouvantees ; les villes bdties {sont devenues) dcs ruines devant la face du Seigneur'^
Le prophete David dit une prophetie au sujet du Christ : 0 Seigneur, le roi
r» a.
1. Mich., V, 14-vi, 1. — 2. M. a m. : ce qui est d lui. — 3. Le verbe »40 n'est pas
mentionne dans Dillmann [Lex. aeth., coL, 1335). — 4. Is., xlii, 24-25. — 5. Jer., iv,
23-26.
74 SARGIS IVABKRGA. (17'. |
n.-^ > n>i'}f- • YicMti ■•■■ ?iiii> : ihhM) : jf.-id^-tii^ ■' •>7-/" ' lohm > j&n. *
lu.firK/i.c : iiv/"h : /••;» : ^ji-ij : rH-irtiP"? ' hcft-fft •• at'M:\h > H/?.»-nc «
Aiai"'i : </'"|»(\A ! <»A'JA''" ■■ 'iM" ■•■■
o»'j^i. : y.i\. • lchno- : >i?„h : AW-A- : oc.li •■•■■ ait-ii.hpoo- : hfuh ' AV^
A-fli»- : XA>i>h : fl»l[/.]ftftf»- ! h^«> : >.-fV : Ml' : A7.H. : l^-h : h^iil.h ' II
«»Ci-Hi : ihhao- '. cD-l-nA/'*^- : M^' •■■ fl»V«{,i*'<"»-5: : rtOC : h9"^'C •':■ mwch
';,'l,' ' '^'^ '• ^^''f^MA : *hoOi1\^ai' :■.■■ htioo : "XTI» : A*}»»? : AdA.h :•= flJr/.Af- : 9"h
/. •• >.•>•/• : A.^.hA- : h^T» :•:
rt''?*^'"»^ : >.X-Vfl»" : I/,«'.hfl>-'> : tfn^-IPV-l- : flJJ»'"»^,^, : A>.A : h,Vh9"^' » (1
hCft-f-ft : Vli-h. : ^.«WX"?. : Jl^jn.!!. : ftnr/.-l- : nh«w» : ^O, : KWtl ' Vn.jB- : «»
J&+-1-A- : Ah^.rt. : nat-M' : nAC :•: fl»hdn : ^.n. : Vll- : f.tmfi'h : Hoo : h^Ul.h
■ttth.C : n7^'>«J..e. : dA-1- : fl>,e.V.^.^ : aoOt' : 9"t\/i : ilttihl' : *A : hVV^JU- '
fl)9"ftA : ot4»i*.V.J- : *rt. : flI-l-[n]Ali : h<W : h^l^ : oo^if^'.'!' : <Wi(}-|: : i\dA :
>bCrA>.ft : Hfl»-?.'Ji ! //.^«e ! »«»rt.,T, : hoo : ^iOTjt?. : hllOx- : 9"tlti : 'V^A :
1. Ms. thrto. — 2. Ms. >»iM./..
,?e rejouit de ta piiissance' . De plus il dit : II t'a demande de vivre [et) tii (le)
lui as accorde pour la longueur des jours, pour les siecles dcs siecles'. En effet, le
Verbe du Seigneur qui a pris chair de nous et a ete appel^ le Christ, c'est dono
lui qui demeurera pour la longueur des jours et pour les si^cles des siecles.
En outre il dit : Que ta nuiin trouve tous tes adversaires! Que ta main aille
au-devant de tous tes enneniis et quelle les rende comme une fournaise de feu pour
Vepoijue {oii tu montreras) ta face, 6 Seiyneur! Dans ta colere secoue-les. Que le
fni, cu, feu les devore! Detruis leur fruit de la lerre et leur posterite d'entre les fils * de
riiomme. En effet, ils ont machine liniquite contre toi et ils ont con^u un dessein
quils ne peuvent pas realiser^.
99. CoMMENT viENDRA LE Christ. — \'()us avcz enteudu, d fr^res, le
ohiUiment et le tourment qui survieudronl pour ceux qui ne croient pas
au Christ. Voici donc qu'il viendra dans une grande gloire. Commo dit
le proph^te Isaic : II tuera le dragon qui est dans la mer *. De plus il dit :
Voici que le noni du Seigncur viendra dans un jour lointain; {sa) coIh'e s'en-
lliiinmera avec la gloire de la parole de ses levres et avec le chdtiment de su
parole, et le chdtiment de sa colere devorera comme du feu^. (11 s'oxercera) contro
'ErmoUVos, c'est-ii-dire le faux Messie, lorsquo le Seigneur viendra avec los
1. l*s. x.\, 1. — 2. i's. .\.\, 4. — 3. Ps. XX, y-12. — 4. Is., xxvu, 1. — a. Is., \i, 4.
fol. 69,
V"' a.
* ful. 09,
vb.
[175] NEUVIEME ASSEMBLEE. 75
in,h-nih.c • nhittA •■ fiha^ .• n/^p .•: htitm -. s!,aDKh •■ hoD : 'ao-tt^:^ '. nf.
wc^ ' h9°K^nh\ •■ ht\in'i •■ o^-tt •■•■■
nh»» ! JZ.n. • fi-ih.f^ ■• *n,J& » flJ«rU- : oo^h ■ n^«w9 : rt'^^ : hffn : ©
A^ ■• MA • hoOtlx^iO' ■■ (Dtt^ih • -Ttn : -nA-e : ffn«PdA :•= HA ■■ Jli*-^ = Ofh
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Kf»^-)*: s Jl'>0^ : OB-il/^-f : C?r : ttOhh-U ■ i^-ttb • hCB : *;U- : ^hfl»-'} ••
1. Ms. H>».;e->AV. — 2. Ms. flioD->»ju.-(:Vr. — 3. Ms. fh'!*^":
armees des cieux dans la cliair qu'il a prise de nous, car personne ne peut
voir le Fils du Seigneur, sauf seulement dans la chair. En effet, il viendra
comme * Teclair qui se leve depuis Torient jusqu'^ roccident. ' foi 69,
Comme dil le prophete Daniel : Voici quc rint siir les mtees du ciel
comme le Fils de Vhomme et il arriva aupres de VAncien des jotirs ' . Cest
manifeste qu'il viendra dans la chair qu'il a prise de nous. En outre
{Daniel) dit : A lui ont ete donnees la domination, la gloire et la royaute; tous
les peuples, les pays et les tribus le serviront; sa domination sera une domina-
tion eternelle qui ne passera pas, et son regne sera {un regne) qui ne sera pas
deiruit -. Le prophete David dit : Le Seigneur viendra manifestement; notre
Dieu ne se taira pas; le feu brulera devant lui^. De plus il dit : La fJamme
entourera ses ennemis \ Le prophete Moise dit : En effct, * le Seigneur * foi- 69.
jugera sonpeuple^. Voici donc : voyez, freres, le supplice que le Seigneur
a prepare pour ceux qui ne croient pas au Christ, (et sachez) qu'il uaura
pas de fin. »
100. L.v PETiTE coRNE PREDiTE PAR D.^^NiEL. — Justus dit : « Tu dis vrai,
mon frere. Desormais nous n'attendrons plus un autre ' (Christ). Apres qu'aura
ete puissant le royaume des Romains, c'est-^-dire le quatrieme animal, voici
1. Dan., VII, 13. — 2. Dan., vii, 14. — 3. Ps. xlix, 3-4. — 4. Ps. xcvi, 3. — 5. Deut.,
XXXII, 36. — 6. M. a m. : personne.
76 SARGIS D'ABRRGA. [170]
lihh « at-M' » tf-A- s h.liH-tt » ioy.fmj^'h' • v^^O-l- :•: »lj?.n. • 'i^Jh.A : 10.^ *
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#n»'> : ^«OT.X->, ; TnCt\-f-t\ : 'JT-IP : ^ift/J.^uA = flJ^^.^-flJA.^- : >i?"J?:['>]lA : fl»-?»+
h. ' : H^^V/»'?! : OD-il/^t'^ : flJ^X'>?i : ^Th-HnV :•: h<w»1| : ^n.A- : ?iA ' /\9°th «
* fol. 70, ildd^ : f.Mi : J^-J-^^A : HJ?,^'flJAjEl- : hCA-f-ft : >i9"iy : fl»n-<.h'> : hO-V > fl»
r b.
i-lPTflJ : P-ftTA : flJ^.n.A" : >iflJ : h^TO-H : (D-h^P ' fl^n^lh* ' A^ : f\9°h- »
hn^eV : H'>l" : JR.n.A- « Wirtfl» : fl»-?i'|.- : l\V'i :•: fl»hdn : ^n,A- : Tlh -• oofTh '-
1. Ms. fl»/i-|.«»li<s:?». — 2. Ms. a»>,i:h..
qu'il surviendra du trouble dans tous les peuples et que viendront les dix
cornes. (Voici) ce que dit le prophete Daniel : {Surgit) une autre corne qui
poussa et arracha les trois cornes qui etaient devant elle. Cette {corne) avait ' des
yeux; sa bouche proferait des {paroles) arrogantes ; son apparence etait plus grande
que {celle) de ses semblables. Je vis cetle corne qui est petite : elle faisait la guerre
fol. 70, au.v saints -. ' Quant k ceux qui croiront k la corne qui est petite et la recevront,
le supplice sera pret pour eu.\ ot ils s'en iront avec elle dans le feu ^ternel. »
Ayant entendu cela, Jacob se leva, baisa la t6te de Justus et lui dit :
« Vraiment TEsprit-Saint a parle par ta bouche aujourdhui. »
101. Il ne viendr.v p.vs un .vutre Christ. — De nouveau Jacob repondit
et lui dit : « Ne te souviens-tu pas de ce que nous avons entendu jadis c\
Tiberiade au sujet d'un protre dentre les protros dos Juifs? (Ne te rappolles-
tu pas) comment il a dit : « Dans huit ans viendra le Christ, roi dlsrael ; il
« naitra d'une Vierge. Cest donc lui qui el^vera notre royaume et fortifiora
« notre peuple. » Ceux qui entendirent dirent ainsi : « Bonio sera la Viergo
fol. 70, « * de laquelle naitra le Christ, et bdnis seront son p6ro ot sa m^re. »
Justus ropondit et lui dit : « Oui, c'est ainsi. Mais lorsque nos p^res ont
entendu cela, ils ont dit : « Ce pr6tre a monti. » En outre ils ont dit :
1. M. a m. : qiii amit. — 2. Daii., vii, 20-21.
[177] NEUVIEME ASSEMBLEE. 77
^n.A- •• .ert-P-n • tp+ •• ^n. • hm > Uaoii ■ viv :•: vu-h. ^ ^Ji^wo • fl»An
fl»-v -• H^n. ! fi'ih.6i • vn.^. ! h'fl'> •• -hn^h : JirA-nc •• HX-jnA : hR- • fD-t-
+T4'm : h9"flfii •• HfllC* : fllH-fl^-C : flJHrhX.^ : flJH-nC^ : flJHArThW-l- :•: T
0- : hiv-h ' A> : hin.h-ttfh.C ■■ mttJ±U' : W-ft- : HJK.hfl>-l : nR'^^ : »«"pdA ••::
^n. : P-ftTft : ^h^WH : X"rh.y- : (D-tl-i' ■ ODKthi.' : ^"J^bA : >n.^' :•: flJh ' fol 70,
btt i ?.tt, ■■ (O-h-t- '■ h^n.^. ■■ JZ-if^^lV- : A-H-flh : W-A- : Hlvlhn : (D'tl'1' '■ oo^ih
^ : aJ-an-^-i : ?iA : ^VflJ-tf»- : OhM' ' tm^-l' '■ 9"^C. '■ ^.^[jli^h- : ArTijE.
Oi^- ■■ HA^iAr : flJhAh-firt : A'MC : flJA'W^:1' : HA^JAiJ" : flJ?iA : AnOl. : f.
nCl^ : h«w : -flCA : rt^^^ : flJhr> : H.^,*'> : •flH-:'^^ : h^ : h^Phfl^ : ht\
h : A^JAU" :•: J&n.rt" : jPji*'fl : hAU°C : h<w» : ^«liJ" : JT-Jf ^-1: : AhCft-f ft : flJ
^•J-^^b : ao-lh-i ! ^lnOi-t : ho» : H^fl, : ^tt.^. :•= M/^hoo- : h9°ai".t"i : ^A :
rthn- : flJ-ft-^ : r?:C ■■ (OhhA ■■ nAP : (O-tl-l' ■■ ao^^ :;: fll,TKll*^A3'. : >n.Ji :
1. Ms. oi>K<h<{.. — 2. Ms. A;hr<D^.
a.
V a.
« Voici que le Christ est venu; aucun autre Messie ne viendra sauf
(1 seulement Celui qui est n^ de Marie, la Sainte Vierge. »
102. La prophetie de D.\niel est accomplie. — Jacob lui dit : « Tu dis
(une chose) certaino. Oui, il a ete ainsi. Voici donc que nous avons reconnu
et avons compris ce que dit le prophete Daniel : Une pierre s'est detachee de
la montagtie sans (/e secours) dune main, et a ete brisee 1'image d'or, d'argent,
de fer, d'airain et de terre cuite '. Voici que le Seigneur nous a revele par ses
prophetes tout ce qui surviendra dans les derniers jours. »
103. Predictiom de la resurrection des morts. — Justus dit : * « II ♦ foi. 7o.
est ecrit ainsi dans le livre du prophete Daniel. De plus il dit : Ce
jour-ld, seront sauves toiis {ceux de) ton peuple qui seront trouves (inscrits)
dans le livre. Beaucoup qui dorment dans la poussiere de la terre ressusciteront
pour la vie eternelle, mais {d'autres) pour Vopprobre et pour la Iionte eternels.
Ceux qui auront ete inteUigents ■ briUeront comme la lumiere du soleil, et heau-
coup d'entre les justes {briUeront) comme les etoiles jiisqud jamais^. » Jacoh lui
dit : « Sache que la seconde venue du Christ et la resurrection des morts
surviendront, selon ce que dit le prophete : Je ressusciterai les morts qui
sont couches dans la terre et ccux qui ont vieiUi dans 1a poussiere. Le pro-
1. Dan., II, 34-35 (45). — 2. M. a m. : auront compris. — 3. Dan., xii, 1-3.
78 SARCxlS n'ARF,Rr.A. [178]
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A-X • h«o : ntiyj : Oi-h-l' : ^+f.-J-l" : fl^ft-^ : hy^V.lh :■■ (OrR'hl'ii > AYlCM
■f't\ : ^.hi : nAVh : OihMaf/. ■ htm : ^AJC^f. : jrftA.I)- : {\/..'P.'\' : OTAWn
• lol 71, -1- : nVC-Vl- : 'mChH' : flJ,t^['>].'n « i\\\'m : JLMl, : ^'>h.A : Vtt.i'. : fl»'lflM)
n : A-'|: : AA«1'> : fll»o'>«7/»'.|:y. : flD'}^/»'-!- : HA^A</n : '^hT ■•■ aiUb([ : JP.
n. : A.-^.ftjCA : Vn..e. : '•'ll- : J2.ff»X'?, : hn\\.h'tt,h.C : h^w : >ft : ?,A'l- : fl»*}^ :
h^V- : AiVA'l- : ai^i-^ip.atf : h<w : ?,A'l' : i\.>fhi : flJh^ : ,hU'C : ^n-ft : H
nAU^f- : hf\'1' : at^tD-h, ' \\fm ■■ ,\\OW. : I^J'" : fllJ&nAA : Hhfl»-^ : hOf^^C :
hODTl ! tfD4>iA><r..|: ! AhlH.^-nrh.C : ^l-fl^-^V. : V^A" : 9"^/. :: flJrAh^AJ: : Vtt.
JE. ! ^n. : «?lh : J&^nR"?, : /^n. : h'^\\.h'tt,h.C •■ HW-A" : /8.OTAh : flJ^V- : ^'>
1. Ms. mhfl^ihliao'. — 2. Ms. hafbh\^or>- .
phetc Ezeclnel dit : i4tns(" a </// /c Seigneur-Mattre : Voici que moi.m^me
• foi. "0, ' i'ouvvirai vos tombeaux; je vous ferai sortir des tombeaux ; vous saurez
^° ■ que cest moi le Seigneur, lorsque j'aurai ouvert vos tombeaux, afin de vous faire
sortir de vos sepulcres, (vous) mon peuple. Je donnerai mon Esprit sur vous; vous
vivrez et vous saurez que c'est {moi) le Seigneur qui ai parle, dit le Seigneur-
Mattre ' .
104. Prediction de l\ seconde ve>ue du Christ. — Lorsque viendra
pour la seconde (fois) le Christ, Fils du Seigneur vivant, dans une grande
gloire, (cela) arrivera comme rcclair. Gomme dit le prophete Habacuc :
Son eclat est comme la lumiere; des cornes sont dans ses mains'-. La venue du
Christ ne sera ni cachee, ni secr^te, lorscjue apparaitront avec lui les
• loi. 71, armees des anges dans la crainte, * daiis ie tremblement el l'epouvante.
Comme dit le prophete Daniel : La puissance lui a ete donnee; quant
d son regne, ce sera un regne pour les siecles des siecles '. I)e plus le propht^te
Isaie dit : Yoici que le Seigneur viendra comme la /lammc du feu; en outre sa
main sera elevee; elle brulera comine du feu les pecheurs et comme de la paille
seclie que le feu devore; comme briile la paille des champs et {comme) elle demre
les collines qui sont autour d'clle, ainsi le chdtiment du Seigneur consumera loute
la terre\ Le proph6te Malachic dit : VDici quc {le Christ) viendru, u dit le
1. Kz., .\xxvii, 12-14. — 2. Hab., iii, 4. — H. Dan., vii, 27. — 'i. la., v, 2'i-25 ^i wi,
15-16).
r° a.
[179] XEUVIEME ASSEMBLEE. 79
KT*1 ■■ M^-t- ' ^"Kh-P' •■ Wtmi. : f^-l^^iDl : iihili-Ch?"^ '■ htioo : AA.
Ih : ^tm^}^ : ]\ao -. J^^^- : {r»'}'/'^ :•:
^n. : ^'eV = ifl.JK- ::= hft'1- '■ VfhafC.- • *4'^'^U- :•: fl»'/.e.- : fol-f-oo- , AX " fol 71,
A*|: :•: hM-Chl^^ •■ «»nr:4"i:i^ ■■ A^JA?" :•: ?,ft»D : AA.U- •' -nCn • fl>AA.th :
d.(m. ■ •flCyV+ : flJOTnt:4"^ : mntm ■. JZ,n. : fiV.-l- ■■ Vfl.J2. :•: H^iX'^ ■■ A9°R^
C •• ai^.&t\,? •■ \\ao : lCOJ^ •!: l\f.lC*o^ : Ah.^'OC : (Df.m^il' •l- ^lh •■ OofiY^ !
hCft-f ft : h^H,?» : Hfl : h^^l : 4'^'^ : fl»'?»* : h»» : ^OTjth : iV^ao : n^li
<{ : 0»<PdA : ?.{r'/»'<{.4' : n^fl.^. : tX-^KAvV : (D^MCK • '^ft+A' : fl'*/*'«i.;^-l:
Jh : (OhixL •■ 4'7'Pi' : hf.%\)' •■ (Ohl&ty- : fl»ClH'l*' : IW' :•: flh»» : /ifl. : Hh
C.efl : >fl,J?. : «AJPtf»- ! J2.C?i^{P : AH : flJ^hf ••:
K'^'/ : ^iJt4. : ?i^.U-.e- : ^iA : YxShr^l- * : flhCft-f ft : ^-JH : ^aofi^ : ^«5
fl.P. : ft-flrh-T- :•: fl»-M- : ^H. : ^.flhP. : fl^^A/hflJ. : fl»^-flA- : * IKD-hi: : HT* * f°' "•
.^A^/lh" : fl»h"^dTl^' : fl^+VhV : AdA.U- : (Dfhao^.i,'U' : fl^Vn-flV' : AdA.W- :
ihfll' : rt+ATl»' : fl»4"^ATl> :•:: fl»^^ : ^-flA- : A***"»' : Ah^U-.Cl' : IKD-h
1. Ms. ?"«>,•»:. — 2. Ms. .pw,<D-c. — 3. Ms. «DCTiit. — 4. Ms. h,je>i?">-. — 5. Ms. a»>,t.
— 6. Ms. Hi"*/»!'? 1 o. — 7. Ms. oih^cATu-. — 8. Ms. iD>nn>.
Seigneur qui domine tout. Qui supportera le jour de sa venue et qui se tiendra
dehoul pour son apparition, car lui-m^me viendra comme le feu de la forrje ' ?
Le prophete David dit : Le feu ira * derant hii et la flamme enlourern ♦ foi. 7i,
ses ennemis. Ses eclairs apparaitront au monde'-. En efTet, lui-meme est la
lumiere et lui-m6me a cree les lumieres et les eclairs. Comrae dit lc pro-
phete David : (Cest) lui qui regarde la terre et fait quelle tremble, lui qui
louche les montagnes et elles fument^. Voici qu'est venu le Christ, le Seigneur
veritable. (Comme il est venu) lui-meme la premiere (fois), ainsi il viendra
la seconde (fois) dans les derniers jours, de Torient, dans une grande gloire.
Apparaitront sa croix, ses plaies, les traces des clous de ses mains et de ses
pieds et la perforation de son cote. Comme dit le prophete Zacharie : Ils
devront voir celui quils ont perce \
105. Necessite de l.v foi .\u Christ. — Alors les Juifs qui ne croient
pas au Christ (le) regarderont en train de venir dans une grande gloire.
A ce moment-Ia, ils pleureront, se lamenteront et diront : * « Cest lui que * foi. vi,
« nous avons enchaine, que nous avons soufTlete, contre qui nous avons brule
« (de colere), que nous avons injurie, contre qui nous avons profere le men-
« songe, que nous avons crucifie et que nous avons tue. » De plus les enfants
1- b.
v° a.
1. Mal., III, 1-2. — 2. Ps. xcvi, 3-4. — 3. Ps. ciii, 32. — 4. Zach., xii, 10 (Jean, xix,
37).
80 SAHGIS DABF.RGA. [180]
* I Hrt+AJP « h(\f\'i •• hlVP.'i ■ fl»'»/7iV5'. • K{}\'\*">'i •■ n-l-- • \Wii\h ' y,ha^ •■
yilJ.^Vll- ■ mhMih ' w/«^A4*V • ^ftt^ih ■■•.•■ ViiVl •• MM • ani^i : htiao :
A.y[^]<"'t:Vi^ ' hh1\l.M •■ hSthh ' YtCtl-ftl • r"J\.«'.'.''">rt ! J'.+fl>-ao. ! ^ff^f/,
ih > n^./*"'»! > iDiv/tui- ■■•.•■ Ufin •• y.a.n-av' ■. yf,j(..n ■. tihioh •■ h.o«v-l'iO' ■■ v
ti^t-f- ' i\\}i:i\-ft\ •■ wtmj^h •■ A«w>.e."^jr./. : v^A- • "JAy" • htm ■. h.if^^ ■. (D-ti-i- ■.
*H1,^ » t\JhH' ■■ nhinti : fiha»- : -J^r/nJ : nilCft-fft : fl>'>lfl>hA : 0-1: :
♦ foi :i, fliVftl'"!! s ArtA.l>- » hff» ■ Ohh-ii ' fl>A^. : hlW.* h'ttth.C • '>7-i*' ' ft'n#h'l- ' h1
»l.htf»- • fll^rAho»" •• A?iA •• ?t\9°i' : nt\tm : 11.^11. : fl»J?.m<w»* ' tttm-i^M '
4'S.ft :i= (OA^^PaO' : ^-^fll- : JHh : »/. : XCJ»- » fl»J?.n.A- : 'it\.-ttih : tihlW.h
•ttih.C • Hhl*-/' •• A> : 9"t\m.i-l- : 4'.e.'AV •• flJfl)«n> : ^^'/'C? •• «wrt./h. :i: flinJi
•J-MI : VJiV^-f •• 'jntni • fl»'**^^ s ht\O0 : at^h-U ' • Kf.i.^!t: : T^ : h'>'?
h • H^i^jnA • «lm'> •• flJ^-flh-l- :•:
i?.n.A- : f-ftTft • A^d-P-n •• vi>- ■■ hr^\h\\ •• hv •• nhm.httth.c : ;h^fl»- :
^•h/*''> •• A.+ • ^ltf» ■• 'TKM- - •■ tCf\Ct\^t\ :•: -^rtTfl» : ^b^-tt : fl>J&n.A- : A
A.h : ■T-rh.i&rt •■ hhrC •■ hrY.^ : ht\ao : OO^^VC : ^'J'/- : Oi^hhrC : ^^l^-hq:
1. Ms. ©>,+. — 2. Ms. 9"^^.
des Juifs diront : « Cest lui que nos peres insenses ont crucifie; quant a
« nous, nous n'avons pas cru en lui, mais au contraire nous ravons renie,
« nous Tavons outrage et nous nous sommes moques de lui. Voici donc que
« nous avons peche et que nous avons err^, car nous n'avons pas reconnu
« Notre-Seigneur Jesm-Christ. » Mais les justes se tiendront debout devant
lui, dans la joie et dans l'ailegresse. » En outre Jacob dit aux fr^res : « II ne
faut pas que nous meprisions le Christ qui est venu pour le salut du monde
entier, afin que nous ne tombions pas dans une grande erreur, mais au
contraire (il faut) que nous croyions au Christ, que nous ayons confiance en
* loi- 71, lui et que nous nous appuyions sur lui, puisqu'il est le Fils du ' Seigneur,
le Roi de gloire, le Seigneur et le Dieu de ceux qui croient h son propre
nom et sont baptis6s dans TEsprit-Saint. » Ayant entendu cette parole,
les freres s'ecri6rent et dirent : « Nous glorifions le Seigneur qui nous
a rev^le les mysteres de saintete et nous a accorde de connaitre son Messie.
Cest pourquoi remercions-le, benissons-le et sanctifions-Ie, car lui-mt^me
ne veut pas la mort du pecheur, mais (sa) conversion et (son) retour. »
106. NOUVEAUX TEMOIGSAGES SIR I.A SECONDE VEM E l)U CllRlST. JuStuS
dit k Jacob : « Voici que moi-meme je t'ai fait jurer par le Seigneur vivant
de me r6v6ler la secondc venue du Christ. » Jacob repondit et lui dit : w Toi-
mfime tu remportes sur moi en science, ear tu es un dorteur ef tu connais
r a.
[1811 NEUVIRMR ASSRMBLEE. 81
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^i^Il.^nrh.C ■• htiOD : A..|- : jP.rt^.e.- : i/A' : nCh : flJVfA- = A/i-J : ^.T/. : AhT
H.Anrh.r: :!= aih.crm. ■■ *n.^. : ,e.n.' : M ■■ h^m.h-nth.c : nhi.h. ■■ ah = fl>?.««.
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fl»'}^^ : l^.n. : in.,e. :•: rliJPfl»- : M '■ Ji*.!!. : ?l1ll.h'nrh.*C : d.md. ■ \ttf ■ fl>in * l||l^7a,
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1. Ms. fl)>,t. — 2. Ms. .e.n.;e.
1" a.
lcs Ecritures. Mais pour moi, je t'exposerai ce sur quoi tu in'as iuterroge.
* Le prophotc haie dit : Cr j<mr-ld, le Seifjneur sera elcve seul ct repriman- ♦ i,,i
(lera lieaueuup ilr peuples ' . Le prophetc David dit : La faee du Seij/neui
(■st contre eeu.r tpii funl le mal, afin ircxtirperde la terrc leur souvonr -. »
Juslus dit a Jacoh : « Tu dis bien. Mais explique-moi cette parole. »
Jacob repoiidit et lui dit : « Le prophete Isaie dit : Je suis vivant, dit lc
Sciijneur! En cjfct, tuut ijcnuu sc prustcrnera devant moi et toute languc sup-
jiliera lc Seifjneur^. Le prophete Jeremie dit : Je suis le Seiijneur, [moi) ijui
ruis le cceur ct sondc les rcins, afin de donner d chacun selon sa voie ct selnn lc
fruil dc ses oeuvres''. De plus le prophetc dit : Je suis vivant, dit le Scigneur,
* Creatcur de tout et Auteur de tout! [Je rendrai d chacun) selon ses ceuvres. » ^^1
107. L'iNCREDULiTE AU Christ ser.v cn.\TiEE. — Volci : desormais, mon ■'° ^
frerc, ue sois pas de peu dc foi au Christ, Fils du Seigneur, car lui-meme
doit juger \a famille des hommes. Comme dit le prophete David : En effct,
la rlcmence est (le pruprc) du Seigncur, ciir tii rcndras d chacun sclun .sv.v acu-
rres''. Compreuds donc, mon frerc, comment cette prophetic a manifeste
1. Is., II, 11 (17) et 4. — 2. Ps. xxxiii, 16. — 3. Ts., xlv, 23. — 4. Jer., xvii. 10. —
5. Ps. Lxi, 12.
I'ATR. OR. — T. XUI. — F. 1. II
V" 1).
82 SAIUIIS nAIJKIiC.A. [l.S2|
rt. • tihn •• rtK/iAe." ■• (n»"iii.{\ •• •^';.n • hf\"" • at-M: ' •• ^/«Ji"'» ^ (;l->i « my.
AXV' ■ Ai^A- : (Ili«» : '/""/IK- !: rtMl>i'>-l"» ■ '>l>i'l-n ■• lu/n ! ^/Jl-VAt'- ••
l»"ftA : ?lA : ;..V'[h]l»">- ' ! rl»l(.7|-fft • lU/o : ;..'>Vl'> ! AV/^A : «lAtfl-ftV ••: 0»
>.^/»rt : ^A<lli : <»yiU.*'.'."l>- : UM : ?.y"?."/ll.^n,l..r: : (Hh.y-ftO^ ■■ AV : II.h
• fol 72, V 1 X-.f.-')' :: inU/» : .IMl. : hM-iftl : Vn.A' =" VU" : ^'>'iy. : /•//«''JdllV ' : (0'i
' " «i.vy. : him •• ri(i,i'.v : irjr.- : ft«i.'i-v : «»»•> : cni-^v : M-M : h//» : (1C+ « -l-h
-f- : <m/A- : X-.P.-)'V :•: (0\iyj\'l ■ \\'m : «l.-.XA = (1?.'>'|- : 'Vni.MV : »1'/" : V
«ift : ,M.i\'l : flJ^AH : \\9,at-0 : ftw.Jl : fll^k.Utl^.tl : ht\tn> • "V?\\ : 1?M • h'/"
iV : fll//n,nfl»-tlV : AVm.MV ' ••: (ny.}x\l.>. : >.'>|-rt : ^.^ll.^ : ^.n^V : fl»'>AiV : it
a-c : (»hi\' ■ i.i\u:\\'i : fli-i^n/. : ?.<^.'/;h : vfAV : fl'/..-l -l-^/^tfov : fll^.lllh
C : AV : 'Vni.>.IV :•: fll.f.MI.V. : VXV.V : ht\'"> ■ «l.linh : ->*liV :: h//»'ll : .P.n. :
JHIft^^-ft : '>1l»' : ftn,l.l- : /.hn'V. : ?.A : ^.'VwiA-V. : fllXflJ-tf-V. : ?.A : hjh^
<.:r :=: fllhlXl : .^.n. : hM-9t\ ■■ "ittj. ' Wh-i^' '■ hi\ ' hShri- '■ \\\\CM-^'t\ ■•■
* iv.i. 72. f,vdY\^9^oo' : m'i-x//«»«»-i : fl»'i'Vir:inj«'<»w- : flJA,.efl>-/"h.i : fl>1'n<. : hln'9 ••
n4'.ti"VLf ::= (Dh'r-\\ ■■ j?.n.A-o»- : \\ci\-ft\ •■ VU- : hi^-av-ii -. «DhCho»- : htl-
1. Ms. ms-t:. — 2. Ms. >,,/i?">. — 3. Ms. tT\dYi>. — 4. Ms. A>rti,j»t>. — 5. Ms. •/»«.
— 6. Jv.e>,9">-.
la Sainte Trinit6 du Pere, du Fils et de rEsprit-Saint. En efTct, (le Christ)
cst le Juge de droituro : il rendra a chacun selon ses ceuvres. Cest pour-
quoi prenons gardc de ne pas fairc nonibre avec ceux qui ne croient
pas au Ghrist, afin de ne pas etre (destincs) a la perdition ct a la ruine. Mais
si nous apostasions ct (si) uous renions (Ic Christ), nous nous cloignerons du
Seigneur et le Soleii dc justice nc se levcra pas pour nous. Comnie dit lc
fi.i. 72, prophetc Isaie : * Voici quc toi-meme lu tes fdche contre nous. Pour nous, tious avons
pechc; c'est pourquoi nous avons errc ; nuus sonuncs devenus tous impurs comme
un lambeau de menstrue; toute nutre justice (« disparu); nous avons ete rejetes
comme des feuilles d causc de nos pechcs ; {nos crimes) nous ont emportes comme le
vcnt. Personne n'a invoque ton nom, ni ne s'est souvcnii dc toi; c'cst j)ourquoi'
tu as dctourne ta face de nous et tu nous as livres d nos peches. Mais maintenant
toi-meme tu es, 6 Seiyneur, notre Pere; nous sommes de la boue; toi-m^me tu nous
as crees et nous sommes tous rmuvre de tes mains; ne te fdche plus contre nous ct
ne te souviens plus contre nous de nos peches; maintenant aussi reyarde-nous, car
nous sommes ton peuplc^. Ainsi dit le Christ, -Roi de gloire : Ceux qui ne
mc cherchaicnt pas mont trouve et ccux qui ne me connaissaient pas mont
invo^jue'^. De plus lc prophclc Isaie dit au sujet de ceu.\ tpii ne croieiU
fol. 72. pas au Christ : Je ics ai appclcs * et ils ont fait les sourds envers moi; je leur
(li jiiirlr cl ils iic niDnl piis repoiidii; ils ont fait lc niiil ilcvant moi. Alors
le Christ lcur dira : a Voici que vous-mi^mes vous avc/ mucliiiic \c mal
1. M. ii m. ; ctir. - 2. Is., lxiv, 4-8. — 3. Is., lxv, 1.
V a.
" 1).
[183] NRUVIKME ASSEMBLEE. 83
9"'i' •• A-nho»- •• fl>i[-ho>-V" ! y">-vv = «niicpv •• fl>-ft'/" •• w-A* ■• 9"Jtr: :•:= toiVhix
hJ: ' •• livn^. •• aftit • Ml- •• mT •• }ifih j A^/A^» ■■ '5A9" :•:
flJrt'^./' ■• P-rtTft : «">'»• : nhe : fl>^.n. : ^?!^!!.?!» : fl^^nj^-W.V : ^l.ffrft :
hCft-f-ft : fl>A^. : h1\l.h(\.h.i: ■■ /Tli.efl>- :=: Ml' • h^H.?»? : (Ohr^XxS • tX^S- •
A.'l' : ■'laX.h^^ ■■ HVn-nVl- : '1'J|'1' : ?.Vl-e : AdA-h : fl>^.'1"V."^"l}'.' ■ ^^nrt : A
h : m*K^'r?:lh ■ f\{tM ■■ 'w>.>i».q:.fh : (uh,^'V?:?i. ■■ nh»» ■. hi)? ■■ '/'in * f^' '^
Cf : innCVl- : ^.e:"'?.^ : fl>^.:l-rtT'Wj'. : fl>-ft'/" : Ml' '■ T/ViT : h»»> : /...P.*?" :
n-ViV/l- : fl>'MC : t\^?:an : ^S.lVV.h : fl^^.P.-.-J-V.h : ttf^.M: ■ ^A-l" : W- : fl>
^f:?"'!' : hi\ao : ^nrtV : fl>2l,C'.V : rt>OAfl>-V : /7.lh : fl^^.K+nV : -l?.»IHh : T
Ij. : ^?,«dCV : H1-n<. : ^n'CV : KH'^ ■ ^6ti.\\ ■l- Ofi-^i. ■ rt^^dV : nfl>'f|-|- : fl>'J
lAh* ■• ^fi.t\ : lOtthi. : ^fi.fii : 'itt.^lM : Hh»n : fl>rt.«J.h : h^ : ttltl '■ M'
(n-tt-T ■• fl>Hh»n : '/•h»/.-?ih ' : «^'f-rt^-Ah : fl^T^-l-h : fl^^l-^nch : ot-l^Vidh ■■ h
<n>-;i-> : n»/Aft-|- : /JA-1- :•= fl>'H'>-|.- : VfA- : nKVfi = Ar>A.h : tt/"* P : HV"/?. ' ^^}-^^'
h : hri."! « fl>h<Vn : ^.n.A- : P-ftTft : A,ed*'n : h/"-l" : A.'l" : h'"!? : ?.9".*A :
1. Fornie assez rare. — 2. Ms. <oh.^-^)l:"IX. — 3. Ms. lOKMm. — 4. Ms. ffl-viAH. —
5. Ms. •|-h"Ch»i.
« contre moi et m'avez outrage. Cest pourquoi vous pleurerez, vous vous
« lamenterez, vous gemirez du fond de votre coeur, vous devicndrez (des etres)
« r^pudies et disperses dans toute la terre, et en plus vous demeurerez dans
« le feu de la gehenne jus(praux siecles des siecles. »
108. Repentir de Justus. — Ayant entendu cela, Justus pleura et dit :
« 0 Notre-Seigneur et Notre-Sauveur Jesiis-Christ, Fils du Seigneur vivant, tu
es mon Seigneur et mon Dieu. Pardonne-moi mes peches (ainsi que) le mal
que jai profere jadis contre toi, et ne m'abandonne pas. J'ai peche contre
toi; * ne fais pas venir sur moi ton chiitiment: ne me retribue pas selon » loi. 73,
la malice de mes oeuvres que j'ai faites devant toi, et ne m'engIoutis pas
dans le feu de la gehenne, alin que je ne me tienne pas dans la honte et
ropprobre devant tes saints et tes justes en ce jour grand et redoutable, car
nous avons peche, nous avons erre, nous avons transgresse ta Loi et nous
n'avons pas garde tes comniandcments. Voici que nous avons reconnu le
mal que nos peres ont fait contre toi. De plus nous avons appris dans ton
Evangile saint et par la bouche de tes saints prophetes comment on t'a con-
duit comme une brebis, pour etre egorge, comment tu as ete soulllete, as ete
crucifie, es mort, as cte inhunie et es ressuscite des morts le troisiemo jour.
Tout cela est arrive sur toi dans la cliair * que lu as prise de nous. » En ♦ iui. 73,
outre Justus dit c\ Jacob : « Devoile-moi, mon frere, par les paroles des
V :i.
«'i SAIiCIS DAIiKKC.A. [\M]
vn..el' ! iH-m- • tthil' ■■ )n:Mh ■■■.■■ onWu'» ■• .luf •• «Uiv' : ^«)''i:/- .- A,lrw
il • hyif-y: •• <i»i/»i«'' •• ?»(." : Jiv • iicftf-ft •• honMii- : hn •• ?.•>» •• Ky-1'ii.fi
T • M»"Xll- :•: rHHlU/» : '/•rtnh : mllHfi^y. : ?i''7(:i'l»" : •)'.«'.-ft-'|- : .«^"^IA : 11(1.
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V. : (;A«> ! XM..'l'. : ai'i\-l:f'i'"- : m'h'r'1' : ll(.7l'/;jP'J : «),('.nA- : h'/» : TnC.M'
i\ : WA.f. : h''1\\.htt,hA: : hf^nMil' : htt : m-hU : «)|JA«>- : 'rftA.(>" : hT^y'
"B : y.-\'i.l\\C. : 'ihr : m[: : J-n/. •• if-A" : VIV.'/- : hjl/ : Ky.'Vd.h'V : M"
ilh :•: fl>nft:i<{ : //«"PrtA : '|fl)A.«'. : WW.yT : hr^y^M' : .ti['>]-iA : 0/»'
;> : fl)rt"?,?,f : l/'}-/- : rtr/.-fc" : fl>'/-^A* : A(>A.I>- :•= fl>h'i'"ll : ^(1 : Allfl>-1l' : 1/
1. ,h<i» : <o ost de secondo niain. — 2. Ms. ■Vf^"rm. — 3. Ms. Wf. — 4. Ms. moto.vAi-.
— 5. Ms. a,M-. — C. Ms. iD-pn'»^!.
prophetcs (jui out prophctise au sujet du Christ couiment il a soulTert et
est tloYeuu uu scandale pour le peuple des .luifs, comment le Christ est
(issu) de la diviuite du l^cre, sans (itre separtj de lui, et coniment il s'cst
incarnd et est ne de Murie, la Saiiilc Vii'r<je, d Bethlecm dc Juda. »
109. J.vcon REPOND .vix NOUVELLES QUESTioNs DE JusTus. — Jacob r^poudit
et lui dit : « Voici que je t'cxposerai, uiou Ircre, quc, lorsque nous avous
inccndid r(?glise daus la villc dMcc», jc suis ontre moi-raeme dans la demeurc
de reveque et j'ai trouvtj beaucoup d'Ecrilures de rAucien ct du Nouvcau
(Testament). Alors j'ai pris rAncien (Tcstamcnt) et j'ai brulc dans Ic feu
" loi. 71), le Nouveau. De j)Ius j'ai trouve d'autres livres : * des livres de Basilc, dc
Gre(/oire, de Jean CJtri/xostome, dWhha Eplirem. iVKpii)hanc, ((jvcque) de C.hi/iire.
et dWmhroise. Alors jai appele un chreticn, lai fait vcnir aupr(''s de moi et
lui ai dil : (( Qu'est-ce que ccs livres ? » (Les) ayanl vus, cct homme me dit :
« II se trouvc (jcrit en cux cc que croient Ics chr(3ticns. lls disent t|ue Ic
(( Clirist est Ic Fils du Scii;iieur, (issu) de la divinilt'' du Ptjrc; qu'il otait
(( existant avoc lui, avant quc fut crtjtj le mondc; quc par lui (lo ^('rc) a fait
« toutes los crtjatures, sans que (Ic Christ) soit S(''parc de lui; ct (|ue daus
« Ics dcrniers jours il cst nc de Maric. dc la Sainte yicri/c. dans la chair. »
Ayaiil fiilcudn ccla, ji' ris v[ jc nic moquai dc lui. Puis lorsquc jc conipris
V" il.
J
[185] NEUVIEME ASSEMBLEE. 85
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h : ^i-ni.hnwi.c : "/n.p : ThoxM ■•■■ fl».e.?iii.>. = Ki*.*.?." = •i"}i/.}', ' ?.'/'nA-<i'. :
Ooi^iW-l' : llh««> : fl»/..e. : K"/!!.?!! : ^.Prt-ft : illlMll = hrffl}^' >:= flJllh»» :
,htm : n/".'» : (D'l"/lft •■ t/A" : */'V.;'-'|- : nh'J'/:h> : fl>'|fl'h^ : 'P'!- : tt/"
P ! IIV/*'?l : ?l9"i> : fl»llh'/o : hV : rtn?l : ?l'>ll : txT^^l : fl»-?»'l-" ::= fl»?l»»rt :
^.h.»"ih : mhjiuy:h •■ ini- ■■ rtim.^: •■ .t'./.irin- : hy.o-f^' ' nvi' : rwijf
■l' •■ ai^M-Wiy^a^- • Ah(.7i'/:.e7 :•:
'1-rt'Pfl» : .ert-r-n : fl».e.n.A- : *?i»- : xvii-T- : fl»-ft'i" : h^^ ■':■ fl»,e.n.*A- ! tx^n
ii.?in,i..t: : hhncir •■ '>/'7. : Afl»A.e.h : \\:i'iA'i'. ' : ?.t\,\\¥i • otM: ■ ohti
■l' : •/'.?."(: : ArtA.e, : fl»?i^f:^ : '^(1.? : ahi-P : fl»-ft'|- : ?.nC : 6 : ll?in.Ah •■■ fl»
'!•'>/"?. : ?.n(:'/'r : nKn«1. : «»/.r/.V : ?..e."-) : rOV/"?, ! e : ,e.+ : fl).e,ft,/,4"/V. :
ai/\F- •■ o}M^.'i •■ ai-M- •■ .e.nc : uhcMv- •■ hlW.h^tiiM: •• atttvv -. hff^V^ •
\\,m : ^,,»-^ :•: fl»Kfl»-/' = h^^w.hWth.c • hr^"» : fl»hA^ ' : ?i..efl»-f:.e." : ff»Tn
1. Ms. iitA-l-r:. — 2. Ms. <n»iA>..
h)l. 7
I" il.
ce qui ctait dans lcs livres qiie je lus des Saints * Peres, la sagessc et la » fni. 73,
• • • V " b
scicnce mo furent revelces elje crus au Christ, Fils du Seigncur vivant. »
I 10. COMMENT DlEU s'eST INC.VRNE ET .\ SOUrFERT. JltSlltS dit fl Jacoll :
« Tn es bienheureux, mon frere. Eii effet, voici que le Seigncur t'a
revele uu grand mystere. Maintenant aussi je veux que tu m'exposcs
par les Ecritures dc rAncieu (Testament) comment Notre-Seigiieur Jesus-
Clirist est descendu du ciel; coniment il a soutTert dans (son) corps, a
suj)portc toutcs (sortes) dc coups a cause de nous et a regu la mort dans
la chair qu'il a prise de nous; et comment il est devenu homme, alors
qu'il ctait Dieu. Si tu ne devoiles pas et n'elucides pas ce mystere, les Juifs
trouvcront ce pretexte et outrageront les chreliens. »
II i. Symbolisme DLi SACRiFiCE d'Is\.\c. — Jacob repondit et lui dit :
« Voici qu'il est ecrit dans la Loi : * Le Seigneur a dit d Ahraliain : Prends ♦ foi
ton fils que tit aimes, Isaac ; ra dons une terre eJevee; fais-lc nionter vers inni
et sacrifie-le sur unc montatjnc fiiic jc tc dirai. .{hraliam se lcva au matin, liar-
nacliu son dnc, prit dcux servitcurs et Isaac, son fils ', le fit montcr sur la
montagne que lui fit voir le Seigiieur, et la Ic ligota, afin de le sacrifier.
(Alais) le Seigneur Dicu lappela et rempecha de faire desccndre lc couteau
l. Gen., XXII, 2-3.
1° a.
Si) SAUGIS IVABKUGA. [l«(i]
Axl' •• A^A ! iuM- ■■■:•■ athni •• hChV' •■ iVlO •• M'A • {\M'{l'^y\:o- ■ ^i.ll •• 6
d •■■■■ tnWh •■ hiuyr •• i»ih/.F- •■ l/f Jl- ' • y.ftJi'!' • loM' •■':■ hi\i:'/T'i\ •• h9"
fttijh •• AN"/ii.^'n«/i.(: •• h'tt i: «»^.ft#/i«M'. •• hc.7i.ei'- • AmA*'. : vni.h'n/fi.r: «
loi 7 ., ,i,yfl>. .:: nh«" • y-ii •• h-vii.h-n Ji.c: = * whd. •■ hM-yn •■ wi..i'. •• ri>i'>i- •• hcft
■f-fl •■■.■■ Mm-hU •■ «'A.f.-!' : Uh^iM: •■ Hrt'/'V.'|- • WM •■ aihn'j!.r • t"''U.M ■ t\
fiti.0- ■■•: «»ni: •• i*-'/v. : h''}\i.htt,h.i: •■ h-tt •■ fi'"iv'n ■■ yy:n -■ «i.iin : hrhr
Aii : tnf-v ■■\- anribti ■ \\M'.i\ •■ ^i.n = itii ■■ iMnvn-v = vvH' ' •• y.t\,\\^' ■ hi:
h.9 ' A^.hh ■ at'hW '■ ^hm.h'! : (DaufrY,-, : hS{\'t\ ' YiCM-f^ti •■ \\,hfm ■ ai-l'
rt^^A : J?.n : dii '. aH'/.1\\ • \\\\'-';^' ■■l- auoi\!f:{\ ■■ «l»;"?. : .•'•A : ?i'';il.hnrli.(: :
lUlrt : ^x"!'"' •■ [\h'y\:h'i : rM-l-rt^^A ■■ •''i.W •■ 60 : «»ft«l'A : r«-l'«»ri<«. : /li"7''7
■\' : Tl- : n/";J : IIV/"A : ?l«/"iV : rO<^^oAil-|:rt : K,\\<m =:= \\\\'"> ■ '\'{\ry : ^-
fol 74, ft,;,^ : r/D/»'<Pd.|- : r»h.tl> : H-|-rnn-^ : «»V/"h ! g : R* : H^.n. : * llA^b : A
T : •nA-A'. ■ «»'ii-s.ft ••=: «i.e.no. : Hhchi'- : >ilH.hn<h.c: : ,e.i»-d : r«A/^. : \\0
e : 'l-'}n.-V : «»-?»'|: ' : tl'^ : WOV '■ ,C.rt«l'A : h^lW.h"! • hS'h-t\ • WM^tX •••■ tO",
\ •■ hWYi. •■ hi\r '. -i + n/. : «»-fti- : fl>-h-i: : «»»r> ••':
1. Ms. u.e-Vt. — 2. Ms. w.e.vi-. — 3. Ms. ffl>i-j:. — 4. Ms. <d>»-|:.
I
' a.
sur sou lils. Alors il liii fit coir un belier, sitspendii par ses cornes dans un
hiiisson. Abraham le prit et Vegorgea a la place d'haac, son /?/«'. Abraham
est le type du Seipjneur Pere; Isaac, lui, cst riniage du Fils du Seigneur
♦ loi. 74, vivant. Comme dit le Seigneur * par la bouche du prophete isaie au sujet
du Ghrist : Celui-ci est mon Fils ijue j'ainie {et) en qui mon dme se plait;
je mets mon Es])rit sur lui'-. En lui se plait le Seigneur, le Pere celeste. II sau-
vera son pcuple du culte des idoles. Quant au belier qui a cte suspondu
dans le buisson (ct) qui a ^tc egorg6 a la place dlsaac, il est rimagc dc
la chair de Notre-Seit/neur et \iitre-Sauvcur Jesiis-Christ qui a soulTert, a etc
crucific sur lc bois et a cte transpercd par hi laucc. Lc Fils ^ternel, lc Vcrbc
du Seigneur a supporte la soulTrancc ;\ cause de nous. II a cte crucific sur lc
bois de la croix, il a re?u les soullrances (et) il est mort dans Ui chair tprii
a prisc dc nous. Mais sa divinite n'a pas soufTcrt. Cest ainsi ([uW.vdf/c a ctc
appclc sacrifice, (mais) cc n'est pas lui (pii a (Jtc cgorgc. [Abraham) a pris
♦ foi. 74, ses dcux scrvitcurs, c'est-a-dire * les dcux Lois : l'Aucicnne el hi Nouvclle.
La montagnc que le Seignciir iui u fait voir, pour sacrifier son lils lA, c'est
la prophetie (annon?ant) quc h^ scrait crucifn) .^otre-Seigneur Jesus-Christ. De
plus notrc p6rc Adam a 6t6 cnterrc en cet cndroit.
1. Gen., x.\ii, l.i. —2. Is., xi.n, 1 (Mallli., .\ii, 18).
\° a.
[187] NEUVIEME ASSEMBLEE. 87
tDhdtt •■ AP-rt.TJ: : toA^. : .ed*n ■• »+'>h. •■ AdA.J»- ■• h,hV.lf' • CDrt.TJP :
n-nU: ■■ aHO^.^.^* ' : O-ni- : -?n : l/n : ^AO : "7,1'. : nl>. : KC^JP ' : at'Mi :
Hin<- : hn'/fV : ArtA : VlCft-fft : ?lfl'/» : hon-Jl- : >i.h'eU- : i\r P • flJrt.TJ»» =
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•1" : flJrt^Jt? : [A]-S.JP-nrt"ft : ai^9"fl{t ' Ttl^ • i^rt""»' : aoi^htl-tO' ■'.•
1. Ms. iBfl>£,Rf. — 2. Ms. hCJiP. — 3. Ms. t/""ra>.
112. Symbolisme de l'histoire de Joseph. — En outrc Jo.scph, fils de
Jacob, coiitre qui scs freres ont ete jaloux, qu'ils ont vendu pour Je Far-
gent ct qu'ils ont jete dans une fosse ou il n'y avait pas d'eau, c'est
rimage de ce qu'ont fait nos peres contre le Christ, car eux-memes sont ses
freres par la chair. lls lont vendu pour trente (pieces) d'argent qua regues
Juilas Iscariote (qui) Ta trahi. Comme dit le prophete : /Is ont pris {pour)
valeur du Glorieux trente (jneces) (Vargeitt, lui quils ont estime dc /a part des
cnfants d'Israel'. Le prophete Moisc dit : Maudit soit celui qui recoit un
soudoienwnt, afin dc tucr Idmc ' {donf) le sanfj [est) pur! Tout le peuple a dit •
Amcn. Amen -. » Justus dit : « Tu as dit une (chose) certainc. Voici que je crois
moi-meme que lc Christ est Dieu veritablc sans changement, (ni) corruption. »
Jacol) rcpoudit ct lui dit : « De nieme que Joscph est alle au pays d'E(jyptc,
apres qu'on leut fait sortir de la fosse sans eau et qu'il a ete prepose sur
les Egyptiens et sur ses freres, de meme Notre-Seifjncur Jesus-Christ aussi cst
entre au pays d^Efjyptc, a detruit les idoles et a ruine leurs (faux) dieux.
Apres qu'il est ressuscite du tombeau, c'cst-a-dire (de) la fosse sans eau, il
est devenu puissant sur toutes les creatures, il a detruit le diable et il la
lol. 7
V b.
aneauti avec tous ses anges.
1. Matlh., xxvii, 9. — 2. Deut., xxvii, 25.
88 SAKGIS DAHKIUIA. [188,
r..i. 75, (11«}^, , p,n.A- '. }x''i*u.hn,h.c. ! i\h.C9"fft\ ■ vn.i'. :: iiJijriA •• >iT.'Pr:ti : n
hcii •• h'r\\ •• hh"H:\v\\ : <"ii?i'>iiA •• -l'/?» •■ h"'iiiun •■ «i-y./i^iii •• m/.ftyM^ ••
W ■• Ah.iiMri :: othm ■■ iMi. •• Vi»- •■ fi.'rM\ •■ \'r •■ a^^IiM-ii •■ t»Mi/"-1- ■■
•ll*'(:}"<»- •• <l»-l->/' ^«1»- : rlJ.J-TT.A."»- : <H-llilr>X- : «^-l-l-l-lA ••: 0»?il»"'ll : ht\
■M^y.y.'/' •■ hy.o-y: •■ «'.e.iLA}" : a'»-»/" : 4-ia" : au : nhft. ■■ hh»'» ■■ h,y.u\
•n • i*'ve : ^dti : «iiiin == "'iirt = ■I"ii\.-1' •■ i\hH' •■ )iCM't\ •■ nh^/» : ^'.n.Aj»* :
hy.Vy: ■■ AA.Arl>ft : 4-lA" : All : {\h{l. •■ ht\f"> : h.y.U\tt •■ l»"rf : A^A : <liT
V : tny.M.V- •■ -"1.11 : h/.1-^ ••■ «».e.n.A"o»- : ^AO^ti •■ it\hV* •■ h'i1'uv' •■ «»nlu/o :
,ii-/htf»- : )h-ri9* ■■\-
fol 75, aUWitm : V/'7iJ" : A^.C/^JPfl : >fl.^. : rtlfl»|'.,e.j»» : fl»-ft^l' • ^H^"!' : * 'W =
^iAH : "ly. •■ hiu ■■ y.f/nt\n'ti'*- ■■ uy.ffat-1' •■ iwy •■ athT-u •■ ^(«•x>»}'' : /ii.v
9* •■ Uh'il\t\ : y.a»'1' ■.■.: h"7l». : hy-Hy:'/, : >/'7»}»» : A?i"?ll.?»V = ^i.frt-fl : \iCt\-f-
t\ ■■ t\'l'M' •■ auoy^y.?^ -. <i»-ni- : "M •■ in\ •■ ^AO : "7,1'. : 1lfl»-?i|: : co.^ttC • hi
II : y.aot\(['a»' ■■ Uh.y.\if\ : -lirh ■ atat-hl:f\ •■ 1 '>/'7» : ll?»'}nA : OV't\*: •'• l\
nhtf» : y.tt, •• \iiicyt\ •■ vfl.,i'. : ahi-i- ■■ hcft-f-ft :•: n^*/» : /"c:oi- = <f.v«»-Vh :
foi. 75, 113. Symbolisme de l'histoiue vv prophete Jeremie. — De plus * le
r* a. .
Seigneur dit au prophetc Jercmic : Avant (juc je tettsse vree dans le sein de ta
niere, je tai vunnu, et avant (jue tu fusses stjrti du sein, je tai saitctifie et je tai
ctahli pruphete potir les jieuples'. En outre il dit : Voiei que je t'ai etahli au-
jourdhui pour les pettples et pour les rois, afin (juc lu les extirpes, les enleves
et les detruises ct [ajin) quc tti hdtisses et que tu plantes'-. Alors los Juifs raccuse-
rcnt et dircnt au roi : Tuc cct hommc, car il nc profcre pas le hien envers lc
;K'((/(/t'^ Cetto prophetie est au sujet du Christ. Cest ainsi que les Juifs dirent
a Pilatc : Tue cct liomine, car il nc pivfcrc pas lc hicn cnvers iiotre Loi, (mais)
il hlasphcmc contre notre Loi, et que Pilate leur dit : Prenez-le votts-m^mes ct
sclon votre Loi juyez-lc \
De m6nio qu'ils ont pris lo prophcte Ji-rcmic, qu'ils Tont jeto dans lo
foi. 75, puits * oii il n'y avait pas d'eau, alors qu'il lcur semblait qu'il mourrait li\,
et qu'ensuitc ils Tont fait sortir vivant, avant qu'il mourrtt, de momo les
Juifs ont pris yotrc-Sciijiicur Jcsus-Christ, Tont oruoitio ot lont joto dans la
fossc ou il n'y avait pas (roau, c'est-a-dire (dans) lc tomboau. alors qu'il
lour scnildait (|u'il ne pourrait pas lossuscitor. Mais lui-in(5ine cst rossuscite
sans corruption. Gomme dit lc prophete Zacharic au sujet du Christ : Par
le saiiij dii Testamciit jdi dclivre'^ leS' prisoniiicrs du pttits saiis vau ". Do nu^mo
1. Jor., I, 5. — 2. .liT., I, 10. — 3. Jcr., xxwiii, 'i. - 'i. Jeaii, \i\, 0. — 5. M. a iii.
j"(ii con^cdic. — (i. /.acli., ix, 1 1.
fol. 7
\° a.
[189] NEUVIEME ASSEMBLEE. 89
tfi»*'liV : ^^"^H+il- • HjiAn : '^e :i: (OnhffO : ^.rt^^JP : tih.C.9°^h ■• >!!.
J& ■ nhUHaO' : mh9"R'h ' ^dthWao- : <w4>iP<i-.-|- .- h'^!!- : hTKh ' •■ hlM.hn
,h.C •• f{dA.ii'of- : i^vu ■ fl)«o«7'rt'i:f' : .^,.11 : h^ ' M'l\9^ • AhCrt-fft :•= mhao'
7*rt • 'IHCffl. •■ Oy-hV •■ W-A"m>- : r/D^-//»';j-|- : C9» : (OhM\ ■ hfC^d. • V*
^c ■••■
flJh^^ii- ■ A>i'J^t.A •• Vn.[,C.] = miof.f.9» : m-tif •■ Itt ■ h^ttti-V ■ \iao : f.
flO"V ! fljr,-,,. .. o>.^-|:rt - : h.ri- ■ 1/h'JflA = n<li|: : J^fl • (.7i.e.}P : M-ntX^' • i.
Cih : (o^-ii^ : mlltl^tb •■ h9"i.ii- •■ TrM-rt •■ 1 'Xl.l- •■ iiMl' ■ hCft-f-ft •■ h
ao ! (PV-nCJP : fl»-rt'l' •■ ffo*-nC ■■ h,CM • /^/^y- = oo-ftT ' tohtll-U.l^oo' : A
XA>i'|: :•: flJ^fl ■ Chl?']^' •■ rt.^A : ^.CthV ■ mf.-il?,^' • flJ+T+r" •■ Art,e.«l'> ■
fli'}«pp- : y.ft : nh«» : m^ ' f\'PJ\' • vfl.,?. ■V- h^iw.h-nih.c •■ f.rtnc •■ t\Y/.\rao' :
flfl»-ft'/- : M'\raO' : m^.an^-^ : d/.tl.VoO' : tih^"f\tl'l' : m?,ht\<' •' h<w : '^j!. ••
H^'.'1-hhtf>- :•: my.mt\^ : «i'n'f-o«»- ■ hfth : .ey.lnr<n»- :•: fl)h,p-'n>. •■ vn.?. -■ jP.
n. •■ ■icixmi- : Ah : hv*» •■ T'i' •■ hricnh •■ mheoi-i' ' iLhM. ■ y.y.ii
M' -• *hrrioo : chv-h •■■■ * f^'^":
f.a. •■ Vn.^ ' Wn- •■ \\ao : -M-ipOb : {[^?:1.\raO' . m\'t\Ml : ^tit\>^ :■.•. h"?
1. Ms. hTHh. — 2. Ms. fflVtft. — 3. Ms. A^/h^-.
qu'ils n'ont pas ecoute le propliete Jeremie qui lcur a prescrit (les ordres
du Seigncur) et a fait venir sur eux le chdtiment, de meme le Seigneur a
fait venir sur eux la captivite et lc chatiment : sur enx qui ont crucifie le
Christ. Pour eux, ils ont ete dispers^s dans tous ies royaumes de Rome
et jusqu'aux extremites * de la terre. * loi. 75,
1 14. Symbolisme de l'histoire du prophete D.^^niel. — Pareillcment le
prophctc Daiiiel. on I'a jete dans la fosse aux lions, afin qu"il mourut. Or
voici que lui-meme n'cst pas mort, mais au contraire lorsque les lions
reurent vu, ils eurent peur, furent epouvantes et s'eIoignerent de lui. Cette
prophetie cst au sujet du Christ. Lorsqu'on Feut depose dans le tombcau,
sa chair n'a pas vii la corruption' , (mais) a confondu ses ennemis. Lorsque le
Scheol Teut vu, il eut peur et fut epouvante. (Le Christ) brisa Satan et (lui)
arracha ses arines. Comme dit le prophete David : Le Seiyneur brisera leurs
dents dans leur houche et arrachera les molaires des lions; ils deviendront vils
conime leau (jui rsl repandue. II tendra leur arc au point de le rendre faible- . Lc
prophete Job dit : Se sont-elles ouvertes pour toi les portes de la mort d cause de ta
majeste, et les portiers du Scheol ont-ils ete epouvantes, * des quils t'ont vu ^ ? * foi. 75,
V"* b.
11.5. Le Christ 0B.IET DE MOQUERiE. — Lc prophetc .dit : Je suis devenu
1. Ps. XV, 10. — 2. Ps. Lvii, (i-7. — 3. Job, xxxviii, 17.
90 SAIIGIS DAMKllGA. [1()0]
!>• : MK- •• MI'/.'> •• f\fiA •• )n:M'tl ■■ lUl-ftMi •• A/JA.I»- ■•' niU/n •• JLMl. : 'i'/;'1- :
VllJ'. : d.li>. •• in\'f\M'. : f{dt\,V : mMi'1'.'/, ■■■■ tniifitt •■ y.tt. •■ hiti •■ Tit. •■ tnfx
»1 : fltth ■l- V"'l'i •• IVW : rtn^ : «»->ll-V : (Ifl»-ft-/- : «Irilll :;= if-A"*»»- : >iA :
.l'.<t>i\'-5'. : y.'l.'i'MV>. •■ f.l\/i' ■■ nh':V'/.H'aO' : tDy,liat-t\- : OiA"»- ::= '|-«'h
A : n?»'Vii.^-rhh.(: : A.e.e.-is" =: rMjP.»'.'Vi" : ?»'/" : y.d.'Vy: ■• vu- : h«'»'ii : -mk- :
Ml'f.'V : Al>A : JlCft-f-rt : ^»» : .e.rt4'A}»' : [h] ',"l»- : Chfta»- : rJ».(l'.ll.A- : >l'">
A : ,e«{.+lV : h^m.httih.i: •■ JP.^'1S" : rn,l'.(:.e.-^ : A?i«» : ffl/.f- : ht\'"> : 0»'?»
1.1 7« 'l: : .('.11. : "»AM. : hlW.httilU: ■ M ■\- ht\00 , n?i'>*/-|| : 'l'VnP » 'S'/.''!- :
Ai>A.I>'«'»' :;:
tnhitW •• .('.n. : Vf-A- : h"%^, : hV/">l : ^i.P.W-e : 'Vn.h : aihM-9t\ • W' '
y.{\, :•:= vf-A" : h"yy. : ^rt^iWTi : hyMi'V •' A,liiin : 'i^oi-yi : fl»h'h.e.- .e'> ' : ?.A :
Ai.*h<- : ^•'T-h : X-.»'.'* : fl»'/A«I. : 'Vm.^-f'"'- ::= irM: : #1i1l-n : \\h'rtlO''l. '• <«
Y'0' : fl»UMlV- : AA/J-J-J'!' :•: WJliin : .e.Cl. : h'it\ : /..,('.llr1i.e.-VL : WAi.^.-I^P+ftV. :
<«^/»<n«»-1h : rin'je : Afm^wV-l- : «»'WA;i\1rl"e : AXrUl- : fl»A.''XTlrt- : IX'
1. Ms. fl)»i/h.^-.0. — 2. Ms. nioi»ni(Dtb.
1" ii
contini' tnie ftjlic dcvant eux et ils se sont moques de nwi ' . Pareillement
nos peres ont agi envers le Christ et se sont moques de lui. Comme dit le
prophete David : lls niont eprouve ; ils se sont moques dc moi et ils ont ri dc
moi". Dc plus il dit : Je suis un vcr et non pas un homme ; je suis rejeie au-
pres des Iwmmes et humilie dans lc peuple. Tous ceu.v qui me voient eVujnent {dcs
yeux) contre moi, discnt de leurs lcvres et hochent lcur tete : II s'cst con/ie dans lc
Scigneur. Qu'il le sauve! Qu'il le sauvc, sil veut^! Cest ainsi qu'ont agi nos
peres envers le Christ, lorsquils lont crucilic. Ils ont hoche leur tete el ils
ont dit : Si le Seigneur 1'aime, qu'il le sauvc! Qu'il le secoure, s'il l'a choisi!
fol. 76, En effet, lui-meme n dit : Je suis Ic Fils du Sci(jncur\ Cest pourquoi * David
a prophctise sur cux.
l IG. Le Chkist viCTiME DES PECiiEUUs. — Eu outro il dit : Tout Ic jour.
i'crcve mes maiiis vcrs toi^. Le prophdte Isaic dit : 'Tout Ic jour, j'etends
mi's iiKiins vi'rs ini pcuiilc de pervers et d'infidl'lcs qui nc sont pas alles {dans)
le chcmin de lajustice, {mais) ont suivi leur peche. Cest cc peuplc qui m'a irritc :
il a sacrific et a offert Vencens aux demons^. De plus il dit : Pour moi, je nai
pas refuse ct jc nai pas conlcste, {mais) j'ai livrc mon dos iiu.r coups ct mcs joucs
aux sou/jlcts et je nai pas detourne mon visaije de riynominic dcs cra-
1. Jcr., XX, 7. 2. Ps. xx.Mv, IC). — 3. Ps. xxi, ()-8. —4. Matdi., xxvii, 43. —
,"). Is., i.xv, 2-.'i, — (i. Is., 1., 5-lJ.
r' h.
[1911 NEUVIEME ASSEMBLEE. - 91
e : ?»ir"VT<'.'i' •• 'r/.-^ ■••• (nPtVM. •• ^ns- ■■ .en. • ^.n • nmfV •■ Hnm- •• i^t^-j •••:
atht\i/.'.h^'P •■ ^■'im.Mao- ■■■■ af/fi, ■. .ftjL •• KfiyFf\ ' >n..e. •• lOfm^h •• j&mn
'V •■ h»» : ({"Ifi •• flJh»» •• ttlfl • n^-.P."»" •• H.ft+CJi :;: h"?!!- •• ^i.hiv-l- : hi'0' •
iUy^laO' : An<W-hV-' : Wf : h«w : M^9.a«' : >n.*.el- = h?l'r(V = <DHh<- : rYi"7 » fol
OVI.O' ■• A?i^U,?iV : r»»n.e."V5rV : ;k.Prt-ft : hCft-f-ft : ri4»A'|: : flJr'|: ■• (D^^i^ih.
!)• : rortcT^- : at-M- •■ A^i^i- •■ aif,i'r •■ 'rf{-hu- •■ n"/n.,e. : ti-ndvi- ■■•■■
I0hai-f^'h : V't\-Vt\ : rD^,n.A- : hlCl ■ hh'P"i • iVnCM^tX : fl>A.^ : h^H.K
'n*ll.f: : .liJPfl»- : ^ao : (0'h\' ■ »n,e."'iJr.|- : WA- : flJ^AO : fld^^. : M^Ah : HhJ
nA.Ii- : nOl) : M^hr) - n|: :!= Vl^ : >iV"//.h : ^hVf = ,e«>*'n : h«n : XVe : h
nCV"/' : <f.Vfl> : •Vn.e : «nA^h-l' : iVUf\C.^ ■■ fl»JP.n.AV. : VU- : 'l"«i.VflJ : Vn.,e. : 'h
n : 0/.n : n«n»l : W^rl : CB+'|A- : Mi:%t\ : +'J.«'.C«J'R : ai{\"%Fa»' : K.e.U-.ei- :
'/•<f./"i»- : <f..e-«J..p. : flJh'/"-)! : MVn- > M • 'itt = 'tthfL ' h/.pv. ■ flin.-n : flJAn^G -•
'/"ii-/. : h&^' : fljvn..e'l- : fl>-i'rt^«Ahjp : flj?in.A- : i^^LX ' i'"'*!' ' <»*?»* ' 'inh
■l' : Afl»-hl: : Vn.,e. :•:
athOi-rh : flJ.l'.n.A5: : tmM^^X' : fl>.^.|: : fllA.hV : V*n.e : ht\t'a : Vn.jPl-rt : * fol 70,
hjA'%i\^' : n»oTn,l»'l- : H^iHlA : f\haO' : H.ft^XlX- : T.S"'!' : K.e.'* : flJAf-flJ
1. Ms. ftnwnv-. — 2. Ms. yjiM:.
c/iais. Le prophete David dit : Sh;- nunt dos les pccheurs ont frappe et
ont clirc lcurs peclies*. De plus le prophete Isaie dit : // est venu, afin
d'etre cgoryc conime iin agneau ; il a clc comme un nrjneau devant celui (jui le
iond; c'cst ainsi quil n'a pas ouvert sa bouclie duns sa souffrance'-. As-tu compris,
mon frere, que les prophetes autrefois * ont connu et ont mentionne la * loi. "6,
. . I ' b.
passion de Notre-Seigneur et Notre-Sauveur Jesus-Christ, son crucifiement, sa
mort, sa resurrection, son ascension dans les cieux et sa seconde venue dans
une grandc gloire ? »
117. SiR M.vHOMET. — Justus rcpoudit et lui dit : « Pour moi, je crois
au Christ, F^ils du Seigneur vivant; (je crois) qu'il est le salut de tous (les
hommes) et qu'il n'y a pas d'autre Dieu que lui. Bienheureux est cclui qui
croit en lui. Voici que je (vais) te raconter, o mon frere Jacob, que mon frere
\braham m'a envo^^c une lettre a Cesaree et m'a dit : « Voici qu'un prophete
« a ete cnvoye vers les Arabes a la ville de La Mecque et qu'il a tue Sargis
« de Qainlart. » Ayant appris (cela), les Juifs se sont rejouis enormement.
Alors je suis alle raoi-meme vers un vieillard sage, intelligcnt (et) instruit
sur la Loi et los prophetes; je Fai interroge et lui ai dit : « Expose-moi
« quelle est la predication de ce prophete ? »
II repondit et me dit : « Cest un seducteur; ce n'est pas un * prophete, * loi. /6,
« car les prophetes, eux, ne prophetisent pas par le glaive, mais au contraire
1. Ps. c.xxvni, 3. — 2. Is.. i.iii. 7.
92 SARGIS DABI-IRGA. [lOij
'1' :•: iun.iii: = ?."i-,/iHn • hiH = lifm : iirift-yn'/ : r/«"X7» : rHM^^v- : ni: : ricft
•/:.e'> : tnhy.ihy.fi -. hvy.y* ■■ ?,nA : tf>->i'|:*i. ' : liwMfh •• unh^n »
infl"W : »•}•/- : h>ih"lJl}" : <»rtn,li*l}'' ' : «»h//o'>l>- = (iJlCft-fft = l/«»X7l :
flj.;"«»A^. : h"'n:y9" •• ^•.e.ftl- : .f.-j-vA : nn.;- : /\,i\.'r •■ h,i'.ii->j : }x'ry:'W. •■ ••;■
fllU » rt-n*!. : Af/i>.}4 : n./- : '/"4»!^.^ : ^l-r.P.-V. : "Mhl' • WW • •in.A"'* : «»'.'
II- ! h'i{\ •• h'i«'i\V : «»An«»-h- : \\tm = <0->.'|: : VlCft-fft : U/VrU'- : VH.jl''!- : i\h
'il:hO' :: '>'M»' : h{\/.h./\ • tH'h'l: : l/^/»X7l ' : A«".<'."V>.'|- : VfA' : 'JA'/' :•:
•/•rt'r«» : yf)Jf"tt • «»,e.n.A" : oA' • hh-i\' •• i'-rt'rrt : ^./-./lA. : JlAnli : ht\
loi 7.; ^-jf. : «»nhv'r-^h : -1 'jnn = Ky:'V ■••■■ .i'.n.A" : *t'-rt'rrt : .eM»"c = ?i''/ii.>i'nr/i.c :
h'r*\\\ •■ "•••rt. : \\»» : rli^A- : A-llf : «»nWA- : .l.A.Vf = ^'/»'>Yl- : (IhCrt^^rt :
«»A.f. : ?i-/ii.>.nj..c •■ ,i\ftO' •■ \ih'ri- : n^i: : licrt/.",e'> :•=
htn'r'h •■ .eii*n : «»ji'.n.A" : '/•'>/"?. : iMi •• o>*rt'i- : n.'V : fl»'}i(u: ' • V*
/. :•: fl»>.l'"l/ : ir'h : tnhtth ' fl»-rt/' ' tt,-U ' tOh^/.l\ : A"'|: : '^Ay. = fl»^'.n.A" :
Ai'rtTrt : nCh : h"!-^ •■ .f.n.A- : PrtTrt : Ah : .f.^A- : 'InCh :•: J^^-IL : JPd-fn :
VlCrt-f-rt : jl'.nCh :•: .f.n. : PrtTrt : h"Vi ••
1. Ms mvtli.. — 2. Ms. mMX^hMf. — ;<. Ms. \\a»Kh. — 4. Ms. to-^-^nc — 5. Ms. a»n-|-.
« ils enseigneut la voie de la justice et de la vie. Or pour moi, jc pense J
« que {ihm est) le Christ qui est venu. Les chretiens croient en lui, mais les
« Juifs le nient. Je dis que lui-meme cst donc le Christ vcritable. »
118. CoNFEssiox DE JisTvs. — Ayaut entendu cela, j'ai remercid ct
glorifie (le Seigneur) et j'ai cru au Christ qui est venu et est ne de Marie, ln
Sainte Vierge, a Bethleem de Jitda, G9 semaines apres la (re)construction du
temple, (operee) apres le retour dc \a captivite de Babyhne. Voici cpie
moi-mcme i'ai cru et j'ai compris quii est le Christ au sujct de tpii ont
prophetise les prophetes, (et) qu'il cst le Uoi d'lsrael qui est venu pour lc
sahit du niondc entier. »
.lnroh repondit et lui dit : « Veille, 6 mon frere Jiistus, h ne pas penscr
foi Tii, dans ton canir lc mepris, (mais) par tes levres ;> exprimer la justice. » * Jnstus
hii ilit : « Lc Seigneur, Dieu de Moise, sait que de tout mon coenr ct de toute
mon inlclligcncc jc cmis au Christ, ^''ils »hi Scigncur vivant, cii qui croicut
les cliretiens. »
I 1'.). JUSTUS DECI.AUE A J.\COB (Jl]'ll. VEl T AI.LEll CONVKHTIH LES SIKNS. — ■
JiKiili ropondit il hii dil : « L6ve-toi, allons i\ (ma) maison el faisons Tagapc. »
AliMs il prit Jnstus, rintroduisit thms sa maison, hii pri-scnta la tablc ct hii
dit : « Btiuiis, mon frt-re. » Jnstus lui dit : « (Vcst i\ tt.i tpiil iq>parlicMt tlc
h(''Mir. » Jiiriih dit : " Onc lc Christ hcnisse ! » Jiistns dit : « .\n\cu. »
loi. :
i" a.
ri03] NRUVIEMK ASSEMBLEE. !W
llif-A- ! A-ne : hf^iW ■■ MnCtl-fil •■ IVW.Ull' • ii.Mi •■ vo- : c^.Vi- •■ (lAA
1»" .- nii-l •• A.eAf : -nKrt. : i;,e-A'nft : ?:fi^:a) -. KAOrt : fl»^.il.Ai = w-a- : H>n
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hfm : ^.l-OTfTh- : •Vn.iro»- : OJhf^ : hM?:Tn9' : AhCft-fA : hnW.M : fl>
^l>"Ah.P :•:= htlfn» : h\i : n-l'/MllC'J' : ll.^lh : (Itlx-l.-U : llhff»'i\i' : Hji-jnA : >5 ' lul 7
1" b.
1. Ms. tooiii/.» = -^.t-Wje-- — ^- Ms. •(•/"Tw. — 3. Ms. <Drtnrf+. — 4. Ms. in>//V/.. —
5. Ms. M'ft/h->fr.
Juslus lui dit : « Veux-tu m'eprouvei'? Le Seigncur sait que moi-meme
de tout mou co3ur jai cru au Christ par ton propre enseignement. Voici que
j'ai vu en songe, pendant de nombreuses nuits, un homme qui etait revetu
d'hal)its blancs et me disait : « Tout ce que Jacub a exprime est vrai ;
« il n'y a pas de mensongc (en lui), car* la grace de TEsprit-Saint habite sur * i\,i. 77,
« lui. » Jacob repondit et lui dit : « Puisque tu as su et connu (avcc certitude) '
tout cela, commeiit donc n'es-tu pas baptise, afin que tu manifestes la foi
des chretiens? » Justus lui dit : « Pour moi, je veux aller a mon pays con-
vertir mes parents a la foi au Christ et etre baptise moi-meme conjoin-
tement avec cux. »
Jacob repondit et Uii dit : « Voici que. pour moi, je crains fort ' que tu
ne persuades pas' tes parents. lls te mepriseront et ils ne te permettront
pas d'etre baptise, car les Juifs, eux, sont entenebres de coBur. Comme (dit)
le propiiete Isaie : Le cceur de ce ijeuple esl devenu epais. » Justus dit : « Le
Seigncur est vivant! Lcs Juifs m'ont torture et m'ont flagelle, puisque je nc
me snis pas converti vcrs eux et puisquc je n'ai pas renie le Christ, mon
Seigneur et mon Dieu. En cffet, ce n'est pas seulement par ton propre
enseignement que j'ai cru, * mais plutot fpar la parole de) celui qui m'est * foi. 77,
1- b.
1. M. u m. : peut-etre. — 2. M. a m. : que tu ne seduises pas.
fol. 7
v" a.
fol.
v° ;i
94 SAHGIS DABKRGA. [li)4]
>iO'»' : llhtlH:M>. • iMiAr •' «»tf»c:*h>. •• ii*'t\i '• h"Vi ••:•■ fl»^.>iH.>. •• M.hMi ■
•l"VllJ/.>. : KA";J-/- •• MltmWM • \\M\ • iUlMlVi «
athTll •• ""IH" •■ ,VM"n •• XA"-|- ! '/y."'l'i'-1- : rt»XA-/- : <»'>7.A : U'moi':fV' :
Ji^ii.AV : /ihi.y.h.O' •'•• tm\,'/ ' dA'y. • V't\'rt\ '• y.Mi > -tiih.t': •■■■■ n/.»i : ^d^-a •■
tf»^.ll.A" : X."» : *">'id.tl ■ ^Htl : f//lA- : '/'/lA.h : (h^A' : «»'I»AA : /7.A''fl'lh : fl»
f.r/.'M\ ' : fl»-ft|- : V-'"-l' : X'.«'."> :•:
«»>l';"'II : XWl<f. : f-ftfft : llTlln : V^A" : iVW '• PA.V : V^A" : HXrhif. :
ft'/*/»'} : r»AS. : llil«n : -ItW/i' ' h-^lOt' : lin.e.V'/;!/'*"»- : flJHtl»»'/. : ■/•rtTfl» : JP
/i*!! : .l'.V/r>»- : 1 '>n.'h : Vn.JPl- : ft-i»"» : n?i'J'/' : 'J"y,'hU : AhCft-fft :•: fl»^
n : d.'H\- ■ \''ti'Vt\ : ^.6/."} : ti»-ft/^ : ihn^t'. : •/•^'/'0- : nn,l'.V/;l/'0"- : n^'/Mi :
.)..e.O-l- : rt\ti '■ -nM") ' -nhy. •■••
fl»>l'/"H : .C'.n.A" : *P-ftT/l : A.PA^n : XA. : AliA.? : A.'*.!: : '/"'/MiC: : ?lA
«o : n'l'/M>C:/' : H.?lh : hhool.Tn?^ : A-HC:'/» : }4-.<!:'4» : Hfl»->1-|: : \\t:t\-f't\ • hT
t\\\s : »1«» : ^.ft/..e. : h.\' '■ hftf^? '• fl»-Vm.KK : innc:ri- : ^i!:"%0'' ••■•■ -/-rtT
1. Ms. mj!.f"i.M\. — 2. Ms. <{.*£. — 3. Ms. in-flcti- ■ ^jt"*?.
apparu on songe ct m'a conduit k la loi. Mainlonant je te demancle de
m'cnseignor les priores que tu as apprises des cliretiens. »
120. J.\COB ENSEIGNE A JlSTUS LES PRIEnES DU CrEDO ET DU P.\TER. AlorS
J(icot) lui enseigna la priore de la foi [lo Credo] et la priere de rEvangile
que Notre-Seigneur enseigna i\ ses disciples [le Pater noster]. Aussitot Ju,s7ha'
voulut s'en aller a son pays. Javnh le benit et lui dit : « Que la grAce de
TEsprit-Saint soit avec toi pondant tous les jours do ta vie et qu'olIe te
eoiiduise dans le chcmin de la justico! »
121. Depart de Jlstus. — Puis Jiistus dcrivit avec sagesse toutes (cos
choses) chez Joseph (et) tont ce qu'avait ecrit Simcoii. lo lils (do ce dornier,
!\ savoir) : comment les fr6res avaient controverse entre eux et commcnl
aussi Jacoh avait repondu, (on) leur oxposant Ics prophotios dos prophotos,
(commc) temoignago au sujet de la venue du Christ. Lorsquc Jiistus voulut
monter dans le navire, ils se baisisrent enlro eux on dos baisers de saintele,
avec beaucoup de larmes.
Alors * Jiislus dit h Jncoh : « Pric pour moi, o oiniiicKl tlocteur, car c'ost
par ton propre oiisoignemiMit ([ue jai connu la Lumioro do juslico, c'est-
i\-dirc le Christ, mou Dicu, alin quil mo pardouno mos fautos ot uios pochos
([uo j'ai commis dovant lui. » Jacoh ropoudit ot lui dit : « (Juo lo Scigncur
V ' b.
[195] NEUVJEME ASSEMBLEE. 95
fl) : jPd^n • fl).e.n.A- : .P.ft/.J?. : h1\l.httthA: •■ flJ^,.P.|»hC : hMh ■■ fll^^"iT
tfD. : Ah'll"?^.h : (OAfiah : n.llh : A?iA : h9"V- : nhflft-f-ft •:
(DlhTll ■■ OCl : P-riTft : /fl«B/. : fllJ^^O : ah"%^ • W.MtX ■ tOi\^ '■ hlU,
hnih.C : /liJPfll- :•:
(Dh^ifl •■ ?'fl.V ■■ 'liT?» : fllKOrt. : Hh}\"«/.T.Tlh* : ml' : 'W.KVfi<f. : W-A" : H
•ini;A- : at\^.'rl:iro«' •■ h-Sa»' :•:
fllVl)- : f:?if : JP/i+n : n^TliAr : nhrt. : fllrt'/"K : ^'h ■ HjP.-nA" : ^h '■ h^d
*n : h^lhilf^ : rtnA : fll'i/»'/*' : ^tm : fl)};A-'|- : fflnJie : A«>A : •'ll"lfl)-^.h :
Hinch : *?ih-e : An.-/- : \ia\'i:,n- ■■■■ * ua. n
(Dh^ni •■ fl)X"K : JP<>*'n : h^lhhh ■ fl-nh ■ m.U^. : fl)-ft'/- : nh;)"!" : (0^^
n : r.^t: : KJH : .e.-i+v^'' ' hhm.h'ni\v.c •■ nw-A- : ««'PdA : <ii^.fl)'i: : n>t'/" =
r«n}\A-'l' : fllWl.ftfl) : nu'VJZ. : /^'/'All : (Dh6^d. ■ ([f\t\T •\-
(D-^Mi. : 'it\ht\r •■ hh1\\:h'i •■ (otm^-\',.'i : hSi^t\ ■ YiCt\-ft\ '■ .e.ft^JP. : 'Vm.
hf-V : (Dy.y.rt\t\ •■ ^;m •■ (D-hm.h-l-^ • fl)^.[^.]inFJC : ^n^V : fl)l.')f > : HA"/: :
ftnr/l-Tl" : flXwAJl-Tl- : fl^hnC : ?.h\l.^. ■ (0^»,i\aB : «JA'/' : h^i.! ■ (Dh"Vi ■■■
1. Ms. iihX/h^Rn-. — 2. Ms. Mcn-i-"!.
(to) pardonne, ([u'il uc se souvienne plus de tes fautes et qu'il sauve tes
pareuts et les gens de ta maison qui croirout au Clirist! »
Alors Jushis monta (dans) le navire. 11 fut alTernii dans la foi du Ghrist,
Fils du Seigneur vivaut.
Cest moi Joseph, p^cheur et criminel, qui ai fait ^crire ce livre (et) tout
ce sur quoi les freres ont controverse entre eux.
122. FiN DE LA viE DE Jacob. — Voici que Jacob vit en songe un homme et
qu'il entendit une voix qui lui disait : « Sors, 6 Jacob, du milieu des hom-
mes et recherche le jeune, la priere et les larmes pour tes peches (et pour)
* le mal que tu as fait a rEglise. » * loi. 77,
Alors Jacob sortit du milieu des hommes et s'en alla dans les grottes et
les cavernes de la terre, en servant le Seigneur, pendant tous les jours de sa
vie, par le jeune et par la priere. II vecut dans une belle piete et mourut
en paix.
Pour nous, demandons a ^otre-Scitjneur et Notre-Sauceur Jesus-Clmst
de (nous) pardonner nos peches, d'effacer nos crimes et nos peches et de ne
plus se souvenir de nos fautes et de nos crinies, — k qui la gloire, la divi-
nite et riionneur maintenant et pour les sieclesdes si6cles! Ameu. Amen.
I
TABLE FRANCAISE DKS NOMS rUOPRKS
lliBS chitTres ipnvDiciit :i l;i i>af,'0 corrcspoiMlMnlc
■ Alir:isiy:V U!i.
Alinihuiii (liere du contro
versiste .lacnli), 138, lOl.
.\hraliani ipalrlarelic hihli
(|Ue\ 18. 53, 38, iO, 94, "J3,
!I4, iMi, 110, 111, 119, 130
H3, m>, 18G.
Arca ("Aka), 11, li9, 1(52. iU3,
18».
Adam, 19, SG, 57, 38, (!,•;, 18G.
■AfrAsva. 9, 10.
'Akcntes. 149.
Alexandre, 14S.
Aiiialee. 78.
Ambraise, 181.
'Amorva, 150
Amiis, ;B, 73, 711, 81, II.'..
'Anotscikiy.i, 14!i.
Aiilestis,' 'i9.
Antioelic, 91.
'Anloly;i, 119.
Aristobule, 19.
'As'itar, 119.
Aiisiisto r.esar, 13. ,".o, !i-2,
i;il, IW.
■A»rjaiios, 119.
"AvvfyAs, 149.
B
Baal, 13fi, 137.
Jlabylonc, 144, 194.
Barn^aya, 149.
narlanya, 149.
Uasile, 181.
Urdeleym, 13».
Ilelaiiya, 119.
Bclhlecm, 13, 48, 49, ,'», <«.
l-Mi, 131, 147, IKi, 1S7, lUl,
lOli. 1X4. 1!«.
UitAiiy.t, lli).
c
Cdsaree. l'il.
Chyprc, 184.
Canstaiilinoplo. !>1, 140.
Cyrus, KG.
I)
naii. 105.
Daniel. l.'i, 41. 4G, 48, 411, ■ifl,
ril, 113, 1»;!, 14», ISl, 157,
IG'., IG.'i, IGG, 170, n,'l, 17G,
177. 178, 18!).
David, 13, l.'i, 18, 40, 41, 43,
47, 4i), 33, 34, 37, .36, »1. 4.'i,
5S, .'i6, 57. ri8, G3, 09. 70, 71,
73, 7.'i, 7!), 81, Si!, 8». 83, 88,
8t>, !)3. 93, !)0, 100, 114, 113,
113, 144, 144, 1.3!), 111, 1 iC,
148, 134, 153, 150, 157, i:i8,
101, 1G7, 108, 173, 173, 179,
181, 189, 1!>0.
Denys, 49,
Dina,iiO.
ESyple, 43, 63, (iS. 107 tOS.
114, 117. 149. 187.
liii, a-i.
Kliacim, 7,'i.
Elie, 33.
lilisabeth. i^S.
Einmanuel. 19. 47.
Elihralm, 78, 13i), HiS.
K|ilireiii (Abliai, 18».
Kpiphaiic, 18».
■Krinol;)'os, 10;i, I6G, 170,
174, 17».
lirythreo, 39.
Esdras, 77, 113. 114, 113.
Ethiopie. 05.
Ezechiel, 4», :!!>, 80, 114, IGI.
107, 178.
'f;/r;rcl, 138.
F
F;\res, 1»!>.
Kercqy.l, 1»!). ^
Kilqey;\, 9».
Kouq;\ (Pliocas), 91, 147. I.'.l.
G
(luhriel, »11, »!>, .'iO,
(■.alih'c, .'iO.
(i.imorrho, III.
(litmouinor.i. 13».
Gri'goirc, 18».
II
llabacui;, 83, 178.
llanna. 83.
Har;"iq;il (Ht'racUus). !>, 119.
lleli. 108, 109, 110.
ll(;rode, 49, 50, 151, 153.
Iloreb, 41.
I
Isaac (conlroversiste', U.
94, 93, 94, 96, !)7, 110, 140,
147, 148, 14!>, 130, 1,34,
Isaac (Juif demeurant ;i Ac-
ca\ 103,
Isaac (palriarche hiblique!.
IS, 43. !>4. <I4, 96. 110. 131,
143, KSS, 180.
Isaie, 10, t!i, 41, 44, 46, 30,
:i3, 3», 30, ;n, .38. 39, 40,
»4, »:!, 31, 5.3, 5», 50, 57,
58, 61, 64, 05, (16, 67. 70,
71, 74, 73, 74, 75, 7i), 80,
82, 83, 84, 8:1, 87, 8!>, III,
IIG, 117, 118, 119. 141. 144,
l-2.'i. 141, 14(1, 147, l.-iO, 101,
IGO, lll!l. 170. 171. 173. 17».
178, ISI, 1,S4, 180. I!H), llll,
11)3.
Isracl, 18, 1!>, -iA, 47, 48, ;!0,
:i», ;t;i, 36, ;i9, m», 44, 4»,
4(1, 50, 54, (iO, l>5, 74, 73,
77, 78, 80, 81, 84. S,-;, 108,
III!). 114, 117, llll, 140, I4:t,
14», 13», i:tS, 138, ItO, lt4,
I»!), 13», 1,53. I.-,G, l.'i!>. 163.
164, 170, 187, l!)4.
■lyo/rifiM, m, i;i-i.
J
Jacoli (conlroverslsto). 11,
14, 13. 14, 17, 47. a8, 46,
84. .5», ,Vi. 6:i, 64, 66. 74.
74. 7G, 7!l, 81, 84, 85, 80,
87, 91. 94, 93. 94, 96, 10.5,
100, lOS, 110, 11(1, lli». 140.
147. 148, 149, 130, 131, 134,
133, 134, l:t7, 143, m, 14S,
146, 11!). 1,'iO, 154, 160, 161,
164, IGG, 169, 170, 171,176,
177, l.SO, 181, 183, 18», 185,
187, 191, l!>4, 11)3, 194, 195.
Jacoli (fils de Natani. 93.
Jacob (palriarcho liiblique\
18, 1!>, -20. 43. 411, 'lO. 49.
50. 110, 61, 04, 68, 71, 76.
78, 84, 86. 87, 94, 9». 96,
110, 111, 11<J, 140, 143, 131,
l»4. 1»3, 154. 137, 158, 187.
Jean-Baptiste, 34. 33.
Jeaii r.hrysostonio, 18».
Jcremie. 18, 44. 47, 36, »;,
59, 73, 78, 8», 118, I4.'i. 147,
154, 153, 154, i;iti, 137, i:.9.
16», 165, 168, 11»), ISI, 188,
189.
Jerusalem, ,3f^ »7, 50, .54, (»i,
74, 77, 80, 83, 83, 86, 88,
106, 113, l»6, 147, 155, 157,
lCvi, 107. 16il.
Jes,<o. 1», a», 74, i;«.
Josus (lils de Siraclii, III.
Joachim (pore de .Marie), i)4.
9», 9.5.
Joachim iroi dc Juda). 1,57.
Joh, 8», 118, 189.
Jocl, kl, 117, 118, 14», 174.
Joii.is iJuif haptise sur lor-
dre d« Saigis), 10.
Joseph (coiilroversisle), II,
83, 96, 116, 1L>7, 148, I;t4,
170, 171. 194. lilJi.
Jo.seph ^oponx de Marie). !>3,
9», 95.
Joseph patriarclieliibliquol,
71, 7«, 187.
Josias, 51, (it, 1.57.
Jouiduin, 54.
Juda (Hls du palriaivhe Ja-
cob\ I», 18, 19, 47, 411, 81,
iXt, !M, 95. !Hi, 13», las.
Jtida (royaunio), 13, »i. »8,
[197]
TABLE FRANCAISE DES NOMS PROPRES.
97
W, iO, Sl, 75, <)i, 146,
131
1«, 147, ISS, 157, Ifil,
166
169, )8», 19S.
Judas Iscariole. 7i. 73,
187
Justus (conlroversisle ,
1-26
1-27, liH, 1-29, 130, 131
13-2
133, 134, 137, 138. 143
144
145, 147, U9, loO. 151.
I.V2
155, 157, 139. 160. llil.
Ili3
164, 166, 168, I6!P, 170
171
175. 176, 177, 180, 181,
1X3
185, l!(l, 194, 193,194,
19:;
Kiliivou, 75.
L
l.alian, 87. lll.
Le'ai;t, 149.
I.evi (lils du patriartlie Ja-
cob), 60, 61.
I.evi (peie de Matal), 9."i.
I.ftwontcwos (Woncc), 16-'.
Lia, 87.
M
Malacliie, 48. 41, 69, 168, 178.
Malki, 9.5.
Manass^, 78.
Marc (annce du cycle ethio-
pien), 91.
Marie (Sainle Vierge), 15,
40, 41, 45, 36, 48, 50, 6«,
8», 92, 93, 94, 95, 96, 146,
131. 144, 146, 147, 155, 1,57,
161, 166, 177, 184, 194.
Matat. 95.
Mecque (La), 1!H.
Medyani, 149.
Mclchiscdec. 71.
Michee, 68, 4H<. 153, 173.
Moise. 18, 19, 41. -24. 4», -26,
47, 48, 39, 50. 66, 67, 68,
«), 74, 77, 78, 80. 81, 86.
87, 108, 110, 114, 144. 131.
147, 1,53, 159, 171, 17.5, 187,
192.
Moriq .Maurice), 151.
N
Naaman le S>ricn. 40.
Nalmchodonosor, r»i.
Nalaii, 95.
.Ninive, 113.
No<?. 39.
0
Ophni, 109.
Osce, 63, 107, 1 18, 134. 1.38.
Perse, 117.
Pharaon, 39, 78, 108.
Phinecs, 109.
Ponce-Pilate, 131, iKi, 147.
188.
Qararnada, 49.
Qalou. .54.
Qesrii, 94. 95.
R
Rachel, 87, 154.
lionie, 9, 17, 49, 50, 51, 91.
94.
Sakino, ti.
Salomon, 34, 3.5, 36, 73, 80,
106, 107, 160, 174.
Sainuel (pere du contro-
versiste Jac-ob), 1-28, 131,
150.
Saniuel (prophite), 83, I09,
153.
sargisd'AI)erga (= liiap-;(oi;),
9, 10, II, 14.
Sargis dc yandart. 191.
Satan. 40, 50, 58, 7,3. 91, 119,
149, 189.
Saul, 110.
Semnan, 75.
Simcon (fils du controver-
siste Josepli;, 96, 14H, 1.34,
19».
Sim^on (Gls du palriaiclie
Jacob), 60, 61.
Sion, 46. 36. .38, 08, 86, 89,
90, 115, 118, 146, l'i8. 154,
158, 174.
Sirach, 111.
Sodomc, III.
Sophoiiie, 174.
Soqin,i, 151.
sorya, 149.
TarlagyiV 9.
Temya, 7.5.
Tcwoderos iTlieodore', 83,
107, 134.
Tiberiade. 9i. 176.
Tyr, 88, 11«.
z
y.acharic (pcre dc Jean-Bap-
tiste), 34, .33.
Zacharie (prophcte), 63, 74,
8,3, 115, 1-24, 146, 179, 188.
PATR. OR.
T. xiri. — P. 1.
u
T VHLK KTIflOPIKNNE DKS N01\IS 1>IU)PRES
FARTICULIERS A SARGIS DABKRC.A •
(Les chillVos leiivoieiit ;i l;i page el !i l;i ligne CDrrespoiulanles.)
0
Ahi- I4n„
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9
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AAtje ii4,..
>.Tr«nA,P Hsi,,
vi:*y i4s>„
>.V'rn/ii.n y\..
♦..* Sil,.,, 11'7.,
IM,
1. Cette table ne contienl pas les lumis propres il iisagr couranl, coinine Micvy"
Abraham, «"•(k Moise, ete.
III
TABLE DES 3I0TS REMAROUABLES
(Les cliillres reuvoieiit a la page et a la ligiie correspondantes.)
A^ et fi^r Ijeu de mots) 87^
em
aotts, (o»v<5, formc rare) ii^,
oi>cA,i-V 81:1,1
aoYiff (onliTr, Towoi;) 17,.,
<n"Pdrt ! '^C*ft Tanneo Mtirc
du cycle etliiopien) m,.
rt.<J.kft (<r£ip>iv) rJij
ftn> (rtmr,<T<«e»vov, Nn>:3D) m^
ft^rtiTr (sens de riiebreu Tuil*)
73.
•t^tim-iTVn I 01C I traduction-
transcription du grecj 1*,^
n
fl^rt. wi„
>iABVTr.eTr ( "liUrivMV [r, xoiXi'a f,
Tolvj I 145,
^ilA, ue,,,
>i.«Pje (KVX:) i"s„
h
1iCJH:.p> (Hcnt^Tr, pluriel
ayant le sens du singulier)
tlCtlJtTr 89,^
7-S*" (60 > Ti9" = TO ;u),ot tou
opuuou) 138,^
(n.^li»Tr 80 „
m
R
i^dO (neologisme) 173,^
AflV ■ rtn.^ (= fleuve des len-
tisques [(t/Tvo?J) 41.
I
IV
TABLE DES ClTATlOrSS lUnLIOLlLS
(Le diTiiiei' cliiMVo icinoii^ ;'i Im iimujo cori'i'S|ioiul;iiiti'.)
CENKSE.
l';i!<es.
1, 2 111
— 21) 110
XI, 7 112
xviii, 2-3 111
XIX, 24 111
XXII, 2-3 185
— 13 186
XXX, 37-38 111
DKUIIUtONOMl:.
XLix, 5-7.
— 6. . .
— 8. . .
— 8. .
— 8-10 .
— 9. . .
— 10 . .
— 10 . .
— 10 . .
III, 6.
V, 3. .
XV, 25
XIX, 37
EXODE.
I.KVITlgllK.
GO
01
19
20
18
55
49
142
157
110
112
80
27
Pages.
VI, 4 110
xviii, 9 28
— 9 07
— 15 28
— 15 07
— 15 80
— 10-19 22
— 18 22
— 19 69
xxvii, 25 74
— 25 187
XXVIII, 00 77
XXIX, 20 74
x^xii, 2 122
— 36 175
I ROIS.
II, 10 83
— 27-34 109
NO.MI1HK8.
— 35 .
— 30 .
III, 11-14
I l-AR.Vl.IPOMKNKS.
XVII, 11-14.
109
109
no
KXi
BSDKAS.
[201]
TABLE DES CITATIONS BIBLIQUES.
.10».
XIX, 25. . .
XXXVI, () . .
xxxviii, 17.
II. 7. . .
— 7-8. .
— 8. . .
VIII, 3 . . ,
XIII, G-8 .
XV, 10 . .
— 10 . .
— 10 . .
XVII, 11 .
— 47 . .
XVIII, 1. . .
— 4. . . ,
XX, 1. . . .
— 9-12 .
— 14 . . .
XXI, 6-8 . .
— 17-19. .
— 17-19. .
xxm, 9-10.
XXVI, 7-9. .
xxviii, 3 . .
XXXII, 6. . .
xxxiii, 16 .
XXXIV. 4 . .
— 16 . . .
XXXV, 6. . .
XLiii, 24 . .
XLIV, 11-13.
— U-13. .
— 13 . . .
— 17 . . .
XLV, 11-12 .
XLVI, 6 . . .
XLix, 3-4 . .
— 7-14 . .
— 14-15. .
L, 4 . . . .
— 9. . . .
— 13 . . .
PSAUMES.
84
118
189
13
106
lOG
146
141
55
G4
189
81
116
122
122
174
174
174
82
190
79
85
82
115
41
112
181
159
190
82
57
88
168
88
168
82
81
175
69
113
161
161
116
LVI, 6. . . .
Lvii, 6-7 . .
LIX, 6. . . .
LXI, 12. . .
LXVII, 2. . .
— 19 . . .
— 19 . . .
— 34 . . .
Lxviii, 22. .
— 29 . . .
LXXI, 1. . .
— 5 . . . .
— 5. . . .
— G. . . .
— 6. . . .
^ 17-19. .
LXXIII, 16. .
LXXXI, 8 . .
LXXXV, 17 .
LXXXVI, 5. .
Lxxxviii, 53
xciv, 8-9. .
xcv, 5 . . .
— 12-13 .
— 13 . . .
xcvi, 3 . . .
—34...
xcvii, 3 . . ,
xcviii, 9 . . .
ciii, 30. . .
— 30 ... .
— 32 ... ,
cvi, 10. . . .
— 10 ... .
— 13-14 . ,
— 16 . . .
— 20 . . .
— 20 ... .
— 20 ... .
cviii, 6-8. . .
cix, 1 . . . .
— 3
cxiii, 5. . . .
cxvi, 1-2. . .
cxvii, 24. . .
— 26 ... .
cxxviii, 3 . .
101
82
189
80
181
58
58
82
82
45
45
107
33
84
107
33
143
34
29
63
80
18
34
15
20
158
83
173
179
33
83
112
113
179
31
56
55
56
55
112
148
73
115
106
87
89
70
34
191
102
SARGIS DARKRGA.
CXXXI, '.I .
- 17-18.
CXLII, 10.
CXI.III, 5 .
— t). . .
IMtOVEIIUES.
VI, V2-lh.
107
108
110
57
82
74
XXX, ^»
22-30 107
107
II
12 . .
— 12-18.
V, .3-0. . .
XIV, 7. . .
Ll, 1'..
I, 2-3 . .
— 10 . . .
— 10 . .
II, 3. . . .
/,
— 11 . .
— 11 . .
— 17 . .
III, iO-U
— 11 . .
V, 18-25.
— 2'i-25
VI, 3. . .
— 5-7. .
— 9-10 .
— 9-10 .
vn, 14 . .
VIII, 3 . .
— 14 . .
— 14 . .
IX, 1 . . .
— 0-7. .
SAGESSE.
ECCLESIASTlgllE.
ISAIE.
— 9-10
— 10 .
XII, (i. .
01
59
100
80
111
44
39
101
71
181
85
181
181
01
73
43
178
111
70
43
109
19
19
90
118
58
21
[2021
138
72
85
XIII, 9-11 171
XVII, 7 30
— 7-8 72
XIX, 24-25 117
XXII, 15-19 75
— 20-24 70
XXIV, 10-18 44
— 23 30
37
71
37
38
100
174
89
44
119
XXV, 14..
— 8. . . .
— 9. ...
XXVI, 2-4. .
XXVM, 1. . .
— 1. . . .
xxviii, 10. .
XXIX, 1,3-14.
- 18-19. .
— 22-24 120
XXX. 9-11 44
— 20-28 07
xxxiii, 10 83
— 15-18 125
22 122
xxxiv, 4 172
— 8-10 172
XXXV, 3-0
— 4. . .
— 0-8. .
XL, 3-5. .
— 10 . .
XLI, 18. .
— 19-20.
XLII, 1 . .
— 9. . .
— 10 . .
— 14 . .
— 24-25
31
123
39
33
119
125
80
186
25
25
25
173
X, 20-23 120
XI, 1 34
— 4 174
— 0-7 35
xi.iii, 18-21 121
— 20-21 40
— 25 40
XLV, 1 56
— 13-15 65
— 14 06
— 19-20 121
— 21 35
:2o:{]
TABLE DRS CITATIONS BIBLIQUES.
103
9
10
— 25 . .
XLVI, 13. ,
xi.i.x, 6-9.
o . .
— 18 . .
L, 5-6. .
— 10 . .
— 10 . .
Li, 4-5 . .
— 4-5. .
/.
21-24 122
181
67
146
124
82
122
l'.IO
118
123
68
123
122
123
53
53
53
53
5-4
85
191
,")(;
56
59
87
90
91
89
125
124
125
125
58
141
141
118
142
LII, 10 . .
— 13-15
Llll, 1 . .
— 2-3. .
— 4. . .
— 4-8. .
— 7. . .
— 7. . .
— 9. . .
— 12 . .
— 12 . .
nv, 1-3 .
— 11-12
— 11-12
— 11-15
LV, 1. . .
— 2-8. .
LVI, 1 . .
— 7 . .
LVIl, 1-2 .
Lix, 2-4 .
— 6-9. .
— 8. . .
— 9-11 .
— 17-21 158
— 20 26
LX, 1-4 88
Lxi, 1 158
LXiii, 9 125
— 10 111
— 17 16
Lxiv, 4-8 182
Lxv. 1 182
^ 2-3 190
— 2-4 79
— 11 156
— 11 170
Lxvi, 15-16 178
— 24
.lERE.MIE.
10 . .
II. 13 . .
IV, H-13
— 11-15
172
188
188
45
169
165
— 23-26 173
V, 21-22 43
VI, 19 119
VII, 3-7 152
IX, 15-16 159
X, 19-21 153
45
78
79
153
-. . . . 164
.' 181
• . 166
152
190
27
27
84
156
XXXI, 11-12 154
— 15-16 155
— 31-34 23
— 34 36
XXXIII, 14-17 155
XXXVI, 30-31 157
xxxviii, 4 188
xi-iv, 5 6 169
XI, 18-20.
— 19. .
— 19 . .
XV, 1 . . .
XVII, 5-6 .
— 10 . .
— 10-11
— 24-27.
XX, 7. . .
xxiii, 5. .
— 5-6 .
— 5-6. .
XXX, 8-9 .
III,
36 . .
36-38.
EZECHIEL.
IX, 4-6 . .
XVI, 60-61
XVIII, 2-3.
84
19
80
24
24
104
SAUGIS nAnKiu.A.
[2041
XXXIV, 11 112
— 11-12 112
— 23-25 107
— 30 112
xxxvi, 25 39
— 25
XXXVII,
12-1'i
Kii
17S
II, 34-35 177
— 45 177
VII, 13 175
— 13-14 1".
— 13-15 21
— 14 175
— 20-21 170
JOEL.
28 117
-19-:r2 144
4
IS.
— 25-20.
— 27 . .
IX, 20-27
— 24 . .
— 24 . .
105
17.S
47
48
4fl
24-25 167
40
50
49
177
— 25;
— 25 .
— 20 .
XII, 1-3.
IV, 13. .
V, 18. . ,
VI, 8 . . ,
VIII, 11.
IX, 9-10
— 11-1'
OSEE.
I, 2-0 1.34
— 8-9 134
— 10-11 135
II, 2-13 137
— 18-20 137
— 20 156
— 21-23 138
III, 5 139
V, 15-vi, 2 139
VI, 1-2 03
VII, 12-14 140
— 15-16 140
VIII, 8 I'i0
IX, 15-17 139
— 17 118
XI, 1 107
XIII, 14 03
XIV, 10 139
MICHEE.
I, 3-5 . .
II. 1. . .
IV, 1-2. .
— 1-2 .
— 13 . .
V, 14-vi,
VI, 3-4. .
II, 18-20.
II.4BACUC.
II, 3.
— 3.
III, 3
/,
118
41
115
172
70
138
140
35
154
148
68
86
149
173
149
41
17
146
83
178
SOIMIONIE.
14-10 172
ZACHAniE.
II, 10-11 115
VI, 12-13 140
VII, 11-13 148
VIII, 20-23 147
— 22 72
IX, 9
— 11
— 11
— 10
XI, 12
XII, 10
— 10.
146
(k{
188
122
73
54
115
[205]
TABLE DES CITATIONS BIBLIQUES.
105
— 10 . . .
. . . .179
XIII, 2 . . .
... 72
I, 18 ... .
X, 33. . . .
MATTHIEU.
XIV, 4. . . .
... 83
93
— 5 . . . .
... 83
... 162
XII, 18 . . .
... 186
MALACHIE.
XXVI, 48 . .
... 74
I, 10-11. .
. . . 41
XXVII, 9 . .
... 187
— 10-11
(59
— 43 . . .
... 190
— 10-11. .
... 168
111, 1-2 . .
... 179
XIX, 6. . . .
JEAN.
IV, 2. . . .
. . . 14
... 188
2.
. . . 29
— 37 . . .
... 179
Tvin.E ANALYTioi i: hi:s M\Tli:i\ES
1'nges.
Introduction 5
PREMlfeRK ASSEMBLEE
1. — Legouverneur Sargis 9
2. — Le baptenie impose aux .luifs 9
3. — Le docteur Jacob 11
/i. — Vision de Jacob 12
5. — Conversion de Jacob 13
6. — La venue du Christ 14
7. — L'incredulile dcs Juifs 15
8. — Inquietudes de Jacob 17
9. — L'oeuvre du Christ 19
10. — Ce qu'est le Christ 20
11. — VenueduChrist 22
12. — Le Xouvoau Testament 23
13. — Le Christ-Sauveur 25
l'i. — Obeissance au Christ 27
15. — Le Christ-Liberateup 30
1(). — Le Christ-Lumiere 32
17. — Le Chrisl-Dieu 34
18. — Le Christ-Roi 35
19. — Le baptome 38
20. — Les ligures du bapleme 39
21. — Rebellion des pecheurs 42
22. — Le 70 semaines 45
23. — Lcs propheties messianiques 48
24. — Le chatiment des Juifs incredules ■ 51
25. — Recompense des Juifs iideles 52
26. — La Passion du Clirisl prophelisee 52
27. — La mort du Christ prophelisee 55
28. — Les dmes delivrees du Scheol 55
29. — Les prieres des prophotes 57
30. — Lc coniplot eontre le Ciirist 58
31. — Les prtitres et les pharisiens 59
32. — Passion el glorificalion du Christ t>l
.33. I,a resurroclion du (^lirisl proplietisee l>3
207] TABLE ANALYTIQUE DES MATIERES. 107
Pages.
34. — Fausse interprctation des prophelies 64
35. — Inutilite du sabbat 66
36. — Le Nouveau Testament 68
37. — Le dimanclie 70
38. -- L'Eucharistie 70
39. — La conversion des peuples 71
40. — La trahison de Judas 72
41. — Repudiation dcs Juifs 74
42. — Le crucifiemont du Ciirist 76
43. — Le serpent d'airain figure de la croix 77
44. — Autres lig-ures de la croix 78
45. — Exaltation de la croix 79
46. — L'Ascension du Christ 81
47. — Eternite du Verbe 8o
48. — L'Incarnation 84
49. — Le Verbe a parle par les proplietes 84
50. — L'EgIise 86
51. — ■ Le Ciirist pierre angulairo 89
52. — Le cliatimcnt dcs incredules 90
53. — Conversion de Jacob 91
54. — Genealogie dc Marie 92
55. — La rcunion doit ctre tenue secrcle. 96
DEUXIEME ASSEMBLEE
56. — Le Christ Fils du Scigneur 105
57. — Abolition du sacerdoce juif lOS
58. — La Trinite. '. 110
59. — La presente reunion des Juifs est sccrete 116
60. — La venue de Notre-Seigneur Jcsus-Christ et rincredulite dcs Juifs. . . . 117
61. — La croyance au Christ 119
62. — Lc salut par le bapteme et par la Loi nouvelle 120
TROISIEME ASSEMBLEE
63. — Arrivee du Juif Justus. 11 blame Jacob et les nouveaux baptises 126
64. — Jacob apprend Tarrivee du Juif Juslus 127
65. — Isaac decide Justus a controvcrser avec Jacob 128
QUATRIEME ASSEMBLEE
66. — Entrevue de Jacob et de Justus 130
07. — Jacob raconte sa conversion 130
68. -- Invectives de Justus 131
69. — Justus demande une semaine pour se preparer a la controverse 133
iOH SARGIS ^'ABKHGA. L2t»«J
GINC^UIKMK ASSKMBLKK
SIXIKMK ASSKMBLKK
Pages.
70. — ('ontrovcrso avec Justu.s 133
71. — Dieii a rejete son jK'uple 134
72. — Prediclion dc la conversion des peuples cl du rcjct de rAncicnne Koi. . 134
73. — Predictioii de lincredulite dcs Juifs el des soulTranccs du Ciirist 139
74. — l.e Christ est venu 142
75. — Justus nadniet pas que le Christ soit venu 143
7(). — Kxpose de la proph6tie dc Daniel. Les deux descentes du Christ 143
77. — Justus confesse soa cmbarras dcvanl rargumentation de Jacob 145
78. — Juslus rcconnait que Jcsus est le Chrisl 146
70. — La reprobation des Juifs 148
80. — Les pays soumis a la domination dc Rome 149
81. — Fin dc la controverse 150
82. — Accomplissemcnt de la prophetie de Daniel 151
SEPTIKME ASSEMBLEE
83. — Jacob demontre que le Christ est venu 152
84. — Le salut opere par le Christ 154
85. — La royautc du Christ 155
86. — Le chatimcnt reserve aux Juifs qui ne se convertiront pas 156
87. — La Nouvellc AUiancc 157
88. — Les malheurs qui sont inlliges aux Juifs doivent les inciter a se convertir. 159
89. — Conversion dc Justus 160
90. — Justus coiitirme par riiistoirc du diacrc Leonce que le Christ est h- Roi
d Israel 162
91. — Vision dlsaac 163
HUITIKMK ASSKMBLEE
92. — Sur lAntechrist 164
93. — L'EgIise ct la hierarchic 166
94. — L'entetcment des Juifs sera puni 168
95. — Vision de Justus s 170
NEUVIKME ASSEMBLKE
96. - Sur la lin du monde et la seconde vcnue du (ihrist 171
97. — Le jourdu jugoment sora redoutablo 172
98. — Le Clirist jugcra lcs luuumes 173
99. — Commcnt vicndra le (]hrisl 174
I
[209] TABLE ANxVLYTIQUE DES MATIERES. 109
Pages.
100. — La petite corne predile par Daniel 175
101. — • II ne viendra pas un autre Clirist 176
102. — La proplietie de Daniel est accomplie 177
103. — Prediction de la resurrection des morls 177
104. — Prediction de la seconde venue du Christ 178
105. — Necessite de la l'oi au Christ 179
100. — Nouveaux temoignages sur la seconde venue du Christ 180
107. — L'incredalil(3 au Clirist sera ch^tiec 181
108. — Repentir de Justus 183
109. — Jacob repond aux nouvelles questions de Justus 184
110. — Comment Dieu s'est incarne et a souffert 185
111. — Symbolisme du sacrilice d'Isaac 185
112. — Symbolisme de Ihistoire de Joseph 187
113. — Symbolisme de riiistoire du prophete Jeremie 188
114. — Symbolisme de Thistoire du prophete Daniel 189
115. — Le Christ objet de moquerie 189
116. — Le Christ victime des pecheurs 190
117. — Sur Mahomet 191
118. — Conlession de Justus 192
119. — Justus declare a Jacob qu'il veut aller convertir les siens 192
120. — Jacob enseigne a Justus les prieres du ("/•('c/o cL du Pa/f?/' 194
121. — Depart de Justus 194
122. — Fin de la vie de Jacob 195
DOCUMENTS
POUR SERVIR A L'HISTOIRE DE L'EGLISE NESTORIENNE
I. — QUATRE HOMELIES DE SAINT JeAN ChRYSOSTOME.
n. — Textes monophysites : HoMELiES d'Erechthios; Fragments
DIVERS; EXTRAITS DE TlMOTHEE i^LURE, DE PhILOXENE, DE
Bar Hebraeus.
IH. — Histoire de Nestorius, d'aprfes la lettre k Cosme etrhymne
de Sliba de Mansourya. — Conjuration de Nestorius
contre les migraines.
TEXTES SYRIAQXJES EDITES ET TRADUITS
PAB
F. NAU
PAtn. OR. — T. XIII. — F. 2.
Nihil obstat,
R. GRAFFIN.
PERMIS D'IMPRIMER
Paris, le 11 Juillet 1916.
II. ODELIN,
Vic. gen.
roiis Uroils njborvis.
QUATRE HOMELIES
DE
SAINTJEAN GHRYSOSTOME
SUR LES
TENTATIONS DE NOTRE-SEIGNEUR ET LINCARNATION
MANUSCRITS UTILISES
Brilish Museum, Adtl. 17212, du ix' et du xix'' siecle (A).
— — — 14515, de l'an 893 (B).
— — _ 14727, du xm" siecle (C).
II
INTRODUCTION
Le texte grec dc trois homelies de Nestorius nous a ete conserve
sous le nom de saint Jean Chrysostome ' ; nous pouvons montrer main-
tenant que cela tient a ce quil avait imite son predecesseur au point de
reprendre non seulement des id^es analogues, mais encore des phrases
presque textuelles et surtout le meme incipif-.
Oii saint Jean Chrysostome avait ecrit : Le soleil, lors(]ii'il hrille
siir la terre, mes chers amis, montre puissamment sa force...,
NestoriUS ecrit : "Hlio; [i.sv uirep yvi? irapa/iuij/ai;, xal itpo? •fl(Aa? s^ etjja; iTVTreuwv,
[/.ETavwTViot vu/cxa, tou^ 'j-rvvouvTa; eysipsi xal iTapaSt^wiTiv epyoi?...
Cest le meme incipit et c'est la m§me idee qui est paraphrasee lon-
guement par Nestorius; aussi les copistes s'y sont trompes et ils ont
mis les trois homelies de Nestorius au nom de saint Jean Chrysostome;
Tun d'eux a cependant remarque que les incipit des deux dernieres ne
figuraient pas parmi les incipit des homelies du grand docteur de
TEglise et c'est peut-etre pour cela qu'il les a amputees, pour n'en former
qu'une seule munie de Vincipit authentique : "Hltoi; [^iv uTiep yv;; Tvapay.ijij/a(;.
Cette homelie unique, formee a faide des trois homelies de Nesto-
rius, a ete editee parmi les ceuvres de S. Jean Chrysostome, mais les
1. Nous en avons donne la premiere edition complete dans Nestorius, Le livre
d'Heraclide de Dainas, Paris, 1910, p. 337 sqq., d'apres le ms. grec n" 797 de Paris. Les
trois quarts du texte grec, decoupes dans les trois homelies pour en former une seule, sont
edites dans Migne, P. G., t. LXI, coL 684. Nous avons edite aussi dans la Reviie de
VOrient Chretien, t. XV (1910), p. 113-119, les portions du texte grec omises par le
compilateur et qui permettent, en les ajoutant a Tedition Migne, de reconstituer tout
le texte de Nestorius.
2. Le Pere Garnier a deja ecrit : Nestorius Chrysostoini styluin imitari suinmo
siudio conatus est; cf. Migne, P. L., t. XLVHI, coL 1156. La presente publication mon-
trerajusqu'ou allait cette imitation.
11(
INTIIODUCTION. [0]
editeurs lont lait preooJor Je lu note : Nugncis graeculi opusciilum.
On pourra contruler la verite de ce jugement en coniparant la version
de saint Jean Ghrysostome que nous allons editer, au texte grec de
Nestorius. Par exemple :
Saint Jean Chrvsostome.
Poiirquoi lai dis-tu do se jctor de sa
proi)re volonte? Y a-t-il un liomme qui se
tue de sa proi^re volonle et qui demande
le secours de Dieu? Dicu ne secourt pas
ceux qui se tuent. Si le nial vient neces-
sairement sur quelqu'un et qu'il implore
Dieu, il en recevra du secours, mais celui
quiaura attire le mal sur lui-meme repousse
le secours de Dieu de pres de lui (II, 15).
Nestorivs (p. 3'i9-50).
Je sais que los anges ont re^ni ordre au
sujet des liommes, mais pas Iorsqu'ils se
jettent dans les precipiccs et pas Iorsqu'ils
meurent le voulant ni quand ils mettent
(Dieu) a Tepreuve sans bosoin. Car celui
qui se tue lui-mSme et qui demande a ^tre
secouru, persiile la promesse divine; il
tciite Dieu. s'il (r)oxcite (a venir) a son
sccours; comme un railleur il rirrite en se
tuant et en demandant a etre secouru. Celui
qui cstpoussealapertepeutinvoquerDieu,
mais celui qui tombe volontairement merite
de perir comme s'etant donne la mort. La
parole (suivante) est raisonnable et juste :
de croire, a la verite, en Dieu, mais de ne
pas courir avant le temps aux perils.
Nestorius aime les mots qui font image : f)s'aTpov, 6pia[A§o;, ^.oyKrpv iOVo-
Ttxov, Tt tvUYa? o[>.(pa/.a? joltc, PoTfja; tv;; (pu^swc ; il a recours, pour frapper
davantage, k quelques realismes oses : w; yip tyiv TrapQsvov r, TJllff^iii oyxw^v,
auTu ^e (At^iv 6 {AvyiiTTVip oO cuv/iSei... sti yip PpE^po; 6 SsffTCOTY)? uirapj^^wv, STt to twv
w^ivwv o;/.wv spyaor/fpiov ; il accumule les syuonymes : u.y| STv;>,aOtd[J.£Oa irxXifi;...
(iri >.*iOyi T:apaSwpi.ev aywva;... ij.h <7Xw|Aev ev afAvr.-jTta . . . mais toujours les phrases
sont soigneusement equilibrees et les mots sont choisis et disposes pour
lagrement de roreille, quel que soit leur sens : eti t6 twv wSivwv oixwv
ipyaTTYipiov, s^peSpsuovTa tov avTtira^Xov d'j(i'<i 5'jvau.iv icTpxiCTWv tw oiaS6>,w(r7paTr,yt)CY;v.
Si Ton ajoute que Nestorius etait doue d'un physique agreable ' et
dune voix claire et feminine, on comprend que ces phrases sonores,
debitees d'une belle voix de tenor, aient pu avoir du succes :
« beaucoup qui venaient a reglisc no \o falsaiont quo pour ontondre
le son de sa voix' ».
1. i< II otait jcune, roux, avec do prands youx el un lieau visago; on nurait dil un
sccond David. ■ Lcllir i) CosDif; cf. infni, p. 280 [170]. — 2. Ibid.
[7] INTRODUCTION. 117
Les quatre homelies de saint Jean Chrysostome, dont nous allons
editer et traduire la version syriaque, sont conservees dans le ms. du
British Museum add. 17212, fol. .^j'-13' (A) '. La seconde et la troi-
sieme figurent de plus dans les mss. add. 1451S, foL 126' (B) et
add. 14727, foL 58' (G). Les trois premieres correspondent a celles de
Nestorius; nous editons la quatrieme, sur rincarnation, a cause de
Limportance christologique du sujet.
Analyse des quatre homelics.
I. — La craintc de Dieu est comparee au soleil. Parce qu'il avait perdu la crainte de
Dieu, Adam a ete vaincu par le d^mon et Dieu a dil descendre pour luttcr contre ce
dernier et le vaincre a son tour (1-5). Cest par la nourriturc que Notre-Seigneur a com-
mence la lutte, parce quc c'est la nourriture qui a causc la chute d'Adam (6-7). Le dcmon
a dit a Adam que Dieu ne Taimait pas ct qu'il etait jaloux de lui (8-11); il a flatte Notre-
Seigneur (12) qui rechercliait la lutte (14), lui a montre un interct trompeur (13), Ta pousse
au murmuro (15). Notre-Scigncur nous a enseigne rhumilite (IG) par sa rdponse que
nous adresserons aussi a Satan (17). Utilitc du jeune et de la priere pour nous fortifier (18)
et nous donner part aux dons de TEsprit (19).
II. — Le dimanche suivant, second episode de la lutte (1-2) ; cette lutte avait d'ailleurs
commence des la conccptioii et la naissance du Christ i,3-7), lorsque Satan avait voulu
faire perir son adversaire sous pretexte d'adultere ou avec Taide d'Herode (8-9). Ces deux
tentatives n'ayant pas reussi, Satan doit combattrc par lui-m6mc et cherche a inspirer
auChrist orgueil et vaine gloire, comme ilTa faitpour David (10-13); il Fengage donc a sc
jeter du haut du temple (14). Satan aurait dii le jeter de force, sans lui conseiller un
suicide (15). Reponse du Christ (16). Fuyons la vaine gloire (17-18). Reponses a ceux qui
rious demandent des prodiges (19-21). A toute epoque les justes ont ete eprouves (22);
c'est a eux que les epreuves sont profitables (23-24) ; nous ne pouvons pas d'ailleurs scruter
les desseins de Dieu (25-26).
III. — Nous allons etre couronnes une troisicme fois avec le Christ, car sa victoire
nous est communc (1) ; elle nous a ete rcvelee par le bon larron et les morts que lc Christ
a d^livres, car, a Tinverse des rois de la terre, c'est lui qui a combattu pour couronner ses
soldats (2-3). Satan veut le combattre par Famour du pouvoir (4) ; il le fait monter, ce qui
1. Ce manuscrit comprend trcize feuillets, dont douze (fol. 1-8 et 10-13) sont palim-
psestes et ont ete transcrits ligne pour ligne (fol. 14 a 26), au xix* siecle, avant qu'on
ait Iav6 le parchemin pour aviver recriture inferieure. Celle-ci se compose de deux
tcxtes latins superposes : une partie des annales de rhistorien latin Granius Licinianus,
ecrite en onciales au vi'' ou au vii" siecle, a ete grattee pour faire place aux o^uvres d'un
grammairien latin d'une ecriture cursive du viii'' ou du ix'' siecle. Cest ce manuscrit,
doublcment latin, qui a ete utilise, au ix" ou au x'' siecle, pour y transcrire la
version syriaque de six homelies de saint Jean Chrysostome. La premiere, sur le fils
prodiguc, est incomplete; la seconde, sur le jeune, correspond a Migne, P. G., t. XLIX,
col. 197 [Hom. XX ad Antiochenos) ; nous editons les autres d'apres la transcription.
fol. 17 a 26 (A). Cf. W.Wright, Cntalogue of the sijriac Mss... Londres, 1872, p. 479-480.
118 INTUODUCTION. [8]
<'st, comme dans Job, une niani^re do parler (5) ; il lui olTre lc pouvoir et cherche en vain
a lui en imposer (6-8). Le Christ termine la lutte (9), les anges lc louent (10) et nous devons
lutler k cott' de lui (11); d'.iill('urs co que Salan promel est trompeur; les hammes con-
servent leur libro arbilre (12), comme le larron, M;illbiou et la courtisane Tont montro (13).
IV. — Tout pouvoir a eto douno au corps du Cbrist (1), non pas ii la nature divine (2),
ni au corps seul, car nous ne disons pas Dieu sans corps, commc Marcion, ni un corps
sans Dieu, comme Paul dc Samosate (.'5-4); lo corps nous rapprocbc dc lui (5-G). 11 con-
vcnait d'aillours quo nous fussions sauvos par le corps ct que lo Cbrist mourilt, premice
des biens qui nous seront donnes a la fin (7-9). Rejouissons-nous de ce que notre juge
nous est consubstantiel et ne nous demande que bonne volonto (10-11).
Apres cette premiere partie, destinee u faire connaitrc Jes oeuvres
de saint Jean Chrysostome dont le texte grec est perdu et la maniere
dont Nestorius Ta imite et plagie, nous ajouterons, dans une seconde
partie, des tcxtes d'origine monophysite, empruntes surtout aux oeuvres
de Timothee iElure qui roulent tous autour de Nestorius et de Chalce-
doine ', et, dans une troisieme, deux histoires de Nestorius et une priere
pour guerir les migraines par son intercession ; tout le present fascicule
est donc encore consacre a la question nestorienne. La seconde et la
troisieme partie ont chacune leur introduction, p. lGl-168; 273-274;
287-288; 317.
Nous tenons a avertir que Ton trouvera, dans les textes ecrits par
les heretiques, les idees et les erreurs des monophysites et des nesto-
riens dont on lira rexpose synthetique et la refutation dans le traite c/e
Verbo Incarnato du cardinal J.-B. Franzelin, editio quarta, Prati, 1893 ;
voir surtout les chapitres ii a v, pp. 180 a 386.
1. Je remercie M. E. W. Brooks qui a bion voulu collationner les textes sur les
manuscrits dc Londres.
F. Nau.
cox-aiva^ Axn Qculcvaja.^i^jDoap^ ^CL.:\ caL:\ aai\ ' * \,> il; ^^
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)..Mi-aK-^o )iaJU« ^l yoot « \ Q l ^ )K^>.^L^; )..^.o/ > .«\ '* .^,...11.^^000
10 I, ^ N-K- « N/^^ )lo n .;j; )jL.. \o <=> \ )-.o6i .^^^A; 0()Oio-Jua )iO'o \j^
yoij ./^' - >jL.'».\ )-.iaji ^:^ )ooi K^/ )jl.. \o <=> )jo( .61«^; ^jla^oSl^
I. — *EnSUITE, DE Je.VN DE CONSTANTINOPrE, SUR LA LUTTE * ^ fol. 18
v» b.
DE NoTRE-SeIGNEUI! AVEC S.VT.^N '.
1. Le soleil, lorsqu'il brille sur laterre, mes chers amis, montre puissam-
ment sa force. Lorsque robscurite cesse, qu'elle est dissipee devant lui et
5 disparait, les voleurs quittent les routes et se cachent, les animaux michants
sp refugient dans leurs antrrs et se taisent, la creation est rejouie par son rayou
desire et Vhomme sort a son travail et d son occupation jusquau soir, comme
David Ta dit aussi". 2. Meme lorsque la crainte de Dieu brille dans r^me des
fiddles, Tobscurite de Terreur est dissipee devant elle et cesse, les mauvais
10 demons, comme des voleurs, s'enfuient et se cachent;les passions du peche
se reposent dans leurs antres, comme les animaux, et Vkme se delecte et se
r^jouit dans la lumiere de la verite ; elle s'occupe du travail de la justice et
elle obeit k la loi salutaire ' de son maitre. 3. Telle etait au commencement
Toccupation du chef de notre race, Adam, dans le Paradis; le Createur lui
15 donna une domination redoutable et un grand pouvoir sur tout ce qui appa-
1. Saint Jean Chrysostome a trait6 le mfime sujet dans la 13° homelie sur saint Matthieu, P. G.,
t. LVII, col. 207 ; cf. t. LVI, col. 661-671. — 2. Ps. cili, 22-23. — 3. Litt. : « au salut ».
120 I. — SAINT JKAX CMRYSOSTOMR [10]
A lui i'.<ou^ ooi- " )>-too; ^a ""^ .•)-3» Ijl^C^ojio jtCb^— * jlo-poo .).xQ^;vaL3
1- a.
10
)V. n .)■'>» .»— iOj r^h^ >-/ oit •> \ )-^>w>.,'» fco ojijojo .ot_.oV-»
oiK_3l^^ '^m ..; '"'^»^^ o6( :)^.o^t otK^.aoL^ ^sOoKa/ ^» ^ .w.o«-.N.2l^ /
w.ojoK_/j ooio .)laioj \.'LJS ^ -^ \Ka/o 01^1»-./ ^-io ^^^iiAJ .oi.:>eL^. ^"^iC^oaio
..'"^ ""^..i» oi-po )oo( t« ••>%» 0610 .jL^-s-^io )oo)o ^^5!sksKa/ .,)>-.p.o jLw^; )ooi
\1j)U \si-^ ''^ :)— ^oji ^^...^^^/ )ooi s^L^^i ocno .)^-.,::s!^ It-^^ o«^ )°°^
o.:ia:^j.'ix oiij^ \i .^)1; )KX.l^.s^ i^il }i .\^ yoC^ |l/ .^h^l
'^^^^ , i> )jiio )J/ )jot.^ ^ t^l/! )V)— t-= vr* )-»'!<^ jb jl .s^volIKj»
^^0 .^mi^ K^\ . m •> OUL^ .oo( ^«fn'^ .ymt.^ O(..ooi/; .).aL.Tn Ns.^;
y-./ ^ijiaS! )K..«jl; )j3)a^ saauo -.^ap ).;3J! ^V^^^! ^vJ! "^«^i^ )fi^ )'?
.)cL.!; jL^ O'^ ^0(0.00-^ ^)Ji^;j; )K>'f&^ ^0«Sw3 ^t-O; .vo£s.^O&Jl;
..^^^i^ ^io iooi \j^li )^X<io)j>o t.^ .)A^*io^iJ yfcs^oSLio; ""^«.^ooo
^)>-- ^j ^ .^«.^00:; ^*i^V/ ^io .yla3>^ o<->n\i; ypo )-3j ).iooj ».*i
* \ fg} !■> ) » ..\ y -^^K >Nn jj, ot^ )>— ; .'v-oio;), 00't.o-J; ^'^^; oi f> 'V^; o6( )oo(
1" b. • * * ■ O
1. U::c»i» iN^Uvj A. — 2. ..^Xoijoi Ms. — -3. 1.- A.
A loi. 19 rait; * il riionora et le rendit glorieux, comme le dit David : Tu l'as revetit
'" "■ il'honneitr et ile (jloire '. 4. Lorsqu'il eut ecoute la parole du serpent, qui lui
parla parce qu'il etait jaloux de sa prosperite, il tomba de rhonneur qu'il
avait et il fut soumis aux souffrances de la mort; celui qui etait redoutable et
puissant tomba et devint faible, et celui qui avait ete cree maitre de tout, 5
devint le serviteur des creatures; celui qui avait revetu un vetement (crokr)
de ffloire eut besoin des feuilles du fii?uicr. 5. Mais notre Dieu bon ne laissa
pas sa creation se perdre et ne permit pas que son image fut meprisoe ; il ne
priva pas de son secours le fils des libres enchaine par le tyran; qu'a-t-il
fait? Parce que Tadversaire, qui avait humilio notre race, etait cache, il a lo
revetu sccr^tement notre race et il a engag^ le combat avec notre adversaire,
afin de le vaincre ii Taide du corps qu'il a vaincu. Lo prinoipe de notro
salut sortit au desert, comme vous Tavez entendu, pour terrasser le chef
d'arm6e des di^mons devant toutes les cohortes des justes.
6. Et parce que notre premi6re faute avait 6t6 caus6e, par notre adversairo, is
au moyen de la nourriture de rarbre, Notre-Seigneur voulut ohorohor notre
victoire par le moyen du jeune et il jortna quaranto jours. A ootte vuo, oolui
1. r<. VIII, ti.
10
♦ A fol. 10
v° a.
[11] 1" HOMRLIR: SUR LES TENTATIONS DE NOTRE-SEIGNEUR. 121
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1. |l.a5l>a3 A. — :>. iS^sU» A. _ :!. l-vi^^^o A. — 4. Apris U», il semblc nianquer un ou deu.x mols.
La copic porte seulemenl sai^^ ou s?^'
qui coml)at craignit de s'approclier de lui, parce qu'il vit qu'il ' n'etait pas ♦ a foi. 19
sujet t\ la passion dc la faim. II donna lieu au combat, et il fit que son corps ' ''
cutfaim. 7. Le tentateur s'approrlia, parce qu'il lui avait laisse croire qu'il
ctait un simple liomme, et il lui dit : Si tu es le Fils de Dicu, dis quc ccs picrres
5 devieniieiit dii paiii '. 0 Tami trompeur! Cest comme ami qu'il a flatte Adam
dans le Paradis, et c'est comme ami qu'il a conseille au Christ de dire que
les pierres devinssent du pain. Cest par la nourriture qu'il a combattu Adam,
et c'est par la nourriture (qu'il a combattu) le Christ. 8. Cest comme un
bon conseiller - qu'il s'cst approche d'Adam, c'est comme s'il avait pitie de
10 la faim de Notre-Seigncur qu'il Fa soUicite. 9. II a dit k Adam : a En verite,
Dieu a dit que vous nejnancjerezpas de tous les arbres du paradis ^. Est-ce l^ Ta-
mour de Dieu, qui ne fait pas participer ses amis aux biens! II t'a appele fils
des libres et il t'a soumis k Fobservance de Tarbre; il t'a fait son image et il
t'a enferme sous la loi; il t'a donne pouvoir sur tout et il t'a interdit un arbre.
15 II t'a gratifie de sa parole, comme un ami, et il t'a defendu la nourriture,
comme un ennemi. En quoi est-il lese si vous mangez de Tarbre? Sil estbon et
si vous etes crees pour le festin (nuptial), pourquoi defend-il * que tu ne te * a foi. 19
v a.
1. Malth., IV, 3. — 2. Lill. : « conpeillor tle bonnes choses ». — 3. Cf. Gen., iii, 1.
♦ A fol. 19 .
\'h.
122 I. — SAINT JRAN CIIRYSOSTOME. [12]
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• .).^aS^J^ )ooi V V^ t"^; '^-Lo^^s^ ^^'-^'-^ ^£Dval/ o«v>m .. ^to . ^.^^oo^; ^/ lo
ou» \[yirt otira^l o*,^; )vi .'^fr>/ V-*->x ootja .^;/ J^^-«-3; )-<l^^o f^o/; ^/
po/o )ji,.^..^ ^/ y \v>o ).^a.Mi; )3o^vs )a^uL^ ^ •yV^ l>o^ vd/ o',-d
1. ^Cv A. _ 2. ooi A. — 3. pj A. — i,, <ji^ A. — 5. U.:^ A. — G. taov«l./o A. — 7. >«a9oWo A, —
8. t..>oo;a» A.
delectes dc scs friiits? 10. Peut-etre qu'il est jaloux de vous, pour que vous
ne soyez pas comme lui; c'est pour cela qu'il a dit : si vous maiigez, vous
moxirrez '. Si cet arbre donne la mort, pourquoi Ta-t-il cr6e? car le Bien ne
fait pas le mal; et si c'est (un arbre) de vie, pourquoi ne vous permet-il pas
d'en manger ? II est bien (5vident que la nourriture de cet arbre est pour les s
dieux sachant le bien et le mal. » 11. Lorsque Tenfant eut obei au conseil
du mecluuit, il no trouva pas ce quil chercliait et il perdit ce qu'il avait : non
seulement il ne fut pas comme Dieu, mais, en place de la gloire qu'il avait,
il dut couvrir sa nudite avec des feuilles.
12. Le perfide pensa qu'il tromperait aussi Notre-Seigneur avec ces flat- 'o
teries. A Tarrivee de Notre-Seigneur, il vit que notre nature ^tait plus honoree
qu'auparavant, que le d(5cret de mort, qu'il avait attiro sur nous par la trans-
gression du pr6cepte, 6tait supprime, que la vie imniortelle otait donnt5e, que
la maladie et les souffrances cessaient ; et il arriva sous une certaine
apparence ct, dans son envie, il r6solut de renverser lo salut qui avait lieu ij
pour le monde par le moyen dc Notre-Seigneur, comme il avait perdu le pro-
mier de la maison d'Adam. l;{. Cest de la mome maniore («x^ixx) qu'il s't^tait
approchd de celui-lA : parrusc, qu'il s'approc!ia omoredo Nolrc-Soigneur. II
♦ A foi. 19 lui montra un visage ami ', le oonscilla oomtne s'il vouliiit raider ot hii dit :
v b.
1. C(. (ien., 111, X
[13] 1« IIOMELIE SUR LES TENTATIONS DE NOTRE-SEIGNEUR. 123
^^ ^l .);o(.A oi!^ i^s..^; V-=^tf .)«*^Ji ^^ jLo ^^^CLJt; ^/ .)oi):^; Kj/
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l. oa^^U A. — 2. '''■1..0 A. — 3. li^lN A.
10
A fol. -20
r" a.
Si tu es le Fih de Dieu, dis que ces pierres devienneiit du pain '. U recita ce : Si
tu es le Fils de Dicu, comme il lavait entendu de la voix du ciel, il pensait
renorgueillir en cela. Comme s'il avait pitie de lui, il lui conseillait : Dis
que ces pierres deviennent du pain. 14. Notre-Seigneur ne voulut pas mettre
5 k jour rartifice de la tromperie, pour ne pas relTrayer et lui faire fuir la
lutte, mais il se livra au combat pour nous enseigner la lutte; il vainquit et
il nous rendit tous victorieux ; il Tapprit i ses disciples et il leur dit :
« Ayez con/iance, je lai vaincu '-. » II a lie le fort' au milieu de ses soldats
dans le desert et il a delivre les captifs.
10 15. Dans le desert, prive de ncurriture, Satan voulut tenter Notre-Sei-
gneur par le murmure. Ilpensait en effet : « De meme que dans le desert j'ai
amene Israel ^ murmurer contre Dieu et je Tai fait adorer devant le veau ',
ainsi je tromperai aussi Notre-Seigneur, je Tamenerai k murmurer contre
Dieu et je le provoquerai k la colere en disant : Si tu es le Fils dc Dieu, dis
li que ces pierres devienncnt du pain. J'ai entendu certes une voix qui disait :
Celui-ci est mon fils et nwn ami''; maintenant, si le temoignage porte sur toi
est vrai, implore ton pere et qu'il te donne du pain. Pourquoi * te tourmeute- ♦ a m. 20
t-il par la faim? Qu'il montre son amour envers toi comme un pere; s'il '^ ^'
1. Mattli., IV, 3. — 2. Cr. Jeaii, xvi, 33.-3. Cf. Matlh., xii, 29. — 4. Ex., .\ixii. — 5. Wattli., iii, 17.
12'i I. — SAINT JEAN CHUYSOSTOMK. [1/|J
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^o^ o't.11^ V^c^ooi f.^.:^ .)oi:^f oi^Mo^ ^^ l»"»''; jLc '%^'X"> )J/ •.)jLit.^
^JS. OfS •V^lo \jts..£DQ.,^ y^l y \ V>0 .)J^^^^ik^^ yOOil^ O'^ f>V)0 •.|:M_<
)J^^..«^oo )joija3 ifUoo .o(',.sU )Jj s«J^/o sai^\ .)boo«.3 )uqii\ y^x^ J^niiiV»
A. _ 2. ^» A- -. 3. l-i-'» A. _ .'1. l^::». A. .-,. l-»^© A.
t'^coute, on saura que tu es en verite son fils; si tu rimplores et qu'il ne
t'exauce pas, menteuse est la parole qui a dit : Celui-ci est mon fils et tnon
(imi. »
16. Notre-Soigneur, pour nous enseigner riiumilite, (et) qu'il ne convient
pas que Ton se glorifie du pouvoir qu'on a, et pour faire connaitre que la vic 5
veritable ne vient pas du pain soulement — car Adani est mort apros avoir
mangc et Isracl mourut apres la manno ' — mais que la vie veritable
est la foi en lui, lui dit : // cst ecrit : riioinmc ne cit pas seulement de pain,
mais de toute parole qui sorl dc la bouclic dc Dicu '-. I)6s la premi(>re prise de la
luttc, il dctourna la main de cclui qui le saisissait, ct il lui ferma la bouche t\ 10
Taidc dc !a rcponsc sur la puissancc de Dieu. 17. Nous aussi, disons cctte
parole i\ Satan lorsquil uous attirc vers la nourriture : €c n'cst pas de pain
que vit lliomme, mais de toute parole (/i/( sort dc la buache de Dieu. Cclui-h\ a
coutume en offet de combattre ceux qui jertncnt, il lcs pousse vers les desirs,
il les conscille, comme sil compatissait ot il ilil : u Tu as assez tourmento u
ton i\mo dans lo jci\ne : nuuigo ot bois pour no pas tonibcr nialado! » Kt il
prctoxlc la maladio ot il cilc la vioiliosso ]>our amcnor Ics (hommos) parfaits
1. cr. i:.\i)(lo .XVI ol .w.Mi. — 2. Muttli., IV, 4.
[15] V HOMELIE SUR LES TENTATIONS DE NOTRE-SEIGNEUR. 125
. I «Nt^; ^^«w^aot "^-^-io .yooj^oi; ^io yOJiaaLi; |^..w:>a^ ).3VJ; ..)lo,->«m* a foi. 20
■oi^ .ao n\ ^?)t'o ^^JL.aj o_a^ jj/ .^-«I^ jU/ ojA "^Nj )J .odcL^w^
;q-».\j» )ooi jl; .~^a3)l:Mu\ > l. « ^; \:m ^.w^I^ f-« po)jo )^0Ot..3O )ioiJO
i ^^/; ''^cDoJ^a-3 \-i -^ ^; oiK^oo > ju. il )oio -.^-Juj/ ^s ).aLw> ).aeu..i\^
5 ^jK^Kio > I .\ ■>/ y/ v-^ JJ Joi-^ ^t-o ^ ^ y^vi . f> v> |J )tCiJb)bo;
^; )ot^ 'l-cop! ))S^a9).:^o )K^as)^; \jo\^ .^i^KliO ^ad)j jJ y/ )Jo
.^^.^CaLio ^o»-.i.V^^
'"^^a.oqlS. > i.« V, f>v> ot..3; ♦. i»i!f> )Lm9 jJ.^^ )1q\^o ^; \.^eo, ^^
)J^^).^a-5 «.'IjioJ^I^ ^)^^^; \:ie t.a\; ^«^o< ).^.;:Ai/ .^>^N..:>o jj; )cL.;
" ).^sJi^i/ ^; ^^0( .)ja^JJ ^)Ss.-<J ^,-010 vOO»-V«^ ^*^»)^Oo t-^\;
^a^; ^-iJ^ot ).^sJL^l/ .)cL.; ^^^^.SuOaL^ jL»^ ^.«jl'.o )la^«.^o ).^o«.^ )-**<3';
.yOOtJa^)J ^...Ji..» ))^^3 ))iOio).io ..oot i^JV^ yOouoJ^l; ^)Sw-J; \:m
sfitiaV/ ^o^ JJ/ :^oJS^-/ ).io;o )iJQ-3 ''^o^ o^ ^oJSoi; "^^-^ ^; ^JU*
1. i»aj A. — 2. "^o5|-5« A. — 3. lOB^aS» A. _ 4. ^.vi.rivi (1 Itivsljoj A. — 5. A (sec. m.) ajouto >a^»
;i la fin dc la ligne. II y avait sans doute f^^j qui a ett3 port6 plus loin. — 6. >«• A.
k cesser leur course. Puisque * donc nous connaissons sa ruse, ne lui don- * a foi. 20
nons pas place chez nous, mais fortifions notre Ame et armons-nous contre
Jui par la veille et par le jeilne et disons Tun k Tautre, lorsque nous desi-
rons manger : Cc iiest pas de iHiiii seulement que vit rhoinme. Repetons encore
5 la parolo du bienheureux Paul qui dit : La nourriture ne nous sert d rien de-
vant Dieu; ce n'est pas en mamjcant quc nous valons plus et cn ne mangeant
pas quc nous valons moins ; lc ventre est pour la nourriture et la nourriture
pour le ventre, mais Dieu rend vains tous les deux'.
18. Par le jeune et la priere, nous acquerons une force cachee, a Taide
10 de Ia([uelle nous combattous contre les demons invisibles. Lorsque les
athl^tes du monde^ descendent au combat,,iIs nourrissent leurs corps avec
les nourritures profanes", et ensuite ils descendent k la lutte, tandis que les
athletes de Tesprit se fortifient contre les demons par le jeiine et la priere.
Lorsquc les athletes profanes - descendent (dans la lice), parce que leur
15 combat est corporel, ce sont des nourritures corporelles qui serventpour leur
combat; quant a nous, parce que notre combat nest pas avec la chair et le
sany, mais avec les chefs et avec les dominateurs, et avec les esprits impurs qui
1. I Cor., viii, 8 et vi, 13. — 2, Lilt. « du dehors ».
126
I
* A fol. 20
V a.
I. - SAiNT JEAN CllllYSOSTOMli. [10]
).X3froo )i«m«. jL^ .^:)aji K.im1i jKjuCa )^oV ^o^o ;)jl,^^..ISu ^cl>.o
.'^OuSfjSc^^ ^CL^. )m vkO-:)^; ^HP^ ^*'^^ ^ .)lQ^tO U^o, ^ )jLO^OO; ^
t ^''W) vmo!S.a3 ) i -lo ^ );oi ^^..^^ .)la\^.j»o ).^o«^ ^f-ooL^ ^-^!i / ^/ l^ /
• JloM^ifi U^fJ^ o* ii\ jJ/ .)lo.«Of.^o )lo^o tio)-5 ' yaalo ^\ vO',.^)^ jj -.V^/o
a^< ' yoo^^ ^^o yooJ^. ^^..^.ao .yOuJS..^o/i oi -> .o^ yo 1 «\ ^^La oim/o
\yJLt ^oto'i\^ vOoiS^ o^^N^vi^ yoKj/ ^>^ )e>^ ^^! •^o?-^ ^js^S.^v^
I
vd/ jJ/ :JL^ ^.:u3a\ ).^oo
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1 mow I '^•>o I; ^pol/ )jka^ ^"^^ ^/ 'v ^*^"^ ' oit^)-^ )^0'! ji^^ooia^
1« rp io)!^; )i «i\; :)oC^ '^fOJfO .).^oo. ^^^ JJLm )jlo; )^^t-^ -'Joi:^ ^^
jju^i |i o M ^JU. vd/ y^^^u..Jkj .)Ljia^; s«o<ddjJ ^-^/ ^oij •.^).^eU|; JjlSj loj
.01.00^ ^^ )aL>) > > op> ooott •.)ioiJL.3 . ,ti.S>J )oi;jlo .).^0i f.*^ )j)Jk.^;
Jt o./o |<.-3aii oi\« •.''^a3';o )-3j; ^.^V^ ^^ )-<>*Of; )J^6(a^ "^ -> o lo
.^fcio/ .^OOL^ ^0^O>.\
1. On ne voit plus que >a^» :'i la fin do la ligne. —
i|o A.
)::.vi<.i \mSu l^ius A. — 5. ^::3|G
^l.aa\ A. _ 3. ^ava A. _ 4. ^sU::.»» ^us»
A lul,
v° a,
■20 soiit sous le ciel ' , une force cachee nous est necessaire, * laquelle s'obtient
par lc jeune et la priere. Car nous ne pouvons pas entreprendre de lutter contre
nos ennemis si nous ne nous armons d'abord par le jeune et la priere. Cest
pourquoi le bienheureux Paul nous ordonnc et nous dit : lS"(ippes(iiitisse:: pas
vos ea-ars dans Vintemperanee (aTwTix) ct 1'ieresse, mais recetez la cuirasse de la 5
justice et cliaussez d vos pieils la preparation de rEvangile; dans toutes vos prieres
et toutes vos demandes, suppliez toujours en esprit afin (pte vous puissiez ainsi
eteindre tous lcs trails en/lammcs du Mecluint'\ i\). Le jeilne ne nous donne
pas seulement la force contre le Trompeur, mais nous recevons encore, par son
moyen, lcs dons de Tesprit. Moyse lui-meme u'a pu recevoir la loi de Dieu '»>
avant d'en avoir acquis la force par le jeilne, et Dieu, pour faire connaitro
(|ue rilme de ceux qui jciinont possede la nature des auges, lit rospien-
dir le visage de Moysc '. KITorfons-nous donc, nous aussi, d'aoquorir, par le
jeiine, la volontd des anges, pour quc notre &me se purilie par la veille, que
les demons senfuient devant elle et qu'elle regoive les dons de TEsprit de la
part de Nolre Sauveur, qui a vaincu ot qui nous a rendu vainqueurs. A lui la
gloire et riioiiucur dans les si^cles des siiicles. Amen.
i&
1. Kiili., Vl, 12. — 2. Eph., VI, 13-1(1. — 3. Cr, E.<., X.\XIV, 28-30.
fol. 1-27
r a.
[17] 2" HOMELIE SUK LES TENTATIONS DE NOTUE-SEIGNEUR. 127
cax.ai\A^ *li.n .'-'rdijn^ r^T^rdin 'ocuiCLir^ Tdxjaja^n
y^l yJMo^o .. i\n» ''v-^; oilas;; j-^^t-o jLCSo V-^! \ ■^*'> ^^^*^
o.;m-jt , I -> / •.jja.^j.^ >.<oiQ„~^a\ «•^J! .|.i« v>* )ii\>o; ly*»,'^ |..w2Ss^
5 .'^ot jloaj "* o«.iei\QJi; JLiioKsi .|jL^..flO vti.; ypo; oiJi.oK.3i ^^ ^Vl; JJL«^\d
)ja.^/ ljoi\ J-.J-2. joou; .ytooxajLio ^^w^aoi >>:k->J^ .)la3)™2> ^^&Jaio ^Xa\o
Jf..3t.^ '^t-^.-^! ^^ ^®* .1-^'°-*^! y^l •.yK-.l^-^ I-IL^^^ 'a_.;llSsJo .^Vi;
.s..oia.o>J; s>oiai\^ ^ '^.«■l.^y) oo|o .ooi > >fl\ ot»..*/ ^^^ )K . i>\ ou^/o
K « ^\ ^)J5s a.i/ )); .Vio/; y~tl oguOLO >.>>^o yV^ ^^ *"*^ ^®* t»"^/ *B
10 .oiK^fji^ t^o .) I « fD ..\ t-'».^ oiV-flo/ .s.*oia^f.mj >Of_oa\ y/ )1/ :)i »'m .
.).^e^Os; oiyi\o,t\ i^t^ )j/ voa^o^; .^^/ f.^ ^..oia^ ^oio,..X^aL^K^ o-2^<
.|ooi ;a.».^»^ )..3)a^.3 o^ .y> 'i V ^.. o/ .)jL^..flD ^o^; vpo; ouoKsi.; )..>?a*,
]_ iMaAu|a.f C. — -j. vjoaviQ.nfti¥>op ^XmO.^ c^..^ ^^^^ oo^ A. — :{. ^of^^ A. — 4. 1»^&«>y ^s^ A. -
5. ow A. — G. >*..»^Jo A.
II. — De s.viNT Je.^n. Deuxieme DISCOLRS SUR L.\ LUTTE
DE NoTRE-SeIGNEUR A.VEC SaT.\N.
1. Dimanche passe, nous avoiis pris ime premiere couronne de la victoire
de Notre-Seigneur ; aujourd'hui, cn soldals courageux du roi celeste qui rend
5 ses serviteurs vietorieux dans Ic conibat, nous venons prendrc une seconde
couronne de la lutte de Notre-Seigneur contre Satan, lutte dont Taboutisse-
ment a ete la victoire ct qui nous a tous couronnes dans la victoire. 2. Pre-
parons donc notre ouie pour etre spectateurs de ce second combat (aywv)
et pour que Satan soit foule aux pieds parmi nous comme au desert. Car
if» celui qui Ta lie dans le desert et qui a arrache le butin k son pouvoir est
avec nous et il nous fortifie contre lui pour que nous le vainquions. II a ete
enchaine en ellet par Nolrc-Seigneur * et sa possession est pillee, comme il a * b foi. 127
dit : Personne nentre dans la maisoit dii fort s'il ne contnience par Venchatner \
car il a enchaine le fort et il a pille son camp et ii a donne courage contre lui
15 a see disciples en disant : Je suis avec voits jusriu'd la fin du monde ".
3. Le commencement de la lutte de Notre-Seio-neur contre Satan, 6 mes
1. Matlh., XII, 29. — 2. Matlh., x.wiii, 20.
PATR. 011. — T. XIII. — F. 2. 9
• 11 liil. 1-2
v' b.
12S I. — SAIXT JRAN CIIRYSOSTOMK. [1«!
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ilft-^if, C\.^M u^-vu. ^;.». \^x'^ Cs^;s u^N xCVk. ^i. AC aiUl. oo<. — 5. Iw A. — u. i^ ^oiov^ A.
chers amis, n'a pas eu liou seulemcut dans le desert, mais des la conception
de la Vierge, tandis que (Notre-Seigneur) etait dans le sein, (Satan) chorcha
par envie a rendre vain le salut qui venait au monde. II vit Gabriel se mettre
en mouvement ct venir a la porte de la Vierge, pour aunoncor hi paix devant
le roi qui allait naitre; il rentendit lui dire : Salut, pleinc ile ijrikes, ^otre
Seignenr est avec toi, tu es beitie parmi lcs femrnes. Voici que tu concevras et que
tu enfanteras un fils, on lui ilonncru Ic nom (VEmmanucl cl Ic Sciyneur Dieu lui
donncrn lc sic(/c dc Diirid son pcrc ct son roijiiunic n'uiirii pas de fin ' . 4. 11 en-
tendit encorc Elisabeth dire a Mario : Benic cs-tu parmi les femmes et beni est
Ic fruit qui csl daus ton sein -. 11 vit .lean qui oxultait dans le sein cn proscnco i
• r. iiii. 127 dc son Soiafueur. ."). 11 entendit * Zachario (rui disait in Jean : Et toi, enfant,
lu seras nommc proplicte du Trcs-Haut^; il vit renfant euvelopp^ de langes et
place dans la crocho ; il ontondit range qui anuon^ait sa naissance aux pas-
teurs'; il vil los troupcs dcs angos ([ui (iisaiont : Gloirc d Dicu au plus /laiit
(dcs cieux), et paix sur la terrc '-. II vit retoilo daus lc oiol lors(iu'elle conduisait '
los Mages pour Tadorer. 6. II vit IkM-odo troublo par sa naissanoo; il onlon-
dit Siiuoou, iionune juslo, quand il lc reyut dans lo lcuq)le ct dit : .Muintcnant
I. I.iic-, I, 28-;);i, — 2. Luf, I, v.'. — ;). l,uc, i, 7«. — 'i. L(u-, ii, '.i-i-.'. — :>. Luc, ii, r».
I
[19j 2" IIOMI^r.lh: SUR LKS TEXTATIONS DE NOTRE-SEIGNEUR. 129
I .. ^>^o )L9t-^^ ^ }h<.„^ )jlJ^ ot^^aji .v>ii.. v./iJl::^ ^^ )oi; .).a<CS>*..3
'^ n'»; joCSS; oipo/ )o«; :\^l ^ . i...n .\ oi^ooji .).^eL&^; ^l.tivi^
Mf_3 QJoi; :^MQ^ ^'^^i!^ po/; ^-i^^a-» ^-^ jLo \M»Q.> .).:)e^s^; otK.....^.^
^'^^ j-io.»; )siaiia^ i,a^^ l.K_wJ; )-wO'^ )>_m .N . 'i^./ ot-s; «. i . ^ ..
y^l .^^t^ ^^^ 1-'-^'-'^ w ao»o )>^; jl^^ KJLs ^ot^s W..X01 .^oML^i
Ci I ^Not . y}»KjLiO ^..J^OI y^/; V"'^^ )001 ^*.,!. .O»!^ v*00( > . .. vtv> )V).>v
' [oilQJVit.]ia_\ ''oi-.^i»^^-aJ; )Lx_s ^oV.3; )jL^^; OiXio .t-a-i« )jLioo .Jitvitio
.)_^oj )J; K_L^^; )K^o)k-3^ "f*^ )>-* •°°' )«>•<•>•> ^tJ .^ )K-,oiSs • B fol. 127
^ • • • ^ • . \' a.
)lQJV-imv> Wfj.o .^rseuoiU; ) r> fr>\o .>n> \U; ) n . >°i )^<3Jdi );o(; vi'j...l/o
^CLi. ^')-5ojJ; ^/ ."iv^ " '■'^! i-=>t^Jol; .)-.;oo«-. K— s )o^'y^ "^^ )N-ilj^
.);oo|.. ..«^^Oo ^"^^^. ;o(.ltfo .^^..^VwoU )l't-<^^; » n'°i i-^i^^ ) mQ.^J .«-SQJ 6(tb^
.)jL^<.aD ^'^:i>..^o( V 1.CP . 't-A)lo 6(0-0^/ .'«.^/ .y.frC^ V^J. K^;; o(^ 0*^.^0/ ^;
1 I-I.-I..0 A o infru liii. B. — 2. B oni. ou.i ^- — 3. ^». A. — 4. ^1.^*» A- — 5. A add. ov^. —
6. B add. |ow- — 7. Utt);3.-vi:» A. — 8. l^^o;S C (pr. m.). _ 9. A add. (in maig.) ^. — 10. i^ B. —
11. -l-v^A. — 12. t.joU i>U A. _ 13. jolU C.
delivrc lon serritciii', scIdii la paride, eii pai.r, car coici iiiic nies yeux ont vu ta
misericorde ' ; il entendit la prophetesse Anne, qui benissait ct louait le conso-
lateur des mondos; il entendit Jean qui disait : Voici rai/neau dc Dicu qui
cnVeve lc pcclie du nwndc-. II entendit la voix du ciel qui disait au .Jourdain :
5 Cclui-ci est mon fils cheri eii qui je me suis complu '. II vit TEsprit qui descen-
dait sur sa tete sous la forme d'une colombe '. Toutes ces paroles que Satan
voyait et entendait au sujet de notre Sauveur, le frappaient comme des traits,
car il savait que si tout cela etait vrai, son pouvoir etait detruit. 8. Que fit-il
alors ? Des la conception de notre Sauveur, il chercha a rendre vaine Tecono-
10 mie divine, taiidis qu'il etait dans le sein. II vit en ellet une Vierge qui avait
congu' sans mariage, et il pensaque cette chose pretait k de faciles caIom-'Bfoi 13
nies et qu'elle etait difficile k croire; il sema chez les Juifs un mauvais renom ^ ^'
sur Marie, pour qu'elle fut censee adultere et quc la mere perit avec son
enfant. Car la loi ordonnait que Tadultere fut mise a mort. Judas temoigne
15 de ce que je dis : Iorsqu'ils lui dirent : Tliamar. ta bru, est tombee dans Vim-
purete, il dit : Emmeuez-la, ct qucUc soit brulcc". Satan pcnsa donc que lors-
qu'il Taurait accusee d'adultere, la loi la condamnerait k mort. II ignorait que
I. Luc, II, 29. — 2. Jean, l, 20, 3G. — 3. Matttl., III, 17. — 4. Maltli., Iil, IG. — 5. Gen., sxxviir, 24.
V" b.
10
i;5U 1. — SAINT JKAN CIIKYSOSTOME. [20]
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.°>\,.o .)— .;ooi->; yOO(>.lL,.','..\ y^ iy.xo .)jL^.A; OilaJ'^po ^^ ^...I^v^CS
)^w^k^ ^'^^^^ ir*' •t^l^oo vl^ K.a.3; w^jl po .,\^to6 ).aL./; voou^
y^^o^ ^/ U>^^ ^o^; :J^lSCb.o > yn ^Vtl '^^ ^^ .^o^ J^s.a.3; vOOiS.3
1. Oni. A. — ;;. aia.o»iw B. — 3. Lastoioi AC. — .4. >aj-..L(o BC. — 5. uwa».»»»» .4.
(Notre-Seigiieur) foulait aux pieds ses piqures et quil ne pouvait pas tendre
des embuches a sa vie. Lors donc (jue Josojili vit sou epouse accusee d"adul-
tere, il craignit de lui-meme, et il songea a la renvoyer de pres de lui. Dieu
ne permit pas quil fut dans la craiute, mais il envoya un ange durant la nuit
et il lui dit : Joscpli, fils de Dctcid, nc crains jjas de prendrc Maric la fcmme, car
ce qui est ne delle est du Saint-Esprii '.
• 1! fui. 1J7 9. Lorsque Satan vit * que sa ruse avait ele renversee eu cela et que
renlant etait n6 sans soupcon dadultere, et que chacun le croyait fils de
Josepli, il iniagina une autre rusc pour le perdre par le moyen d'Herode;
il remut par menace el lui inspira de hi crainte : « Un roi est ne (dit-il), lo'
et ton royaume sera enleve. » Uerode vit les Mages venir avec la meme
pensee pour adorer oehii qui ctait ne et il fiit encore phis excite a s'ap-
pliquer au meurtre de renfant, d'aprt>s l'opdration de Satan. II fit appeler
les chefs des Juiis et il apprit ileux oii il cluit ne. (^)uaud il sut qu'il «^tait
n6 i liethlecin, !1 lil tuer tous les enfants do Bethleoin, depuis doux ans ot '»
au-dossous, alin que Notre-Soigneur porit aussi aveo los eufants^. Mallioii-
1. M:illli., I, 20. — ■!. MiiUli., 11, 1-18.
10
B fol. 128
£aj » B lul. liS
r- b.
[21] 2-^ HOMELIR SUR LES TRNTATIONS DE NOTRE-SEIGNEUR. 131
VL ^. \ K. i~.; .Vio/; 1"«^^! odn. ii ^ JV-V* vj :|-0! JaJi^ .^oj
otlo-rwajj oi<^«^ .^^|V.ia-./ wOcl^ -ota*i-tJ oojj .po/; .-oi-.Va/ .^..Kio '
) t v> ..).:»a:>J^ s..ota^VJ; ^to. ooij/ -.fcsj/ ^'^..^^^io «sk^So -.KjI ^jLio
.oiXio ' oi-ajojjo^ )>_io Q-JL-io .)laa.I^io ^o» oC^; y/ .)jL.v.^..a to/ ^)lo
^; ,j .)K^'o )f--l jJ» :)K*iwiiS^ oiA ).iaiaJio )_ia-£aw- oo» ,^^ )J/
.)L-.V-^« oojbo i-^ )1/ :o(!S.aj — ^>/ ~ vm..;o;oi ,.*^ jls/; )ji^^xo )>:—
^sm-.;ov-./; "^^«^oo :^U^ yi». "^/o oiiojJo ).-^^\ Vr^; :.a<yKa..\ t-^/o
)»Ql^; )^a3ax^.s; J^oo» J^ ooy °>1/ .t-3L>./ )LjLio; oJl^I/ ..oC^^oaLiOt^ )x_3
«^L.^w33 .oC^..^^/ 'vrQ— .;ot-./ ^-^; J^^-^i^ .o|!^.w.il-..< J^pol/ )Jo . oi,.3o/
' N"»^ ■ «^ )-j/ )J/ ,)_-.^vio t-^ ocictiL )j/ Ot.n.v> )J ^-^io .L-j^ oii^
^J^ J^\ nn )J .)LiL*j> )joi4 oj\ J^/ )miv» )jLio —ojo;), )j/ oVJJ^OO
:^jj )ooi )— J^>^ tJ .I^/ o-,-aio )jLio .oC^^l-» J^/ )j.io jJ; ou-
J^Jl-. )oO« ^4...^-. )Jo ).flDV^.S )oOI .* . 1 .. O '.7^ ^f ^ 'IV-^-^)®?? I^®'®
J^/ )-Xo yj -.ouo^ J^/ ov-o-io :oC^...^ '*'t-i/; |j^«« :-oiaio,.i> ^io
j o»:a«oJ» A. — 2. '«loiw AC. — 3. i«a.»»/ C ; ix» joiw .4- — 'i. "Ow^o/ A. — 5. ijoioioi AC.
reux roi! Si tu crois h la proplietie du propliete qui dit : // cst nc d Beth-
leem, ' crois-le aussi lorsqu'il a dit : // gouveniera mon peiiple Israel'. Tu*Bfoi. 128
confirmes la moitie de la prophetie et tu eu renies la moitie. S'il doit "^ *'
gouverncr le peuple, pourquoi veux-tu contester? Si le royaume lui appar-
5 tient, qui pourra le lui prendre? Mais renvie a coutume d'aveugler Tesprit
pour qu'il ne voie pas ce qui convient.
10. Lorsque Satan vit que ses artifices n'avaient pas reussi, meme avec
Tappui d'Uerode, car Tange du Seigneur etait venu et avait dit k Joseph :
Prends Venfant et sa mere et va en Eijypte, parce qu^Herode cherche d le taer'-,
10 il se dit : c( Que ferai-je? j'avais projete de le faire perir sous Faccusation
d'adultere et je n'ai pas reussi; j'ai cherch^ a le faire tuer par Herode et
il m'a echappe; je ne combattrai donc plus avec lui par un intermediaire,
mais je lutterai en personne contre lui. » Pourquoi le tentes-tu, 6 mauvais
tyran? N'as-tu pas eprouve * que tu n'as pas sa force? Pourquoi combats-tu? ♦Bfoi. 128
15 Lorsqu'il etait enfant, il t'a vaincu, et maintonant qu'il est homme, il ne
te vaiucrait pas! Lorsqu'il etait enferme dans le sein et qu'il n'etait pas
1. Malth., II, 6. — j2. Mallh., ii, 13.
132 I. — SAINT JKAN CllUYSOSroMK. [22]
).A^^i> )f)«-3 .oi^^..^i )i »mi t-»^^ K^-oJi .^otoi). O0f_o oC^w^ U^^
^ ^a-Jj U^ :);)j y« -^ ^V; ^--^■•/? )»-^ ^-/j ''^'^»^^ |J/ .Oiiai. KaLa!^»
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li loi. ijs ^.oocL. ^*i»^V/ t--^ )ot .jK^^oa^-io!^ ts->.)^fcs^ j)o .)i°>n\ o\*v> j)
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■ .^«\ v>\ '''^«^«^j )ooiJj oi... rt'%1 ^OfL£>l .^.j^isJit. f_cil2J ^oiadjLMJ^j .o-^oj
■«a.jo )o»!3s. L-o-j.^ -.V^l t^ )»o».3ajLi ^^q\ oilj, .otl,_iiw ~^oj t-.o^ ^s/ in
w.o(a.oo«/j w>^ >ni[ °>l/ ^^o(o .^v^ojij |-wio/ w^ K^/ vj w>.mO .>.«j\
.-p6/j wyLsKji/ .J^oaj.j )-Mio/ w^ ^wC^j jooi t^/j 0610 .)->io/j oi^^^^-a^
•1;, C. _ 2. Usw AB.
conuu, tu as erhoue devant lui et maiutenant que sa puissaitce est connue,
tu combats avec lui! Si tu veux eprouver sa force, approche. Tu Tas deju
eprouvee dans la promiere lutte que tu as engagre avcc lui, mais parce
que c'est la coutume de ceux qui engagent hi lutte, lorsque Tun d"oux
est tombe, de revenir prendro une autre voie on changeant le mode de 5
' la lutte dans resperance do la victoire, Satau espera aussi qu'en chaugeant
la lutte, il vaincrait Notre-Seigneur. 11. Lorsqu'il vit Notre-Seigneur lui
dire : II rst (•crit 71»' rhomme nc vit pas seulement de pain', il ponsa : « 11
li r..i. ija n'est pas souniis a la faim, ni attire vors la nourriture, * car voiU'i qu'il a
^ "' jeiiue quaraute jours et il n'a pas eu faim; il est (^donc) evident quil est au- iu
dessus de la souflrance de la faim. Je lui tendrai un autre pi6ge de vaine
gloire. Je renorguoillirai i\ Taido d'uiie parole du psaume comme si elle
elait dite de lui. Jc lui dirai ([u'il cst ecrit : // « cdmmomh' d ses anyes d
ton sujet'-. Je conimcncerai par le louor, pour (|u'il soit faoile i\ tomber.
12. J'ai agi de la miMne maui('Me pour David; je lai captive d'abord par 1:.
la vaine gloiro lorsqu'il disait : KprDiive-mni, Dieu, et CDnnais nton civur, et vois
s'il 1/ a en moi une voie de faussete\ 11 inc fut alors lacile dc lo pousser au
mcurtrc dUri, cl celui qui avait dit : // //'// 11 iuts en moi de voie de faussete,
s'est trouv('! dire : \/V jiilic dc moi, IHcu, sclon ta liontc \ \'.\. II 1110 sora
1. Mallli.. IV, '1. — :;. Miillli., IV, c. — :i. l'.-;., i:\x\\iu, l'3. — '1. l's., 1., 3.
[23J 2-= HOMKI.IE SUR LRS TENTATIONS DE NOTRE-SEIGNEUR. 133
w^ ».f> > »°> jioi^ojii jL...q •> |jo(\ v^/o .^ln 1 » ^ N>->/ . joil^ wC^^ yoL^i
,°>..» °k \; )K-r>.,t>QJL^>o .ooi jK-fcX.... )K_^i>ax^w.^ f"'^ )iot-daji .^o(a^^^/;
^^^Oo )joto .)lai6i ^^o ..);ot.iaA ^io )l».,JS...io» )KofK>l..V) .-oiivjLS
^^k-SLllO )la^'t^ >2l^S-m1^J1 •.)j^| y-,1 0|,.. •>>/ .OUl2lJL3 OOt «...K.^ ^.1)
5 ^'^si.j y.^1 s..oia^>^ )j/ ).^po jl/o -.^JOVJ» oil^^^j s^/o ))Oi^aA; \~^ t
Oiis. )oo(-J; s..o(a^/ ''^^ ^^.-oi jlt :)t.3 ^t-cl/ ts^) n »< «> 'jj/ t-^/o .oo-./
.)j;^
y..». .^ o-.^o .K..>.^.X yfM ^^ JoC^; Kj/ oi',.,^ y/ :oiS. '«.^/o oV^
y • '=^' )aI.M ..^oi!!^; Kj/ oi',-^; ^o^ K.\aa,!* .y..<i^^ ^ n'qii v«oiaaJL^.\»
', ^ t >o; ><"/ ^^••i» ^^.^^/ '^t-s >-•/ ))*.^oo )-ioot ^;i« )aoi la-.. .)tJaL^.J»
Kj/ ''^^^; ^; y/ .)oiS5^; fco/ 01^-3 Jk-)',-.'tJL .K.*ajK.io jJo lis^i y^/ .y\
yJL^\o»o yi^f )aL.< . '>ot » •> ..o v.*').^ ajoi; .'r^/; yO-3)J ..«ot.>tC^^.^; .la..^!;
.l).^o oMl^J ),Jjl y^/; .).^o6i; '»1'«) ^lVl ^^ \^ f-L^-flO •)-3Jl^; )J!jLd ^«-O
1. Oni. t'. — 2, fiCV-» C. — 8. vao-o B.
D lul. 128
V" b.
10
o
facile de jeter aussi cclui-la dans le piege de la vaiue gloire; car la vaine
gloire est un filet agreable, un filet dont la texture est double, un filet
tisse de vaine gloire et d'orgueil. Celui-ci, parce qu'il a jeune, se glorifie
en lui-meme; je le louerai comme un jeuneur pour qu'il soit entraine vers
'•> rarrogance et qu'il tombe dans le piege de la vaine gloire et je le vaincrai
en cela; ' sinonje m'adresserai a lui comme k Job et je lui dirai qu'il est*Broi.i28
vainement appele fils, puisquil n'a pas coufiance que son pere viendra
laider. »
14. II s'approcha et il lui dit : « S(' tii es lc Ftls dc Dieu, jette-toi en bas, car
ii^ (7 est eerit qtill cominandera d ses anijes d tott siijet'. J'ai entendu certes que
tu es le Fils de Dieu, montre-le en realite. Jette-toi maintenant d'une grande
hauteur. Comme fils, aie confiance en ton pere qui te protege. Si tu des-
cends sans mal, tu es vraiment le Fils de Dieu; mais si tu crains de des-
cendre, tu fais mentir fon pere qui a dit : Celui-ci est mon fils et mon
15 ami. Montre ta victoire et ton pouvoir devant les troupes des anges. » Satan
a pense qu'il arriverait Tune de ces deux choses : « S'il se precipite et menrt,
je me moquerai de lui, paice quil n'y a pqs eu de secours pour lui; sil
1. Mallh., lY, 6.
134
1. — SAINT JF.AN ClinYSOSTOMK.
[24]
.)jiO|.2LA y^l 0^^.«-«. ^oImO .fO(.3fcsjA/j
ot-JL-aa )^j )jou> .").«v^j oi^o^^ >f>°iiV) yo^ ^^ .\x^m\ ^jl» v^)j
♦ 1! loi. 129 ^_.^icuJi5 jbuo»; )ji-o ^^^ V<^.X.Vl ^t^ .joC^f oo( )v-=>j >5».^too :K-*KS.
.OJ^ Kj/ p6/ )lV) .'^OtO^^O Ojlo^ 'OOV-D oC^^^^ tsj/ )vi0 y/ .yofco/ 5
ouiijo-^ ) tmtvio -.oulSlj ''^..^Jja otju^t.^; -xj} K^/ .oti « ->»-3 omlSJ )«-*-);
■'wwxu)j/ ^io ^-^j/ •.sOOi,*°>i ^^..i^^«.^Coj ^-«^jJ »fi^ jJ )oiSs ..)oi:^;
ocn; i^— ^ o6( .)ji;a^ oC^ )oo( )oiSx ^io ).^oJo .Ju/ ^i. )J^»* -» )i.)l
.-Olo;)% ^^ )oCSX; OUMOi. jlJ5 001 •.))^ !,.>-> )J^--i6 OUlSU ^'^»^
Oi I V» 00( kd/ •. '^0(a^;Owi; )jL^i» ).^«-2 ^-aKs ^^; ^^«^s^ ^; vJP^ io
-po/ );o( a\ .^oi!:^ )->po^ ).lmjl |J; ^o,^!^ .'^/ ^ o(.^oaa\. 0(^:^01^
.o(Loo3^ ^^ oi\ jJip^ V-^ }i •)-»/ yf^? ^'^*^^ >.i >mii. jJ; )i^ca\ yi.io
^/ * .^1/ _^ )ia£S;j.o ^o(; .^p6/ p ^.M; )l^j )oo( sitti6o( jj |J/o
H fol. r2',l
r- b.
1. uwo^.. C. — 2. V»-'*' -^^- — 3. Sic A; oya C. — 4. i.ov.,»o '^. — 5. \^l C. — 6. ot«io»n C. —
7 .a.co oot ov^ ^ja/ A- — 8. A a'1^1- o»^'
r° a.
tombe et ue nieurt pas, je Fai captive en le faisant s'enorg'ueillir et il a
montre sa puissance comme orgueilleux. »
15. Disons h Satan, avant la reponse du Seigneur, i ce sujct : qu'cn se
jetant au bas, il sera reconnu pour le fils de Dieu : « Puisquc vous etes
* B foi. 129 dcbout tous deux sur la cornc du temple, * si tu en as la force, approche- 5
toi de lui ct jette-le. Pourquoi lui dis-tu de sc jcter de sa propre volonte?
Y a-t-il un liommc qui se tue de sa propre volonte et qui demande le
secours do Dicu ? Diou ne secourt pas ceux qui se tuent. Si lc mal vient
necessairement sur quelqu'un ct quil impliue IMeu, il en reccvra du secours,
mais cclui qui aura attire le mal sur lui-m6mc repousse le secours de Dieu 10
de prcs de lui. »
16. Comme .Salan avait voulu tendre dcs cmbrtciies i Xotre-Scigneur
ii Taide du Livre (saint), c'ost encore h Taidc du (Livre) ipiil liii ferma la
bouche en disant : // esl ccrit : lii nc tfnlcrits pas lc Seigneur ton Dieii'. Notro-
Scignour n'a pas dit t\ Satan : « '\\\ nc mo tcnteras pas parce quo jo suis M
ton inaitrc » ; car il no lui lit aucunc rtivolation snr sa divinitt'', sinou il nc
Taurait pas coinbattu iine troisiomc fois cn disant : Jc lc ilonncrai vcs roi/iiunies
1. M.illli., 1\, 7.
[25] 2'' HOMELIE SUR LES TENTATFONS DE NOTRE-SEIGNEUR. 135
jjiia^w ).^^j |i «mi f.^^; vjujj jJ'o jii .oC^ V^/ jj/ .s^ ;o^-£d1o ^^^1
jj/ •'ypo; oilooi!^)^ l-L^^-tt joot ^'>-'~<^ JJ; ■> I «Nt-» |;o<i ou^ .joi.'^ ^^
^Oi \ •^ -> joj!^; 'f~'">^ ^°°* "^^ '^^ ^*^'^ ).£fajL^ )L:)a.....«wJ). )ajt.a\; y^l
• yo^ ^oi ^^ );K..jl^ jj oo( ' ^Of^SjLSt o6|o .y..o(o]^/
^ ''K!^i; )^^a^ ool );olS^/o '^U; )i)t-^ ^^C^s.^ ^_is^/« ^; wi^ )l^
).^a9o •l-^.^D '01U01..3 .)jL^.aD; oiKaXaI )'f>^; ^"^ ^'^'^ J^^^/; oUMi^ajC^
^.•^..M .^^«^K^ )jL^«^.d oiJd )).X,^D |'<»)~^ .^coV3; >^oir> imNo o ^a.^£D;
.l^'^l )-2k_JL-3 ^^.^ l-^f^ •.''oilS^Ju^; )K,.^ft^^ w^ofroaj •.v.aj'l^vjLj; y.^1
)Ls, |l }y..ia «oioK.-./ p ^fio't-3 '^*-^ v/ •l'Ot~3Q-» ^io sa_*.V_i ^; ^i->.
10 oa^ vCO'^J« ^ )J'o K..)V.3K.« jL^S :).^^00 ^^ IV^L^k' ^JU. :)OI..3KjUt "'Bfol. 129
\ V • V ' v" a.
'"^joi^^Oio .);oi.aaji '^^ ^-io x^ CSL«Kio Ih^^L^ 'y"^-%^ V^^ V,»-^'^ .)»oi.^aji;
.)jLa..^a^ )ioi.da*. ^^ kOO-M^-i •.)io'^ .t>o; )vi «•^to/ ^^ ^o^ )i)js^£a.3
1. j»3 .*jj, A- — 2, Voouo» BC. — :!. "^aa? C. — 4. l^U C- — .5. om, AB. _ g. .«oiUota A. _
7. U^J^ ^joCoo l^u,^ A- — 8. oi^i».«.e.i>. A. — 9. Om. A. — 10. Ijo»^^» AB.
* si tu te prostenics et m'adores'; mais il lui dit : « II ne convient pas qu'un ♦ b foi. 129
homme demande du secours h Dieu par maniere de tentation. » Nous
connaissons par \k que Satan ne s'etait pas aper(;^u de la divinite de Notre-
Seigneur, mais il le tentait conime un simple liomme, car il savait que
5 Dieu est en tout lieu et que celui qui est partout n'est pas jete dun lieu dans
Tautrc.
17. Je desire terminor mon discours avec le second combat et consentir
encore une troisieme dette (un troisieme discours) pour la fin de la victoire,
car plus on prolonge riiistoire de Satan, (plus) sa honte s'accroit et plus les
iii louanges de notre Sauveur augmentent, (et) des traits nombreux sont
enfonces dans Satan. Aussi, pour qu'il soit tourmente, prolongeons jusqu'au
dcrnier dimancho Thistoire de sa mechancete. 18. Pour nous, fuyons la
vaine gloire, car si Notre-Seigneur, qui est maitre, n'a pas voulu se glori-
fier, nous, qui sommes poussiere et cendre, combien plus devons-nous
I"' * l'uir la vaine gloire, car il arrive que les bonnes actions elles-m^mes sont *b foi. 129
annulees par la vaine gloire; aussi (Notre-Seigneur) nous a montre en ''° ^*'
beaucoup do choses rexcellence {'^■/yi[>-y-) de rhumilite. Rejetons loin de nous
la nuisible vaine gloire, ne demandons pas le secours de Notre-Seigneur par
1. MaUh., IV, 9.
V li.
136 I. — SAINT JKAN CIIUVSOSTOMli. [2(i]
yo^ ^^>J3* ^^_.6i-j )]/ .jjLibeL^oi^ jJ ^^l ).i«.mi ^) ypot ouiiO^ )>^^J jl
>ooi\ 11 •Jlol/ ).°> X ..o ).^«ooi.> ^t->)-3 ^A^J^li >.*l^oo/o ., '>\>oi\ oi^ va*t°>
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yfOi.3aLii ^f ^^? •^°<>* )jL^eLoi^ jiJ^ jlol/? -'V^/? »JO<iNf>°>\ vfn .°>i/
^)j :)lol/ 0^.21^ ).^N..> )jL^ ''^«^00« -^/ y^/o .ooi )a,>^f)j )loi/ va^.M
yjpo ooi vs/ ..»•»«!.. )K^JL>>^K.^a.3; ).^fooi~.f vOOiJ.oi^a.ot jJ ''^^..^s.^ •.oi^^
oooi . «\'a )loi/ ^>\jL3t .^)_400i^; yooiln i N> .oi )J ''^..^s.^ .)lol/ V^-^l
♦n loi i.i^y^jslfloj )-ai'jj ^^oo.. K../ ')oi :'^i6/j jlj/ "'1S>_/ yjo .)jLiai'oiio ]J ^/ oi\
^« t v> .oi^ |J; ^*^^/j l-a^ l<a.«,> f> ''^^K^^j .)«oi ks/ ««.^ '. yo? y^^f^ )1°1/
■)o,_:ia2S-a )oi3^j > ,« i,v> .oi-:>oj ^..Ji^jJ )lol/ ^^«.^iLsl^oo 't-".^ U^ .'')-»o6i
^ooij )bo jL^/ .)oi:^ K-./j >6.^j ).>Jo )l6l/ ^j )ju/ .^\m^o\ oi^ vf>.«.ii,°>
.)_jooi^ K^^ yPo ^f^ )1) •«• >^^«) )l6l/ ...9.^.. .V..OI ^soi; ^jljo .^pktoo
1. «aCv^/ C. — J. C oill |^.i:i.^-^aa3». — |;j. Oni. BC. — 4. |w» : i-icl B. — 5. ^^ A. —
(\. ^ow lw'.'.ot>o Ut l^ A. — 7. .a^t A.
tentation, comine les infideles, mais croyons que tout lui est iacile i faire.
19. Lorsque les Juils et les paieus demaudent des prodiges par nos mains,
fermons-leur la bouche i\ laide do la parole du propli^te, comnie Notre-
Seigneur a ferme la bouclie de Satan, et disons-leur : II cst ccrit : Tii iic tcn-
teras pas le Seiyneur ton Diev*. 20. Si c'est un lldele (jui demande des pro- 5
diges par nos mains, nous lui dirous : « Obeis i\ Paul (jui dit : Lcs siijncs
sont poiir les infidclcs; poiir nous, notrc ijlorifiviition, cn placc dc siynes, c'est
la croix-. » Et sil dit : « Pourquoi les apcMres faisaient-ils des prodiges? «
nous lui dirons : n A cause de l'incredulit('' des .luifs qui considerent lcs
choses visiblcs. Notre-Seigneur lui-m(?me lit des prodiges a causc dc rincre- lo
dulite des .luifs, lesquels, conime des inlideles, lui deiiiaiulaient A tout
n foi. 129 i'istant des prodiges. » Ivt si quelqu'un * dit : (( II y a aujourdMiui desjustes
^" '■ qui opdir^uit des prodiges de place en place », qu'il saclie encore ceci :
Cela a lieu pour la duret(5 de coeur des inlidcles. Quel besoin est-il de pro-
diges pour ceux qui croient qiiil esl facile h Dicu dc tout faire? 21. Celui )»■
qui veut connaitrc, a laide des prodiges, quo Dieu existe, iio tirera aucun
avantagc lois^priis aunnit liiii. {'oiir ([uc tii saclies (p^il eu est ainsi,
I M;illli , IV, 7. — '2. Cr. I Cor., XIV, •.'•-"; (ial., VI, l'i.
* B fol. 131)
[27] 2" IIOMKLIK SUIl i.ES TENTATIONS DE XOTKE-SEIGNEUR. 137
^Ll/ ..otlii. ^x*X^ jj/o .^jlJ>. jtJjL^ jlol/ li^x^ jjotj ^Vio/ )Iv-Ao
.^«oiOj.,» ao \K.^ ypo f^l |^>~.^^ jf^ .vKjUt^CL^ ot^ ^.\ n to j.A^ooiV
jj .oi-:>a-^. oooi; ||-...^0 \-l->)o •otiii^ Q-^j/o •^♦■^>0"^«^ a*3i/o .w.»!^ ' ol
>n « t°i; .oooi > .>o ^ooo vOJOi ^Oj.aQ-^o )J/ .)i/ vooi^ )q-^; o-^^; ou.K3
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.yom')!!; yO •>\ ) °)\ v> \xi)0 ^%>^^ :oi^ \0^^l ^^^.^i»; )jl./ ooi V^*
>...oio..,. \°i\ '>^lslu6 )j«»\o)o ^;^-*; ^^^^; -.ot-^ V^)~) ^^ 'V^/; oou/
..)..fisi)_o ^^i"^ .woio^i\a.\ ).i&«J^s.^ ) f) ici^ ->; V*»-.^ ^•^^^ •)-dt-o yaaL\)j;
)-^ ^ w>.) 1 >o; 'ooi )_;ooi-. ^; y/ .> »\ i n V> )la3j «sJb^ )J^s_3aM
a2;il/ o3;iJ^Oo; .-) mnVi,L^; yOOt.^.^ )_a:;;>\ ^j.^ .0|\ V^)j .. ,l,.«q;iJSoo;
li-sii/ odJ^/ sS/ )lt-.. \ .'^jL-flO; ))JU^ )j?-^o/ ^''^ >«®l»-^/ 'Ot-^j/o
1 ^.No. BC. — 2. Om. A. — 3. oN AC. 'i. ^ ,;-jiaj6oo^ A- — .'•,. ;-5oli .^wi oow/ A. — r,. «aiii» A.
_ 7. B oni. ow.
apprends : Notre-Seigneur a fait beaucoup Je prodiges cliez les Juiis; ils
disaient a la lin : Cet hoiiime a fail beaucoup de pnnliyes, el si iious ne le tuons
jjas, les Iloiiiains eiendront contre nous et prendivnl notre ville ' . Notre-Seigneur
dit une (seule) parole k ses disciples : Vene: d ma suite -, et ils ahandonnerent
5 tout et ils allerent a sa suite et, pendant tout le temps qu'ils furent avec
lui, il n'est pas ecrit qu'ils lui demanderent de leur montrer un signe, mais
ils cro3'aienttju'iI pouvait tdut faire facilcment.
22. Nous aussi, ([ui sommes les disciples des apotres, ne doutons pas
du secours de Notre-Seigneur lorsque nous sommes eprouves dans la tenta-
10 tion, et lorsque les ennemis * de la verite se moquent de nous et nous disent : ■>■ b foi. i3o
« Si ce que vous adorez est veritable, pourquoi vous laisse-t-il tentcr? »
Si (quelqu'un) nous dit cela, rcpondons-Iui : « Nofre roi exerce ses soldats
dans les tribulations, pour qu'ils apprennent la guerre. Si un roi nourrit ses
soldats dans les delices, ils trouveront, en temps de guerre, la defaite en
ir. place de la victoire. » Si c'est un Juif qui nous insulte lorsque nous sommes
persecutes, disons-Iui : « Vois tous les justes de la Loi, qui ont ete violem-
ment persecutes et meprises : Abraham, en sus des epreuves nombreuses
1. Jean, xi. 4is. — -2. Malth.. iv. 19.
138 I. - SAINT JF.AN CHRYSOSTOMR. [281
s^l otto. ^'^.^ I I «•^no .j I •^\n v> i]^<__3 ^^ ».n ^. m ./ .yCi^V^ N^^aL^
I v>. ■« V^ )l.t.<J^o •.. a\ K-ik^ ..^.^K-a )..53.iL^o )f_i>^w,^ oo f>\. .\^^Kji/
.'^o).A ^ >S;'i-/ t~*o« .)..xu^ ^;'^/ )jkQ^ .^0(0.»/ ^ xr^?i/ ''^ftxi . .)oo(
.vOodotlS».^^ K^,^l/ ' )jXo).2 U^^J vOoC^OO .^'^>wh.3>^/ ^^ ^V^ )_<i^
MUol. 130 .JLi^, Jjs^ o^ J^l, J^ ^/ :)oi..-_s 'Ji):^; U^ U^oh. \-^M ' r,
).X./o -.oumo.^ oVjSl^ V^M- I ' ''^ ^ ""^o :''>«> .^flQV); )K^w^^' ou^ ji^
K> it; w.ot-^>-^ ^; V / .)j^f )»>3>-co "^.^ oi-\ a^2L^o i)'!.^ '|L^^ ^h,
OJdoi ).>>l3; ^^oi ^QJqo :oCS, ^0.^0 ^^sav^ -.oif^a o^>^ ^^ )lQ,.iwk. oC^
).v> ■« n <if>/ )_JOi_3 ."^j^jo IS^i ^^>.X3 o«i^^^' )t-»J :oo« jloj/j '^^*^^ :oi^
K^^M )ts,.,«^'o ^^ sO-M^/i jujl v..o(-.)-.«. y/ .^j\i-» ) > I « I >\ )oi^ \\'eo 10
:ou^; )«»^-flD ' >f>'m<=>o .\j^i ^^h, \^^.^ )J° ^^-l^^^a-^ )t-^^ )°^® :)oiI^
.jLflpyva )ot-.V.a^; ^/ -.oi^ auxl&o )oC!^ ''^^V^ .^^^o^t )JL«. ^ibo ^^.jlo
:)jLw; )Kjl^ oi-a ^^/; ^jJ ^ou).» ^t-i/ .)jl3J ji^ otK^^«_^y.a vim^-^fesj;
1. Om. A- — 2. &>^&>»/ .•VB. _ 3. lijS,-oli> A. _ 4. Sic AC ; ^i.\.U B. _ 5. «»k^» C. _ 6. ^Sk.^tt»^
A. — 7. I>^*»a C. _ 8. Oni. C. _ '.1. <£M3y A.
qu'il a subies, (a vu) enfin sa femmc elle-meme conduite k la maison de
Pharaon. (Quant tV) Isaac, apres la promesse, le glaive a ete tire sur sa
tete. Jacob a servi chez Laban par le froid et par la ciialeur et, k la fin, il a
ete trompe. Joseph a ete veuJu par ses freres. Mo'ise a ete jete k la raer.
David a ete poursuivi par Saiil. Elie a fui devant Jezabel. (Pour) tous les 5
justes, leur perfection a ^te connue dans repreuve.
nfoi. 130 23. * Lorsqu'un mcdecin ausculte un malade, s'il voit qu'il1ui reste une
i-J b. . ..... . . .
portion de vio, il lui interdit les voluptos qui nuisent et il apporte fi sou
secours les remedes qui le purgeut. Lorsqu'il y a du pus, il coupe et il le
fait sortir dans Tespoir de la vie; s'il voit que pour lui la (vie) auimale s'cst
6loign6e de tout son corps, il le quitte et rabandonne ct il ordonne de lui
donner tout ce qu'il demande, parce qu'il est en route (vers la raorl), quil
satisfasse son di^sir sur tout ce qu'il veut ct qu'il s'en aille; Dieu agit tou-
jours de cette maui6re envers les hommes : s'il voit uu hommo qui scst
dloignd de la pi6te conveuable, qui est resclave de Satan, qui ne se sou- '
vient pas qu'il y a un jugement, qui a coupe son propre espoir et qui passo
sous silence la vie 11 venir, Dieu le ([uittc et Tabandoune, commo lo malado
qui est dans lo lit, afMi (pfil so d^lecte pour uu ltMn|ts dans los voluplos.
10
v° a.
130
Vb.
[29] 2 IIOMELIE SUR LES TENTATIONS DE NOTRE-SEIGNEUR. 139
vSVi .joC^ lo^ s-1 .'t f>o \i^-^ ^^ sf> » ..jo .^otfi I « \ yoy^ h-^t )o..t>JOio * D !oi. m
yo^ )1), oi^ K^/ y/o .yjuu^vjj^ oiV.aaji )>.mKj5 .)iaX3; ^/ oi^ v,..!-^o
vOi-^; -'l-^! 1-3 )~ijL^o va..SLlio .'')-j«.^o/; )iaa:> oiiv> )i.^£o6 :)K.«.^^j
.o('^; )^>.,ta^\
.5 .V^/ fj 'sjoqJS^o °>\ >y.o<-fcX:>a* .)jJ^6/ ^9,_^<»^ \:xls >&.tl« Kj/ i^^
^JU).»; ).^o .),..,«,>„>n; ot.^..L.M v.^>^^ V^^ .wkJ«^o)_3 ioi^Kji/ ' K.^)Lwi.^a.M
jj/ .)ou^; 0|laJf.^f^ ''^O. v^\°>Kj jl .^^\ po; )jkJ:A90 ^«..«^S; U^l)
)'m )L«V^ Oi^ y^^^* \r^l •t-^/; « v^o^vN 'scoQL^aS; oiK^^ )-^-«t-o looi
^.-\o» )jLio ^^^^5^^j V^io)! jJ .'^-. onK^ jJ; J>o^ '■'v.onI; ).XJ>i jJ .oii.
>o .^oicLu; sjL^ )J ^/; .V^/; sJDo\o'^\ >^oi.»^:>ojL .)L2io\^.3 J^/ )JL^^aJi
....•^>/ ^jJo ^^^oi )*^; ^-s^-s )^-3 ) « '>i )-«^i/ ■> 1 n\J^oo )J oi1^wkVo/o
Oi^ V^/o .)tLajt. vO0<\.3 ^.^UL^^Ju^O .).:)oJ^X3 ^.iUL.Oi3 ).Sk^V )jL^ .'^/o^Bfol
.)joV ^Q-i» J^^/ )',_«*)^ )-i^/o .^n . ^o J^ot» ).^J^.^* ^Q_Ss )o( .)oi2^
1. >outto A. — 2. A add. lov^%. — 3. ^»i.o/i C. — 4. ovl» C (sec. ra.). — 5. laoaikoi^i^ B. — 6. t^.U»-
A. _- 7. aiDii.oia» B. _ 8. ^^ AC. _ 9. cu»i.l. A. — 10. A ecrit deu.x fois taa\^io Ui »_.». _ 11. ^^
A. — 12. Hj A. — 13. U» "^^M A.
Mais s'il voit iin homme qui a une portion de vie, qui a mis le jugemeut
devaut scs yeux, qui est eloigne de Tiniquite et proche de Dieu, * il le purifie » b foi. i3o
et il reprouve comme dans une fournaise pour que sa beaute apparaisse a ^° ^'
chacun et, s'il y a en lui une tache de peche, pour qu'elle lui soit enlevde
5 daus le creuset des soudrances et qu'il en sorte un vase pur, propre au
service de son maitre.
"2'i. Tu veux savoir combien les soufTrances sont utiles, ecoute Paul qui
dit : Je me (jlorifierai vulontiers dans mes souffrances pour que la force du Christ
rcpose sur moi\ Lorsque nous voyons les justes afiliges et les mechants qui
10 prosperent, ne doutons pas de la Providence de Dieu, raais rappelons-nous
la parole de Paul qui dit " : Le Seifjncur chdtie celui (luil ainie^. Ne cherche
pas a scruter rinsondable. Ne dis pas : « Pourquoi y a-t-il ces vicissitudes
dans le monde ? » Ecoute Paul qui dit : Personne n'a scrute ses jugements,
et ses voics sont insondables \ Le prophete Jeremie chercha a certaine epoque
'5 a scruter ces choses etil ne le put pas, et il dit : Pourquoi les mechants * sont-ils » b foi. iso
riches en (ce) monde et pourquoi tous les menteurs sont-ils puissants ? Et Dieu lui ^° '
1. II Cor., xii, 9. — 2. Le texte porte en plus : ^aa^:». _ 3. Hcbr., xii, 6. — 4. Rom., xi, 33.
» u
10
140 1. — SAINT JEAN CIIRYSOSTOMK. i;WJ
"''^«w.JOj ~\->-«» ')^o -.Kj/ s'> n\v> jKjiLau ^i>o ..toi;/ jJ Vi^ )K_,CS;.^
wO«QjL<w^t .j^^CL^^O JV^L^ OfOi^OO |jL^ . yOoC^ t^j-) • ' « « '>50JtO0; |.^>^V
^ oC^ ^jUljl ^V^^o .JJLJX} o%li ^a^ .L\^ ''v^^^^o yb^ooo ^^o^ .'jLx^ol
jJo .jil^o «^u^wi^ .oi-L-^ ^^^-xJ^ yoila oiia^to •. )..<Jliii sMi',..too .oi\ .»
0(«a_3« M|-^'/o •.)_jfL^/i ''^s^ oi^/ )bopo .>>o<omM\ jpo )o6( o>v> «Jl.'.-^
.o(V_auo\ )too; );1^^ ^o^o oil^X^^o;^ )o'»'o; )'»',o/ ^lioo :o^« "^o.
o« * '^ I \ p6/ .^OaA o,^ ))-^ ' oi\ ^K.^ )la^o .)Ko'9oi )l'fAO )jlo
6«!^ ^^:.5l ^>°>i )_..^S^ )jot^ .o^ V^/ )oi!^o ."'..«■ v>m ^*!/ ^l^/ «..i^aD/
vJLl/ J^^.iJ^ .)la.3 J^^A^ y.^1 )jOI ^.^IOL^:». ^^ )oO(J •.--'■"'> -• ^« ^L^ . ^JL^
lifol. l.M .ojA >X>}Lm Ijli )-Jl-^; jJ^iO» >6.^» ^^«.^^ .'')1qO J^-«_i yJll^J^O )fj«
1" a. . . . . « j .
jJo .jf^ « A « .. t^ v/ |); .^.^clS^ )joi^ ^^ ^^*"^^? ^^^ 'o «'mi ooi; ^^/
1. ).5o A. — -2, ^w^ A. — 3. ^ioJ^M» W»«» A. — 'i. oJ^ AC. — 5. C adil. ,*»'. — ti. ;.ueo A. —
7. ^AA.viL^o A. _ 8. U^^ A. _ 9. Om. A. — Id. xuiaaU C. _ H. jaa::^ |jw AC. _ 12. Raa B. A Oiii. ... ^A.
(lit : Voild quc tu cours avcc les fantassins ct ils font fatigue, et comment dis-
putes-tu avec les clwvaux? Tu ne saisis pas Ics choses visibles et tu (veux) scruter
les clioses cachecs'. 25. Lorsque nous voyons les mecliants qui s'cxaltcnt,
disons-leur donc : « Pounjuoi s'c.ra}te la imussicrc ct la cendre'-, (qui n'cst quci
vers durant sa vie; aujourdhui il marche et demain il meurt; aujourdhui il 5
plante et bfttit, et demain il abandonne ce qui lui appartieut; il calcule pour
des annees, et celui qui doit remmener se tient au-dessus de lui; il arrache
et il pille, et il ne pense pas qui sera maitre de ses richesses; il jette la
main sur ce qui appartient aux autres, et la main de celui qui va remmener
est sur son propre (bien); il prepare de vastes greniers pour ses produits, 10
et le scheol prepare une colliue pour son tombeau; il construit de grands
palais, et la mort lui prepare des trous ^ rinterieur du scheol. 11 dit ;\ son
Ame : Mange, bois, rcjouis-toi! et Dieu lui dit : En cette nuit ou te reclamera
ton ftme '. »
20. I'our nous, mes chers aniis, que ce monde nous soit comme une u
h6tellerie. 11 u'cst porsoune qui lutte ct qui combalte dans les h6tcllorics,
li foi. 1:11 parcc ([u'il sait * qu'il n'y habite qu'un soir ct qu'il s'en va. A son cxemplo,
supportons toul cc qui nous arrive en ce monde, afin de ne pas nous rojouir
si nous nous y plaisons, ct dc ne pas nous allligor si nous y soulTrons. 11 y
1. Cf. ,IOr., .\ll, l-">. — 2. Eccll.; X, U, — 3. Cf. Kccli., Xl, 1U-2(1.
[31] 2- IIOMKI.IR SUR LES TRNTATIONS DE NOTRE-SEIGNEUR. 141
JA-,/ .^ V't"^ ^t-/ U^° -^l ^V- / )V-^<^ -x;^ Ivai. ^-l^^io v,/
.jJis/ 1q_*X-,^j v^^io ^-j t-aiiu .)K.n \\ jJo ').iCL^QA K-./ )lo,„-^ jjj
'J <,.-aa * o(At .)lajcu.;;; )'f^c>i-=> ^^jo^ y^ .[x-J^ax )pool^ ochA "^o^j
5 J.x:\ .'rs^^vJ^ r£fT.>3rtf:73 ^ttnjcur^ rdt.aj3:\ aal.:\
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10 )K.aA^\ 0»Jj ^..» ).w^<l:iO .)K.^X-.^ ^^5s>-2JO )jl^<^J 0|->\ >o\ >a.ioKjl/ ♦Bfol. 131
^ )K-.b^j\ OW.t^/o .).^<C^\ )Kow^w» ^^.^/j ) ^^,\\ >\ OiyJolo -.OIV^^O
1. |-v\\ft*\ A- 2. M\».i».o ^ayN.nno )aw l.a'(o U.3tt* A. — 3. aioa»i1a^; C. — 'i. |CCi>.t» wi»-.i A. —
5. Ce molfst C-cril renvcrso dans C. —(j. Oni. A. _ 7. Om. B. — 8. P<^/ A. - g. ^ai..o AB.
a uiie autre habitation et uiie autre vie vous est reservee 011 ii n"y a pas de
fin puur la joie ni pour la douleur. Fasse Notre-Seigneur que nous entrions
la tete liaute ' dans cette habitation celeste en nous rejouissant dans les
oeuvres de justice. A lui gloire dans les siecles. Amen. Fin du second discours.
5 III. Dk S.VINT Je.^N. TnOISIEME DISCOURS SUR L.V LUTTE
DE Notre-Seigneur .wec S.vt.vn.
1. Nous allons prcndre aujourd'hui, mes chers (amis), la troisieme cou-
ronne de la victoirc de Notre-Seigneur, apres ses combats " ; car la victoirc
de Notre-Seigneur (nous) est commune, il a vaincu en efTet et il nous
10 a tous rendus victorieux. De meme que la faute d'Adam nous a tous rendus
coupables, ainsi la victoire de Notre-Seigneur nous a tous rendus victo-
rieux. Adam a ecoute le conseil de Satan et il est tombe dans le peche; le
Christ ' a vaincu le peche dans son corps, il a Ii6 rAdversaire qui a introduit * 1? foi. i3i
le peche dans le monde, et il a delivre les captifs de ses mains. David en
ij temoigne Iorsqu'il dit : // est mimtc an hant (des cieux) et il a captive les
1. Litt. : « dans la decouverle de la face ». — 2. Litt. : « du licu de ses combats ».
10
142 1. — SAINT JKAN CIIKYSOSTOME. [32]
^^a^oJLbo ou-»^>-3 ^j/ ^« y/ .j^.^ ^ K^V^l/ ^j ),_» )^t-^ I « 1 . 1 ^N.
).m .;va,5 ^j/ ^asv |j-^^? ot-^t-oj ♦^^ Uy^l -ooi )-^»^ j^i )o)S5s .oulSli
kS/ )jL3o( .)ooi; >o^^ )-iia^ f-k^ )-**ot»3 ^■•; '■'-^^^/ -^^^ >^t.* ]i ^)!
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ot2^s_^s£o .^Q-oi Q^^ )laio ;K_5 ^_io vs/ h^.-^ -U-^^^ ysc^^, oiia3>5
)K._x^i ^''^-^ 0-.K.3 .ocM^ )K..k^ji ^t-'^; f^ ^:^^ ^^ "^/ >f>°> lo .)la^OL^
Q-.)— m1/o )Kjupo\ ol^o a^o .)y-^ f> -> oooi > « i «Mii ^..rS^/ )) i>'^«>
1. Oni. k- — ■>. aiiao B. — 3. Oiii. B. — .i, ta=^vo ^ AC. — 5. Om. A. — (J. >»•» A. _ 7. w;»»
AC. — 8. H.3» A.
captifs, ila donnc des dons att.v liomntcs ' . La creation n'a ete delivree qu"unc fois
clu depredatcur, car si quelqu'un sc livre (cnsuitc)de sa proprc volonte, Dicu
n'est pas reprehensible. '2. De meme que la lutle de Satan avec Adam dans
lc paradis n'ctait connuc dc pcrsoiuie, mais que lcs cvcnemcuts furent reveles
par TEsprit par le moyen dc Moyse, de mcmc lc combat (ayuv) de Notrc- 5
Scigueur cut lieu dans lc descrt, sans que personne s'en aperyut, et les
apotres nous lc raconterent par l'l"]sprit qu'ils ro(,uirent. De meme que la
fautc d'Adani fut connue par la condamnation k mort quc re^urent ses enfants
apres lui, ainsi la victoire di' Notrc-Scigncur fut connue parles captifs qu'il
arracha aux mains de rAdvcrsairc. Aprcs, cn clfct, qu'il cut vaincu Satan, 10
qu'il cut rcnversi^ el lie la causc du mal, lc larron le subjugua sur la croix ct
I! lui. i:ii iuontra* un signc de victoirc; ct parcc quc ccst dc rintcricur du pcchc quc la
mort avait regnc sur iious, apres avoir vaiiuii lc p6che par sa victoire
avecSatan, il descendit aussi apres la mort a riiitcrieur dii Scheol et il liui
la mort ct il sortit encorc de U\ cn conduisant les capfifs avoc lui; car il cst is
6cr\l quc bcaucou[) dc morts qui gisaicnt daiis les toinbeaux se lcvi>rcnt,
cntrcrciit duus la villc t't ap[)anii-ciit i\ bcaucou|)". IJ. O roi ([ui cst inorl
1. l's. LWU, l'.i. cr. ICplirs., IV, 8. — :;. JKilth., \.\vii, 53.
I
10
[33] 3<= IlOMliLIE SUR LES TENTATIONS DE NOTRE-SEIGNEUR. 143
^K./^ ^vOJoi |^r&3 yOoC^ .^oicLJb^ «^L^ ' K.O0; )jL^:)a^ o/ JjJ^mN
yoo^^ ItiSsv) .K^|^,jo .^2^Sws. to^ ooi ^t « n\v> . ' yooi v •i\ v> va\..«
.•"lnNNn iKji jloj; |_3^oKio o^j; jLioo .^» ^ynV) yOOvJLj^So .^;^^ V^oi
)-3j -lo.^; |la9j\ oit-st^. •'^jLsj fiSo .).^t-^ •K^).^^ K.WMJ ooi ^; y^"i\v>
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.);o«.3aA; * ^Uv .^K^os).^; 1^^"^! )-<^i-a •)1a? )1oj3>^ 6iv:>eL^ y vi « t «>/ * b foi. 131
J-^^o^^ .^oioK_/ l^f^l )li>>v>-> .|K\1; )jio£oi ^^^ )~"^ •jJ.aJLJL^M )l^i;
^.«■^j^?» ).JOi ^^ jj/ •.)L.<k^'^ ^^01 0001 ^.«.J-fc^ ^; ^/ .J-K^f-O ^t
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olJl-^I/ .);ot™3aji;o )tCS,a3|.io; '')i)i-» «^?j/? V-^ ''^ ^^ .^^)K^oiaio;
\ ^ *> .jl. jJ )joi-aaiL\ .^jlX*,>6 |1 )jl2l2l^ .)jkoJ^K\ .°\^>,:»/ '^)i); )jl^;
V b.
1. tp-x, AC. — 2. v?»» C. _ 3. vpcw..Nvq A- -^ 4. ^*; C. _ 5. Ji^-xj C. _ 6. It— A. — 7. Oni.
A. _ 8. lo« A. — 9. Ha»3 C. — 10. |t.rr>wa»» l^ioa::" A. — 11. Ijp A. _ 12. Ui A.
pour ses soldats! Tous les soldats meurent pour lcur roi, mais iiotre roi est
mort pour nous. Tous les rois commenceat par se reposer et leurs soldats
combattent, puis, quand ils ont vaincu, la victoire est attribuee au roi; notre
roi (au contraire) a commence par descendre k la guerre et, quand il a eu
5 vaincu, il a fait quo sa victoire soit commune (A nous tous) ' : U a vaincu le
desir de la nourriture, et il a donne la couronne aux jeuneurs; il a vaincu la
vaine gloire, et il a donne la couronne aux humbles; il a vaincu la richesse
et le pouvoir, et il a donne la couronne aux fideles En trois images
((jj(_-fi(jLa) il a rendu parfaite Li victoire de Tl^lglise, d'abord du desir de
10 la nourriture, en second lieu * de la (vaine) gloire, en troisieme lieu (de Ta- *Bfoi. lai
mour) du pouvoir. 4. Cette troisiemc lutte, qui est la derniere dans renu-
meration, est la premiere en malice; les premieres a la verite etaient mau-
vaises, mais elles etaient plus anodines que celle-ci. Ici en efTot Satanvoulait
accaparer Tadoration de son Maitre par la promesse d'un don -. Apres qu'il eut
15 ete vaincu dans la lutte de la nourriture et de la (vaine) gloire, il se demanda :
« En quelle lutte changerai-je le combat? II n'est pas soumis i la faim, il n'est
pas porte a la (vaine) gloire ; peut-etre sera-t-il soumis a la richesse, au pou-
voir et aux presents. S'il ne tombe pas dans ce piege, il est plus fort que
1. Miime idee plus bas, IV, 11. — 2. La memo idee est developiiee P. C, t. LVII, col. 212-214.
PATR. On. — T. XIII. — F. 2. 10
114 I. — SAINT JEAN CIIRYSOSTO.MR. [.}'•]
o(-:>aN oC^ >f>\ mo .)jl^.^4 \^^2> oj^to .^ \y^ yL^ .^ul^ ooi . > m ..
.oooi. ^i./o vp^ )>:— o«x ou-^, |J/ .oilo-fle/ )jL^s>fio V-'^ ^■'^ •)'Q-^^
.)«a^C^ oiA^/; )..3K^ P?/? ^'^^'^^ >-oi .o_.^Nj ^-^1 U^j^, yiflO; ^Ju/;
i-ao.v.^ ^o^ )lJ^-^; otJU^w^ jj/ .po)ji )w3. 'oui^/ )i^«> OOIf o^ 5
♦Bfol. 132 /,^/0 l^po ^jj ^a-OO )>^«> )l/j " .OQ..)-3 ).^to; -6« y^l .)VK>lf>;
^0(0^,^ jJo .')b..f.bo ^ON ^'^^^.^ )>L^^^ jJ t-3 Jot^jJ oo^/ ^^^>lw; Jk...) f> ,\ «>i
.o>.j <w^\ ^pe jJ '^''^)i>V)o '^^^-.V-x^j o6« .ot.Xi^ ^^S^.^ V-y^ jJo -^clo
^a^o .)K«.>wa1^ )LiiQ^ sjxs; ' K. .) . <Y^ »^ oa^/ ^^O^ )->-^^^ v->t ..I/1 ^i-^ jJ/
)-JL^s^i otJLA.2>^ .)ia^\ o|.A-flD/f po/; );0( ^/ ^oi .)l.\v>V>; )33^V^ 10
.j^OiV.3 ).^K3 ^a^
y.,>&^fi .)ioiaJ) ).^jLbo ou.^ t-:u^ .)iaA.\ oi^a^ y^po s£lS..a ''^.-»^ p
1. Om. C. _ 2. Oiii. B. — 3. "^^^a-xo ^*l;a^C: '^^ajoo B. — 4. >3<i.J "^i. ^.l*<iftS .\C.
moi. » 5. Notre-Seigneur vit la mauvaise pensee de Satau et il monta avec
lui sur la montagne. Ce n'est pas Satan qui le fit monter mais (ce fut) sa
volonte. Notre-Seigneur vit (sa pensee) et alla avec lui, afin qu'il Mt vainou
li oii il esperait vaincre. Quant a ce que dit le Livre : II le fit monter sitr hi
moniafjiie*, il n'a pas voulu dire que c'est Satan lui-meme qui l'a fait monter,
mais il a personnifie (TCpo'c(07:ov) la volonte de Satan, comme il est ecrit dans
♦Bfoi. 132 Job : * Satan vint et se tint dcvant le Seiyneur et dit : Est-ce en vain que Job
^' craint Dieu'^? lorsque Satan ne parla pas avec le Seigneur et ne se tint pas
devant lui, et lc Seigncur ne parla pas avec lui, l.ui que Gabriel et Michel
ne peuvent regarder; mais Moise arrangea dans une histoire ce que Satan
medita en secret contre Job% et il imagina la personne (Trpo'<jwTrov) dun intcr-
locuteur*. II en est dc niOme dc ce quc Ic Livre a dit : 11 lc fit monter sur la
montaijne, il a personnitit' (TTpcndivov) la volonte de Satan.
6. Lorsque Notre-Seigneur monta avec lui sur la montagne, (Satan) si-
1. MaUli., IV, 8. — •-'. Job. i, (i, 9. — 3. Cf. P.G.. l. LVI, eol. 3r.2, oi^ saiiit Jean Olirysosloiiu' nlliibii •
aussi le livie ile Job a Moyso (ou <i Siiloiiioii). — 4. Voii- iles iilees aiialogiies Uaiis le eoimiieulHiii
de sainl Jeaii Chrysoslome sur le liviv ile Job, P. G., l. L\I\', eol. 524 : « ce quo (l'terUure) raconle
i|UO Satan a (lit a Dleu, il nc Tn pas dit, niais il Tn peiise, cur il n'uurait pas ou lanl d'audace ». —
L'aulliontleit6 do ce coiiuiieiilaire, coiiteuu eii eutier daiis lo ins. do riorence, Laiirrn^. 13, plut- '.',
osl etablie par I.. iJieu, dans la Hevue tfhishiire eceles.. t. XIII, Louvaiii, mi'.', p. liUi sqq.
U>
r b.
[35] 3' IIOMELIE SUR LES TENTATIONS DE NOTRE-SEIGNEUR. 145
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10 ypo; t 'i/ifl; t"»'^ U^^-fio vs/ ^_3oi .^.«..aot ,.3 ) > '«• ?>,.» It^<^^ )>:— ; /r'*^
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.|^;Ki6 ))t-»_3 Q^ -.IJo^aJ; |jjbflo |.io;N.i6 U^^ Ipoo-. Kj/ p6/ 't-a,^
|-^;K-^ I i^m yj; .p6/; ;oiXD ^foa^as |;o(o .|a^w^ |K^w^; |la^;
1 |.(yv().i'^i AC. — :;. «^oi.via- A. — 3. I»-. A. — 4. L-^mI C.
changea eii ange de liimiere et montra le signe glorieiix du pouvoir; il se
tint comme un juge et il reunit devant lui tous ses serviteurs, les demons; et
il montra les royaumes du monde et leur gloire, ou des hallucinations et de
vaines images; et il disposa devant lui beaucoup dor et de grands presents
5 en apparence ((pavTacia) ; non que Notre-Seigueur voyait des hallucinations et
des ombrcs, mais que Satan pensait tromper Notre-Seigneur * mensongere- * B foi. 1.32
ment. J'ai dit qu'il le regardait comrac un homme ordinaire et qu'il ne croyait
pas ii sa divinite. Gar si Moise, qui etait uu serviteur, ne fut pas dupe des
artifices des devins de TEgypte, comment le maitre de Moise aurait-il pu
10 etre trompe par les artifices de SatanPMoise jeta son buton devant Pharaon
et il devint un dragon en verite pour Moiae et pour Pharaon; les devins
egyptieus jeterent aussi leurs b&tons, et ils deviurent, par hallucinations, des
serpents pour Pharaon, mais non pour Moise '. Pharaon se rejouit, parcc qu'il
vit des serpents, mais Moise se moqua parce qu'il vit des batons secs qui
15 etaient projetes. De meme Satan s'enorgueillissait parce qu'il croyait que
Notre-Seigneur voyait les hallucinations, mais Notre-Seigneur se moquait de
lui, parce qull n'y avait pas de verite dans ce qu'il faisait. 7. Tu dirais peut-
ctre : « Salan peut ressembler k un ange de lumiere? » 11 ne lui ressemble
pas en realite, il montre une apparencc trompeuse. Paul en temoigne lors-
1. Cf. Exodo, VII, 10-12.
10
146 I. — SAINT JKAN CIIUYSOSTOMi:. (36J
♦Dfoi. n2.ji.a^,j, Imviii^a.^ ^.A^tboo wOiajLJoaA;^ ss/ 'y/ .jLs» )J " Jtoiajt jjjjboLa
K^ ' JLol:»';;; jit-ft. ^ > .a..V) )_^ ' |v> «"^m/ .^«oiaiii v>> Vi; ^'^k.aSoi jjp/
^-2^ jjjliOj jiOtaJ ^ .JLSJLiOj jolw^ jN^^I )i<<^; O0« sS/ ^30« .yOOiibs
)-^;fio6 )i^(Y> y/j po/ '^sCDO^as .);a^^ V^iOL^ -oL-j )labo« )joi^ .oj^
.ot^ po/ ^oiilaN.o )loi>\v> ^ojS^ yo^-^l i^^ ^^^^ ^.3 .jioiajj ^j^Laa-s
liope U><ift J^i— )a\ ^ .swi^ ?*>^^ ^^i v/ ^-oC^ ^-^oi ^l/ ^^
h^-^f .juL^ ^_io HaA*j>-3 lil^l/j .-Ijalodo )jV^t^ )ootlj jlo Kj/ .^^j
.yoy VI \ 3 ).j/ ^\ii.>6 y^ .|;oi^aA ^^o. lv_oa.3o •.)K^ad).^j jftwC^ V— ^
.wi\ jal^Do )jL^sXaji K\ ^'f>v> v«LV>j >&jo/o .w<ju.^o',j3 )1,.^^£D jo^JS^
M^ |la3\v> ^Xoio .^^.,^^0 > » ii.>Mi.^6 wi^ )| '-' ;, "" |l.^\. . .. _«^oij w>M
) > ^ca .oC^ )j/ ^\t.^ y^f^U» yOf^ie^ ^ ;<>^^^ v/ -'lllt^ « f>mv>
♦ B foJ. 132 Ksu^— J )l«lf> Kj/ )Cl\ t Vij * . K_Oj1/ 0« Mtoo .l'^io/j ^pOj )-»^>^
..)-»jLO l^fji ^mv> K\^f>^ ^ )1/ .''Kj/ ^..^m'v» p o^ .^^o^^^o^
1. B 0111. ^l — -1. |ja»a«oJa AC. _ 3. |ta«u»n B {pr. ni.); 0111, A. _ 4. iMo^old B. — 5, Itpo B. --
(1. l-Kj^xa» C.
* h fol. 132 qu'il dit : Si Satan ressemble d un ange de lumiere, * il nij a rien Wextraordinaire
d ce (jue ses serviteurs aussi yessemblent aux serviteurs de la justice'. De memc
donc que ses serviteurs montrent uue apparence (axvi[x.x) ext6rieure, parce
qu'ils n'ont pas la r^alite des justes, de mc^me lui aussi montre rapparence
trorapeuse des anges lorsqu'il n'a pas la lumiere des anges. Au sujet de Tap- 5
parence qu'il montrea Notre-Seigneur sur la montagne, Paul a dit : ^'i Satan
rcssemblc d un anye dc himicre'-. 8. Lors donc qu'il eut fait deliler tous
les royaumes et leur richesse, il lui dit : « Je te donnerai tout cela si tu te
prosternes ct m'adores^ ; ]a.i vu que la domination uuiverselle te revient; il
te convient d'etre gouverneur et dictateur, toi qui remportes en justice sur lo
tout homme. Car tu as vaincu le d6sir de la nourrilure et lu as meprise la
(vainc) gloire;je te livre tout; seulement accorde-moi ladoration, confesse
que tu as rogu le pouvoir de ma (main) et adore-moi. Vois ces nombreuses
troupes qui me aervent et m'adorent, et ces royaumcs qui ni'apportent tri-
but; si tu m'adores, je livre tout en tes mains. » O Satan, une partie de ce i^
♦ it foi. 132 que tu as dit Ta 6te par prophetie : " tu livreras lc bien que tu as arracho i\
ses maitres, et tu le feras, non en recevant adoration, iuais une ilurc punilion.
I. II Cor., XI, l'i-lr.. — 2. Ihiil. — 3. Mallli., iv, ».
10
[37] 3= H0MF«:LIE SUR LES TEXTATIONS DE XOTRE-SEIGNEUR. 147
.h-^<^ ■'•^ "^ -^ ^-^ ^j •)'^! l-iol)»^ ^o^^o .oULaj; Jl-^*.3 Oi^)
yi-io op^V-a jJ )-^^o )Vj ^..Aot.s .) 1 ^«>; )^.aLflool )Jisj3o; |jo«-3 'jL|-,
..oipoj )^*-^^° »3Q.^<--J; ).i».73; ^^^ ^; ^sio» .)jljjo ^'^^,j jJ; •.oiV>.»N
oit_io ^'^O. )t-a-i» ;V^; ).iO; .),.*i. K-./ )jLDOi .)ju^^vjq^; ot3)>A ot.fcJ»i3
.otvii •> oiv^ oiJ^ y^Lo ..) » ^J^; )r-^ )-d')0 .vo^.^ oi.^ . .■•^«>no t^ov^o
^^Oi^y^ .^otOL^; )lopo )a.^..mS. ypo ^^^.oot oi^^;oj; .y.*ou>.M; ' «^0(a^;aj;
..yOOlA )-^^t-. )-JioK3l; )too; )l^O:\1/; )jp/o .Oi;Km VS s.<OUt.AO OU^OJlJ»
^ w^.^^ ^; y/ :)lv^/ )J^OOtJ3 ');); ^0"i\j; voou^ t-.< .^s^^J^ jJo
«oia-^Kj 01*,^...* ooio :)-^>.:lA \y\ ..Jk-^; )Jioo; ^io *' yk iNo' yOOUDO
.^>1..; ^J^U )la3j ^^s^ )-^*^ ^^wOio J^-J^ :)ii.>/ ^^ w.oia-«^Jx-*Jo ♦
oi^ ix^o )J^-»i.Na:\ ^oit.^; ^oi_>-M fS> .) i ^ m \ , j> \ ypo >3/ '^3oi
1. I^. A. _ 2. wa-t^ C. — 3. oii»aji C. _ 4. otLo;.^ A. _ 5. H» A. _ c. A add. ;aik (om. BC). _
7. ^o»^. A. — 8. ^io B: 0»;=^); C.
B fol. 133
r» a.
9. Notre-Scigneur vit eii effot qu'il depassait la limite de la lutte et il
s'eleva contre lui outre mesure, il le rojeta par sa propre force et il ronvoya
^ la fournaise de feu : Arriere, Satan '. L'addition du (mot) Satan convient en
cet endroit. Dans les premieres luttes, Notre-Seigneur n'avait pas revele son
5 nom, de peur qu'il ne craignit et ne s'eloignM; mais ici, parce qu'il voulait
ravir radoration de son maitre, il rev^la la fraude du pervers. Telle est la
coutume : Iorsqu'un serviteur se revolte contre son maitre, s'enfuit et se
trouve dans un lieu ; quand le serviteur veut se cacher, son maitre rappelle
par son nom, pour lui montror qu'il Ta vu. Notre-Soigneur donc, pour mon-
10 trer k Satan sa domination sur lui, Tappela par son nom et le jeta derriere
lui. De meme que pourles athletes (aGV/iri^?), le lieu du combat leur est connu
et qu'il n'est permis a aucun d'eux de lutter en un autre endroit; et si Tun
d'eux ose engager (la lutte) d'un endroit " qui est destine aux spectatours, et
que son compagnon Tenleve et le frappe* sur laterre, il n'y a pas de doute 'Bfoi. iss
15 au sujet de la victoire chez ceux qui voient. Notre-Seigneur en fit autant a
Satan; lorsqu'il vit qu'il depassait les bornes et lui demandait radoration, 11
1. Malth., IV, 10. — 2. A porte : « en dehors de Tendroit >'.
1^.8 I. — SAINT JKAN CIIUYSOSTOMK. [38]
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1. uomSm C. — -2. T^^XBttS, A. _ 3. <»,=io A.
le jeta de force et le precipita dans les tenebres exterieures, car la privatiou
de Dieu est la punition cruelle.
10. Cest la coutume, lorsqu'un roi a vaincu ses enneniis, que tous ses
soldats se reunissent pour le louer, lui jettent des roses et des parfums et lui
ofTront la couronne de la victoire; dc meme, lorsque Notre-Seigneur eut :.
remportc la victoire sur Satan, les troupes des anges qui avaient ete specta-
teurs de la lutte, s'approclierent ; ils loucrent la (victoire) avec les chants de
louange et ils se rejouissaient de ce que la faute du premier Adam avait re^u
sa rctribution dans la victoire de Notre-Seigneur. Rejouissons-nous donc et
prenons confiance de ce qu'un fils de notre nature a vaincu et a pris pouvoir lo
sur tout. Ce que Satan a dit avec derision a eu lieu en realitd, et voilA qu'il
csl tourmeute cn le voyant adorc par toutes les crcaturcs.
Mifoi. i.);i II. Pour nous, nies cliers (amis), * combattons contre les passions; si
nous soulTrons avec le Clirist, nous vaincrons aussi Satan avoc lui. \'oici
les reponses que nous lui donncrons : S'il combat avoc toi par les dosirs u
(passion.s) dc la nourriture, dis : fhontme ne vit pas seulement de puin';
s'il vout t'ontraiiicr ;\ la (vaino) gloire; s'il to consoillo do t'olovor ot ilo
1. Miillli.. IV, 'i.
Brol.133
v" a.
[.39] 3" HO^IKLIE SUR LES TENTATIONS DE NOTRE-SEIGNEUR. 149
.^^ j^xls jlf.,^^; ^JS> «^; .y^ %y^ 'U^vJ^OAO jUo^J^ y/o .^oj^
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Jl «•^1 )joV^.S )Ljo(o .).^a^^dM/ )jL^aa-3 -.0«^..; JJ; yeu^ii ^%..*^ )j->/
»Jis_i^_io t->-^ oot )-.*V-^ • );oJis.JLio; ^^.io );oJ^s_iL-io V*^ )io\ ,^t_s .ooi
1. Ug.'i».a* Jo A. i, •jxia^o\^'>>- B- — 3. Ua/o C. _ .1. B om. |io^*x> ».m.
t'exalter; s'il te demande de tenter, eu tant que juste, la Providence de Dieu
cnvers toi, dis-lui : Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dien^; s'il te fait
desirer la richesse et lc pouvoir, sache qu'il te deniande adoration. Cest
pour cela que Paul a dit : Cehti qui aime les biens iniqiies est un idoldtre-. Si
5 tu ne crois pas Paul, ecoiite le pere des idoles, lorsquMl demande a Notre-
Seigneur de Tadorer en echange de biens qui ne lui apparliennent pas.
D'apres ses seuls presents, on connait Tenvie du perfide, car le Christ ne
nous a pas promis de possession sur la terre, mais si tu veux etre parfait,
vends tout ee que tu as et donne aux pauvres^, et : ne * mettez pas vos tresors 'Bto\. 133
10 sur la terre, oii la tei(jne et la rouille {les) detruisent^ ; il ne nous a pas ensei-
gne non plus k desirer le pouvoir, mais il (nous) a dit : Les princes des nations
sont leurs mattres, et les grands ontpouvoir sur eux; pour vous, celui qui veut
etre grand parmi vous sera le dernier de tous'\ Satan promet le contraire h ses
serviteurs, la richesse qui passe et le pouvoir qui perit, car il sait que dans
15 le royaume il n'y a pas place pour lui et pour ses serviteurs.
12. Celui donc qui aime ce qui ne lui appartient pas, se refugie en Satan
et ce patron (ivaTpu^/) cst trompcur, car cest avec raensonge qu'il promet
1. Mattli., IV, 7. — 2. Eph., V, 5. — 3. Matth., xix, 21. — 4. Matth., vi, 10. — 5. Mallh., xx, 25.
150 I. — SAINT JFAN CIIUYSOSTOISIK. f40J
y/o .^1/ ^-^ "> vi\ * \r) wk^j ')J^i-3 wi^ot ^o\ ^-<oiSj) .^0,^ ^^^
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JJ )jLio ^^^^^ ''JLii— / '1^^— » ,--Jixj/o ^-^ ^.^poj )^ •vo-j/ >^— ? ^»
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JJ/ .oi^^^w.. JS^pol/ jJ •)>>^ v\^nv> fSo .) -a . .\ « ^ i^o )m > ^ vif> i>
f.3 oCf^&^ o<\'-if> ^asjo .Jm^^v» s..]^oo y~»^il . v>.v>a°i\ ot.^aL^.3 ' )i).^ f..yb.s lo
jJo .otpoj )Kvi .., •> vQ-j/ i«-3 •.^->b^'a,^.3 >* I •>; jJoAj )i .'i'f>o .ytOUj^
).xoa^ J-t-^/o '.jl^^-^j ^ « Siii JS>.f>(n <=> .ts^l y.^ 'U^ ot^ V^)J-; J^ ..i»/
1. It^.;» C. — 2. Lire : «-^ ^\*joi. — :i. Qs<Ci.*/ B. — .'j. C add. Ho ».»■ — ,%. "is>3 A. — 6. ^^/ »«f
C. — :, i»a^o8o A. — 8. A add. |Cv^»oU- — 9. U-»^i AC.
ce qiiil promct. Cest le Seigneur en effet qui enricliit et qui appauvrit,
qui abaisse et qui ^leve. Par la parole meme de Satan, comprends qu'il n'a
pouvoir sur rien : je te donnerai toutes ces creatures qui me servent'. Meme
si elles te servent, quel pouvoir as-tu sur une possession qui u'est pas
tienne? Celui qui t'a livre son Amc a (certes) le pouvoir de te servir autant 5
R fol. 133 qu'il lc vcut, mais Diou ne t'a pas livre * les hommcs et il ne les a pas
soumis k ta force. Ccst d'apres leur volontd quils te servent autant quils
le jugent bon, mais maintenant qu'ils ont prcte attention k leur premier
Maitre, ils se sont retournes vers lui. S'ils sont tiens, pourquoi t'aban-
donnent-ils et en suivent-ils d'autres? Pourquoi nc combats-tu pas avec eux? i,»
Y a-t-il quelqu'un dont les serviteurs sont emmones, dont la maison est
dctrnite ct qui se tait? 13. Le larron t'a abandonnd ' et il a pris la croix.
Quand il ctait cruciflc avec les clous, tu n'as pus prcvalu contre lui, mais
d'un trait il t'a fermd la bouche. Matthieu le publicain t'a abandonn6 et il
a 6le recevoir son Seigneur d^s quil Ta vu'; il a distribue, par amour pour ^
son maitre, les biens iniques qu'il avait rt5unis k ton insligation et tu n'as
pas pu lui dirc : « Pourquoi fais-tu cela? » La courtisano a dcchiro tos fdets
ot elle s'est rofugi(5o aux piods dc Notre-Scigneur ', ct rorncmcnt do sa cho-
1. Cf. Mallh., IV, 9. - 2. Cf. I.uc, .\xiii. V.'. — 3. t;f. Miillli., i.\, i». — '.. l.f. l.iu-, vn. 38.
10
[41] HOMELIE SUR L'INCARNATION. 151
oiit.^ r^^i^fjo h-jU. )~'t-=>i' • i^^-JUsl; otV^^f |1^)0 .yV^; >^oia^^^
^; "JLuoA .jKw^^ oilaJL^ojl ot^K^l; K^wJla/ JJo .ji^; jK.ai)LuS> jK^.
.^j^')o j-s;; oC^ j;oJo .w*oiajf:.oaSu3 vt.^eLS. vt-wfjo . '^oio^taiL^ Jajuo**Bfoi
134
r" a.
5,
«^ji^oTt cn^cuur^ dxT\ ♦CflLtioqii^i|^ry>aj3T\ ^cuti coL^n
|f)JI^ .^m^^K^ )jlv^» ^;)-^^ ^o^s ..>» >« ^ .. )oi^)J > >o ..Vi JJSJLaj
.<^oon\>o; )iasj ^^.^oo jVoa^ . »> Vv ^oa^ ^; '^f^! )s>">-i^t^ o^ *.^^!
jj / .^lf^M.^ l^K^; )la3j v^^ a\ .ooi ' \^) yeo^^^ ^^; ^; '' . i\v>
vfOo\f> °> ;oi-aDo .. i «t "^v 6(..«\^' h^->^l )ia ^•^tXv •> 6i\.3 i^ -iN*; )io.9j
1. uovCaDL) B. _ 2. l-iM A. — 3. uov>;oa^^ AC. — 4. AC add. ^l. — 5. AC ne donnent pas de
finale- — 6. vr^iNie A (soe. m.). — 7. 1^31 A.
velure que tu avais dispose pour la perte des hommes dans tes flatteries,
elle en a fait un ornement pour les (personnes) chastes de I'eglise et tu n'as
pas pu la faire revenir k sa premiere coutume. Pourquoi promets-tu donc
de donner des dons qui ne tappartiennent pas? 14. Pour nous, moquons-
5 nous de Satan, * meprisons ses promcsses, aimons Notre-Seigneur dans ses»Bfoi. 134
commandements et confessons-le, lui qui a vaincu et qui nous a rendu vain- "^" ^"
queurs. A lui, gloire dans les siecles.
Fin Ju troisieme discours sur la lutte de Notre-Seigneur avec Satan. De saint
Jean.
10 IV. — Du MEME Jean de Constantinople, sur l'humanite
DE Notre-Seigneur.
1. Les ames qui aiment Dieu, mes chers (amis), se delectent chaque
jour dans les fetes c^lestes. Nos fetes ne ressemblent pas k celles des paiens
qui revetent un jour des habits blancs k cause de la victoire de leur roi.
15 Notre roi est victorieux chaque jour; car nous ne fetons pas une victoire
qui a vieilli, mais nous celebrons la victoire qui a soumis toute inimitie
sous ses pieds. Paul en temoigne lorsqu'il dit : II a tout soumis sous ses pieds,
A fol. 17
152 I. — SAINT JEAN CHUYSOSTOMR. [42]
^coaV/ v/o .jlopo y/o jLslcL^ ^J .«oiq^.^V K^»^! ^.jx^^ ^opo^o; .V^o/»
6»2iO; .♦.iojj; )-3j );ot -.^^J y/o ^^j yj; -po/; ^; );0| :)I^QJi yjo
• •^JSOVS O0( t-io/; y^l .oout/ yV^; Of,^^i>. K.-«K^;o ^^oJS>; )j.^vXqji
|J s.<^ ooi^l/; po/; ^; \^ .i^i\^o \.:>t\xs>y )jL^vXaA ''^O >.«!bs oo|.<l/;
\jI .)j^'S.aA ooui/ )->oi^ ^-L^'^; t-^L^^o .^^..Ost^C^ )oi.>V3 )-^>Q^. ^^»:^!
^ ,^1/; )Vs^ ooCix ).i.^aji ooi-1/ j)/ .)-V-/ )-«/ )j/o )-^t^ )j/
)l^OlS^ ' o»K*3j )j/; po/; oot .)ooj -po:». )K^io )oiS^ o«^; .^o; fcs-uS
oit^V-^ ^Q-i. )ot^! V^)-'? °*< J^?'^^ .)Lac^o»^ oitoj )loo(!:^ t.*^ a^
ya-^ otJs/ )oC^ ^^? :> ''tV>/? oo( ).2uLw.; ) Mia.. )jo( .).3'jo ^N^J^s^
Vl^ yJlfto^^ )o<^? ))o •.^.t^o/ ))».^<P )o3^ Ji ^? ^JU< .^»Oi^fO 0(t_auu
)_._:)Oji; v^ )o(!:^ .o(£s^«^a^ \^'^lo )-oaii t-^? ^oi^^ oo( t-*'? .o(K«'t..3
'^^«-ik-30( \^ch^ .^..2^01 )->-SiaJi K..*.«<1 ^^oo ).^t/ ^^ yOt-^)-' •.0|-J3l^ j) \^il°
) 1 °>i; •.vlajLi/; )v^ odoiVi ..t.V> •> ^xui ..)>_m^Oo ji; )« «>•> oo( :)^d^;
10
1. oi^S| A.
sot< les Trones, soit les Dominatioiis, soit les Clwfs, soit les Pouvnirs^; lorsqu'il
dit « soit un tel, soit un tel », il veut diro que tout pouvoir en haut et eii
bas a ete donne au corps de Notre-Seigneur, comme Va dit notre Sauveur lui-
meme : Tout pouvoir >it'a ctc iloiine ilans le ciel et sur la terre-. 2. Lorsqu"il
dit : « m'a etc donne », ne laisse pas entrer une pensee malsaine dans ton 5
esprit et ne pensc pas que le pouvoir a ete donne ^ la nature divine (dont il
dit :) je suis Ic premier et je suis le dernier^, mais le pouvoir a ete doiine k ce
* A fui. 17 corps qui est ne * de la maison de David, dans lequcl Dieu le Yerbe habitait
(et) qui a dit : j'ai vaincu le inoiidc*. Car ce n'est pas la divinite qui a vainou
le monde; c'cst un blaspheme dc dire quc Dieu a combaltu avcc sa cr^a- 10
tion ct a vaincu ; cette pens6e appartient aux paiens qui disent : « Tel dien
a combaltu avec son compagnon et Va vaincu. » Pour nous, nous ne recon-
naissons pas de nonibrcux dieux, ni que Dicu combatte avec sa crcation.
Un est le Dicu qui a fait le cicl cl la terre par sa parolc. Les dieux qui noiit
pas fait le ciel ct la terre periront do la terre et dc dcssous le ciel. 3. Donc u
le cr^ateur du monde, le cacb(5 qiii ii'cst pas vu, a pris dans sa misericorde
le corps dc notre humanit(5, pour nous ramencr tous c\ bii. 11 a pris les
premices d'eiitre nous, ellcs oiit vaincu lo mondc ct le pouvoir lcur a ^tc
1. tluloss., I, IG. — •>. Mntth., xxviu, 18. — 3. Is., xui, 4. — 4. Jean, xvi, 33.
♦ A fol. 17
V b.
[.'.3J lloMliLIE SUR LI^XARNATION. 153
jLjL^v^aji ooul/ oi^o .Jbe^^^^ oil^j •^oi -.^^«^^jl ^po; JKaJl^o .odoL^ ^"i\
mOuK.^v^vJi/o .'^ov>lp>^; i^h. 0(i-:>o .-w.ouifOi^.i jy^L^oi v>; .^oi V^/; ^l
\^^ ^x.» ^f.^/; V-'^ U^ .ou-«V-^ K>iCk.aD ).^.aajio )^^->/o .^'^/« )^..2.^!.d
) I viXjl^ )jlj/ v-3 jj/ .^juv^/ )looi:^ jj; ).^euk..^jL. )jljv-3 01^^ -.^.sj ^^1.0
.5 ))j )v.^3 jlo ..va*i5Vio ^/ yi.yv»/ )v^ jJj )o»Sis )J .^Jiia^jLio )o(^o
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10 V-3 )t>^ >» ^\ oilaJL^a^V^-^ JJ/ .)ju>* J^s-»^! , ->v>n.^ JJo )X2j J^>.-._w1 'vJl» ^,..
ou^ t^ )J/ •<^V.^; i^^to^-a ^J^£d/ )J ^ .^o(o;)^ ^-l^ u>JLJi jj fS .> I .•>
)i «•>-> V"'^^ c^ .ogLi^>-3 )ooi ^'^sHa; )v^^^ 0^0 ^oiol^/ ^o; ^^>JLr>
)J^V-s ly^U )-.po JJ; ^^»^00 y*ooi 'yt.li/ )K-Vl3 ^o^s^ ..L*).-.!/ )looC^j
]. Ui^i A (sec m.). — 2. w^i A. — 3. i*^ A. _ 4. 1 1*^^-1 A. _ 5. ^«ai A.
donne, comme la dit David : Qu'rst-ce qiie 1'homme pour que tu t'en souviennes
pt k' /ils de riiomme pour que tu lc visites? Tu Vas fait dominer sur Voeuvre de It
mains et tu as place la (jloire et Vhonneur sur sa tete\ 4. Lors donc que
iious disons quc le fds de notre nature a vaincu, nous ne disons pas rhomme
5 simple sans la divinite, mais homrae parfait et Dieu parfait. Nous ne disons
pas Dieu sans corps, comme Marcion, et nous ne prechons pas un corps
* sans Dieu, comme ccux de chez Paul de Samosate qui disent qu'un homme * a foi
ordinaire est ue et qui ne Felevent en rien au-dessus de Moise et des pro-
phctes, et c'est excellemmcnt qu'il a dit : fai vaincu le monde'-. Et si nous
10 disons Dieu sans corps, nous ne pouvons pas annoncer qu'il est venu au
monde et qu'il est ne, car la nature du Verbe Dieu n'a pas besoin d'une
seconde naissance, elle n'est pas assujettie au temps et elle n'est pas soumise
aux souffrances, mais, dans sa misericorde, il a revetu un corps, fds de notre
nature (consubstantiel), sans s'eloigner de pres de lui, sans avoir besoin du
15 voile du corps, mais, tout entier en tout lieu, il est tout entier dans le corps
qu'il a pris par sa volonte. 5. S'il etait apparu dans la nature de la divinite,
toutes los creatures auraient peri, parce que la creature ne peut pas voir
son createur. Toute chose peut voir ce qui lui est consubstantiel, c'e3t pour-
1. Ps. VIII, 5-7. — 2. Jean, xvi, 33.
•s
V b.
154 I. — SAINT JRAN CMRYSOSTOMF. ['i4|
■^ ft.il )jUw3 V iN )tO( ''^^^^ ■)>.^Xl^ ) po OULO V-^ ^,.^0^00 .6uo't.^
j^w^o .)f->iL^oo )ja.»-3 ^""^^ ^^ 'V<°H ^^*~^ ''Oio?)? o'f.A^o ^'xt
•)?)j )-,^oj i'fJ^ ^/; )^— ^3 ^^^oo jl,^-i
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.\ lul. is.)t-~>< ^OioK_/; )'t^°>^ ^'^^>wOO( OtXnii .)jiL^w^ ;o«J ^).m^O0i yOJOt^i 5
.j'i^ > N "^^^,^»; .od^m^ ).Ad,^o ^K../ «fjio ^cu^ JSs^.i-» oi^CLflDo
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Ui>Joli vrfOI Oi^S; Kj/ ).Nl3 ^^O^^U O^ y£DOV.a^O ^^ y^OC^w></ ^JlO-CO )jOi.3 10
viOi^jJo ^ ^)i\ yOi>> )^rt> )jL>/i ['«..ja.ljo ^ . mi ot^ ^-^'! -[^oio^/J
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.)lo-^) )ju; jj^^ ^'o ^^ it^^ .)i^^dk.^^<M^ t-^i^/o jjf-oos 'f;-aLN ^^
1. Oiii. B. — 2, A aild. U<»:i^i>- — 3. Peut-t5tre 'Slsuo.
quoi il a pris (notre) consubstantiel, pour que nous approchions de lui et
que nous soyons captives par ce qui est ndtre. La colombe est chassee ^
Taide de la colonibe et la perdrix k Taide de la perdrix, et tout oiseau
qui existe sert k chasser son compagnon.
6. Parce que sa nature est invisible et illimitee, il a pris le corps visible. 5
A fui. 18 pour gagner h la vie ceux qui sont visibles. 11 prit donc le corps* qu'il fallaif
gagner et il le pla^a ^ Bethloem, pour Tadorer il fit venir les Mages : A ceux
qui adoront lcs astres, il lenr donna uno otoilo pour chemin. II envoya aux Jnifs
Jcan, fils de Zaoharie, pour lcur sorvirdo predicateur. 7. Les paiens disent :
« Ne pouvait-il pas nous sauver sans corps? » Nous repondons au paien : lo
« Qui es-tu, 6 homme, pour donner la replique k Dieu? Est-il quolqu'un qui
discute avec le m^decin : « Pourquoi nous as-tu gueris avec ce remode? »
Necessairement tu ne seras pas guori. Tu vcux que nous dolimitions au
m^docin la fonction qui Ini ost propre et que nous lui indiquions quol rom^de
conviont ci ta maladie. Quant a ton Dieu, il lui a paru bon do to sauvor t\ »5
Taide du corps. 8. Que ce ne soit pas possiblo autrement mais ninsi,
^coute : Apros qu'il out transgressd le commandoment ot qu'il eut itib
soumis au pdclid, le corps fut condamn6 i\ la morl. Le corps perdit la gloiro
et riionneur qu'il avait dans lo Paradis; le corps changoa sa liborto et fut
[45] HOMELIE SUR LINCARNATION. 155
.°i\.«» ^^ ^*"^ .|.£a^;V3L3 oi!S, )oo( 1^/; jf-o^/o j^aaj t-so/ ^^ ^^"^
|q.<^ I^ %\»>o |oo( ^o j^^ •t-*°; V^/? y-'/ Iv«n iN ..oofi/o odo^)^
)lf_^0 ."iN..^ ^^ ^^*^ '-^^. V^/? y^l ill^'^ 0|KJL30 y..OIQJL3 wub^;0
5 t > ^»^/; oot •i)l^i/ ^Jl>/o )1o 1 « ^ liK..»!/ ^^i •.)K^^^<^ ~ ^. « ^m;
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^; |l't.^\ .1^09; )ja30(i > i\ •vn )..toaji.d '.^JU. ss/ ^30( .J^|f-.'fji |la^
1. ^ov*;a^^ A. _ 2. '';>^; A.
assimilc d unc bete de summc, cominc le dit David'; le corps etait soumis au
demon et il sacrifiait scs fils et ses filles aux demons, comme le dit David ■ ; le
corps cliangea I'adoratiou de son maitre et servit les creatures plutot que
leur createur. * Cest donc avec justicc, 6 corps, que la (jrdce a surabo nde * a !oi. is
5 Id ou le pechc avait abonde^. Et comment a-t-elle surabonde? — Celui qui
avait ete soumis k la mort, cclui-l^ mcme a ete delivre de la niort; celui qui
avait ete captive a ete rendu a la liberte ; celui qui a perdu sa liberte est
revenu k sa libertc premiere; celui sur qui la souffrance a regne est devenu
impassible. De meme que la mort d'Adani avait confirme sur nous tous
10 la condamnation de mourir tous de mort; de la meme maniere, la resurrection
de notre Sauveur a confirme que nous serons immortels. Ge qui a eu lieu
pour nos premices (nos premiers peres) s'est encore accompli pour
toute notre nature \ maintenant en promesse, et, a la fin, ea realite. 9. De
meme qu'au moment ou (Adam) a peche, il n'est pas mort aussitot; mais
15 la transgression du precepte Ta soumis k la mort, car, apres un temps, il
a endure la mort en realite. De meme pour nous, nous avons re^u en pro-
messe (ippaScov) le don de Fesprit et nous sommes perfectionnes (confirmes)
r- b.
I. Ps. XLVIII, 13, 21. — 2. Ps. cv, 17. — 3. Roii)., V, 20. — 4. Litl. ; « prope oiiine figmenlum
noslrum ».
10
156 1. — SAINT JEAN CIIRYSOSTOME. [/|6]
o\ ^'n jb^ioojL^ '^st^! oit^I).^ yo^ ^^t )jp/o .^..t^.,vfioo jj^Nom^
^Doi .loo» K.*)',^^ia^ ypoj oiK-,l).ba_s .-^ootv.a/ t-.^ ).iaiai. yOOtSj )^oia^
.^k ^30t->^oo IS>...)^'^ ^) )i<i-'^ 'K^^ K^'^ ^S.tf» ).^toaJu3
vjo .. > . "> V-3 ^J^;o .yioudOA. . I «•> f-30 oO( ^SlS^; "^^a^ l^-^
>ft 1'to ^-«^N yn .»',.v> ..^ILm ''^t^; ^'^N.^^ :)-5o .. ■> odaiS. ^x.» y^..v^too
». >mitoo< ^^^)J )t^! x.iiii v> v.mil/o sJLm oo(« t-*^ v^oua .^oi^^ ^^
JJ JJo-iwO .^-a^ jJ »-»~^ )K*^.« •°''»^^? )* "^ )ta3j^ ot^io-^ s^o<o;a,.,.N *> ooi
^ oot \ls) -.U>^ \J U>o^ •.yl.Q^^-.-wLio ''^iss^^ ^j ^ju. .oooo^LS «*sJ^/
^»nv>o ..y^)j2 y^l ^}^^^ -U^i]^ |Jj ^ \^r^ jJ jJ/ ')-L«.3j oiV.»^s^
yo "tN ^ wla\ ol •.l^..).baw..£aj» ^T^ \'f^ -n^ >>,nv)o yKx,-^.a vo^o .^w
) ■\.'.s ), ^^ jo-J^^^ ooi )j-<.-5. .yaa-w^wu/o )Iy» n . JJ.an>o ■ -N. •.• r> «,-. )j;jj
^^Aj ai.v> .ye, vi\ "^ ^ > '«"^^-s ^)lo ooio ■> i . ^.j )J<o^j loodj ^/ >.)a...bJ«
1. w;-«^A. ,
a la fiii en realite. Cest ainsi qu"avant rarrivee de Notre-Seigneur, tous
les peuples avaient regu la benediction, en promesse, par le moyen d'A-
braham, et elle n'eut lieu, en perfection, qu'i Tarrivee de Notre-Seigneur.
* A foi. 18 De la meme maniere, ' nous avons regu (tout) cela, en promesse, ici, mais
ce nous sera donne a la lin en verite. » 5
10. Rejouissons-nous donc de ce que notro roi et le fils de notre nature
(est) notro glorification ; uotre juge est fils de notre nature (nous est con-
substantiel) et, si nous nous approchons de lui avec aniour, parcc qu'il con-
nait nos soufTrances, il aura pitie de nous i't il nous remcttra nos peches.
Par cela momc qu'il a souffert et qu^il a ^te tente, ii peut aidcr ceux qui sont lo
tcntes ' ; lui seul rend la victoire parfaite par la souffrance de son corps ; car
il n'a pas commis do peche ct riniquite n"a pas ott3 trouv(5c dans sa bouchc".
Mais nous, a cause dc notre fail)lesso, quand bion momc nous serions vio-
torioux, la forco dc la naturo nous vainc, aussi il no nous a pas laisst^s sans
secours : i\ tout instant il nous tient par la niain ot il nous relove, il va i»
nous chercher, il nous rounit, il nous appolle avoc douoeur : Venez prh dr
moi, vous toHS qui etes faliijtws et qui poitez de lourds /ardeaux, et je rous
ferai reposer^. 11. 11 nousdonuindo seuloment do niontror uno bonno volonlo,
ponr que la victoiroappartioune t\ notre volonto, ol lui-nioiiio se tioiit dovaiil
1. Gf. lltibi'., V, i. — 2. Cl. Mul. II, tl. — J.Matlh., xi, 'JS.
[47 1 IIOMELIE SUR L'INCARNATION. 157
|_ai2Slio .)laa>^ oibw oow. ^o ^ )jp6 001; -l^ )i-io U<^ y^l ^^
)j;j ocxj "^J^-Jsoi jl«J .)la3>^ 6»^ 00«-. ^ .^ ).3>i6 ^-jsoi »j .x;^! ' \ f"i •»
.^j^/ .^-*^>eu^^C^ ).-*:iQji oi\; •>>,! oiS>o .)j>Jj ^ '^Kj oo( •.^*3jo
I. ow A.
nous eu tout. Qui nou.s ilonnera autant que ce bon maitre, qui nous fait
vaincre et qui nous attribue la victoire? Chez les rois de la terre, lorsque
les soldats sont vainqueurs, la victoire est attribuee a leurs rois, mais notre ♦ a foi. is
roi, lorsqu'iI uous a fait vaincre, * nous attribue la victoire'. Prions donc
pour que celui qui a vaincu et qui nous a rendu vainqueurs", nous donne
de vaincre, et nous bj louerons. A lui gloire dans les siecles. Amen.
1. M6me id6e phis liaul, III, 3, p. I'i3. — 2. Moine loculion a la (iu de la preniiere liomelie. siipia,
\K 126, ct a la fin dc la truisieme, p. 151.
TEXTES iMONOPlIYSrrES
I. — DiscouRS d'Erechthios, eveque d'Antioche de Pisidie, sur
LA Nativite et sur l'Epiphanie.
II. — Fhagments compiles par les mo.xophysites (I-X); Extraits
de Timothee ^lure (XI -XVI); Les heresies christolo-
giques d'apres Philoxene et Bar Hebraeus (XVII-XVIII).
Patr. or. — T. xiii. — r. 2. 11
MANUSCRITS UTILISES
British Museuni, Add. 14531, du vii'' ou vm" siecle (A).
— — — 14725, du X'' siecle (B).
— — — 12154, du VIII' au ix'' si^cle (C).
— — — 12155, du VIII' siecle (D).
— — — 12156, du vi'' siecle (E).
— — — 14532, du viii' si6cle (F).
Paris, ms. syr. n° 112, ecrit en 1239.
— — n^^^lO, — 1404.
INTRODUCTION
I. — Erechthios, ^veque d'Antioche de Pisidie, a connu la celebrite
pour avoir prononc^ iine instruction le jour de VEpiphanie, dans la grande
6glise de Constantinople, en "presence du patriarche Proclus (434 k 447).
De nombreux manuscrits syriaques nous ont conserve un fragment de cette
instruction — fragment dont on a encore le texte grec — et un discours
sur la Nativite de notre Sauveur.
A. — Le fragment etait allegue par les monophysites, k la suite de Ti-
mothee ^lure, contrc les deux natures. 11 a ete edite par Mai, Scriptorum
veterum nova collectio, t. Vll, Home, 1833, p. 165. 11 avait auparavant ete
traduit en latin par Turrianus et cette traduction figure dans H. Canisius,
Lectiones antiquie, edition Basnage, Anvers, 1725, fol., t. I, p. 527.
Nous reproduisons ici le texte grec edite par Mai et reedite par Migne,
P. G., t. LXXXVl, 2, col. 3321, avcc la versiou latine editee par Canisius.
ToO p.a;capto'j 'EpEyOtou eTCiTx.oTTOu 'AvTioystx; tti; risKjif^tai;. 'E^ o^.ikia.^ \vf(id(rr,g
ev Toi? ixyioii; Osoipaveioii; sv t/, ^^■^(xk-n iy.Akn(yia. KwvcTavTivouTTbXeux;, y.a9s!^o[ji.£vou
ToO (/.ax.ap'!ou imay.oTzou npoKlou.
riapa 'Hffaio'j tou jj-eyalou irpocpvfTOU vixouca^aev 0eo'j x.vipuTTOj/.evou' Ilai^iov vap,
ipvioiv, eysvvviOyi vijj-rv, xal uio; sio^Ovi -ojxtv ou -n oc^xn ^y^'^'''/^'1 ^■'^' "^o" a)[A0u auTou xat x.a7.et-
Tai To ovofjia auToO [LiyaCkyi^ pouVfl; a.yyt.Xoq, GaufxaijTo; cujaSouXo?, 0eo; iayuso:;,
E^QUTtadTT)?, apy^uv etp-/iv/i?, TZXThf tou (Ae'\>,ovTog aioJvOi;. M-/fTi? ouv u^Sic, iouSatxo?
e^aTCaTyfijstsv Y.\a.ho;' oiJTto yap xaT^eiv tou? aipeTi^ovTa? a^tov, m; x>v7^o [iiv to TsyOev, ixWo
oe 6 ev auTw xaTOtx-flsa? 0e6?, x.al w; Sijo Toij yevvviOevTo; at (puirei?' av yzo Tt? tcjto
■Xeyetv To^Xjxvfieiev, t6v 'E[A(AavouviX auTcI) [JidvQv avTtOec, xal ^(^a^Xtvov <7t(0T7vi; t-/;v to'j
ov6ij.aTo? uTco^e^eTo [j(.v/{[jf/iv o'j yap ^uo «pudei;, a.Xkx aoL^'/.(a(ii\nx 0e6v •/) TuapQevo; [jlu-
(jTtxw; a— exuvicev, oe^a[j.£'vv) Tvjv tou nv£U[/.aT0; eTVtcpotTr.civ ei [/.ev yap ivSpco— tvv); CTCOoa?
|i'Xa(rTVi[«.a viv 6 XptUT^s, (JUveTi9£[i.ev av, tov xapTUov xaTa Tviv (puctv (jtt[tet(jOat tvjv pt^av
ei oe ex. nveu[jiaTOi; e(7Ttv ayiou, xaTO. Tviv ap)^ayye'XQ'j (pcovvjv, 0£6; 6 TeyOeti;, e-et^ri
xat 0e6; 6 Tvi; yevsieb); Tvpo^evc;.
Beati Erechthii, episcopi Antiochiae in Pisidia, ex homilia recitata in sancta Epi-
phania in ecclesia Consl. sedente beato episcopo Proclo.
102 II. — TEXTES MONOP[IYSrri:S. [521
Ex magno prophela Esaia audivimus, cuin, ait, puer iialus isl uohis, ct lilius datus
est nobis, cujus principatus super liumerum ejus; et vocatur nomen ejus magni consilii
angelus, admirabilis, consiliarius, princeps pacis, pater 1'uluri saeculi. Nc igitur aliquis
judaicus surculus vos decipiat, sic cnim appcllandi sunt qui haerclicos sectantur, quasi
aliiis sit (jui natus cst; et alius ijui in co habitavit Duus; et quasi duae sint ejus, qui
natus est, iiaturae. Si quis enim hoc de Emmanuele dicere ausus fuerit, oppone ei iioc
solum nomen; menioria luijus nominis erit ei fraenum silentii. Non enim duas naturas,
sed Deum incariialum virgo mystice peperit, cum spirilus sanctus in eam supervenisset.
Etenim si Ciirislus esset foetus seminis humani, concederem fructum secunduin
naturam imilari radicem. Sin vero est ex Spiritu sancto, secundum vocem archangeli,
Deus est qui natus est, quia Deus est causaortiis.
Au premier concile d'Eph6se (431), i'eveque d'Antioche de Pisidie se
nommait Tranquillinus et avait d'abord suivi les Orientaux oppos^s k saint
Cyrille; au concile dc Constantinople (nov. 448) et au conciliabule d'E-
ph^se (aout 449), l'evoque de cette ville se nommait Caudidianus et etait
rauxiliaire de Dioscore. Erechthios se place entre eux deux et s'etait oriente
vers le monoph^^sisme. Cf. Le Quien, Oriens cliristiaiius, Paris, 1740, t. I,
p. 1038.
Le fragment ci-dessus a ete cit6 par Timothee .Elure, patriarche mono-
physite d'Alexandrie de 457 ^ 477. II a ete traduit en syriaque avec rou-
vrage de Tiniothee, Brit. Ms. add. ms. 12156, Ibl. 49 (E). U a ete insoro,
un peu raccourci, dans les compilations jacobites; nous ferons connaitre
les manuscrits add. 14532, fol. 13^ (F), 12154, fol. 12 (C), 12155 (D), fol. 35
et 169.
Durant la premifere moitie du vi° siecle, Leonce de Byzance aurait
volontiers rejete comme fausses et apocryphes les citations all^guees par
les monophysites : Ti; yap xpuij^tdvjaou; xxi (paXffoypzfpou; 'jiawv j^pricei; a7:a$ xai
Sk (pupaQeida? ev axepaiw oLitloTnri >.oitcov o'j xapaSe^ojAsQa, iMai, Script. vet. itova
colL, Rome, 1833, t. VII, p. 139 et Migne, P. C, l. LXXXVI, 2, col. 1852.
II ne fait cependant pas cette objection aux quelques lignes dErechthios
qu'il cite ; nous pouvons donc conclure qu'il en admettait — avec raisou —
rauthenticite. II ecrit (Migne, P. G., t. LXXXVI, l, col. 1257) :
Ilapafpepouoi ^i x,al i'X'XYiv '/J^r,n\.v aTCO 'Epe^0iO'j, otti; o'j5e'TCOT£ irix,ou(j6» ei,; iraT«pa;,
•/tai TOdouTov, OTi Tt{Ao6e'ou Yf^t^j/avTo; xaTo. tyi; ouvo^ou, x.al ■xapayaYovTOi; jf^p^fiiiv ir^o
'Epeydiou, Kupoi;, 6 oineio; TvpeoSurepo;, eypa(j/£ Tvpo; auTOv, 6ti "IWsXdv ce SiopOwtraaOa:
to'jto' 'O yap 'Epe'j(^6to; ouSe^iroTe •flxouaOv) ei; TCaTe^pa?.
lls alltjguent encore un autre toxte tire d'Erechtluos, qui n'a jamals ete mentionno
parmi les Peres, au point que Timothoe (.Elure), ecrivant contre le concile (de Chalco-
doine), et citant uii passage d'Ereclitliios, Cyrus, (son) propre pn^tre, lui ecrivit ; « Jc
voudrais que lu corriges cela, car Erechthios n'a jamais elo iiKulionuc parini les Peres. •
Ephrem, patriarcho dWulioche do 529 ii 545, proud aussi Erechlhius
[53] INTRODUCTION. 163
k partie dans un ouvrage dont Photius nous a conserve le rdsume, Bihl., cod.
229, Migne, P. G., t. CIII, col. 1000 et 1002. Ephrem montre que saint
Cyrille admet equivalemment deux naturcs comme les Peres de TEglise :
Gr%oire, Athanase, Amphiloque, Chrysostome, Ambroise; il ajoute que
les adversaires apportent des textes de Gregoire de Neocesar6e, d'Athanase,
de Jules (de Rome), de Cyrille et d'Erechthios et ne veulent admettre « quune
nature incarnee de Dieu le Verbe »; il argumente contre eux pour mon-
trer que les mots memes « une nature incarnee » impliquent la difference
des natures. Ephrem expliquc au sens orthodoxe les textes de saiut Athanase,
de saint Cyrille et de saint Jules de Rome. Pour Erechthios, il renonce a
Tinnocenter :
'O (AevToi ye 'Epe/Oioi; ei pv w? 'AOavxctd? ts xal K.6^iKloc, xai 'louXio? t-/|v (pwvy^v
ex>.a(A€a'vEi, toOto av eiy) a'[x.6tvov, ei 8h Trapa t-)iv exeivwv ^o^av, Oau[;.a(7T6v oud6'v eig
yap T/,v EOtuvoO; vdoov tuoXT.oi Toiv iepoiv avi^paiv toOtov e^pwpaoav xeijxevov, viv y.ai auTog
Oxo^etjcvuciv i)Si Ttiac, T^eywV Ef (xev avOpwTuivr,? citopa? -flv fi>.a(JT-/i|J.a 6 Xpi^jTO?, cuvs-
TiOs'(AYlv av Tov xapTOv elvai xaTa t-/iv pi'Cav ei ^e eic nveujji.aTO(; (iyiou xaToc t-/iv tou apx^^Y"
ye'>.ou (pcovr,v, 0e6; eTej^Or, e7V6tS-/i xal 0e6; 6 tyi; yeve'oeoj; ■rcpo'^evoi;.
'0 (Aev 'Epsj^Oio; TaijTa" soae i5e fj av/)p (ATi^e ra Tvis 'E>.ica§eT (juvtevat piQpiaTa, yi
Tviv ©eoTOXov Mapiav eu>.oyoO(ja' E''j>.oy/i[xs'v/i ix) ev yuvai^lv, avaxp^^ei, x.ai euT^oy/ijj.Evo?
6 xapiro; t/,!; /coilia; (jou.
Si Ereclithios entend cette parole (une nature du Verbe incarnee) comme ront fait
Athanase, Cyrille et Jules, ce serait le mieux; mais s'il Ta entendue contre leur opinion,
cela n'a rien d'etonnant, car beaucoup d'hommes saints ont cru qu'il partageait la mala-
die d'Eutyches ; il la montre Iui-m6me lorsqu'il ecrit quelque part : « Si le Christ etait
un rejeton de la semence humaine, je conc(3derais que le fruit est comme la racine, mais
si c'est du Saint-Esprit, selon la parole de Tarchange, Dieu a ete enfante, puisque Dieu
a ete le principe de la generation. »
Voila ce que dit Erechthios. Cet homme semble n'avoir pas compris les paroles d'Eli-
sabeth, qui s'ecriait en louant Marie, mere dc Dieu : « Tu es benie parmi les femmes et
le fruit de ton sein est beni. »
B. — Le discours sur la Nativite n'a, par contre, aucune histoire. Nous edi-
tons sa version -syriaque d'apres les manuscrits du British Museum add.
14531, fol. 77 (A) et 14725, fol. 23" (B) avec les variantes des deux frag-
ments contenus dans le manuscrit add. 12154, fol. 12 (C)'.
Le texte d'Isaie, qui sert de base au fragmeiit cite par tous les monophy-
sites, sc trouve aussi dans le discours sur la Nativite, mais n'est pas suivi
du meme contexte. II y avait donc Ik un motif specieux pour croire que la
lin du fragment etait apocryphe et avait ete fabriquee par les monophysites.
On ne congoit guere cependant que ceux-ci aient pris la peine de fabriquer
1. Voir ces fragments infra, page 177-178 (Je a jusqu'a b et, page 179-180, de c jusqu'a d.
104 II. - TRXTES MONOPIIYSITES. [5'.]
iin toxte au nom (l'un liommc aussi peu connu; nous admettrons donc
qu'l']roclitliios a prononc(5 doux liomcilies : 1" uiio instruotion le jour do
rEpiphanie en prdseiice de Proclus, dont il ne reste qu'un fragment, ot 2" un
discours sur la Nativit^, qui coramcnte le m6me texte d^Isaie et qui est con-
serv6 en entier.
II reste encore ft expliquer pourquoi lo manuscrit add. 14531 (A) fait
d'Rrcchthios un 6vt'quo de Tarse lorsquc tous les autros on font un 6v6quc
dAntiocho do Pisidie.
Ces textes contro les deux natures aidoroiit du moins i reconstituer la
christologie de rauteur et lui assigneront uno petito place dans les littcratu-
res et Thistoire dos dogmes.
II. — Fraf/mpnts compilcs par les monophijsites. Eivtraits th Timothee jElure.
Nous avons transcrit au IJritisli Museum, dans lo manuscrit add. 121.55, du
vm° sioclo, quelquos fragments qui (5clairent Jivers points des controverses
christologiquos du v° au vi" si^clo. Nous d6butons par doux textes de deux
des principaux partisans de Nestorius (I et II). On verra combien ils s'atta-
chaient a combattre les monophysites. Deux petits traites (IV et V) sont
dirig(is Tun contre saint Leon et Tautre contre le concilo de Chalcedoine. IIs
sont dus ;\ la plume des nionophysites qui avaient ete combattus par Alexan-
dre de Mabboug et Doroth(3e de Marcianopolis, et ils precisent de maniSre
assez heureuse, sinon les erreurs que nous pouvons decouvrir chez Diodore
et Nestorius, du moins les erreurs pour lesquelles beaucoup de leurs con-
temporains les condamnaient. On y remarquera, une fois de plus, que Theo-
dore de Mopsueste aurait dit deux natures, une hypostaso et une personne.
Une pii^^co interm^diaire (III) nous donne les locutions que chacun devait
employer. La pi^ce VI raconto le colloque des S(3v6riens et des ChaIc(3do-
niens, tenu k Constantinople de 531 t\ 533. Nous la faisons suivre (VII) de
deux des phrases les plus caractdristiques d'une profession de foi des Julia-
nistes. Ces monophysites tenaient que riiumanite prise par la nature du
Vorbe etait incorruptible. Leur r6le, h eux et aux Eutychiens, a 6te de mon-
trer ou pouvait conduire le monophysisme condamnc- par les Oriontaux. La
pi6ce VIII montre commont los monophysites citaient et entendaient les
textes do saint Cyrille. Solon eux, hypostase (^quivalait i\ nature, et il y avait
unification des natures (sans m^lange ni confusiou), tandis que, pour TlnJo-
doret, riiypostase devait ^tre rapproch^e de la personne avec unitication dcs
personnes ou hypostases, dans la personno ou hypostase du Verbe. Les
pitices iX et X sont uii spccinicn do la plus ancionno rcjaction on favour de
Nestorius. Pour simplilior rargumcntation ct lairo imago, on avait rt^p^t6
que Nestorius disait deux Clirists et deux Fils et quo lo Christ n'(5tait pas
Dieu et quo la Vierge n'(5tait pas in6ro de Diou, ol tout lo moude s'(itait trouv»)
[55] INTRODUCTION. 165
d'accord pour condamner ces erreurs; mais on s'est apergu, longtemps
avant MM. Loofs et Bethune Baker, que la plupart des difTicult^s tenaieut
souvent k la notion des dcux natures mal definie et mal comprise par beau-
coup, et Ton avait et6 amen^ k voir que bien des argumentations torabaient
k faux. Cest ce qui est arriv6 aux monophysites qui ont ecrit les pi^ces IX
et X; ils ont demontr^ que Nestorius ne disait ni deux Ghrists ni deux Fils
et qu'il confessait I'union des natures.
Ces petits textes ont, en general, le desavantage de ne pas cHre signes;
aussi, pour montrer qu'ils traduisent exactement Tetat d'esprit de Teglise
jacobite du v" au vi° siecle, nous les faisons suivre de quelques extraits
(XI a XVI) de Timothee yEIure, patriarche jacobite d'Alexandrie de 457 a
477', que nous avons transcrits sur le manuscrit du Brit. Mus. add. 12156,
anterieur k Tannee 562-.
Timothee est un moine que saint Cyrille a arrache au desert pour ror-
donner pretre ' et qui a ^te, en 449, rauxiliaire de Dioscore a Ephfise ',
comme Dioscore lui-meme aurait 6te Fauxiliaire de saint Cyrille en 431°.
II est donc bien qualifie pour nous faire connaitre le sentiment des siens.
Rappelons les principales dates de sa vie : Des la mort de Marcien, les
monophysites ^gyptiens le firent sacrer ev^que, et il chassa Proterius de
la grande eglise d'AIexandrie. Apres le meurtre de Proterius (29 raars
457), il expulsa les eveques chalcedoniens, qui all^rent demander justice au
pape et k rempereur. L'erapereur L^on, a qui Timothee r^claraait la con-
Yocation d'un nouveau concile, se borna ^ deraander par lettres^Tavis des
eveques et des principaux personnages sur rordination de Tiraoth6e et la
r^ception du coucile de Chalcedoine. D'apres leur reponse, lempereur
exila Timothee k Gangres et il s'y rendit, par la Palestine et la Phenicie, en
459 ou janvier 460. Corarae il continuait k intriguer, on Tenvoya certain
hiver k Cherson et il y ecrivit Fouvrage conserve en entier en armenien et
en partie en syriaque (ms. add. 12156, fol. 1 k 63)% auquel nous allons
emprunter quelques pieces qui nous ont paru les plus int6ressantes. Tiraothee
fut rappele par Basilisque (475); il vint k Constantinople et suggera ^ Tera-
pereur la redaction de FEncycIique; il alla reprendre possession du siege
d'AIexandrie (nov. 475) et rendit, chemin faisant, k Paul d'Ephese les droits
1. La source principale pour 1'liistoire de Tiraotli^e est Zacliarie le rheteur edite par Land, Anec-
dola sijriaca. Leyde, 1870, t. IH, traduit en allemand par Alirens et Kruger et en anglais par Hamilton et
Brooks. Zacharie a el6 resumS par Evagrius, Hist. eccl., liv. II et III, P. G., t. LXXXVI, et par Michel
le Syrien, Chronique, t. II. Nous renverrons aussi a J. Lebon, Le monopliysisme severien, Louvain,
1909, et La christotogie de Timothec /Elare, dans la Revue d'Hist. eccl., Louvain, 1908. — 2. Gf. W.
Wrighl, Calalogue of Ihe syriac manuscripts in the Briiish Museum, Londres, 1872, p. 648. — 3. Land,
loc. cil., p. 135. — 4. Infra. p. 206. — 5. Cf. Pierre ibn Rahib, Chronicon orientale, trad. Cheikho,
Paris, 1903, p. 121. — 6. Cf. infra, p. 217-218, note 4. La d6couverte du texte arm6nien complet a
diminue rimpoilance des fragments syriaques.
166 II. - TJilXTRS MONOPHYSITRS. [56]
patriaiciuix '. Un mouvemont populairo h Conslantinoplc- arrdta Basilisquc
sur la ponle monophysite ot il publia rAntiencyclique; le succds de Z^non
vint comploter la reaction et Timotlioe dtait menace (i'iiii nouvel exil quand
il iiiciiirut le 31 juillot 'i77 \
Le flot montant luonopliysite, oscillant sous Z6non, atteignit son ploin
80US Anastase (■491-518), cornme le montrent en particulicrlcs listes suivantes
des principaux ovfiques de cette laction :
IV^s^ . asoltoou..^ ya^ o,-^l| ovj; . U>>-Lm^! l3<inm.q(; |jl.> ^oINjq^ Iq^ >ainnm.\.m.>; ^n .\ nn n 1 1
It^oixu . |t>i^ lU»/; /-1 ^•°*'! \00t-if-o/; I °" " "" - o I ,oovioo :^oi^io/) .mfr.mi/o :acnm°)(; |Ja3o .|^<i<^|;
.^a^oaiu/ pows; UupL jLnian.ovo ov^ 1;*;-...^ o^.^/; ^^.nnhm.^f
ux»ovJ^ib. «uoU./ 1-^o-a.o; ^a^Oi : |ji^o po^^>.A'^; ^xdo;ovJQxo ^ |-.t, im-iNI-B oooi; .' omaotLV/ l^nrh.*!»/; |opQJk
.«mov^ '""ji^^-^ ..moioiiiDQ-) .|Lq.,_ iCv3 ^ |.. .1 V)\ l-LiJ ^VL P>o/; ^\ii.o . ^iooO|l; voP; |mvo.^o po,.oNi)
. f^ nl ) -.\Nrt .Qjj) f^ .^ . ^ tnny ^ us)oV^O ^o* ^) _mL / f-ort . nrt.ft[irt ^cDolPoo.*^© |>nnm.; .,j-..a..o ^J....CL. . ^mn.m iLf
^ojCoeu..^ ►"L(; ooi '-"^^'i/ ils.j) )oX»io/; ^Q^iQ^poo . |i'<f>.mf iC.j; Uoaj.^1; |;^>So ■. , m .\n°)i . ^ i fr.,mn n;
^oP; 1.00^)00^0 . I .1^1 -^s-.. ~'.~i .-^~s ^) ojo^_/ . ^ov^o^ yoovif-o/; Minnm..^/ ,^001^0 ^oi .piamo/ ^ ^oi ^ l-oi
^s/>.\i(n . ,.ma...m>o|Lo .moj^ V) . (,0 |inm.;o . |..i,im-)^; ^o. .|io|js Lq:^.; (.m^ovKUB |LV.5j,^o : Vioj-o ovo
.,^OOiLq\; |.a:,';otJQoo |L'V.^Ij |io|xD |.^jJlo^V~( Loaoi 001 ■ ■ m .Nn*^! .((.ij^mnn;
EncycUque de Basilisque a Timothee, archevSque d'AIexandrie*, a laquelle adhere-
rent, avec Timothee, Pierre d'Antioche', et Paul d'Ephese*, et Anastase de Jerusalem'
et tous les eveques de leurs regions qui etaient, comme le discours le porte, sept cents
eveques unis ensemble dans la vraie foi qui etait sur cette encyclique '*'.
Noms des evdques orthodoxes qui furent a Alexandrie depuis le concile de Chalce-
doinc, et qui iinathematiserent nommement le concile de Chalcedoine, le tome de Leon
de Rome et quiconque dit au Christ deu.r nalures apres 1'union : Dioscore"; Timo-
thee'^; PieVre'''; Athanase"; Jean'^ et Jean"'; Dioscore"; Timoth^e'* et Theodose '".
S'unirent avec Pierre pour VHenotique de 1'empereur Zenon : Acace de Constanti-
nople'-'"^ Pierre d'Antioche -', successeur d'F,tienne-^; et Martyrius de Jerusalem^^,
1. II le soustrayait ainsi a la juridiclion de Constantinople. — 2. Le mouvemenl i5lait dirige par le
stylile Daniel, dont la Vie vient d'etre 6dit6e par le P6re Delehaye, Analecla BoUandiana. t. XXXII
(1913), cf. p. 187-200. — 3. II avait pr^dit sa mort et on Ta accus6 de s't'tre empoisonne pour verifler
la pi'edic'tion. Du nioins les nombreii.v r6cits qui lui sont consacr(5s dans les Plerophories, P. 0..
t. VIII (voir la table), sentent la superchorie, et los arguties que Ton va lire ainsi que les quiproquos
sur lesquels elles reposent engagent peut-tHre sa bonne foi. — 4. Add. ms. 12155, fol. 108 ' '". —
5. Add. ms. 12155, fol. 109 r°. — 6. Timolh(5e /Elure, raars 457 a janv. 460 et nov. 475 au 31 juillet
477. Nous emprunlons ces dates 4 M. G. Kriiger, Die sogenannle Kirchengeschichte des Zacharias
rhitor. Leipzig, 189'J. — 7. 468 (470 'n a 471 et 475 i\ 477. — 8. Depost5 par Acace, revint aussi sous
Basilisque et fut u nouveau banni par ZiSnon en 477. — 9. Juillel 'i58 a janvier 478. — 10. Les m^mes
noms et le m6mo chilTre (700 6v6(iues u i"! peu prfes u) so. retrouvent dans Zacharie, Land, loc. cit.. III,
168-169. — L'encyclique condamnait, en propres tormes, le concile de Chalcedoine; voir le le.vlo dans
Evagrius, Hist. eccl., III, 4; P. G., t. LXXXVI, 2600, et la version syriaquo dans Land, .-tnmf. syr.,
III, 167. — 11. 444 au 13 oct. 451 (mort lo 4 sepl. 454). — 12. V. supra. — 13. Piorre Mongo, 31 juillel
au 4 sept. 477 ct d6c. 482 au 29 oct. 489. — 14. 489 au 17 sopt. 496. — 15. Jenn 11 llomula, 496 au 29
avril 505. — 16. Jean III Niliiotes, mai 505 au 22 mai 516. — 17. Dioscoro II, nuii 516 au 14 ocl. 517. —
18. Timolh^o IV, octohre 517 au 7 fijvrier 535. — 19. Ordonnti le 9 ou II fevrior 535, on possossion
juill.-aoiit [ou octobre; cf. Oa^yrh. Papyri, XI, (1915), n' 1357] 535 i\ nov.-dt^c. 536, morl lo 19 ou le
22 juln 560. Nous ompruntons los dulos dos Irois derniors k E. W. Krooks, daus Byi. lleitschr.,
1903, p. 497. Les Vlos do tos patriarches d'Alo.'cnndrio se Irouvent /'. O., I, 443-4()W. - 20. 471-489. —
21. I-loiro lc Idiilon, WH (470'i')-'i71, 47t')-4:8 ot '(85-488 ('0. — 22. 478-481 (?*. - 23. 478 au 13 avril 486.
[57] INTRODUCTION. 167
successeur d'Anastase, qui s'unit a Timothee le Grand Iorsqu'il revint d'exil '. Ceux-ci,
avec tous les eveques de leurs prosnnccs, aiiathcmatiserent nommeinent le concile de
Chalcedoine et le toine de Leon daiis les lettres synodiques quils (adresserent) a
Severe : Jcan d'Alexandrie et Dioscore, et Timothee et Theodose et Antliinie de Cons-
tantinople^. Saint Sev6rc^ ranathematisa aussi dans les lettres synodiques qu'il leur
envoya.
Le compilatcur de Zacharie le scoIa.stique a pu couclure* :
L'empereur Anastase, qui rejetait expressement le concile de Chalcedoine de toute
son cime, ordonna la reunion d'un concile d'Orientaux a Tyr pour reformer tout ce qui
avait besoin de Tetre (513 ou 515). II s'y reunit les eveques du pays d'Antioche et d'Apa-
mee et de TEuphratesie et de FOsroene et dc la Mesopotamie et de TArabie et de la
Phenicie Libanaise. Lorsqu'il y fit briller la verite de la foi, (Severe) y expliqua le livre
de ITIenotique de Zenon qui avait ele (promulgue) pour rendre vain ce qui avait ete
fait a Chalcedoine, et il anathematisa la expressement Taddition qui avait ete faite a la foi.
Les eveques qui s'y reunirent avec Severe (d'Antioche) et Xenaias (de Mabboug) preche-
rent toute la verite et ecrivirent des lettres d'adhesion u Jean d'Alexandrie eta Timothee
de la ville imperiale. Elie de Jerusalem^, a cette epoque, s'associa aussi a eux, bien
que, peu apres, il fiit chasse et remplace par Jean*. Ainsi, a l'exception du siege des
RoMAiNs, les prdtres etnient de nouveau en union et en accord au sujet de la foi.
Ce document nous montre que les sieges occupes en 431 par les Orien-
taux diphysites, Tetaient, en 515, par des monophysites. Cette crue du mono-
physisme montre bien la realite du peril contre lequel ont lutte ceux qu'on
a nommes « les Orientaux » : c'est leur resistance — pour partiellement
inefTicace qu'elle ait ete — qui a contraint leurs adversaires a se rapprocher
d'eux, tout en se couvrant de formules difTerentes, et k condamner le mono-
physisme strict de leurs plus ardents amis pour s'en tenir k un monophy-
sisme tres mitig^''. On ne peut donc comprendre les ecrits de cette periode
qu'en mettant partout les adversaires en parallele. Saint Gyrille a dit en
somme qu'il ne fallait pas etudier ses chapitres en eux-meraes, mais seule-
ment en tant quils etaient diriges contre Nestorius*. Les Orientaux et
1. Anastase, iuill. 458-janv. 478. — 2. Anlhime, 536. — 3. Patriarche d'Antioche de 512-518, mort le
8 f<;vrier 538. — 4. Land, Anecd. syr., III, 229. — 5. 494 a aout 516. — 6. sept. 516 au 20 avril 524.
— 7. II est egalement vrai que la riSsistance des monophysites a empechS les Orienlaux de retomber
dans les erreurs de Paul de Samosate. On les leur attribuait et on les obligeait ainsi a s'en disculper.
— 8. Capitulorum vero virtus contra sola iVpstorii dogmala scripta esl. ... Qui vero anathematizant
atque negant ejus vesaniam, cessabunt tiaec, quae a nobis scripta sunt, increpare : videbunt enim
capitulorum sensa solis illius contraire blaspliemiis. Leltre a Acace, dans Lupus, Variorum Patrum
epistoUie, Louvain, 1682, ch. Lvi, n- 144, p. 133. Epiphane, syncelle de saint Cyrille, souligne encore ce
fait Iorsqu'il (Scrit : Ex necessilate disposuit per omnta sancUssimus Dominus meus Cyrillas, ut ejus
quidem sanrlitns anallicmale inlcrposilo dicat, quod nonju.rla liaereticum inlellectum liaec ipsa expo-
suerit. sed quidquid videtur reprehensibile essc, zelo et calore circa Dominum nostrum Jesum Chri-
stum, qui abnegalus est a Nestorio, dictum sit. Ibid., ch. cciii, n" 292, p. 417-418. Le raal est que beaucoup
d'interpretes, d'amis et de successeurs de saint Cyrille ont eu le tort de se sSparer de rEglise, parce
qu'ils onl voulu prendre au sens strict, c'est-a-dire monophysite, ce que lui-meme et son syncelle Epi-
phane ne voulaient prendre qu'au sens large, c'est-a-dire diphysite et calholique.
IfiS II. — TEXTRS MONOPIIYSITES. [58]
Nestorius peuveat demanilor aussi qu'on ne se borne pas {\ (^plucher leurs
textes pris en eux-m(?mes, mais seulement en tant qu'ils voulaient enrayer
le mouvement monophysite '. Cest pour faciliter celte comparaison que nous
clonnons ici quolques textes monophysites parmi les docunients dostin6s {"i
echiirer Thistoire de reglise nestorionne.
Nous terminons (XVIl-XVIIl) par deux petits rocueils d'hi^r6sies chris-
tologiques. L'un ost di\ {\ Philox6no (X6n;uas)'-, 6v(5quo de Mabboug.de 485 k
523; nous Teditons d'apr6s lo manuscrit syriaque de Paris n° 112, dcrit en
Svrie durant rannee 1239'; Tautre est di\ h. Gregoire Bar Ilebraeus (1226 i
128(3), qui Tins^re {\ h\ lin du chapitre consacr^ h. Tincarnation dans son
grand trait^ de theologie intitul(5 : Le Candelabre dit sanctmire toucliant les
fondemrnts ecclesiastiqiies; nous r(5ditons d'apr6s le manuscrit syriaque do
Paris n" 210, (3crit a Sc(5te durant rann^o 1404 '; nous avons tenu compte du
rosume qui en a 6t6 donn(3 par Ass^mani, B. 0., II, 291 A292. Apres avoir
lu que Timothee iElure qu{\lifi;ut le concile de Chalcedoine de « diabo-
liquc », comme « r(5uni et dirig(3 par le diable, comme le precurseur de TAnt^-
christ et la revolte qu'indique Tapotre Panl quand il ^crit aux Thossaloni-
ciens », Pleroplwries, ch. xxvi, dans P. 0., Vlll, 67, et avoir vu quo Philoxeno
fait figurer les nestoriens et les chalc^doniens parmi les h(3resies chris-
tologiques, il y a grand interet ^ constaler que le primat jacobite Bar
Hebraeus, non seulement ne les fait plus ligurer parmi les her(?tiques, mais
d^clare explicitement que les nestoriens, les jacobites et les chalcedoniens
arrivent, au fond, au meme but, mais par des voies differentes qui sont plus
ou moins commodes. Nous lui laissons, bien entendu, la responsabilitei dc ses
assertions, dej{\ r(3sumees ot refut(3es par Assomani, loc. cit.
1. Leurs affirniaUons semblent du nioins niontrei' que c"etait leur eonstante preoccupation. —
2. Monophysite jacobite fougueux, cf. Rubens Duval, La litteraliire syriaque, Paris, 1907, p. 354-356
et surtout W. Budge, The Discourses of Philoxene, t. II, Londres, 1894. — 3. Cf. H. Zotenberg,
Calnlogue des manuscrits syriaques de Paris, p. 75. — 4. Ibid., p. 161.
10
I. — DiscouRS d'Erechthios.
^i.<v..qn rdi,Aj^irsf:\ ^v^BjxcxuBrs^ ^ooarsfiva^rsf ^rcfiacv^':^
T^hjn\ T^^a.i_3 •tcIjjjt^ iuro '-1:731^:^ rsf>x\^no^ ^
wa-Lpan-a ts1x_.tvj3 a'iu. Tv_a .m t ^g ^ 1 1 ^i ^ ma-pix
)j..^.f j^jl-i»© «HiOJl IViJ^OOO .OiSto ^*5^ loOI OtlQJLA»; o6i .^ ooi-1/ |v-=>
JLiali^; U/ .j-ieCiSsJi; U' .)-^^-^ .pKX*- jou^ .jjo^s^ |poo, .\.^i
•'^JVAio:^ V-^^ Uso» .voaJ^^jLl )l^;oot> ^^^ jl^ooxo '"^i^-.aoi ^jJ .t-^i.;
.,^1/; ocH..i!k ^t^/ '^)LjV-! s;;^ ^/ ."jJo QJJ..-4VOJ yoot-^-/; ^-^Jl^jl
1. U'.o, I). — 2. ui«a-IX3|W E. — :!, Pftiam.a; DE. — 4. f-»|l-N E. —5. E add. l*-jO. — e. tSatusa^i D.
7. us>a^o;3 Panntt-^t; l»i ^att::^ |a» o.tv* p E, — 8. Les premieres ligiies figiirent dans E seul.
_ 9. DF commenceiit ici. — lo. l;o-v^ tD,) DF. — u. Om- DF. — 12. Pf-i; DF.
— A. De saint Erechthios, eveque d'Antioghe de Pisidie, de l'ins-
TRUCTION QUI FUT PRONONCEE PAR LUI EN l'EpIPHANIE, DANS LA GRANDE
eghse de Constantinople, en presence du bienheureux Proclus, eve-
QUE DE CETTE VILLe'.
10
Isaie, le grand prophete, proclame Dieii enfant. Car, iin Fils nous est ne,
dit-il, un Fils nous a ete donne, qui a son pouvoir sur son epaule, et il a reru le
nom d'Ange du bon conseil; conseiller admirable; Dieu puissant; prince; clief de
la paix; pere du monde d venir-. — Ne soyez donc pas attires par une certaine
branche juive — car c'est ainsi qu'il faut nommer ceux qui sont h^retiques
— au point de dire qu'autre cst celui qui est ne et autre est celui cn qui
1. Voir le le.xte grec dans rintroduction, p. 1G2. — 2. Is., i.x, 6,
170 II. — TRXTES MONOPllYSITES. [60]
V-^vj -t^^lh, ooij yoj/ ''*^-^*.3 ^Vljo Jou^ V^ o«-»? «>«*^ '^JJV— o
)l;ci,^3o .oi^aii\ ^)eu^ »o..,>\ a ^^)o > V>N^>> .''^paj );o« po).:»OL^ ju/
)oiJikil jJ/ ."^.1 ;• "> ^Vl t--^^ )ooi jl .^-.nV) ).iaji» )_ijota_iJ^ )-o)^!
a:Sx .'^)-,o;, )laJUL^ K:^^ P .1^ ''K-)jj)i )K^oK^ ">^^/!
y^l .)i).3; JS>-,ooi ^)e>^^ •.),.. » tVi )^oli/ ).iw»j» )ooi w.o<oK_/ )K^a^ '"^^ '
)_iiM jLo y^l «oio^w/ )-Ji;a_o; l—oj ^ ^-; y^/ .\\e\ \\ )_io;K-J )jL*3
)KXi. ^oioK-./; o6( oo( )oC^ »3/; ^^>.^^ ^^i/? ooi oot )o|J^ .^lsjbo;
♦)^;
Le manuscrit add. 12154 (C) porte une traduction differente qui va du commencement
jusqu'a rendroit oii s'arretent DF. Xous la roproduisons ici : lo
)Nji )Lpo . PoiSv t_j; 1^^ ovx;» ^IU; ki<Vj^'ol- ^ -U, .fn.^; |^o.^|; ^^nnm.ql ^o|N3t( l^t^i
. II^^JL.^; oi^f \& nrf\ .c\i ^xxsQ^^o;^ pNj»cx^ ^.^l^.. ^ ■•■fif>.\ngM*^i^ mn nt
OilOJJ-S; OO) .^ O0V.L/0 \-rJ> .^ A-L/ -^t r^ [.^ . y\\M.t \o\S\ iptoo; )..i4, -.tji ooi [^^ \-^t ^
|N^\^; )j5( I v\.; |j.^i ■ )-^ ..^ j ■pNN,... |oiii\ .)ov>-ioL )jQioo . |to) )ts-o.>L. )j>)Lio ovMa )-f^Cooo . otSto ^
ooi ^ ooi U'r~t; T^ /-t .■^,n.fn.yov^ )VJU; |aj i-v^ pJOi .•ynT.s(,L )ISw;oov )fir^ )IloaiO ^^..soi )l .f.C^. )."i
vij( wjyi.vi |;oi; j-».^ ooiJ/ •■;i-L|; odi; )-Li3 yOov.l!^| ^iL; ,^ ^(o . iJo^ otj; odi )otSv ^; pt-( ■ A^L^;
-. |.i::3 ^iL ;.A^ o^ . '^''" \mj,> )La±oiiCOQ\ wdi W^< |L;a^o : oi\inn\ ^.m ;a..\.j -^^niviv^ ■ v^t^o^
■ ^oi; |Lnn.^y IS^oliS p ■ ^p);|i )l!AolS.:! L>^ ■;m->in; jot^is p(
13. Ij;-(o DF^ _ i',. \i^ !)■ _ 1;,, Itot •^x\i-, ^-yM DF. _ 16^ U^Ll^ l». — 17^ t-Hli !>■ _ is^ D
ailil. l*>tO^ DF s'arr(5lent d'ailleurs icL
Dieu demeure, et que celui qui est ne a deux natures, car si quelqu'un ose
dire cela, opposez-lui seulement Emniauuel (Dieu avec nous), et la meditation
de ce nom lui imposera le frein du silence; car ce n'est pas « deux natures »,
mais c'est « Dieu qui a pris un corps », que la Vierge a enfante mysterieu-
sement, lorsqu'elle a re?u la descente de TEsprit, car si le Christ etait un
produit de la semence humaine, j'accorderais que le fruit est conforme en
nature a la raciue; mais s'il est du Saint-Esprit, selon la parole de Tar-
change', c'est Dieu qui est n6, parce que c'est Dieu aussi qui est la cause
de la naissance.
I. Liir, I, 35-
i
1
.'r^oL iun dxT\ oocvfio'!^'^ r^9jxttL9r^ ^cuivanr^ vs^-xjiTi
.^'r^l |ou^; oi^; ooo/t jL*./ ^oJ^oo jj Jloi.^ JS^.,JS.^ )J^oN^
|.^CL<;o )^f/io l-OQJi; U-o'^ •^) t» ■■V>o )-00}3 •.>«'^IV) t^^l/ )oi^ V-<^ )oi '
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J^)V....V,.» .)>AJ'^ y^l '')jLi) uJLd J^.^ ^y^ih. )la^^ jJ )oC^o ' .^...^..».^0
• .wQJi. ^oia^/ ^^ ^CL..^ ^^0 •.^a2S..^J^o ^oioJk../ >ooJ^oa:bo; )oi^ ^;
\sl ^i ow : |JJowl^>-ioo V.V.1SJ0J. — 4. B: |i.;— i.. — 5. B : |."i.i-n. — U. B : t*^
A r. 77 V»
B. — De s.vint Erechthios, eveque de Tarse. Sur la N.vtivite (B : eve-
QUE d'AnTIOCHE DE PlSlDIE. HoMELIE SUR L.V N.\TIVITE DE NoTRE-S.\U-
veur).
Vierge pleine de grftce, je ne cesserai jamais de te nommer Mere de Dieu
5 m6me, car voili que Dieu est ne dc toi, sauveur et vivifiant, creatcur du ciel
*et de la terre, de la mer et du continent, et de tout ce qu'on voit et qu'on ne * Af. 77v°
voit pas; qui est ne de son pere avant les mondes et au-dessus des temps, k
jaraais et depuis toujours, sans coramencement et sans fin. Mais & la fin, pour
la vie etle salut des horames, il s'humilia et fut homme integralement, sans
lu 8'eloigner de son preraier honneur et sans etre prive de la gloirc de la divi-
nite. Etant Dieu, il ne rendit pas trompeuse la forme de serviteur qu'il prit;
mais il demeura dans ce quil etait et il fut ce qu'il voulut. Aie pitie de moi,
6 fils unique, et ne me laisse pas adorer un autre dans un autre, Dieu et
rhorame; mais seulement un : roi et Filsunique, Dieu immortel qui est apparu
15 chez les hommes corame homme. Car, en verite, Dieu qui est k jaraais et tou-
jours, et qui naquit d'abord de son Pere, apparut de Marie ^ la fin. Nous
croyons que Dieu le Verbe descendit sans corps, c'est-a-dire fut rabaisse par
172 II. — TRXTKS MONOIMIYSITF.S. [(52]
•.Kj-J IV,^ JJj -J^^OO joi!^; ^. l.«IV\.OiV> .->— 1/ )it— ^ ^^■•V^ ^;^^
• . j^iOAt l-^i ^ "^CLiL^/o '') * ' " ' •*; jiivtvA ouu^>-3 ^K^lll ^; ojot
).-^;iL>KA;o |. S i; jKX^ nK-&l.t .''jou^ If^ jKAo^s^ ^^e>-*po ^-^o
> ..Q^^oo .yOot^QLd; JV^; oi^to .yOOiK 't n\,.3 o;m ) > '*'» o |lot^/«o ji •>\ >o;o
)»^S )K\oK_3 Jo() .'s^ojl/ ^t>Lo ^^) - 'x )Lo>jl/; •.' ')^>nVmqi^ . i^i/ r>
♦Af. 78r. q\ ., vts yoiSs. -.oMiJiaS «-oio)^/j .'^)oi:>a\ "'oiioji )v^Kjo .'Jv^ )i^^
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>^owy^ " fji •t-3L!^ l-^f^ ^\t ^"^"^ " )0t^ ^^^ .OiJ_s.3t '^'>f)o.\ vjo-oji
7. B : )a.ilso. — 8. A : ■' ^'•t "- — "L-U- — '.I. B : U*>1- — 10. B : ;a^Llo- — 11. B: \m.^,D. — !■_>. B
oni. loiS^ i.>*. — 13. B : l&sft.iin'^^ ^o>^-» ^a— -»o. — U. B : Ua» ow U^i ^ ^l-Mrf>. — 15. B : |lXi.o^a
1;» ,>^|to l«»3 osa.. — 16. B : oCi*» \xh. .^Ui^o- — 17. B : Ui'^. — 18. B : l^^v _ ly. B ; i3o>»Wo \i^.
— 20. B: o>3^i' - 21- B : »^\3o- — ii. h : )Oj)oi>S. _ 23. Oni- A.
sa volonte k rhumble mesure des hommes, et il prit un corps Ju Saint-Esprit
et de la vierge Marie, mere de Dieu, pour confirraer la parole des proph^tes,
des apotres, des rois, et des saints Peres qui marchferent sur leurs traces, et
de leur maitre k tous.
Montrous bri^vement que le prophete Isaie a prophetise d"avance : Voild
» A f. 78 r. quune vierijc a con^u et enfante un fils * et son nom sera nomme Emmanuel, dont
rinterpretation est : Notre Dieu avcc nous' et non : Notre homme avecnous. 11
a dit encore : Un enfant nous est ne et un fils nous a ete donne et il a rej*M le nom
d'Admirablc. Quel cst cet enfant? liieu puissant; geant des siecles; consciller
admirablc ; prince de la paix; piire du sii;clc u venir; qui a son pouvoir — c'est- lo
^-dire sa oroix — sur son cpaule '. On peut encore enlendre autromont (los
mots) son pouvoir est sur son epaule : Le Christ, Fils de Dieu, par qui fut cr6t5 ce
qui est dans le ciel et sur la terre; celui qui est Dieu sur tout; celui qui est
lumiere, v^rit^ et vie ; salut et r^surrection ; il domino sur tout et tout lui
est facilft, et rien ne peut r^sisler ii sa volonle, car lc Sciyneur fait tout cequil
1. Is., VII, 14; Miitlh., I, 23. — 2. lii., IX, i). C.o lexte est d^'^ uoiuniente duiis lu friiguieut qui pr^c^do.
II
10
[63] ERECHTHIOS. — SLIR LA NATIVITE. 173
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♦ .^^>.ii°>j\ ^Q^^/; )j/ «^Mi^vjk; ^'^..^oo .-yn «'ff>/ y.^^.q^ .. )la:ic^ >,<*■?> 10
.).ae^>ji; ).^<w>C^ Qjoi .»«ivt (H^ '^AJi <ju/ )Jo .6|« ^fio/ ool; )j/ v^^^ao
24. B: U'J3t^- — 25. B: |e\a*Vaaa- — 26. B : ^ oi;.»^- I;»m l-->oj.o-— 27. B: |.^o U>^^- — 28. om.
B. _ 29. B : poi.^;»^. — 30. B : )xJ owv — 31. B ; uCj/ ^,^. _ 32. B: «..31.
8v«
veut'. Lorsqu'il vit donc rhomme oublier son Greateur, obeir au Mechant
qui l'avait trompe, abandonner Dieu qui Favait fait, se perdre dans la vanite,
et donner le nom venerable de son maitre aux creatures ses compagnes; la
compassion du Misericordieux s'eveilla, et il ne laissa pas sa creature perir
^ completement. Lorsqu'il vit qu'elle s'enquerait et s'informait de Dieu son
Createur, et qu'elle prenait pour Dieu tout ce qu'elle rencontrait de puis-
sant, de beau et de bon; k causo de cela, Gelui k qui tout est facile, dans
sa misericorde ineffable, s'humilia et prit un corps et il devint homme.
Lui qui ne pouvait etre ni vu * ni touche ni enferme ni limite, il fut vu et*Ar.78v
10 touche, il fut enferme et limite comme il le desira et comme il le voulut,
et il dit k sa creature : « Puisque tu cherches un Dieu visible, voici que moi,
ton Seigneur et ton Dieu, je me suis humilie pour toi, et je suis devenu
homme pour te delivrer de la sujetion au.x. demons et de la malediction de
la Loi; et je livrerai mon kme a la mort pour toi, parce que j'ai le pouvoir
15 de livrer inon dme etj'ai le pouvoir de la reprendre, et personne ne me Venleve -. »
C'est la le prince de la paix, dunt le pouvoir est sur son epaule — k savoir
1. Ps. cxiii, 3. — 2. Jean, x, 17-18. »
174 II. — TEXTES M()N01>IIYSITES. [64]
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A r. 79 r. J^^^isjJ )^^ii, .)jc>ji,..A )90(aj .)jlSl3; )\ ^tr> .) r> •.•!«>; )jLo;a2 .)lSw^^/ ss/ 10
^*^) ' ^' ^ ^ )..iua3 .^..fc^iOJC); )-ula.^ .)ot...f:3; )iv>\a^ . "^Jl .gvi\ )JL^a.ik£
:)l^po;l ^oi^^o ^^^010 .)fJUL^^ )J^oa..^ .)1^0;^\ )jL.. .^^^fJLsjJ )K..'Mi
<<)JU> )a:»a.Sot:ic^o .)^.^«^1 )'»'o°>i\ •.)lo'i«^ ^; ^ 'cuoi
33. B : |»i."i.-^. _ 34. B : b^y — 35. B : ovS^S- — SC. B oni ;-„^<iim. _ 37. B : ^i^ lioi '^^
_ 33. B: l*u:U3 _ 39. Om- B." _ 40. B: ^/o- — il. B: .-jj. — fc2. B: \\°t"i\. — r,3. B : \^^,y —
44. B: \r^\t. _ 45. B : ^a::^.
les hommes qui oiit erre ; — il est descendu les chercher et il les a portes
sur ses ^paules.
Gloire k toi, Notre-Seigneur! Tes misericordes sont illlmit6es, tes grftces
sont ineffables, ta Providence est inaccessible ; qui pourra raconter tes pro-
diges? Ta Providence, Seigneur, est insigne; c'est pour cela qu'il est diflicile :>
aux renegats de croire que Dieu sest fait homnie pour les honimos, quo
rinvisible a ete vu sur la terre et a vccu avec les hommes, et, au sujet du
corps qui se corrompit : Le Verbe deviiit corps el demeiira parmi iious'. A cause
des infideles, Celui qui donne les secours demeura avec les captifs; Lui, le
A f. 79 r. liberateur des captifs, et le soleil de justice brilla pour ceux qui etaient assis '"
dans les tthiobres. Ajoute' encore " autre chose si tu le veux : La r^dcmp-
tion de ceux qui en ont besoin, la nourriture donnee aux affam^s, la lumiero
dans les t^nebres, la delivrance des captifs, la r^surreotion des morts, la
gu^rison des malades, les yeux ouverls (i\ la lumiore), la oonversion des
6gar6s, la recherche de ccux qui sont perdus, la vio reiulue aux morts, la la
r^surrection des defunts; et tous ces prodigos, c'est-i\-dire oes grAces, sont
la pierre d'achoppement des rendgats ot la vie des fuloles.
1. Jfun, X, l'i. — i. Uu : « j'ujoulorai eiicoio ».
[65] ERECHTIIIOS. — SUR LA NATIVITE. 175
),\ V, VI -> .)jLa-.Kmv> jJ joiS^ ^'^^/; .*'')^aj>.i»Voi . «\|>V) ^; ool
.jj^ol^; \\Mi^ jts^bw^; jlooCSSs ^''^V* ^'^v^/ °l -y^f^l jJ^o^-a;
|«im'> lioJo .|«im'» joiSs }\^ *^V^^ •®'^ '^^ .K-oji/ jJ jJ^oJ^o
^•^/ yj; . '^ j.^ci.-^iot -^io/ ^^ssolo .^^joot ^- jJ JLuLflOo .looj JJ;a,^fcoo
5 ^; ^"> ».. ^•♦.io/ ♦'^|JL*3 O^ >qi\»J^/ ..'^loO« l^iXUS IJis^,^; yol^/
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10 VOk .|J^swU,.oo^ looi IJ^ja^ I .\ 1 i^o .^r^; |oot |.xa..;'^S |..>^iL^s^ l->oi/
o/ .^'^JU. ^-«^\.^^ loCSs ''^O.; ^; * s..J^io/ .> •«•iVtJ^s^ |J; |J.| •;.>»*
«ju/; «oi .|J^^s-«;o |J^; V^^ ^®* |la^,,v^ .|jLa-/; ^io|l jJ ."'~^|.^Q-*^ioi
ojoio .oi^ vn.«.>.°< ^'iiiJ; t-s^ooi |o»S^ .^^^jl./; >&.:^alA |oCSis ^^>.^; I^ •^Ij
46. B : oo^, ■■>•;. _ 17. B = U^U- — 48. B : Ua.;. _ 4y. A : L-^- _ 50. B : |ow ^»jo |1. _ 51. B : ool..
_ 52. B ; ^a^W- — i.3- B : low- — 54. B : ovua. _ 55. B : ^u;jo(. _ 56. B 0111 ^•;=ls.:^o. _ 57. B :
^i>>\vi.ae. _ 58. B • .».01 |C!i.-io .ICvai. _ 59. B : U^i;.
Les heretiques demandent encore : « Comment Dieu illimite a-t-il ete limlte
dans le sein de la Vierge ? Comment la divinite redoutable a-t-elle demeure
dans la cliair de la Vierge sans que la Vierge en souffrit? » Je leur repondrai :
« Comment Dieu demeurait-il dans le buisson, et le feu brulait dans le buisson et
5 le buisson ne se consumait pas ' ? » Lheretique dit encore : « Si vous dites que le
Verbe etait chair, la nature lui a ete chaugee ? » Nous lui repondons : Comment
le fleuve des Egyptiens etait-il du sang, bien que la nature des eaux ne iut
pas changee, car elles etaient du sang pour les Egyptiens et ils ne pouvaient
pas en boire, mais elles etaient pour les Hebreux selon leur nature. De meme,
10 le soleil sobscurcit trois jours et trois nuits pour les Elgyptiens et il eclairait
les Hebreux a son habitude; a Babel encore, la fournaise etait un paradis
d'Eden pour les enfants et une flamme brulante pour les Babyloniens ; et ainsi
beauconp (d'autres comparaisons)innombrables. Car* lorsque nous parlons de '
Dieu, 6 heretique, ne dis pas : « Comment (cela peut-il avoir lieu)? » Cest
15 en effet une grande audace et un sujet de crainte qu'un homme dise : « Com-
1. TlitSodote cl'AncjTe d^veloppe aussi cette comparaison, P. G., t. LXXVII, 1372. Nestorius la
reprend, Le livre dHeracUde, trad., Paris, 1910, p. 138, 141, ainsi que les suivantes (eaux du Nil, verge
de Moise), ibid., p. 14-16.
PATR. OR. — T. .XIII. — P. 2. 12
A f. 79 V
A f. 7'J V
•Afol.SOr'
17(5 II. - TEXTES MONOPHYSITKS. [00]
^t-AO^ -Joi:^ '"^ v">f>\l» Kj/ ).iJi ''"^j >^/ .)oo«J \l^,t yo^^ ou*a
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^\)'j/ .y^ > « n'<Y)\ ^«oio,-2)>, V-=^ jJ/ Jooi )ooi >^ii ^^ ' )-*.^; 1'^^'^
)^ "^^^^^/ .),^ jl? )JI^ )K\oKis ®^^/ -VOOIJQ^ "^ ^».^0
)pOt.d jjtito «oiotSik^ ^-•^-'^^ )-^^ ''^3^/ .^-^^ol— too jj )j^J JJoK_30
;^^ jj ^ \^il iJJLj ooi )jLaL-/ .'^')jj/ wJls J^^ ^oCSs '^^^/ ..<uuJU/
60. B t ^_.»i. — 61. B ! Ua*/». _ 62. B ! |ia.;o. _ 63. B ! U^l _ G'i. B : oo^-. _ G5. B : w<Vs^v
_ 66. B o^L^ _ 67. Om. B. _ 68. B : l>"i.i->
10
ment? » lorsqu'il entend (parler) de Dieu. Car Dieu est Celui a qui tout est
facile et sa nature est : que (tout) ce qu'il veut soit. Si donc tu veux faire des
recherches sur Dieu, parle-moi dabord de ses oeuvres : comment tout a ete
tire du neant, et comment tout ce qui a ete fait a ete fait par la parole; com-
ment une mftchoire aride donnait de Teau k Samson; comment la verge de
Moise a dcvore les verges des magiciens; comment le biUon d'Aaron a pro-
duit des feuilles et a fait des amandes; comment la pierre du dosert, lors-
qu'elle etait placee sur la terre, laissait couler dos fleuves et, lorsqu'elle otait
portee, elle renfermait les fleuves en elle; comment rc\uesse de Balaam ;i
parle, comment la mer a 6i6 divisee; comment les eaux amferes ont 616 adou-
cies; comment la manne tombait du ciol ; comment la caille montait; com-
ment les murs de Jericho 6taient detruits par la voix; comment le torreut
d'Elis6e devint subitement des citernes d'eau. Mais sos oeuvres t'embarras-
sent pent-otrc, je tinterrogcrai donc sur lcnr createur : Comment la Viorgo
a coufu sans hommo; comment elle a enfant6 et les signos do sa virginit6
naturelle n'ont pas 616 d6truits; comment la mor tumulluouso aux llols
•.\r(ii.8oi-. agites fut apaiseo * d'un signc; commcnt Dicu (vint) parmi les honuuos; com-
10
[67] ERECHTIIIOS. — SUR LA NATIVITE. 177
I v>f> °> >f>'°>m jJ; -.Uixo jJ; |K.2>;oV )ip«;i ^a\ .jooi jJi )a^j; | -^ - '^ -^
<>^JLl/ ).^KliLJ; JJ>..C&J>o>
:j^ ^ vJl^ ""^^J»-/ JJisJLiO J^..^ Ui^ ^^^l •).«^ J-O^ ^ Ji
.|i.Vl ^t-^/ ^3 :),.y^\i la^ "^ "^^^/ .''^)^Uj ).ioJ^ ^^.vi.n ^
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V.JL3J )JLb. OU^^t-SO .)julXjL3j ^JLO^aSo )jL» ''^.^^ .s&,l. ooij y^l )-a«j
V-3 vd/o )oC^ mOIoJL^/ 001 ,J 'OCHO .)J^s_^^<.^ ^^ V^sl» ', ^ - '^ ^"^^J^/
) 1 » ^a A^ \S)^ OOOIJ vOJOI .'^ q^ol^a/ \j'y^lo \j'f^l '^-"^ QL^ *^^).^/
G<J. B : liU,. _ 70. B : Wl.. _ 71. B = "^-1;=^^. _ 72, B : U^jSo^-m tl uwotw.( lou^Uv — 73. B :
^»ij<i.O»-» pov^vi. _ 74. B : a(. — 75. B : Ijeoa:!^. _ 7»;. B : ptcisa^,. _ 77. B : ^ip.joo. _ 78. B :
]*j'^. C : |ai;3 <Sl. _ 79. B : >«.il.M. _ 80. B : |»i".iit (?) _ a. Icl commence la citation Ju ins. add.
12154 (C), fol. 12 r-
ment Celui qui suspendit la terre sur le neant etait suspendu sur le bois de
la croix ; avec des prodiges sans fin que la bouche des hommes ne suffit pas a
raconter'.
Arrive ^ la passion : Comment la vie (fut-elle) parmi les morts? Comment
5 put-il sortir du tombeau peiidant que les sceaux de la porte subsistaient ; com-
ment entra-t-il pres de ses disciples lorsque les portes etaient fermees? Mais
pourquoi me fatiguer k explorer la mer qui ne peut etre scrutee ? Va prcs de
Gabriel et il t'enseignera qu'il nij a rien quil ne soit facile d Dieii de faire-.
Cest pourquoi, nous croyons et nous parlons selon renseignement des bien-
10 heureux apotres et le temoignage des saints Livres, et nous marchons sur les
traces des trois cent dix-huit bienheureux Peres, et nous proclamons un Fils
et Christ et Seigneur; et Dieu; Verbe de Dieu le Pere, qui prit un corps, et
devint homme sans changement, de Marie, vierge sainte. II prit un corps parce
qu'il le voulut comme il le sait, pour la vie et le salut des hommes. II endura
15 par sa volonte les passions des hommes, k Texception du peche. Le meme est
Dieu et aussi homme ; car ceux qui ont ete les spectateurs et les serviteurs
1. Raisonnement analogue chez Th^odore de Mopsueste, P. 0., IX, p. 651-657. — 2. Luc, i, 37.
' A f . 80 V
178 II. _ TRXTKS MONOPIIYSITES. [081
vOOua^Q.^ ^ oiOL^/ JxiD ^Vl ^')J vs/o .oot p ooio ^ jl/ .jKiooi
. jt-» ^- ji/ .U^ <^Vl ^^i..ni>/ ^o^ Uoi^ jJiKji^ |lo " .^''iJLxa^ jlot^/
• .JULdj; )lV-~^^ M^l/ l^icik^ yOOi^OS yoy^ )-i/ ^io; .jN^^ loC^ l^r^»^
o(V-3.\ joiSs. i,ji •.)-J^j; yoot^Q^ )-^^ t^^ ♦^0^03 "^' )jl3q4 y^l^. y^l
C^ .^DOf^J ^; >K^«.^^ Jj_)-mK^ )oO( )jL.>.iw>tO0 jj 06(0 .^)l£sj/ ^^ )o0(O 5
.^^^^^oa>t li^vNv^ ^v^/; ^/ Q^ .ooi ,J ooio .^ JJ/ .)j^m/o )j't-<x/
• .o»JL^->^ )jLyi\i[V> )oC^ jl/ .)jL^oN*.V) ^^')jLil f-au3 V^a^ )j^cC^>.^ |o^!
••^ «\1/; )oi-Ss .^'^v^/j ^/ .|°Li>w-aji |J; )jLyL\>v> ^^)jj/ i-3 )oo(
^•')L^^^./ »o(oK../ oo( fJ3 oo(o .K-.)t...VAo J^)jLyi\>v> )fja.d )ooi; )K^Ooo
i-3 )ootj ^^OO ^; )f30-» .^— ^ oo( »—; ^^»^^ )-»-«— .)t.9^ >s/ lo
■''^■^OLr» .))-iH^ ya^ _^36(1/ »J .))JL,^; U^l «V^l/o .ylo^c^ ylas/ ■'°)jlj/
^*^/; ^/ .-o^ vSl£>/ '^)jli/ t-d ^^^! )^ i' '^^? )^^^! <.«o(a^^
81. B : US/. C : US/o. — 82. BC : U^^c^,- — 83. B : p^aai- _ 8'i. B : jSv — b. Ici fiiiit la pieiiiiere
citation du iiis. C. _ 85. B : ILjS». _ 86. B : U.r^- — 87. B om. ^^*>N ^J. — 88. B ; |Civjo. _ 89. B :
Uh— • — yo. B : U^fS- _ '.II. B : ^; ^^ac. _ yo Olll- B.
du Verbe ne nous ont pas laisse la tradition d'un autre et un autre, mais un
et le m6me. Les bienlieureux P6res ne nous ont pas non plus transmis deux
Af. sov". natures ; * dans les Livres divins aussi nous ne trouvons en aucun endroit
« deux natures ' », mais un Fils unique, Dieu le Verbe, qui est ne du P^re
avant tous les siecles, et, k la fin des temps, comme Ta dit le bienhoureux ■>
Paul : quand arriva la plenitude des tcmps, Dieu envoya son Fils, et il futdune
fennne'^; et Tinvisible est deveuu visible a cause de nous pour nous sauver
non pas un autre et un autre, mais un et le meme; non, comme le disent les
docteurs d'aujourd'hui, que Dieu oomplet habita dans rhomme complet'; mais
Dieu complet, par sa volonte, devint homnie complet sans changemeut, commo "'
nous le disons : Dieu qui prit uu corps, et Verbe qui devint chair completo-
ment et veritablement. Le mome est Fils uniquo ct premier-ne : Fils uniquo
parce qu'il cst un (provenant) d'un; Premior-no paroe qu'il devinl lioinmo
comme nous k notro mani^re, el qu'il fut uommo friire de beaucoup, lorsquil
1. L'aulijur uous douiio bieii ici lc coiicopt uionophysite, sans uucuue o.xplicntion philosophiqiio
du niot uature. Pour la Iradition sur les deu.x naturos, voir In lh6se XI du traltt^ Oe verbo incurntito
du cardiiial I''ranzi'liu, I'rali, 1893, ed. quarta, p. 87. Nomine uarnis Chrisli tam Siripturae quam
Pulrex inlegram Itumanain nuturunt (lesif;nant. — '2. Unl., IV, 4. — 3. Cest lu reucliou coiilie celle
loriiiiile i|iii a prodult les cutychieus i'l lcs iiiouophyiiites.
[69] ERFXHTHIOS. — SUR LA NATIVITE. 179
^J Jt^O jjL^^-30 .'^|jj/ t-^ JOOI .JO»:^ 0«l «•)•> s.*01oK-./ ».*^ yJi .^^JoOl
o,.\ .1/» yo-ioi.^ .-fJ^oj ^oSou Jjt— / ''j-iaa^J-s; .', i » fo j)^oK_3 *.\f.8i r
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^Ut-^h. )'t>^ t-"^ ')ooj JJ .ottoeuuajs joC^ ^ •^?-! )-^! Jja.=>oit-s ouio
JJ; )-^; -.oC^; o6( )t>^ Jl/ .jK^ JoiS*^ )-,-^— "oot .•y.,aX^ >5^/
10 )iaJL:>Q^oi oN ^'n^oN ^i . v>tK.^ ' Jlo '^otOLs/ Joi^JJ ^^^..a^... Ofljo ''>oa^
'^aju. )-.-,J)0 oo( t— ! ••)j'i-a^! «o« .o^l^/ JjlV^a ^-.ou>/; «oi y/ JJ/ .•)i."^—/
otloK_/ i-_3 -oioJ^/; .-^^^ -i-si/ ou»; )ouSx; J^3 JL.».*— .J.. .»,>o
93. B : Umo., Uv-/. _ 94. B : j3. _ 95. B : loCSiv uwoN.N. — 9G. B : lyi.a«>l3». — 97. B : l=^i>.o- —
98. B : U'\i. _ 99. B : U-\t. — 100. B : 0.01 vlVsI.;. _ ]. B i po^^. _ 2. B : .\.\..,. _ :j. B : «^- —
4. B : Ul^ly _ 5. B : 001. _ 6. B : (joaoo. _ 7. B \sl. _ c. Le ras. C recommence ici, fol. 12 v°. —
8. B : upLi ^.
veciit avec beaucoup et qu'il prit, lui, notre ressemblance. Ge n'est pas qu'il
« s'adjoignit rhomme », comme le disent les heretiques d'aujourd'hui, mais
Iorsqu'il devint homme en verite, il ne fut rien change a ce qu'il etait, car
etant Dieu par sa nature, il devint homme, et il endura, d'une vierge, la
5 conception et la naissance, afin de faire renaitre sous une autre forme ceux
* qui etaient nes dans Tordre de leur nature ; et il endura leurs douleurs par sa » a f. 8i r,
volonte, afin, par sa passion, de rendre vaines leurs passions; il accepta la
croix par sa volonte, afm de vivifier et de ressusciter ceux qui etaient morts;
il fut soumis a la mort, afin de vivifier par sa mort.ceux qui etaient soumis a
10 la mort; et, lorsque la mort crut lavoir frappe, c'est elle qui fut frappee
par la descente de Dieu pres d'elle; aussi nous ne craignons pas (la mort),
gr&ce au gage de vie que Dieu nous a donne par sa resurrection; car
ce n'est pas le corps d'un autre que ce Fils unique Dieu le Verbe a livre
pour nous, mais son proprc corps; il a ofTert pour nous une hostie sans
15 tache a Dieu son Pere. Et nous ne consentons pas k accepter une autre foi
que celle ecrite par nos saints Peres, laquelle proclame que « un est le Sei-
gneur Jesus-Christ, unique Fils de Dieu, par qui tout fut cree, qui est con-
substantiel a son Pere » ; nous n'y changeons rien et nous n'y ajoutons rien,
180 II. — TRXTRS MONOPHYSITES. [70]
I «^ o'''^ -.*' ■ ■ - > ..«^mov^ |Jo •''vi^ *V^ ^jbal^ M.k.>n jJo ' .^o^/i
''v.io/; "^SN ' \j^ ^^v-^o .)Kw.oiS5so )K-\afli[,V) )loi«^\>o\ v-^^oi
qAo .-oot )..^a&* ,^ v*^* ^^^> ^^? % v»\o Joi^; )t-^^ U-^ ^'^
)K..^a_aLAl oi\» )oiS^; )i-3 U^-»-^ oo< »— ? ^i-ja^ .^ojl^I/ "^po ^
II. — A. Fn\GMEiNTS COMPILES PAU LES MONOPHYSITES (1 k X).
.QooLnoji dnjacvl .rdv^cuL^r^^n
• JJLsl-o— 3 ^^ v^ |Jo .)^;po o6| w^OO t-9 ^0«.^ jof>V> ^.O0( y/
)oi!^) :).3)Lbo ^^ )J^sjl^^ )J^oJ^ it-^Kj»/ yjs ^^ ) ... «tvi\ ^) ^to^
9. BC : uwasH ^iioob |av». — lo. B ! ,i.a^.^»-ie. _ d. C : »jsov Ki finit la deuxi^me citalion du ma-
nuscrit C — H. BC : ^."InnaM. _ 12. B : ,^.»^.»0. — 13. BC : «.^oeN .^/ ^oiN^N. _ 14. B : ».il>o.
- 15. B om |;jol>9. _ 1. Add. 12155 (D), fol. 37 V b.
car elle sufTit pour renseignement integre et divia et nous anatliematisons
quiconque clit deux natures au Fils de Dieu et quiconque dit que le corps de
Notre-Seigneur vient du ciel et qu'il n'a pas pris corps de Marie; et nous
confessons qu'un est runique Fils de Dieu. A lui gloire dans les siecles
des si^cles. Amen.
Fin du discours d'EreclUhios sur la Nativite.
1. D'AlEX.\NDRE DE MaBBOUG. De L.\ (lETTRe) ECItlTE PAK Lll
A Jean d'Antiociie contre G\rille'.
Si donc rEgyptien domeurc dans les mdmes (sentimcnts), s'il ne dosavouo
pas les chapitres (anathdmatismes); s'il ne confosse pas que le Christ, A parhr iq
♦ i) fol. 38. d« moinont oii la Sainte Vierge regut rAnnouciatioii ' de rango, ost Diou et
1. Voir le latin duns Lupus, 4(/ Eplu-sinum conciliiim rariorum 1'iilrum epistolae, Louvnin, lt>83,
ch. cxxxvi, n" 224, p. 281, ou Mansi, t. V ot MiKuo, P. G., t. LX.XXIV. L'iucord du s.Nri«>iuo «voo le
latin nuintre (|uo ce dernler est authenlUiuo et nUi^le.
[71] 1-2. — CITATIONS D'ALEXANDRE ET DE DOROTHEE. 181
0it-3O .-jtCi^ joi^; oiJUO ^■^».^00 joi^; oii.^ :ooj p ooi Jjli^so «oioJ^^
OlViO OOI t^ OOI ^J QJO» .t-OJJO ^oi'^/; Ol^ij ^-boj o6i JJU^ ''^^^OO )L*j/;
vla^/ jLauoC^ jl^s^^ )oi)^ p :|laLiLj)..3 f^t! oit~d° :o(looC^ ^^^^s^ ^^^!!
.oi:ma ^ h^l )laaiQji )^ jJo .Jk^).,^aL^ ]Jo
\h^ ^-^ aajQo^aJLn ^at^ tJ73T^ t^j.Va ^H^:\ .rd^l^
.r^^a^xu
10 jLnoi; ooi.^ .-^-^ooiM )'=^f> m <=>/ o6i .*v°iJ )t-3L^ ).°>ai; ^^^ooi oivi . foo
)oi^jJ ^ oJ^o :))fJL^ 0.^0 . «\ ^'nVi; o.>a-M )i^^^.^) )J^.A.\iJ^ . . V i /
^V^^ .Jt-».V> ^^! )J^S..^;JS^ )>...J^^ .-JO.J^ )lo I t .;^ jj/ . .tA\J^Jl.^
.Jla-.».^ jJ^ )^..i->ii.ao :> p6/ JjLaoL^JL^ )jl;^
1. Add. 12155, fol. 53 r b.
liomme, le meme : {k la fois) Fils de Dieu k cause de sa nature de Dieu le
Verbe et fils de l'homme ^ cause de la nature qui est de la semence
d'Abraham et de David; c'est-&-dire que le meme est le seigneur de David
k cause de sa divinite et le fils de David par Thumanite; Dieu le Verbe
5 ressuscitant le temple de chez les morts, selon la parole de Notre-Seigneur
le Christ ; et que, jusque dans les siecles sans fin, deux natures sont connues
dans ce seigneur unique et fds Ghrist sans confusion et sans division; (s'il ne
dit pas cela), nous n'avons aucune communion avec lui.
II. DOROTHEE TEMOIGNE, D.VNS LA LETTRE A l'eMPEREUR M.\RCIEN,
10 QUE Leon, dans sa lettre, dit deux natures apres l'union.
La lettre donc du pur homme Leon, qui est 6veque de Rome, — (adressee)
a celui que certains maintenant ont fait mine d'adopter avec un esprit trom-
peur et non cn verite, non en etant soumis a Dieu,mais au pouvoir seulement,
— semble confirmer notre opinion en disant deux natures completes dans le
15 Christ apres runion.
10
182 II. — TRXTES MONOPHYSITES. [72]
^M* o6( .\n>n I > o; v>i )K i ■> v>; J '^ *•>"•' -°' / jooi ^04oK_/ .^ojlioi )joi
.sfiDa^ia.^^mj ^^ sf>°> I; o6i | -> «o . . \ ^2^^ )Ji j^io-aisjj "^j / oulSlI
)^f>cn «>°>/ v,a_o/ l.a^f ^l'^.^)^ sfn\^ia-o ) ii ■, n ot.2^ «oOsK^j IjoO^
)-aJ^ yooi^ bs^/ )laaL>«->^o .•> » n\v> sa^^^i vOJoi :6ml>m .).jl«.,^s-».2^^»
)oiS5s 1,^; ^io/j ^xi.\ fts^)-w^-^ )l»-i^ y°'t-^h. .oitOi>s.^c>o 6^.3 V^/o .y^^i
.sfiDo^io^smj oi\ ^no . VL.'po 6i.>Ka/
yaj6( ) I '.••> ''^!^..^^ ojitVHcp . i)iT)i3\!>3 ^cosn rdlia ^ ^us
.)..,. «tvt yoou^;
oo( .oi^ yocHiv» »..«>^kj> .y..oia2^w:^ ^Vl .^Vl ooi .^VK_a ooi .oi.d ^Vl
yOOi.*Vl ooi .yOOiJL^ ^.^..^ •> wOia\ \ .yoogi^ t...\ Ti ~» ooi .yOOiJL^ ti.i>.X3
.s..oiai!^s^ )t->^/ sOOi<Vl OC3 4y^^I Noou.Vi -jr^-^l vOOi^Vl^ ooi .)t-u.3/
1. Add. 12155, fol. IGl v°. • -
Ce Doroth^e etait eveque de la ville de Marcien ; il alla spontanement ea
exil pour ne pas adh^rer k la condamnation portee contre Nestorius. Cyrille
en fait mention dans sa lettre k Acace, eveque de Melitene, dont le commen-
cement est : Ceux qui sont tres affligeset qtii ont /e cceur accable de soucis ', et
il y dit de lui qu'il anath6matisa dans reglise clairement celui qui dit que 5
Marie est More de Dieu, et il fut re?u par Nestorius.
III. — Paroles dont se servent les heretiques au sujet
DES NATURES DONT EST (fOHMe) LE ChRIST.
Deux en lui. U est en deux. II est deux. Deux sur lui. Chacune d'elles est
en lui. II est chacune d'elles. II est en chacune d'elles. Sur lui est chacune lo
d'elles. Uest les deux en mome temps. 11 est dans les deux en m^me temps.
Les deux en meme temps en lui. Les deux en m^me temps sur lui
1. Dans le greo (iHI. AulHMt, (. V, 2, p. 'i'i) cetlo lettre est adress^e ii Aoaco de B6roo et non i\ Acace
de M(51it^ne, comme Va licril le scribo jacobile. Dans une lettre !\ .\lexandre de Mabbovijr (Lupns,
ch. cxxxvii, n- 225, p. 28:!), DorotlnSe prolostc d'ailleurs oontro los accusalions portoos oonlro Ini.
Dans doux autres lottros (Ibid., ch. xlvi et lxxviii, n"" 13'» et 16fi) il niontre que toute la quorollo roulo
sur « uiie naturc » ou « doux natures » : Son udversniro, conlro lequol 11 argunienlo, est uu inouo-
physite [Si enini, sicul pulat, una nalura est); pour Ini, il sera tonjours diphysite (Neqiie enim quiesci-
mus unqiinm dicere ilniis iialiirns in Filio). DorolhtSe ost d'aillours parlisau do racoord avoc scs advor-
sairos, pourvu (nrils confossont doiix iialiiros du (llirisl iioii coiironduos [iil ilnac nuluroe Domini
('lirisli inciinfusac /ler ron/cssionem ilicanlur); 11 no vout plus voir poisonne nior qn'il subslsle doux
nalurcs iion confoiulucs (ncque aliqiii duas inconfitsas Cliristi naluras He^'cnl).
to
[73] 4. — SAINT LEON ET DIODORE. 183
|Jo ' y^l ^-:mo ^o-s/ ^^ >->^/ yoogi^ ^..iw^o ^-^ '^Vl; .^Vl ^-^
.JV^^o JLilSli ^ts^l jJo .J^^o ).jl2li ^^ >-*^/ -y^/o >o-^/ >-*'^/
.).a^V ooana^acu^^-na ^at^:\ r^iviiSTV^^ n^l>jT\ 'T^^ajjoa
)lo_ia/; >^;o >.*jJo >. m il/o ^oi<o . qi "vo f^S^I/; ^oi •>).^kwaki v£DO)Of_iM
^.»Oi^i^/ K^)f-<iJi .y„^t-J;o )jb;o )oi«_i;o > °> Tl; r-*~>^ ^^ "^ ***vf|J;
•Kji-»?
^ ^^k^^O wkttUo .•) I « miVlN ).3>JO Iwm^J^OlJ ).a)1.^' ^; ...«Ol .sCDO^O^;;
.)looC^; .si^oi )j^
).A.^ '^iSuio .wimi )'^2>^ > «"i^ ).ii.^a-M ;. <.v>.>.\ )t^<,.,a; <^ ••'vojJ;
I. Add. 12155, fol. 255.
Paroles dont se servent les orlhodoxes au sujet des natures dont est {forme)
le Christ.
De deux (e duo)'. De deux (duorum). : Tu es de chacun d'eux : de ton
pere et de ta m6re, et tu n'es pas ton pere et ta mere. Tu es de Vkme et du
5 corps, et tu n'es pas rame et le corps.
IV. COMPARAISOK DES PAROLES BLASPHEMATRICES DE LeON ET DE DiODORE
LES iMPiES. Les voici :
De Diodore Vinipie : Naitre, avoir faim, avoir soif, etre tente, 6tre fatigue
et dormir, est de riiumanite.
10 De Leon : Esurire, sitire, lassescere atque dormire, evidenter humanum
est.
De Diodore : Etre loue par les anges ; vaincre letentateur; nourrir(Ia mul-
titude) et marcher sur la mer, est de la divinite.
De Leon : Sed quinque panibus quinque millia hominum satiare, et largiri
1. Dioscore a dit a CliaIc6doine : J'accepte « de deux natures » mais je n'accepte pas « deux natures ».
Pour lui, en efTet, les deux natures s"unifiaient en « une nalure du Verbe incarnfie », sans m^Iange
cependant, disait-il, ni confusion. II y avail n une » nature, formiJe « de deux ». Sur ces locutions,
cf. Franzelin, loc. cii., p. 173, note 1.
184 II. — TKXTKS MONOPIIYSITRS. L7'il
.^Kjlj )L2k^) )laa->^>-^o :^J^ot-i )-j>a. ..; )«^ ^'^o^o :)N .•, v> > \ )JU.
Jot^t ^o(..K^/
^t ^ .oui^/ > N «; ?) \N.\ >.«ot-i>JoK v> tp )a^/i ^^ o6io •>^oio^M
.^JL^ '^^s^J^; ^^^^^oo^ )^^V/; )K,»,v>\o :'t -tN )i ipJS. «Ol^V!
)L30_Mt )iQ..V^ ^:^ ).1'>M s..6i .6(.>^w./ )jLO; ouS».; ^ oiS^t o^ ''*vo)J;
)jt.oaA.a . » yifi . ),J>»5?/< )liQ_a_o ^^oo .v..o(a^J; >^6io .K_oo« o6i ).acu^'^\
.^ « ni )Lo« lO^wXj
m6|0 ..oolo •>)K.«^umI; f. *> ftl/o ka-Otj/o ;iK^/t ^^ ..«6(0 •:*^090^M
.jKxn,. ty>; ^«N. «v> >a^o o-a\l/f ^;
00« 0$ u^/t t-^)-io )t>-^ ^d^jIsKjo :)m « f> ^ )Ji^! ''^i '>V^/ vo)lo
.^ju. t-» w^/o )j/; V^/; 061 U-»JSi ou^h^l )1 wUL^
> « 1 1 •>K^; tlV^/ )3o.'^o )v)OI f>\ )jOt-.-Q\ 0; ^£Oo;ouo.flD; 'r^U ^/ y/o
o(»*< ^^ \ -^^ oX; .p6/ );o(; o6( >d>tJ .K^eu.i ).^»^t^ «■'^! ^Vl )xX3
)jJL3 yO^Vl . ..N^iL^ )_3o<'^ t-"^; ^'^''•^ *^^ '^'^ It Nft> ^0)0;o)i;
Samaritanae aquam vivam, supra dorsum maris ambulare, et elationes fluc-
tuum consternere, sine ambiguitate divinum est.
De Diodore : La (parole) : Oh avez-voiis mis Lazare? est de nous; mais crier :
Lazare, viens dehors! ei (ressusciter) celui qui etait mort depuis quatre jours est
au-dessus de nous.
De Leon : Non ejusdem naturae est, flere miserationis aflectu amicum mor-
tnum, et eumdem, remoto quatriduanae aggere sepulturae, ad vocis imperium
excitare redivivum.
De Diodore : Souffrir, etre crucifie, et etre enseveli, appartient {\ renve-
loppe. Et encore : mais 6tre recouforte, ressusciter et monter au ciol, appar-
tient k ce qui est cach^.
Et Leon dit : In ligno pendere, aut clavis transfixum esse, et dire : Mon pere
est pliis grand qiie moi, n'cst pas de la nature qui a dit : Mon pere et moi nous
sommes tin. [Le texte de saint Leon porte oquivalomment : Ita non ejusdom
naturae est dicere : Ego et Pater unum sumus ; ct dicere : Pater major me est.] *
Et si quelqu'un dit que le concile de Chalcddoine a dit l'hypostase ct la
personne, et a defini quc les deux natures sont rtiunios dans un C.lirist; colui
qui dit cola saura que (le concilo) n'a pas fait ocla on doliors de la thoorio
dc Theodorc; car Tlioodorc a dif que les dcux natures dans riiuion
10
10
10
[75] 4. - SAINT LEON ET DIODORE. 185
pd/ jv^ift; )io^^ .jLojLi^sl^oo ''^>>-i>^j , m N, ..1 ^» |v^).^Q-so .)lo,.t....a
oiIq-,^o .•)xi3j yC>ot.°>\ ..QA ^.n.. ^oioj .'oiSCi^l/; ^^^2^/ ^aAi» .)jL30t
).iOQJLD; )1q-^--^ .«>o;;o)1; K-,)^1/ N-.)_*^>^ ^--^0« t-^ )ot .):iOQJLO;
)-,^Jioo ^; .fcoa-*l )jo, . nN *>; v£Oo;o»j<"do .U-^ ^Vl );aio )3ojV.3;o
>o,.oo .^^JJLsKio )so,V3 ^-.^.SO ).iOQJ.iJ ,— .iO )jLi3 ^ v"'^ "^? )1<^-N .;
Ay^r ' - -* ^iNw.» l-1->-— i-pO )i-=» )-*-^JLiO OO» ,J OOtO y-^ .Ip©/ ^-«*^OI
^Vl; yoj/ ).jl,A;q-»u^ -.j-i-ioo )t-»;o )— JLio; joiia»; .Vio/ ^Q-.5Q.^axu
vflSQ_.iQA.mJo ) « " -^ N fcs-.;o/ )^\q[V> )l .)jo» «n\ 0; s£Oo;o«jqjoo .^-^JJia
>6>iCLJl ^O» ^ sjj/ )ia:i. ♦),.•.• ,..>» )l/ ),^^3.i0 )jLi3 Q^ ) ■■ .>V» ^^ -^io/
.[yo])L^o )jo^*.fliSs.X3; yQJOuixo )jo£ik '^-Ctf/ )j-^/ ;>Ot^; V^)J! '■■•^*^
|l )i .•>-»; ) ,>v>\ oi^ ^^ Oi^ p oil^o ,— o .-po/ V*^ ^)-^»^
.Wi^ )»i^ ^Vlo )...->v> ^Vl V^/ )l;o .))— ^Jio )ju>-*fcooo )ju>.-.fcoo
1. <iii,.jol.(» Ms.
completent une personne, et, dans le onzidme discours sur rincarnation,
il a dit Tunite de riiypostase do la maniere suivante : « Ge que nous avons
dit pour montrer la diversite des natures et Tunit^ de l'hypostase suffit ' » ;
il apparait donc clairement par \k que Tiieodore confesse deux natures
5 dans Tunit^ de Thypostase et de la personne", et le concile de Chalce-
doine a defini que la propriete de chacune des natures etant conservee,
les natures sont unies en une hypostase et une personne. Avant cela il a
dit : « un et meme Christ, Fils, Seigneur unique en deux natures » ; Nes-
torius dit (aussi) que les noms de Christ, de Fils et de Seigneur indi-
10 quent les deux natures. Le concile de Chalcedoine a confesse que les
natures ne sont pas separees; mais Nestorius a dit : « Dans le Christ les
natures ne sont pas separees, mais unies'. » Un homme qui entend cela
pourra-t-il dire qu'une chose differente est dite par Nestorius et par ceux
de Chalcedoine et par Leon? Car (Nestorius) a parle clairement et il a
15 reconnu que c'est un et meme Christ qui apparait dans la nature invi-
sible et (la nature) visible; et il n'a pas dit deux Christ et deux Fils et
Seigneurs ' ; et le concile de Chalcedoine a dit : « Un et le meme Christ,
1. Voir iine partie de ce lexte dans E. Sachau, Theodori Mopsuesteni fragmenla syriaca. Leipzig,
1869, lexte, p. 90. trad., p. 4'J-50. Cf. Migne, P. G., t. LXVI, col. 983-4. — 2. D'apres Me" Sclier,
!a Iraduction syriaque de son trait6 sur rincarnation porle : une personne, une hypostase et deux
natures. Cf. Comptes rendus de VAcademie des Inscriptions et Belles-Lettres, avril 1909, p. .300-307.
Cf. Theodorus bar Koni, Liber schoiiorum, pars posterior, edidit A. Sclier, Paris, 1912, p. 191. —
3. La piece X le montre explicitement. — 4. Voir, plus bas, la pi^ce IX.
186 II. — TEXTES MONOPHYSITKS. [70]
)_»,■«■.. » |->r^ )t-d )^A>V> ooi ,J ooio f-M •i^po/ )jt-« nN'^; vfiDotoiJa^Do
. 1Sv^).,^s^l:>o jJo K-.]Lx^^^ )Jo K^)jL°>\.«)LiL^ |J .)jlX3 ^VKjs
r^-irj njj iunar^n ^can . rdiaTujalak-^^ QoaT\cnjajDo iiTvax
rdlncujiiT\a /r^x,H32rj r^ rC^iVa ^S^a /rdijjj^n Tvua
•>r^!L*-HT\ar^iA T\axfialnT\
.')jea3o;ol;/ ya^.nL^.^ '^iftoN V^/; ^~«I^oi ^ ,T^ %\.t t*7XX. T^CvStx
♦o< VI. N )ooi '"^^i^.^eLbo .ottooy^/; «.«oi )^s* «to sfojogadODi )^)V^ ^^! >^/?
ou^CL^ )ooi ,.^0 .)Kvi'i..\ .°>'n li/ vuv^ ^^t o6t ).<..j«.ii,v> '«ii.ojL.» »
061 .)oC^i o(V.d ) »*v> '«.ojl^ mO|oJ^...i/; V-*-^ r^l .^-^—f-i^o )v^ otf^^-so
o6( •.'^aAj^ J^wuJo f-aLol/i 061 .)la.lL^o \JLb .°>f>oii \ -^ »'«>; 061 .«jlm«
^^0 .-).^e^k^ ^0^.^ ^^j ooi^ o.iiV°>.vi\ jJo t.'^ ji .)J^^Ji^ J^s.*.^ ^o )eLO;
1. Add. 12155, fol. 111 V».
Fils, Selgneur iinique en deux natures, sans changement, sans confusion
et sans division. »
V. — ChAPITRE POUR MONTRER QUE LE CONCILE DE CiI.\LCEDOINE n\ RIEN
F\IT DE PLUS QUE LES HERETIQUES DAVANT LUI, LORSQUIL A CONFESSE UN
FiLS et un Christ ET DEUX NATURES NON SKPAREES, ET QUE, PAR HYPOS-
TASE, IL A ENTENDU LA PERSONNE, CE QUI EST l'oPINION DE NeSTORIUS,
au temoignage de Theodoret.
I)c Ihud (lc Sdmosittc. De ce quil a ilit contrc Malchion iortltudo.cc ' (/»1 parlait
avec lui au nom du saint concile qui 1'avait anathcntatisc.
Jesus-Christ, qui est de Marie, s'attacha ^ la Sagesse (divine) et il fut un
avec elle, et par elle il fut Fils ct Christ; il dit en eirct qu'il est Jesus-Chrisl,
Fils de Dieu, Lui qui a soufrort, qui a endur^ les souUlets et les coups, qui a
etd cnscv(>li ct qui cst dcscendu au SehtVil, Lui qui (>st rossuscitt» de chfz les
morts. II ne faut donc pas s6parcr celui qui iHait avant los mondos de oelui
1. Cf. /'. 0'., l. X, ci)l. 247. Le piiSsont lo.\lu ii',\ Hkuio piis oxplicitoiiioiit.
10
5
10
[77] 5. — NRSTORIOS ET CIIALCEDOINE. 187
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(( .)o.m)^Oo jJ; ooijo )q.m£o6;
1. Loofs, Nesloriana, Halle a. S., 1905, p. 280. — 2. Loofs, loc. cit., p. 335.
qui est ne a la fm des jours. Je n'ai doiic garde de dire deux Fils, je n'ai
garde de dire deux CJirists.
De Nestorius. Du discours intitule : Le roijaume du ciel est semblable d un roi
qui a fait un festin d son fils ' , et sur rincarnation divine.
5 Car nous ue connaissons pas deux Christs, ou deux Fils ou Seigneurs, ni
un Fils unique premier et (un autre) nouveau; ui un Christ premier et (un
autre) second, mais un et le meme qui apparait dans la nature creee et in-
creee.
Du meme, du discours dont h commencement est : Tous les coeurs que le zele
10 envers Dieu possede.
J'ai dit Fils et j'ai confess^ en un mot les deux choses : et la nature creee
etla nature increee. Identique est la puissance de la chair de Notre-Seigneur
et de sa divinite. Identique est l'adoration de celui qui apparait et de celui qui
napparait pas.
1. Matth., XXII, 2.
1HH II. — TRXTRS MONOPnYSITF.S. [781
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.rsfjl^ ^H^a rslia^ninKnT^
1. Loofs, loc. cit., p. 332. — 2. Cf. E. Sachau, Theodori Mopsuesteni fraijmenla syriaca, Leipzig,
1869, p. 60 et 97 (lexte). Les noms y soiit ecrils vaoiojll. et ■"">'^^/- — 3. I^^^«>^ Ms. — 4. Cf. Michel
le Syrien, Chronique, II, 105; Photius, Bibl., n° 55.
Du meme, dit discours qui a pour titre : Lorsquon a ht : Combien de fois
pardonnerai-je d mon frere s'il peche contre moi ' .''
Pour moi — c'est-^-dire la personne (prosopon) de rEglise — a tous ceux
auxquels je parle, je place la mome chose devant chacun : je nomme le
Christ Dieu complet et homme complet; des natures qui ne sont pas divisees 5
mais qui sont unies.
De Theodore. Du discours contre Apollinaire.
Parce que, dans runion, les deux natures sont compl^tees en une per-
♦Dfoi. 111 sonne, lcs Apotres aussi disent tr6s souvent comrae au sujot ' dune personno,
V** b . ■
les choscs qui couvicnnent aux deux natures. »»
De Jean d'iLijee. De sa critique de Theodoret, lorsquil se plaitjnait d lui df i
que ceux tle Chtilcvtloine avairiit dil itiic hi/ijostasc ct dcu.v nattircs.
1. Matlh., .wili, 21 ; cf. in/ia, X, p. 2ol.
10
[79] 5. — NESTORIUS RT CHALCEDOINE. 189
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J_i. toyji-^-^ci ca-3 clco^ x^ cao^ «dilis ^^vso
■lior^ ♦rC^^iX ^H^a r^lTaojja ^ui^n .^tri-n r^^ojlnojjjoo
rsllnojja ^Hii ■ilnr^ rduA ^H^:\ oaa-n ^r^oojlno oai^ol
♦ooorsf^r^T\ ^xjjOaT\ ^eno ■ta\^ «Sjdoo^ ♦r^no^
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MJOid ooi )o;« .)1L^^; ^oi )lt^J^ .j.^)^, \ ) >^)^ )-^>-Ji-3 ^Vlo )-30i'^
po .^«tSN )-«-i-3; )lax*U .•^;olJis^ ) Vioin ^Vl ^3 V--^ vj •)-^'^'^^^
)jUa; )juJL^\ <H^ r^ oi^ sjpOt?>\o ^^ .^jl:»o ^jpJ^ )-L^ ^Vl
u ♦^■j^Q.V»
Quelle est donc Tunique hypostase de la chair et de la divinite? Dis-le-
moi. Est-elle simple ou composee, visible ou invisible, de meme essence ou
d'essence differente; ou est-il evident qu'elle est composee, et qu'elle est
composee de natures qui ne sont pas semblables Tune a Tautre?
5 Et, un peu plus loin, lorsquil tourne en .derision et en nioquerie la con-
tradiction qui existe entre une hypostase et deux natures et lorsqu'il lui dit et
montre que celui qui dit deux natures confesse par Id meme deux hypostases, Jean
dEgee ajoute :
Mais nous reculons peut-etre devant la dualite des hypostases pour ne
10 pas etre obliges de dire deux personnes et deux fils? Cette crainte est su-
perflue et cette reponse n'est qu'une plaisanterie. Car si ron admet que
la confession de deux hypostases introduit la dualite des fils, lorsque nous
prechons deux uatures, elles engendrent necessairement le meme nombre
de fils.
10
100 II. — TFXTRS IMONOPIIYSITKS. |801
)K^^; )jL^ ^to .-ot^ )°> ni; ^6< )vy>i f> ,-m oV^/ )jj:d ^Vl w^o V^i»^
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1. Cette rSponse de Thi?odoret est aussi visce par Joan Pliiloponos; cf. Micliel le Syrien, Chronique,
II, 106 et 118. Le texle grec de Thdodoret n'est pas connu. — 2. |-»o«l. Ms.
Theodoret repondit d cela en se defemlant dc commettre la fautc dc dire une
hypostase composee « de » deux natures.
Car il savait qu'ils n'avaient pas dit cela dans la dcfinition qu'ils avaient portcc
d Chalcedoinc : car ils nonl pas dit que lunique hi/pustase qui scnsuit est « de
deux » natures ni quon confessera « une riature du Verbe incarnee », mais ils onl 5
anathematise n de deux » qui implique composition et ils ont confesse « en deux »,
et par Id il a montre facilement que le concile n'a pas confesse unc hijpostase com-
posee, c'est-d-dire nature, mais une hypostase au scns d'une personne, en entendant
rhypostasc au sens de Ncstorius.
De Theodoret. De sa reponse d Jean {(l'igee). 10
Ceux donc cjui font mcution dc deux naturcs ct de runion sans confusiou,
lcs rcconnaissent encore cn unc liypostase qui u'est ni essence ni naturo, nmis
pcrsonne.
Et plus liiin : Lc saiut concilo a plact!' uiic liyposlase, uoii pns, ooinme jo
r° a.
10
[81] 5. - NESTORIUS ET CHALCEDOINE. 191
(( •:.|.^oaxA ooi .°>«.ni v^i^ jkSo«v^ •)-^o««-3 ji/ )v>oi n\ oilSC^K..fl0/ 1^^/;
oi.wOf^ >n°>vi\ otif^ s£oa^iQ.^s.coLi« jlototLOD ,_j^ ^ -.j.^s^ijo)! oK_s ^o.oi
yjoitf •.JSs.^iCLOo l^iV^ sS^^ )v)oi.n« •f^li ^ot.^ ooe^w^ )ou\^l^ ^; o^;
o/ voot.>JSs.>/« )->;a^ )..^o.^ o/ .l'po/ )jJLs ^Vi V-^^^ ^ '^^^! )K.a.JLyi.^ ss/
j s<6^ .. .'t'»» ui.,^^; ^^«^v^/ ^^ .3/ |'\'...,>too ..^.ftjd^ ^^ y/o .)vioi n
I^kJCL^ ^; yj .jioju/ 6(!\aL^ If^j^ll )lo_.K_iJ!^i 6C\3; ..1'^.^/; )..w^Kjl^; "^ D fol. 112
^'^/ yo^ \if ^^.^^ :vaj/ jvinin ^Vl; K.-^..^/ .vOouK-./; )p6/ jl
I i%vi :)v>ni n ^ i-y-^l t^ ^; Ql^ .)vy>i n o/ ).^a^ jj / .'Ijl^ >^;a^
) J « •> f-MO •.);ol.; )oo< ^';j .va>a..^a^smj ^/ |.3o,V^ o^o :oilS^oK.fiD)
.)-.^sa-3 ^JbO |~o'^^.' ^ -h^l ).^oaJU3 ^-^ ^; 'po)j oj/ yjo •) i^v^
J1l2l1j; K.<w^j^ui/ •.|'>.^o/; jL2L.NO-aI^ ) n',»; ^ )jU.3 ^; ^Vl :scoa..9a^i3Qj;
^; >.«6|.3 .Jl ^No ^; s..6(.^ )V>0 I n ^.^; ^^ ^; s.<6t.^ .ffrs . wr»'.'^ ^Oi..iVK.3
1. lla:. Ms.
Tai Jit, que par hypostase il ait entendu la nature, mais la personne; car
i'hypostase suit la personne.
Voild ce que Theoduret ecrivit, en furtifiaiit sa repoiise nVaide de citulions de
Nestorius. Les idees connexes inontrent encore (/uii ii'a pas calomnie {le concile)
5 lorsf]u'il a dit quil a pris Ihijpostase pour la persoiine.
Lorsque (le concile) dit deux natures ' , ii confesse qu'elle3 sont ou com-
munes ou hypostases. Si elles sont communes, il prete k rire meme k ceux
qui sont peu avances, parce qu'il se trouve dire * que toute la Trrnite * '^^'^"'- "-
a ete unie k toute rhumanite ; s'il ne dit pas qu'elles sont communes, il montre
10 quelles sont deux hypostases, parce que la nature n'indique rien autre que
ce qui est commun ou bien rh_ypostase. Et si, lorsqu'il dit une hypostase, il
entend par la un compose, et non la personne comme Nestorius, il lui conve-
nait de confesser aussi une nature composde. Et si quelqu'un trouve qu'i,l a
dit une hypostase pour fuir la division de Nestorius et deux uatures pour
15 repousser la confusion d'Eutyches, il se trouve qu'il tombe dans les deux
heresies : par une hypostase dans celle de la confusion et par deux (natures)
dans celle de la division.
1. Gelte liuale esl de Tauteur luonophyslte.
PATR. OR. — T. XIII. — F. 2. 13
10
I!t2 II. — TEXTES MONOIMIYSITKS. [821
oBr^ Ja. rdjjan ^cw&aa-a oaoln ajTja^r^ t\a rsliAiLfioa^
. }>«v"TVt caii:\ rdi^naB ^cn^r^:\a .r^i^-v.TJL r^^cu>x<cn
♦ ^co rdflannrtiqr^ ^ti ^acD-iur^ .^xiiJiu7\ r^iiH^
.)«t; )-^oo)l .) . f> « »>f>'t-.^; )jMo)l .)jLANJu.it )t-^^ .vmo^o^; sm « ^t-co
.yoo)KjL.».V7 ^_io a*JLA, )K2io. |ljj .)n\v) yOoCis )ooi ^t^' p .'jJl! ^JL— Q-.
aj;\A.«\ .> .<UQj>i )J^v^«^ )oo( )joio -Jlp^ '''^s^ )1,.^ )c\:cnf>; •.oooi . .', v>/
)^ooi . *.N .5'ltoo; . j».\ot^ .]y^l yooo [^y-ii ^\"\ oooi . « ->outoo 'r-o^x,
y.*6i i^^^.jk^l ou\a.\ ''^.<-\-o 't-.>.do .^01.2/ oooi; yOJOi^o . >°>>\ yoy-^i
yj».\ ../ vOOt\ "V^O ;)-OQ-r>.^)-S» )ar> n et\ . ft^. jj^; )^.o> \ No',.^1 ^""^^
•) -'1 "^**^. )^.^<sJS.o •.ffp> .\<%^ I . ^ 1 ^ <<v^ ft. ^a.0)jo roiladlojL^ . »0 n V>;
m6i Jl/ .6«..^../ » .', ../ ^^^ o\ •.^ooiladloJt.s ' .1 » i(Tivi .".Vi; ^\,.JJo
yOOiV^ 0..0-W ^ ♦;»)-«.aaj> K.M«1 '^'^•^^ po).^CL^; y>-^lo .^t-^ > t "M \ j
1. Add. 1-2155, fol. 110 V». — 2. V^t, Ms. — 3. v.innv^..>»; Ms.
VI. — De ce que les eveques orthodoxes dire>t dev.^^nt l'empereur Jus-
TINIEN LORSQu'lLS FURENT CONVOQUES P.\R LUI POUR REPONDRE .VU SUJET DE
LA VRAIE lOl ET POUR CHERCIIER UN MOYEN QUI PERMETTR.VIT DE REUNIR
LES EGLISES'.
Ces eveques ctaient Sergius de Gyr, Piorre de Ris'ain&, Thomas de Ger- s
inanicie, Thomas dc Dara, Jean de Tella.
Lorsque rompereur leur reprochait d'avoir quitte leurs villes sans niotif,
ils rdpondaient : « Un nouvel ordre a 6te donne t\ reglise et il est cause de
notre dc^part : On nous a envoye ii tous des libelles k signer, et y mettre
notre sceau aurait ete anathdmatiser et nous-memes et ceux qui 6taient nos lo
p^res ct presque tout runivers; car, anathematiser Pierre, patriarche d'An-
tioche, avcc tous ceux (pii d(>mcurent dans sa communion, et Acace de Cons-
tantinople, et Pierre (rAlexandrie et ceux avec qui nous restons en com-
munion, ne serait rien moins que nous anath(jmatiser uous-miimes avec, pour
ainsi dire, tout ce qui est sous le ciel. »
1. Cest le lolloquium ciim Sei'erianis, Muiisi, Conciliii, \'Ul, 817. Oii lo plnoo oii 531 oii o» 533. Cf.
.T, I.olion, /,(■ inoiiop/iysisiiiv severivii, Loiiviiiii, luou, p. 7i.
H
[83] G. — LR COLLOQUR MO>fOPHYSITE DE 531. 193
jjOJt jiot^/ OS^ -, rr. ^Nrt. jj^^^j JJLO ,^; Opo/o :000| . ,>\V>'t» JJLIL^V
jojAjJ - « -• ^\ jiou^jJ OQ— .jLjQJi-^; yOJOi^ o'po/ •.jlo-^-» »)^ ^JiO
^j"j l^y.-rvv) jJ o/ )^.>v> )ii3 ^Vl )iQ-.^— »)^ ^io; .•jl.ia..3 ^ot-3 oi-^/;
5 ^ )la-.^ iJ^ ^io; .aSL^; y^l «o .. ^Ji-; )jJl-./ .) ..«»v> ,— ^ V^)-^»»-^
-<\'.Nrt. o'po/ Jl ^ i^N. T yOJoio .Q-.;Q.^o\ ^;'j ', eci ^v^; )JS.^w^ loC^; )j-0
^•p6/; >o^so.N Qm-.aL^l/ jJ; "^^.^^io .-Qjnao^rVlJ •,-io/ )nN>Ao .o^ol*. jlo
)-OQ*^/;o )_iooojM )-3i-.i.^s^ Iq^ ool vQ^j)j; ."l-UL^ia u^'Vl sQJOI oooi
.)Jlp.; )jUwJi; )J^s.^ vf^iolj; o/ .Jfn»-^ yQ-\I^ ^oA vooi..^; .^CLXAio/^o
.■).^^^ )o> ^«^ -o>/ |t v>..; :)jQXA vm°iNS jJ .. .•,,v>/ om-to^lV/ \£)<\ nm «"i/o
)UiNrt-nj ^Q^oo; )^*JQ->^ >®t^? •■)J^VQi.j )JS>JL';,.ar\-B )^(Sr>iY> «■=>/ oooi;o
yoot.^ V^/ yooil^sj^,]!^ vOtJSoj; oooi > . m .'^v> po .JS^..);q......\ yam it"^!
• •yoJ^/ ^,-^eL^V» |Jo .•).^Q^o-p yoJ^/ > ., ^n' jJ ; ).»fco-s 0,_3uN .)i\>o
QJ3« )Jo .yO "1 V> \ J^/; ^-«-^OI ^;^ ',-aA OJJJ voJ^/ ^-<^6u )jL3iQ.o ))o
Et lorsqii'iIs eurent montre hautement leur verit6 devant les eveques * que • D foi. iio
10
l'empereur avait fait venir pour parler avec eux, et devant les grands qui
ecoutaient, et qu'ils eurent dit : « Les peres nous ont appris a confesser une
nature incarnee apres runion », ils dirent aux adversaires : « Montrez-nous
5 des Peres theophores qui ont dit en propres termes qu'il faut dire, apres Tu-
nion, deux natures unies ou non separees dans runique Ghrist, comme nous
vous avons montre qu'ils ont enseigne de dire, apres runion, une nature de
Dieu le Verbe incarnee. » Les adversaires dirent qn'ils le montreraient et ils
ue le montrerent pas.
10 L'empereur dit aux orthodoxes, parce qu'ils n'adheraient pas a ce que
disaient les diphysites, d'aller encore pres des patriarches de Rome et d'An-
tioche et de Jerusalem pour les persuader ou pour traiter de la paix de V&
glise. Les orthodoxes dirent : « La regle ne perraet pas que cinq liumbles
eveques, qui etaient eveques dans des petites villes, reglent a eux seuls quel-
1» que cliose de general au sujet de la foi. »
Comme ils deraandaient d'etre renvoyes chez eux, Tempereur leur dit :
« Mettez par ecrit que vous ne ferez pas d'ordination, que vous ne baptiserez
pas, que vous ne donnerez la communion a personne en dehors de ceux qui
sont avec vous. » Ils ne voulurent pas le mettre par ecrit parce qu'ils disaient :
vb.
10
11)4 II. -^ TRXTKS MONOPIIYSITES. f8'il
^^ l^ts.^^ o^ 1?^? ••)'>\v>\ ooi Iv^t; oooi > .yN^/ ^ .yo, ^v i j..3K.^t
jJt yO^tiv» y^\j U>oU » '»v> •V^/ jjib^^ oo(o .^ooiJ; t n.°> oo(« > «\./
^;K jL.Vi |.^eL^)^ •.|1 ^; yjo .voKj/ ^^N. > V>o . *.\o< ^^ ^ \\'cft
w^/ .j-Jous ya^jj? )...CH.^ |.0Daac>.j ^^ ^axau^ |J« .0^.^/ ^; v^^t •v5*^/
|i>\v>o ...majo, I . n \iy 6ut>^l jlni^v»; |j,_oaa ^^s^ ^/ ytVM jld/« j.^
^a_ioio .yob^/ opo/ o/ .)lV-^; )jl..iii )^fa3 po)-J; )io)m \ oK../ o/ po/
yopo)j yOJOt; •.yOO)-.\^ Qy>n ^jK.20 .)9o)LflD ),« .» n ax./ ^i «'n^-. jJf •o^^/
yOOtJ^ n.vin; ^^00 .)tstVt n )it-^y )jloi )ooij; ^..ihv^o «aSj oi-s; )^iad
^C^/ > .; '..-...too jJ; .yi,.t,-\'fP ^jUm .am3o;i'V/ )°>nfn •«•°>/ o^^/ .yoot..^^
<■» •^) --/ V / )J/ .Jt ^ n\i vOJoi; )lasiaji ^^ yOOULSJ f>\ n> l^...>)>oVJ3;
JffftN/<rt^ \ft .-JK » i,n>°>^Oo )1 Jla^t-«. iJ^ > .^•«•'^ ^'il . .tV?/; ^^.-\^JJ
) v>;-.< ^^ .)i«-.il )inivi .01 '^^ nn\ J.JOt « n \ "^ ^ wo6(; ^.iJ^..JJo ••\oJl;
"Dfoi. 111 JJLo^,^, Jin !•, ^, V) ^^•A.^ .JS^JjJ^^.^J^..^ 0001 ooKji JJ^s.^) )oi.^aAf ^)
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n « \ H «\ yO^^^w^dKj; >Oi'} K.>^^i .J;0| vd/ ).3n n m «">/ ^; o^^Jm/
« Ce serait un opprobro pour rempercur que nous lui fassions une profession
par ecrit au sujet des choses qu'il ordonue de fairo. » Et l'emperour dit :
« Du moins que chacun de vous jure de ne pas faire rune de ces clioses, et
vous serez libres, sinon vous serez releguos i\ Zeugma ». Us repondirent :
« Les lois divines ne perraettent pas aux protres de jurer, de m6me qu'il n'est 5
pas sans danger pour un homme de transgresser Tordre imperial. » Et Tem-
pereur dit : « Ou bion faites venir Sevferc pour qu'il dise lo moyen do proouror
la paix k rEglise, ou biou dites-le vous-memos. » Ils repondirent : « Nous ne
savons pas ou est saint Sev^re. » Plus tard, on s'eleva contre eux pour lour
faire dire la condition i\ laquelle il serait convenable et possible de procurer 10
la paix de rEglise. Et, apros qu'on se fut ^leve contre eux, les 6v^ques or-
thodoxos dirent : « Nous pensons qu'on ne reunira pas ceux qui se sout sopa- -1
r6s prudemnient de la communion des advorsairos si on n'anathomatiso pas
ceux qui disent dcux naturos apros lunion indivisiblo, ainsi quo la lotlro do
L6on et oe qui a 6t6 fait a ('halcodoine contro la foi droite. » Ils s'absliurenl u
MHoi. in^ bon6volenionl poiir rinstant d'anath6matiser dos uoms propros, aliu ilo
procurer runion univorscllo.
Les (iv^ques direut cependant enoore : « II faut dabord supprimor lo9
I 15
[85] 6. — LK COLLOQUE MONOPFIYSITE DE 531. 195
■ -, - --/• )o» X ffso^l ^Oi2^J •')l-'/ vOOl-^ Ow^f/; y,j^01 .|.^^ooiV; ^-iJ^Ot
y^l .^oo(-i; omsojlV/ )^nm*3/ ojl^^^ ^^ ^^aAoio .jla^Vas )j^o^
V^ .> ..i.Xoi ''^^ ^£Q..'^1/ ^f )lx^:» jl^^ U^ V^^^^^' y^^tv^; ^^
) ^ .;.)N^\f^ ^o)Oto)KJ^o scoo?o;o ., \ vQ-^V'^! ^sfot^ 1°^ )jl-^.!^ ^j
)LiLj^£>> )jJAjs fl£Q.^.U ^^; ynN -^n I .)•> «^oJJo .sjoq-»»q.^ m i \o .)-=L-.oiXo
jJ^C^^t )jla^ y^ ^i v^!^ ♦yO'^»-*' oi^ looN oK.31/; ^wi^^jJo .^OL^iaA
Ji )1q..>^ )^>^ ^^ ^-.JL.Vn ^Vl ^.«f.^/; ^« ^-^^.»JJ .\ IT) ^V); )oC^
^l .^«jl::^ ^iJ^\ ) .... .. * v>\ ^<..^a.:o; ^->^JJ JJ/ .yQ-^oy^J JJ )J^^>>jl^:>oI^
.sCDQ^ia^^.fiQj; ^^oi ^«^iJ^oo; ^^.N^/ .o ..nii/ ya^^ ^Oi )J^Owftj« )J^ ..•>>
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libclles des Romains auxquels ont souscrit tous les eveques qui occupent
aujourd'hui des sieges episcopaux. » Voil^ ce que les eveques orthodoxes
conseillerent de faire, comme si cela pouvait donner la paix aux eglises.
L'empereur en fut bien embarrasse, car ils avaient souci d'anathematiser
5 Diodorc, Theodore et Theodoret avec Ibas, Nestorius et Eutyches, de recevoir
les douze chapitrcs de saint Cyrille et d'anathematiser ce qui avait ete ecrit
contre hii, de confesser une nature de Dieu le Verbe incarnee, de ne pas
anathematiser ceux qui disent deux natures apres runion ineffable, mais
ceux qui partagent le Christ en deux natures, comme une ruse trouvee aupa-
10 ravant par ceux qui ont les memes idees que Nestorius, pendant que leurs
adversaires confessaient deux natures unies et non s^parees, (et demandaient)
d'accepter le concile de Chalcedoine en tant qu'il condamne Eutyches, de ne
pas le recevoir dans la defmition de foi, mais de cesser d'anathematiser la
lettre de Leon et de ne pas condamner les libelles des Romains; mais ces
1» choses ne convainquirent pas les orthodoxes.
Les eveques que rempereur fit venir pour discuter avec les eveques
orthodoxes, sont Hypatius d'Eph^se, Etienne de Seleucie d'lsaurie, Innocent
196 II. — TRXTES MONOPllYSITES. [80)
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1. Aujourirhui Veriia. — 2. Add. 12155, lol. 115 v a..
d'Am6ri& (de Maronia), Jean de Beroe — les villes de ceux-ci sont dans la
Thrace — et Anthime de Trapezonte. Ceux-ci blamaient Dioscore de n'avoir
pas scrute les details dans TafTaire d'Eutyches et de ne pas Tavoir interroge
avec soin en tout cc qui concernait la foi, parce qu'il faut que chacun se
garde de toutes les ruses des heretiques, mais ils ne le bltimaient en rien au
sujet de la foi.
VII. — An.\them.\tismes im.vgikes par les Julianistes contre Gregoire,
ECRITS DU MONASTERE DE BeIT MaR 'AbDA : ILS LES MIRE.NT IVVR KCHIT
LORSQu'iLs faisaient l'apologie DE LEVR ENSEIGNEMENT.
10
3. Celui qui dit que c'est dans un corps passible et mortel et corruptibU^
que (le Verbe) a ete tourment6, a soulTert et est mort pour nous; et qui no
confesse pas plutdt que tr'cst impassiblo, immortel et incorruptible qu'ii a oto
tourmente, (pi'il a soulfcrt cl (ju^il ost mort pour nous parco qu'il domoura,
sans mudilication de son honneur, dans ropprobro do la croix, impassiblo
dans lcs soulfrances, immortol dans la mort, on tant quo Diou^qui tout ost i»
facile et rien n'est diHicile, qu'il soil analhomo.
10
[87] 8. — SUR L'UNIFICATION DES NATURES. 197
)^.3Ltfoi .jK.icuwD ;^o ^; V^/j ^ <'rC^ V nnr^^n yal rsliTa-Tjj
yo^ .-jou^t oit>3 I ... » » >o "^ •>'» .-jla:»; o/ )t-<^/ o/ ) «■ •»:>> o/ yoyJic
N^)v^K_. );a:»6 jJo :ou^ )ooi ^o', mv>o )ooi •, . m .. ) .y< \ \ ni ^; )JS^^o_._o
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1. Add. 12155, lol. 4'.).— 2. P. 0.. t. LXXVI, col. C5.
4. Celui qui dit qu'apres la r^surrection, le Christ, fils de Dieu, a re(ju un
accroissement ou une gloire, ou un lionneur, ou une grandeur dont il man-
quait et dont il etait prive dans le monde avant la resurrection, et ne confesse
pas plutot qu'il etait parfait et maintenant et toujours, c'est-fl-dire qu'avant
5 les mondes et dans le monde et dans les mondes futurs, le Ciirist a la meme
nature, le meme honneur, la meme richesse, la meme gloire de sa grandeur.
mSme dans la folie de son incarnation, qu'il soit anatheme.
VIII. — Chapitre pour montrer que ce sont les hypostases, c'est-a-dire
LES natures, qui s'unifient. De saint Cyrille. Du second tome contre
10 les blasphemes de l'impie Nestorius.
Comment donc encore y aura-t-il un Christ et Fils et Seigneur, s'il est
attribu6-de maniere divisee aux deux, comme tu Tas dit, pour qu'ils en portent
le nom et qu'ils le soient en v6rite, puisque les hypostases ne se sont pas
du tout unifiees dans leur union de Tune avec Tautre, mais ont ete unies seu-
15 lement par rhonneur, Tordre ou le pouvoir?
198 II. - TEXTES MONOIMIYSITKS. [88]
yoKj/ ^rfb^oaA JK.i>.1a^ t^ .'vo^o/ . «ayntoo vO(^'^ oiS^o )joi) )&J>doi!^o
y^ jts^^^iC^^ |lo .•)>oc>i f>< )i-t->«-A ^6( )la> >n ^; ojoi .)la.»t-»« looi; ^
.yV-*^/? y»\oi; JLm yC>qi\ ..ti» v?^/ % .«>-.*v^.^ .-).iUL^^lA. ^^ j >^-w>r>iO
•:'loO| K^) <_U jJt ^..sl^S-fiDl; y^l
)ln M .. lai\ ».3 vs/; . '\fiaLX'X}J'n '^cul^jQoT^ TSl^3Ji-aT oal»'»
«Sad^a ♦)v)oi f) vOJoi a_a-o JLISLs }i 'JlajLj/ ,->. jbC^s^ «julsI/ ^lt-tV^
♦^i.«\;otsA^ )bio( ^^ .)v)oif> K..s3o/ )jLX3 a^oA ^; JLCSLs j)f '/OaJ^ ^(,
«'^rs!lnajiA'n ^cnT\ r^h\^m
.vootJL:^ ).:)^N^; K-./ ^-«^oi ^ax )jt^/; ^t^ ss/; ^; )j/ .q|\:. »
1. P. G., l. LXXVI, (.ol. 408. — 2. /». G.. t. LXXV, tol. 1380, eU. Aubeil, l. V, 2, 784 el 785. —
3. P. G., t. LXXVII, col. 244, 6(1. Aubert, t. V, 2, lettres, p. 144-5.
Du meine, de la solutioii (lonnee mi reprochc de Theodoret qui est daiis le
troisieme anathematisme.
Pourquoi nous faites-vous du mensonoe un mur invinciblo et difTicile i\
combattre et vous rejetez-vous sur des reponses aussi faiblcs.' Lorsque vous
eutendez dire que ruuilication, a savoir cette reuniou veritable des hyposlases, 5
est en nature et sans aucune confusion et k Tabri du changement, pourquoi
osez-vous changer la force de ce qui a ct6 dit pour que lon croie quc ce n'e-
tait pas dit correctement?
Du meme, titrc du onzieme scholion. fl
Mt^me lorsque le Verbe s'est reuni pr6s de rhuinanitd pour une unification 10
veritable, ces hypostases sont demcurees non confondues.
Encorc du mcmc : (Jue les natures, cest-ft-dire les hypostases, soienl do-
meurdes non confundues, nous le confessons dt^s ici.
Ensuilc, ihi mcmr. dr lii sccoiidc lcttrc d Succcnsus. Reponse au.r ohjcclions.
J'appronds quils dcmandent encoro quehiuc chose cu sus de ccla : ('ar n
I
[89] 8. — SUR L'UNIFICAT10N DES NATURES. 199
)jL^, jlo jts^.2>o jj; -.PtJM vJUw. )..,.N > V> )•, m ^ ^< :po/f f.^.^ ^ol^ ooi
'"^y-^^.io .-JL-. |^.-<jto.o^ )-iLaj ya^i ^io)j sju/ ^j y/ .)>..\ oC^ t-^
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)>Lm '.o_q-XI^ oj/ y^/ >JJV,-sl/o V m ^i./ )j/ ^; )jL.)-.3; • TVUl.t 1 t*y3;>
wJLd; )lf>v>, -^o .VI mi )t-3u^; )i.Q-^;; -.lot^ ^^; o6i )JSC:^.^ )ou^)J ow^
1. Eil. .Vubert, t. V, 2, lellivs, p. 116. P. G., t. LXXVII, col. 193.
« celui qui dit quc lc Seigneur a soufTert dans la cliair nue, prive la passion
de raison et de volont^, (disent-ils) ; mais si quelqu'un dit qu'il a souffert avec
rame intelligento, pour que la passion soit volontaire, rien n'empeche de dire
qu'il a souiTert dans la nature de rhumanite; mais si cela est vrai, comment
5 ne concederons-nous pas deux iiatures qui subsistent sans division apres
runion? Si donc quelqu'un dit : Le Christ a souffert pour nous dans la chair,
il ne dit rien autre que : Le Christ a souffert pour nous dans notre nature ».
Cette question coinbat neanmoins ccux qui disent une nature, celle du
Verbe incarnee. Comme ils cherchent a montrer que cette (formule) est vaine,
ils s'efforcent partout de montrer deux natures qui subsistent; mais ils n'ont
pas remarqu6 que toutes les choses auxquelles il n'arrive pas d'etre separees
par la seule theorie, doivent necessairement s'ecarter Fune de Tautre en une
diff^rence separde entierement et manifestemcnt.
Du nieme. De la lettre d Aracc, * eveqiie de Melitene. * d foi. 49
Si quelqu'un cherchc de quelle maniere il a pris chair et s'est fait homme,
il voit Dieu le Verbe, cclui qui est de Dieu, qui a pris la forme duserviteur, et
10
b.
200 II. — TEXTRS MONOPHYSITKS. [00]
KaSo/ )jlJL3« )'=v\...Oi» ^i>.^ts^ ;a^JS.a );o(Jd ouso .o_bo; y^l |ooi )Ju/
)loO(.^ )K^ULO )lQ:s;ai[V> ^); y^l 0(->K_/ s.*oi t^ •^ot t-^^^ o-^ .)v>c>i r>»
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♦^nlLi^-n r^^aSaju t-Li JaAoa K^n^oa rdl"n aa^a .)i .t>
nLfioL^aLn oon ooaL^oja rsfx^TVD «sa^ 'ia\^ ooA ^r>fn*y3
1. Lools, i\cstoriana, Ualle A. S., 1U05, p. 279.
qui s'est trouve dans la forme des hommes', comme il est ecrit; c'est en cola
seulement qu'on connait une distinction des natures, c'est-A-dire des hypo-
stases; car la divinite et rhumanite n'est pas la mome chose au point de vue
de la qualite naturelle.
IX. Cn.\PITRE. QUE NeSTOUUS >'a P.\S DIT EN PKOPRES TERMES M
DEUx Christs, ni deux Fils, m un .wtre et un autre Fils.
De Nestorius. Du discours sur : Le royaume du ciel est semblable d un homme
(jui a fait un festin d son fils'\ et sur riiwarnation.
Le Christ, en tant que Christ, n'est pas separ6, car il n'y a pas pour nous
deux Christs ou deux Fils; il u'y a pas chez nous un Clirist premier et (un)
second, ni un autre et un autre, ni un Fils autre et encore un autre, mais le
Fils est double, non par pouvoir, niais par nature.
// conserre encore sans confusiun ladherence des natures, car saint Cyrille,
dans lc second tome, hii rejyrochc d'acoir dit :
1. 1'liilipp., II, 7. — J. Mullh., .\.\ii, i.
10
10
[91] 0-10. — CITATIONS DE NESTORIUS. 201
ooi I * *) -^ ^o^cciJ .|.jljv^^; )o(!^)^ jiOJ '^twOTv ^jJor3T\ ^tOlTX
)«otS.^oo <'.aa^a ♦',.^J^s^io ^^ ^-^/ )ojSs ^oi. .•)N-.oiSx )Iap>.. njLs;
lo\j \hsjuJMl )lr>°>. ni o^ J^/; ^''^.^^ ..OiiotsjLio ).^.«J.V> )oi^ )^^^o
jl/ .)-**jL:bo l^ )J^o)^ .^oiSx; l^ v-^ It-s •♦••aa^a ♦')-— jtio
i^ jj/ .)oiSs.; )i.^\ i^ jJ .)JUJL» «Oiofc.-/ )£l-^ )ojSS; )Vi; ^^
•>'^6(^ ^^.>.V); )^ ^^«.^s^ ■.)i-^ ou.J^/; v.*6i .)XajLjjJ
.QooanaJLi^ rdjkjJLT r^:\ain r^Xiii^a rsSjAT\ joa tlx »aT^l3j3
T^^iak";! joa iunja^T^ oa cal •Xfcinr^-n aoa tj^^ rdlliainn
♦^rsfiAoa "ilnr^ .aai vj3anx.r^ ajjr^ oa .^*sfyi*73 •J^^ ^ijia^
p «0« -.Ij/ ''^S&..iaio; ^^«^/ vOOiNtX |l,.i^; ).3o,^3 ^; qj6i ^; )j/
)jlj'^o )j/ ousojl^ )......«. >.^\ ) i,vi[\jL^ )oC^ f^ .)j/ yo\leo vJu^vO ^o^ ^oi
.y.^..«.-...>o; jJ/ ^^^po^; )jlX3 o\ .),LV?iN > V>
1. Loofs, 24'.). — 2. Ibid., 275. — 3. Ibid., 274. — 4. /ftjrf., 332.
Confessons Dieu qui est dans rhomme; adorons Fhomme qui est dsins
Tadherence divine et qui est adorc avec Dieu Tout-Puissant. El encore : Cest
pour ceci que le Verbe Dieu est nomme Christ : c'est parce qu'il a une adhe-
rence constante avec le Christ. El encore : La Vierge, Mere du Christ, a en-
^ fante le Fils de Dieu, raais parce que le Fils de Dieu est double quant aux
natures, elle n'a pas enfante le Fils de Dieu (la nature divine), mais elle a
enfante rhumanite qui est Fils k cause du Fils qui lui est conjoint.
X. — Chapitre pour montrer que l'impie Nestorius confesse des n.^tures
UMES, C.\R DANS LE DISCOURS Qu'lL A PRONONCE SUR : CoMBIEN DE FOIS
'** PARDONNERAI-JE A MON FRERE s'lL PECHE CONTRE MOI ' ? IL DIT :
Moi — c'est-a-dire la personne (pros6pon) de Tl^lglise — a tous ceux
auxquels je parle, j'expose la meme chose devant tous, en nommant le
Christ Dieu complet et homme complet; des natures qui sont non pas
melangees, mais unies.
1. Matlh., .wui, 21; cl'. supm, p. 188.
202 II. - TEXTES MONOPIIYSITKS. [92]
. ' r^i>cu>3-cn Ax cai Tj^r^-n r^"\>3r£f2n ^ oiL^n
)_ij sw| )1/ •)-i-U; |.a!S.^Qji ^^ )t^) oila^fQ.»^ ).^oj&s^ f*^^ ^
yOOuU ^ :)Ua^.^ )J )LjLaj ool )1v.m/o .•)jN.a.»K^ ^*"^ v^otoK^/ )jt-<^/«
) t\ ^ ,.«too ^^ .-jlou^ )Jo )la.i^ ^^ )a3oi .^eu^K^ )-*-)i-3 ^^ ^;
* D foi. 49 .)Ltfaji oi^ K.»^; o6( )j.<^ ^^^oo )-.)0^ K-m^lt ^^o .)i\-i ..too )1 ^^o
.)j/ );a^ )v^t )3oiV^ ^ .-)Kb«.^ )oi^; ^? ^oi
II. B. EXTRAITS OE TlMOTHEE /ElUHE (XI A XVI).
TSl.9-3— fio-flt^-n rslx-.T r^acn"n Qoor^30"> t ^ t^ t n\ wtj
.ttcncruoj^ «Iruacvl 'i!73r^ 30^0 .r^^iM,^ rsl^^-nifn^s^r^-n
ji;; 1 N«\ » N^ > ^.t^,*/ . .ot -)l )i ^^0 Ijuft-o; ^^>aSo< yj^oi .^OJA
^^■^ « - yoC^o y^po ^^Os .)1«-«U )lo ivi .01» )J^;olo )loyo4.^oo .)K^JL».m.^
1. Loofs, 330. — 2. Ms. add. V2[bii (E), fol. II. Dans ce manuscrit les «» ont la particularite de
n'6tre jamais lies avec la lettre suivante.
Chapitre. Qae Nestorius a ilit « dv deu.r {natnres) une personne (prosopon) ».
Du discours 7»"// a prononce sur la foi.
La difference des natures ne fait siibir aucun dommago h Tunite du Fils,
mais de meme qu'autre est le corps corruplible et autre encore rAine im-
mortelle et que, des deux, un seul homme cst constitue; ainsi du mortel et
de rimmortel, du corruptible et de rincorruptible, de ce qui est soumi.>i au
D foi. w commencement et de ce qui n'a pas * de commencement — c'est-^-dire de
^" '"*• Dieu le Verbe — je confesse une seule personne (pros6pon) du Fils.
XI. De S.\I>T TiMOTHKE Qll Pl T AUCIIEVEQVE d'AlEXANDRIE; HISTOIUE.
1l parle encore conthe le concu.e '.
Voili quellos furont les traditions vivifiantes, ainsi que les t^moignages el
la profossion de la foi ortiiodoxe au sujet de Notre-Seigueur et de notre Diou
t. Celtc pldce porlo, dans le inanuscrlt, le n° 28. — Elle e«t anal>s6e par J. Lebon, hc. cil., p. U^i
ii 108.
10
10
I
[93] 11. — TIMOTHEE D'ALEXANDRTE. — HISTOIRE. 203
«aft ^.N-./ ^^..^^^1/ )-JL«a-0t )_«Ot f-<^ ) v>o q f_» ^^; y^li .) ..I. *v>
yOOtloJL^CLtOt ,.^.3 . >\oi yooi!^ .^a^^>.^ V.»^! oi^;<> )-~J^Ji> )f..«.M^i
)K_*o«--3/o )K . I I. .. V> )JS> VI « ff>; )o.oi )loV- vOOUiO t— ^^ P .)J.>-.U
)l>V>»v -Jlv^^ l^f.^ > « .. i/ ^/; ^; ^l^ ^^^ .)froa-.^.M )loiVi .o<;
5 .QjQ^Voi yOotJ^^ ^^ ^-^/ )-L2lio .)oop )1>-.U vooilaJL:iCL.oi; )lolv.. s.<ULi»0
>.. \ 1 ." V) yooiV»'^^» « \o voj/ o;p/ ^ota/o )->.JL\.il )jl.3cL^ vS/; ^^«N.../
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10 .)oC^ ;^o; ^oi ya.^ .\iy* "> )jlj/ V-:» )oot K_) t\ ^\^too jJo K_).i.q\,..toL:>o
)o^jl ^)-S; ^^.^,../ ^oi^s ^A^t-S oi.^o .otV-m-s yx^ oC^ ^y-^l r^o
»f> \ tioo Vu-oo .ot,^-.; )v.fiQ-2L3 o-w; ootJ^ ot-^ « .'^v^/ )ot3x f^ .)KjLlLl/o
^.^^ . jgJLa ^Vl . .'tV)/; ^; ^^.^jjl .I^OL-^o \j^ vft->; )'l/o .)..»>0>\
i ^*^ •^•s )oot; .')-d/; U-*^ t— ^ ^..otoK../; oot.^ ^;a:M jj; > .. \ .JJo :) .. . tV>
Jesus-Clirist de la part de nos saints et bienheureux Peres. Ils ont enonce tout
cela par le moyen de leur foi orthodoxe, coinme dune seule bouche, par le
Saint-Esprit, choses que les disciples des Apotres et de Notre-Seigneur lui-
meme manifestent egalement, car chacun des Peres a ete Theritier du tresor
5 vivifiant et patristique de la foi saine. Nous prions pour etre nous aussi,
jusqu'a hi fin, les imitateurs et les heritiers de leur foi orthodoxe, pour que
nous nous detournions de tous les heretiques qui ont ete combattus, ainsi que
leurs enseignements funestes, par les bienheureux Apotres et par nos Peres.
Voici en efTet que tous les saints eveques des eglises, et les archeveques qui
10 etaient docteurs de la foi orthodoxe, depuis la venue de notre vivificateur,
Notre-Seigneur Jesus-Christ, jusqu'a nous, confessent qu'il est Dieu * Celui i- e foi. ii
qui est ne de la Sainte Vierge, et qu'il etait homme en verite, sans change-
meut et sans confusion, en meme temps qu'il demeurait Dieu. Ils disent qu'il
est uu avec sa chair et ils lui attribuent tout ce qui convient a Dieu et les
15 choses huraaines, en nommant Dieu Celui qui souffrit dans sa chair, qui res-
suscita et monta au ciel et qui viendra juger les vivants et les morts. Quant
k ceux qui disent deux natures dans i'unique Christ, et a ceux qui ne confes-
sent pas que Celui qui est consubstantiel au Pere, est devenu, dans la chair,
E fol. 1 1
V" b.
204 II. - TEXTF.S MONOPIIYSITES. 19'.]
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1. o infra lin. — 2. i supra lin.
consubstanticl aiix hommes tout en demeurant Dieu, ils les ont anathema-
tises avec leur enseignement funeste. Antiques en eflet sont ces deux
explications qui ont ete proclamees par les saints Apotres et par nos bien-
heureux Peres les eveques orthodoxes. Depuis la venue du Christ jusqua
notre epoque, on n'a jamais entendu qu'un cveque ou un archev(5que ait ••
pens6 ou ait enseigne Timpiete de ceux-l^, sans i^tre anathematis^ et sans
perdre riionneur du sacerdoce. Cest pourquoi nos bienheureux Peres les
eveques eux aussi, aux jours du bienhoureux Cyrille, archeveque de reglise
K foi. 11 ' dAIexandrie, eux qui elaient les imitateurs de leurs saints Peres et pleins
de zele pour leur foi orthodoxe : lorsque limpie Nestorius pensa ainsi, et lo
pr^cha deux natures pour le Christ, et ne coniessa pas que Celui qui fut
enfant^ de la Sainte Vierge etait Dieu, sans croire qu'elle-m6me ^tait .Mt>re
de Dieu', comme leurs saints Peres en sont temoins; apr^s Tavoir devoile
dans le premier concile d'Kph6se, ils le depos^rent et ranath^matiserent
ainsi que ses enscignements impics". Tous les saints Peres qui se reunirout li
1. Nestorius eniployait lui uussi la locution » in^re de Dlcu «, of. Le livre dtUraclide, traductiou,
Puris, 1910, p. yi-92; el 171-173; 2CO-2«3 et 315, llgne 7. — -2. Les ^vOques d'Kphi^3o qui tHuicnl orllio-
doxes onl coudamn(i ceux qul pla<;alout u deux personnos » dans le Clirist et non ceux qui lui don-
naieni « deux niilure» u. Tiniotli6o confiiinl iinplkileinfnl — ot perlldement — UHturo, hypostase ol {•«t-
II
[95] 11. — TIMOTHEE DALEXANDRIE. — HISTOIRE. 205
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)j..aj; t-<^^ ^n i .n \ °i .w.a*« yOouVl; )JL««; )vi\n» ooi; i^ ^/ wwbdKji/
1. v>.-|ti Ms.
c.
alors sont pour nous des temoins du Christ contre la mechancete de ceux qui
disent deux natures et qui ont renie le Christ k Chalcedoine, quand bien
meme ils auraient pense confirmer l'impiete par leur grand nombre en se
faisant le double du saiut concile de Nicee, comme pour faire croire par la
qu'ils etaient grands, car certains diseut qu'ils etaient au nombre de six
cent trente-six.
Apres la condamnatiou de renseignement impie de Nestorius, apres que
ses blasphemes eurent ete livres k roubli, lorsque les eglises de Dieu etaient
en toute paix et tranquillite par tout Tunivers, (alors) par la jalousie du de- * e fol. ii
mon, une controverse fut excitee k Constantinople par Flavien, qui etait
eveque de cette ville, contre Eutyches, protre et archimandrite au meme
endroit ' ; telle fut la cause de la lettre de Leon qui a deja ete condamuee.
Comme la verite en temoigne, aucun d'eux ne fut trouve bien penser; la fin
sonne, ce qui lui donne beau jeu pour accuser parlout les Sveques de s'etre contredits a Ephese et a
Chalcedoine lorsqu'ils n'ont fait en somme que preciser les notions de nature, hypostase et personne, et
specifler que s'ils avaiont condamn6 a Ephese la locution « deu.x personnes », ils n'avaient jamais
entendu condamner la locution « deux natures. » Inutile de dire que bien des raoines d6chain6s a
Ephese n'ont jamais compris cette distinction, et Timoth6e, qui 6crit pour eux, s'entoure — perfide-
ment — d'equivoques, pour les empecher de la saisir.
1. En g(5neral, on rend Eulvches — qui (5tait monophysite rigide et heretique — responsable de la
ruplure, cf. Le licre dUeraclide, p. 294-302.
♦ E fol. 1-J
r a
10
206 II. — TKXTF.S MONOPllYSIT KS. [00)
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j—i/ .01,^0^ J^.^oo( >.<J^/; o6( >xoo;o n m .; |juta^o ya^/ \i ^^ ogi-St.^
de leur vie Ta bien montre. Flavien en effet se liMait de reconstruire les
blasphemes de Nestorius a partir de la racine, c'est-A-dire du fondenient du
blasplieme, lorsquil commeuga k enseigner deux natures dans un Christ et
de presser Eutyches d'adherer a la doctriQe des deux natures, en presence de
certains autres ev6ques de la meme province. Mais Eutyches ne croyait pas 5
qu'Erainanuel etait, dans la chair, consubstantiel avec la Vierge bienheu-
rcuse et Mere de Dieu qui enfanta Emraanuel, coninie en rendent maintenant
temoignage a son sujet les partisans de ceux qui etaient ses disoiples, les-
quels rendront compte au juge et k Dieu d'un tel temoignage. II fut done
E foi. 12 anathematis^ par Flavien, parco qu'il ne * prenait pas sur lui dadherer A la 10
doctrine des deux natures. Les Actes de cette cause furent envoyes par
Flavien k L6on qui 6tait alors t5veque de Rome, et il repondit k Flavieu par la
lettre susdite coupable d'impiele.
Un concile se reunit plus tard i'! l*]phese sur Tordre du bienheuroux
Tli6odose, empereur orthodoxe, k cause de la nouvelle looution des doux li
natures. II 6Unl dirigo par iiotre bienheureux p6re le confesseur Dioscore, ■!
avcc Icquel j'otais, moi et mon bienheureux frt;re, lo pr^tre Anatolius '.
1. Anatoliiis, rr^re Uo Tiniolh6o iEluro, est inentionn^ Uans la Vie do Pienv rib^ro, ^d. Haubo,
p. G7. II a tSl6 rxil6 A Uangra avec Tiiuotiieo, i'f. Uislory o/ llte JUitriairlis uf Ifie luplii- Chunh of
E ful. li
1» b.
10
[97] 11. — TIMOTHEE DALEXANDRIE. — IIISTOIRE. 207
NOf_D v£DO_IXl^)».2 OOOI ^^^^K.JM fSO 4ii-«.iLD vm i.\o ^ / Vd>.^/ |l -lO^O
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y^l ,y*L'ir> ^Jil . .t.v>/; wjJs..»/; l^^wOk^ Jjl^^q^ •.l^-^l yOoC^ ^^ jooi
■IKjij^a )JLoi°>\v»i |t~^o v£Q^ia.^v.aU) oi^ia^; w*oioK.</ )JSs..cd)Kjl; ^^
vl^ ojljlsI/; ^,*^../ •.vOO<l.o«\n (Yi°>/ ^^ v<]L^.aj; vxon i .» i n -> ^; aM.r>
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^.«.^itoo o/ ^..^/j ^.«^wjj a^V-^/o ^oiouLfio yo^ yOOM^SJ o^ •.).3).^
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)^a.>o :vCDo;oiJacQ\ yn\ i «\ ooi-. ^ ^; )^o/ ^/ •vfoa.ai^)^; ^ojoULflD
Lorsqu'on eut lu h Ephese, devant le concile d'alors, les actes de la cause
susdite, renseignement impie de ceux qui disent deux natures fut anathema-
tise par tous k la fois', en tant qu'il est le fondement du blaspheme de Nes-
torius et la racine de (son) enseignemcnt impie. Ils se trouverent donc en
5 danger d'etre deposes de repiscopat, tous ceux qui s'etaient reunis a Cons-
tantinople avec Flavien et qui avaient decrete ces impietes avec lui. Lors
donc que beaucoup do paroles eurent ete prononcees contrc eux par le
concile, * ainsi que des anathemes contre rhypocrisie, ils se prosternercnt de- ' e foi. \i
vant le concile et anathematiserent ceux qui disent ou pensent deux natures
10 dans un Christ; ils convinrcnt d'en rester ^ lcnseignement des saints Peres
et ils confesserent que « une est la nature de Dieu le Verbe incarnee - » ; et
ils furent regus par le concile d'Ephese apres qu'ils se furent repentis.
Alexandria, dans Patrol. Or.. t. I, p. 445. TimoUi6e eii fait mention dans sa letlre sur Isaie et Theo-
philc : « le pr6lre Anatolius, mon frere, vous salue », Land, Anecd. syr., t. III, 159. II est mort a Gan-
gra el Timoth^e a ramene ses ossemenls a Alo.\andrie avec ceu.t de Dioscore, car c'est ainsi qu'il faut
enleiulre lo passage do Land, Anecd. sijr., III. 172 :
I VI n mnN .^ ov^u. wOgo-f "•^.^lio |ViUX^>> uOi<uo'f^ "l^-/; ^ . JO)Nja,.^ Loi, K^is ,j |Ja»; ovjo- ^; |ooi iC^Coo
■|>n|nn;
« L'amour du peuple pour Timothoe alla en augmenlant parce qu'il amona les os de Dioscore et
d'.\natolius, son frere (frere de Timolhoe), avec lui, dans un sarcophago d'argent. » Ce texte ampliibo-
logique a fait croire jusqu'ici aux traductours qu'il s'agissait d'un « frere de Dioscore ». — 1. On a
otabli, a GhalctSdoine, que les 6veques 6gyptiens avaient mene, a eux seuls, tout le second concile
dliphese. — 2. Cette formule, d'origine apollinariste, a ete cause de tous les troubles suivants, parce
quo tous radmettaient avec des sens differenls, depuis les monophysites rigides .jusqu'aux calholiques
pour qui elle est diphysite parce que le uiot « incarnoe » implique la nalure humainc. Cf. Franzelin,
loc. cit., tliese XXXV, page :311.
PATR. OR. — T. Xin. — F. 2. 14
r b.
♦ E Ibl. 12
208 11. — TEXTRS MONOPHYSITES. [98J
.•^^;toe v,.^!; ^-'^/ ^^ Ul r^xn^ny y^l m\ jJo .ooi >s>\ '^i>..:^l\
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^0',-M^ jj v3/ .vjo»ot>f>nr>\ f_^ j-wo'^ voqi^o ^-m )J vd/ «^ '.vJid •.)I^
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OSl^ w^o( y-^\\\ w.*\ ./ )j't^ ^*Ju/;o .o(.^eLX ).^-»Jii vfiDa^-.)o;)l;o Oi^;
> .«\../; ^ff» - «ftf^ n looio '.^.^^.kjki lj^\a.. s^ « m1/ ^) p .)UlaJl^ ^^k.3LOo\
yOo<^ » v^ .-oooi ^t-:M)K.:)0 )fn\r>no )J.) •; ^tp )K.. H>1 ..^^^V ^o o'po)l/;
l-Ju.) .-scoia.o.cQ-.; vo^/ ) I. v^ ^ lo^ .•vflo;ouf>m') ^i-o( ).3onm°i/ )r»*^\
1. sft-1^1 Ms.
I
10
Eutyches lui-meme donua un libelle au concile, et jura dans ce libello,
par la sainte Trinite, qu'il adherait k renseiguement des saints P^res; il
fut re?u lui aussi, et personne, ti ma connaissance, parmi ceux qui pensent
bien, ne fit de reproches k ceux qui re^urent ceux-lii au concile. Ensuite
tous deux (les eveques et Eutyches), a la lin, retomberent dans les memes .'
niaux et leur mechancete ne lcs quitta pas, car le cantr compte pour la jiistice
ct la confessioit de la bouclte pour le salut, comme il est ecrit', et encore :
ritoiuiiic riiit la ficjure {prosdpon) ct Dicit lc ctcur'-. ^^''lavien — plein de con-
fiance, k mon avis, dans la lettre impie qui fut ^crite par Leou et dans
laquelle renseignement inipie des deux natures est conllrme — demeura lo
sans donncr aueune reponse au concile ct sans anathematiser ceiix qui osent
♦ i: fc.i. 12 * Jiie d(.ux naturcs dans uii (Mirist, ct il ful depose ainsi que rimpie Theo-
doret avec lui, et quelques autres qui cnseign6rent dcs choses analogucs
contre Ic Christ. I^orsquc rcnseignement impic eut ete condamn^ et quo
ceux dont nous avons parle phis liaut eurent ete d6pos«5s, tous les ^vt^iues,
reunis alors au concile, adicssercnt de iiombrcuses felieitations et des louaii-
ges A notre bienheureux pere Dioscore, areheveque do reglise d.Mexau-
1. Itom., \, lii. - 1. l Itols, .\\i, 7.
[99] 11. — TIMOTHEE DALEXANDRIE. — IIISTOIRE. 209
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ss/ o/ .■)..3la^ V-^ ^""^^ ^*^ <.>oioK_./ .1^)1/ ^'^k^X ^^; ^oi .-^lo^opo;
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)l)«^tp )-ru»oi',.SL3 f^ .yooi^; vrfi,« ff>>K.i> looi ot^o^; . ..^../o .)jl2^.^o
^^w^^.:» )K-3f o/ )l«o^j )K\ v\..5 [.mov.^ >ft a.» )Jo •.v^ »«.1/; o6i )ooi ,-a3
)..^\j>^a )jlilpw )jQJU> ^/ ^J;*j ooi )ooi K-,/ oS^; w.6i .^^o^/; ^..^ ./
^o La_alo .s^ « ..1 »oio \ *> o; ^.«\«JJ 6(.4;o-><\-3 v^oi; looi ) n^^ro •.)jo(
v° a.
1. )o^- Ms.
drie : ils le proclaniaient le gardien de la foi et ils disaient que ses paroles
venaient du Saint-Esprit '.
Apres la mort du bienheureux Theodose, lorsque regna Marcien, il y eut
encore un concile a Chaloedoine; lorsque tous les eveques sV furent reunis,
^ ils renierent Notre-Seigneur par ecrit, et ils reconstruisirent ici rirapiete des
deux natures qu'ils avaient detruite k Ephese ; ils blasphemaient le Christ, ils
se jouaient, comme en un theatre, des enseignements de la foi orthodoxe,
car ils fixerent par ecrit, et ils re^urent dans la definition de la foi, cette
lettre rebelle qui a ete mentionnec plus haut. Leur confrere, ou plutot leur
"^ chef, * etait celui qu'ils avaient depose a Ephese : Theodoret le blasphemateur, ♦ e fni. 12
ainsi que ceux qui avaient ete deposes avec lui'-. Celui qui avait ete con-
damne commandait avec grande confiance et ne repondait ni peu ni beaucoup
au sujet de ses fautes, ce qui- suffirait deja a condaraner et k separer de la
communion de TEglise tous ceux qui Tont re?u, s'il y avait quelqu'un pour
1. Cest le cas d'ajouter, conime on Ta fait souvent a Chalc6doine lorsqu'on a revis6 les acles
d'Ephese : « du nioins les ligyptiens lont dit d. — 2. Cest inexact: la lecture de la huitieme action
de Chalcedoine nionlre au contraire que les ^veques ont aniene Theodoret k condamner Neslorius. II
leur a donne satisfaction et il a donc pu etrc regu comme Timothee admel qu^Eutyches avait pu rfttre
par Dioscorc u Chalcfidoine.
a.
210 II. — TKXTES MONOPIIYSITKS. [lOOJ
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j— L^; yO \ •>ltsj •.)jo» « f>\li^ ot nl/ ) ..»tV> '^ -vtvA; ^j ^jN*/
o/ .)K\..»^; U^l^ ^t-o ).««■*■ *.^ '^ '>fiq\ a^po/j ^^../10 .yOOtlcNnm;
K .) > . ^o ..)_XaJlV ),i!°>\ci.«.\ a^V.w/; :oV>ueD ^.«^1* sjDom°>)o V-'^'^
juger eu ce moude selon les canons de rEglise. Il^ rc^urent aussi Flavieu
comme s'il avait eu raison de dire deux natures dans un Christ et ils se depo-
sorent et s'anatheraatisereut eux-memes selon la parole de justice; ils de-
poseront, disent-ils, notre bionheureux p6re et archoveque Dioscore, parcc
quil ne voulut pas partayer leur impiete et signer la lettre rebelle dont il a 5
ete question plus haut et qui a aussi ete appelee tome parce quoUe a separe
les membres de reglise '. Apres Tavoir depos^, ils renvoyerent eu exil — lui
qui ^tait vraiment le gardien dc la foi — dabord a Cyzique, ensuite h He-
raclee ct enfin dans la ville dc Gangra de Paphlagonie ". Quand il y eut
' v, M. 1-2 tcnninc sa rourse et conserve sa foi, ' il nc lui resta plus 7»'« rececoir la couronne 10
de juslice de la part du directcur du combat : du Christ, juste juffC, avec tous lcs
saints^.
Ceux qui se sont reunis a Chalcedoine rendront compte, devant le tribuual 1
redoutable, do lour jugement insense et de ce qu'ils ont os6 faire contre le ,
Christ. Ou ils ont bieu agi A Eph6so, lorsqu'il3 ont anathematis^ les ensei-
gnements impies, ot ils onl uial agi a Chalcodoine, co qui osl !a verito; ou
1. M6mo ideo plus bas, p. 226. — 2- Viw liisloiio li^soi\il<iiio ilo Uloscore esl cooservt^io daiis iine
versiun syri(i(|uo, of. 1'. Nnu, llisloin' de Diuscore, eerite inir sun iliseiple Theopiste. raiis, UK>3
(lixlruit Uii Joiiriiiil Asifili<iiie). Colle U'goiulu a tSlO ronianiiio oncoro daiis plusiours rOcils coples; cf.
ibid. — 3. Cf. II Tiiii., IV, 8.
[101] 11. — TIMOTHEE D'ALEXANDRIE. — HISTOIRE. 211
yOJoit y^l o\y^ ' jjo, . n\ •> ~> tv^j.^ o/ '.oi^h^l K^)\^\Ai w6i )jo,..« nN^t
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joot vOOVJL^; o6i .jLio, . nNT> y/o v£0ftm°>)-5 v^/ .^oo^^; |,^',.*^ y», ^iNtV»
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)K^^ ^; ajo( .)n .»tp )^>^>ajL ^.^jol |J; po/; )ot^)J wOtax^Ji JJ
1 (jo.i^aa Ms. Sic persaepe.
ils ont bien agi a Chalcedoine, comme ils le disent, et on voit qu'ils ont viole
leur parole k Ephese, de sorte que de toute maniere ils tombent sous leur
anatlieme, qu'ils ont porte sur leur tete soit a Ephese, soit k Chalcedoine '.
Qui inenlendra, dit Job, mais voild que le temoin de ce qui a ete fait contre lui
^ cst dans le ciel et Cclui qui connaU tout cela cst dans les lieux eleves -. Nous
Timplorons ; nous repandons devant lui les larmes du co3ur ; jusqu'au moment
oii le Seigneur aura pitie, regardera du ciel et vengera aussitot sa sainte
Eglise catholique et Iiumiliera ses ennemis. Pourquoi Dieu aurait-il pitie du
concile des oppresseurs qui eut lieu a Chalcedoine ? IIs ont renie par ecrit la
^*' foi de leurs peres; ils n'ont pas juge un juste jugement, car ils ont depose
celui qui etait innocent *et qui etait le gardion orthodoxe de la foi : le bien- * E foi. 12
heureux Dioscore; ils ont regu les impies et les heretiques et ils ont mis
leurs blasphemes dans la profession de foi par le moyen de la lettre de Leon;
ils ont immole la troupeau du Ghrist. IIs n'ont pas ecoute Dieu qui a dit :
'- Tu naccueilkras pas un faux bruit, c'est-a-dire une parole mensongere et
oppressive, et tu ne suivras pas la multitude vers le mal, pour violer la justice'\
Et encore, apres autre chose^ : Tu ne porteras pas atteinte au droit du
1. Cf. supra, p. 201, uote 2. — 2. Job, xvi, 19. — 3. E.\., xxiii, 1-2. — 4. Nous n'avons ici que des
extraits de rouvrage de Timolhee, cf. infra, p. 234, n. 2; 243, n. 2 et J. Lebon, loc. cil., p'. 101-103.
212 II. — TKXTF.S MOXOPIIYSITKS. [102]
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) ^y^vsN^ .^i^^K^o .)J^^Ji^ ».. .i<p .)^^'^x^ .)i,i,mvi..v> )J ,Wy.o <„^ksl
I
10
15
pauvre daiis son proces. Eloignc-toi dc toiite parole i^iiiiiie'. Tu ne favoriseras pas
le pauore dans le proces -, car c'est Dieu qui rend la justice ^, et il faut que les levres
des pretres gardent le juijement de Dieu sans acception de personne, i\ l'imitation
du Clirist, grand clief des pretres; ei qu'ils parleiit selon la loi du Sciijneur; car
ils sonl lcs messaijers du Scijiicur tout-puissant, selon la parole dn propliete '.
Mais les saints ont prophetise a leur sujel (de Clialoedoine) : Jeremie les
nomme une troupe de perfides qui ont tendu leur lancjue comme un arc'^ contre
le Christ, et [leur lanjue est) comme uii trail qui blesse'^. Ils ont commis donx
♦ E foi. 13 maux : Ils ont renie lour Seigneur et leur Dieu et *ils se sont anathematises
de leurs propro anathome, apres avoir d6']k tHe anathematisds auparavant par
le Lienhoureux Paul et par les saints Pores. Cest deux que le bionheuroux
Paul eorivait : Dans lcs dernicrs temps, certains s't'carleront dc la foi''; et : -liu'
derniers jours, il vicndra des circonstances difficiles, car les hommes seront eyois-
tes, iiinis de Varijent, vantards, arroijants, diffamateurs, rebelles d leurs parents,
Miiis iiitelliijence, inijrats, impies, diirs, imphicables, calomniateurs, intcinpe- 18
raiils, crucls, ciiiicinis ilii bicii, Iniilics, cinportcs, orgueilleiuK amis des plaisirs
}
1. Ex., .\Xlil, (1-7. — 2. K\., xxill, 3. — a. Itout, 1, 17. — 4. Mal., Ii, 7. — 5. JiSi-., ix, i. — «. Jdr.,
IX, 8. — 7. I Tim.,iV, 1.
11
10
* E lol, 13
r" b.
[103] IJ. — TIMOTHEE D'ALEXANDRIE. — HISTOIRE. 213
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)laiV>.0l; ^JLSL^a^ ^^^^ vO;/ )~^^t-> ]!; -"f^l f^ )£sJ^Ov Oj/ j^fJ JJ;
^voou')').^ ^^; .p6/ p ypo ), ^'^..iL-aL^ o/ i6ij ^t-o .).oa^.s> ■^J^li )Li)
plutotque de Dieu, (jul nnt Vapparencc de la piete mais qui ont rcnie ce qui en fait
le nerf. Elolfjne-toi aussi de ces homnies-la '.
Nous tous donc qni obeissons au bienheureux Paul, puisque nous avons vu
de nos yeux que les choses dont il parlait se sont accomplies sur eux, fuyons
5 leur communion, car c'est d'eux encore qu'il parlait aux prStres d'Ephese
dans les Actes : Je sais quaprcs nion dcpart, il s'lntroduira parmi vous des
loups terribles * qui neparyneront point lc troupeau; parmi vous enccre, il s'ele- * e foi. i
vcra des homnws profcssant dcs doclrines pcrverscs pour entrainer des disciples a
leur suite. Vcillcz donc'-. Et, dans la lettre aux Gorinthiens, il a predit et averti :
10 // arrivcra dcs disputes parnii vous pour faire connaUre ceux d'cntre vous qui
sont eprouves^. Notre-Seigneur lui-meme a dit : Gardez-vous des faux prophe-
tes , qui viennent vers vous sous la peau des brcbis, nuiis au dcdans cc sont des
loups ravisseurs\ Et pour que personne ne puisse repondre et chercher un
pretexte en disant : « Je ne sais pas porter un jugement au sujet des ensei-
i^ gnements de la foi, moi qui suis un seculier », Notre-Seigneur a premuni
aussi (ces) simples en disant : Vous les connattrez d leurs fruits '; et : Le voleur
1. II Tirn., iii, 1-5. La versioii syriaque est faite sur le grec et ne reproduit pas la Peschitlo. Les
mots « sans intelligence » n'ont pas de parallele dans Vedilio major de Tisciiendorf. — 2. Actes, xx,
29-31. — 3. I Cor., XI, 19. — 4. Matth., vii, 15. — 5. Matlh., vii, 16.
214 II. - TFATRS MONOPIIYSITES. [104]
V-^ 1-«^» •»-3^!o .'^a^-ajjo .oqjl^j jJ/ .)'l/ jj l-aJL^ 'Vj"/ yO^joKjil
.°>.\.>.j )^o_^/ ^o kov^ ,^j )t->^^/ .^oto ^y \ .f>X.. yo\^ oml^j -'l-^
ya:^«.^<^Kjj ..) .. .,>v>j >.<oia 5,:^.^ yoot^ saTilno .)o6i I^V^j \ tyC^.^o .).<w_iuoo
♦ E fol. l:l.opo)i/ aiO,lDj ^^..JJ Kil ' )>L. ^*JOt ^^ y/ .)KjUi^ )lr.ioXN/< VQ
oiK.^po >a^^ K^) > *^oo yooiJLSJo .|tVA «2^.» oaKsI/ )lo^e^ I^A; r.
.^^ ^"^ols v>,oo< vOoC^j ).slajkO .yOodo>°>\ V> iKo ^j •.a^tio ) > v>j
• .|M„fcXV>j wOia^joiJS . . °>jio ^^o^o > «m^Mj yooi^ ^o/ )>Lw ^j y/
.V po ^jot^ yo^M .yoodoisiNv) ^^^oo .y^<\oij )K\a^wo )lcuw/ ^^ ««ov^
jjjj ..^£00^03 ).i-)oi ^.ao omlSJ ^a^o .)ioj|jL3 ^^K.A^^^ vpt-*! t-*'^? o6(
^O^ l^OOI >6.,lt )Jj ^OIJ .)J^...^I»^-^ > ."S^J |Jbo ^^ ^^/ l-»OV.d ''^g'^^ |i>
o6( l-Jl-j/ V i-tN ^J y.*0 .|JoJl2l^ yol|jJ I n I l/j .yPO \^l .|J^S.^^A^J 1.^1-3
||.^0QT>j y-^l -.Ijo^.aL^j ^ojOMoxo ^ ^j KSjlsI/ .JJojlA^ |'l/ 0<t^|-3J
"'^■fc.slj 6t«<Vim -»o .yooiloivi toi Iojla.3 J^ n°>i \^il *t-»-^ oiN'^-» .^^is^^l o^o
)-.itimn\|..5o .).,.^./ML^ «^^ o^y^^i/ )joi ''^^-^oo ).sl^ [:as .yooiXnoM jl^
ne vient que pour voler, pour egorger et pottr detruire' ; car le bon pasteur iloune
sa vie pour ses brebis, mais le mercenaire fuit- le combat pour le Clirist, il
en vient h trahir la verito, et il laisse tuer les brebis du Christ par un mauvais
♦ E foi. K! enseignement. Si donc tu vois *ceux dont nous avons parle — qui out com-
r" c.
battu jusqu'^ la mort pour la verite et qui ont donne volontiers leur vie pour s
le troupeau du Ghrist — suis leur enseigntMnent, et associe-toi k eux en tout.
Mais si tu vois qu'iis sacrifient, qu'ils perdent et qu'ils pers6cutent les mem-
bres du Christ, fuis la fraternite homicide de ceux-l^ ainsi que leur enseigne-
ment. Notre-Seigneur, qui viendra juger le nionde avec justice, t'a temoigne
par avance, et par lui et par le bieniieureux Paul, que ces paroles pleines de
pr6textes, comme : « je ne savais pas », ne pourront pas te servir de reponse
devant le tribunal rcdoutable. Notre-Seigneur a dit : // est necessaire (/»'//
vienne des scandales, mais mallieur d rhomme par (jui le scandale vient". Tout
runivers cn g^neral a 616 scandalise par le concile dc ChalctVloine, car leur foi
maucaise a ete par toute lu trrre, et les paroles de leur piete {ont ete) jusijuau.v is
extreniites du monde*. Combien de milliers, ii cause de cela, ont eto lues pour
le Christii Alexandrie, cn Egyple ct h Jerusalem, parcc qu'ils n'ont pas udoro
1. Jonn, X, 10. — 2. J(>nn, xi, 11. — s. Mnllh., xviii, 7. — 'i. Cf. Ps. xviii, .s.
10
[105] 11. — TIMOTHEE DALRXANDRIE. — HISTOIRE. 215
oslofcsjLiOL^ a*io»i/ jJo .jLsotM |.^a^i^ ^t'^^'^ ^t '"^^ .^0l^».5o)i.3o ^-;pa-ao
>e(_o .) « eooil, «^ -> ooo( y^>.,V)»^v> );o(^ |J/ .)-Jo^ n\ o; vjoiomo ofi N
yOOuK^/; ^^^^m>o; w>^/ ^^ ^; ooot ^o^c^Kjl^ .IXi^ ^t^oo UjkJi
r-f-A f^ .vOoi.A.30.^ ^^!%s.*.30( ^^o(\ .).>^.>^ k^L^M ooo( yjiN^^lS^^oo -Jla^V
) - - * v< . ^^ ^^. -^m I )lo;o(-fiDt JLiNj •.oya^.ft) )oi2^ ^n^^; «a^SMk.; )j.a^
yOO(.N )m ..V) jj •.)-<wdOMO ).M; o(.^3 )-ioi;o =|1-*^; )lisJ^O> ooo(« ^; ^aI^|J
^-.N.../ ^/ ^.Not-5 ^.<; )j/ ^)-.» •t->^; ooi^ JJo ).^^..>w )jo(.3 )J ).^f^
m6( )if->v/ *^/; )^/ .w'^U/ )jOt f>\'^'>; v£D;OiJO.co; ).^o.mJ. po)lSs^; o6«.3;
gft \ .VI \ 6(.3 ^^l^Cs; y^\, .)J ^...^9)0 oiyx ).xjiom '^^ ^^ JlV^)l/t
.oj'p/ vOO(Jl2j ).^a\ji. ..«fJl^.0 .o«oii»/ yooULSJ ^^«N ^'^iwv^ )lo.> .» n .a^Mpo/
'^.2L..oaX )^^o;Vo jJJLSo )ld^\ °>;o .a3;i ) f> ..oyJS. ) Vi\t \> ^-«.^^/
)jiVa3;o J^^Nv); )la.^.J^i >d/ ooo( ^; ) l H .po .o,-^ ) .. « »>o; ^0(a^;0(
1. l*ov9io Ms. « et parmi les critiques ». Mais p. 216, 1. 2 on trouve l*»^-
• E fol. 13
v° a.
N» a.
ridole d'or et n'ont pas consenti k s'associer au concile de Chalcedoine; mais
ils ranathematisaient * avec assurance devant les princes et devant les juges ♦ e foi. i3
et ils etaient livres par ceux qui passaient pour etre des pasteurs et ils etaient
inis k mort pour le Christ'. Bienheureux donc ceux-ci, car apres avoir subi
5 la mort pour la piete, ils reQoiveut (des maius) du Christ la couronne du mar-
tyre. Quant a ceux qui ont ete la cause du scandale, du sang (repandu) et de
la persecution, le Seigneur ne leur pardonnera pas, ni dans ce monde ni dans
le inonde d venir'-. J'entends par la aussi toutes les choses qui ont ete mises
audacieusement dans ce qu'on appelle la defmition du concile de Chalce-
10 doine, ou ils ont confirme aussi la lettre impie mentionnee plus haut, et oii
ils ont ose enseigner des choses semblables k celles qui y sont ecrites. lls
se sont decerne la saintete et se sont proclames pacificateurs; eux qui ont
chasse la paix au loiu et qui out excite des dissensions, des scandales et des
persecutions parmi les membres du Christ. IIs ont amene aussi la division
13 parmi les rois et les scissions, car ce n'est pas tres longtemps apres le concile
1. L'auleur ne ilit pas que cetait en gent5ral le TOlgaire — peuple et moines — qui 6tait dechaine
contre les pasteurs legitimes, au nom d'une question theologique dont il n'6tait pas juge et qu'il ne
pouvait mSme pas comprendre. Les Orientaux avaient demande, lors du premier concile d'Ephese,
que les formules de la foi fussent discut^es et fix6es par les evfiques m6tropolitains sans devenir un
pretexle a mouvements populaires. — 2. Matth., sii, 32.
210 II. - TKXTKS MONOPIIYSITRS. [100]
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dcs prcvaricateurs qii'eut lieu la devastation de l^ome et, jusqu'aujourd'liui,
lopposition, la scission et les divisions se trouvent aussi bien dans les
♦ K loi. 13 confins ecclesiastiques que parmi *Ies rois, car les Occidentaux ne vivent pas
en paix jusqu'a maintenant avec les Orientaux'. Quant a Marcien qui etait
empereur, ils le proclament fidele, pieux, anime du zele do la crainte de &
Dieu, lui qui fut gratifie de Tempire par Dieu tout a la iin et t\ peine"; ils
disent quil possedait le zele de la crainto de Dieu, pour faire entendre,
par un detour, que le bienlieureux Theodose n'etait pas de sentiment or-
thodoxe % non plus que les empereuis ortliodoxes qui Tont precede jusqu'i\
ce que Marcien regna h la iiii et h peine. Los bouches de tous los fidoles 10
sont ferm(5es, mais toute langue blaspliematrice et impudonte qui parle
contre le Christ est dechaineo et ploine d'audaco. Cost le mensonge et non
la foi qui doiuine sur la terre; il y a disette de la predioation do la parolo
du Soigneur.
Quelle 6glise d'Egypte, de Libye ct d'Oriont n'ost pas en deuil A causo 1»
des hauts faits de leur persecution et de leur mechancet6? Quel pays et quollo
1. Toiiles ces ilivisious roiiioiiliiil iiii piiMiili r roiuilo il'KphO*se et Neslorius en liruit urgunieiit
aussi bien que Tiiiioth6<>, cf. Le lirre dlleruclide, Paris, 1910, p. 317-;13I. — 2. « A la lln ile sa vie
et pour qiielquos nnn^es soulonient u, our Mnroien, proclaivie eiuporeur lo 24 aoill 450, inourul dejA
vers la fln do janvior 'i57, i\ Tflge ilo soi.\anlo-cin(i ans. — 3. TiinollnSo oppose les eniporours les uns
au.x iiulrcs pour IVuppor lospiit ilos siniplos, iiiuis nous savoiis inuintoiiuut a lu suito ilo ipiollos
intriguos, u lu oour el pur la ville, 'l'luH)dose a sacrillo les Onentuux au.\ Kgyptions; cf. Lt lirrr
dlUravUde, 235-259; 367-369. \'<>ii l;i niftnie IdOo plus bas, p. 220.
10
[107] 11. — TIMOTHEE D'ALEXANDRIE. — IIISTOIRE. 217
jL^t^ ^t^OI ^-^; }i-^^ O^ jKjL.^ o/ jU/ |JL.JJ .yOOiXlloijO vOOt..»^M;
f^i^ ^/ .\ . °io ^>^o )-.Vom'>/o .|...,j>-iL^; ^oia^pi, "^ itviN oooi |jiO(.^
'^omTil I; .yoot^; jjuji J^li^fJi. ojoi .> «\ n i > «\oi \^\^ •.^oKjlI ^ju»
)U/ yooi^ J^/ jooi; .ya_3;f_j > . (in^^v»; ^.^b^k^jjo .)..<..»^< oiK-..b.t.^<u\ '
^-.N../ ^^..^ .).^euvK.a voot^ )iq[V>; ^/ i^^..^ p .^>w^\; ^^ p..m^0L^
U^.^^^. )^N« JSs.^001 )>!.. ^ .JJcb^ J^^JL^) )jt.^>^ )ooi p6/ ^^^^01 ^/;
)J^j>N>a«^ )J>)-Ltt .J^OOI ^AJtJ^JM y . S ^jX ^^ ^'^OkO ^- - "<•' \^\^ yJi\jSa^O
)lo>V><OtS. ^if.<.db^ kS/f ^l ^loJ^sJOO .wiN OOOI ) 1 -^tNN l\o -.vOj/ J^>.JLCD
^l .loOI JLjl..w...\ ).2L^i-0;0 .Jk-3)-flDO J^^J^/; ^^ y^l \tS, « I \p>;po JJ
O^ )3\....J^JL^ -.^l^JL^ p ^; vfOOVd ^OS ^^ .).XJiO); vooi^; )J^s^^
^.^j-wJ^Oo; ).io y^l .6I.-JS.-./; ).io ^io 'i-aN. . .^ ../ >opa2^ .•)).^cq'»; ^/
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•>J^/ JJ^o^ ^oi..\n; ^-«N>/ JJ..io ^''i^,.^^ •)-iJ^o )t-V*!
1. HaaL3(o Ms. — 2. vJKioajj |irirna manu.
vilie n'oiit pas souvenir des meurtres qui ont eu lieu depuis lors jusqu'a main-
tenant parmi les brebis du Christ, et des exils et des spoliations ? car ineme
si nous nous taisions, les pierres le crieraient'. Cest Ik veritablement leur
paix : d'immoler le troupeau du Christ * et de persecuter ceux qui (les) repri-
5 mandent, pour qu"ils aient le loisir de faire (tout) ce qu'ils veulent sans qu'il
y ait personne pour leur repondre. Le psalmiste disait de ceux qui etaient
comme ceux-la : Je portais envie aux hommes iniques, lorsque Je voijais la paix
des peclieurs'-. Ceux qui te haissent, Seigneur, je les ai hais; j"ai ete plein de
degout pour tes adversaires. Je les ai hais d'une parfaite haine ; ils etaient pour
10 moi des ennemis^. IIs professent qu'ils ont aussi renouvele la foi immuable,
comme si elle avait deperi et vieilli, et si elle etait menacee de corruption
selon leur parole impie. Car, de toute necessite, ce qui est renouvele se
change, en majeure partie, en une chose qu'il n'etait pas, selon le bon plaisir
de ceux qui le renouvellent. Que tel soit le but poursuivi par eux, je vais
i.i le montrer k Taide de leurs propres paroles a ceux qui veulent entendre et
juger ce qui est vrai et juste au sujet des questions en litige \
1. Luc, XIX, 40. — 2. Ps. Lxxii, 3. — 3. Ps. cxxxviii, 21-22. — 4. Tiiiiothue cite ensuite la leltre de
saint Lfion, divisee en 14 chapitres (u-v), puis des extraits de la formule (ti(xi-L) du concile de Chal-
ciSdoine, jusqu'au fol. 15 r" b. Puis le scribe ajoute : « Du bienheureux Timothee », et transcrit des
E fol. 13
V c.
* E ful. 13
v° c.
218 II. — rKXTES MONOPHYSITES. [108]
♦ TlL.n'^ 1 fn "N Wt\ T£l9aj3J3aarcr:\ Tdx.n 'oorcTiOaa^ rsfxj^xp'»
^Tjjr^ •^■n>3 r^ocn rdl-n '.can . i^^q-n ^*t^ ^ovnjn
rdSsL r^iSJoj-n rsllrsf ^rdioojala^-a ooo-ncaiojDo r^TUxS
♦ rC^fif>*y3oL ,rslj:^cn ^x^ nlnr^ . rslcalr^';^
|-j».oaa,.5o )oj!!^t jlo -^o^k-a; );o( .)K»«^^)lo )Kju*^ ^ojouaio «T^
Kjlj^I/ .^ni » ff^VKB ^<<N<^ I - 1 . ^ i\t^ .^»i[S;,>>o ) .. «>v>\ ..« ao ..«Vo ) I v> VoQo;
jK. .. ««Jo )K*-.t.f>; );o<jaD K « •> -) .).^oK..3; ).a3V^oo|; )Kjupo )jOj n\ Ti •>
{•K^ft^ ^^ > -t.to; ^^0( N^.Mi ..^.^.^aso/ )l;Oi.fiD lo
1. Add. ms. n° 12156 (E), fol. 39 v. Le lol. 19 est »5dite par J. Lebon, lor. rit., p. '.. — 2. Sio.
XII. De SAINT TlMOTIIKE, .^RCHEVEQUE d'AlEXANDRIE. CrITIQUE ET REFU-
TATION DE LA DEFINITION DONNEE A ClIALCEDOINE, AFIN QUE CEUX QUI LA
HENCONTRENT SACIIENT QUE LE CONCILE DE ChALCEDOINE n'a COMMANDE RIEN
MOINS QUE d'aCCEPTER ET DE PRECHER DANS TOUTES LES EGLISES DE DlEU
LES DOCTRINES IMPURES DE NeSTORIUS. CaR LA DEFINITION ' (tOMe) PORTE I 5
1° « Lo concile saint et tiecumoniiiue, lequel, par la gri\ce de Dieu ot par
rordre des fuleles empereurs qui aiment le Glirist, \'alentinien et Marcien,
s'est reuni k Clialc^doine, ville de reparchie de Bitliynio, dans le marty-
rium de la sainte et illustre martyre Euphemie, a defini ce qui est ecrit ci-
dessous : lo
consid^rations th^ologiques, bas6es tonjours sur cles quiproquos cntro « nalure », « hypostase » ot
« persunne » jusqu';ui folio 29'. — Le lexte syriaque (lol. 1-29") « ost une compilation et un arrniige-
ment dc 1'aMivre originale eomplete, representee par la version arineuienne u, tk-rit M. J. Lobou, Le
monoplnjsisme sirerien, Louvain, 1909, p. 101. Cettc vorsion armenienne a tHti tHlitee par Karapet
Ter-Mekcrttschian et Krwand Ter-Minassiantz, Timotheus ^■Eltirus. der Patriarchen ron Alexandrien,
Wiederlrgung der auf der Synode zu f.haleedon feslgesetzten Lehre, Leipzig, Ilinrich, 1908. — On
trouvo onsuito (f. a^^-SO') dos e.\lraits de loltros de TiuiolhtSe ilt^ja connues par /.aoharie le scolas-
lique, Land, Anetd. syr., II, Vi8-l(i2, rcproduilos par Mioliel lc Syrioii, C.hroiiitiue. II, 12t>-l'iO. l'.l'. J.
Lebon, La christologie de Timother .IHure, dans la Heviie d'histoire ecrlesiasliiiue. l. IX, Louvain,
1908, p. (')l32. Ce dernicr arliclc reiiferiue, p. G8i-(i97, uii exposo consciencioux des consideralions
accumuloes par Timolli6e aulour du myst^ro de rincanmtion pour faire t^chec i\ la formulo luloptee A
Chnli'i''doine. — Des texlos cilcSs jilus loiii dans lc ms. add. 1215« — en pnrticulier ceux de Thcodoit»
dc iMiipsueslc — ont iHt^ odiU''^ par Paul de Lnijardo, dniis .\nalecla .Syriura. LoipzljT, I.SJS.
1. Voir Aitio v, dniis Mansl, Conrites. t. V, col. lo8-tl"
39
[109] 12. - TIMOTHEE. — CONTRE CHALCEDOINE. 219
jj; )-jJl>/ .va2L\ )j/ >fi'-it «.«^.•1 ).^o^^ .yCLS^ )j/ oou oC^; ).^a^aii
•>yoa^j \i\Ai )lojop )^)->oji )J/ .oit.::LwK. la\ )i'y^i )laJL^.«ot.d V^^^Kj vIli/
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^^^^/ .a.30U )lf^ ).<w..aX^; oool^ •.o^ii >m « idVoC^ f.3 •.oooi )la^V )v->t^
• .)jLi/ uuLs vooi\n\ ^; «..»01 [^^ .)<.., .«.iL>o; w.o<Ot..i»>ft\l ^^)f_>tJL vOouJ^/;
)l'^i. ^.bo ).^aL^ oou; o6t\ jJ/ ..yolSo/ yol»V* v.P®? oilQiV »o< )oo« )J; * E ful.
^; yoot.^S.3 .uUljl ).a.wO'^ )-:>e^»A •.voI^.ilJLsI/ voKj/ 'h^^ P ^^ .voJka;;
6i^^ )^^.^C^C»ol/o .)loi\>.oi; )i°>\oi « ?» vooULSLi lo^ ^_<^,^«.sJ^s,.^ )*i'».i.-^
^ )jL-^ \Lx )J; ^; ''^«^•.^OO .C3 — .rSfl^OOJJ^T^ ^niv3T\ ^CD
« Notre-Seigneur et notre Sauvcur le Christ, lorsqu'il confirmait A ses
disciples la science de la foi, a dit : Je vous donnc nui paix, je voiis laisse ma
paix', afin que personne ne soit divisc avec son compagnon au sujet de la foi
de la verite, mais qu'ils montrent egalement la predication de la verite. »
5 Premicrc rcfatation dc saint Timothee : — Les bienheureux Peres qui vous
ont precedes, lesquels etaient vraiment saints, qui ont tenu concile pour le
Clirist dans la gr&ce de Dieu et qui etaient de vrais pasteurs des brebis du
Clirist, ont donne la paix du Christ aux eglises, lorsqu'ils ont poursuivi les
heresies, eux qui etaient vrainient les disciples du Christ; car il est connu de
10 tous les honimes * que ce n'est pas la foi de Notre-Seigneur que vous avez ♦ e foi. 39
affermie; mais vous avez chasse des eglises celui qui donne la paix. En effet,
depuis que vous vous etes reunis, la paix est partie bien loin, car tous les
hommes sont divises contre eux-memes pour renseignement de la foi et toute
la terre sest remplie danathemes ".
13 Suite de la definition : — 2" « Parce que le Mechant ne cessait pas, avec sa
1. Jean, xiv, 27. — 2. En realite lcs Iroubles remontent au premier concile d'Epliese et non a Clial-
ciSdoine seulement.
♦ E fol. 40
r» a.
220 II. — TKXTES MONOPIIYSITF.S. [110]
'.l^l l-cax^! )la^*^ ^jili» yV:» )»^ ^/ p )j« ^'^s.^oo .^j "^sou^
^o« ^*^ . v^ oila^ oolso .t-<i^/ )xL^ lo^ ):tS«^6 )iv>.o>v>o )oC^jJ ^^J^^^b^
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)oo( K^/ )lf>ivi .ot;o )o^ '^^-^>~»!? 1-'^ i^/ .)■> vv> vJtt.«^!)l )JL30^ )ooi
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^.•^oi! ^^«^^/o ..<,!Kjl/ sm^^.^«.cQj \il K^) n .', m .Jloji^euoi; )-^^o )iv>Vo(V)
)l! -.K-.), .', * . «qXvi ^iJ^ ^^, ^.«\o( ^< y-^*. .> «vil^^.^ oiS->!
>>'>«>t_ll) 6(S. K_/ ).m.3o;lV/ ) "iS; v>;o )loi^/ )-iui^A; )loiv>.o(\ ^*j;K.^
)^.boj odo 1 ,« ^ ), ^\v> Y^i .«^ — •r^^CUJ^'^ ^^^V3T\ ^CD
zizanie, de croitre avec les semences de verite, et qu'il trouvait toujours
quelque ohose de nouveau contre la verite; k cause de cela, lorsque, comme
d'habitude, Notre-Seigneur se fut pr^occupe du genre humain, il excita le
zele du pieux et fidele empereur, et il r6unit pres dc lui de partout les chefs
du sacerdoce. »
Deuxieiiu' irfiitatwn : — lls insinuent ici, de maniere tortueuse, que le bien-
heureux empereur Theodose n"etait pas d'un sentiment orthodoxe, et qu'il
n'avait pas le zele de la piete et de la foi '. Mais si les bienheureux empereurs
qui ont precede Marcien n'etaient pas fideles et zel6s pour la foi, c'est donc
sans raison que Nestorius a 6te rejete ainsi que ceux qui partageaieut ses
opinions'-. Par les choses qu'ils enseignent plus loin, on peut reconnaitre
' !■: foi. 40 cn veritc qu'ils ne parlagent pas * la foi des saints Peres et des empereurs
orthodoxes.
Siiite (le la definitiau : — 3" « Par ropcration dc la gr;\ce du Seigneur do
1. M6me iildc pliis haut, p. 2lil. — 2. On iio voit vniiinent pas Cflte const^qiience «Inns la iKMinition
de Chalc(?(loiiie. TimolhiSc, ici ol filns loin, a le lort ironblicr qnc riit'otlose le Jenne a t^lo Irt^s imlis-
pos(i conlro saint ('.yrille ii canse de la leiiuc liAtivo du concilo c( ([uil n'a fallu rion nioins qu'unc
sidition monacalo ct de nonibren.x dons repandus dnns sun entuuraKo puur rnmener A d'uutrt>s son
liinenls; vuir Lv livre d'llrnieUile, trad., Paris, lUlii, pngos 2'iO A 254 ot 367 i\ 30U.
10
10
[111] 12. — TIMOTHEE. — CONTRE CHALCEDOINE. 221
jiVAt )^pa.3o .\OQ-^^ |..*t'V>; ^ota^'^ ^^ jla^p; jju^ o<!Sj '-^^^?
wb^a^« jjLS^o^ )^-^! )-'-'! '^'^^ ^ .^. I .\\m cs/; ^o^ .yaj/ . oi^o )l^^j
.. I, «>°i;?
)ooi jJo )lf> ^v •> :)-iio|A )-^t^ ^♦-o» v^ )«lo .T^tfUa\:\ T^^VX-
5 V*^ )-^t-0 •)-'t^; «J^^^i»^ SS,:aQ.J.I; )oOt jjLSlDO .)^;/ ''^iS..^ KjLJLi.1/ )laj..v> .ot
)Kslxioo1 ^^'.3 |Jj ""^^ .a^CLO yaaL-^)-s .),,,.. >v>; v-oto-ip. ^.TionN \jJ^l
_, .ffo . f»^;ojNw .) t v^ o )loi.^/; )lfii<^\\i ^^ '«,..2^ .'x^aNjj )loV.«v3 o/
)..O',Lfl0» )i '<..\fin .. oK-i^i vS/ )J/ ..yO^O;i jj ;a^..5 )oo( ]J ).^ m '«• ff) ^3»
.> o,>^f>i )J^).S .v^otsjj ^j_M t-"^ v/ . >oj ""^va^; )li-^ voK-.ooi )j:A.a^;o
i'i .po/ ^; ypo vs/ .o(JS^Oo 11/; ).io )«,:>i\ ).^J^ 't.io/ V-».,^ .-Oi-jaiv,J
fS voljp/ •vQ-i/ vOiwioJ^l yOO«-.V).3 ^-^o .>$i.t->J^^-^ <ni[^ ^-io )jL^/ ''^O;
voivxaqi^ oo«-.l/ * t^-^ |J .).iOL^ ari-/o .).:>eLbvjL ).:)a^jL .yoJ^/ ^'^io/ • i: roi. 4o
•:').^a^.jb
]. ©{vas Ms. — 2. ^;^ Ms.
nous tous, nous ecarterons des brebis du Christ tout dommage (resultant)
du mensonge, et nous les ferons paitre et engraisser dans les pres de la
v^rit^ ; nous le faisons en poursuivant Tenseignement de Terreur par une
condamnation commune. »
5 Troisieme irfiitation : — ■ Et voili que depuis lors jusque maintenant, c'est le
mensonge et non la foi qui a prevalu sur la terre, et il y avait penurie pour
entendre la parole du Seigneur. Des guerres continuelles ont ete excitees
par vos mains contre les brebis du Clirist, parce qu'elles ne voulaient pas
apprendre une augmentation ou une diminution en deliors de renseignement
10 des saints Peres. Ouant h. Theresie des Phantasiastes, non seulement vous
ne Tavez pas poursuivie, mais vous Tavez accrue ', et vous avez ete des causes
de schismes et de troubles pour les eglises en tout lieu. Si nous nous taisions.
les pienes parlcraient'. Vous revonnaitrez le propliete, dit en effet le Livre,
lorsque sa parole s'est accomplie. Notre-Seigneur a dit aussi : Tout arbre est
15 connii d son fruit et par Icurs fruits vous les connaUrez^. Vous prechez en
disant : Paix, Paix! et ou est la paix^? car la paix n'a pas * ete donnee par » e foi. 4o
votre bouche.
1. Cest uno her^sie dont les monophysites sont sculs responsables. — 2. Luc. xix, 40. — 3. JI;itlli.
vu, 16. — 4. Jer., VI, 14,
222 11. — TKXTKS MONOPIIYSITKS. [112J
• .), »'.'t-o; )loJW.ot )-3).^Do )v^^UL3 )^ts^s^ y/ .T<*\inT^:\ r^*UL»
I ■> - ■«ft jj •.)^to^ jJ ^« y/ ..a\.d>.ts>».lo 1^11 ^AJLSj ''"'^Oua );o(; ).^s^K^
~^ou^ .-yobsj/ ^l^^..^^ U-^l -.oi^ .im .. jj ^QLAjit )^Vlo ; ) .,. .<>■»■ V) '^^
.JJu-SlA^ |J 0'0 « ff> >CIlS )°lN;,...ftii; )^..^UL^O .6i..J^/ )jL30| OOt K..)ju.'y)/;
oi^ voJ^/ ^» V •> )lo*f>.t..d o/ ^KslodoI; .'voI^.i/ ^..^^J^s.^ yO^t-^
.).->...i>.iLV> ^../ )oo( jJo .vOiN..; )loi«=i\^ t.fc^ .ol|,.w.yi\
10
Vm^>I^sjL^lo )).boK\l; )loJL^..oio .03 — .T^^!^CVJJtflT\ ^ntfVST^ ^JUOQ
^.aJ^/ ^^ot.^/ o\ •>(> )lni v> .01; )jo( )^«.!jc>; ^-<\-.)lo .^;'p/ sju/ '''^o\
))-^ o t nl/ swi «^o''^ » « ^ I ^ ffv> rt ]K^i ))^..l., v> •> ^iJ^ ^^; ^-iJ^oi
* E fol. 'lO "'^..^OOI ^M ^^w^CL^J^s.^ .O^]^ )loiV) .0< ^0( f.S mOI vOJoi >d/; .. .,>V\..o
)JSsfc.t.n sfloo;oiJa.flD; .^J_u >&/ ^jl>V-^ )1oaV) .oi ""^s^; )i^ocL»l yOO(S.Jo .)nf)S^
I ^oaa Ms. — '.'. «*•» see. mann.
De la meme dvfinition. — i" « Nous renouvelons donc de nouveau la
foi des Peres dans laquellc il n'y a pas d'erreur. »
Quatrieme refiitation. — Si la foi des saints deperissait par le temps et la
vieillesse, il y aurait lieu de la renouveler et de la changer toujours; mais si
elle ne ddperit pas, il n'y a pas lieu de la renouveler dans les temps; puis- 5
qu'elle a ete pos6e sur un fondement incbranla])le, c'est-^-dire sur le Christ,
et que lcs portes dii Scol nc prcvaudront pas contrc elle ' ; comment renou-
velez-vous cc qui est constamment le meme et ne peut endurer rombre des
changements.^ Vous faites connaitre par la que"vous voulez innover une aug-
mentation ou unc diminution par votre enscignement ct non selon le Chrisl. '»
Suite de la dc/inition. — 5" « Nous prfichons ;\ chacun la foi des 318 et nous
reconnaissons pour nos peres eeux (jui ont re^u cette dt^finition de foi : les
150 qui sc sont rcunis ensuitc dans la grande ville de Constantinople, lesquels
* K foi. 40 ont aussi d6fini la m^me* foi. Nous nortons donc les ordonnances et nous
I-» c. . '. .
obscrvons nous aussi toutcs lcs dciiMitii>us de foi du sainf coneile qui a eu »
1. Mnllh., .\vi, 18.
[11.1] 12. — TIMOTIIKK. - COXTIir. CII.VLCEDOINR. 223
)L-i;0(Q.J)iX M^dji .-oi^j^^^io ooot yOOuK-/; -oi .v£on(Tft°>)-a looj ^^y.O ^iOj
^^£0^ ^io jooij .)_;^m^L^; v£DQL^..»ajOo .-J.ioooiM vfn i . ^m^l-ia \^r^
|io«_s/ V^^KjLioio ))..io^.\l; )j>oaio jJ»o )l>-.il )iQJLio_oi» )jsa-,^ w-iooo
.mm . ^i ^ mnn •frij^ J^C^^w^M )jjO(a^\ jojjl w>.^a..«^ ). . O « I -IJ ^"Sot . ' )jl:>VX>
5 )ju>'t-o )i.ot-3/ ^_<^^...o lU^ ^_ioj ^.«^oi vs/o yt-'>-w) ^•»! ^oc*'» .aJJji/
>«^_3uJ ^t-»oi! ^••-^/! J4<^-^! 7"*/ •■Q.Jtxsi/ vm « \a.3aj^.^, i ^ JoaJiJ»
.%) n .'KnK nn )K_.^u.jC^ ylaX^O^OIJ ^MOS^O .vm..fc£DiO(
A rv» s A^ 1 '■r>AMi rcfrclln^^i^ rcl>> t fV) o-i^-n nivj ^^a
)tov,_J^ . N^ )ooi ^^^o»'"^ — .r^A&ca a"V-^Tv .^aj:.^xuci t^t^.^':^^
» .)jUi^).ioo )m«,t,» )lQ_a..i..^j )joi )j>a*.flO .-^oCSSs J^— !! )'iQ-*o ) ts^^J^vJscULio
ycu^lll vfno nn a>) >. ^_.\o( ^..JoKjl^ ^^OO^J > .\ ./ . TU1^3JJT\ T^IX.
o/ .)\ II l\~ths^ yo^ vJlj/ )Jj aaa^l vs/j ).n_/ .,vca_ia^s.mjj vpn . «>;K..a.5
oj^-^aoL^ U^l •Vm\KjL:>olo )).ioK\lj )lajLio-.o( ^io '^^\ .-va^ o/ j'taj
.'^-A^K^M^ V^?l! T-*/ ^*^ ) n°>m ^^'^ v/ •^»""^'^ )lc>>vt..o(j ).^oa-i..l^.:»
E fol. 40
V" a.
lieu d^abord k Ephese, dont les chefs etaient les (hommes)dignes de memoire
saint Celestin de Rome et Cyrille d'AIexandrie. Faisons d'abord briller la
dcfinition de foi orthodoxe et sans tache des 318 saints Peres qui se reunirent
a Nicee aux jours du pieux Constantin digne de memoire. On tiendra aussi
■' les (definitions) des 150 Peres saints qui se reunirent ti Constantinople pour
dissiper les heresies qui s'eleverent alors et pour confirmer notre foi aposto-
lique et catholique. »
Apres ai'i)ir recite le sijmbole des 3IS et des 150, ils dirent ainsi : — « Ce
symbole de la grace sage et vivifiante suflisait certes a la connaissance
^ parfaite et a la confirmation de la piete. »
Cinquieme refutalinn. — Comment ceux qui professent tenir ce qui a ete
decrete k Ephese dans la deposition de Nestorius, ont-iis pu encore decreter
que personne * ne chercherait rien de plus ou ne precherait ou n'enseignerait • e ioI. 4o
I en dohors de la foi des 318! Comment osent-ils dogmatiser dans une defiui-
5 tion de foi, car si la foi des saints Peres sulTit, corame ils Tont decrete, pour
P.UR. On. — T. XIII. — F. 2. I.j
E fol.
V" b.
22'. 11. — TF.XTKS MONOPIIYSITF.S. [1141
JiU loo« )...^i^^s^ ool Uio •.|lj-»l )1cul2lS^ 1ql\ I^JLiVo )lou>/i )lo>vi.o<
)loU>/ O JloiVt .Ot; ).>OO^K^ yOV>...g>lboo .)..,..«» V^ ^'^^Os yQ.2S^ . - ' " -^
.> » ..».^0^ > .«i\oi; ^.«rS.^J) MT>n rci °>)-3 a.^'f^l )ii'.V.o
)ji;(a_Dj [^oi ^%^o )i_3 ^^Ki.o ^-^ )-s/ ^^o>. .a — .r^^CVJJ^ J^
^Xiin^o N.^),i:>fl.,.oi.^; ^^.K.^)) ypoj otlaxjLi',..2£ooo ..°i\ V) K...),.^,:>ajL^
^*_s )»VAj )lojo^A2b» yO^I^.,^^; > « My. :>a. ,V>; ^,^^^^../ ""^^is.^oo ji/ .)a.M.^
oilaj',-:»^^; )j)^-'^ yoot l ^ t^ :o,Jbso/ )11',:^ )Llo KLs :yOO|.^; vm . eoioj
lisS.oK:s, ^oi )oi:^ If^^; j)-^ lV-3 ^^o :a^'^V)/ o\ ji..>fl\ yK^.^^; vV^-
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.)lai^a_.oi )^ )^V^ o°l *—'t •V^/ sCDa\aa ).iaa^ f_3 .TvtfULT^ T^IX.
'•0 o6i ^^ t 'tX .-^di-al^^ )lo>t I» •>too )-.'t.^ ))/ |jL>/t •Jj^^jaaox^ ),^
)Kju.^ )1q-.N.-X1; )i>>v) V->-^\^ ''^ ^^ •)-^/; o<V-» ''^'«•i^ ^-^ V^ji/!
«3/ )-.>.jaa.30 ;a.M^^^ ^''^^ Ji n "» .voloi^OA ^> )-.V^ )->-•/ •.)loK..)-3 i^ojio
.K-.)'^_.iJL )ooi ))o )jioi yol'^/ ))';.^cp; l^tJL^; ^/ .|oi!:^ It^; ^ no'^/
renseignement orthodoxe, quy avait-il besoin d'introduire deux natures dans
le Christ et de les placer dans la definition de la foi, lorsque les saints Peres
avaient anathematise k Ephese ceux qui oseraient faire cela ' !
De la ilrfinitioii. — (•" a II enseigne parfaitemont au sujet du Porc, tlii
Fils et du Saint-Esprit, et il expose rincarnation de Notre-Seigneur k coux &
qui le re^oivent avec foi. Mais ii cause de ceux qui ont ose detruiro, par
leurs hcresies, la predication de la vorite et qui ont enfante de nouvelles
paroles : tandis que les uns osaient corronipre le mystt^re de recouomie de
Notre-Seigiieur pour nous et rofusaient de dire : La Vierge est More de Dieu ' » .
Si.riemr irfiitation. — Puisque lo hienheureux Paul a dit : (71 Seiyneur. 10
i: k>\. ',0 une foi, tin bapteme'*, de quel Scigneur donc annonco-t-il rincarnation* en
dehors de celui qui, d'en iiaut, a et6 appel^ Fils du P6re? En sus du nomhre
de la Trinit(5 sainte et consubstantiello, quel Seignour nous nommez-vous?
Vous utilisez encore maintenant le seul mot et iappellatioii do a Mt>ro de
\- 1
1. Crsl piiivi' qii'il liilliiit iKiKlaimuM' fl cxtliiic lt's iiou\clli's li^ri^sies uionophvsiles. — S. L»
riliiliuii s'nn"61e mi iiiilicu ile la pluuso. — :). Kpli.. iv, 5.
i
K fol. 411
v" c.
[115] 12. — TI?>IOTIIKI',. — CONTRE CHALCKDOINK. 2>.5
♦owolpo/ joiSs 1,^
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■^oiots^l \.M^^x )ju/ V-2;o .•> « m v>o( aI\.2L^:)Ci\ o(iaj«»2,.^; );)i\; vOJo^
Dieu » pour en tromper beaucoup, ct nou en verite, car, apres avoir fait nieu-
tiou (ici) de la Mere tle Dieu Marie, vous ne la uommez plus nuUe part « Mere
de Dieu » dans ee qui suit ' .
De la drfinition : — 1° « D'autres ont iutroduit confusiou et melange, et
5 ils ont imagine follement que la nature de la cliair et de la divinite est une ; et
ils supposerent que daus la confusiou (des natures) la nature divine du Fils
uuique etait passible; k cause de cebi, pour renverser toutes ces machinatious
contre la verite, et moutrer que la doctriue, depuis le commencement de la
predication, est toujours inebranlable, le coucile grand, saint et oecumenique
0 a defmi tout d'abord que la foi des 318 Peres demeurera sans changement. A
cause de ceux qui attaquent le Saint-Esprit, il confirme renseignement qui a
ete donne au sujet de ressence de TEsprit par* les 150 saints Peres qui se ♦e foi. w
reunirent ensuite a Constantinople. lls firent connaitre a tous qu'ils n'ajou- ^ "^'
taieut pas quelque chose qui manquait aux anciens, mais qu'ils eclairaient
par des temoignages des Livres les concepts sur le Saint-Esprit contre ceux
qui voulaient nier sa souveraine puissance. Et k cause de ceux qui osent cor-
1. CeUe locution figure encore dans la d(Jfinition des deux natures donn6e a Chalcedoine... er Maria
virgine Dei genitrice secundum liumunitaleni.
K ful,
1" ;i.
220 U. — TKXTKS MONOPIIYSITF.S. [liui
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.0(Jl°V.J '^*^ ^lp""^ ♦"'^ 6|)^»>^»^ .)-0Q.iOQ^ K^y^ll K_.)j).3« .-Ol
vs/ .)li^/ ,^*^o(A ^ou:^; .OJ — .rd-lnaja^-n ^niv-n-a ^cn
)K_3i )..^ooiM \j^(xa.£a.^2l voji )..3c> n m '=^/; ).Ai )..l ^o ^o )-1l.>^.o; o(l',.^JJ
ronipre le niyslere de .son incarnation et qui disent foliemenl que Celui qui
esl ne de la Vierge Marie est uu siniple lioiume, (le concile) reyoit les lettres
synodales du saiut CyiUp, q»i etait pasteur de reglise dWlexaudrie, ecrites
•k .Nestorius et aux Orientaux, lesquelles etaient propres i refuter Terreur de
Nestorius et a eclairer ceux ([ui, i^ar un pioux zele, desiraient connaitre le
seus du mystere de la ioi. »
Septieme refutiitioii. — Pourquoi, lorsque vous faites maintenaut une obli-
gation de la foi des saints qui a precede, car vous nomniez avec eux-uu"'mes le
concile des IT^O, n'avez-vous pas menlionne maintenant le saint eoucile
i; lui. 'ii d^liphese, qui deposa iNestorius,* mais avez-vous menlionne seulemenl (luel- lo
ques lettres synodalcs pour avoir ocoasion de leur ajouter r«5crit de r^bellion,
c'e^t-ii-dire la lettre de L6on, qui a 6te nomm6e tome avec raison, car elle a
divise TElglise contre elle-meme ' ?
Siiile ilr lii ilefinitiun. — 8" « A ces lettres (le concile) joiut avec raisou
la lettre du saint et bienheureux archevLkiue Lcou, tWi^que de Rome grande et
1. Tluiotlit5e rnpproclie xiiiioc Ue Teiivw. - Son reprocho esl iiijustitld, car le eoncile d'^pli^se a iM*
imMiliciiiiic |iliis liaiil. p. '3'.!2-223, el Nolui liis a hnijour^ iHc i »iulaiiiiic par lou.s les eulholiques.
t
E fnl. U
r b.
[117] 12. — TIMnTIIKR. — COXTRI': CII.VLCKDOINE. 227
|_3j ^oV.^^.3; ojt^iotsJ^ o*-^? ^o* .)L-3Q-^o/i Ih^.t . > ojK^i.Uj Jl^rt i\
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viXL.<>»fiDioi; ot...]^/ )K-cd)JS..ao )•, f> \ :)<.>.« « ^ ^.^.^ ^.«jlJO wVl i-^)-i; «.«oi;
sainte, ecrite a Teveque Flavien de sainle niemoire ' pour aneantir lopinion
mauvaise irEutyches, dans laquelle (saint Leon) indique la profession de foi
du graud Pierre, et qui est comme une colonne commune contre ceux qui
[)ensent mal, pour la conlirmation de Li foi orthodoxe. Car elle combat ceux
5 qui tendent a diviser entre deux Fils le mystere de rincarnation, et elle
chasse de la societe des pretres ceux qui osent dire que la divinite du Fils
unique a ete passible, elle s'eleve contre ceux qui introduisent melange ou
confusion dans les deux natures du Clirist, et elle poursuit comme des insen-
ses ceux qui tirent du ciel ou d'une autre nature la forme du serviteur qui a
'0 ete prise de nous. »
Huitieme solution. — * Limpudence des paroles de la definition que nous • k iVii. 'u
> • • II , 1 • 11 1" I).
venons de transcrire excite 1 etonnemeut et la surprise tout ensemble, car
ceux qui auparavant ont depose Flavien a Ephese parce qu'il disait deux
natures, ont rejete aussi la lettre de Leon, parce qu'on y trouvait la doctrine
lo de Nestorius, et ils ont decide que dire deux natures dans Tunique Christ
etait la racine et le fondement de Iheresie de Nestorius^; comment donc
I. C.f. M.Tii-^i, Cnncilfs. I. V, 1365-1390. — 2. OM ainsi qu(> les Orientaiix allirmaienl ne conilialtie
'lue puur le- deu.\ naluies ilu Cln-isl : ef. siij)ni, p. ISJ, note 1.
E fcil. 'il
r° c.
♦ 1"
22S II. TKXTKS M(>\(il'll VSiTI':S. [IIS]
y^l )lo i V> ..Otl ) V>f> ..t^.3 gftXw.^ ^A^piO^ \.xot U^l •.vm^io^uxij;
)..x-3oi« ^6( )lv>v jJo .[~B'y.:io f.<><J^ . » i*''^ ^Vl yoV-^)— '? <-*°* •^^W*-^ v?-'?*?
sxdqjuql^S )K.....^ol^o .ou^^-*/ V».,'^*; ^^ ^.•/ .^^^s..»^ N^Ksl/ K^)^.kJLi
^p^otx^ )a^^iot ^^1 ^../ t.3 .>.<oio)vA W..W.. ^f o6i .^ot.'iio,ji^ ) * «t n ^
• .).^f^« ^.*\o<;o oi^« ^aiA.fiDiKja 0^-21^« QiXniflo/ ^.««-o ^^ V-*^^ o/ .0001
r>\ 1 f> )-Jou^ ^ .■)jo,.ia.^a.3 ts-.).iL^,7> o/ .)...jlf.^> )jaJuo K_...^l ^.Najo
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. «AV"> ^Vl )1q-.j-«« ^^ ^t-^? ^.ii^^jio ««^ — .T^^CVJJOA ^^
.Jbot-^M.^ V**"^ )la..t-«. iK^ ^t t-M ■> «\Kaa^ y^po
yn ...\ ^i ).j:^ oi^ K_/t )ljli;;,i.-> ^^ «ju/ jJo .r^\T.^:\ rd^njL
iK..3 jJo •.^^bcL.oi o/ «aL^ > .<uiJ>',a ^Vl )lQ-.t-«* ^t-o ^-^ |J .■JIqjl^cu.ou»
1. y^^H Ms.
inairitftnaut osent-ils enseigner dans la d(!'finition de foi, au point de coufirmer
la locution « deux uatures daus ruuique Soigueur », de signer la letlre
CH-rite de maniere si impie comme si elle etait bonnc? et ils placent le defunt
Flavien parmi les saiuts apres Tavoir depose quaud il vivait et Tavoir me-
prise cdumic un hcjretique. Ou bien ils out peclic d'abord lorsqu'ils Tout 5
dcpose aiusi quc ceux d(> FOricut, ct ils tombeut sous le coup dc la loi
ecclesiastique ; ou bieu ils ont mal agi a Chalccidoine lorsipiils out regu
celui-l^ et ceux qui avaicnt etc deposes avec lui, et ils tombent sous le juge-
nicnt de Dicu, ce ipii est vrai, pcnir u'avoir pas obei a Dieu mais aux hommcs '.
» E loi 'ii '^^' '" dcfinition. — 9" « Et ceux qui supposent ' deux natures de Aotre- '"
Scigucur avant ruuion, ct qui cu imagincut unc sculc apres runiou". »
Nettvieme solution : — Aucun dcs hommes qui a uu coeur saiu daus la loi
n'enseigue ou ne croit deux ualurcs, ni avaut luuitiu ui apr6s luniou, car
I. L':iiilinoinii' cnUT lo socond conoilo il'Kph6so ol Olmlociloino lionl ii oe nuo les Ki;y|>lions i|ui
oliiiont loul a llpluNse n'olaienl presiiuo lien u Glialot5iloino. Los cvoiiuos ttu soconil ooncile (rEplioso
qui n'iilaienl pas ogyplions sonl venus confesser n C.halcoiloino <iu'lls avaient sonscril sous la menace
dcs coiips. Salnt 1'lavicn esl, iraillciirs, niort dc la suile ilcs coups dc pied roous u Kpht>se ol cela
nionlro {-i^ i|ui alleniliiil lcs i>v6tpics iiiii iiuraicnl osi^ contreiUro Dioscoro ol les-Kj-yplions. lls onl faibli,
cl riiiiolht^ea raison ilo lcur rcproclior lour oonduito nu ooticiliabiilo dl^Iphoso, iiiais il on ost rospon-
sable poiir sa parl, puisiiuil \ iissislait avoc Diosoore. Lconoo tlo Ity/.anoo rofuto rinuillioe. Ih serlis,
.\olii. \l, /'. <i., I. LXXWI, I. ool. 1233. — •.'. Cr. ,1. l.oboii loi\, <■(/., |i. 8 ttoxtos).
,..
10
[Iliij 12. — TIM0T1H<:E. — CONTRE CHALCEDOINE. 229
|KiO)0 li-flu jJ; ooi :)to.oKj> )Nju.,j>; I^^V-ieus ^^^^i/ V-^ if .jlo-.^-.
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^-.O .)oCSs y.^1 )jL-U^vKjLiO jJo »Jio )jL3^^^jLiO jJ ^3 .^^:- «-0|0;QuJ^
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^^0 )J^C^w..^oo )Jl3j ^^ 001 ^ 001 .)i*^JL3 )jlj/ f.j>o )i'tJL3 )ot::^ .)lajLj).^
lorsque le Verbe sans chair de Dieu le Pere a ete congu dans le sein de la
sainte Vierge, alors aussi ii a pris corps de la chair meme de la sainte Vierge,
d'une maniere que lui seui connait, tandis qu'il demeurait sans changement
et sans modification en tant que Dieu et qu'il etait un avec sa chair, car sa
a ciiair n'avait pas d'hypostase ou d'essence avant la conception de Dieu et
Verbe, pour qu'on puisse lui donner le nom de nature en particulier et k part,
car la nature n'existe pas sans rhvpostase ni rhypostase sans la personne
(prosopon) ; si donc il 3^ a deux natures il y a necessairement aussi deux per-
sonnes (prosopons) ' ; mais s'il y a deux personnes (prosopons) il y a aussi deux
!•' Christs, comme les nouveaux docteurs le proclament.
Suite de la definition. — 10° « Suivant donc les saints Peres, nous ensei-
gnons tous egalement k confesser que Notre-Seigneur Jesus-Christ est un
seul et miMue Fils, * le meme parfait dans la divinite et le meme parfait dans ' e lui. ii
rhumanite, vraiment Dieu et vraiment homme, le meme (forme) de Vkme ra-
'■'' tionnelle et du corps, consubstantiel au Pere dans sa divinite et consubstan-
1. Le cardinal Franzelin r^lute les iilentilications ci-dessus dans son traite De Vcrtio incaniatn,
edilio quarta, l>rali, 1893, Cli. III, p. 224 sii. II ecrit en particulier : Omnis naturae et lujpostaseos
(lefinitio. ex qua consequitur tot seniper esse hijpostases, quot sunt suttstantiules essentiae ac naturae
singulares, est tlieologice erronea et eo ipso ctiam philosopliice et simpticiter fatsa.
\o
V. (o\. 'il
\" b.
230 II. — TKXTKS MONOPIIYSrrKS. [120]
•Jlo >.j)— 3 00( t-3 °°t r^-*? )-La3 '^O .0(loOiS.)-3 \-^l] )^-o-3 t»^ '^f^^^
\^l ^io ^_io ^^'SLb^ yo^ ^ioj .)N.-».^ww. ^io 't-^^^ ^ ).i6j ^o^io^aj»;
■ I n;CTO> '"^S&^^jOO ytC^.^^00 O0« ^ OOI )->il^/ ^« )^s.^<Li-3 .)ioo(^)^ ^^W
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j)«o ,)L^a3 jJio ).a^^ajt j)jo Jl,^\n 't |Im .JjJLs ^VK_3 .\^y^^, ).^po )^
.)lQ..t^ ^.^Jbo )jU^« )la°>\.....ii,No )..rJ^lkj>o ^0(-3 jj 3/ ,.3 .«si.,..^.^ ).Aiaa
t-JS.o ).So.t.3 ,_J^o .\jJiS ^^ ^ ''^^; )laj.\-.; K-.)',_>K_. ^; )'t.^K^
t^ oo(o ^^ )1/ .vJi't.2too o/ )^«il3 ^V«N^ V^s^K^ jj p .^«^oii )>on>f>
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• .saxasl/ .1^0 )la2L^/o )loK>.l^^ otN^i^ ""^s_oo« ^-«\o< p .^ ~aio\A/
ajjl .^.^^Sa. )o,ot jj )1'^^/ )J.n»v> .01; • JK-..\s.:»)Lo )bs.iL^^,o vfooiopa^ ^oo-wl
r> aXNrtN. o/ a^»^oa\ o/ ^amia\ o/ .-a^KaiOLS. K-<.J o/ a^a^ao\.
N^A^o/ .')J.t.^/ )iaibQ-.o< yov» >mM o/ ^^^'t^a^v ^; ^.jiT^^jl .K_)-».j'v..*/
^^^.; ^-«2^)) •JiaJL^o^oi* )>\j..flO \j\^ yfivi\,* I; o/ yOSL^; o/ .'yoa^;
1. iLo.i= M^. _ -2. >o::ij.; mj.
tiol ii nous, le momc dans riuuuauite. eu tout semblable ii nous a rexeeptiou
clu peclie, eugeudre du l*ere avaut lcs sieclcs selou la diviuite, et daus les
derniers temps, le meme, pour nous et pour notre salut, est ne de la Vierge
Marie, Mere de Dieu selou lliuniauile; uu seul et meme Christ, Fils, Sei-
gneur, Fils unique, en deux uatures, qui est conuu sans confusion, sans ■
changemeut, saus division, sans separation; sans que la dilTeronce des- na-
tures soit cidovoo nullo part a cause de rnnion; bien au coutraire, la pro-
priele de cluicuue des uatures est conservee, et elles conoourent en uue
porsonne (prosiipon) et en une hypostase, on sorte qu'il n'est pas separo et
divise en denx personnes (prosdpons) mais que cost uu et mome Fils uniquo, 1
Dieu le Verbc, Seigneur Josus-Ciu-ist, commc d'abord les prophetes h sou
sujet et (eusuite) Jesus-Christ lui-meme nous Tont appris, el commo la pro-
fessiou de foi des Pores nous la trausuiis. Aprt^s quo nons avous ilocido ces
K ini. ii chosos avec loule* rexaotitudo ol la prooisiou (possiblo), le sainl et ivoumo-
uique concile a dofmi qu'il ue serait permis h porsonne do moutror, c'est- u
a-dire (rooriro, uueautre ioi. oii (roxposer ou de pousor (Ui d'onsoignor aulro-
iiicnt. (hiaut ii coux (pii oseraient ou cxposor uue autre foi, c'esl-i\-dire (ou)
luiiiilicr (111 ciisoigner ou Irausiuottro uiio autro ri-glo do foi a coux »pii
[121] 12. — TIMOTIIKE. — COXTRK CIIALCKDOIXK. 231
^io ^.^3 o/ .lia-joou ^io o/ )laaLL— ^ :)'»■*? JLi^joaA la\ yaist^jj
. nn .y>\f. o/ yOOt-.frs_./ ^ScLom^s/ ^io y/ ..^^ot .s-o)j ),-./ v£a*aDioi
^» y^/ .«^r.; .\ r.\ r> n .y .\ nn .J1qO|CI f) (10 « qJJ ).3<S fl m .'^/ yOOO«J ).VfDaJ
.)0L^ ♦yaioV-*'^^ l-iiOL^ o/ y^aj/ )l..*^j
■ )^.«.jl^ ^-<^.i V^/ ^*xXj ^..Vl p ^-j vxa-.»a^m.Jj ,T^'VCa2L.'n r^^Vl-
po/ .);"^a •^J.ia;^ X"^!° ^-s^»^.^*»^! ^■'^/ vOoCi>JLS. «o( ).^|^ •.^»K.a/
.v..oiajL3\a^j )»3KaL.3 )jL3ot ^*-^
),— j/ y^/ j>a\ y^£oo , ' rsfnjaai.ivx.-n rdoo^a.^ ^ oaj^a^Oftn
o/ ))/ .ov-ofcoo )iaio )oi\)J; ^o^^ jJo ts^l .„-\t^ jj .^.5^1 )1^ oi!i>^aLS.
"' ^^, :U-^,o )i.^,o ).-.-jLio, ^^^ ).iaA .U^\ o/ * )v^\ o/ ).-..^^^ * e;-^; ''
s.«K.^/ J^/o .)jL^,a^ S..OI0JSS../ ).Lo yOO!...',!, •.o.ixuK^ ).i»K3 ^^ )l«,_i^..
♦^oulV)^, s-Kio/ ^, h^l . ')lajLjjJ, s*^^io/ ^, ls.^1 .)looCS.jJ ^io >^,aio,
1. Lools, Xcsloridiia. p. •JCJ. - -. Ua.ii^i JU.
iviennent du paganisme, du Judaisme, ou d'une heresie quelconque, pour se
tourner a la connaissanee de la verite ; ceux-la — sils sont eveques ou clercs
— les eveques seront deposes de l'episcopat et les clercs de la clericature ;
sils sont moiaes ou laiques, ils seront anathematises. Fin.
Dixihmc soliition : — Nestorius a ete depose lorsqu'il disait deux natures
dans runique Christ, c'est connu de tous ceux qui entendent et qui veulenl
dire la verite ' ; car il a parle ainsi dans le livre de ses enseignements :
De Ncstorius. Du srizihme caliier' : Et certes si tu scrutes tout le Nouveau
Testament, tu ne trouveras en aucun endroit que la mort soit attribuee a Dieu,
mais ou au Ciirist, ou au Fils,* ou au Seigneur, car le nom de Christ ou de ' e foi. 41
Fils ou de Seigneur, qui est emplove dans les Livres (saints) pour le Fils
unique, designe les deux natures, et il indique tantot la divinite, tantot riiu-
manite et partois les deux.
1. Nostorius disait deux iialures et a 6te depose, mais les monopliy.sites sont seuls a dire qu'il
a (5le depos6 pnrce tjiiil disait deux naturi'S. Voir en partieulier dans le traite De Verbo inrarnalo
du cardinal Franzelin, edilio quarla, Prati. 1893, Gh. II, p. 180 sq. I'expos6 des erreurs de Neslorius
qui sunt tout aulrc.-.
10
'2^'2 II. — TRXTKS MOXOPIIYSIIKS. [122]
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^Vl )J; .)t-.^ ooi )t.o Jk-.|jiVa^ )^J^J; ^..•^ti^o )J .)fjoa.3; )io i . ffi I tl^
1. Loofs, \esloiiana, p. 27;i. — 2. /ftirf., p. 275.
Du meme, du (lix-septieme cahier : Lorsque le Livre divin veiit designer ou
la naissance du Christ, qui est de la Vierge Marie, ou sa mort, on ne voit pas
quil placc en quelque endroit « Dieu », mais bien ou « Clirist » ou « Fils » ou
« Seig-neur », parce que ces trois (noms) dcsignent les tleux natures, tantot
Tune et tantot Tune et Tautre, comme nous ravons dit. Lorsque le Livre nous 5
raconte la naissance qui est de la Vierge, que dit il? Dieu euvoi/n son Fils'. II
nc dit pas : Dieu envoya Dieu le Verbe, mais il |iri'ii(l le iiom ([ui iiulique les
deux natures ; car puisque le Fils est homme et Dieu, il dit : Dieu eiivoya soii
Fils et il fut d'une feinine', afin quau moment oii tu entends qu'il « fut d'une
femme », tu voies en mt?nie temps le nom empIoyt!> qui indique les deux lo
natures, afin que tu donnes le nom de a naissance du Fils » ii celle qui pro-
K foi. '1-2 vient de la bienheureuse Vierge,* car Marie, m^re du Christ, a aussi enfante
lc Fils de Dien ; mais parce que le Fils de Dieu est double en nalures, elle
n'a pas cnrantt? certes le F^ils de Dieii, mais elle a enfanU' riiuinaiiitt» qui est
Fils k cause du Fils qui lui est iini Et plns loin : Mais tandis i|u'aupara- i;.
vant il est Fils ct il cn porle le nom ; apri''s avoir ])ris la cliair, ce Fils (Verbd
I II.
1. r,:i\., n, 'i.
[12:?] 12. — TIMOTIIKK. — COXTKK CIL^LCF.DOIXK. 233
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•:'U}-^ )^^a^o ) I n >g> » )....Sji\ Wa:^ ^ .... >V)1/ vs/ ..^s.»; ^^oioJ^/ )jlo
1. Loofs. Xeslnriana, p. "2'i.i. — 2. //«V/., p. 235.
ne peut plus etre nomme separement Fils (Verbe), pour que nous n'ensei-
gnions pas deux Fils; mais parce qu'il adhere' k celui qui est Fils depuis \o
commencement; en tant qu'i[ lui adliere il ne peut pas admettre de divisiou
dans l"honneur dc la fdiation — je parle de rhonneur de la fdiation et non des
5 natures. — Cest pour cela aussi que le Christ est nomme Dieu le Verbe parce
quil a une adhesion constante au Christ /)» meme : Car si celui qui est ne
d'elle n'etait pas la nature de Thomme, mais etait Dieu le Verbe, comme
ceux-la le disent, celle qui a enfante ne serait pas la mere de celui qui a ete
enfante; commeut, cn elfet, serait-elle la mere de celui qui est etranger k sa
10 nature? S'ils lui donnent le nom de mere,' c'est rhumanite qui a ete enfantee ♦ i; i(,i. v.
et non la divinite, car le propre de toute mere est d'enfanter des fds de sa na-
ture ; ou liien donc elle n'est pas mere si elle n'a pas enfante un fils de sa na-
ture, ou Iiien de ce qu'ils hii donnent le nom de mere (il s'ensuit) qu'elle a
enfante celui dont la nature lui est semblable Du meme : Je dis encore :
\h Celui qui est Fils de notre nature a ete envoye et il a ete oint aussi lorsqu'il
1. Cetle expression ((juvayeia, liaison, aecord, adhesion) etait necessaire a ceux qui taaaient que les
licnx. natures subsistaient apres I'union. Ils leur accordaient une union (liaison, accord, adhesion),
mais ils leur refusaient runificalion en une nature. Les monophysites, au contraire, pronaient runifica-
lion (Evuai;) dc^s deux natures en une. Voir la doctrine eatholique dans Franzelin, loc. cit., these
XXXII. p. 282. (Juomodo iinio liiimonae nuliirae facta sit formaliter ciim liyposlasi. non aiileni imme-
(liale cum naliirn dicina. licel nahira cl lnjposlasis in Deo snlummodo ratione distinguantur.
•li'! II. - IKXTKS ISIONOIMIYSITKS. [124]
oU.ox*>w><N.^a-3« o6i .^^>^|',..fiQ-*/4 jLoix^V^ ^o«ofrs->/ ', m ^» •>; )jo< • «DOdlO
^od ^.t^l •t-«OM fJb«.«l/ l^i) ^^ vxsaJ^aai o«JS-o ^/; o6i -.ooi |jlj/ V-^
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yV^ laV ).^JLaL^. ) I V ii\ fS -.v^^l/ yoslo^ l«.»v> vLl^^d ^..JLsji ^..i^..)Jo
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iv>m .. jLo lo^ L..^ .)oC^ l«^s_; ^oii jl n •> )^ )frs^V-~-^? '^^^ v) t»^**^;
.)loi!5i\ )N.\oK_a.\ oi».a^ jj ja^^i^ .K_.X
)jLi s£Da..ia^k.aQj -.^..J^oi ^^ V? ' <^""i '"^ ^'O^^ ^jC^ot-a .T^IX. ^^
I. Lools, .\cslori(iii(i, p. iW. — •>. IbUL. \\. i.\^. — ;!. Ihul.. p. :^ii'i. — 'i. Ihid.. \\. :i.i:).
annon(,'ait la ilelivrancc aux capliis et la vue aux avcugles Kt enarrr : Celui
qui, selon la chair, est lils do la race dlsiael; celui qui, par son apparition,
est homnio; celui qui, selon la parolo de Paul, est ne de la race de David, est
aussi, par adhesion, Dieu Tout-Puissant Et encore : Pourquoi interpretes-
tu contre Paul, lorsque tu melanges dans un corps terrestro Dieu lo \'erbe qui
est impassible et que tu soumets le clief des pretres d la soitffrance ' Et en-
core : Vous vous souvonez certainemcnt de ce que je vous ai dit bien souvent,
lorscjue je partag-eais les natures douiiles daus Notro-Seigneur le Clu-ist; car
elles sont doubles en tant (jue natures, mais unes en iionneur; car h\ puissance
♦ i: i(ii. '1-2 (les natures, a causo de hMir adliesion, est uur;' les natures demeurant cons- loj
tamment dans leur ordre propre, mais rhonneur estuni i» la puissanco qui est
une, comme je Tai dit Du meme : J'ai doyh dit souveut que s"il y a parmi
vous un hommo simplo, loquol, parmi d'autros ehosos, S(> oomplait dans cotto
locution de « Mvvr de Diou », je n'ai pas de mauvais sonliiiiont oontro ollo,
pourvu quo de la \'iorge on ne fasse pas uno divinitt'.
I)e la ri-puiise'- : — Par tous ces toxtos ' ot par d'autres plus nombreux
i
I. ('.(. Ilcbi-., V, '.I. — 2. Oii iiiMstalo dcinr, imo fiiis ilo |>liis, i|ii(' lo |iii'scnt iiiiiiiuscril iio leiiformo
i|iio iles oxlnills do rouvniKo do 'rinKilli^c, aw nous iriivoiis ici i|iriiiio |iiirlic « ile sa rO|ioiise ».
;i. Noiis avons ili^ja ilil i(uc ces lcxlcs iiroviciiiicMl linis ilos ciiii|uircs failcs (lar saiiil (hrillo, U esl
i
[125] 12. — TIMOTIlliE. — CONTRE CHALCEDOINE. 2r,
^V— / J>"'iJ? ♦■^^ '^^ .>^o<Ot..^aa.\l; )ln \».. lQJu...aJ^ 6C^^ -.vm» miot^
:|oCSs jooi jlo «otoK-./ "^ijs jjLj/ V-=)j JoilSs; )k.\oo )-.»-^ ^ W^
^JLs ^Vl ^ :^*3^— ; )i,« ..>fl )laioo :v2uqj ))^o1So> )Kjl^^ ^^; ),^
^*JLi3 ^Vl; «o« .»7^^ 0031.^0-; JL-iQjio ^^ )t-Q-^ ^l :«^'i/ po).io\
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oo»; • E lol. fr2
V" a.
encore, Ncstorlus Th^resiarque a mis a nu la mauvaise astuce de ses dis-
ciples : Puis([ue la naissance qui provient de la saiute Vlerge et ia mort vivi-
fiante pour nous s'attachent a un homme en dehors du Fils unique, Verbe de
Dieu, qui est liomme en tout et qui n'est pas Dieu, lorsqu'iI sougeait a dire
'" deux fils ' 11 prit comme racine et point de depart de son s^-steme de placer
deux natures dans le Christ. Si nous acceptons cela, la predication aposto-
lique est vaine, nolre foi aussi esf vaine, selon la parole de rApotre. Je laisse
aux auditeurs le soin de juger s'il3 ne lui ressemblent pas point par point ceux
qui vomissent maintenant les (theories) de Nestorius* et qui ont place ces * e fol. '.2
1" ciioses dans la dellnition de la foi. Nos Peres bienheureux, qui etaient les doc-
teurs de rEglise, les ont anathematises. Car Felix, digne de sainte memoire,
qui fut le docteur de reglise des Romains, a detruit toutes les machinations
de ceux qui partagent lunique Notre-Seigneur Jesus-Christ en denx natures,
lorsqu'il a dit - : « Au sujet de rincarnation du Verbe et de la foi, nous
regreUable ([iie iious ne disposions plus du contexlr. TiiiKilhee aurait pu encore le trouver, le lire el
nous donner un Iravail personnel.
1. Ces consequenees sont personnelles a Timutliee, ses advorsaires ne les adraettaient pas. —
2. Ce tevle apocryplie est — avec le pseudo-jules et le pseudo-Alhanase — Tun des te.xtes apol-
linaristes cites et utilis^s par le pren>ier concile d'Epiiese, Mansi. Conciles, t. IV. 1188, I.eonce de
Constanlinople (vi" siecle) a deja refut6 Timotliee .Elure en montrant que de pretendus passages de
saint Athanase, du pape saint Jules (el de saint F6li.\), allegues par lui et les siens, sont en r6alit6
des (^crits apollinaristes, P. G., 1. LXXXVI. 1228-33, 1252-57, 1868-73.
236 II. - TKXTKS MONOPIIYSITES. fl2Gl
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. 'rt^q-nnHiT^ ooo^ncmji^Tv rd^Tscuj^ yalx, •c-K.^K.s JJ )j/
1. Tiraoth6e cile et coiiimeiite cnsuiti' la lettre de saint I.i^on. Son raisoiineinent est (l'ailleurs lou-
jours le infime et consiste d'ordinaire a inontrcr que saint Cyrille 6crivait le contraire et que Nestorius
ecrivait la mSme cliose. — Cest Toccasion de rappeler que Neslorius pr6tendait aussi avoir 6crit la
nieine cliose que saint Leon. Cf. Le lirre tVH^raclide. trad., p. a.fo, etc.
croyons en Notre-Seigneur Jesus-Christ, qui est ne de la Vierge Marie,
qu'il est eternel, Fils de Dieu et Verlje ; ce n'est pas un homme tjui fut pris
par Dieu pour etre un autre en dehors de lui. Car le Fils de Dieu n'a pas pris
rhomme pour etre un autre en dehors de lui, mais etant Dieu parfait, il
a 6te en meme temps homme paifait Iorsqu'il a pris corps de la Vierge. »
11 y a enoore dautres nomhrcux temoignages des saints eveques que je
n'ecris pas parce que je suis presse,
Fin de la (lefinition du concile de Clialcedoine.
[127] 13-14. — FORMULE D'ABJURATION. 237
ea-."ia_x_3 /^cOrTjjj-n ^•H^»>3J aocn ^aiSiiv^Ta 'rsli-^aa
/r^aTVplaia ivxjA^r^n ooa^naajajDo J.Li73"n aaa rdiSa-n^-a
, QCLxJCkjnas «l^ ^^ ^cu£^'n aacn ^-^^'n ^-k-L.r^ ^amlA
,aj-ina-Lj:ka_ia rd-Llx^ ^n^ ^•TlnTir:^ . t.l.r^ ^^ ^^ar^
' rC^ L fyii^^^a-LarcT Sr^-n ^-kLr^ t^^L mtVviL i ^ ^Jts ar^
^aa3J.in •:vjj'a <♦ 'oft-kjoancn r^j:i'vx-'a ^_»Jco ^Jts arsf ^^cur^
•/r^oa jcoatfL.T^
)->fl3aJo ).XaJiV ) iqiNo... "^o.^^ .)jo» f>\'^-> KjulsI/ ).a.oi« l^^l ^jopa^ > v^
1'^ ra^a^ v^^'^^! ^-"^^/ nOoC^sJ^o .01..3 ft>>->/; )K.,^..,^^ii )laJL^a^o( ^'^^.^^o^f
)_^ooii; ) \.,« *> yojjj )lv^iJo .yoot^ a^loK^l o/ .•)»—./ o . v?/ o/
1. Ms. luld. 121.")U (E), lol. 01 r. — 2. un^iw Ms.
^XIII. VoiCI QUEL EST l'.\NATHK.\I E QUE l'oN IMPOSAIT EN EgYPTE, AU COM-
MENCEMENT DE LA 1'ERSECUTION KELATIVE AU CONCILE REUNI A ChaLCEDOINE,
a tous ceux qui voulaient se convertiu iie toutes les heresies : c'est-
A-DIUE DE CEUX QUI DISENT DEUX NATURES ET DES NesTORIENS OU DES
Phantasiastes, qui sont encore les Eutychiens, OU DE TOUTES les here-
SIES', DONT voici un exemple :
Anastase, pretre de Jerusalem, j'anatliematise le symbole impie qui est
venu du concilo impie reuni niaintenant k Chalcedoine — ti cause des eiisei-
gnements impies et etrangers, opposes a la foi apostolique, qui s'y trouvent
— ainsi que ceux qui leur adherent ou qui los ont signes ou qui y ont
Ui
1. Les textes analogues sont nombreux. Nous avons traduit, Revue de 1'Orient chrHien, t. XIV (1909),
la lettre « 6crite de Constantinople a Martyrius, eveque d'Antioche (vers 459), pour lui faire savoir
comment on y avail d6cid6 que seraient re^us ceux des h^r^tiques qui revenaient a l'EgIise catholique »,
p. 119-120. — On lira aussi les canons portes par les evfiques jacobiles, entre les annees 535 et 54'^, sur
les clercs et les laiques « qui reviennent de Ih^r^sie des deux natures » et sur les relations des
monophysites avec les fideles des autres religions. Les ordinations regues chez les diphysites 6taient
valides, ibid., p. 113 a 119 et 128 a 130. — Un long traite de Timoth6e, prfetre de Constantinople (fin
du VI* si^cle), De receptione haerelicorum. est edil6 P. G., t. LXXXVI, 11-73. On y trouve un interes-
sant d^nombrement des nombreuses sectes monophysites. — Le rituel d'abjuration des musulmans
a ete edite (texte grec), traduit et commenti? par JIM. E. Montet et F. Cumont dans Recue de ihistoire
des religions. t. LIII (1906), p. 145-163 et t. LXIV (1911), p. 143-150. Les textes olTiciels de rEglise
grecque se trouvent dans J. Goar, Euchologium Graecorum, Paris, 1647.
238 II. - TRXTKS MONOPIIYSITF.S. [128]
^.«J^otJ^; ^J>6 y~tl .ioi2^\.^ V^o v£Da.i..lS.i.2a...JS.o .)^^.^oK..o )lax^a^oi4
i: loi 1,1 o/ .^.«^IoKjl^ otJS.1 ^jwX../ yooi.\.aL.\o .«.ioi/ )^/ ^^J^oi^o .^oJbJ*.
«t^.3 ^V) .oii^ •^oo^i ^.iJ^-./ vm « ,1, ^oy-.«...a..\o .^.«-^.flS^M oi^i ^wJ^^oi
)^a tv CQ3 / yma..\j.-5a-.fcJ^ '^S n ^; ^^ ^'^.^ >o'^..»^ )o,oio .)J.oJV-^i^oo s
•:-w^« )t->)-^ )f*/ J^^W ^•'>\ou> •)-o~Lj/ ^^ t-^<-flB •)oi^ ^^^? \^'>l^ '^
^Lrsf Ax rcfaco ■^oJx-n jctj ooarsfiOXkL rdmcil^-a rsf^cdo
vaocra cvlsja Qoa^ncojcvml^n ^.kLr^ . tVt'^
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^oC^o vt.ioj «.«oia-a/ •."^OD »-«.—/ ^oi^S^ v*^ )-»V^
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o6i ).\^oio .)tt-o ^s/; )Va.cD/ ^^ vo*^ ,.3 .scoa.^/ y.^ .oiAi vt-SL^. ^W
.» » .. > » fn «°>^o ^x^ X'^'^ ^A^.d .^.«.^cL\^; ).Jo^.flLS.3t ^tojjo m •> )oc(«
participe, ol la lettre de Leon Timpie, eveque de Rome, et les enseigne-
ments qu'elle contieiit, qui sont, eux aussi, etrang-ers k la foi catlioliqne, et
Juvenal le renegat, parce iiuil a adhere a ees (enseignements) et quil los
K foi. 111 a signes, et tous ceux * qui sont en communion avec Ini on qui pensent
comme lui, et les ordinalions qu'il a lailes apres la prevarication. Auathomo 5
a quicon([ue reyoit reveque Juvenal ii cause de (son) sentiment au sujet tlo
Diou. Sans y etre contraint, j'ai signe cela do ma maiu.
XIV. PniKRE HU BIEiNnEOUKUX TlMOTHEE, yi''ll. I IT OOIU CEl\ (Jll UEVK-
N.\IEi\T DE L.V COMMUNION DE CEUX QUI DISENT « DEIX .N.\TIUES «, (ET)
QUI .W.MKNT UKCU LK CONCILE ' . 10
Seigneur, Notre-Seigneur Diou Tout-Puissant, P^re de Notro-Seignour
ot notre Dieu, notre vivificateur Jesus-Christ, (/i// veiit (/kc taus les hommr^
vivent et vienuent n la connaissance tle lu verite", ton sorviteur incline sa t^to
devant toi, il se rofugie en toi, fuyant los lions du diMuon ot rimpioto qui
J. TinioUioe iious iipiireiid ulllfuis, Miiliel, ('Jirnni^iiie, II, Kiri.iiiu', a rimilalioiMle siiiiil llvrilleel ile
Diosfore, il iiiipose uiu' aiiiu5e dc pt^iiiloiico anx iHiJtiues, pri^lies el iliacies iiiii so eouveilissenl. lls
repreiiuciil eiisuile leur raiig. — Un sieile plus laril, on leur iiiiposail deux el Irois «ns de p^nileuie
cf. /{(!i'Hi; ile lOiUnl chicliin, 1. XIV (l',io',i), p. 113 et 115. — -2. I Tiiii., ii, 1.
E loJ. ei
v» b.
[1291 l'*-!'^- — l'(»RMUI,K D'ABJURATION. 239
^CD040UQ-CQ-2 loO|« |l<t IV^ .0> lajL^.3 OV^OO .^OIQuS,^ ^2S.wi.wxO ).iL,>^,D y^^oi iy^
N- .), -j » oV.aKj; -.tOi^^xxl .oiK,A^il ^M in n \o .ot > V) ^o^^/ jjo, n Nq»
w.oio-»jl:mo .|.^..cQ.^k^o/o jwjL^iVo i,M..<2Su. ^j» i-jpl/; ^oi Jlf^U |la ivi .o^S.
)_i>.OM )]^^oo ,.A^ oila2S;..ai3D ou^ ^wi/ >,f> i'» p -.^lolv^o ^^-^ ^o^
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a ou lieu dans le concile de Chalcedoine (tenu) par tes contempteurs; uous
te demaudons ct nous te supplions d'envoyer tou Saint-Esprit et ta vertu
sur celui-ci; ecarte de lui et arraclie de son osprit toute la perversite de la
foi qui a eu lieu ii Chalcedoinc, rends-le digne de sapprocher vraiment de
\a loi droite qui a ete prechee par les saints apotres et les evangelistes,
compte-le * parmi ton peuple et toii heritage en lui remettant ses fautes par ♦ e foi. 6i
la venue de TEsprit Saint en tout; sanctifie-le, benis-le, remplis-le de ta
crainte, dirige-le selon ta volonte bonne, par le moyen de Notre-Seigneur
et de notre vivilicateur Jesus-Christ, par qui et avec qui gloire a toi avec ton
Esprit saint en tout, bon et vivifiant, dans les siecles des siecles. Amen.
XV. ClI.VlMTRES \V SU.JET DE L.^ FOI, QLI FUREAT DONNES P.\R l'eNSEMBLE
DES VIEILLARDS ET DES FRERES d'EgYPTE POUR ETRE PHECHES EN TOUT LIEU,
D.\NS LES EGLISES, P.\.R LES EVEQUES QUI ET.4.IENT EN COMMUNION .WEC EUX,
ET QUI DEVAIENT ETRE CONFIRMES PAR ECRIT, AVEC LEUR SIGNATURE, POUR
LA satisfaction de tous les Peres et des peuples'.
Nous confessons et nous croyons selon le svmbole divin de la foi des
1. La fin de cette piece se retrouve te.xtuellement daiis rHenutique; cf. Evagrius, Hist. eccL, III, 14,
P. G., t. LXXXVI, 2624; Land. Anecdola siji-iaca. III, 181; Michel, Chronique, II, 152 (te.xte, p. 2.')5).
PAXn. Oli. — T. XIII. — F. 2. 16
2/.0 11. — Ti;\TF,S .MOXOPIIVSITKS. [130]
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)oCS5v )ia-.IS_^l ^Jbo ,— ^OJL^/ V» >^/ •)J.Q.*l^s-.Xi )la_l^s.-Xl '^-^ lil^
318 saints Pores, qui se sont reunis dans la ville de Nicee, en lequel aussi
nous avons ele baptises, ot (jui a ete conrirnn' par les 150 saints l^eres qui
se sont reunis dans la ville imperiale, et selon ce qui a ete faif diversenient
dans les deux conciles qui ont eu lieu k Epliese metropole ' contre rimpie
♦ r; foi. f.i Nestorius* et ceux qui, plus tard, ont pense commc lui. Xous croyons encore ;
et nous confessons au sujet de lUnique Kils de Dieu et Dieu qui s'est fait
liomnie en verite, Notre-Seigneur Jesus-Christ, qui est consubstantiel a son
Pere dans la divinite et consnbstantiel ^ nous, le meme, dans riuimanite, a
l'exception dupech^", et qui ost descondu et a pris un corps du Saintlilsprit
et de la sainte Vierge et Mere do Dieu Marie, (nous confessons) qu'il est un i,i
Fils et non deux, car nous croyons que les prodiges ot les soulfrances quil
a enduroes volontairement dans la chair sont d'un seul Fils unique de Diou ;
quant a ceux qui divisent ou qui confondent, ou qui inlroduisent des appa-
rences (cpxvTacix), nous no les recevous aucunement, parco quo rincarnalioii
sans poche (jui a eii lieu en verit(!' do la Mimo do Dieu n'ajoute pas un Fils, i^
1. LMIiJiiollinie lU' iiiciilioiiiif pas lc sccoiid coiifilo il^Uphost', iiiiiis, pai' ronlre, iiifnlioinufxplicll»'-
iiiciil li'< (loii/c cliapilrps (lc saiiil ('.\iillc. — ■_•. Ccs (|iialic iiiols iic (ii;iii'ci\l pas ici (iaii» riU'ii(.>li(|iic
10
10
K UA. II
1" ;i.
[131] 15-lC. — PROFP.SSIOXS DE FOl. 241
^^!!^jJo .jjL^ojlo ^m^^g^ m i\o .sCQ.wi..flD)0( ^'^^s^ ^i ^x» ^>o»..,.^o .|K^^
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><) )■> m-^>xa.o; o/ .-oo( ).A,baji ^^; o/ ^.«V^/; ^■«CS^jJo .vtn . ffOjoi ^^Ol^
car la Trinite est restee Trinite, meme apres que Fun de la Trinite, Dieu
le Verbe, 3'est incarne. Nous anathematisons dailleurs toute heresie : Nes-
torius et Eutyches et ceux qui plus tard ont pense ou pensent comme eux,
et le tome de Leon, * directeur de reglise de Rorae, et tout ce qui a ete » e fui. 62
dit ef lait duns le concile tenu a Chalcedoine ' .
X\\. — Professiox de foi de saint Timothee, qui fut exvoyee X l'empe-
HEUH LeON P.\R LE COMTE RuSTICUS"; ET IIISTOIRE PARTIELLE DE CE QUI
LUI ARRIVA A1>RES CELA.
Puisque Tillustrissime comte Rusticus m'a demande ce que je tiens k
Tegard de la foi orthodoxe, je fais connaitre mon point de vue en temoignant
que j'auathematise toute heresie, et ceux qui disent que la chair de Notre-
1. Cette liniile a ele suppriiiiec" daiis rilenotiipie. — Si Ton veul aUribuei' cetle piece, coiiime les
voisines, a rinspirallon de Timoth^e, mort en 477, il faut admettre que Zenon, en 482, a transcrit, tex-
tuellement, la profession de foi des monophysites egyptiens et nous aurions lci la source de rH6no-
lique. — 2. Une qulnzalne d'eveques egvTJtiens avaient porte a Constantinople leurs plalntes contre
Timothee .Elure. En consequence lempereur Leon I demanda (octobre 457) a une solxantalne d'6ve-
ques et a quelques solitaires ce qu'ils pensaient de Timothee et du concile de Chalcedoine; Evagrius,
llist. eccl.. II, 9, P. G.. t. LXXXVI. col. 2528. Cf. Mansi, Conciles. VII, 251. Le pape saint L6on
repondit (Ep. 165, du 17 aoiit 458) que Timothee etait un usurpateur, et rempereur envoya cette lettre
a Alexandrie, par le silenliaire Diomede; Evagrius, loc. cil., 2532. La reponse de Timothee nous est
conser\-6e, Land, Anecdota syr., III, 139 et Michel, Chronique. 11, 126-130, cf. P. G.. LXXXVI, 273;
on y trouve une professlon de foi tres developpee. La presente professlon de fol auralt repondu a
une derniere tentative de Tempereur et aurait ete suivle de rexil de Timothee (459-460). Cf. J. Lebon,
loc. cil., p, 22; cf. infra, p. 244, 11. 1.
2V2 II. — TF.XTRS MO\()PllVSrn:S. [1.T2]
jj/ ^Jt^jLiO .0»-3 joot K_Jb* )tCS_,J^iO lx2J^ o/ •vpOj Olt-flQ-3 -OtoK... /
^ "^ii^ jb»^ )..^a3i .)-.^ootV; |l^i>j |ji-ipo yojJj «'•t^/ ^^ ^s/ -.^?
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^; );oi mJ^s-sI J^).ju.>o/ )jl3oi oo( o(..«J^/; )-^ ^/ ^m « eoioj ^^ )^
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^^^3; ^lVl; )l^^i«— .; )J^l).iQ\; ^I^Oo/ .•J.io^»^; )-.V— / )JL3>.3; oo( y/
^; J iN^ .\^«.aJkj Jlojoi.3; JJ^;ol "'^»..^ .•> I «•^mV) )..«.^&A ^^ J.^<^.tVi
I. H Ms.
■O 10
Seigneur vieut Ju ciel, ou qu"elk' est une apparencc, ou qu'il uavait pas en
lui une tme rationnelle. Je m'ecarte aussi de la lettre de Leon, gouverneur
de Teglise des Romains, qui introduit une division dans lun indivisible,
Notre-Seigneur Jesus-Christ; a cause de cela, je n'adhere pas non plus au
concile de Chalcedoine. Car jai ete baptise et je baptise selon la confession
i: foi. «2 des 318 saints Peres de Nicee; c'est cela * que je prc^che et c'est en cela quo
1" ii. . . ...... ....
je crois, sans aucune augmentation ni dimiuution, ct ceux qui croient aiusi
sont en comnuniion avec moi, car (la foi) n'a pas vieilli et n'a pas besoiii
d'6tre renouvelee dans le temps. Je ne presume pas de dirc deux natures
en Dieu qui a pris un corps et qui s'est lail lioniuu' de la sainte Nierge, lo
M6re de Dieu. Je confesse surtout la foi, laiidis que j'admire avec ravisse-
ment le myst^re iudivisiblc, inebranlalile ct viviliant de rincarnalion. 11 osl
mauvais en cflet quc la doctriue dc cliaque lu-resic denuHue constamnient ce
qu'elle cst, ct que celle dcs chretiens orthodoxes change avec le temps.
Cc sera un objet de derision pour les infidcles si, dans lcs derniors jours du tl
monde — lorsque nous attendons que notro Sauvcur lc Christ vienuo tlu
ciol, dc manit!!ro effrayauto, |niur l;i sccoiulo fois — uous somnu>s ilivisos
I
V. IdI. (i2
[13.!] l.-.-lO. — PROFESSIONS DP, FOI. 243
)ia ,J,yi iOi; j-^ia.»^ ^^/ .-)L^.*^M ^oV^; o(K..K^ ^-^; ^-'^^/ v°t-=>^
6t.I^) 6<.M.^ )..... » VI ~> )l«/j v-oc )ojj )-.oi!!^ ).ito ^l ."^..^jysi ^j\ .o,.^>cl:>.
^oio .uJ^ K^\J^/ ).ji;a^) ^Luoi ^».»^ )-*-^^^ \^f Kr^^- ^*^ .)laJL^cu«o(t
o;oi.^l/i ^;^-*/ -'^-x-^t-A )loi-^/! )l^;ol )j/ y.^j p .wJ^ <^oi )jUa«i 1<^^/;
♦^*aoi 6«-s K*/j .^C^LaLO; ^l ).2^is-*aA )J;
.^loJL^o^oi ^oi );o| .f^iol K.«^^i/; its^ ^o .[^^A^ ^^oio )j/ ^^Oi^
ypo; )K^^jw.<; yeu^ 'v>»-.o ^a^/o .^iioKi/; )j/ )l j.iO )K-,;ol );Ot ^oi^
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)j^Mt.^; )jf^a3 ^^ .-vfn . via^ oilo^^ ))3 sinct n . ^uco'»^ : vxoo)JSs.^a^
^; l/'t-3l/ .-^lf-jl )lo I VI .01 loS. v-Jis_/ ).JLa-./; sjuJ^Oo.1; -.vo)] )?i\>6
l'f^La; V..61 : )jo» n\ •> •>; v£Do;ou.aD ^^ :wUl^ vm . mjoi ""^.a vd/ J^s_.^J^v.aD /o
iJ^ ^^ :>jULJil3 ^Vl; i^AJti )jL3\a.> ^...^ •.).>.^...jl^ «^ajL^ vV^c>^ J^J^Ols
au sujet de la coufessidu de (sa) pi-edicatiou. (^)ue fcront, eu effet, ceux qui,
depuis la venue du Christ, ont baptise selon le symbole de la foi ? Pour moi
douc, selon le Livre divin, voici que je vivrai dans le Christ * avec la foi * e ioI. g2
meme qui ma ete transmise par TEsprit de saintete depuis les prcmiers
5 temps; et ce me serait un avantage de mourir en gardant la profession de
foi des saints Peres qui Font rappelee sans changement telle que je Tai
regue et dont voici le contenu : « Je crois' etc. »
Et apres qu'elle a ete terminee, il a dit" : Voila ma foi; c'est avec cette
profession de foi que je demande de mourir et de ressusciter devant le
ic tribunal redoutable de notre Sauveur le Christ, au jour redoutable du juge-
ment quand il viendra dans sa gloire, pour juger les vivants et les morts.
A lui gloire dans les siecles. Amen.
Lorsque cette foi sainte et enseignee par Dieu eut ete remise par ecrit,
par moi Timothee, a Rusticus, rillustrissime comte, sur Tordre du mise-
>5 ricordieux empereur Leon qui me demanda ce que je tenais k Tegard de
la ioi orthodoxe, toute heresie fut aussi denoncee et maudite par moi ainsi
que le concile de Chalcedoine qui renia par ecrit Notre-Seigneur Jesus-
1. TirnotUee a saiis doule Iranscril ici le symbole de Nic6e. — 2. Les priSsentes coupures ne sont
donc pas ['ocuvre de Timolhee, mais d'un compilaleur postCrieur; cf. p. 211, note 4.
!•: r..i. (!■:
2/i4 II. TF.XTRS MONnPIIVSrrRS. fl8/i]
yt~^a_3 o\ °ii •>; ^.«CSw.*/ y^oiQ-^^^.^ ^ :..j^^< U»-»^''- j^^iol jiXv» '^t-*?
^— »..a N_.to/i .w^^ vii.aLj I^V^ l-.iomo/; )jl-.« ij.^ -.Ot^s^ |l)jL^flPo
.6u^>->/ )->^^oi°t.aL^ v(Ti « floiot ^^ ''^.^ .)L<_il )l.ax:xL.<oi ) .. >»v>» "il^^ " -^
^J QJOI .oC^I ^JLSlSL^ ^Oi. .^j^t C)iSjl.3 ^AAiO ))..^0Q.3l ^/
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>o^aa..5 siu/ )) ,.3 .)..».cdoiV3l^ ^ou^s-»/ \m ,., mVoi ) 1| ^«xflP •JlniNv) K i .^ v>.3
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yO^; > .fco'.i ''^CL^w^ .)jL^»-^J0L^a-3o )q-3l.iC^o ^^ p^ 6>\ Ti ^ ,)-.i» I m •|\|..3 lal
J^Oo\ISlJl/ -.^JOI y^U )jL.>1 i).^ w^w^. ^^ ^l ^.3 .),....< IlVL.3 )oC^ ]^^^w^^.3
yOOiJL^I y^l .)-3l^O^ Oi.^ 0'r^^. ^^■•/ •)>'w.»..>iL^lO wi^^^l )..3..3V I^S X S>1 )^tL.))
Christ par renseignomenf impie des deux natures. Apres que rempercur
eut connu ma profession de foi ortiiodoxe, ceux qui avaient renie Notrc-
♦ E loi. 02 Seigneur le pousserent et lirent tant qu'unc condamnation * a uu exil penible
fut porlee coutre moi ' qui enseignais, par la graci' de Dieu, la foi ortlio-
doxe, tandis que toute heresie etait en assurance, en general, par tout
runivers, avec ses docteurs, qui sonl les antechrists, comme la dit a
leur sujet .Jcan, le disciplc de Notre-Seigneur ■', de sorte que, dans la ville
imperiale elle-meme, beaucoup d'heresies vivaieut eu assurance, sans que
pcrsonne les reprimAt en rien, et ils progrcssaient pour le mal avec ceux
qui discnt deux natures, tronipes ct trompeurs dans ces derniers jours \
Ceux-l^ seulement qui confessaient la foi dans la piete : les orthodoxes,
c5taient persecutes par les impies qui disaient deux natures, dans Alexaudrie
ct par toute TEgypte et la Libye et la Palestino, parco qu'ils voulaieut vivre
dans la piet6 dans le Christ.
Lorsquo cettc (■(mdainnation eut oto portcic contro moi, je fus livre aux i.-
mains dos oniiemis do moi cl du Clirist cpii lc rouiiM'ent par ocrit, pour
l. II soiiiblciiiil (lonc (iuo cello |irol'essioii ilo foi a |ii-crtHI(i iiiiimSlialfHienl re\il ile Timolhee
CiiiO), niais nous ne vo.vons pas ce (|(relle ajoulo a eelle qui » He remise de 457 A .158 au sileiitiaio
Uiodiede, (■'e.-il iiounjiioi imiis prtWrerions supposcr qn'elle lui osl anU^neurc ot a ('l^ tVrite en 'i.i'
l.es iiiols : u ccii.x (|iii iivaient reiiiiS iNolre-Seiifiiour lo ponssi>ronl ol llrenl tanl, nu'uiie eoudauiii.i
tioii ful porl(-e contre inoi •■, nous paralsscnl rosumer les evt^nonionls ilos aniit^cs 457 a 460. — 2. ( i
I Jeiiii, IV, :l. — :t. 'riiuollioo \ n lnnivo ilos MuIm liioii^, llvai;! iii^. Ilisl. cii/ . 111. 5. /'. (i.. t. I.XX.W l
•Jli(l8.
10
[135] ir.-ifi. — PHOFESSIONS DF, FOI. 245
Jioi |.-wiooo«V» l^jooiaj |-.»<ui ,_io jl »3/ »j .\^ *ooi\; J^ y^l .V^l/
)^fco» y^l .J-^ioooti:'^ Jt-^i. Joot K-./ ^-.^Jls/ .JoCSis; J^a.iaj jLs/ .^aIs * ' K IoI. 62
yQ.boo.aj ^otH^l ^t-o V^V-^^J^^-^; oo«? ^»-0 .■^-=o»<iio J-ftJt-s vQl^Kji ;o<mv<
""^ ^^5iOw J.A;Kioj ocn .Jooi si'mi J— Ot_3 vn^iwi^ JU/ vS/ jJ/ .-o«qjl^^^^
^o^S^ ^»..=''^^0 ^*^ Ot_3Li» ..Joi!^; s.«oiaj^,^SL:>^ v*JoV.3; ^; tJ .JxaA*
JjL« sO^; ^.-.JjJ.3 t-'^? oot 'O*^ o»-3^? oo« J..»^*»-^^ V''^'^. V^"*^
JJo ))/ ■-'^i^y -^^ ^/ JLi/ ''^j\ >i.oV2Ll;o .JJ^Cb^-.^; )Q-«.i ^^J3 )K-iioo
)J .Jlaio ooi jJ vS/ .\^*.^.>o^ oiio— ^_io J^ Jiot^; «-»*.aiL^ ^-flo yo^
^^01 .^ i'^^? )t-^^? )♦-/ )J^Q~=tA^ •■)-<«>• )-^'='j? -oio-*— ^Q.» "♦-..^
^_»^^wv.o J.^j...t^; oil^.^',::>a^ ^-*^;^ r^ -.yM '»sv>o ©»..21^. ^oC^ ♦""^
vOlS-^uu; ^«.N ' '>o .^^^v-saoS, a<..jL^Jl/ 't-a^ ^-M; ^',.^^^^.0.3 ^; «a/ .^oC^
I rff^oiVs. soia^; 061 vOoC^ Jiv^o -.Jlf^ J^jJbA^l ^oC^ y»*) « ^\ t.3; .^»
JUoi^o JlQJLio-oi lajLj^ ^^ Ot^/; yO't..3J^>~mj ..J_sJ^:s Jooi; 001 vOOib^;
'^.«■iv> JjL^\ajL^o .^_*JLiL3 ^il ^-^io/; ^-^/? J^-J o/ .aJL-'»a^j!aj; »
!•; loi. «2
v° c.
que je fusse garde par eux comnie bou leur semhlait, bien que depuis le
commencement la Ini des Romaius * et celle de Dieu ne Teussent pas ' e foi. 62
. V** b.
ordonne ainsi : les Homaius, en eflet, navaient pas coutume, comme le Livre
en temoigne, de coudaniner uu liouime avaut que les accusateurs u'eussent
., comparu devaut Taccuse ' , et celui qui etait accuse avait la faaulte de
repondre a tout impie. Lorsque les ennemis de Dieu m'eurent emmene, ils
me fireut et m'imposerent tout ce qui irrite le Christ qu'ils ont reuie, et
qui vioadra avec justice juger les vivants et les morts devant le tribunal
redoutable pour rendre a chacun selou ses oeuvres. Mais rieii ne peut me
1'^ separer de Vamour du Christ, pas meme la mort', car les souffrances cle ce
siecle ne sont rien en comparaison de la gloire qui doit nous etre revclee^; car
ils firent et imposerent toutes ces choses lorsqu'iIs poursuivaient les trou-
peaux (lu Christ et quils les enlevaient. Ils usereut aussi contre nous
de la force seculiere et chercherent a nous tuer afiu de prendre les eglises
15 en assurance, sans qu'il y eut personne pour leur reprocher leur prevarica-
tion qui eut lieu par ecrit, et qu'ils semblassent s'etre ecartes de la foi
mauvaise et de ropprobre des nestoriens, c'est-a-dire * de ceux qui disent ♦ e lui. ni
V" c.
1. .\cles, x\v. 16. Ees amis de Nestorius invoquenl aussi oe m^me te.xte, cf. P. 0., IX, j'iO. — 2. Cf.
Roiii.. viii, a5. — 3. l;oMi.. vui. IS.
E lol. (i:i
1" a.
2'i(! II. — TKXTKS MO.NonnsHKS. [130]
^V-^ao J^^V^; w.o<ajy no°> ^'^«^ ^V-^ y^ .^o^-^jo ya^^)Nj ^« v^-*?! Jh^-"^
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) I '^n^o •.)*,•;», f) ) ■.<,j.N ,» ^^ )...iaA ^^ > 1 ..i/ y\ '>o; ).^ ^-bo ',.2^0
deux natures, et qu'ils pussent faire d'autorite ee qu'ils voulaient sans
que personne lour repondit. Pour nous, nous nous rejouissions d'etre per-
secutes pour le Christ, qui nous a commande detre persecutes pour lui
et de nous rejouir ' ; mais les autres seront dans la tristesse et pleureront,
eux qui transgressent les preceptes du Seigneur et obeissent aux volontes j
du demon qui leur a appris k nous persecuter et a nous tuer, et ils penseul
pnr noire mnirtre offrir iin sacrificed Dieu, selon la parole de Notre-Seigneur".
Nous lcur demandous : A laquelle de vos signatures faut-il ajouter foi?
A cclle donnce au second concile dEpIiese, ou vous avez aualhematise et
chasse comme nestoriens ceux qui osent dire deux natures dans un Christ »o
et qui ne confessent pas « une nature de Dieu le Verbe incarnee » ; ou ^ celle
donnee k Chalcedoinc, ou vous vous ^'tes analhcmatises par ecrit en disant :
« Anathcmc k. celui qui ne prodame pas deux natures dans un Christ
aprcs rniiii)ii, mais qni confcsse une naturc dc Dicu le Vcrbe incarnoc » .'
K lui. i,:t Parce quils onl dclruil ce (|u'ils avaient construit. * ils se sont devoilcs It
par ccrit comme des prevaricatours; parce que les m^mos nous ont pr^che H
des choscs diiTi'!reiilcs de celles qu'6ux-miimes nous avaienl pit^chces ot
quc nous avions regues, dcpuis lc coinmencoment, dos sainls apiMres ol
I. Cf. Mallli., V, 11-12. — i. Jeuii, .\vi, •-'.
ii
[137] 15-16. — 1'KOFESSIONS DE FOI. 247
ytOtOLzl yoy^ nOOUS t<i°>Ti; f->JS^o .0«.^ ^^SiOo; ooi >&aju> x/*.^; ^^; QJO(
yO^J; .'OUwOOA.; ^eoojil ''^.^ V'"^ oK-1.; ^fcoo/ .jJutV^ v..O(ci3JJ.io yoy^o
I > .» f> )_*.o» VLi» ))^o-3Ljkl. •.)..i/o )oi^jJ oi.yt.^0 oi^)..s; .)loJLaL.3 '^^^-.al
•>^*^/ ^aOlS.^ VL^\ )jL— .bOO
des bienheureux docteurs des saiutes eglises, ils seront anathemes selon
le jugement de saint Paul ', c'esf-^-dirc dc Notre-Seigneur Jesus qui parlait
en lui et ([ui lcs reniera devant son Pere et devant ses saints anges,
lorsque Notre-Seigneur siegera sur h- trone de sa gloire pour juger runivers
5 dans la justice. Par lui et avec lui gloire a Dieu le Pere avec TEsprit-Saint
et vivifiraleur, dans les siecles des siecles. Amen".
1. Cf. Gal., I, 8-w. — 2. T,ii suili' dii iiiniuisiTil iii' icnroiiiii; pliis rlon ile Tiinolhee .'Elure.
• S\r. lU
lol. '-2:» r.
iii
II. — C. Lks HEiiKsiKs (:inusr()i.(i(;iyi'Ks, n'\i'iiks IMiii.oxknk hk
.\KiiiiOi(i (Xknaivs) kv Hmi IIkuhvkis (xvii-.wiii ).
. v^» joiSs jl^Ciooj otl.(a.LVi>,.,J>ocLs ^-^laa .)jo.^o/o vo-^t-ioo ^; oj)^
jjJvA ) . m ^i-2>o )ts.-^V^^ ^-^.jl-jJ-o .;)a_-.Vio )Kjl-»j> )KAoK-s
^s .)K\oKjt^ )o»^ )K^w^ i..a-i. )joN >m ^; ^../; ^v-^/o .oiloiv>ii .J^;
K--./ )..oaji ^_io; ^po/ y >-J*t-=>o v^-^J^o -^o.^ |1 ^po ^a_po; (SiJLio
♦ )fts-is^; ' odQ.l > ly-sK-^ iooi ^V^ ^io qJ^o Jt-^^ )K.^^_io o«A
vjDQ_.^o<ajo/ ♦^tCis^ )<H^J o<la,i VI ii ^xK.^^S. ).is^io JJ; (Di^ <ojlL. v£D(a-.V-i-.>.\a3/
,.i6/ |)/ ^n.fc )1 ^; l^su .^,.io ^io )N^>o ^'S&^Ji ;a^J^a )i^; po/
" v£DQ-.«aA.CQJo ).A-.90io)lo ^oio;o) lo sGOoio;Q->; •:*)jlSJ K.30; 1^..^^ )looi!^;
^io vx>;;j/; )i-a^ .) .*^ )_ia*-*Ji )oo( )-»lJV..=>; ^V^/ ).iooj,_30 sa>Q-.;lo/o
1. Ms. syriaiiue tle Paris, n° 11-.!, lol. 277 (A). Kdite par M. Budge. loc. iil.. U, p. c.x.xxvi, dapivs
le ms, du Britisli Museum, adU. 145-29, fol, 65 (H). Cl'. su/)ra, p. 168, - 2, II .\ a en plus. ^ii>)( uu
ijBa^i/: >iolj^.;o . Iron6e » B.
X\ II. ExPLICVTlOiN DE TOUTES LES HERESIES l'Ml M.VR XeK.M,\S {Acseiiaia).
Manes, Marcion et Eutyclies nient que le Verbe Diou ait pris un corps
. de la sainte ^'ierge Marie, et ils regardent le mystere de son incorporation
comme des hallucinations ct (comme) une illusion (^xvTasix). IIs. disent quo
le Verbe Dieu a passe par la Vierge comme par un canal sans rien prendre j
de Marie.
Valentin et Bardesane disent quc le Verbe s'est fait descendre uii
• syr, ii2corps du ciel et que rincarnation * du Verbe n'a pas eu lieu dc Marie.
'■■'"'*'■ .Vpollinaire regardait rinearnation de Dicu lo Verbe comme sans
iiitelligence (humaine). lo
Eunomius disait que le Verbc avait pris de Warie seulement le oorps
et (|u'il n'a pas pris rame, mais il dit quo la divinite tieiit lieu d'Ame.
Diodore, Thcodore, Theodoret, Nestorius, Irence, Eutiierius (do Thyane'» '
et Barsauma (de Nisibe) disont que le Christ 6tait un simplo t^tro humain : un
lioiiiiiic qui fut justifie par scs bonues ceuvres; Dieu raiiua et habitu en lui u
I. M ajoutc : - .\le.\andic, Andic, Ibas, l'liotiu> (tlo Tyi), Cyr (!»**), Joaii i'l .\CH0C u.
\
[IM)] 17. — XEXAIAS. — SUR LES HERESIES. 249
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OLmJo )l^oKji Vs-»»-^ »^0 .)jl..^a )— oi ^ ^ojlL^/o K-wi-j oo» ~)la-.N»^l;
i.-^ljK_s ••1»--V ^ ) Vf» ' -o; )K.au»ol )lajL_5a_jL^^-.io p )i-^ ouio
et, en lui, il sauva les hommes. Ils disent que celui-ci mourut et que
celui qui demeurait en lui le ressuscita, et ils le diviseiit en deux fds ' et
en deux natures ef en deux hypostases, (l'une) de Dieu createur et Tautre
dc rhomme cree et fornie.
Arius, de son cote, dit que le Fils de Dieu est une creature.
Paul de Samosate dit que le Christ est un simple homme, comme lun
des prophetes et des justes.
Ensuite Taddition qui a ete faite a Chalcedoine dit une quaternite et
introduit deux Christs apres runion'.
10 Les Juifs disent que ce Christ qui est venu et que les chretiens adorent
est un homme menteur et trompeur, car lovsquil est homme il se fait Dieu'-;
[quant au Christ veritable, dont ils disent parfois qu'il viendra] ils ont en vue
TAntechrist, le Christ menteur.
Notre sainte eglise, mere de nous tous, confesse une nature du Pere
1.-. et du Fils et du Saiut-Esprit; nous croyons que Tune des hypostases de
cette essence, du milieu de la Trinite, est descendue et s'est incarnee du
Saint-Esprit et de la Vierge Marie et qu'elle a pris d'elle un corps, sans que
rincarnation causat une augmentatiou des hypostases, car la Trinite est
1. Il> lunl luujours nie. — 2. Jean, x, 33.
250 II. — TKXTKS MONOPIIYSITKS. [1'.0]
^^o/o ).^a^b^ ' j^^o^ K^^ v>>-^l/o .^^^11 )iViL^ oo<o .)K-^^>^ )oi2^
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)jotA yo*"^ ^^.-.Joi Qjoi .^o/o . .Q * '^-a-ai )v)ni f> )KV'K_3 )jl*3
I. Ij iiiii. U*^" VI-. (^. — j. l-»- M-v^o H. — ;;. |Ji-3jao H. — 'j. B "om. o»^» ^uapo- — 5. li aj.
Ut>^l ov.«ittS "^v- — 6. Autro texU' dans AssCmaiii. B. 0., II, 33-3'i.
demeuree Trinite comnie elle Tetait, meme apres quo lun de la Trinite,
Dieu le Verbe, s'est incarne; et il est ne en verite et il est apparu chez les
peuples dans le monde; et il a mange et il a hu, et il s'est fatigue, et il
s'est repose, et il a goiite la mort, et il a soulTert en v^rite, et il a ete
crucifie, et il a 6te enseveli, et il est ressuscite le troisieme jour, comme
il est ecrit, par la volonte de son Pere et par sa volonte et par la volonte
du Saint-Esprit, et il s'est assis k la droite de son Pere, et il viendra pour
juger les vivants et les morts. A lui la gloire, et a son P6re et au Saint-
Esprit, dans les si^cles des siecles. Amen.
iii
10
Foi de Mar Acseiiaia, ('reque de Mabhoui/. — Nous confessons trois hypo-
stases divines, un Dieu. Le Pere est Dieu, lo Fils est Dieu, le Saint-Esprit
est Dieu et cela ne fait pas trois dieux. Le Pere est nature et le Fils (est)
fils de nature (consubstantiel) et le Saint-Iilsprit (est) de la nature, ot il n'y
a pas Irois natures. Le Pfere est essence et le F^iis (est) fils de rossence, le
Saint-Esprit (est) de ressence, ot il n'y a pas trois essences; nature ogalo qui u
n'cst pas divis6e; essenco qui cst oonfcss6e dans lt>s liypostases ol qui nosl
[l.',lj 17. — XENAIAS. — SUR LES HERESIES. 251
jj Jj-^ ^ ^ )KA1 vOO^-l^/ )-LJl-/o * ♦^l.lV..O<.^ ).JL30tO ^^^ j^^^Syr^ 112
)i^ ^^1/ )jLa-./o .)ts.Vl ^oi.io^jLio );^-:ii ^oi_K-/ ,J )jl:i-/o .^»-.V3
)aa.-/o -.ojJLio V'.\ ^i3u3L_i )J ^ )..3/ ot^o/ ).i.:i-/o .)-3/ ,^io .a^sl/ jJ »0
.^po)K^ )J )-.K.i/ ))^'l )loK_)-3 voot-j^/ ;>QVi^ ^o .;)OoKio ^ ^s
^Jj/ «^.^ojlJ; ju/ )iQJLia..oi )J;o .,_ViJL_ol^io )laJLia..o»Js ^ojlos/jo ,_*^oi
♦;')... •^>v> )J
pas scintlee; uue nature en trois liypostases qui sont egales et J'accord en
tout. Voila notre Dieu, c'est lui que nous adorons et c'est en lui que nous
eroyons.
*Comment sont-iis trois sans etre separes l'un de Tautre? comment lors- * syr. 11:2
quils sont ensemble sont-ils dits trois? comment le Fils est-il ne sans avoir
t'te detache de son Pere? comment le Pere Ta-t-il engendre sans qu'il soit
sorti en dehors de lui? comment, lorsqu'ils sont depuis reternite et depuis
toujours en essence, ne sont-ils pas dits trois etres? Ces choses et les som-
jjlables sont re^ues par la foi et, sans la foi, personne m; peut les entendre '.
1. M. E. .\. Wallis Budge a edite des If.xlo^ aiialugues daiis l'ouvrage d^ja cil6 Tlte Discourscs of
1'liiloxene, bisliop of Mabbogli, A. D. 'i8,")-.il'.). Londies, 1894, t. II p. xcvi a cxxxvi.
X\ 111. — Les iikhksiks ciiitisroj.ouigi i:s daimiks Giucc.oini-: iimi liKiutAKis'.
— JlS^^k:»^ j^svi « n ^ v-^ibo .)-wO« ^/ ).^ebeL^IS,o .)v^ ^/ )-.yv>*\o .)-3/
OtlV) ^>,.V\\; yOJOUbwO \^'y-i^ yOVl ««)> )oO| 0(,_0o\l )jOI ."vfOOJ^ U V); .«3
)ooi v^/ )joi .^£Pn I . I iV^Q»flO; .«^ — .)ooi v^/ '').3JL^ ^^ ^il^^i
. v>\^ )aj/ f-axj )ou^ V^/ yooi^o .)..:m.^v.^.^ o, ■> \ ).3J1^ ^Vtt;
VL^ fSO .. »^^/ )t « ^) ^^ )..^0>\o .) «)OV>>\ v..O|OV> tO yOJOtO .yJ.0^^.30
«^ — 'Ui^ ^.<J^oi.\ 't^; )-o<3V3 )!■/ .) > •«' •> )ii 1 « I 't^ ^.«i,^.^ )a:>>
. o n « ^.jQ.x,v ^.«o^Kjl^; )Lq.w wwu^S; »m mVoi.5 v.*VJt )joi .>tDt «\ « m) •>;
p6/ K-.)-d>.^.^ •I-L.x? )-flDQ.aojo .)K i »; )K.^cL. ^/ >o)IflD otmt )..oeLio
1. Ms. sjriuque de P;iris, u" 210, lol. !".">. — 2. i«>oiji»? Ms. — :t. l^Uje Ms. — 1. ftf>.N<«i.^Ms.
La jjrcmiere [heresie] ost celie de Simon le magicien. Ci'lui-ci, dans ses
uperations magiques, apparaissait aux Juifs sous la fornn- du Pere et aux
Samaritains comme Fils ' et aux Gentils comme Esprit, et il niait la resurrec-
tion des morts. — 2° De Meuandre. Cclui-ci etait disciple de Simon le magi-
cien, et il disait i\ ceux ((ui elaicnt liaptis^s par lui ([uils etaient plus excel- .>
lents que les anges'. — 3° De Saturniii. Celui-ci disait que sept anges ont
fait le mondc; cest h eux que Dieu a dit : F^aisons lliomme ;\ notre imago et a
notre ressemhlance, et ce soiit eux qui oiit por(o lu lui. 11 disailipio lenuiriago
vient du Mechant. Comme les demous prtMaiont (leur) aide aux liomiucs
mauvais, le Sauveur est venu pour aidor los bons\ — 4" l>e lUtsilide. Celui-ci lo
d6buta daiis riieresie des adorateurs du serpont qui sont nommos gnostiqnes '
cl il plagait JJ65 cieux selon les joiirs do raiinoo. 11 disait ouvortemeiit quo la
1. Pour fipiphane (XXI, l), lri'n(5e (I, 23) ol IMiiUislri' (2'.i). il se iloniiiiil au.x Siunarilains poiir le l'.iv
el niix Juifs pour le Tils. — 2. Sic .'Vsnpiiis, /'. 0., VII, 505. l.es i;ens bnptises par lui ilevaienl elre
ininiorlols, Ii(5n6e, 1, 23; Mieiiel, ChronKjiii', 1, IGU. — 3. Cf. Michel, Chroiiiiiiie. I, IT'*. — V H«r
Tlt^braeus donne la miMiie equivalence, Clirun. syi:, 6i\. Bedjan, p. 52. II reniprnule a Miehel, t'hiv
niiiiic, I, I7'i. 1-a raison en esl doMm.H' piii' .Vsapius, />. ()., \'II, .iOil.
II)
[143] IS. — BAR HEBRAEUS. - SUR LES HERESIES. 253
wOi^ ) tKfn\/s I -y - N- ^^ . n to,K\n. j^aoJL^/; .03 — ■> . \ VI « Vi jooiJ;
»a.isa_o V^.^ yo~»V^ ^^ l-^ * v> •> oooi . . iv>.ot_:>o .K^) nmvio ts_)LaM;
^Lx ' v2lSs» )oO« V^/ )jOI .^olSuU.,^» .a — .)-.»aA ^^%w^UH 000( ^V^o/ ' Syi. 210
vT • ■ ' ■ ^ fol. 175 v.
^ioo .)N.ia-..i) iJ^ ^_io ^clSa»o/ la^ \^i\-^ )K^..^» y^i .\viiiiv> ,_i-.o6i
1 .)^,.,>»Vi ,^l/i ^io/ )^.3oj; )4j6;o )tv-^U ^o .).ioii^ )oojj po/ )l3Jbo
^/o j,-.^ Vi^ -ts— ./ )-_«-iCL_i ^_io; )ooi -po/ )jot ^euL..^sJL2S.o; ,A —
^/o .°i\v> ))jL,^aD ).:>'1S..../ ).JO( .vO;'«-o; «OJ — .)K^oK-3l^ '^j^ )jqN . m -»;
))ji.^o )ouia-»_3 )joi .sfiDQ^'^.io; ..^ — .)K-.io; )toa*^_3 )oot iA!ao )oot
— .))JU^; )^ioo^; y^l )oo« ...>.'.K:io )-.'^.a.is ) » t ,\ -» ^ )ooi ).i..^oo
. VL»',.V? ^-M; j).^/ .)^.fcA.,:>a.\ )ooi );a:bo );a:^>. ',-3 o^ )Ljo( .yO...^',.^; ..»
)'^j> ^^ ^ -^)^ )».^'^.-« j) )-^'J^/ )K^i.o .)jL..;o )Kvi. n-. )ooi -y^^
^Vl; .)-...■..«. > VI \n » .. V f.^; %*oia^/ a..ooio ).Mo'^.3 o(ii/o ))-iUL^ ..«oioK.../;
otil/o )bouw.3 6t._.K.>/; jJoot )ts-\i; .)lS^»-ia..3 oiil/o )j)j .-o(ol^/; );o •'iIn
loi immonde devait ('"tre accomplie. — 5'" Des Ebionitcs (|ui sont interpretes
« pauvies » par les H(?breux, parce (qu'ils vivent) avec llumilite et pauvrete.
Ils croyaient au Christ, oar ils disaient ([u'il avait pris origine de Marie et
Joseph. — 6" De Ceriiithc, Celui-ci disait que nous passerions mille* ans sur la * Syr. 210
^ terre a satisfaire les passions, vers .lerusaiem, apres la resurrection. II disait
que le monde veiiait des anges, et (|ue le Clirist (Atait ue de Tiiducation et du
progres dc la coiiduite. — ■ 1" l)c Valenliii. Cclui-ci disait que Notre-Seigneur
avait apporte le corps du ciel, et qu'il avait passe par la Vierge comme par un
canal. — 8' De Cerdon. Celui-ci enseigne beaucoup d'etres (eternels) et il disait
10 (qu'ils se rassemblerent et creerent le monde)', et il iiiait la resurrection des
morts. — 9*^ IkMarcits. Celui-ci trompait k Taide de beaucoup de noms, en se
servant de la langue hebraique pour exciter Tadmiration de beaucoup- . —
10'' Dc Marciun \ Celui-ci ne confessait pas que le Christ est Iils du Createur ni
de Marie, et il uiait la resurrection et le jugement; il place trois etres non
i"> engendres : Tun bon qui est cache et sa place est en haut, et celui-ci est le
Pere de Notre-Seigneur Jesus-Christ; le deuxieme, Cr(jateur, qui est (le) Juste,-
et sa place est au milieu; le troisieme est la Matiere qui est mauvaise, et sa
1. Les mots entre parentheses sont empruntes a Agapius, loc. cil., 5)1. — 2. Longs developpe-
iiienls dans saint IrenSe, 1, 15-21. — 3. Cf. Micliel. texte, p. 108. Les textes de Michel et de Bar
H(?braeus semblent ^tre des traducUons independantes d'un resume dAgapius, P. 0.. VII, 512.
fol. i:ti 1
2o4* II. — TKXTIvS MONOIMIYSFTKS. [1«]
"^•vX )vi>3 jJooiJ^ CH '>m I ) K » « iX )..3).Ji ) ;a 't '\ )_3< vil^ ,^ .) f>v>QX^
"^n > ).m..v,^ ^^oo .).iX3.^«v^o ^m^vn^^-oo/o ).j>.:aa,A ».-^n. ).3;i ooi ^^o .yof^ie
f_^ )K^Q_A ^^o .) ii °t I o(..3 w^i/ ou-o ^^o .^;)) -^ *V :>o )>>\of>
y^l )oot )> « -> ooi vS/j po/» ^^^^ );« ii^V^ ).-ijJ)Oo .>.cooV.^t>^CS,o '^a.»>\
.. f. .N. ..r. ."^ 'i nv> »f> .. \.a ).jq\X vQl^^.^o/ ^^o .) » Si\o losoi jJooi :•
frs^wJ .);Q 't \ Oi^ \'f^i Ui^ w^ )K^..^O>o .K^ot_l/i V-^/ )..3l^ ^^ )1.^^
Syi. ^Mo ^.«.\ .)! );o 't \; )| '>\c>> ^:bo «t-^! ) ^ ^ V-^ ) ...«.ii.V) >&qjl.. vV^ ^!
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1. l6"^Va.N ^Ms. — -J. iiaaj^i^oi Ms. Nous comiiletoiis. d'apres Eusebe, llisl. ctcl.. IV, xxix :
placo est dans la profondeur. Lorsque le Creatcur voulut vaincre le mal, il V
prit la matiere et crea runivers; de ce qui est pur il tit le soleil, les (quatrei
elements ct le Paradis; il prit dc la boue du Paradis et il crea Adam, et il hii
infusa une &me (tiree) de sa propre nature ; a raide du limon', il fit le Seol et
le Tartare. II injiiriait le Createur, parce quil disait quil etait mauvais lui $
aussi comme la matiere ; de meme pour les prophetes. Pour rEvangile, il n'ad-
met que Luc, et il dit que le Nouveau Testament a ete donne par le Bon, et
rAncien par le Juste, a qui il donne le nom de Createur. Notre-Seigneur
* s\i L'io ■ .16sus-Christ, fils du Bon, descendit pour delivrer ceux qui croient en lui de
la sujetion au Createur, et il semula un iiomme, bien qu 11 n cilt nen pris 10
de rhomme, et .il souffrit sans souilrir. — 11" Celle des Enciatites par un
homme nomme Tatien qui etait de .Mesopotamie. II pronait des mondes
iuvisibles (a la maniere de eeux de chez) Nalentiii, et 11 appela lc mariago
(l^gitime) un adult6re. Et il composa un evangile qui esl nomnie Diatessa-
ron, c'est-^-dire des (evangiles) melanges, parcc ipiil supprinui les genea- i
logies et tout cc (pii montrait tpu" lc Christ est de hi race de Oavid", et il
1. Sic Micliel, lexle, p I08. II iie ruut doiu' pus corriger l^aa» eii |eoa»», i>i,i' oeile derui^re le<;i'iv
bar ll^brueus, Chron. eccles., I, '14, u rlmnic d iMie iino correeli<ui postt^-rieure. — 2. t*ic Th^Hlorel
Cuiilra hiieret., I, 20.
[145] 18. — BAU IIEBRAEUS. — SUU LES IIERESIES. 255
.).^^^,^D-^3 c*iLaj )oo) ,.jl;n I.JOI .'.cDa^JCx^; ,CXt — .)L^u»«IS.j\ ool ..2l^^o
JjoSlSlS. .^oo( yoiiolS^jLio )lSvX.2J; ^^o( jJ.:sa£CLa.>so )L..^iiDV3 )-*-» oC^ -oojo
Oolo .^-i-l/ )v'-0 ^CuJS^.*.;©/ )...^)J»; )^OL.^' yQ_iCU-*^2^0 ) Nj-.^iO t-«^
— .soot-jL.a.J Q.r:i^Lo yooi.:;^)..^ v^-''?! ^■•? i^t-**^ •)r-'V' )))' )o®i «°>'^^
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);otJO )l.m^a; )ti«aj/! V^/o -^-^joi )-isL3a3o | ).jLJV.i^ ).Jl2lj a.soi... j )jjlio» ooi
1, >-«>.o Ms.
changea au.ssi rAputre. — 12° Dr Moiilan. II se faisait passer pour le
Paraclet et il avait pour remmcs Priscille et Maximille qui prenaient le
Qom de proplietesses. 11 donna le nom dc Jerusalem a la ville de Pepouza
et i\ Tymiou, villes d'Asie'; il cnseignait encore des mystcres immondcs.
5 A la fin ils sc tuerent de leurs propres mains. — 13° Ue Bardcsaiie. II dit
quil y a trois grandes natures : rintcllect, la Force et TEsprit, et quatre
etres (eternels)- : Ic feu, Teau, la lumi^re et le vent. Cest de ceux-ci que vin-
rent les etres (eternels) et 36() mondes^, et celui qui parla avec Moyse et
lcs prophetes est rarchange et non Dieu, et Marie n'a pas enfante le corps
1" qui meurt, mais rtkiiie lumiueuse qui a pris la forme de la chair'. 11 dit
encore que les anges donnerent rAme t^i Fhomme, et les etoiles les membres,
1. Sic Eii.sebe, Hist. eccl., V, xvui, cit(' par I'. ile L.ibi'iolle, Les sources de 1'llisloire dii Montanisme,
Paris, 1913, p. 78. — 2. Nous tradiiisons l*'>>»/ par « etre eteruel » conime Ta fail saint Ephreni, niais
ce niot, chez Bardesane, signiliail seulemcnt « etre cree » ; voir Dialngue des lois des pays, dans
Patr. sijr., t. 11, olTi, « un U^ qui ne ditVerc aucunement d'un autre n'a pas encore ete cre6 jusijue
maintenant »; 548s,, « les W^l sont soumis a la puissance de leur Createur » etc. Bardesane semble
avoir voulu incorporer au Christianisme une philosophic (alexandrine?) et un systfeme du monde. Le
Dialngue des lois des pays montre qu'il Ta fait avec une telle maitrise que nous avons, aujourd'hui
encore, pen de choses a y changer. Mais sos idoes, et surlout ses poesies, ont ete livrees aux igiio-
rants, aniis et eniHMiiis, et ellcs sont dcvenues presque meconnaissables; elles n'ont plus ete qu'uiie
variele dn diialisme que de nombreux heretiquos devaient porter par toute T.Vsic. II n'en reste pas
nioins le prediicosseur de ceu.x qui devaient, apres bien des rSsistances aussi, incorporer au Chris-
tianisme la philosophie d'Aristote et le systeme du monde de Ptolfimee. — 3. Agapius, P. 0., VII, 520
et Michel. I, 184. porlont 3(J0. Ce dornior nombro est celui des degres de la circonference, iiiais il faut
noler copoiidant quo, dans les formules magiquos, on chasse les domoiis « des trois cont soixante-six
menibres » do celui qui porlc les amulettes, cf. H. Gollancz, A Selcclion of Charms, dans Acles du
nnzicnie congres [1897) dcs orientalistcs, quatrieme seclion, Paris, 1898, p. 91 et 91. Le nombre 366
nombre des jours de raun6e blssextile) peut donc avoir aussi son importance. — 4. Michel, C.liro-
^ ni(iuc. II, 184, doil 6tre corrig6 d'apres le present texle.
\ l'.VrR. Oli. — T. XIII. — F. 2. 17
• Syr. •Jlo
liil. I7i; \".
2:>0 11. — TKXTKS MO.NOrilVSlTKS. fl'iC.]
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y^ )joi^o .o'9l)jo > ,\ oK^» v^^! )-'-•' ^'^^l/o .)K..;a:aeo».y) «K_3 . .i.^Ly.j
I. Uo^C^oi» Ms.
et il Jit que, de ineinc que la lunc depouille sa lumiere et entre eliaque mois P
♦ syr. -2111 une fois pres* du Soleil, ainsi la niere dc ia vie, elle aussi, depouille son vctt-
ment et entre pres du P6re de la vie chaque niois une fois et ellc a rapport
avec lui et clle enfante sept fois, et il dit que lc Christ est ne k Thcure de Jupi-
tcr {Bil) ct qu'il a cte crucifie A riicure de Mars (Arcs) et qu'il est rcssuscilc ■'
encore k riicurc de Jupiter {Bil). II nie la resurrcclion et il nomme lc mariaiic
une purification. — 14" DOiifjene. On dit de lui qu'il n^avait pas une foi sainc |
au sujet de la Trinite et qu'il uiait la resurrection des corps; mais il abondail
dans la parole de renseignement, ct il fit hcaucoup de commentaires dc
lAncien et du Nouveau Testamenl, au point tpie bcaucoup de doctcurs des lo
^glises, jusqu"an tcmps dc Mar Jean, senrichissaient ct prolitaient de scs
ccrits, c'cst-a-diie rccucillaicnt la rose ct brrtlaicut les epines. — 1.")° Ccllf ilfs
Jilccsaites. lls disaiciil (|u'il n'y a pas de peche pour cclui qui apostasie dc
bouche sil confesse de cunir, et ils t)nt un livrc tcl ([nc cclui qui lcntcnd
rc(^oit le pardon dc ses pcch^s. Ils anathtMnatisent les livres des apAtres'. —
IG'' l)e Nocutits. 11 disait qn'il n'y a pas de rc^mission pour cenx qui pt^-chcnl
apres le baptcmc, ct il fut nommc chcf de ccux (pii sont appelcs Calharcs.
Lorsque saiiit (Ir^^-goirc lc llHJologien le reprimandc, il dit : « iMonlre-moi la
I
1. Hus.-bo. Ilisl. ncl.. VI, NXWiic .\i;a|.lu-. /'. li.. VII. .•.'i; ; Mlcli.l, II, liU.
II
[147| l.S. — lUR IIKBRAEUS. — SUR I.ES IIKRESIES. 257
.)loJU-flo))Soo jj ^''^)! )j.-«aji 'ftJjJ p jJ; )j/ ^^^^^» ^; )jloi .^la..jLD )j/
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.i^cL.« ).ia.I>i K_L-*_3 ^COji-OO» ^iO ljL...A.fiD'^ ""^^ >aX>» OCX )-»^OlV^ ♦ Syr. LlU
)l^Kji^o jlsU>o ^**^^ .,2l^o )ooi sS^ly? )-*;^ y-'/ l-iot •)-'^po sCDa^).^o^; .U
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)ooi y-^l Uiii.^-.^ )-^t-3 )joi .)wi^|x|a^a. |la.3; .1^ — .^.^..iJl^SJuS
)Xio .)-.iaA. ovl^ ^^ you,f^ ^^o .^oKxl ]t^o(^ )lc> ^«^C!^;o )^.,>«>n'^
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)l.Kj.'/ ^'ilo .)jL^t~o ).^oio ).^..-oi.::»o omlSli oooIjl )jo( ..«j).^; «^ — .)lo-»jj\
o^CLO .l^-iL,^^*./ p jjooi Na^ W.010 .jJooto )o»!S^ JSoso)j .) > « -^o )-2i^ )ooi -^l
.3;i)Sooo 0001 ^....^;io .)'p)^s_2o )j^o )iaJO );)1'a .);^^ "^Ttflo^S. 61 '«' 1 ~)
purete et j'accepterai ta rigidite; mais je crains maintenant que, couvert (toi-
raeme) d'ulceres, tu n'apportes aucune guerison'. » Le saint disait cela parce
que le bruit courait que Xovatus avait apostasie durant la persecution excitee
par D6ce * en Fan .)6l des Grecs (250) contre les chretiens. — il" DeNepos* Syr. 10
5 (YopAtos) Vegyptien. 11 enseignait comme les Juifs. 11 disait que les saints
auraient a boire et a manger durant mille ans surla terre". — 18° DeSabellius.
11 disait qu'il n'y a qu'une seule personne {Qnoiimd) dans la sainte Trinite : la
m^me personne a donne la loi dans TAncien Testament en tant que Pere, s'est
incarnee dans le Nouveau entant que Fils, et a parle par les apotres en tant
10 quEsprit-Saint. — ■ 19° De Paul de Samosate. 11 disait que le Christ est un
simple homme et qu'il fut juge digne de la gr&ce divine; il le faisait commen-
cer a Marie. De belles femmes lui etaient attachees et chantaient (des louan-
ges) en son nom. II ne semblait pas condanmer la fornication. — 20° De
Mani'^. II se donna les noms de Messie et de Saint-Esprit. II disait deux etres
15 (eternels), (run) bon et (rautre) mauvais, k savoir Dieu et la Matiere. Lorsque
1. Or. XXII, P. G., t. XXXV, 1144. — 2. Eusebe, Hist. eccl., VII, xxiv; Michel, Chroniqiie, II, 195. —
i. Siir Mant^s et le manicheisme, voir la bibliographie citee par MM. Ed. Chavannes et P. Pelliot,
journal asiatigiie, X° serie, fome XVIII (1911), p. 505 a 507 et XI" serie, t. I (1913) p. 99. Voir aussi
dans la Herac de VOrient clireticn. t. XVIII (1913), p. 225-240. Documents trouves cn Asie centrale :
Lii forinulaire de confession mazdeen ou luanicheen?), par F. Nau, et il>id., p. 9-15.
iiii. i:: V
258 II. — TKXTRS MONOPHYSITKS. [148]
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>&.|1> )ji=^fy< )m'>o^>.ooJJo )«a^ ^*^^ X:^ )l^JiL3J« ).AjaJio .^2l'.3 )1^s.a^4 lul
)^)qA |J/ .t-^/ )r-.^0 )j^ JJ» vV^^i^O .)ts.'l3».JO ).i.''»")_\o ioSOl .yOOlA
•<f.i)bl ^oi^ )jL^a^o . .', m\o ^poL^ t-^^o a..wO ^)..*.!/; p6/ ^.AJxx^jiaLj»
\ ^\ )joi .^Q_.i/i v<T> « m^oi .T^& — .^aJU )f.m^'9'l yoot..^ h^-»lo .J^/;
la Matiere eut ete troublee, ses lils s'elevereut les uiis coutre les autres, (ce
sont) les demoHs, le feu, l'eau et les idoles. Us poursuivaient et ils ^taieut
poursuivis les uus par les autres jusqu'a ce quils arriverent au ciel, endroit
de la Lumiere, Dieu bou, oraignant qu'ils ne uielangeassent leur obscurite
avec le Bien et la Lumiere, les encliaiua li», et il prit une parcelle du feu et 11 ■
la jeta vers la Matiere, comme on laiice uu harpou, ot elle labsorba et
elle lui lut atlachee. A cause de cela, Dieu fut contraint de creer le moude.
11 disait qu'Adam et l^lve provenaient de Seqla, le prince de la Mati^re,
ct de N^broel. II disait que le soleil et la lune sont des navires qui prenneut
les ames des honimes et tout le liien qui est m6lang6 dans la iMati^ro lo
• Syr. 210 * et qui vont les vider a lendroit de la Lumiere, jusqu'i\ ce que loute la
" ^ ■ Lumiere soit purifiee du melange avec le Mal; alors Dieu livrora la .Matioro
au feu avec les amos qui iiout pas cru eii MAui. 11 dit quo le mariago viout du
Malin, et il nie la resurreclion des morts; il confesse quc les ^mes chaugeiit
de corps; il dil que les eloments sout auimes aiusi que les semeiices et les li
plantes. 11 ditque Notre-Soigiieur n'avait ni i\me ni cor|»s, luais il dit quo o'est
en apparonoe (pi'il fut vu, qiiil soullrit ot qu'il lit louto oliose. 11 dil (pi'il y
avait "2.'> dieux ol ([uils aviiioiit douzo foinmcs'. — 2\' llrrrsie dWriiis. I>ii l''ils
1. C(. AKiipiu.>i. /'. (>.. \'ll, iUI -.■•;!&; Micliol, ('.liniiiiiiite, 1, l'.i'.i. l.;i |ilii|mrl ili' ii'S .-iiioculalioiis u'i'-
1(1
[149] 18. — BAI{ llKliRAKUS. — SUR I.KS IIKRKSIRS. 2.59
)K_i',Ls ^oi!Sj\ jjs/ |oi.2^ IVr^! ^t^ ^^ V^/° oi^ yol^xo jl^V-^ jot^;
ly. iN jjOiO j^s/; )jL*J ^^ Q^ yQ.^t_S . yOySM ^^.S) [yJH 0|.ao |V-.3i^ -OUV^
)6f )j^^/ ).^aQ.<.--^ )lajL('^K^; )K^^ol^o losoi .)ju>t^ ^-^oi^ '^l l^^
too; KJb>.io )looiS^ ..-otjo .)ts.V.io )ovSs '^ft « ^juSl; )J; )t-^; -po/o
)1,. \ •> JL..3',.oK„.^ )lci_.K.^l; )K.«<0-2l».1; ). om^C^ ^s/ ^; ^^OD .)L*.^J
)K.«i-a\ ^^l .).ji;o.o; )..m0^.3 )',-3 ,..»-3 \.^}i )K^a.2Lji.l :)jL3oi ^Sl^ ^^ )K.jl^,..o
)laLb^.^; ^^J» .?iiK..^J; v-«po/ |l ypo .alSX; ^/ )w*ooi )ts-.;aiCLi^io ^''^;
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K^k^l^o ).3JJ.:^; 001 );aI.2L^.. ).!^JIm ^ ,.^;o .))j:.,^qo )oC^o .)1)..X.,^d ).moVo *
)o(^;o ^oid^laji ^oi. )lt-<M^ ^^.s)^io;o )iKjLM; vs/o .)oC^ 001 ).a^^
..«oia^,_. )Jo yOoCS.3 ).X.<uo'^ K..^j;o oo( )1^',..2 )..wi„*.jl^;o .)...w.^jl^; ooi )3aA;
de Dieu il faisait une creature, et il disait que Dieu le Pere, avant de creer
toutes les creatures, crea le Fils, et par lui, crea tout. Eu consequence, il rie
confesse pas que le Fils est consubstantiel au Pere, ni, non plus, le Saint-
Esprit. II troubla encore le Verbe de rincarnation avec d'autres subtilites et il
5 dit : Dieu le Verbe a pris un corps sans Ame et la divinite a tenu la place de
rAme. 11 corrompit encore rordonnance de riiymne qui est adressee ^la Trinite
dans la sainte Eglise, en renseignant ainsi : Gloire au Pere par le Fils en le
Saint-Esprit. (^uant a linvocation qui a lieu sur le bapteme selon que Notre-
Seigneur Ta enseigne, il n'osa pas la changer par un mensonge impie'. —
10 La rnnfjt-deitxieme heresie esl crlle de Audi ('Oudi) Vimpuv. II a fait quatre-vingt-
quatorze Revelations et Actes et il y a enseignc le Pere de la vie et la Mere
de la vic, et des enfants nombreux, et des esprits nombreux, et des dieux
S\r. 210
IV) 1. ITS 1"'.
Svr. 210
nombreux, et ([ue 1 un des anges est le createur des anges, et que Dieu est *
, . .,.,,. , „ fol. 178 r"
soumis au destin, et aussi qu il se dissout et cesse a la iin avec ses compa-
gnons, et que Dieu est celui (pii a cruciiie le Christ, et que le Christ est une
creature, et qu'il est descendu dans tous les firmaments, et que leurs habitants
ne Tont pas connu, et que le corps de Notre-Seigneur etait celeste, et qu'il fnt
blesse par la lance et ne fut pas blesse, et qu'il fut pendu sur le bois et qu'il
tairnt pas particulieres a Manes, mais faisaient partie des theories dualistes eoloses a Alexandrie et
renianiees a Edesse. ,
1. Lill. : « pour le mensonge dMmpi^te ».
2(iO II. IKXTKS IS10NOl'lhSll"KS. |i:,()]
w>^i,Jl/«o >^_^ jJo )N..oaLS..3 >6.^^«o ooi ),ijh>ftji vt^; ^'«-^?<^ .voouVo^^
<.«0( ).^^.i^^ ^OI |Kjl.«-310 .)K_>fL3 ^OOI )..«l^7 ^^;0 .ui^Ll/ |lo \m . n-^
.)ISoo.«.o ^...il^jo .ooi [kj^ ^o yV.,^;o .)ta,^ ).3JJl^ a^..^s.aD/;o .)jl.«Jl.3
^K_ji/o ))_iots^lio .).^oj oo» )).^CL^to .)jL.*|.'^ )KjLaj xr^W °y^ y.^;o
wki^^; )a,«.,\ )oi!^ t-^/?° •^ooi )oC^ v3o<'f3Jd )jVaJfo .yo\leo > .>^.^V
yol)j \i^ >»IV> uUL^<-3; oolo .).^^.iiISU. wJl3 yOSloKjLl voL)j \i ,.^ ^X^
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.ia-^V^ )->->t-0 V^/ .OltC^^OC y^^£D |Jo )ju>t-<) )-«o^^ t-^/ )-»/?
vfnn .tc
1. "oWj bi? iii Ms. — 1!. iva*j.lj Ms.
u'y liil piis iicirIii, et qin! les creatures ont procede des Eons, et que le mal
est melc k la nalnre, et qne les anges se sont souilles dans iadultere, et que
notrc corps provient du Mechant, et (ju'il n'j a pas de resurrection, et que les
aines vont deja au jngement, et que Ic mariage est impur; il pla^ait trois cent
soixante firmaments, et (enseignait) que les Siiraphins etaient en place ile
Dieu, ct qne Dieu dit a Eve : « Gonfois de nioi avant que les Dominateurs
ne viennent avoir commerce avec toi », et encore : « Congois de moi avant
que les Createnrs d'Adam ne viennent pres de toi '. »
Ilrresie 23". De Macedmius. II disait que le Fils est consubstantiel au Pere;
pour le Saint-Esprit, il ne le delinissait pas. Saint Grcgoire de Nazianze adit :
I. l'hllox('iu' na pas nioiitioiiiu' .\uili painii les luMVtiques, ccii', tn iiu aulro ondroit (Lellre au\
nioines lic rorionl, oitoe piir M=' Hiihniaiii, Sliidia syriaca, Mont Liban, HiOU, p. xli), il lear ilonno
un brovcl trorlhodo.sic (a la suito de sainl Kpiphane). C.ela niontie avoo quello dellance il fnut ac-
cuoillir los riiiiiours consigniies par (icrit choz des auleur.s (lui peuvont iMre sorupuleux, crMules,
intijross(is on liompt^s. Los aul(^urs posloriours los Iraiisoriveiil do ((iiilinuco cl parfois los eiubellissent
encorp. Voici le loxlo do Pliiloxoiic :
wS/ ^,^ |Lo^^ |;^|Cooi |to,i ovL^ wO)io/i k^o^j,Xi>* ^cu^,ji/ joot wOioN^/t ...lo^ ^^ y^oov.^/* ^ojo, |-.;<:u.
^oo . 1^..^* y«N n'to &^'^^.A l^^...^^ ^l ^j^fo^o I g,,., rt nrt . g, ^ ^;^tot |oo) ;^/* ''^,^00 . |L.^ , . '1 ■* yu, |oot Pj-^ |lo .00,
0001 ^.\ •■1 n vt m..\ t p/ o^.» P* ^'^jNiTivi ILQj.^a.01* jCiX^ao ^.^l^ ^a -11*^ v^* U->a.o W^l i^>^ oot ,j3/ wO- jt^ 1*0,
0 Les Audiens provieniiont do "Oudi, (pii (jtail archidiacro du clerge d'Kdesso; il stJcnrla aussi do
la voie droile et il no priail pas avec los (lls dc rsglisc parco qii'il disnit quo les ov(Hiues iHaionl liclies
ot que les clercs prfitaienl ol emprunlaient n usure. Pour ce niotif il flt aussi un schisme el il s'eloigna
de l'6glise. Bioii qu'ils aionl la n^pulalion do no pas avoir pt'ch6 conlre la lormule de la foi, du uioins
ils rcccvaioiit dos licrils apocalyplitiuos. » — Kn soiiiino, la pliilosopliio dualisto d'Ale.\andrio avail olo
iiitroduilo h Kdosse dos lo second sit^ide ol avait i'ayonn(> do la siir louto r.Xsie. La Iraditiou ca-
llioliqiio l'a i'opiiuss('e, iiiais ollo esl rosl(''o la Iraiiio siir lai|iH'llo onl liavaillo Uuilos los liorosies chr«^-
lioiiiios ot ni(''iiio lo inii/dcisiiic.
^151] 18. — liAlt IIKI5KAKI S. — Sl 11 KKS IIKllKSII-.S. 2G1
.^■M-u )i-3 ^-i; v«"« oi^ V**? '•°' ^'^ ^?® )-a.isi.3/ )ojSs ^
)o^u; )ooi t-^/ ^.^ )joi .v£OQ-.uicaJo/; iX3nrsfct ^^'UDal.'^ OflLiJQO"\CI3
yoouib^ yo^ )-»!<"» )— oi-Ii. t^ii. \\^ ooto .)ou^ ,.^ )V^ ^poi^S^J
,, )J/ --«--^' )la-K.-:^l; )lL;^Ai) ^JLO )N.\1; -oC^o ool v£Ci^-^io .)ju>ol
0)Jl-» ^^ ^3 .)oO( ,.iaS>iO fO^J^ >5>.aJL..; OtloiO ^OJUS ^,^>.1 yOJO^
wJiO; )J; x-iaa/ )K,*Ji:-*) )laJLia.\o ooo( ^^>:.=>i )j;^>a^ out— ^ )^p>o
)_3^; )J^-oi:Ss ^iO ^^.iO J^-2S.; po)j; ool w- V^/o .^oilis OOOI ^■. n' -yX ^X'^^^,
).iao/ )oiA)J oiJi. ^^1. )JL30!0 .)-.oiSs )a-j\ ojli^o ^^oaiL- ^^io^ )J / .ofS.
Ii, .oi^ >«.^1. oO«;
)la-Ji^l; ).i^.a\ ^a )joi ..ioa-i)jLAa3/; .oc:>3jja ^Hjiix-:\ OCLUaoncn
^-; \\^ "^^ .oi; \^l ^^ ^io/ ,J5 yo\lJO ^; ))-^;o .iV*.^ -oioK-./ »-«;
.)_jt_3j o-OQJ;o .)J^\.^ ^^ ■y^a^il ^l .wi.^tf; -o( )— oi ^^>i.o .V->^^; — ot
)J; p6/ ,5_»; )joot .)J^la**.o )K.*jJ^.3j.j ^ot )J / .)ISCis.-.\^ «6i q\ )J /
« Ceux qui pensent moderement au ^sujet du Fils' (nous) disent : Que dis-tu
au sujet du Saint-Esprit .' D'ou nous amenes-tu ua Dieu etranger et qui ne
tigure pas dans l'I^criture-? » - 2'i'' DEunomius. II disait que Dieu crea le
Fils avant tout, et que ie Fils iit le Saint-Esprit avant toutes les creatures; il
innova encore pour utiliser « trois flls » dans l'invocation de laTrinite. Pour
ceux qui etaient baptises, o'est au nom de la mort de .Jesus seulement qu'il
les baptisait, tandis qu'ils etaient mouill6s dans Teau seuleraent depuis la tete
210
fol. 178 V».
jusqu'a la poitrine; * ils laissaient les autres parties (du corps) comme si elles ' f^yr
n'etaient pas pures. II osait dire encore qu'aucune partie des choses divines
10 ne lui echappait mais qu il connaissait tout, meme la nature divine, et qu'il
connaissait Dieu comme il se connaissait lui-meme^. — 25° D'Apollinaiic. II
aflirme que la nature de la Trinite est d'un seul et il plaga des degres en
disant que le Pere est grand, que le Fils est plus grand et quele Saint-Esprit
est tres grand'. Le Verbe aussi s'incarna et prit une ame, mais ce fut r^me
i.j vegetative et animale et non Tiime rationnelle. II dit qu'il ne prit pas rintel-
ligence mais que Dieu tint la place de rintelligence. En un autre endroit,
1. Cest-a-dire .. les Ariens mitig<5s ». — 2. Or. XXXI, P. G., t. XXXVI, 133. — 3. Agapius, P. 0.,
VII, 57'i. — i. 11 faul iulervertir ici le Pere et TEsprit : .. rEsprit est grand et le Pere est tres grand ».
Cf. Agapius, P. ()., VII, o76; Micliol, Chi-oiwiuc, II, 276.
1(1
•m 11. - Tr.XTKS MONOPIIYSITKS. [152]
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|.^oi; ) I, .\ ^ l?l^-^? )la.'>^i3LX^o IviS;^,.^; ^^0« l^LrD wJu/ ),,>^Q-^1 oC^
.[^oii ' )ISs..30ta^ > «\ 1 n V) vOodaiS. ^l/; ^.a^^/; ^'f^/o .oooi ^',.0
^i.>2^s.A^&« ^♦'^^ »laio jJ;o .^aJl^^ vooou vo^^fj )Ju yea» yj ^OLb. jls/;
.;o^
w>^l/ vOO|bs..^«l V-3 )jo< .)^a^o/; ^61 tl.3JLO y-tTf«\.T> OOxfiOlOD
joC^ oJmj; V^/ |,<.A,i/ >0f^ o^ yO^^ .vtT>o..».«.i..\Q°i/;o ^aiA^sJ.\o/;
OL^ );0(^s.^ooo .),.m.3 jooio .>2lS.^1^/ 001 ^a\ jJ/ .))^oK-3 ^o j^.^^
)..>^jL:>a\ )ooi 'po/ ).^>JL,^^oo )-^po^ )jlo ^o .ypo; oi',.,^\, ',.^/ ^-^^3 t-^
^)!^ -10 '\frinfrM-y n .^ . o6( j-iscr^oi 1 ■« I «Wg..» ^6i OJO ^*\£ax^ QaujQo*Aor3
lol. 17'.) r. • '^^ • \
!. ^.op Ms. —2. ^»^« Ms. —3. i«oa..= WoJ Ms. 211, lol. 179. ^c^^^ol .Vsscmani. — i. I^awo»
Ass. — j. '«"ttm';»»»^^» Ms.
il attribue rincariiation a toute la Trinite, CDmme Sabellius. II dit (jue le eorps
de Notrc-Seigneur etait celeste: il ilit que le Fils a une nature melangee; il
dit (ju il y aura nourriture, boisson et mariage apres la resurrection ; il lit
mille psaumes et dit qu'ils etaient plus beaux que ceux de David. — 2& dEu-
sebe, liitinnic </'E(/em'. II avait pour disciples des vieillards qui ilonnaient le ;.
nom de « revelations de TEsprit » aux songes el aux operations des demons.
lls disaient que ceux qui vcnaient pres d'eux reeevaient les dons do lEsprit
au point que menie s'ils dormaient avec des feinmes ils ne le sentiraient pas
ol (pic le corps que nous avons pris ne serl a rien'. — l.a vingl-septicnie here-
sie est relle (rEutjjches. Celui-ei se montra partisan dc Valentin et dWpollinaire, i„
cest pourquoi il dil que Dieu le Verbe ne prit rien dliumain de la Vierge
mais qu'il tut changc et qu'il devint ehair; aussi il iiedil pas que le eorps de
.\olre-.Seigueur nous est consubslantiel ct il attribuait au Cluisl une nature
^>| -'0 m^lanyee et ehantjee. — l.a rinql-haitit^me heresie ' est relle de Julien le nhnnta-
♦ 1711 1°. P O J t
1. (!'fsl niio vaiii^le ilcs Messaliciis conilnillus piii' 1'liiloxcnc djiiis sii lcllic a l'ati'icins cililec pai'
M'' Hiiliniiiiil, Sliiilia mjr.. IV, 1'jnu, cl ilont ln vci>ion m'cciiiic llffiiic diin.- ilo nonibicux iii«nnscril>
s(Mi- li- 111 \'Isaiic du Ninive, cf. cd. NidSphore, Lcipzig, 1770, letlro 'i, |i. aW,
lll
[15.?] 18. — BAR IIKIJKAEUS. — SUR LES IIERESIES. 263
);o«:^w^o»oo .)-.oCSx JJL-JL^ sS^^Kji/ jlo-t— ? ouio; )oo» i^/ vJP»? ««t^ U°i
)^iciLS^^ v>io oiw>^.^ojt; p6/ )«m^OLa-3 )1qjv^Po oC^s^o .ooi ^^ ^^ ql^
.)iV^.3 Ql^o
'^ P; ^v:»/ ^ot .)^J^'4; «6i .^JL^a ^njaflLV.:\ ooifloncn
•' . -^•^ .^otoK^/ )oCS^o .^oto^-./ )-t*3; .V-i^ «i^o oiJLio ),>ooio ^^ ,-Jb^3
— .)LiocijLij )Ki.l vs/; ).iCLa/ )ia-t^i. 6i-K-/ ^oCSs ))^lo )jLia )K\1
)..aa\cxJL K../; V^/ )boi .)b);o, '^ )_JL3)_^v-flD/; -6i ^dvlm"^ CntfVncP
.^j>J;l^O0 );ai.j> )J/ .)-.^_«.JiV > . n iKjlI^ ^-/LaeC^.^>:>o. IS» s.\ q.^;o ).ii*JLJ.K.^
V-io/; ^/ ^oi )^oC^ )_l*aL-\ ^poJNwSo .^*JJL-.too );)ji *s/ )-iaoio
)K.d^^.U );0«; )i;QJi ^^'^''^^ "^^^l l-^J^o .'''^^ajs "^ )oCSs )ooU; ^a\a3
o6( ^/ .K ao)..a .^o<..>'4-o vJOQ-...flDQ I ia<; ) » .< n; ouai vflDo)l)^../; ot. ^aii,.so
.> .', 'imv) )jLaoi )) V^m «s/ >i»o)lt.^/ )-iu.,.o; )L3K.s ooi oC^;;
,^J_»JL^; )K-.;ol ^^0| ^Oi^a; ' ss,.ia^ ^;/o . r^^HoDCU^ZX T^OVSjQoam
1. Cao^a Assemani. — 2. Cf. A'. U.. II, -iiii
.wV/.s7r, r(7i»' WHaliraninssc. II clisait que le corps de Notre-Seigneur, a partir
dc runion, s"etait change en la naturcdivine et, a cause decela, ne nous etait
pas consubstantiel, et il disait que JNotre-Seigneur avait accompli dans le
monde toute l'incarnation par apparence (ipavTaGia) et non en verite. — La
:. rincjt-neuvieme heresieest celle clesTritheites. Ils disent que puisqu'il est certain
que la nature appartient a chacune des hypostases en particulier et qu'elle
est Dieu, il s'ensuit que la Trinite est trois natures et trois Dieux aussi bien
que trois hypostases'. — La trentieme heresie est celle d'Etienne bar Sudaili
(SoudAyle) ■. II dit quil y a une fin pour les souffrances et que les impies ne
10 seront pas toujours supplicies mais qu'ils sont purifies dans le feu et qu'ainsi
les demons eux-memes trouveront misericorde et que tout retournera a la
nature de Dieu comme Ta dit Paul : Pour que Dieu soit tout en tout^. II ecri-
vit un livre pour fortifier cette opinion et il Tappela du nom de Ilierothee,
maitre de saint Denys ; du moins beaucoup pensent que le livre de saint Hie-
15 rothee est de lui.
Eclaircissenient additionnel\ — II faut savoir que toutes ces sectes que
1. Cette h^resie et les deu.x precedentes sont des h6resies monbphysites. Les Orientaux s'etaiont
rondu conipte, des le premier coneile d'Ephese, qu'elles devaient sortir de la formule « une nalure du
Verbe incarn6c » mal comprise; ils pouvaient, d'ailleurs, voir d^ja a roeuvre Eutyches, lun dos princi-
pau.x appuis de lours adversaires. — 2. Ecrivain syrion pantheiste du v* au vi" siecle, cf. R. Duval,
I.a Ullcrnltire xijriuque, Paris, 1907. p. :j56-8. — 'i. I Cor., XV, 28. — 4. La suite nous donnc le senti-
nicnl dc Bar IIi'braeus, prinial jacobile d'Orioni, siir les luttes christologiques.
f.)l. 1
lo
^ti'i II. — IKXTKS MO.NOIMIYSITKS. |I5V1
)-io^^i>^ ^-o«.3 ^^^^oo-»; |K*JiL~/ jl^jol ^..j ^-.\o< .^-j/ V f>.\ jji^ ^^;
j^a^-^OA jjj ) .. m%>0 yOOULiOj )jLXJ loi-».^0 )1q_,K^1 ^'^>w^^J ^^\oi.^ P
^eo. )1q-.^j oC^j )jUa3 ^^^is^oo .^*^»K^ \„»°i.% )^-*a/ ^oi^ .)^jaioo
. jio 6(o.>;o/ ) ^s . v>n i no )1Ss.aJUJ ^^ yr^i^l \^-^y-^ .jq^..2^w2 ^.»...y,..«l/ );'t:^
.^fia-.*j)_3)-Jo jLoicoo jJL^sSa^/o )..ik..VafiD ) - -m^ r. ^ . yooul^/o )la»t.<.>\
yoouio .K_)j!^3 q\ jj/ ^^. Ijl^o-.; ^^oi 1q\ ^fio-s >2>l xr»? ^ot^V/o
aj_.VQ.^v.£aj yooi..K_/o ;Q,..\ 1 )K_^o.v^ jj/ .)K«v>cnn jls/ )K^a3 )1
)ln n..«o .a.2L.^ )_mVo/ ^lVl y^<\ot bs..».-^ )K_Owpo U^io} voou^o .K^Ju^w.;
)— ^^VoxD ),j..3lS.' v> ).^^oVo IjLio^ yoo(...JSs.^/o .0^,^/ )1^^UL3 q\o )J^...VKa»n
).-is^'^ Kj^I ^^ )-Ooo'Vo .)jLlS^o )l*.xdoVo )_^.2l../o .).A..VaA )...LJO'pOO
nous avons enumerees sont des heresies tres pernicieuses, parce quelles cor-
ronipent les natures (divine et humaine), et quelles melent des doctrines
paiennes au dogmo chr^ticMi ; aussi Dieu — gloire a sa gr;\ce ! — les a extirpeos
pour ainsi dire de lond en comble. Les anlres sectes qui briilent aujourd'hui
dans le monde, ne se combaUent que pour les designations de lunion, car 5
elles pensent toutes egalement bien au sujet de ia trinite et de la conserva-
tion, sans changement ni melange. des natures dont le Christ est (Ibrme) :
♦ Syr. 2in * Ainsi certains confessent une union en (une) nature et en (une) hypostasc, ce
' sont les Jacobites, syriens, egyptiens, couschites et nubiens; quant aux arme-
niens, bien quen quelque chose ils penchent vers lcs partisans de Julicn 10
(d'llalicarnasse), ils ne le font pas entieremeut. Dautres disent que lunion
n'est ni en (une) nature ni en (une) hypostase, mais (a lieu) en une personnc
(jirosopoii) seulemeut. Ce sont tout particulierement les Nestoriens. D'autres
ont choisi une voie moyenne entrc ces deux voies, et disent que ruuion est en
(une) hypostase et uon on (une) naturo. Co sont |es Grecs, les l^omains i,-,
melkites s^Ticns, les Maronites syrions, los Ib^ros, les Uusses et los Alaius.
l-ics Romains, c'est-u-dire les Francs, se distinguont do ces aulros paroo
qu'ils disent que le Saint-li]sprit procedo du Pere et du Fils.
Les Maronites sont separes de tous m vo iprils disent uno volout^ el «no
operation pour les doux natures ot iion dcnx voloiitos ol donx oporalions'.
I. .V^^inNiiii .1 ilejii cili'. liMiliiil (1 I oMiiMi.iili' ce piissiigc, llil'1. ()r.. II, ■J',t|-2, II y ii moiiliv ilii
5
[155] 18. ^ n\\\ iii;iiKAi':us. suu i.h:s ueuksiks. ^hs
yOoC^O V.o->^ ^l •yOJy.^'^^ ^lVlo ^■iX.Ji, ^Vi Qt^O ^Vio/ [.iJiS yOOt-.VtC^
.rtsnt . y.. . /y^^sNrt. |jL3>^ j-^t^ O0O< V*-^^ lloJf '>\>0 I^^O |t.. •> » f^ |.w>JcL.
^Vl« w-.« |jL*Va^.^j ff^'^' ' <•> ffftv^. ^i.>.Q-.o .I-..JV-X v.*-a-.io«o|io .|-.V-.; >J>-'(
-•-•'* |J p ^^^^.w^ I m=\ f> vOOuVl ^iw vOr^)-' jJ o/ vOpol-' |j^«'^>
yOOt-*^.0^ ^iO ||j:^£QLi.O .^OI ^/j yOySM yOO<!^« l-^iOt-O I-S)^ ^;;^ ^t^.=>
.|>flC>l OO IjlJLS >00UV1; Wf.^/ |jIa.3« t^; ^JLXXLJl
Tous les Grecs coiifessaient aussi une volonte et une operation jusqu'au temps
d'un ccrtain moine Maxime (le confesseur) et dun autre Theodoric dc Uar-
ran (Ahoukara) et de .Jean Damascenc. Les Nestoriens, qu'ils disent deux
natures ou non, hoitent toujours dcs deux jambes, car on ue trouve rien de
ce genrc dans leurs livres anciens ; nous avons appris de beaucoup de ceux
qui ies connaissent qu'ils disent une volonte des deux natures et hypostases.
bfl exemple de l;i « survivance des erreurs », car les plus grands ennemis des Maronites doivent
c-onvcnir (|u'au nininent ou ecrivait Bar Ilebraeus, il y avait deja un siecle que les Maronites ne les
prorcssaienl cerlainement plus. Quant au.\ sifecles precodents, « Dieu sait mieux ce qu'il en est »,
connne le disent les Musulmans. II est certain que nous ne trouvons pas trace de mnnotli^lisuie dans
les leltres 6changees apres 591 entre les jacobiles et les moines de Mar Maron, cf. BaUetin de lasso-
cialion Saint-Louis des Maronites, Paris, janvier et avril 1903, ni dans les oeuvres attribuees a saint
.loan Maron, cf. ftevtie de lOrient chretien, t. IV; cf. f. VI. 117. II est non raoins certain que leurs
adversaires — les melkites et les jacobites — accusent des Maronites de monothelisme, mais qui
snnt ces Maronites? Quel est leur rapport avoc la nation maronile du Liban? En quels termes d^fen-
daienl-ils la <loctrine monothelite? Nous n'avons que des temoignages d'auteurs tres suspects, car leurs
ecrits fourrnillenl d'erreurs et ils se copient les uns les autres, Bar H6braeus nous en est un exemple.
Les Maronites peuvent donc continuer a croire quils n'ont a d6plorer quedes defaillancesindividuelles,
souvenl materielles et non formelles, causees par les relations de voisinage, aux siecles oii tant d'Orien-
laux. avec ou sans eux, elaient atlaches aux formules licn'lii]ues.
aimm:m)I(;k
Dans tout son ouvrago', a roccasion de ohaquo partie, liar llebraeus
uienlionne et rclute les herosics opposees, mais celte raention est prosque
toujours tr^s incidente, ou, toul au plus, ne vise qu'un point et un raisonne-
ment particulior; nulle part aillours on nc trouve rampleur et Tinteret des
notices que nous venons de transcrire ot do Iraduire.
Par exemple, a la iin du chapitre v de la theologie, on trouve mon-
tionnoos sopt heresies (fol. 76') sans aucun uom propre. Chaque paragraphe
debute par : « Hcrosio do coux qui disont... »
Plus loiu, au chapitre ii du XI" fondemont, consacre au libre arbitre,
au destin et a la toute-puissance divine, on trouve encore cinq heresies :
1° des philosophes peripateticiens ; 2" des phvsiologistes; 3" dos astro-
nomes; 4" des Manicheens; 5" des Musulmans.
\'oici riieresie des astronomes qui est — si ron en juge par le dialogue
des Lois des pai/s — celle que Bardosane a d'abord partagee et qu'on a con-
tinue a lui attrihuer, bien quil lait rofuteo :
|N^)<uoo t-^<^* ^f^/ ■ 1 -'•^»'^-- ,001 > ■vfO ^^.^v.^ I .10, n I » - ' . wfL I '«' . ' ^/ 0U30 . .mvi lo'^^^^f i . ^b^^M .m.fnioi
j^l )! .v^" pio |l..\'-.v* [^ .anr>i no jtOLLAt/ ^ov^ |Lqj, -tw ^^.-.^^iza^ ^oot^^^o ^powao . poi tvtXt* uOicu.^iuo yOj/ ^ojot
)Mla« )3:^:.:aAO . ^^^Sis^too y^lo jN^v^; l^oci^o Lo^o) .'^\^^.^ |.«<i^o . ^.%^'t |*oi£o* oiLn .\ v>-)* |Lo'*ovi^ k^^! ^^
I « ^ « -'-^ -^j ^ ^^* ot^^o.jA.30 .p^|J yO|-.*oj ^ u&aJo*oi* o\^qju3 |^o'fO . ^n m'\[,Lts.ao ^AoVvt t t » VM» oi.oo;:ij>
. *U. ^ 1 •.{, I 'S^^o |l-kt<Jo ov^o» Lq^ ow»j* Vf^ r^ l-AJ^ N^* ^>lw* wOf ^t . ^oo )Li.^ob*o . ^ot * 'S 1 1 -* ^L^N.*^ Oits^i^.dao
. oC^ \*'<-.k |L| '.'sxm -jB^^o:.') . >U. ts-.| * * t I * '-' ^ t o/ |N-.Lboo of .s.;I.N.^ OVmJ* I;^ ^o . oot |.u;_3^ o*\ ^ooi ]\ '^ ^tx> U'*'LO'
. |,^^0 I fl\ .. J P/ .|Loi|_..3 0{ |Ln\ ■ j^v-ZLJ* db.O ^O, ) Vt\\0 .^■•vK r.^\/s ) -| -|0 -> ^ ^Ol^ ILQjytVV*» ^^. % . >I .^'^/ ^.J^Ot ^O
1. Il.oo''*'©^ Ms. — 2. Cf. Ps. I.XV. l.'i t-OM >-«^M (holocausta) mcdullata. — :!. I^-*" ' ^*" priuia luaii»;
lCw','3l |M:i3o -,-!■. 111.
Troisienie hcresie. Des (istrononies. Deit.c parlies. Preniiere partie : Leiirs argii-
nients de raisnn. — lls disent que les ('loiles ct les signcs du noLliaque sont les gouverneurs
dc ce nionde. Ccst en eux et par cux que s'accomplissent toutes lcs operations acciden-
telles et essenlielles des ^trcs rationnels ct irrationnels '•'. Cest ainsi que nous voyons les
fleuves dtJbordcr lorsque la luno csl pleiiie ^, ct que les moellcs sc complctcnt (dans lcs
1. M.<. syilaquc ilo l'arls, u° 2l(i, cl. .s'h/i/-«, |i. ,">8.
2. Cf. Finiilciis Matcruus, Malhfsins lihri \'lll. « Suiit aulciii sigiia iiillniliic i>ot(>slHlis ol iullHilac
llccntlne, oo i|iiiicl fata hoiuiuuiu suhp iiotoslnlis nucloriliito designonl », II, \. — 3. iMar^os?
[157] BAR HEBRAEUS. — SUR LES HERESIES. 267
os), et qiie les CKufs des olseaux et la mer s'arrondissent, et que les saisons de Tannee
sont reglees par le mouvement circulaire du soleil dans les signes du zodiaque, et le
soulUe des vents est excite par le mouvement de Mercure d'une constellation zodiacale
a une autre et son entree a Finterieur des rayons solaire et sa sortie. Pour les etres
raisonnables, nous voyons de meme que pour tout homme, lorsque le maitre de sa nais-
sance ' monte vcrs son exaltalion^ et regarde bien vers les bonnes (planetes) ■*, de
nombreux avantages arriveront a cet homnie; mais si le maitre de sa naissance est
brulu ou est descendu ou regarde mal vers les mauvaises (planetes), beaucoup d'accidents
hii arriveront. D'apres cela, disent-ils, ils sont certains que toutes les ceuvres de ce
monde sont ofTcctuees par les astres et non par la Providence ou par la liberte, mais
hien par le destin et la fortune.
Dans la seconde partie Bar llebraeus refute leurs arguments comme Bar-
dcsanc Favait dej^ fait magistralement. Voici le paragraphe consacre aux
Manicheens avec la refutation de Bar Ilebraeus et h;s arguments des Musul-
mans.
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)13/ ■ ;^,JLJ oi^; Cw/ p p;-/ |oCJ^ |oi\p jJO . |IS-^^w o/ ^-\.3 |LojCi-;t o/ Coo)j> . )„M\J>.\ o/ |0)\p o/ . — Oib,»aj.. yOO]io-3
1. lAUllAioi Jls. 1-x.^M in iiiari'-. — 2. t-vi*,^© Ms. —3. Ka.\*;o/ Ms. — 4. jtVo^^o Ms.
I. Finiiicus, /oc. c//., IV, l'.t : « Geniliirae dominum quem Graeci vocant. tutius geniturae possidet
suinmam et ab ipso stellae singulao decrelam diligentiam sortiuntur; qui si bene fuerit collocatus, in
liis in quibus gaudet signis vel m quibus exaltatur, vel in domiciliis suis, nec malivolarum nociva radia-
tione pulsatus nec bonivolarum stellarum praesidio destitutus, omnia bona pro naturae suae qualitate
decernit. » — A la naissance d'un enfanl, Taslrologue cherchait dans quel signe du zodiaque etait ou le
soleil ou la lune (suivant que la naissance avait lieu de jour ou de nuil). Le maitre de la naissance etait
ceile des cinq autres planetes a laquelle on avait altribue soit ce signe du zodiaque soit le suivant.
Mars, par exemple, avait pour domicile le B6Iier ot le Scorpion; Firmicus, ibid., IV, 19 et II. 2. —
2. « Stellae In altitudinibus suis constitutae, maximae felicilatis decernunt insignia », ibid.. II, 3. — 3, « Si
Mars et Saturnus aliqua radialione respexerint Solem vel si cum eo 1'uerint collocali o, ibid., III. 5.
208 11. — TEXTES MOXOIMIYSITKS. fir.8]
V^l Ir^»" ;'wfinv>\ lovS^ lj.jo p> ^-^l IS-|j(J liovi.^^ .Oi^,^-.^! ■ .\ 100 1 -. ' , '^ « Vi'^ Ij^ P^oojo |.^>^ poi (ln\v^
uO.oV')^ -iaxajli Uj^ |^.-o>Sv jLaX.^^ Q.'io |Nji_:> ,Jo |!lv-a.i v,( ^jO>>> (in\i ^iu;j ;->JO ^^ . 0|Lo>l.— j ^ij» U^r^!
>J lov^P \°^r^ ."..AgtmV ^ovio ,.VtA |j_»i. |j.io )J; t.M/; y^i-io; ^d, ;^( . i;^.^ jjo, |.Mn\ ,3 oi^; ^ -»j(o .-Or^
0)Loil^..3 ^'r^ \\'tt}t ^Aot ^oov^i ^'^t . ^iL t.im . v^l^D Uj;_3 ^woo^ )*jx^i l^ 001 ;^»f>N/>\ u^ p ^^( p p;.-.( |;->o
|La\. j^ ^-^ ^( . (loiavm wOi -Oi .|;v'fD ^j.xD ooj; ^a\o>\ ^o>^ |Lq:>.^^^ ^( ^(; oovj . |Nt . a ^jo l^ -^l ^( ;^'"'
|Lt>\ . ^^ o^; ^l.v,'. ^)au( ,|;j.JD |->.:>s^i ^O) l^(x.^j; iLoi^ ^ ^v.(; ^L^^ N..).aJj( r"> ■ iLoi^ <>i\ (L^>Jji )^,^-uN.uo
l)^<us; wdu .ivnnin^ jj^ I^Jr^! v>-'°' iiTivi'^ l°>^ Ij^ P; ■^'t^l .|-il!^L |^o.:<d .^^ vr'!^ l;^'-"; ~.o, »01
.Syi'. *2tii, oi]^ .f> .iro ^o . |'r^-oD .o.v' P r^ o( . |^ t . ■> ;v!(Tti '^i * woi.3 . ;xlfiD p |^ . • ^ lov^o .^( |NjkX:> )jlj;..3i oiLoVaj.ix>i
fol. rtiir. V. ■■■.'' ■ '
Ij-io )l .)f>.HT> iJo wOioN-.( ^j . .\ v> ■ v>o 0)IV.ir-,\ pi^D Nw.^ o )o>::iso vil^.j> dv3 )jVLa..o .)^^s^i I '• ■; ts^)j>
|;^j£D; wOt wO| MkJV.3; o>Loi)-- )l( . ;vfnv>\ Ij^ ;v'f» l^;.^; ^.\o, ^0)\3 a\; (^J^N.^ (^ioi ^o . jNjuw^ ;x /v,s^\
^•...^fiL^O . |N « '.' 1 ^W Po j. V I »v ^( ^Xsi ' 'i^(; |oot V^l .J>f>f> ~>.. ).■>>; wO) pO) |.*vm\ i'fXio ^ ^i ^ .ilj|o . diLoVax^
. ' ISj( . ..-n v> p |JC>V 3
1. >a»«>i. Ms. — :;. Maltli.. vi, 2'i. — .'t. llab.. i. \'i. — 'i. Ms. (.111. ^l-
Quatricme lieresie. Des Manicheens. Deiix parties. — Preniiere partie : Leiirs artj^ii-
nients de raisu/i. — Ils disent (ju'il y a deux etres leternels) : la i,umiere ct les Tenebres.
Les bonnes actions sont failes par la luniiere et les niauvaises par les Tenebres, parco
que si un seiil iHre (eternel), c'est-a-dire Dieu, pouvait faire le bien et le mal, il serait
lui-meme ou bon ou mauvais, ce qui n'est pas vrai, parce que le Bon lorsqu'il fait
le mal — et le mal n'est pas le bien — serait un etre bon qui nest pas bon, ce qui
est absurde; le second point n'est pas vrai non plus parce que le mauvais, lorsqu'il
fait le bien — et le bien n'est [^as le mal — serait un etre mauvais qui n'est pas
mauvais, ce qui est absurde. 11 est evident par la, disent-ils, que les operalions dans
ce nionde ne sont pas gouvernees par une Providence unique et qu'il n'est pas possible
que les libertes remportent surles deux parties de la contradiclion (avtifaffii;) :je veu.\
dire le bien et ce qui n'est pas bien.
Deiixieine partie. So/iition de cet argumenl. — Nous avons dit que la lumiere est un
accident et possede substance par un hasard fortuit, comment donc pourrait-elle 6tre
cause du corps et de ses operations? De meme le mal est une privation, comme nous
Tavons montre; comment donc celui qui nest rien pourrait-il 6tre cause des diverses
choses? — Un homme des anciens s'attaquait au.x. parlisans des deux etres (eternels'*
et les condamnait et disait : Lorsqu'un homme dit : « J'ai p^che », ou il dit vrai ou
il ment. S'il dit vrai, et que la lumiere soit cause de ce qu'il dit vrai, il se trouvera que
la lumiere est eause du peche qui est un mal, ce qui est absurde; et si ;on dit) que ce
nest pas la lumiere mais les tenebres qui sont causes de ce qu'il a dit vrai, il se trouvera
que les tenebres seront causes de la veritf^ qui est un bien, ce qui cst absurde. S'il ment
et que la lumiire soit cause de son mensonge, il se trouvera quc la lumiere est cause
du mensonge qui est im mal, ce qui esl absurde. Si ce n'est pas la lumiere mais les
tenebres qui sont causes de son mensonge, les tenebres se trouveront 6tre une cause
de justice, qui est un bien, a savoir quil dise « j'ai pechi- » Iorsqu'il ii'a pas peclu',
ce qui est absurde. — Nous dirons que cet argument, bien qu'il fortitie notre opinion
et quil renverse Topinion adverse, ne nous plait pas, parce qu'il est sophistique, vu
que les Manicheens pourraient repondre et dire quo le createur du peche ce sont les
tenebres et que confesser son peche avec justice est lumi6re: aussi nous disons que la
premiere reponse est la principale.
Heresie vinqitieme. De cerlains iiiusulinans. Den.r parties. — Premi^re partie. Leurs
(iriiiiineiils de raison. — Prciiiierv ohjcction. IIs disent quo Dieu — gloiro a sa gnU"t>
[159] BAR IIEBRAEUS. - SIJR LES HERESIES. 209
— n'a jamais pu faire les onuvrcs que riiomme peut faire, parce que riiommc dans
loutes ses aclions serl ou Dieu ou le monde, c'est-a-dire ou la justice ou le peclie;
comme Dieu n'a pas un autrc Dieu a qui il puisse plaire et qu'il ne peut pas non plus
plaire, par raccomplissement de ses desirs, a ce monde meprisable et materiel; a cause
de cela, il esl exact, disent-ils, que Dieu ne peut [)as faire les actions que riiomme fait
dans sa liberte. Cest donc riiomme (par lui seul) qui fait tout ce qu'il fait, soit bien
soit mal, et la Providence divinc ne peut rien faire par ses mains. Et un homme, con-
lirmanl dc lui-meme cctle objection, disait les paroles memes de Notre-Seigneur :
Un serviteur ne pcut pas sennr deii.r nialtres; en consequence Dieu, puisqu'il n'a pas
d'autre seigneur, ne peut pas faire ce que Tesclave, c'est-a-dire riiommc, fait. —
Denxirinc olijection. ils disent que tout ce que fait riiomme, soit le bicn soit le mal,
il lc lait par sa liberte. Si la Providence faisait aussi les clioses qu'il fait, cette action,
si clle provenait de la Providence, anniliilerait la liberte; mais puisque nous savons de
seiencc certainc que nous avons la libertc qui fait volontairement ce qui est choisi, nous
savons de science certaine que ce n'est pas la Providence qui fait quoi que ce soit par nos
mains. — Troisieme ohjection. Ils disent que Dieu ne peut pas faire ce que riiomme
peut faire, parce que beaucoup des actions de Phomme sont mauvaises et Dieu ne fait
pas le nial, parce que celui qui fait le mal, le fait ou sans le savoir, ou parce qu'il en
a besoin, a savoir pour Tapaisement des passions, et il en retire du prolit; mais Dieu,
dont la science n'a pas de limite. qui cst accompli en tout et n'a besoin de rien, ne
peut pas faire le mal, et on conclut de la qu'il ne peut pas faire tout ce que 1'homme
fail, mais que cest la liberte de riiomme qui fait les actions de rhomme. L'un des
notres, renforcant cette objection, citait le mot du prophete Habacuc qui dil : Tes yeux
sont trop purs ponr voir lc mal et tu ne peux pas reiiarder Viniquite.
Bar Hebraeus relute ensuite ces trois arguments.
HISTOmE DE NESTORIUS
d.'apres
LA LETTRE A COSME
et
LHYMNE DE SLIBA DE MANSOURYA
SUK LES
DOCTEURS GRECS
Conjuration de Nestoriiis
contre les migraines
PATn. on. — T. .\iii. — F. 2.
18
MANIJSCIUTS ITIIISKS
l*our la l(-ltro a liosmc :
Valican, Borg. Siro 82 [l\, VI, 4i, du xix' siecle (A).
Pour rhynine de Sliba :
Brit. Mus., Or. 7400, du xvii'' au xviii'' sicclc (A).
Berlin. Oriental fol. Gli), ccrit cn 1715 (B).
— Sachau 330, du xv'' au xvi= siecle (C).
Pour la conjuration de Ncstorius :
Paris, st/r. n" 347, ecril en 1734.
I
LA [.ETTRE A COS^rE
liNTRODUCTION
Cette lettre se trouve, en syriaque, dans un recueil de canons,
de synodes et d'ecrits canoniques nestoriens, apporte par M"' David
(mort archeveque syrien catliolique de Damas), et conserve niainte-
nant au Vatican'. Elle a ete editee et traduite en allemand par M. Oscar
Braun dans la Zeitsclirift der DeutscJien MorgeiilandiscJieii Gesell-
sc/ia/'t, t. LIV (1900), p. 378 a 393. Nous ravons traduite en frangais
dans Le llvre d' Heraciide, Paris, 1910, p. 3G2-().
La lettre est certainement tradulte du grec, d'apres la faclure de
certaines phrases (surtout des premieres) et les nombreux mots grecs
qui ont ete simplement transcrits dans le syriaque. Nous reproduirons
ces mots grecs en note. — M^'' Graflin a bien voulu prendre la peine
de collationner le manuscrit.
M. Braun suppose qu'elle est formee de deux parties, Tune (1 a 10)
serait la lettre ecrite de Constantinople du vivant de Nestorius,
cf. 10; lautre (miracles de Nestorius) aurait ete ajoutee apres coup,
car elle suppose toujours que Nestorius est mort. La premiere partie
pourrait avoir ete ecrite peu apres 435, la seconde partie serait pos-
terieure a 431. La lettre a cependant une certaine unite, car c'est
le moine Elie, mentionne dans le titre, qui est cense etre venu d'Egypte
a Constantinople pour raconter les miracles de Nestorius, cf. 12. Si
ron admet le recit de lauteur, Elie, arrive a Constantinople apres la
1. Boi-<^iano Siro 82 (K, VI, 4). Yoir la description de ce manuscrit daiis Synodicon
Orientale, Paris. 1902 (Xotices et extraits des mss., t. XXXYII), p 3 a 11.
274 INTRODUCTION. [104]
inort de Nostorlus, c'est-a-dire sous le patriarche Anatolius (440 ^ 458),
aurait dn attendre la mort dAnatolius jiour vulgariser les niiracles
de Nestorius (cf. 12) et la presente lettre aurait ete ecrite apres 458.
Enlin la linale (15) se rapporte a toute la lettre, On peut donc supposer
qu'une lettre (I a 10 et 15), ecrite en grec aprfes 4-}5, lorsque Nestorius
etait ^rOasis (redit qui Tenvoyait d'Antioche a Petra est de 43G), aurait
ete interpolee apres 458.
II est remarquable que Barhadbesabl^a, P. ()., IX, fasc. 5, ne
connait que la premiere partie de la lettre et lo niiracle deja vulgarise
par Evagrius. 11 ignore les paragraphes 11, 12 et 14. 11 est donc
possible que la lettre n'ait pas ete completee avant le vii° siecle et que
ces additions soient dues a des Orientaux, sinon Barhadbesabba, qui
reproduit tous les recits favorables a Nestorius, iraurait pas manque
de resumer les miracles de Taveugle gueri (11-12) et du niort ressuscite
(1.4), s'ils avaient ete vulgarises a son epoque (fin du vi'' siecle). Nous
reproduisons cette lettre comme texte de comparaison avec /\ ()., IX,
fasc. 5.
Cosine nous est connu par le catalogue d'Ebedjesus, qui attribue
h Nestorius a une lettre a Cosme »*. II s'ensuit que Nestorius aurait
ecrit au destinataire de la presente lettre, ou mieux, comme le suppose
M. Braun, que la presente lettre est celle qui est visee par Ebedjesus;
cet auteur aurait seulement voulu dire qu'elle est consacree a Nes-
torius et qu'elle avait ete traduite, vers 539 (au moins la premiere
partie), en meme temps que le livre d'Heraelide, elle a ete utilisee
plus tard : en particulier par Barhadbesabba, par Tauteur de la legende
syriaque de Nestorius, cf. Reviic dc rOrient c/iretien, 1910, p. 1-25,
et par tous les historiens (Mari, Amr, Sliba de Man ourya) qui ont
utilise les memes sources.
F. N.\u.
1. Cr. Assemani, Bibl. (h\, III, 1, p. 30.
II
♦ Borg.
Siro 82,
♦ p. 650.
10
,oocu\ciL£ai .*"\!?o rdxa-nja-a rcfiuiJC-^ ca_3
jjL^eUof,^ ■A^i l^jQja :) .. « t v>; )»*..«,?» ot> ^ ^ )^otjo )jL<f^o )vn.«v>^
uen . ^JS-^V-^>^/ ).<i2^o :\m.ooajO ^qju^,jlo :)-^,^j )^aL>^^)^«
vfOOfJo^fid 'yO^cua^i/o :)-^^*; vmQ^a°>o ).«I^o : sm « v»» o ^^a^Jt^Q-flSo
^:Lm/; ls\Ao :),.«.a,N^Q^ scq..«.j1v3o yQ.a^p^/ %£dov^s^ : ) « m ^ua.J / )lt.^;
♦ yOJ^ '■'^*^^ ).ia^ JlV-V* '')-«~C("010U/; \fi\^ y*3lQjLiO
)lt ) ' - «^- )?>,« njiNo -.yJSs.j^^; ).a^)-:> ^~3-1lJ yOt.^joio/ jbC^;
)l;a^/ )ju.oo/ ^ ft ffftftl/^ :ouUL.;oOO ) no tpo )Ji„.^ t-^H/o :1^-Q-J )l^t->
^s/ ..^la-*/ ^ot )-m3Lio ..^^-.Lmaojol»/; )^o.,^ j); )nv>n\'> KjlSo :6iV.i^;
A = Borg. Siro 82; B = fdition Biauii.
1. xa!, A. — :;. uiDaMac A. _ :i. u»aL.;3aroo A. Dans le livre d'lleraclide ^a^o'^t^ esl aussi ecrit
mremenl uioax«;3a«>; cf. ('d. Bedjan, p. \'i, note 2. — 'i. a^a\aao A. — 5. s?»4)''° -^- On trouve
aussi v"^'' piiur Aiislon, /'. ()., X, p. 2(i, ligue 9. — 6. ^jttSoUW; A. ^mSot-i/; B. — 7. \tx^^ A. _
8. B adil. o. — '.I. ^mSoitWi-
LeTTRE TR.VDUITK Dl GREC EN ^SVR1.\.QLE, DAN'S LAQLELLE SE TROLVE
l'histoire de Mar Nestorius.
1. A rhonorable, au saint et pur elu choisi du Christ, Cosme, chef des
fideles qui sont a Antioche d"Orient, (de la part de) Candidianus conite',
■"' d'EIie stratelate-', de Sophronius conite ', d'EIie et de Paul nioines, d'Artemon
paramonarios ^ de Feglise de rAnastasie ', de Pierre archidiacre, de Parthe-
nius tresorier \ et dii reste des freres qui participent au mystere de la veri-
table orthodoxie, que votre paix soit grande " !
2. * Un ouragan ' a soufile sur le navire de notre ville et a frappe aveu- ♦ p gso.
10 glement la pierre solide ; les rames et les gouvernails qui la dirigeaient ont
ete brises; rancre dont dependait son salut a ete coupee et elle est demeuree
1. xdiiri;. — 2. iTTpaTTi).aTvi?. — 3. Porlier ou Gardien. — 4. Eglise de Constantinoplc construite par
saint Greguire de Nazianzc. — 5. KeiiJ.ri).t'a[i-/o;. Pierre est aussi appele apx'Siixovo;, au lieu du syriaque
ricli mesamsonc. — (;. Gf. I Pierre, i, 2 : -jjiiv... eipyivri TtXyiO-jvOec'/]. — 7. Litl. : « \\n ouragan du iiord-
est (siJpoxX'J6ti)v) ».
».o ^
27(i 111. - lllSTOIi;!-. I)l'. M:srn|!ltS. [I()(i]
^j-3« o6) <m^iQ.^wm.j ^^iOk : v.lv-^).i 3^^ici\ KAb.^« ^» ^^io .po)wi jJ
^^ >.«^^ ^f |.jlO( :^^« vrrxTVi n m «a/ '^.<i^^<_o «^s-^o . •yoaK i..; v> f.^
.).^a^Jk.3 ^\ o^i^^vA^ ^^ ^JLoNjL •.oi».:>Q.^^ )...^.3'^.3; j«i)-:»o :^..oulVl
.)iiJi o>.^Q-mV ) I V\ •.ow^ ^-^io •.)'^.2l.^4 0(J;Oia^ )oo« y..r>.^^l/i ^^).wu; ""^i.^^
^^ yongM oio«vtc>>\ v£>/« ).^«.^ :v..oiaL^^«« ))S.> . ■> JL^^^^d )ioi^ ).^t.^c
^.«J^K^ oioi^ooji ^\o : ) ^...la^ax^; ).^aAoi ou^ oN -> n; ^..^«..jJo .)&-^
yOj/ yO-lJXi Uy—^l )otaoaA^o yOj/ ya.2'f.AJ )K.>;a^a^^\ sJlm ^^ ooo(
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•'«.«»',: ».^01^. kS/ -JlaaL!^^; JLif-oaS vl^w vCDQL^..iaA ^^^.3« " )-^>.^ .0001 y>,i.^ji
o(K.^s^s.M yoy^ yof^io |.^^3o\a2 K..IL..3; )K^'^;o .0001 ^..v^po ;)lQ>v>.o».a i>J
au lond saiis connaissanco dc rortliodoxie; la tVaternite sait cela (|uand
mome nous ne le dirions pas. Tu demandais dans ta lettre k etre renseignc
sur Nestorius qui fut jadis votre concitoyen' et peu apres notre ev^que —
maintenant il n'est plus ni luii ni rautrr, niais sa demeure est dans le pays
des barbares — nous avions ueglige (jusqu'ici) de te donner reponse. Mais
nous avons vu que le souvonir do cet homme se pcrdait chez les fidolos
qui aiment la verite, et que le mal contre lui graiidissait au point quo
lusage do son nom etait supprime, que Ton conduisait de nouvoau au bap-
teme ol que lon donnait un autre uom k ceux qui avaiont rei;u de ses mains
le sign(> du baptemo ol qui (5taiout appel(?s do son uoiu-; (uous avons vu) 10
que les songes raconttis contre lui par les moinos de chez Dalmace trou-
blaient le c(¥ur dcs sagos^ que les anatlu^-mos du parli de Cyrille avec
Tordre imperial troublaiont uu-me coux qui etaient alTormis dans la foi, et
que les moniales de chez Pulcherie ' racontaient toutes sortes de choses ii
1. A Antioche, Neslorius avait (•U' LUiulianl el mnine liu couvenl (llOiiprepios. 11 iVril nifme (iu"il
y esl ne, P. ().. IX, .526. — 2. D'apr6s uii docuraent jacobite lople ; « le roi ^Tlieoilosel ordonna nuon
d6truisit le noiii ile Nestorius de dessus la lerre... et le loi onloniui que ceux qu'on trouverait s'«p-
pelant N. parini les cliriUiens fussent sujets ft la peiiie do morl », .Viin51iiieau, .Veinoirfs rfe la mission
urcheol. frainaise uii Cuire, t. III, p. 13'i. — Cest suiis doiite encore poiir faire ttispaiailiv ce iioin
quc l'eiiipereiir ordoiiiia d'iippeler les partisans de Nestorius non pas nesloriens mais sintoniens.
I.ahbe, l.oniiles, I. III, lol. 1210. - 3. NfsUiriiis fait allnsioii a ees itU-ils, dans le tiivr il Heracliilf.
Irud., p. 240. — 4. Peut-i5lre les cubiculaires Marcella el Droserla, mentioniii^es dans la lellre d Kpi
pliaiie. I.upus, .!</ Lphesinum concilinm vuriorum l'atrum epislolae, l.ouvain, liiH2 ireprodiiil Maii^i
r.onriles, t. V et Migiie, /'. (i., I. LXX.MV, col. :.VJ-«K'i), ii. 2y2, p. 41«.
[167] 1. — Lk LETTHIi A COS.ME. 277
^^>^ .^^s^^j j-io^/ ou;oiQ.iw ^'^«^.s ..po|.ici\ ]h n . m°i ->io .>.»ooi ^^jJSjio
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K^ g^U/ .)Ki-.^ I001 )-.IS^ jlo^i^-^ii^ oCixJ )jt^o .0001 ^\).x )l^ii\ * P «31.
,.j^ "^ K^).^C^jl:m .)K.L..t.:)0.-^ ^lt-^^jQO K^^^ yoi 'ii; rvroo^i/ ^..^.s; )jlj/ ^;
f^/o ) ts±>^aQ..a )_kjLa,^ )ooio .v.ca..ia^£aj )oo( oif^oo/ )joC^o .).aL^.^; )jf;a^
v£ocuL.^Q > n -) ^..X^ f-^f-^ .vm..ia^m,j ''^..^v jooi VL^viJ^Oo ^^^^.do .\^jd jJ; ).^i
1. ^3tt- A — i. A nrii. >^ ^*Uo3. 15 propose di' combliM' celte lacune par^ ^«|^ajaj. mais Cv*Iao;9
o ligiHc /'. ().. IX, .ii.s.r — 3. t^e^»» B.
son sujet; pour le dirc eu uu mot : (nous avons vu) que son souvenir clispa-
raissait comme il a disparu lui-meme : aussi nous, dont les noms sont ecrits
plus haut, parcL' que tu nous conjurais beaucoup dans ta seconde lettre
pour apprendre le mode de sa deposition, et parce qu'Eutyches, le porteur
5 de ta lettre, nous priait aussi a ce sujet, nous avons juge bon de donner
reponse a ta lettre duu avis commun, pour laire connaitre a ta piete quelques
reproches ' qui furent adresses a Nestorius.
3. Voici le premicr : Des qu'il entra dans la ville, il la trouva pleine de
dereglement au sujet de la foi : les clercs s'arrogeaient de rautorite- dans
in Teglise; les moines sortaient, sans prudence, sur les places publiques^;
les Borboriens osaient entrer dans les eglises avec les chretiens; en un mot,
* la ville etait pleine de tout desordre. Certains, du parti d'Arius, songerent ♦ p. kai.
a batir de force uu oratoire dans la ville, grace a Tappui de rempereur;
Nestorius le brula et il y eut dans la ville trouble et effusion de sang sans
1. ZriTTiiia. — 2. Lilt. : o maichaicnt avec autorile (auOivTix) ». — s. D'apres Mari, traduclion de II.
Gismondl. Rome, 1899 p. 30, : n (Nestorius) anathematisa les nioines qui avaient coulume de se nion-
trer sur les places publiques et de passer la nuit en dehors de leur monastere. » Cf. P. 0., IX, 528-
52U.
278 III. — IIISTOJJIJ'. DK .MSToUinS. [IHH;
ooot yoo^.K-/ vOJo»; ^^>^ •)oot ^••^-k^ )-»-''7? )-^-^? ^•^^ .)j^i.Q-flo )oo»
^'^^ ^wUL^-^ V) t^ ).:Lb^^ lo^ ol/ )^t^ixQ.aL:^ ^^4 o.o^f^A oolo
)'-,-* vm^iQ.^a&J ^oj/ if.b.0 .K.«).^o jJ ouL^ 0^0-^11/« •.yooiao nm .°i/
)^a^ )tsjL^oo oolo '^looi otls.iOLj^l \^i ' >xdqj.^^q.j^^ jtoio .)jLb^^ )°t-^!
r> . o.r> r> <¥< . o>/ K_^ • . ).^>L.5^...1 ).^Q^J) 6{\~t^ KjLsO ..«01 ■.)K_>i_t1 ^.jPQlSqS
) T"i N. ^ ^" •^■^" JJ ^! s£0^^a^s.cQJ :)jL^^a^; ) iimV) t^^o v^oo( ^VK^il^
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.v£Q_.;o.^anj >.<oij^<\ •.)^<i.>v> ^^ ^^.^^ )ooi f_><« )->pa\Q3 )io^; 6oo^«
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• .)j^oo^ )ooi K../ ),.j>^ ')-~^^! )"^' ^!)^^ oolo •:'vCQ^TQ^<.mj oifJSL^/ );oi\
fin; tout murmurait coutn' Nestorius', iatraire lut presque eu peril", ear
le parti des Ariens etait puissant parce qu'ils etaient ecuyers^ de l'empereur.
4. De plus, des clercs d'Alexandrie vinrent pres de rempereur et se
plaignirent d'avoir ete censures illegalement par leur ev^que; Aestorius
les aida dans le jugemeut devaut rompereur, et cela Tavait mis en grand o
periP.
5. I)e plus, rimperatrice ' Pulclierie, mouiale, et ses moniales dinaienl
le dimanche au palais episcopal", apres avoir reQU la communion; Nestorius
ne Tadmit pas, et il en resulta un grand bruit contre lui de la part des clercs
et de toute la cour '. lo
6. De plus, Nestorius fit ellacer Timage de Pulclu^rie* qui etait peiate
au-dessus de fautel; cela le fit presque chasser de reglise".
7. De plus, Nestorius tit enlcver retole (n-tulr,) de Pulcherie, laquelle taii-
t6t etait etendue sur rautel au moment de la communion et tantdt etait
portee par elle. i:>
I. c:f. Socrato, VII, 2!i, — 2, xtvSuvo;. — 3. oit»6dpioi. Of. P. ().. I.\, J29-531. — 'i. xcvSuvo;. d.
Lierc dlleradide, p. 'J2-'J3, cl A 0.. IX, r>36-7. — Nfstorius avait seiiibl^ aussi prciulie Iti (lelenso iles
cleifs romains condanui^s par sainl COIostin. — 5. [JaaiXtooa xupia, « rcgina (loinina », ou pful-t^lro
xopY), c( roine vierge ». — 6. Eittdxoiteiov. — 7. D'apr6s Mari (p. 30) : « (PulchtMlo) avall coutume, \v
diinancho apres la coimiiiiiiion, do nianger avec toiitp sa suite cIkv. le palriaivhe. i> — 8, Le te.\le
donne encore a l'ulclii5ric lepith^lc dc xupia ou xdpr). — 'J. Ge fait csl menlionnc par Maii ;p. 3o) ol
par lu It^gcndo syriaquc dc Nestorius. M. Urit^MO, /oc. til., p. 20. Cf. /*. ('.. IX, 5tia.
[160] 1. — LA I.KTTI^P. A COSMK. 279
K_m_^3/o ).-.;,. r>o\a-3 N^V^J'-/o .).-J^'0^ o-flQJ ^i*.;Q-o yJio,.^-i»
' p"f t"'^ .»r.^ n r» )jL3«a.o iooi \La.x |jL^^ vl^o •.j^onfn «°>/ sJDo 1 « tr) «. m\
y^l looi jJ|.Sw p ^-«.^ocL. ^ ^-^ |J/ .^^..jlO jJ |ioj\ ^J vm..ia^^J!Q.J
jooi ^..oi..^.^ .).JOi QXiCi "^^.IJko vm..^a^.mj 6i)..m •. ^J^jiiaA ^o,.o^ 61«.^^
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^KaiS^ Oib^axii\ It^A^U/o .^o^l; oto 't» )Jo .oi^o ^A;a.o jio^a N-«.^;
)J .oi^ ^io/ ^; oo) .s..^^ ^/ ^ai./ .-ULSi/ .oi\ i^io/o ).*pa\a3 )ia.o
a\ * ^r^^ -^*^ ^y^l V- ''°' JJo»^ v/ JJ/ JJ^^Ji-i^ ^JOl )'i/ vmAio
fcs-«.a; ).iw»l ^ ota-«;o .^1,^- ).x^uOq\ ^ftu/ .oi\ po/ ^; ooi -.i,^»!. )oiS.)J
)t^>^<^ffft\. oilv^/o •.)j^io ^o,-o\ ^s^iOsO .oi^ )r.-t-io ^ l^j /o .)ji;cLo 0.0^^
vuojl^o )j/ j)Ja jJ; ^^..LaLiL^; jJu.^ jJo •.s..t..^ >^:i^..^ jJ .oi\ v^/ )^^o
r').3fO| ^O .).:^V> >OfjO ).^LtfO(^ Oi^ loOI Ool \i [^MO^ 061 ^O .OiJL^ )j/
p. 6.S2.
1. ^iox) A. — -J. lioi .-V..
8. Dc plus, en la grandc fete de la PAque, rempereur avait coutume dc
recevoir la coraraunion dans lc Sainl des saints; Pulcherie desira (le meme
privilege), elle convainquit Teveque Sisinnius ' et elle recevait la comraunion
avec rempereur dans le Saint des saints. Nestorius n'admit pas cela, mais
un jour quellc se dirigeait selon sa coutume vers le Saint des saints, Nesto-
rius la vit et demanda ce que cela signifiait; Tarchidiacre Pierre lui cxposa
la chose ; Nestorius courut, il la rencontra a la porte du Saint des saints et
Tarreta et il ne lui permit pas d'entrer.
La reine" Pulcherie fut irritee contre lui et lui dit : « Laisse-moi entrer
selon ma coutunie. » Mais il lui dit : « Ge lieu ne doit etre foule que par les
pretres. » Elle lui dit : « Pourquoi * n'ai-je pas enfante Dieu ! » 11 lui dit : ♦ p. 652.
« Toi, tu as enfante Satan »; et il la chassa de la porte du Saint des saints'.
Elle partit irritee, alla trouver rempereur et lui raconta la chose. L'erape-
reur lui dit : « Par ta vie, ma sceur, et par la couronne qui est sur ta tcte,
je ne cesserai pas avant d'avoir tire vengeance de lui. » Depuis ce jour il
n'eut plus aucun credit ' pres de rempcreur.
1. Pr6d6cessour de Nesloriu.'?. mort le 24 dec. .'i27. — 2. Cl'. Livre d'Ueraclidc, p. 363, nole 12. —
3. Celle anecdote a passe dans Mari. Les auteurs jacobites pretendent que Pulcherie avait p6clu' ol
Neslorius {l.irre dlleraclide, p. 89) semble le dire aussi. Cf. Suidas, au mot Pulcherie el P. 0., IX,
JOo. — '1. Ttappitioia.
280 III. IIISTOIUK DK NKSJi tUIUS. [170]
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^oiol^^ ojjlso .)_ti jJ )i-^-<x • ).^ooit; vjoqjlji-^ m\ n\ v^/o )ooi >a^j/o
)bo<^lt ^Ot^ )l..f.5 )jL..Q..3 jJt Oi^l ^^ _OIo)VAO .v£0Omft)-5 v£DO;OUQ^
)tou vJ0Ql^.<ul\, )-3u>t-o; )lij.>^ •.)-rvJLa3t \il\^ )kJLOi wOioK^/o .)lniv> «oi;
^ v£o_,ia^ m I \ oil^>^o .^.^KS, J^^s^l/ y) » .w co . «'i^j ^•'•^ j^/o
9. Deslors toutes les calamites tomberent sur oct homme, son ame faiblit
et sou corps (prosupon) lanyuit : II etait jeune, roux, aveo do yrands yeux
et un beau visage, on aurait dit un second David: le timhre aussi dc sa voix
etait agroable'. II disait diverses choses au moiuent de la oommunion et
beaucoup qui venaient a reglise ne le faisaient que pour entendre lo son de j
sa voix. Cetait un homme excellent et jalouse, qui n'avait pas rexporience
des afl"aires du monde et qui manquait do co qu'on appolle anial)ilite.
10. Sur ces entrefaites, Eusebe, evoque de Dorylee", s'elova oontre lui
parce qu'il desirait la ville imperialo, ainsi que Momnon d'Ephose et Cyrille
d'AIexandrie, parce que celui-oi aussi desirait le siege (episcopal) de notre '"
ville^, et il mettait aussi en mouvement Celestin de Ronio, liomme pou
instruit. Us reunirent, contre lui, un ooncile k Eph6se (soi-disant) pour
vengor la foi, et il est maintenant au pays des Couschites, dans iino ilo ' qui
est proche du ileuve le Nil \
11. Moi Elie", jai souvent ete I^ et j'ai vu Nestorius parler avec los
1. cr. Suinili', VII, ■!'.>, i-l Uerivs bai- Snlihi, cWilc cl liailiiil /' (* \ 111, Hi-2-i. — •.'. l.e U'.\U> p4>rU>
« do ZiU^tloli')!! », mais oii sail (|irKviscbo ilo lioijltH' lul luii ilo> pieiiiifis el iles [irincipaux iiccu.-a-
leurs de NesUirius. Cl'. Ileiacliilv, p. Mi. - i. M^uie iiupulaUoii ilaiis llenuliilf, p. U2. — 'i. Oii Irou-
vcra pbis luiii ; ,. a TOasis j>. — 3. Gf. I\ (>., I\, ."iBe-?. — 6. Klie esl saiis iloule lc iiioiiii' ipii llguro
li
[171] 1. — LA LETTRE A COSME. 281
.^otaJLo^ ^i-^^? Ijoi^aa ^^io -.«^/ ^m-^^QA ^a>. |-.i^£QJL^jJ K.2^i.
Iv-; fc^/o .oda^Jp).^'^ o— Jla/ jJo jlcLcojJ oiK_2.tJ)o .v-^ ol^ jo?» «.2cN-cd/
^iol ^..^^OL^^^^^; Ki^^bajio .)Va*.o ).i/; )-.'^.ofcoo; ..)_.»^JLflaa:^ »_.j )^-.
., )_»/; o»i-aLi> "'^so. ott^^o .^ioK\ s..^/ vm^^alis.'^ o(JSC^j>o/o .)j_Lii^
)1=), .ojA t.io/o )J.aib/; ).>^ajc>).'. ju/ )i/ .^.^^S.^!^ ^-^^ '^® Jio-^
^^.. n «^ «> )J; .oi^ ->-i./; oo« oC:^. p6/ .^/ oj!^ po/ ,^; oo« .Ji—i; ^j/
.ws . ^ irLN. ^ )oo» )jJis..io t-"^ ^LSO) ..).-^.^j>_ai J^/; ^^-.aio!^ )K^t yb.
)U)J liOs^o ww-/ sfla-^JaS.\ otl,_s;o -.^ooi yo^tsjM )ISooaia.s l;©*-"^©
1" )^..-wwio ^^«Jj. po .oiJ.oii\r)o)-s ,-.000 ^- )->J»/; llioaji "^.^L^io .)jL.»,^oVaio;
^so .yilo- )J; JSsJ^jslCD; )-«;o/; )iiai. ^''iiiO. wv^D J^ji^i.U/o .oot 1-.^/ )ooi
.V-<^ o»_\ J^oot ol..w^^ .sca..;a^ m i\ )>— .ioi^ Jiw^^^iJl/ •.)l).io^ K^s
.^ooi ^;» ^..; );o«_L_s .)»oU^ )ooc 0-^-0; '^"^^«io ou>— -ial^ K-^^oo
p. Ij.i
1. w;=po A.
niiges, et son desert lui plaisail plus que la cour imperiale. Apres sa morf,
j'allai a Aloxandrie avec mon frere Leontius, a cause d'une maladie des yeux
qui lui etait survenue, car il etait aveugle. .le le conduisis aux medecins et
ils nc purent pas le guerir.
12. II y avait pres d"Alexandrie un monastere, nonmie Jc Ahha Qidrd',
et j'appris que les liommes y etaient gueris. J'y conduisis Leontius mon
frere et je le jetai sur le tombeau d'Ablja * Qior^. Comme la nuit s'avan(;ait, ♦ p. oss.
il vint uu homme liabille conime un medecin qui lui dit : « Vcux-tu voir? »
II lui repondit : « Oui. » Gelui qui lui etait apparu lui dit : a Est-cc que
Irs trois llambeaux qui sont en Cilicie" ne te sufTisent pas? » Cest ainsi
que Leontius me le raconta et me le confirma par serment. Je pris Leontius
mon frere et j'entrai au pays des Mauritaniens, a cause de la renommee d'un
medecin habile dans son art. Lorsque j'v arrivai, ce medecin etait mort et
je fus tres peine a cause de la fatigue du chemin que j'avais enduree sans
profit. Comme je m'en retournais pour revenir, je desirai voir Nestorius,
dans le litie. La suUe a (516 ajoutee posterieureiiient dans le corps de la presente lettre (11 a 14),
avant la finale (15), car ici Nestorius est mort.
1. Peut-etre « Cyr » qui a donne son nom a Abou-Kir. — 2. Diodore, eveque de Tarse, Tlieodore
de .Mopsuesle et Nestorius, cleve de ce dernier.
282 III. — IIISTOIKK DK NRSTOHIUS. |1721
''^^ )t>-Q.\ v.*^ Looio .\ji^ ^bo V^^i o<t>,...iii/ •.oi^ias i^ KL,^^^ ^
OttC^I-JiO JtsJL.^ >~*V-^ t-** )-^3uflD • . Ot^>.iCS.il.3 ^; Oi.^ K ..•!>/ .)^s.a.^
y^l It^/ y^ •Ul \~^-=> Y^ oi^_2uo ^^o> KS^j ^^j/o .oit..:!^ s<\ wO-mO
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• .vo|l s«..^)J o«K_K_/o .oipo loJ^ ooi y.i>.^ ''^^^ sco^jn ^ m I .s*v^ ^.^..al 5
^^wi. y>^;o ^J •.)— »o/j )jooj ^^0 oii.Q-p ^ioo .oi,>3a> ^^>si> oit^*ioi/o
).i«lo p \^i jLflU» ''^S^/o .)>!« p ^QJS t-OwU/ po .)»— iisA ^/ -.OltJL^
)^-.^V^^t^ y/ )Jo -.l^- )»V*^ v/ )J .«Jooij ^ )j/ >5k^:- jj .s.^;^i. )-^ s.^/
a-..l^l/ K.-.),-.-,.*! ^J^t-o ))'-^'^ )-*»^ ^*^^ ♦^ •^--'^^^? ^t^ -oioK-,/
|) .^^ V^/ w«.Sk^ (.3 0010 'vAt^; ^f^ 001 ) '>m\ s*Oi..JL^jo/ -.n^OIOI «\ ln
v», ^^ y^.»xX3 ^Vl; )io.A^a_oi ""^s^ ^/o .>m^;a^.£Qj 001 u^; yoai^ ^V^/
o(lv-io/o .)._;, imi\)J ^l/o )lo,--^ ^l ^ yi«>«o .^ )ooi -po/ Jjo^io
001 )v^-^; QU.J0/0 oiv<.oi yoou^o .)..»;, imii^ ^^ )jlj/ ^^ )jp>f> m\
car je raimais. Parce quil habitait pres du fleuve, je me detouruai pour le
voir, car nous naviguions sur le fleuve. Lorsque j'arrivai a sa cellule, je
trouvai qu'il avait quitte la vie et j'eus douleur sur douleur. Dans sa cellule
meme, je trouvai uii vieillard a cheveux blancs, je lui demandai son tom-
beau et il me Tindiqua. J'y allai et je tombai sur son tombeau eu pleurant. i
Quand j'y fus reste une heure, ce vieillard me dit : « Tu uimais donc ainsi
Nestorius! Ne pleure pas, seigneur, car Nestorius vit pres de sou maitrt'. «
Je (is venir mon frere Leontius ' et le mis sur le tombeau. A cause do sa
soufTrance et de la fatigue de la route, il s'assoupi( et s'endormit sur le
tombeau durant pres d'une heure. Lorsqu'il se reveilla, il se leva en voyaut, 10
et il cria a haute voix en disant : « Mon frere Elie , aide-moi! je ne sais
pas ce qui m'est arrive, si je vois reellement ou si c'est une halluciuation. »
Lorsque nous eilmes attendu longtemps et vu que ses yeux s'etaient reel-
lemeut ouverts, nous fimes couuaitre k ce vioillard ce qui etait arriv^ et
il nous dit plein de joie : « .Ne vous ai-je pas dit que Nestorius vit? » ot i-
il nous disait diverses choses sur la foi des deux natures. Nous partimos i.U'
\k avec joie ot nous vinmes a Alexandrie, et je racoutai roveuemonl devaul
des hommos d'Alexandrie; les uns orurent et coufossiTont quo .Nostorius
I. Le >>ruiiiiin |i(irlr iri « l.ruii u.
[173^ 1. — LA LETTRE A COSME. 283
Jla^i!^ oin Mi .. )K.« I ivi.o<K^ ]i y^lo o; m ^» yoou^o .^ca^?o^ mi |o{!!^t
yof^ J I-, vt^ ffr. N. oilv^/o .sm,»\o'M »^>J-^ fonnN ^i/o » *. i « ^^^ ^^oo
.... ivi ..Jl jtoocLM^ ^o •.))— ' ).^^ ^l oool ^f ooi .yNo^^^; |3<i nm .°>/
•>o|.J^a^, >0Q-.^ )-^f^ )jV.>>am^ oiK « « ^o .^^/ jl ^Jl-iJJ )tO(;
' >.*6i )li>-^ ).^'|-5^La . N^ ISn.a.sK-ji/ :\ji^ h^^^ sfQ^^a^uoaJ )ooi ^ ooio
OOOI ^M f.30 .)oO| wk^KA./ xOO< V> \ ^«n .in ^^. m i oO| ^/o .)oO( pCL^ 6|u3)
o ,f %o .)90U^t oijQ-^ yOot,..».X >> )co< ^Ji-^ •.)— fiDo/ ^^ Q-s^^; )v n».v>.-^
s^oiots^l )i.a^) '^o I ..t-ja.>Jo .)f'w^/ ).AiiLiio ^JLsxx •.)^oi, ^^ . « o iKjl^
yoKj/ ^. Y °> v^ v/; ) - '^* N. txOA^/o %m_.«a^.j:aj ooi oV-oo .)jp.afiD )ooi
" )Kaoaaft .3 ).^.«.D oiJS. a^eui^/o .yO^JLiwwJ^ )jii3iaa vV^ f "^'^ );oi )K . it
).\-30 .)l.a^iO ).3ia.3 vl£Do xfia..;a^«jaj ooi o^^o .. i »» •>% v>K.2b>^ r-'/?
•.OOI...1/ ^^1 U^i, ).NO -^Vt )K\t J) 6|.3o .oC^ >o . «■=^ ^^..3; ooi vj)-^ ^^
).^a^sjL^ )VJi ) - ^«\<^ -.vooiiljj ) - '^»^ whJL3o .ojaA ^ooi v >.^^^; )KJLaLL^o
1. ow A- — •}, Si'i'. III, A. — :t. itaaiitasLOo A.
p. 654.
etait un homme de Dieu, les autres se moquerent et jugerent que cette
chose n'etait pas digne de foi. Nous partimes de la * et nous allames k Gons- * p. «5'i.
tantinople et je racontai la chose devant Teveque de notre ville. II fut dans
radmiration durant pres d'une heure, et ensuite il me defendit avec serment
5 de le dire u personne, et je cachai cette chose jusqu'au jour de sa mort.
13. De plus ', lorsque Nestorius etait en vie, File dans laquelle il habitait
fut pillee par les barbares, et Nestorius lui-meme fut emmene avec eux.
Lorsque, k partir de TOasis , ils marchaient dans le desert interieur", la
chaleur de midi devint violente sur eux, et les pillards comme les captifs
10 commencerent a etre tourmentes par la soif, et il y avait peril'' de mort.
Nestorius s'approcha et dit aux pillards : « Si vous rendez ce butin, Notre-
Seigneur sauvera vos vies. » IIs lui promirent avec serment de faire selon
sa parole. Nestorius s'approcha et s'agenouiIIa en prieres et il implora
Notre-Seigneur a qui tout est facile. Aussit6t une. source d'eau fut donnee
15 en cet endroit et elle sauva les vies en danger. II reconduisit les captifs
dans leur pays et renvova les pillards en paix, sans qu'aucun d'eux osat
1. Le presenl piodige figuie P. 0., IX, 58'i-5, dans une redaclion independante de celle-ci. — 2. Lo-
culiun Irequenlo daiis les Apoplitliegmes : iii interiuri ercino. — 3. xivowo;.
Il>
284 III. - IIISTOIUE DE XRSTORUIS. [174]
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.ffr> . I ..rt . ) '.fffX ^Ot^oN.Aj4 ^/ .)..iv^OO(V ''^*.*V3 . . » V> .. ^/ .^ibot^
♦ p. 1,55. ^3o |j>a_-V )j; )jLj/ yooiiv? ^il a^ -.oi-^iaa lo^ ).*^oo(V o^^^oo ^
Va^ )oo( y\'«> --...«V-^ U\ "^o tP aJL^ .yooi^ V^/ o(t...« ^^ oi^S. > «nqivi
vQJoi ^; oi^ 'oV^/ .>-oi-vJit~.x ^-^o( vca^ia^^-mj ^jiXjq^; '')1)-Lm ^'^s^v^i
1. oio>i-viX A; oSa^^X B. — 2. ... U^^o ^-vi— H — :!. I;^-»»^ ■■^. — 'i. U3;Sooi A. — 5. ^»*V9
A. — G. yic U ; oiii. .\. — 7. o vii|iim lin. el iTasuiii .V-
efTrayer quelqirun des captifs, car ils craignaient beaucoup Nestorius, parce
qu'ils vovaient que le Seigneur etait avec lui.
14. De plus, comme on le raconte, il ressuscita un mort du tombeau.
Voici coninient la chose arriva : Deux marchands qui voyageaient sur \c
fleuve, vinrent par hasard pour passer la nuit dans cette ile. Lorsqu'ils 5
eurent partage (le truit de) leur negoce, Satan, en Fun deux, fut jaloux ; il so
leva durant hi nuit contre son oompagnon, le tua, lui prit son gain et alhi
k Alexandrie. 11 accusait Jean ', oelui qui gardait la cellule de Nestorius, (et
disait) : « Cest lui qui a tue mon camarade ot qui a pris son gain, voili quo
le oadavre est encore pn-s de son habitation, oar je nai pas ose rensovolir in
de crainte quil ne me tuat aussi ; voil^ que le corps git dans h>s roseaux
qui sont pres du lleuvo. » Le pr^fet' d'Alexandrie s'emut et onvoya en oot ■
endroit pres de cinquante cavaliers romains pour lui amener le vieillard
♦ p. 055. Jcan'. Lorsquils arrivorent * pres de sa collulo, deux d'entre eux, liommos mi
Sans miscricorde, entrerent, et comme ils le faisaiont sortir de sa domeuro, i^'
il lour dit : « Qu'est-ce que cela signifie, soignonrs:' » 11 pousait quo oehi
lui arrivait en haine de Ncstorius. lls lui direnl aveo durote : w 0 profanateur
1. Jdltiinnes. — '2. uTiapxo;.
10
[1751 1- - LA LETTRE A COSME. 285
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.^oin V)o \ ^ ^:^ ).afl.«.\^J^ wv^o .v>-«.o/ )JSs...^.\o .oi,..aLX.!^ '^Nflo -.oi!^
^LjJl J^o6i )j/ (..«..^ )-3VAt^ .6|J^C^^.:xo ',u^ ).X^eLk. ^^ -Uh^ J^ooi jJ );oi;
de tes clieveux blaiics! tu es en embuscade dans le monastere et tu mets
k mort le juste en secret'. » Ils remmenerenl et le mirent a cote du cadavre,
et Tun des chefs lui dit : « 0 4me maudite I c'est toi qui as fait cela ? »
Et il jurait (en disant) : « ,Ie ne sais pas ce que vous dites. » Alors ils tirerent
* le cadavre des joncs sous lesquels il etait cache, et ce chef ' lui dit : « Crois-
tu, maintenant que tes yeux voient, ou bien persistes-tu encore dans ton
impudence? » Lorsque Jean^ vit ce dont il s'agissait, il dit a ce chef : a .le
suis donc responsable, seigneur, du sang du mort, mais, parce que le temps
est mauvais et que la chaleur brule, entrons dans le monastere jusqu'4 ce
'^' que la temperature de midi se refroidisse. Voila que je suis entre vos mains,
faites-moi ce qui paraitra bon a vos yeux. » Ils le crurent parce qu'ils
soufTraient aussi, et ils entrerent dans le monastere en portant le mort.
JeanMeur demanda de mettre le cadavre sur le tombeau de Nestorius, et
ils le placerent ou il le disait, puis ils s'assirent pour manger. Tandis qu'ils
15 mangeaient, Notre-Seigneur, ^ qui tout est facile, visita son serviteur,
ressuscita le mdrt et delivra Topprime (de la main) de ses oppresseurs. Je
n'en ai pas ete temoin oculaire, car je Tai entendu dire. Mais jai ete temoin
oculaire du reste.
1. Gf. Pruv., XXIII. 28. — -2. &=xap7/>;. « clief de dix hommes ». — 3. Johannes.
• p. Cijli
2Aa III. _ IIISTOIUK l)i: NKSTOHH S. |17f>]
oC^i "^=40. wN-./j )oo( ju/ |)i ""^^^^oo -.^^L.Kj; ^oo« v^l ^ ^-^oi
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yVicua ^K_^ oC^oo Jkj/ t-*-^o VL-rJ^-- s»ooto .).j»a^; )jaija^ vf»^^
l.-ow .4.
J
15. Nous ne voulions pas que ces clioses fussent connues, parce quil
n'v avait personne qui pens&t a cet homme; mais maintenant que tu ten-
quiers de ces choses, voila que nous avons annonc^ k ta saintete une partie
de ce qui est arrive. Bien que la parole soit impuissante a raoonter les choses ■
telles qu'elles sont, cependant, a cause de ta precieuse priere et d'Eutyches
porteur de ta lettre, nous avons ecrit h ta saintete une partie de ee que
nous avons vu et entendu; d'abord pour repondre i\ Tinstance de ta demande,
et ensuite parce que dc tcllcs choses nous sont precieuses aussi, lorsque
p. C5r.. nous les consignons dans notre lettre * par la regle de Tamitie. Sois et reste 10
en bonne sante, ainsi que toute ta maison, dans Notre-Seigneur. Ameu.
Fin (/<• /(( Irtlrc.
II
II
SLIBA DE MANSOURYA
HYMNR SUR LES DOCTEUHS GRECS
IXTRODUCTION
Sliba, lils de David, vivait dans la premiere moitie du xvi" siecle,
comme M'"" Addai Scher la montre d'apres la date de plusieurs de
ses poesies, Revue de VOrient chretieii, t. XI (1906), p. 30. II etait
de la ville de Mansourya, pres de la ville de Djezireh '.
Nous editons son hymne sur les docteurs grecs d'apres le manus-
crit du British Museum Or. 7460 (A), fol. 48'", et les deux manuscrits
de Berlin Or. fol. 619 (B), fol. ST \ et Sac/iau 330 (C), fol. 14^'.
Cette piece figure dans le plus grand nombre des exemplaires du
livre doflices nomme Warda^
1. La position exacte ile Mansourya noiis esl donnee ilans le coloplion du ms. aild. 1975 de Cam-
bridge, ocrit en ISSt; :
.g>rori . [ ■ . ■ n I vit -t ^o^o^l* ...^j^^Jm , t\ "..o |ot ''^3 ^^* uu/ ^^ot [ m . ^ya vt ■'■ to v^o ''^^J^.o v^^o ^* ..sNs
.[..fOjjuo Ito; -^vio |^saj;.3 ll^v^ v^; ■ t-<-^ .jxi^i 'y^ . | .. i v. .^o* [ t .* n | . t, n vto pot^ ;.3 . [ * •JaN \ \i ^/ ^* [, '■^\.-t .[;-.m
.^.J3i ^io/ ^^ ov.&w/o .|^...t.3j )L*v.v ^ ^^.^ .V^I^.^Lo i^*^ ItovJ &.:^j i^rrt -. ■ - ^^ [ . i^o [.co^^ooo [ ^ - -^*
^«-»/ ^;.^ oi^ ; .Vi V vt . ^jLwwQ^ w^o [—/ ^v^ [ ■■••. 1 1 lyvyiN ^>L« |i" -■ •; ^ -'^^ [i^ -. -■> ^
luliiiiie vcril jiiir lc prelrc Jiiseph, /iU ilii pretrc ilefuiit Uariil, /ils dii rcis {clief} llanii ilu villuge
heni ile Mansoiiriiah, biHi siir la rire du Tigre, au~dessus de (iozarla Zabdalla, el il est sur la rotite
de Phenk dans le roisinage des deii.r illuslres monnslcres de Mar Alia et de Miir Jcaii.
De ce village etail originairc le jacobite Basilc, maphricn dc rc.-fl. surnomiiie >-J>^ t^^, cl'. lus. de
Cambridge, add. 2887, fol. 53 a.
•2. Ms. in-4°, sur papicr. 6criture nestorienne, 25G fcuillcls, du xvii° au xvur siecle. Ce nianuscrit,
incomplel au conimencement et a la fin, contiqnt les liymncs de Georgcs Warda; nous avons not6 :
fol. 8, sur les piuphetes; fol. 11. sur la Nativite de la Sainte Vierge; fol. 32, sur la Nativil6 du Clirist;
fol. 40, sur Pierre el Paul, elc. Le papier a noirci, roncre rouge a souvent disparu.
3. Ms. de 248 feuillets, sur papier, reliure orientale. Du fol. 117 au fol. 242, toutes les pages portent
un trou 011 le papier semble s"etre crevass6 et etre tombo en poussiere. On a combl6 ces trous avec
du papier sur lequel on a raccorde les mots. Le litre du ms., fol. 1', est : « Lo livre des l^^ai. (hymnes)
de Warda. » II a ole tcrmini' le 19 mars 1715 au village dc Derbend (j"^»') dans le pays de Targahour
(iooiv^il.).
4. Ms. de 2:i2 fcuillels, sur papier, dii xv au xvi' siecle, ecrit par Sabriso', 6v6que de Hasan K6f
et Arzoun (vpiWj lU/o Uta^y \3:iataZl ^»0**^«»). Le manuscrit .semble avoir et6 mouille. II y a des
taches et des mots us6s le long des marges int^rieures; quelques pages semblent avoir el6 colI6es
ensemble, par exemple 128. 194. Pour la dcscription et le contenu de ces deux derniers manuscrifs,
voir le catalogue des manuscrits syriaques de Berlin.
5. Le ms. add. 1980 de Cambridge, ecrit en 17'.'3, lenfermo, fol. 208', la commemoraison des docteurs
P.VTR. OU. — T. XIII. — F. 2. 111
28.S INIUODUCTION. [178J
M"' Sclier ;i ('•iliU'' tlcux opuscules tle Sliha. Le preinier raconte
la tlestruction de l)j(»zireli (Cozarla) et tles villages environnants,
tlurant les annees 1510 a 151-5, par les Persans, les Kurde.s et les
roitelets des environs, avec la liuale accoutuuKie en Orient : a La
ville fut hrult^e. Musulnians, Syriens, Juifs ([ui avaient t''cliappe au
carnage, furent einnient''s en captivite » ; le second opuscule est
riiistoire de Khcznio, niartyrise par les Musulmans en 152-3. ./ui/r/ia/
asiatifjiw, .V s('rie, t. XV (1910), p. 12:5-127. Un poeme de Sliba
conservij dans un manuscrit de rtjglise d'AIkosclie porte en marge
vers le niilieu : n Lauleur a compos(3 son poeine depuis le commence-
ment jusqu'ici en Tan I82^i des Grecs (I5I3) et, depuis icijusqu'a la fin,
en 1842 (1531)' ». Sliba a encore ecrit quelques poemes sur la peni-
tence, sur la croix, sur les defunts, cf. Revue de /'Orient c/iretien,
t. XI (IS)OG), p. 30 et Journal asiatiqne, X" serie, t. X (1907), manus-
crits de Diarbtikir n°^ 46, 79 a 84, 88, 90, 94, 95, 112.
L'hynine sur les docteurs grecs nous a paru interessante parce
quelle est une versification de la It?gende de Nestorius editee par
M. Maurice Briere dans la Revue i/e l'Orient c/tretien, t. XV (1910)
p. 1-25". Nous y verrons un rtisumt'' de riiistoire de Nestorius editee
P. O., IX, fasc. 5, et surtout un specimen de la mt!^trique syriaque.
La strophe (i^ii) comprend quatre vers qui se terminent tous quatre
sur la meme assonance (rime); chaque vers a sept pieds'; deux vers
forment un tjdifice [\t^). Pour aider le lecteur, nous ajoutons les voyelles
jacobites qui ne corrospondent pas toujours exactement aux voyelles
orientales (nestorienne.s), mais qui aideront a saisir la mesure et la
rime.
F. N.u'.
"recs; fol. ■1\0", mw liyiiinf dc Babiii siir le in^mo sujet: rol. 'Jiy-^.'!."!, riiyMuio ilc Sliba ile Maiisoui'\a
lol. 236', la coinmOmoiaisoii iles iloclfurs sjrions — Le ms. aikl. lyS2 ilc t^aiiibiidse, ecril en lB',i:,
renfcrnie aussi, fol. 'i(Js les doeleurs grecs; fol. 48, 1'liymue de Sliba sur lc iiidnie sujel; fol. 56, les
docteurs syriens. Le ms. syriaiiue n° 184 du Valican coiilcuail lliymnc de Sliba sur les docleurs
grecs, niais ses onze feuillels fiironl arraeh6s (apri>s lc lol. 'i'.i) sans doulc par Joscph l", patriarche
chaldeen, d'aprt>s .Vsscmaiii, <;((?H7«i'«e. t. III, p. 389.
1. Ces faits ont perniis a W' ^^clier de ll.vcr la dalc cxactc de Sliba qu.Vssemaiii {Bibl. Or., III. i, 463),
platail a lort sous Timolhcc lo Orand (780-823). Lc Pcrc tlaiilalii, Liber Ihe.^iuiiri, Itomc, 1875, p. 57,1
udmetluit la date donn^e pur Asscmani.
2. Jcuu bar Penkayi5, qiii t^crivuil a lu flii du vii" siil^clo, e.\pose uussi l'histoirc du coneile d'lilphi>se
comnio fa lait liarl.iadbesabba, niais nous iren counaissons eiicore quc lc ri^sume donntS par M" Scher,
Journnl tisialiiine, X" scrie, t. X, iy07, p. 173-1.
:). Lxceplc lcs (|uatrc prcmi6res stroplies oii les vers oiil scpl cl Imit picds.
f
]* »to ^a I -^^tA. ).Ju^iLO ot..2LSM )_X.)Q.i; )j_au^^; )-<P°!; J^t-»(
)l»>.^j )U)_3; 6i.ijoj-Ji.io )K.a...ii._s ))^i.o ^io .^''^^itAipo ].i.lxo V-» mo»
.'V^)j * ■:«)-3a^ yJ^ Q_.).js ♦^^cQ.ifQ^vjaj ''-V^; ))>s~.^iil ^io oiJLSio ♦ c
: fol. i:,
♦ )N_^1 )_ioa_uiiJ> )1.^ ^ .)i6^ :iV-*^_3 )„N,-^N.-^;
.'')iL:^o )-i6; ^-j )ji:sd;o .)iL:i^ ^oM ^-^ U>1
.)loni«*'»M )J« ^^..23 ^;KJ» .)1q_^o>_^ jJi ^ \ '^l/o
.♦.JIA ^ / ffft ■; )_36i^ ,.«1.3 .)1q _iN ^o > n S losoio
10 .jJ^s^^ "^o ' ')i-.« M^^; .)J^ .^Niil axiojio ol6j ol
•:«)l6oi ^jJ «.Ji — -._io ^^ .)1q ^ .' "^ I -^ l-^J^£o/;
.) f> i ^Voi o^.2l_^ ) i v>; .) n .''^m\n'^«>/ o/ ON^^
1. |fr.j<to, csol- B. — i. >=5i, A — :!. C ;i(lil. li^ VvA- — i. AB oiii ►«o^ W^a ;=. _ 5. .>jo;»
\»-'f> C. — 6. B add. pa^ U3-Jhkvj, pvsoja |;.»l^»o- — C : (1. ii»iL.;ag.eaj) uia»j|a.. Ce mol. en purtie
gratte, est encore recrit aii bns de la page. — 7. »Xi. c (en rouge). — 8. >=ol. B. — '.». o supra lin.
rec. manu B. — 10. 130^.= C. — 11. .3o.;9 A. — VI. V-"" C.
Aiiirc (hijiniie) en mrmoire des docteiirs ijrecs, composec par le pretre Saliba
{Sliba), jils ilii pretre David, fils dii pretrc Meqbel, dii village beni de Mansoii-
rijali, qni cst dans le pays de Gezirtd; il l'a composee d'apres Vliistoire dc Mar
Nestoriiis.
Siir : lyun (vj) lak 'oubd. * Nous dirons : 6 vous qui scrutez le dogme et » ,;|-(,i 15
ijui etudiez la foi — la([ueile comprend en verite une nature en trois subs-
tances, car le Pere est la cause et ceux ijuil a causes sont TEsprit et le
Verbe qui a repose dans le sein de la Vierge, qui a pris corps en elle sans
rapports (conjugaux) et qui est ne sans melange, en deux natures sans
1" confusion, et de meme en substance, en une personne (■rcpriirajTrov) de Tassomp-
tiou, une personne qui s'approprie les deux natures — venez, ecoutez et
entendez riiistoire, pleine de tristesse et de tous gemissements, de ce qui
a ete fait avec astuce par les theopaschites. — licoutez, o hommes stu-
290
111. — IIISTOIRR DF NFSTOniUS.
fl801
♦ H lol, ss.
• A r,,i.
'lit r".
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. J-L^O)..^ . ^" - "" y^OtOiXl^OO) «
.yoo«.«-i)Q-^ ,_-io '«.j ;i
.\6oM.iLia:^ ^ "^; ^o
I 0 - -i f ' •■ '
.)-^oij ya-3( ^_>; o-ioi
1. Les deux vers precd-denls figurenl en niarge du uis. de Kalila el Dinina de M^' GrafTni. cf.
Revne de VOrient cliretien, t. XVI, 1911, p. 202. — 2. v.wo^-tCi». A. — 3. lJ»tt.ooo Mss.— 4. l^—l^»
B. — 5. B inlerverlll les deu.\ vers precedonts. — G. C barre ce# deux niots et mol en uiarsjo
Iii
dieux (cyoTvacTixoi), cc qu'ont fait les liereliquos contro lc pur et lc clicl" Jcs
♦ B loi. ss. justes, et rilluslre parmi tous * les vaillants.
Voyez (ces gens) dignes dc tuut tourment, connucnf ils ont persecutc le
juste et ont introduit la fraude et le scliisme dans rcconomie salvatrice.
Voycz les prctres rebelles, qui ont donne dcs satisfactions aux Sataiis et ont
olTert des sacrifices aux demons dans Tespoir de vaincre le clief des liommes
illustres. lls Tavaient assi^ge de toutes lcs ruses, ils lui avaient cache tous
les pieges, ils avaicnt creus6 sous Iiii tuus les souterrains et ils avaient
ouvert toutes les fosses. Pour lui, — comine une tour solidcment fondee ct
comme un mur qui soutient les constructions, dont lcs maisons (^oao;) sont
posees par lartiste sur le fondemcnt du lils de la colombc, — il ne 3'cinut
pas * de leurs tvrannies (TOpxwo;), ne fut pas elTraye par leurs assauts, iie
craignit pas leurs menaces, et ne sassocia pas h leurs blasph^mes. Cest
notrc p6re glorieux, Ic chcf de tous Ics sublimes, qui iit ilc son ;\nu' un
tcmplc au Seigneur, Mar I^eslorius le Grec'.
1. l,o uis. C ;do Berlin) gralle Noslorius cl lo rouiplaco par Joaii (Glirysoslome?), ici ol plus Imul
' A fol.
fl
[1811
'I-
2. — IIYMM-: DE SLIBA. 201
.aa_bo,-^i )»1/ ^
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•>)..^,._2L-3 >. ^ «^v v> ).l3K.9;
.K_i)— ^-lis-iO vOOU» J«3ijl/o
♦ fc^ i)i ^OI» yOOl-S Jlifl/o
o 3)i.( oi ^ N •> ^.Ataao
2. Uia* c. _ :!. Sii'
.\i\a%^-x)', ^oi )]S.x:;^ ^^
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Cft elu L-tail du pavs de Gennanicie, de la ville qui est appelee Mar'as en
laugue syriaque', et il fut eleve dans les ecoles {'jyoly.g), devant ce con-
templatif (6£wp/iTi/.o';) docteur Theodore, Tinterprete du Testament (^ia6v.r,).
II nous faut rapporter en peu de mots les prodiges que fit celui-l^, Thcodore
■"' riiiterprete, maitre du juste Nestorius. Cet homme remarquable etait du pays
menie de Sijrie, de pres de la ville d'Antioche, fds de princes illustres". Ses
parents etaient des hommes connus, ils etaient paiens et meme mauvais, et
ils le conduisirent, dans leur ignorance, a Tecole des choses impures et
fetides. Durant quinze ans, apres qu'il fut devenu jeune homme. il fut instruit
'" dans la science paienne des livres remplis de futilites. II les etudia en ple-
nitude, s'y instruisit au possible, les medita en suffisance et y apprit Telo-
quence (pYi'-rcop). La pensee lui vint ensuite et le desir naquit dans son coeur
Cesl ce qui a fait croire que ia prOsenle redaction etail faite 0 (fapres riiistoire de Jean (bar Penliaye) 0.
Cf. P. 0., IX, p. 501. Cest ine.xact. Un scribe a seulement voulu d^ma^quer la pierf enliere et rem-
placer « Nestorius « par « Jean (Chrysostome) », autre « docteur grec ».
1. Cest la tradition conimune, cf. P. 0., VIII, 162-163: mais Nestorius semblo dire « qu'il est n6
el quil a grandi a Anlioche », P. 0., IX, 526, cf. p. 517. — 2. Cf. P. 0., IX, 50'i.
292 III. IIISIOIUK
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de s'approclier aussi de ri*]glise, et de mediter sur tous (ses) ecrits et livres.
II y avait on ce lieu un nionastere, k c5te de la ville AWntiochc, 011 il y avait
des honimes adniirables iaisant des prodio-es et des signes. II se leva aussitot
et alla pres d'eux, il leur en indiqua aussi la cause, il les supplia encore,
et il ieur demanda de lui permettre de demeurer pres d'eux. Ils remirent sa
* A (oi. demande a nne annee ' * et n'agreerent pas sa requdte, d'abord fi cause de
ses concitoyens, ensuite pour roprouver. lls repondirent ef dirent au bien-
• c foi. ifi. heureux : « Nous navons pas la oontunu' ' de depasser le uombre auquel
nous sonimes aujourdliui. » Lors(]u'ils virent que (ect homme) comblo dc
grAce n'abandonnait pas son d(5sir, ils le rei^-urent avec grande joie et lui
donnerent Tordination sacerdotale. II denicura la vingt el uii ans, comnn» ou
r^icrit k son sujet, s'instruisant dans tous l(>s livrcs, ot leur faisant des ooin-
luenlaires. I^e penple laauvais et egare des malhcureu.x Maccdoniens loinba
dans renvie; ils disoiit qno le Saint-l-lsprit esl nne or.Witnro-, (inil a (•lo lait
1. ci. /'. II.. i\, iu5. — 1. cr. /'. ((.. i.\, ,>oii.
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et qu'il n'est pas eteniel. Ils causerent un grand tumulte, ils exciterent des
troubles et des controverses contre le peuple chretien et contre les ortho-
doxes fds du lit nuptial. Le saint parti repondit et dit a ce peuple agite :
« Nous avons cliez nous un pretre qui discutera avec nous. » Alors les fds de
Terreur s"ecrierent : « Nous n'admettons pas en justice que celui qui possede
le degre du sacerdoce dispute avec les Peres. » Cette nuit nieme, les
liommes probes se leverent et firent de ce chef des docteurs un cveque, chef
des pretres, contre les Macedoniens. Au matin de ce jour, ils lc firent
asseoir sur un siege eleve et il disputa contre ce dogme (cfoyjJ.«) impnr des
Mamloniens. II combatlit vaillamment avec eux et il les vainquit promptement;
il les fit bientot rougir et ils s'enfuyaient vaincus'. Les Peres reflechirent et
donnerent un troupeau a notre pere, a savoir la viile de Mopsueste qui etait
pleine de toute erreur. Lorsque Theodove arriva ' a Mopsuestc, il vit que toute
1. Voii- lc rcsuine do cellc dispule, /'. (I., IX, (iiij a liUT.
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50 r".
25)4
H fol. 89.
III. IIISTOIIIK
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cette Ibulc (oy>.o?) absohiment (aTC^Xw;) houorait \v denion crucl Mopsiis'. A'otre
1! f.u. 8'.». pere eut*la pensee dc ramener toute Ui ville de cette grande erreur ii la verit6
de la foi. Alors tous curent la pensco et dirent : « Levons-nous en liatc,
avant qu'il ne nous fasso honorer la croix, pour hii faire adorer lc demon
Mopsus. » Et 1(> pcuple rehelle prit riniagc du nuilfaisant J/o/wim et il aUa a cotc :.
de Tautel cl il lc cacha dans Ic nuir dc rautel. Lorsque notrc pore glorieux
entrait dans Teglise de MoitsHeslc pour se proslerncr devant h\ croix vivantc.
il vit que la muraille se feudait. Et la petite idolo en sortit ct elle tomba
devant Ic bienlieurcux. Los soldats de Satan fureul saisis de crainte, apr^s
qu'ils eurent vu co prodige. Coux qui avaioiit fait ccttc action vinrent ct con- lo
fcss6rent cette folie; ils dcpouillcront toute inqiurelo et rc\,Mircnt !e signo dii
baptomc.
II y avait dans ccttc ville uii juif clicf do la synagoguc; quand il Nit oo
prodige, il s^approoha dc la loi -'. II admirail sa doctrine ot il lui douuiuda
I. Cf. /'. I).. I.\, :,IIS. - •2. Iliitl.
11851
2. — IIYMN'K
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X fo[.
50 V".
instamment de le baptiser ; ct notre pere le fit un peii attendre et il lui dit
ces paroles : « Lorsque je te verrai ferme, je te baptiserai, je te ferai entrer
a reglise et je te ferai participer aux mysteres. » Et tous les jours il venait
pres de lui et il sc complaisait a Ic voir; il admirait sa science et il etait
enflamme de son amour. Apres quelques jours, Theodore attendit qu'il vint
et il ne vint pas ; il en lit demander ' la cause et il apprit que la mort Tavait
enleve. Ce juste excellent fut rempli d'une amere douleur, a cause de la mort
de cet Iiomme, et il s'informa de son tombeau. II appela le pretre etil lui dit :
« * Le Christ me reclamera cet homme au jour de sa venue, parce qu'il me Fa * c loi. i
demande et que je ne Tai pas baptise. » Et il se leva avec Tarchidiacre, et
ils allerent tous deux pres du tombeau, en ne prenant avec eux que de Teau
simple, et les (saints) mysteres et Fhuile dans leurs mains. Le juste fit une
priere et le sepulchre s'ouvrit a cette heure, et le mort en sortit au bout de
trois jours. Et apres qu'il Teut ressuscite, il prit Thuile sainte et il le signa,
29«
* A fol.
51 r".
III IIISTDIIU-; l)K iXESTOHUIS. [186]
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1. |l|L B. — 2. >^ AC. — ;). ol A. — 4. (I. ^ <^J) f^<4, 15- — 5. U-^:»»!^ U. — 6. Les Irois vers
precedents sont ciles cn niarge du ms. de Kalila el I>inin;( de M=' Oiallin, cl. Ikttie ile iOrienl chri-
lien, I. XVI (lUlD. p. 2(i3. — 7. I! add. et eradit <»a.
IM
• \ fol.
:.l r.
il sanctiiia encofe l'eau et il le baptisa'; il le fit participer aux mysteres
adorables. Alors le saint lui demauda : « Que desires-tu, 6 homme? Ou de
reposer ioi ou de revenir au monde de fatigue? » L'(homme) etonnant repondit
et dit : « 11 me plait de demeurer ici. » Et ensuite il Tembrassa et lui donna
la paix, et il ensevelit ce baptise (et) signe. O homme prodigieux! 6 thau-
maturge! Oue ta priere soit, pour les Eglises, un mnr a tout heure.
Nous avons raconte cela en peu de mot& et nous lavons et»nsigne en
quelques lignes, d'apres Ihistoire de riiomme prodigieux, interprt>te du
Nouveau et de TAncien (Tcstament). Cest le precepteur de Mar yestorius, son
maitre, son sophiste, son instructeur, son pedagoguc et si>n ehel". (Nestorius)
etait diacre de reglise de la eelebre ville dWntiorhc'- ; il abondait en toutes
connaissances et il etait rempli de toutes seiences. A cette epoque nu>urait le
second catholique * (apr^s) Mar Jrdii le bienheureux, qui avait ete chasso de
1. I.rs plua^es suivantes manqncnt /'. (>., l.\, :m>, Miui> lla;urent d.ms l,i l.r^rntle de .Vcs/uWh.s,
lleftie deiOrienl chrelien, 1, XV (lliln), |i. Is. — •.'. Cf, /'. O.. 1\, .".'S,
IS7J 2. — llYMNh
.)ihy — JLiO )t-^-^ v°<? 0*~=»4
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son siege. r/fcof/o.ve /c J(M<Me eiitendit la renommee de cet homme excellent; il
lui envoya un courrier et le fit venir avec grand honneur. Comme il etait en
route, il approcha de la ville de son maitre (Theodore), il y entra, fut beni
par lui et demeura deux jours pres de lui. Lorsqu'il se mit en route pour le
j quitter, Thoodore sortit avec lui jusqu'au martyrium (de sainte Thecle), il
l'accompagna, Tembrassa et lui dit adieu selon sa coutume. lls entrerent au
martyrium de sainte ThhcJe, et la il lui tint (ce) discours : « Je sais que la
douleur t'atteindra de la part des mechants, fils de riniquite; je sais en eflet
qu'aucun mortel n'est aussi zele que toi, et il t'arrivera du mal de la part dcs
i^ hommes fils de perdition. Mais sois vigilant en ton esprit et en ton Ame et
en ton intelligence ; modere un peu ton zele * eontre la personne (TCpddioiuov) dc • p, loi. yo.
ton ennemi'. » Apres les nombreuses recommandations qu'il lui fit, il se mit
en route et il arriva et parvint avec joie a la ville de Bijzance. Et des que le
1. Cr. /'. ()., IX, .51',) cl Lrgende tle iyesluriiis, lar. eil., p. l'j.
298 III. -^ IIISTOIUK l)K NKSTOmHS. [188]
1 f "^
•••'>" - '1'^ -; ^oio^'^^ OuLs/o .>mi » — ODjjfr^JS. o< m «.-3/
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•:*)1)_JL^ Ot^^CI n\ OOO! OJLO .)U Z i.o )N^ yt_o_io
juste y arriva, — aussi vite que reclair, — il fut nomme catliolique, sur
rordre porte par Tempereur. D6s que sainl .Mar ye.sloriits fut nomme patriar-
ehe, ii persuada Tltcinlose et fit revenir les os de Jean'. Le jour suivanl, il
monta pour faire lallocution et s'assit sur le grand [i^[Jia. L'homme juste
parla ainsi : « Donue-moi, n gloricux empereur, ton royaume debarrasse des .i
odieux heretiques (alpET;i<.oi), et je te donnerai le royaume du ciel. Toi eertes,
• A foi. donne-moi pouvoir * sur les heretiques, avec puissance, et je te soumettrai
'' ^ ies Perscs, pour qu'ils te servent en tout tcmps'-. » Le einquieme jour il
ordonna el lit mcttie le feu aux eglises des Ariminites (Ariens), et, dans cet .
ineendie, de nombreuses maisons perirent. Saint Mar Neslorius supprima i.i
c. foi. 18. aussi, k Constantinople, le eirque (x-pxo;), et le theAtre de toute * heresie (xipsdsj).
A eause de la suppression Ar la danse et dn the;\tre, et de rineeiulie des
maisons et des eglises, ils coiieevaient de la liaiin' eonti-e lui. Kt paree qu'iU
I. cii. /'. (I.. ix.riti-j. - 2. cf. /'. (>.. i\. .v.'i.
[189]
HYMNE DR SLIBA.
290
10
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1. 0001 0V3 0. — 2. ,oovLj.oo H. — .!. .ax=Na*J-bo» H. _ ',. H oni. i-
le detestaient beaucoup, ils jetaient leurs biens dans la mer ' ct quand on leur
deniandait pourquoi ils le laisaient, ils disaient que c'etait a cause de Nes-
torins. Tandis que ceux-la le haissaient et ne voulaient pas le regarder,
rempereur lui etait attache et raffectionnait et il Thonorait bien davantage.
Lorsque le seditieux Cijrillc\i\. ramener les os de saint Jeaii (Ghrysostome)
qui avait ete douloureusement chasse par le mechant Theophilc -, il fut frappe
d'une amere jalousie (comme un) chien immonde et enrage, et il commenga
k corrompre toutes les homelies et (tous) les 6crits que rexcellent (Nestorius)
avait composes. II etait surtout rempli d'envie et de haine k cause de la place
10 de Byzaiice la grande, et parce que (Nestorius) etait honore par la cour.
Partout m'i cet homme impur voyait « Dieu et rhomme » en une seule
locution, il enlevait le nom de Dieu Tres-Haut et il ecrivait rhomme simple '.
1. II laul peut-6tre entendre u qu'ils envoyaienl leurs biens par mer » dans d'autres pays. Autre
version dans P. 0., IX, 523. — -2. Cf. P. 0.. IX, 562. —3. Cf. P. 0., IX. 538-539. — n (Cyrille) se mit a
fausser les 6crits et les homelies que le bienheureux avait fails : partout ou il trouvait, dans son ensei-
gnement, « Dieu et homme », il enlevait le mot « Dieu » et il mettait le mot « homme », afin de pou-
voir par la Taccuser d'avoir les memes idees que Paul de Samosate; il ecrivit une lettre k C^lestin,
6v6que de Rome, et il lui envoya les homelies qu'il avait fauss6es, en disant : Nestorius afnrme que
Notre-Seigneur le Clirist esl un hojnme ordinaire », cf. Ltgende de XeslorLus, loc. cil., p. 19-20.
300
III.
iiisroiKi'.
' A fol.
52 1".
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• .V fol.
52 r".
VA il cnvo3'a des dons et des presents u l'evt'que Celestin, et il obseurcit
son espiit par fraude, afin qu'il se fit son aidc. II lui envoya aussi des lettro.s
et des ecrits pcrnicieux, (pic lui-meme — rempli de rage — avait corrom-
pus. ct qui avaient ete faits par le chef de la saintete. Le trompeur fit savoir
a Crlc.stiii ' de Kome que (Nestorius) confessait, dans le Christ Seigneur, uu
homme simple et ordinaire. Et Cclestin, corrompu, envoya aussitot uue lettre
k notre pere : « .lapprends que tu penses, au sujet du Christ un, commo
(pensait) Paul le maudit. Tu confesses comme Piuil tlc Saniosdtr. Uovicns sans
tardor, sinon, lc di.viome jour, jo te rctrauchcrai dc rKglise'. »
Lorsque nutre pore lut hi lettrc, il comprit aussitot (jue Cyrilk', dans sa
folie, avait excit(5 ce troui)lc. 11 fit aussit6t savoir a rempereur : a Voici que
Cyrillv, ploin dc perfidie, et Celestin, ont formd le projet dc nie chasser
d'ici. Maintenant, sans altendro, convoque ceux du parli i\c Cijrille; quo
Ton ('■ludie nos donx parolos ot (iiu' Toii rojollc coliii ([111 sora rooonnu
10
I. i;i. /'. 11., 1.\,5:1S>.
10
[191] 2. — flYMXR DE
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SLIBA. 301
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coupable. » Tltrodose, rinJoleiit, dit qu'un concile n'etait pas necessaire :
« Je chasserai moi-menie It; Romain, et jc mettrai fin a son pouvoir. » Notre
hienheureux pere repondit et il dit aussi a ['empereur : « Je ne ferai pas cela,
si ce n'est dans un juste jugement. »
(L'empereur) ordouna de reunir un concile, et que tous vinssent a Ephese,
pres des ossements du Theologien (6soXoyo;), de Jeaii Tapotre (aTCOTToT^o?). F]t
l'empereur ordonna que Mar Jean le juste, (eveque) dWiitioche, seraitlejuge
et Candidiainis le moderateur. Mar iSestorins (y) vint et le chien CijriUe (y)
arriva, en amenant avec lui toute une foule {o-/}.oc,), semblable a celle qui
10 vint contre le juste (touuTo';). Cetait alors le mauvais temps, et Jean (en) etait
retarde et, comme il etait pres de venir, * il le leur fit savoir '. II leur ecrivit :
« A cause de la rigueur du temps, * j'ai ete retarde; mais voici que je suis
proche et je me joins aussitot a vous. » Lorsque le malheureux Cyrille apprit
que le juge approchait de maniere ineluctable — il apparut par revenement
11 IVil. 'Jl.
♦ A fol.
5-2 \".
1. Cf. P. 0., IX, 543.
302
(' fMl, Ul.
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111. — HISTOIRR DH NRSTOIllUS. [192]
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1. Oiii. AC. — :;. tJo »a-l.l./, l>,. _ ;',. ow vO^mHo U. — 'i. .- i^ C. — .">. I>- U. — «. ^»'©/ B.
qiril portait uniqucment (a7r>.wc) envie ii Mar yestoriu.s — il alla trouver
* c fui. i'.i. Mciiwaii {Amiioii) * et le coiivainquit en lui donnant de Tor. II lui obeit, et ils
commencerent par deposer saint Npstorius. Lorsque les juges — Jean et
Caiulidiaiius — arriverent ', ils viriMil qu'ou avait transgresse les ordres, et —
en liommes pleins de zele — ils furent irrites. Tous lurent d'avis d'une :.
suppression", et ils frapp^rent de dcpositioii et d'anath6me rimpur Cyrillc
et rinjuste Meiiiuon {Amiion).
Et Theudose apprit que cette sedition ((rfxai;) avait eu lieu et il dit :
« Envoyons un homme pacifique, qui les apaise et les persuade. » Or il y
avait un tribun {tribunus), ennemi du juste ISestorius, qui dit : « J'y irai, et jc lo
les paciiierai dans ramitie \ » Lorsquc celui-ci, prive de charit^, sen alla,
il fit courir le bruit, i\ Epliese, que Nestorius, le grand pr(!'tre, avait etti
depos6 de tout c6t6. Lorsque les gens de Canilidianus le virent, ils lircnt
oonnaitro i\ rempereur ce qu'avaienl fait ces maudits, contro Sestorius ot sos
1. Cf. /', O , l.\, .-.'i',t — -1. Llll.
ubscissio >i.
:t. Cf. /'. ()., I\,
[193] 2. — HYMNE DE SLIBA. 303
♦ ).-^a_sl yooui»^ joij 6o«; .)JLa* ol^ ^ ^ V°i)j;
.)— ifw> ^oy 't .. oocL^o .)jpod„.^ sjii ^ioo soNm
♦ ) ly ../ jlS^o ^JLla^ .) ijJIs y\/.i ^«.^oi y >oo
.\^^ ]Lil^ ^o .) iof ^^a_i5 s^^io
♦ ) «^^ yo \ \ i» yflin 'tt I jJt .) »' ^o \o °) MiY -> ,^_iio
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♦) ^Liso ^ivL ^>i/ .)_^V-i^^ ^K^iJLi» * «oi
.).la^ ).JL5»Je^ looi K.doi^ .) — * °> i' -> K °>i^>o ^; );oi
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♦ oiv^t^ ^j)-'; ^o*.n,a,«.J; y^\ .oi^ sfn/°>v»o ^'i^vt^ ioA o£o
A ful.
53 l".
53 r».
autres compagnons. Et Tempereur illustre envoya une lettre scellee de sou
nom, pour que sept de chaque parti vinssent et pour quil fut lui-meme le
reviseur de leur jugement'. Cyrille, chef des audacieux, monta" avec ses
mauvais compagnons, et de notre parti, des justes, Jcaii avec six autres. Le
i* malheureux Cijrille courut, et cntra le premier dans la ville, et il fit des
presents aux gens du palais pour ne pas laisser entrer les elus. La soeur de
rempereur victorieux, * Tinsensee Pulcheric, seconde Jcz-abel et Atlialie, ♦ a foi.
preta la main a cette folie. Cette (femme) a Tftme impure avait donne un
vetement k Tautel, pour y consacrer rEucharistie, et le saint Tavait enleve
lu et jete. Elle avait une image peinte i Tinterieur de reglise a la maniere
d'uneidole, et le juste illustre Tavait fait recouvrir toute entiere de couleur
noire ^. Et lorsque le martyr vit que Piilclierie le haissait et le calomniait, il
ecrivit k Tempereur et il lui demanda de le laisser aller k son monastere '.
Candidianiis, promptement, fit connaitre ^i Tempereur la sedition que
1. Cf. P. 0., IX, 554, 563. — 2. CyriUe, comrae Nestorius, resta a Ephdse — 3. Cf. P. 0., IX, 565. —
4. Cf. P. 0., IX, 555.
PATR. On. — T. XIII. — F. 2. 20
304 III. - IIISTOIUK Dli NESTORIUS
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Ctjrille avait machinee en secret dans ce concile contre yestoriits. 11 fut en-
flamnie de colere et de courroux et fut rempli de z^le, et il ordonna que
(rhonime k Tesprit) plein de contention fiit rejete jusqu'aux confins de la
creation. Tandis qu'il confirmait la lettre {sacra) par sa signature et par son ,
nom, suivant Tusage, pour que rabominable Ci/rille fiU rejete, la lettre de ^i-
rhomme modeste lui arriva. Lorsque Tempereur lut la lettre, il soulTrit
douleur et angoisse, il dechira le papier avec colere et il brisa la plume ot
rencrier. Et rerapereur dit : « Je lui ai assure d'abord et lui ai dit quun
concile ne luietait pas nocessaire; et il n'a pas ecout6 ma voix et ne la pas
suivie. Et maintcnant que je veux venger sa cause et perdre compl^temenl lo
celui qui le couvre de honte, voil^ que de sa volonte il lc refuse ! qu'il aille oii
il demande (dallor)! » L'empcreur ordonna do donner avec honneur & notro
p6re uno bctc de somme avec une liti6re (>-sht:x'.ov) et un courrior pour aller
honoraitlomcnt ii son monaslore'.
U demeura quatre ans au monastdro. Commo les habitants dAntiwhe U
1. Cl. /'. O., I.\, 558 Gt 563, uote 1.
195]
10
2. — HYMNE DE SLIBA
305
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1. wjj-i «X ^■\ISj ;ftf>a AC. — i. W-"''' AC, 3.
6. Lacune d'un feuillot dans C.
2 •
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|.;^aSo A. — 4. ouo.»io A. — 5. >*«»o/» A.
A fol.
53 V
♦ B f(jl. 92.
10
A fol.
53 V».
recoutaieiit, et qu'ils sortaient tous les jours pres de lui, pour se delecter
de son enseignement, * Jean fut pouss^ par la colere et fit dire k la cour
imperialc : « Pour qu'il n'y ait pas deux hommes pour unc femme, com-
mande de me donner une (autre) place '. » Alors Tempereur, k la demande de
5 Pulchcrie, porta un decret, et ils jeterent lc juste paisible au desert aride de
rOasis. Cest sur le conseil de cette Pulchrrie insensee, seconde Jezabel, que
ce second Elie - fut jete en exil (s^opta). Gomme le juste lui-meme en temoi-
gne : « Nous habitons dans un pays ardu, avec les fds de Cham, peuple
oppresseur, qui n'a pas Torgane de Todorat '. »
Et lorsque le maudit Cyrillc — membre retranche (de TEglise, et) odieux
— vit que * le zele Nestorius avait ete jete au desert et qu'il n'avait soufFert *Bfoi. o;
aucun mal, il envoya un philosophe et lui donna de Fargent en rccompense ".
Cet inseuse vinl et rinjuria et lui dit avec audace : « Tu es le chion Nestorius,
chef de toutes les heresies (aipecei?); c'est toi qui as excite toute sedition
1. Cf. P. 0., IX, 566. — 2. Cf. Jouin. as., X» serie, t. X (1907), p. 173 (d'apres Jean bar Penkaje).
— 3. C'est-a-dire : « peuple qui n'a pas de nez ii. — 4. Cf. P, 0., IX, 579.
lu
30C 111. — IIISTOIUK 1)1-: NKSTOHIUS. [196]
•^•| -\ ■■ ^ ..... 1 I ).^paJL3 .', 9lJi Ol, VI >«, -> ) SN *);
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.^ooiiui)^, )iiio: '\2cLi .y^oi :^ v-^/ )i/ )-i<^
.>VQ l/ ^ijij )<5o. vii_»0 .^Q l/ ^^/ )i-f O^ 15
1. H.n"i«;fivi in iiKiig. B. — 2, l»^ B. — 3. Iioio A. — '-i. ^ A. — 5. Lacune d un feuillet dans A. —
6. .aiv- .3. Mss.
(cTKot;) dans le rojaunn' tle Thcoduse. » ISestorius repondit et dit : « Tu as
bicn fait en verite de m'appeler cliien, parce que le cliien flatte ce qui est k
son maitre et jappe en hurlant contre Tetrauger. Selon la coniparaison que
tu as faite, j'imite le cliien, parce que jc cherche a plaire ti mon maitre
et je jappe contre CyriHe. » Et lorsque le furieux Cyritle vit que son messager 5
revenait avec honte, il fit venir du desert quatro cents honnnes, A prix
d'argent. 11 leur donna unc grande recompense, et il leur envoya des pi^ccs
d'argent pour les moines et pour leur directeur, et il leur comuuiuda ot leur
dit : « Si vous tuez JSestorius, le Seigneur agr(5era votre peine plus que vos
jcvlnes, vos veilles ct vos ollVandes. » Quand ils alltirent et parvinrent h son 10
monastere, ils rappelerent et IVappereiit k sa porte; il sortil pros deux ot ils
parloront aveo lui; ils rintorrogorent s\n ^iestorius. « II va venir «, leurdit-il,
quaiiil il apprit la cause de loiir vciuio ' ; il les lit entror dans lo monast^ro
ct il commcnga k Ics inslruire. II lour tlit la duolrinc sur la naturo ilo la
I. Cf. /'. 0., IX, 5S0.
[197]
10
15
2. — IIYMNE
♦jlfoi JL_io ooi i_io/» .^/
9 •? y
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.)K-_iou^ ^Q-j/ vou^/o
♦ )la a^K^ P^f^
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♦ vQ 3L.J»t-A>^J *l'^^» »®/o
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1. B (pr. m.) : ^f^l*» (in maig. asa-i».»).
DE SLIBA. 307
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5, ^. ?i|»!'
...L.3^ Ot^i-^k ^j yxQ^
.opoaa ^^ ^«\oi ax^MJi fSo
divinite qui n'admet pas la soulTrance comme Ta dit cet homme (Cyrille)
litigieux. II les fit mettre en prieres; il fit faire aux moines des inclinations, et
de ferventes adorations avec continuite. Quand ils eurent termine rofTice,
ils lui demand^rent pourquoi (Nestorius) n'etait pas venu et le fils de la jus-
5 tice ieur repondit : « Voila qu'il vient avec promptitude. » II ouvrit sa bouche
pleine de grace — lui qui etait une mer de doctrine — et il expliqua rin-
carnation du Sauveur de toutes les creatures, tandis que tous le regardaient,
se complaisaient en sa vue, admiraient son enseignement et etaient confirm^s
dans sa doctrine. Ils se lev^rent et dirent en prieres une autre section (des
in psaumes), il les fatigua de genuflexions ' et, quand ils eurent termine, le
juste leur dit : <r Cest moi Nestorius; c'est moi quc vous cherchez et que vous
6tes vemis pour mettre h mort. Faites maintenant votre volonte et le desir de
celui qui vous a envoyes. » Lorsqu'iIs entendirent cela de sa bouche, tous se
prosternerent et Tadorerent; ils rimploraient avec larmes et ils lui criaient :
1. Lire Po»^ ou l^<o»::^, P. 0., IX, 580, ligne
308 III.
♦o» \ Oooi > ^V o ^^ |m«
C fol. 20.
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HISTOIRF. DE NKSTORUS. [198]
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1. G recommence ici.
♦ C fol. W,
« Aie pitie de nous! » Et toute oette foule cria a haute voix, prosternee
devant le saint : « Nous sommes d^s maintenant conlirmes dans la foi sans
tache. Et pour que tu saches que nous sommes confirmes dans ta foi, toi avec
nous, consacre-nous les mysteres, le pain et lo vin, et communie-nous avec
eux. » Notre pere se leva aussitot, il consacra ct lour donna hi communion; :.
ils la re^urent avec purote d'esprit et ils quitlcrent le saint. 11 appela le chor
de cetto troupe et il le retint une heure aupres de lui, ' il lui lit des recom-
mandations au sujet de nombreuses choses et il lui dit en prophtitie : « Voila
maintenant que tu pars ot que tu vas arriver au lleuvc; tu verras quo tes
compagnons Tont traverse et tu resteras seul; et aussitot une barque so lo
detachera de ce c6t6 et viendra pri>3 de toi ot elle te fera traverser lo ileuve
des eaux sans secours liumain. » Quand il eut parl6 avec lui ot lui out fait
de nombreuses recommandalions, qu'il Teut premuni contre toute anivrc
mauvaise, il le bt5nit et Tenvoya pr6s de sos compagnons. Et quand co
directour, chef de monasti^re, partit et arriva au flouvo, il vit quo la troupo li
[190J
10
2. — HYMNK
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DR SLIBA. 309
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1. loM C. — 2. A recommence ici.
Tavait traverse et que la barque etait attachee pres creux. Et aussitdt la
barque se detacha, et elle vint pres de lui avec rapidite et elle le fit passer
en un clin d'oeil, comme le pape (patriarche) Tavait prophetise. Et ils retour-
n^rent avec joie a leur monastere, confirmes dans la foi ; eux qui etaient
5 venus comme des loups, retournerent changes eu brebis et en agneaux.
II arriva qu'a cette epoque des barbares, avec leur roi tjran, vinrent faire
un butin innombrable et emmenerent aussi le bienheureux '. Et ils allaient
dans un desert aride ou il n'y avait pas de pluie ni d'eau ; ils furent saisis par
la soif et tomberent tous, les pillards * et les captifs. On fit savoir au roi*Bfoi. 93
miserable qu'il j avait parmi ses captifs un elu qui honorait le Dieu vivant
et dont la priere etait aussitot exaucee. Et le roi appela le saint et il lui dit :
« L6ve-toi et demande pour nous maintenant, a ton maitre qui aime les
hommes, d'apaiser nos souffrances. » Le bienheureux repondit et lui dit :
« Si tu me demandes de prier, sois misericordieux pour tes prisonniers
15 et tu trouveras les misericordes et la grAce. » Le roi impur repondit et dit au
10
♦ A fol.
54 r°.
1. Cf. P. 0., IX, 584.
310 111. — IIISTOIRE DE NESTORIUS. [200]
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1. vp» wi^ B. — 2. ^^'\ B. — 3. Us"» B. — 4. .«Ott^ G.
juste cheri : « Je remets entre tes mains tout ce peuplo que j'ai fait captif. »
Rnsuite notre pere glorieux pria, et aussitot jaillit subitement un graml
ileuve deau, et les captifs et leurs maitres reposerent.
II arriva encore, un jour, qu'un catliolique (chef) voyageant par mer
approclia aussi de la region ou etait cet homme excellent ' . Comme il etait
dans le navire, il s'eleva un vent violent et le navire commenQa i\ etre en-
dommage : aussitdt ils le tirt^rent sur la terre ferme avec vigueur. Cet
homme illustre sortit du navire ct marcha comme pour se distraire; il arriva
(ainsi) i^i la domeure de Mar yestoriiis le Voyant. II frappa A la porte. Nes-
torius se leva, lui ouvrit, le (it entrer dans sa petite demeure, et coinmenfa A
parler avec lui et k rinterrogor. 11 rinterrogea sur rempire et sur la paix
des P6res et sur la tranquillitd des Eglises et sur les ordres du sacerdoce. Et
ce catIioli(pie lui rtipondit ; « Di^puis quo lo perturbatour Nestorius a tHi^
1. Cf. P. (>., IX, r.si.
10
15
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15
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[201] 2. — HYMNE DE SLIBA
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1. !-•»= B (en marge au crayon). — 2. .«»^^,5x13»/ A.
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3. I001 B.
» A fol.
54 V.
chasse au desert (epYifAO?), le clerge se trouve en paix. » 0 (rhomme) k
Tesprit humblel son zb\e ne s'eveilla pas, ses pensees ne furent pas troublees
et la colere ne monta pas dans son ccBur. Mais il lui repondit avec joie : « Beni
soit le Seigneur Clirist, puisque, par la perte de ce perturbateur, il y a
5 eu paix et repos pour les eglises. » Alors il le fit asseoir pres de lui, et il
commenga k parler avec lui et il expliqua la venue de Notre-Seigneur et son
economie. *Le Chrysostome (^pucocTojxo?) ouvrit la bouche et lui expliquale (Nou-
veau) Testament (^ta67iV/i), depuis rannonciation de Tarchange jusqu'^ Constan-
tin. II lui raconta successivement : la prise (du corps), runion, la naissance,
10 le bapteme, les apotres et revangelisation. II lui dit combien il etait odieux,
et quel mal insense, indigne et inconvenant c'etait, de porter la soufTrance
sur la nature divine'. Le saint lui dit combien il etait impudent et mauvais
qu'un homme os^t rapporter a la nature impassiblc les accidents et la souf-
1. Cf. P. 0., IX, 582 : « la nature de la divinitiJ est au-dessus de la souffrance ». D'apr6s Barhadbe-
sabba et Sliba, Nestorius combattait les monophysites.
A ♦ fol.
54 V.
• C liil. 21.
312 III. - IIISTOIRE DE NESTOHIUS. f202J
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♦ A fcil.
55 1».
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.si:^» oofco *^fi)-» )^V^/o .vi^ vao-3Ji «V^ o/; )ooi )iLoo
•>sji.^ K f> ^t; ^/ WL^ lOOIIi i; .>1. \ t Vt ^; vfiOo)lio^
1. ^ovao C. — 2. «•►•o A. — 3. I_.»^mo B. — 'i. ^i*\^ A.
france. Apr6s ravoir entendu, le catholi(|uc ailinira sa science ; ensuite il se
leva, rembrassa et lui sonliaita la paix, puis il alla vers ses compaguons. II
♦ c foi. 21. leur dit : « Notre emljarras n'a pas ete inutile, car * j'ai vu aujourdhui un
homme excellcnt, dont Tesprit est brillant comme r^ciair. II m"a fait entendre
aujourd'hui des paroles qui font mon admiration et que je iravais entendues 5
d'aucun autre, sinon de Simon bar-Jona. » Ceux qui etaient li\ lui dirent :
« Si tu le connaissais, ou si nous te r^velions son nora, tu t'^carterais sans
doute de lui. » II leur repondit et dit : « Quiconqne a honte de lui, rcnie
Jesus-Christ et est destine i la Gelifune. » Kt tous ceux qui montaicnt le
navire repondirent ^ ce pape (patriarche) : « Cest le pur Nestorius, qui a 10
6te chass6 daus ce d6sert. » Quand il entendit et comprit, il couvrit aussitdt
sa t^te de cendre; il alla et courut pr^s du juste; il se prosterna et tomba h
ses picds. Et il criait: « O Seiguour, pardonne-moi I dcris-moi une lettre pour
55 r. lionitlirc (\no j'ai oxpulsi'', ' aliu qu'il mo pardouno coinino tu iu'as pardouno. »
[203]
2. HYMNE DE SLIBA.
313
♦ 1—^1303; j.:^ ^fo ^
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- >- sAO_auA sfiOojJL^o; v^V^
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1. |h<oo1. AC. — 2. C : vao^Sc» et (en niarge) ^'\^^ ol. — 3. On lit en marge ilu nianuscrit C :
t^Vl.» U»'«^ 1^^^^ ''^'' nP**^ \^^tB ww;»/ ^;^ <r'^ '^° ^^'* ^? '^^^ l'^'- 'f^*" l' parait s'agir
des Irois strophes suivantes qui sont encadr6es entre des points supplementaires. — 4. Ij»»» AC. —
5. ^o^ B.
Le prophete lui repondit et lui dit : « Tu n'as pas besoin de lettre, car
tu ne le trouveras pas vivant avant le jour de sa sepulture. » II le pressa
et il lui ecrivit une lettre, et il lui dit en prophetie : « Tu iras k la ville,
et tu verras qu'ils emportent un mort; demande-lui le pardon et dis-Iui
5 encore que, dans une heure, moi aussi je le precederai. » Aussitot celui-ci,
sans retard, abandonna rafTaire pour laquelle * il etait envoye, il monta ♦ g foi. 91.
un cheval de courrier et se rendit aussitot a ce pays. Quand le patriarche
arriva au pays de Marcianopolis, il vit Dorothee au cercueil, comme Nestorius
le lui avait dit'. Aussitot notre pere beni donna ordre de deposer ce mort
w venere, il se jeta sur sa poitrine et pleura et il Timplora avec humilite :
« Mar Dorothee, pardonne-moi, comme ton ami m'a aussi pardonne ; et
il a dit : Voil^ que je vais devant toi au pays que j'ai aime pour moi. »
Ensuite le juste excellent donna ordre de construire un superbe tombeau
1. On lit en marge du nis. C : « Lcs trois strophes a partir d'ici et a la suile ont et6 faites par
Rabban ^/(roAom de Seleucie. El voici que nous mettons trois croix pour distinguer ces strophes. »
♦ A fol.
55 V.
314 III. - lliSTOIRR
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DR NESTORIUS.
[204]
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* A fol.
55 V.
(y)^«-)C(7oxo[ji.ov), ils y placerent ce corps pur et ils rensevelirent avec honneur.
Un jour que (Nestorius) etait en prieres', ses levres s'arreterent et son
visage elait trouble et ses prunclles laissaient couler des larmes. Ses
disciples lui deniand6rent : « Pourquoi ce trouble ti cette heure? » Et il repon-
dit : « J'ai apj)ris par revelation que le blasphemateur Cyrille est mort. »
Ses disciples 6crivirent rheure, et (lorsque) des courriers pass6rent en cet
endroit, ils les interrog^rent i ce sujet et tout s'etait ainsi passe en verite.
Et, comme le saiut h Tesprit pur, *qui le vovait et le savait, Tavait montri^
et indique, il (juitta ce monJe unc heure avant Dorotlice'-. II lo quitta et allu
vers son maltre, tandis que Ics gouttes de sa sueur coulaient encore i\ cause
de ses elTorts et de son eontinuel combat. // conibattit le hon comhat (iywv);
»7 termina sa course avec justice, il conseroa bien sa foi et il requt la couronne ile
sa victoire^. Cest la mer des sagesses et roc6an de toutes les sciences, qui a
6leve ressence de la nature (divine) au-dessus dessoufTranccs ot des atteintos.
10
1. Cf. P. ()., IX, 685 — 2. Cf. n. (>.. IX, 583. — 3. Cf. II Tim., iv, 7.
[205] 2. — HYMNE DE SLIBA. 315
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♦)( n °> )lio f>\ K •> <r »0 .);( >\ ■ -^l A . X ^ 1^^^
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*:')£s -^i— =^! Ir-^ '^o > t; .)l^i)-^ w.oi^ ^jk y^»^^
* G fol. 2-2.
Bienheureux es-tu, o saint pere, qui as vaincu dans la dispute toute cette
foule mauvaise des partisans du magicien Cyrillc. Bienheureux es-tu, 6 grand
parmi les atliletes (iGV/iT-fl?) et illustre parmi les lutteurs (aYojvtuT-/)'?) , qui as
comhattu avec les archontes (?), (avec) Cyrille et ses maudits compagnons.
5 Bienheureux es-tu, colonne de lumiere ; comme de Tor * pur et eprouve, tu as * cfoi. 22.
scrute et examine la verite, et tu as vaincu le furieux CijriUe. Bienheureux
es-tu, notre illustre pere, qui as supporte, k Texemple de l'ap6tre Paul, les
persecutions et Topprobre, de la part de ce peuplc rebelle. Bienheureux
es-tu, 6 notre glorieux pere, qui as fait sortir les eaux de la terre aride et
ii^ qui as desaltere un peuple barbare et delivre les captifs. Bienheureux es-tu!
Que tes perfections doivent etre grandes et que tes belles actions doivent
etre etonnantes, pour que tu aies (pu) rachcter les depouilles de tes voisins
aTaide de leau dont tu as abreuve les pillards. Bienheureux le thaumaturge!
bienheureux le revelateur des choses cachees ! Bienheureux seras-tu a la
lo venue de Jesus, seigneur des creatures! Bienheureux seras-tu en ce dernier
jour, lorsque le Seigneur Jesus se manifestera et te placera une belle cou-
' A roi.
5(> r.
316 111. - IIISTOIRK DE NKSTOUIUS. [200]
.) ^V-^ ^&a-iu; s^U \-Jo .\-^i^l )-v>a-^ oou» y «^ ^
♦ |_-^ laaXio yk l;aioo •)— ^j^ jLAjj ^jk ^poo
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<>^ULa2k.^ )-:>a-«,y-\ )oKjlj .^^).^ t^it ^^ ^20 jojo
1. loowj A. — j. ()n liouvo, llgiies 3, 4, .">, qualro vers ile liuit syllabes.
ronne et te fera li^riter le royaume du ciel! I^a priere sera un mur elev^, pour
♦ A foi. tous ceux qui fetent ta memoire et pour lous ceux qui raarchent * sur tes
traces. Que tes defenseurs (cuv/iyosia) trouvent misericorde et que le mallieu-
reux plus que tous qui a compose ton poeme soit juge digne dc pitie, grAce a
tes prieres!
III
CONJURATION DE NESTORIUS CONTRE LES MIGRAINES
INTRODUCTION
Les homnics, a toute epoque, se sont preoccup6s de trouvcr des formules
pour se preserver de divers maux, pour nuirc t\ leurs eunemis et pour se
procurer des bions. Cest robjct de la magic proscrite par les eveques et
poursuivie par cux chez beaucoup d'heretiques, surtout chez ceux qu'ils
nommaient Maiiichcens. II faut distinguer cependant les formules nuisibles
k autrui des simples prieres destinees a ecarter le mal. Les premieres, comme
celles de Beyrout qui permettaient « de commettre n'importe quelle action
criminelle ' », ont disparu de rOrient chretien mais sont peut-etre cncore en
usage chez les Musulmaus'-. Les secondes, fort inoffensives, analogues par
eiidroit k des prieres de rituels, existent encore dans d'assez nombreux manus-
crits syriaques nestoriens ' et ne mettent en cause que la credulite de leurs
d^tenteurs. Tel est le petit manuscrit syriaque n" 347 de Paris (8 cm. sur 6) ''
qui renferme surtout des pricres : le Pater, le commencement de TEvangile
de saint Jean, avec les conjurations (^mv-) ou prieres des Peres, de saint
Georges, de saint Paul, de Mar 'Abdiso', de tous les martyrs, de Mar Saliba,
du prophete Daniel. On y trouve cependant aussi quelques talismans (ijnmvt)
formes de lettres ou de mots qui n'ont pas de sens ^ Au point de vue
graphique, ony trouve quelquefois le F retourne cn usage dans le syro-pales-
tinien et quelques lettres mandeennes. Nous en detachons (fol. 56^ a 59) la
conjuration (formule), au nom de Nestorius, « pour guerir les migraines d,
comme complement aux prodiges qui lui sont pretes ci-dessus.
1. P. 0., I, 58, 02. — i. Cf. Carra de Vaux, Talismans cl conjuralions aral/es, dans Journal asia-
lique. X» serie, t. IX (1907), p. 529-537. — 3. M. H. GoUancz a analyse deux de ces manuscrils
A selcction of Cliarms froni syriac Manuscripfs, dans Actes du XI' congris intcrnational (1897) des
orienfalislcs, (lualrlrnie seclion, Parls, 1898, p. 77-97; II les a 6dit6s depuis : Tke Book of Proteclion.
Un autre manuscrit, ecrit en 1792, cst analyse, partiellement traduit et commonti* par M. F. Maclor,
Formules magiques de VOrient Clireticn, dans Revue de Ihistoire des religions, t. LVIII (1908),
p. 9-33. Deux autres, des ann^es 1779 et 1800, sont conserves a Berlin sous les n" 107 et 345. Tous
sont d'orlglne nestorlenne. — 4. 69 feuillets, ecrit par Gago (*>^%j), du village ArlOn inf(5rieure (l^*t^ ^
|liv.Cwl. ^at»!), en l'unnt'e 2045 des Grecs (1734). — 5. Volr les carriis maglques de la Recne des Eludes
Grecques, t. XX (1907), p. 364. Voir aussi les ^tudes de II. Pognon, Inscripfions mandaites des coupes
de Khouabir, Paris, 1898, et James A. Montgomery, Aramaic incantation Texts from \ippur, Phila-
delphie, 1913.
fol.
♦ fol. 58.
jAocbo/o ))^JL..j> ).^'io )K-«at^. '"^k^oo )otSs ^ ).^«^ «^'jo iia-.» )iV>^
> vy^ [xi ""^^i ) *^ " ■; ^^/ ""^Oo ')lnnV>oft>o )K ."\.o )a.i« )£^^«o
)jV^/ .y^o( );cL> ' ^-'^^«^! ^^^^ ^ y.>o(ciN«« ^oo y^oin V « *> ^ ^^ v0«M>\
'^f^M 0(t_J-3L-30 ) %n. >0; OlV.^O-w^ vOOtA Ijt-flo/ .)_3oV-3; )K 1T, Vf> ^OOi^
^ voa^/ ^'>jJ\^ '^^A^At vOJot^ yoo^ ^-if^/ .vCLae^>A; oiN^pk^ :),a\>o
>..a\ y^^..^^ jlo ''IK^JS,.) U^i UkJ^ )JhOd/ • )oC^ Kju>,JO y»_,^ ^X^yJi
l-^X-^o )-*^t-^ ) » '^ l; )lcL^«-3 ^.i^oi |;cL. ^^i>^^; o« *» ^ yi.->\o(lf
1. |i.^^:=s%, Uii.».»o Ms. La conjuration pr6c6dente, fol. 53-56, est « contre le mauvais cpil ». —
2 l^oaXaaa.0 Ms. — 3. ^ Ms. — 4. ►'O» Ms. — 5. ^o Ms. — 6. u^ Ms. — 7. "»«*f Ms. — 8. Of.
Gollancz, Acles du onziime congres, loc. cil., p. 79. Le nis. oniet lov^- — y. Le ms. porte :
^0)^O l^^.^i V~o^^ ^<u«o.
Autre {conjiiration) dic mal de tete et des yeux et du front.
Par la pricre et par rintercession de Mar Nestorius, saint pretre, qui
demeurait parmi les iles de la mer ' et qui pria et implora Dieu pour la
migraine, et les esprits mauvais ct noirs et pour le mal de tcte, et les
migraines et les rougeurs, et pour tout genre de plaies sur la tete, comme 5
des yeux et des sourcils et des tempes et des dents de celui qui porte ces
lettres; je les lie par le ohar des cherubins; je les lie par le bAton de Moyse
et par la harpe du roi David et par ranneau de Salumon; je les lie par ceux
qui crient nuit ot jour : Suint, saint, .saint cst I>ieu'\ je te lie, esprit de h\
migraine, et il iie test pas possible de t'attaqucr ii h\ ttHe de cehii qui porle la]
1. La letlre a Cosme porte quo Nestorius a 6t6 exil6 « ilans une ile (Jui esl proclie du fleuve le Nil »,
siipra, p. 280. Elle a sans doule iiinuenoij le present tScrit. CVst encoi-e la suerisoii de riivouKlo Loon-
lius, raconlec daiis la lctlre a Cosnio, siipra. p. •J81-:i, qui aura doiuio lidoe d'iinploi'or Neslorius puUV^
les niaux d yeux et, on g^n^ral, pour lous les iiiaux do tiMo. — 'i. i:f. .\poo., iv, 8.
[209] 3. — CONJURATION CONTRR LES MIGRAINES. 319
»o
. - ^l -vt-^; ^oicLjL.f_o voot..^s~3;o ) ..,«..i[ >o; ou^/ V> «V y> t^Iv-^
>&aju« ypo; )*><■•>.. f.A.3 yoou^ \-j'y..£ol )ji.«a.o; )_..oio )v-3o )-3/ yixjus
^ )jL»;o )K.i^; )^^ •JK-.iLa ^..oC^; )^ ,^a^S^o voC^o ypo ).«^a.«L^
^^V^/; ))jL^iOS : ^|cL^ ^^■'^^^ ^ l-^po .).Ji;o^; ).i>*oio )^o \^l )o-^-^
«■-•^ <v ./« wtjL^» fn\i ^...f.:^ ^o/o .u>.so(^).3 ).jLO«a3 'vaSl^ K^ :w>jl2ll^ oi^
K-ab^ )j/ .).JL^t-° °l'^ r^ u>JLJL>>o :K-.'^ )->V^^e^ u^.q.3 .wbJL^i; o(JL^'pov^o
1. ^oov^vs Ms. — 2. Le nianuscril porte ensuite, au fol. 58', douze cercles concentriques, plus ou
moins dislanls, avec des couleurs rougo et jaune et, au cenlre, deux mots en croix : le niol WH ecrll
liorizonlalenient, et un mot qui senible Ui^l, 6cril verticalement. — 3. Le texte suivant figure au fol.
59'', 6cril sur des cerclcs concentriques, comme les texles des coupes de Khouabir 6diles par M. Po-
Snon. L'inscriplion part du centre et tourne en sens inverse du mouvement des aiguilles d'une montre.
_ 'ija^ >».^ Ms. — 5. ^;->a= Ms. — C. Om. Ms.
ces mots', par les prieres des saints prophetes et des apotres et de ma
dame Marie, mere du Glirist, et de tous les saints de Notre-Seigneur. Amen.
Au nom du Pere, du Fils et du Saint-Esprit, je les lie par (Nestorius)
Tami de Nolre-Seigneur Jesus-Christ — Notre Seigneur, notre Dieu et
5 notre roi seigneur de toutes les creatures, seigneur des morts et des
vivants — loin des artifioes astucieux et des pensees mauvaises, en faveur
de celui qui porte ces lettres.
Au nom du Pere, du Fils et du Saint-Esprit. Seigneur, que mes oppresseurs
sont nombreux ! Nomhreux sont ceux qui disent d mon dme : Tu nas pas de
10 secours chez ton Dieu. Mais toi, Sei(/)ieur. tu es mon soutien et ma gloire, et
tii releves ma tete. De ma voi.r. j'ai rrie au Seigneur, et il m'a exauce de sa
1. L'eglise jacobite a connu aussi des incanlations analogues, mais elle les a sans doute proscrites
plus s6verement que n'a pu le faire Teglise nestorienne. Jacques d'Edesse (vii* siecle) condamne les
prfitres « qui disenl des incantations, attachent des liens, font des amulettes et ecrivent des formules
(magiques) pour les innammations et les maux de t6te ». D'apres Jacques, ces prStres ne peuvent pas
6tre « compt(^s parmi les chr6tiens », cf. Les canons et les rfsolnlions canoniqnes de Rabboala, Jean
de Tella, etc. traduits par F. Nau, Paris, 1906, p. 53. On trouve condamn^es en cet endroit, p. 53-60,
beaucoup de ces superstitions, au sujet des sorts, des amuleltcs et des presages, pour chasser la grele
el les criquels aussi bien que les maladies des gens et du b^tail; ceux qui recourent aux"envoutement3
doivent 6tre punis comme les homicides, ibid., p. 55-56; certains recouraient aussi aux menaces
d'anathemes pour se procurer des biens mat^riels, ibid., p. 57-59. Cest sans doule en ce sens qu'il faut
enlendre le te.xte suivant cite dans Oriens CJirisl., Leipzig, t. Vin, p. 256-7 : .Sancti Apostoli dixe-
runt ul svperior populum educet cruce, non anathemale, neve vincial... si aulem ipse analliematizat
et rincit in re injusta, qnaerens ut animam cxplcat cl cx cupidilale humiliandi el subjiciendi {homi-
nes). sit ipse ligatus...
PATR. On. — T. XIII. — F. 2. 21
fol.
320 111. - IIISTOIRE DK NESTORIUS. [210]
"*|,^OLb^J )ts^^^^ '^-..^Oi-. J-JlX^ )_Jl|/ wJLs yOOuS^ .'l»-.b>U/o 'K-aioio
> .«\^ oi^ 1.^01^ l;opo )■*«■•> isLi-M )j3l^^ V-^)fro .^-^J^oi )«cL. ^«^ <h^
.'*> *.^/ .^rSo< )icL.
1. ^SM» M». — 2. Ps. III, !-.">. II manque trois mots au verset 1. — 3. Om. Ms. — 4. l>a^o»» Ms. —
5. On Irouve ensuile « le lien des langues des rois et des ^mirs et des chefs... ».
montagne sainte. Jc nic suis couclie ct jai ilonni ct je me suis eveiUe ' . Et tous
les hommes mauvais donneront des paroles pacifiques k celui qui porte ces
lettres. Le roi" impie, mauvais, rebelle, sera lie envers celui qui porte ces
lettres. Amcn.
1. Ps. III. 1-."). — 2. Ceci peul se rapporler a la suite. niais nous avons pousse jusqu'au nouveau
titre.
1
TABLE DES GITATIONS
(Nuus roiivoyons a la pagiiialioii iiiise entre crochets.)
ANCIEN TESTAMENT
Genese
III, 1 11
— 3 12
— 17 14
XXXVIII, 27 19
Exode
VII, 10-12 35
XXIII, i-2 101
— 3-7 102
XXXII 13
XXXIV, 28-30 16
Deut^ronome
I, 17 102
iRois
XVI, 7 98
II Rois
XXIV 14
Matthieu
I, 20 20
— 23 62
II, 1, 18 20
— 6 21
— 13 21
III, 16 19
— 17 13
IV, 3 11, 13
.lob
1,6,9.
XVI, 19
Psaumes
111, 1-5
VIII, 5-7
— 6
xviii, 5
XLViii, 13. 21 . .
L, 3
LXVII, 19 ... .
LXXII, 3
ciii, 22-23. , . .
cv, 17
34
101
210
43
10
104
45
22
32
107
9
45
cxiii, 3 63
cxxxviii, 21-22 107
28 22
NOUVEAU TESTAMENT
IV 4 14, 22, 38
— 6 22, 23
— 7 24, 26, 38
— 8 34
— 9 25, 36, 40
— 10 37
— 19 27
V, 11-12 136
VI, 19 39
VII, 15, 16 103, 111
Froverbes
XXIII, 28 175
Ecclesiastique
X, 9 30
XI, 19-20 30
Isaie
VII, 14 62
IX, 6 59, 62
xLi, 4 42
Jeremie
VI, 14 111
IX, 38 102
XII, 1-5 30
Malacliie
II, 6, 7 46, 102
IX, 9 40
XI, 28 46
XII, 29 13, 17
— 32 105
XVI, 18 112
xviii, 7 104
— 21 78, 91
XIX, 21 39
XX, 25 39
XXII. 2 77, 90
322
xxvn, 53 32
xxviii, 18 /.2
— 20 17
l,uc
I, 28-33 18
— 35 (iO
— 37 G7
— 42 18
— 70 18
II, 9-12 18
— 14 18
— 29 19
vii, 38 40
XIX, 40 107, 111
xxiii, 42 40
Jean
I, 20 19
X, 10 104
— 14 64
— 17-18 63
XI, 11 104
— 48 27
XIV, 27 109
XVI, 2 136
— 33 13, 42, 43
TAIU.l-: DKS CITATIO.NS
Aclcs
XX, 29-31 103
XXV, 10 135
llom.
V, 20 45
VIII, 18, 35 l.i.'i
X, 10 98
XI, 33 29
I Cor.
VI, 13 15
VIII, 8 15
XI, 19 103
XIV, 22 26
XV, 28 153
II Cor.
M, l'i-15 36
XII, 9 29
Gal.
I, 8-9 137
IV, 4 68, 112
VI, 14 26
Eph.
IV, 5 114
— 8 32
12121
V, 5 .39
VI, 12 16
— 13-16 16
riiilip.
11,7 90
Col.
I, 16 42
I Tiin.
II, 4 128
IV, 1 102
II Tim.
m, 1-5 103
IV, 7 204
— 8 100
Hebr.
V. 2 46
— 6 114
XII, 9 29
I Jean
IV, 3 134
Apoc.
IV, 8 208
AUTRES CITATIONS
Abraham de Seleucie 203
Alexandre de ^Nlabboug 70-71
Concile dc Chalcedoine 108-126
Saint Cyrillc 87-90
Diodore 73-7'i
Dorolhee (lellre a Marcien) 71-72
Sainl Felix 126
Saint Cregoire do Nazianze 151
H6notique 129-131
Jean d'Egeo 78-79
Saint Leon 73-74
Xestorius . . . . 75; 77-78; 90-92; 121-124
Paul de Samosate 76-77
Theodore de Mopsueste 75, 76
Theodorel 80-81
II
TABLE DES NOMS PROPRES SYRIAQUES
UjaXal 143,
■^■^l 27,3 46, 71,
>-ol^/ 78„ 79,
)N-^^o ^>( 38,
v,oio,( ee^
tjoio/ 'J.-.„ 963„ 117, 131, 13«2 152,,,
^fc.mii2aio( 127j.
t^o/ 81„ 8rv„ 863
.cnftt«(,of 167,^
W,o/ 97„
■ fnaiA^iNo / 152jj^
asa.A»ajo/ 138^
s.flQ*.aoQ.JOf 151»
^aso/ rOasis 173^ 1055
afiOA^l^o/ 152^^
^Q-*.acpof 132.^
m.-^fpof de Dorylee no^
|_>0)*o/ au/ -£OQ.^o>.ajoo/ 152^
I-^iaso/ (iLtovfls) 10810
^Iaoq/ 165p
^mojLjkOof 201j^
Ho( 22,,
■ fn « '^**o( 146g
)a-b^io( 145g
^joijiio/ 83g 105, 127„ l',3,^
^a^iLo( Eulherius de Thyane
^wtL^ll OU AOJi/ l:%„
P'^( 154,.,
Ufr^a^/ 154,
^ajula^/ 31,.,
j|a./ 41, 146g
lo./ 17,3
'^»-l.23„3V,.5lOI,
la,/ 17, 31.
^*-^m( 28, 193g 195g
pi(X^(* .joa*^jLft ii( 85,.
^|;ai.( 13;, 11„ 21, 124,
joo|L|^( Hierothee i.t.3„
-^'."■^l 20,„ 21,^3
CL-..W/ 6B„
^o|L;_/ 153,,,
I ..^-^l 138, 110,
l-jsy frere de Leontius i72„
^Sv moine 165^
)->:sv Nestorius, second Elie,
195,
p^ prophete 28,
oii^i;^/ USv 165,
. fr>am ]; n «N\ 1.52,,
sxO:^^* ^jpoi, im'.^ 70^
pi.imiW 92,(1 99, 104,, 108, 113, n%
13',,,, I683 '"2-4 "-^,,.,, 174,,.„ —
I,iste des eveques mono-
physites d'Alexandrie 56
PUS^ 154,,
^.N 18, 66„
^iciio/ 86,
^cu.io/ IMemnon d'Ephese 192,
I < ..» n "" •^'^^ ' ( 97
P^a^( 82,,, m^
U^i^/ et ;.a^/ 18lg 182, 186,3 '^",1
V-j^io! 1.1.^0/ 11»,
^ , > m » ^, I .■,>(^/ 5^3 60g
fi^m .\'i «.^ ( 131.
,;oa^,jiijVi»4o( 139g
\x^( ou Anatolius, frere de
Timothee ^Elure, 97 note.
.co.^,jaj( eveque monophysite
de Jerusalem 56
)o^io(* 1 1 *■ o . m «m^mi( 127^
|.>mfrmi( (iLj^) 165g
(^/viu( heretiques 144,
[.^>2o;4>! . m.v.to^ 86,
|U.|;oj ;j t-LSk^/ 153,
] .inr*\ .1» ] . f>n\ fr\, [ ■ '^ ^ ^( 8.5
^aiajo-^^( Ileresie des astro-
nomes 156-7
u^l r,.5g
^aj;.«.jj.^as,( 152„
joa.M-.\as/ 78, 138, 15l„
"..-;■ .\rta( 78,.
^a^( 85,^ 94„ 96„ 97,.,, 99,., 100,,
•012.3 1036 ll^Ml "''3 "«8 '"l2 1»,
136, 170,, 191. 192,2
^o^/ de Constantinople 82„
I I « ^ ^.N-..^; oia/. 89,,
U*fc.*'^.v.* uus/ 72^
vaja.[o)'/ 58,, — yO)i( 177 U. 4.
IC^e^l ^i( vilhlge 207,
vtdc^jol»;^ ^aaaj^,i/ 37^ 165.
aDa.i/ 1393 148,3 '^'ii
|.ljV/ 168,
^JoiuaaV/ 205^
^oX^ijji/ 201„
vmaV / 42,
ooojtoi/ 593 60g 70,5
.£oa_.l^oi( 61,
y^ y^H 29„ 102,
l^-u*ioV/ 188,,
I-lJ^V( 154j
omiojLV/ 73,
oaio.LV/ 83,.,„ 80,
aDojojoLi/ 85,3_„
|j.jj poj( 59, 62-
■ f»> .:) I .\nOil 151 ,
p^-( 111, r,y„ 145 147,, 150,
324
TABLE DES NOMS PHOrURS SYRIAQUES.
121/.J
iHw-jBahirar^choisi.eproiive
1653 'Ha -'**'u
[x^ V>^ 1(2, loO^ voir M^
/>:' <^ '-■■
^ C^^ 'JH.,
^iovi IS-^ IWij,
^Qj.-^ N^ '-'•■<,
empereur 56
ax.ia^V^ 167„
\.-^i^ I663 I99„
vj-!^^ U«L 145,
llo^j *,
^MOj;j de Nisibe 133,,
^uo^^ 108g
A.
\^i--^ la, 34, 67.
a^<^ 207 note 4
I^S"^ '«>8
o)JL^lp> jua-ia^J^ 150^
^fca^Q^ojL ..xDa^ta^*^ 147
«2.
i;i;i..
|taA£ea«i Ht>.,
1 d'Alexandrie '.«■.„ uhi,
^iaiiia^i dWlcxandric '.>H|.|
);"'"■; evdque d'Aloxandrie
97 note
1^^ wPO N.i^l IV^t K{>,
|ti 82.
jjjii 177 n. 3.
CQ
|.^^;^ Germanicic isi,
y-o. 9, lOj 185 22,„2^ 32, 40, 45^.3 71^.3
latj 144,j 152, 170j aOSg
. m « no; 147,
^o|i.ioi dc Marcianopolis7i, 72;,
202,a 2OT„^,3 204,,,
t^Vr.lni OJOI ^o^m^^.; 114,,
jooiOf.1 7a,.,„ 74.,^
14-1 Og 35j H2„
'/; ^£Da*.^oOf ^,^
I . m n\oi Ht)
..ca.ioio, 18,., 21,,
jx..oio, -JO^ 21,5
l-a*4>o, 86,
oa^fo, 72, 93^
p.i.i>io, l(H1,
rrn r r ^ l'^^ 143„
, mni.i.t.l\o 108g
jou^^o IWj,
|.^o, 843
^a^o:<iiw) Dorylee (?) no,,
^Qjii- prophete los
la- WSg I0O5
^ les fils de Cham i95„
IC^^w^u Ix. 19,
jai-. les paiens 26^ 4^ u^
UV- 66,
A.
jDicoQ-^i .Elure io8,
1.^1^30^^ 86,
JDOVt4 '"4
kfr-t^v(, i.'vt,
vcdocd;^ (>1,
i.oov palriarche lo,,
^.oow Juif -j^,,
l-.obv, -11,.^ li\,., „ 44,
i|a. f.hrysostome w?, isa,
|^;d. 147^
..aiol^).
d'Antiochc 70, i9i,.„ 192, 193,
19.%
apotre 134, i9ig
Ui^l Vj r^-a. 41,
^o. Jean [Baptiste) iR,.8i92
||o;j». ^i-o. 8*1,
rr^ I . f\f^^, ^i ..n . 155-
sjoa v^(>mff>op ^L...a. 17,^
m i>n^i - ^ '^ '^'>"» yi„nt 9, 41^
|ILi ^0.82^
M-i.a. 154g
I ^ "^. '\^- 36^
Us«>ol l-J-i^-i' 15-',,
l^o. I54„ 155,
1.1. i{).ma- 82,^
.aa>a. 20.,. ,.8 21, 283 l-iaj
^iia. 193
-"^ ^. ^ • 28.,
) .-.nni.i to4,
v:.QjL. 205,5 ^i ^°''' 1—'*^
|_w,..ut» >a.a*. 76,^,.,, Voir
^Q^o^ 115.,
..aiolNan.t 02„ 100, 1381, ISl^ 13S„
^
l-^oo 154, 170,2
UOfii^ 104,2 106^,3
MOf.ui^ 74,2 7b,.^,„ 76,., 78,3 *«. *'u
85„ '.lOj 99, 100„.,2 101,.3.„ lOen, 1082.,.«
118, 126, 1272.^ 128,3 '-'9« '»'. '*^ '*'i3
136„ 139,
^>op 2«v<„
>sajoa^.jsaceaV3 20l„
Vi.^V> ia2,_. l:«\ 147, 167,
r211;
TABLE DES NOMS PROPRES SYRIAQUES.
325
^oD pape 71^,„ 73,.,.,2 84,, 9o,„ 90„ 98,
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pijjjaiSv. ti^ 82„
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LOGIA ET AGRAPHA
DOMINI JESU
APUD MOSLEMICOS SCRIPTORES, ASCETICOS
PRAESERTIM, USITATA
COLLEGIT, VEHTIT, NOTIS l.XSTHUXIT
MICHAEL ASIN et PALACIOS
in Universitate Matritensi arabicae linguae ordinarius professor.
F.\scicui.i;s pniOR
PATR. OR. — T. .\MI. — F. 3.
JULIANO RIBERA TARRAGO
MAGISTRO AMICISSIMO
DE LITTERIS ARABICO-HISFANIS PROMOVENDIS MERITISSIMO
HOC OPUSCULUM
D. D. D.
AUCTOH
Nihil obstat.
K. GRAFFIN.
PERMIS iriMPRlMEH
Paris, le 11 juillet 1916.
11. ODELIN.
V. g.
Tmis droils ri^serviis.
AD LECTOREM
Dum lihros arabicos, praesertim asccticos, assiduc, non paucis abhinc
annis, ea mente perlegerem ut stucliis quibusdam ad theologiam moslemicam
spectantibus operam darem, quaedam Domini Jesu dicta et facta obiter in-
veni, quae vel in canonicis evangeliis omnino desunt, vel aJj eorum textu
quodammodo diflerunt.
Opera autem praecipua ex quibus ea vcrba dominica cxcerpsi non magnae
antiquitatis sunt, quippe quae ut plurimum ad saecula vel X"" vel XI'"" a
Christi nativitate tantum attingunt ' , uti videri fas est in tabula huic prooemio
annexa in qua ipsorum operum catalogum texui. Animadvertendum tamen
est ea dominica verba operibus e quibus sunt excerpta antiquiora esse : a tra-
ditionistis enim, ut aiunt, (arabice rdwis) transmissa sunt, qui non raro usque
ad primum hegirae saeculum, hoc est ad septimum a Christi nativitate, per-
tingunt.
Ad horum autem verborum auth^nitiam quod attinet, pauca quidem asse-
rere possum : mihi tantum insinuare fas sit non magni esse ponderis dubium
quod de fide talibus verbis praestanda excitat D'Herbelot in sua Bihliotlieque
Or ientale, ' Rrticulo Eiujil^, asserens nihil fere commune cura veritate evange-
lica eos textus habere, quippe qui uti merae deturpationes arbitrariae illius
veritatis sunt censendi. Non enim credo hunc dubium stare posse, si attente
consideretur nihil moslemis scriptoribus asceticis profuisse suppositam de-
turpationem ingerere : exceptis quidem paucissimis verbis in quibus eviden-
1. Duo solum excipienda sunt opera, scilicet B et MMA, quorum auctores saec. VIII
aut IX a Chr. nat. vixerunt.
2. D'HerbeIot, Bibliotheque Orientale, pag. 294 b : « Les Mahometans mettent dans
rEvangile tout ce qui leur plait, et ils en citent des passages qui ne s'y trouvent point.
Car il est vrai de dire que tout ce que les Musulmans citent de TEvangile, soit histo-
rique, soit doctrinal, a quelque fondement dans le meme Evangile : mais ils lui donnent
toujours quelque nouveau tour, afin qu'il ne paroisse pas qu'ils Tont emprunte des
Chretiens, et pour persuader aux ignorants qu'ils ont entre leurs mains les vrais ori-
ginaux »
336 AD I.KCTOURM. [«]
tissimo patot scriptoris scopus, ut ita dicam, moslemicus, ncgationis scilicot
Cliristi lUviiiitalis (qui voro scopus secundarius est), doctriiia, quae in cae-
teris omnibus verbis Jesu adscribitur, pure evangelica (quod ad spiritum,
ut aiunt, attinet) proculdubio est censenda, nec ad dogmata sive christiana
sive moslemica, vel iniicianda vel asseronda quomodocumque alleruntur, sed
tantum ut disciplina moralis, ascesis, concupiscentiae mortilicalio, aliaquo
liujusmodi topica ascotismi moslemici, .lesu (]ui uti verus proplieta colilur
aurtoritali' roboronfur. Ergo si nulluni commodum nullaquo apologelica
ulilitas in tali voritatis evangelicac supposita corruptione ab scriptt)ribus
moslemicis ingerenda probari possunt, proculdubio secpiitur Idf/ici Domino
Jesu ab ipsis adscripta quodammodo connecti cum certa traditione christiana,
apud ecclosias oriontales, ortliodoxas vel hetcrodoxas, vigenti ante saeculum
septimum a Clnisti nativitate. Hanc voro traditionem non dico ab omni orroris
macula purani esse, quinimo ab ipsis traditionistis deturpatam, quamvis nou
ox professo, sed tantum propter indeclinabilom alterationem omni transmis-
sioni orali inhaerentem. Stylus ipse planus vorborum, candor narrationis
ingenuus, adjuncta deniquo tum tomporis tum loci quae in quibusdam Jesu
factis anachronismum redolent, omnia haec nobis significant transmissionis
vehicuhmi, ut ita dicam, non scriptum fuisse, sed orale, nec per theologos
primo tradi, sed potius vulgi sermonibus referri'. Notum est insuper quod
usque ad secundum heyirae saeculum traditiones mohammedanas ore tan-
tummodo, non vero scriptis, sorvata atque transmissa fuerint.
Et haec, quamvis pauca, suflicere possunt credo ad evincenda dubia quae
DHerbelot movebat adversus evanffolicam oriijinem arabicorum verborum
de quibus hic agimus. Eaque proindo utpote documenta christiana cujusdam
non spernendae antiquitatis, ([uae per insperatam viam, por moslemos nerape,
ad nos usquo pervenerunt, accipienda sunt.
1. Nec desunt documenta quibus evidenter a judaeis christianisque constat moslemos
iu primordiis ore tanluin biblicas traditiones hausisse antequam eas scripto mandarent.
En praecij^ua quae inihi nota sunt :
1'"" ex Bostdn al-'Arifin (ad marginem TS edito ejusdemquc auctoris), pag. 5, quod
sic se habet : « Narrat Al-Hasan al-Basri quod 'Omar tilius al-Kliattab dixit Maliomoto :
O Dei Propheta! Quidam liominos traditioncs ex judaeis atque christiains depiomptas
nobis narrant. An vero earuiii quasdam scripto inandare nobis licebit? Maliometus
autem ita illum respexit ut inluitu suo iram [qua excandebatj in vultu prodoret. Postea
vero exclamavit : Numquid eliam vos desipientes eslis similiter ac judaoi atque i-liri-
stianiV Kcce ego ad vos veni in vcrbis [ut sol caiiJidis, et si Moyses ailliuc vivcret, iion
posset quin sequeretur me. »
2'"" ex !M), pag. 70, cxcorptum : " Quidam ila traditiones iiarrant siciil eas auiliorunt,
ut verba judaeorum christiaiioruniquo tiadanl, suao tantuin soiontiao tliosaurum dite-
scere cupienles. » Testimoniuiii liocco ad socundum /legirae saec. «ttingit. Cfr. eliam
(juae de liac re tradunlur ibid. pag. 1 18.
[7] AD LECTOREM. 337
Nec rairum quod moslemicos scriptores evangelicae doctriuae testes sive
transmissores dicamus. Omnes enim qui de historia moslemicae religionis
sunt edocli perfecte norunt quam multum religio ista de thesauro christianae
revelatiouis acceperit. Arabes ipsi anteislamici, non omnes idololatriam aut
atheismum profitebantur, sed vel judaicis dogmatibus erant imbuti vel variis
haeresibus christianis, nestorianismo praesertim, fidem adhibebant. Hujus
sectae influxum tum in arabes anteislamicos ad christiana dogmata redu-
cendos, tum in Mahometum ipsura erudiendum ejusque Alcoranum efTorman-
dum, et hoc cujusdam nestoriani monachi, Sergii Bahirae scilicet, sugge-
stione et doctrina, nemo est qui nesciat, praesertim postquam cl. F. Nau
in lucem edidit suum de hac re eruditura opus cui titulus Vexpansion nesto-
rieme en Asie'. Nec oblivioni dandum ea omnia quae vel a cl. Caussin de
Perceval, Wright et Sprenger, jam multis abhinc annis, vel nuper a cl. Neusch,
Becker et Goldziher, sunt elucidata circa influxum in Mahometura ejusque
doctrinara inductura per propinquos et socios ipsius pseudo-prophetae qui
monophysisraum coptura profitebantur, aut aliis haeresibus judaeo-christianis,
gnosticismo scilicet, nomen dederant antequam Mahometo se conjunxissent ■.
Hic autem influxus non tam in dograate quara in moribus, ascesi prae-
sertim, late patet. Quaravis enim Mahoraetus sese proderet imprimis uti
iiiimicissiraus hostis totius christianae doctrinae in eo quod haec attinet ad
consilin, ut dicunt, emngelira iraitanda, adeo ut christianura raonachatura taxa-
tive interdixerit, tamen in ipsis jam mosleraicae religionis priraordiis aliqui,
et non quidera pauci, visi sunt homines pii et devoti, qui, praetermissa tali
mahometica interdictione, ad ritualia religionis moslemicae praecepta quas-
dam alias spirituales ut aiunt exercitationes jungebant : orationibus nempe
supererogatoriis, jejuniis non praeceptis, nocturnae vigiliae, eleemosynis non
ritualibus, celibatui perpetuo, arduis longisque peregrinationibus, eremi-
ticae denique vitae, aliisque quaraplurimis penitentiae et mortificationis ope-
ribus se devovebant.
A secundo hegirae saeculo, vita haec eremitica vel peregrinabunda, sin-
gulis tantummodo personis hucusque propria, paulatim desinit esse talis et
coenobitica etiam devenit. Sensira denique ac veluti per gradus, raonastica
1. Apud Bibliotheque de vitlgarisation dn Musee Guimet, t. XL (Leroux, Paris,
1914), praecipue pag. 211-237.
2. Cfr. Caussin de Perceval, Essai sur 1'hist. des Arabes avant rislaniisine > Paris,
1847); Wright, Early Christianiti/ in Arabia iLondon, 1855); Sprenger, Life of Mo-
hammed lAllahabad, 1851); Neusch, Muhamineds Quellen fiir seine Kenntnis des
Chrislentums (apud Zeitschrift f. Missionskunde und Religionswissenschaft, 1910.
heft4); Becker, Cliristentum itnd Islnm (Tcdiingen, 1007^; Goldziher, Miihammeda-
nische Studien (Halle, 1889;, II, 2G8; Goldziher, Vorlesungen iiber den Isldni (Heidel-
berg, 1910), 3, 7, 12, 13, 28.
338 Al) LKCTORKM. [8]
iiistitutio, a iMahomcto cxccrata, cvolvilur apud moslLMnos, (uirrcutibus sac-
culis, atquc ita pcrlicitur ut niliil in ca desit dc liis ([uac ciiristianum mo-
nachatum constiluunt : asceteria scilicel sivc conventus, hicrarchia sive
olliciorum gradus, regulac sive praelinitac vivendi constitutiones, ordines
denique proprie dictae surgunt, et non tantum pro viris sed etiam pro ibe-
minis, quae virorum austeritatcm ubi^iuc imilantur'.
Ouonam voro ex seminc arbor haec mystica perfcctionis monasticac in
arida nioslemorum tcrra pullularc atque succresccre potuit? Non aliud qui-
dem germen lingi aut excogitari potest quam monachatus ipse christianus
qui et moslcmis perlecte coguitus et arabibus anteislamicis non ignotus di-
ccndus est : monasteria etenim christiana per totam Arabiam, necnon per
Syriam, Persiam et ^Egyptum, invcnicbantur; cum anaclioretis christianis,
vitam eremiticam degontibus, arabes per dcscrtum pcregrinantos sese non
raro miscebant, ipsorum dura mortilicationis oxempla mirantes atque exhorta-
tionibus asceticis aures adhibeutes. Ergo nihil mirum si posteaquam apud
moslemos monastica christianorum instituta radices emittere coepissent,
statim ut ea monachorum christianorum exempla ab ipsis moslemis imitata
fucrunt, niiiil aliud hi totis conarentur viribus quam antimonasticam Maho-
nieti piiysionomiain, ut ita dicam, delore, tum traditiones fingendo iii quibus
Mahumeto tribuebantur quae a Domino Jesu facta sunt vel dicta", tum etiara
in medium alTerendo verba et exompla, authcntica vel apocrypha, ejusdem
Doraini Jesu, ea mente ut ex ipsius auctoritate asceticae innovationes robur
acciperent.
His positis, evidenter, ni fallor, evincitur origo generatim christiana'
verborura et exemplorum quae a moslemicis scriptoribus alforuntur utpote
Domino Jesu prolata vel facta. Nunc vero, utrum omnia et singuia depen-
ant ex uno tantuni fonte scripto, an ex multiplici origine; num scilicet a
1. Cfr. apud Goklziher, Vorlesnngen, caput cui tilulus Asketismiis iind Sufismus,
pag. 130-200; item Macdonald, Development of Muslim theology, jurisprudence and
constitiilionitl Theory (New-York, 1903), pag. 173-184; necnon ea quae in synopsim
reduxi apud meum opus Abenmasarra i/ su escuela (Madrid, 1914), pag. 12-16.
'2. Non paucas hujusmodi traditiones pseudo-mahometicasjampridem etiam collegi,
quas, cum pcr otium mihi liceat, iii lucem edere, Deo adjuvante, spero. Interim, videas
ca quae Goldziher de ic hac scripsit, tum locis supra citalis, tum in Revue d'hist. des
relig. (XVIII, 180), sub titulo In/luences chretiennes dans 1'lslam.
3. Dixi genertitim ul alias foiites non excluderem, rahbinicas, scilicct, aut graecas
prae-christianas, vel (>tiani huddiiicas, (juae, etsi raro, assignari possent iit origo rcmota
verborum factorumque quoruindam Jesu Domino a moslemis tributorum. Videaa, ex.
c. quae de Diogene stant in hac nostra collectione sub. n" 81. Cfr. Yahuda, Al-tlidiija
'ild Farnid al-Qulub des Hnchja ibn Josef ibn Paquda ^iieidcii, Hrill, UU2), pag. Sl,
n. 1, ubi de liuddiiica originc aliquid iiisiiuiatur. Itcm : Stracli, Jesus, die llareliker
und die Christen nuch des dltesten jiidischen Anguben (i.eipzig, 1010).
[9] AD LRCTOREM. 339
quodam cvangelio apocrypho hucusquc ignoto fluant, an vero ex apocryphis
benc notis aut ex canonicis evangeliis, quamvis deturpatis, deriventur, non
scmper mihi fas esset asserere.
Similiter, utrum omnia et singuU^ dominica verba et facta, quac hic
collegi, agrapha omnino et siinpliciter, an secundum quid tantummodo, sint
dicenda, non semper decernere ac statuere potui, utpote qui in re tanti
momenti exiguissima eruditiune praeditus eram.
Ilis ergo aliisque simillimis quaestionibus praetermissis, quas per stu-
diosos biblicarum rerum enucleandas atque definiendas esse non ambigo, mihi
praesertim interest compilatoris simul et interpretis partes sustinere, coUi-
gendo nempe arabicos textus, eosque latinitate donando.
Quaedam itaque, etsi pauca, de ratione et ordine quo munus hoc exple-
vimus, dicenda nunc esse oportet.
Ac primo animadvertendum existimo nostram verborum factorumque Jesu
Domini copiam numero longc superare omnes agraphorum arabicorum col-
lectiones hucusque in lucem editas. Si enim vel Antilegomena a Preuschen
collecta', vel Paralipomena quae a Pick ■ excerpta sunt, vel ea quae nuper
ex professo collegit Zwemer ut opus cui titulus The Moslem Christ redige-
ret % conferas, incunctanter advertes eorum exiguissimas copias impares
numero esse collectioni huic nostrae, quae, phis minusve, ter centum logia
aut agrapha, eaque magna ex parte omuino inedita aut ignota, continebit.
Lectorem deinde monitum esse volo non omnium et singularum operum,
a quibus mea logia excerpsi, exspoliationem, ut aiunt, systematicam, hoc
est omnino exhaurientem, consulto me fecisse : illa enim tantummodo do-
minica verba ex eis accepi quae subito (>t improviso casu, nec quaerente me
1. Preuschen, in suo opere Antilegomena : Die Heste der aufserkanonischen Evange-
lien und urchristlichen Ueberlieferungen (Giessen, 1905), logia moslemica non inclusit.
2. Pick, Paralipomena : Reniains of Gospels and sayings of Christ (Chicago, 1908).
Ilar in collectione sex tantum moslemica logia auctor inclusit, a quodam persico opere
deprompta. Cfr. pag. 100-103.
3. Zwemer, The Mosleni Christ : An essay on the life, character, and teachings
of Jesus Christ, according to Ihe Koran and orthodox tradition (Edinburgh and
London. 1912). Moslemica logia a Zwemer hoc in opere collecta (pag. 144) ad octo
tantum vix attingunt, eaque deprompta praecipue sunt ex opusculo a R. P. Cheikho
edito sub titulo Quelques legendes islamiques apocryphes (apud « Melanges de la Fa-'
culte orientale », Beyrouth, 1910, pag. 43). — Alii etiam arabicis litteris devoti scriptores
obiter in suis studiis quaedam moslemica Domini Jesu logia notarunt. Exempli causa ;
DTIerbelot, Bibl. orient., pag. 230 i; Goldziher, op. cit.; Yahuda, op. cit.; Carra de
Vaux, Gazali (Paris, Alcan, 1902), pag. 146, 154, 191, 192; Field, Christ in Moliani-
niedan Tradition (sed opus hoc videre non potui). Cfr. mea opera Algazel : dogmdtica,
nioral, ascetica (Zaragoza, 1901), pag. 596, et La mystique d'Al-Gazzali (apud « Me-
langes de la Fac. orient. », BejTouth, 1914), passim.
340 AD I^KCTORKM. [10]
noc quidem cop;itaiito, librorum arabicoruin loctio sub oculis milii posuit.
Uuum autcm opus cxcipias oporlet, cujus urguuuMilum pcuitus in meis lec-
tioiiibus bausi, illud uempe cui titulus Iljijii 'uluni al-diii scu Virificatio scien-
tiarum rcligiiniis imslemicap ab Algazcb', mysticae tbeologiae apud moslemos
principc, scriptum, cujus quatuor volumiua absolutc oxspoliavi.
Non pauci, postea, arabici historiograpiii, ut exempli causa, Tha'alabi,
Tabari, Ibii al-Atliir etc, apud quos de Jesu vita quacdain ropcriuutur narra-
tiones, in hac nostra collectione desiderantur; nou aulein iinincrito, sed e
consultt), hosce testcs praetermittendos censui, utpote qui in plurimis Alco-
ranum sequuntur; doctrina vero alcoranica quae <id Jesum rcfertur, perop-
timc discussa fuit, jam multis abhiuc annis, cura studioque clarissimorum
virorum, quorum opera variis edita linguis apud doctos bene nota atque
divulgata manent '.
Non omnia, denique, et singula quae in nostra collectione invcnies ad
Jesum persoualiter attineut; in quibusdam enim, non quidcm fre([ucutibus,
de Joanne Baptista, de Zacharia cjus patre aut de Maria Virgine agitur,
quae porro excludere nolui propter liorum textuum cum caeteris strictam
connexionem evangelicam.
Quod autem ad verborum factorumque congeriem ordinandam spectat,
nuUam rerum sive argumentorum rationem habni (sub singulis scilioet ru-
bricis sive titulis textus omnes unius ejusdemque materiae congerendo), sed
potius ea omnia, siiie intermissione aliqua, in seriem continuatam et per
numeros distinctos recensitam texui, quae ex nno eodemque scriptore de-
prompsi, nihil aliud curans quam rationem chronoiogicam servandam in auc-
toribus ordinandisomnibus, unotantum excepto, Algazele scilicet, quem.pro-
pter uberrimam textuum copiam ex ejus //;(/« a me depromptam, priorem ante
omnes alios scriptores collocandum existimavi, idcoque totum hunc priorem
verborum Domini Jesu fasciculum ipsi soli dicavi. Ad calcem, nihilominus,
alterius fasciculi (qui dominica verba ex caeteris scriptoribus continebit),
verborum omnium catalogum per materias digestum atque ordino alphabetico
instructum apponere, Deo juvante, conabor, t|uo studiosorum vestigationes
in rebus biblicis expediam facilioresque reddani.
1. En praecipua hujusmodi opera : Gerock, Versuch einer Darslellung der Chris-
tologie des Koran (Hamburg und Gotlia. 1839); Manneval, Lrj Christolo^ie du Coran
(Toulouse, 1867); Sayous, Jcsus-Christ Wapres Mahomel ou les notions et les doctrines
musulmanes sur le Christiunisme (Paris et Leipzig, 1880); Zwenier, op. cit., alcora-
nicam etiam christologiam enucleat, addens quaedam t-x Tha'alabi opere, cui titulus
Qi§a§ al-anbiyd aive Prophetarum Legendae , e.\cerpta, t|uae non Alcoraiium seil
IratJitionom st>i]uuntur. Primus autein (|iii lioc Tha'alabi opus desoripsit l.iihbarski
luil in ejus disserlalione, Lipsiae, aiino 1893, edila sul) liliilo Oe l'ropheticis, quae
dicuntur, legendis arabicis prolegomena.
[11] AD LECTOREM. 341
En deaiqiie normam sive agendi rationem quam in singulis verbis in lucem
edendis instituere censui : Primo, arabicum textum typis mandavi, etsi illum
exccrpserini e libris jam editis ' ; facilius enim studiosis credidi textus omnes
in unum voluraen congestos inspicere quam singulos in singulis libris per-
vestigare. Deinde, lectiones varias ejusdem textus adjunxi, ex caeteris scrip-
toribus, mibi notis, excerptas. Postea, arabicum textum in latinum ea fide-
litate verti quam et mea exiguissima quidem facultas et arabicae linguae
ingenium patiebantur. Denifiue vero quasdam annotationes addidi quae tri-
pliccm scopum, ut plurimum, habent : 1"' scilicet ut verborum sensus magis
magisque enucleari possit; 2"' ut maxima verborum antiquitas, semper ac
mihi licuit, demonstraretur per traditionistas aetate antiquiores scriptori
e cujus opere verbum excerpsi ; 3"' tandem ut verbi connexionem proximam
remotamve cum evangeliis canonicis aut apocryphis discernerem, aut, in
casu, (Kjmphum esse verbum inferrem.
Sed lectorem monitum esse praecor quod non semper mihi quidem lici-
tum fuit secundum oflicium ea cruditione quam rei monientum cxigebat
explere : si enim fontes mosiemicas singulorum Ihyd verborum pervestigare
fere semper potui quia hujus operis Commentarium in decem voluminibus
existit, sub titulo ///««/' cujus auclor singula verba ab Algazele in medium
allata interpretatur eorumque antiquiores fontes evocat, non ita facile in cae-
teris verbis explaiiandis laborare potui, tali adjumento orbatus; quapropter
cum de his verbis quae apud llujd non inveniuntur tractare debeani (quod
quidem iu altero praesertim fasciculo eveniet), vix aegre aliquid de eorum
fontibus antiquioribus dicere mihi licebit.
Quod vero ad tertium officium per me explendum attinet, plane confiteor
tantam esse imperitiam, qua in rebus historico-biblicis laboro, ut vix pau-
cissima eaque parvi praetii et quidem argumento elucidando imparia alferre
potero. Sed mihi sufficiat materiam ut aiunt primam aliis me doctioribus in
re biblica offerre, ipsisque fortasse occasionem praebere investigationibus
novis, quibus et agraphorum problema clariore luce patescat, et logiorum cata-
logus augeatur et tam vexata quaestio de oralibus evangeliorum fontibus -
uberiori documentorum copia ad veritatis scopum paulatim attingat.
1. Ad calcem praefationis hujus, tabulam videas in qua conspectum siglorum
singula opera exprimentium ordine alphabetico instruxi. Sigla autem, aliquando ex
arabicis titulis, interdum ex operum auctoribus, non raro denique ex utrisque simul,
scilicet, ex titulis auctoribusque sunt efformata. Numeri romani quos, in casu, post
operis sigluni iuvenies, volumen indicant; arabicoruni autem, qui sequuntur, numero-
rum \>r\0T, paginam, alter vero lineam significat; siglum denique inf., quod immediate
annexum huic postremo arabico numero inlerdum videbis, lectorem monet linearum
numerum ab inferiorl parle supputandum esse.
2. Clr. Jacquier, Histoire des livres du Nonveau Testamenl (Faris, 1906), II, 29b-
342 AD LRCTORKM. [12]
Si tuiiicii vel iii lioc vana spc fuciiin tloceptus, alia proculiluhio commoda
cx liac ai/niplurntm arabicoiuiu coliecliouo prolluerc spero : priiiiuiu, ucmpc,
ut perfectius dignosci possit imago quam de Domini Jcsu vita, doctrina atquc
virtute luoslemoruiu ascetici scriptores conlinxcruut; deiiide, ut inlluxus
christianae ascesis in moslemorum mysticam luce mcridiana clarior respleu-
deat.
Rcstat dcnique ut, priusquaiu huic praefationi liiiem iiupouam, liberali-
bus doctistjue amicis Kibcra, Alarcou ct Massignou qui ([uosdam ex AS, BG.
II, iMMA, S, TA a se excerptos textus mihi generose donarunt, pro tam
magno bcncficio justas debitasque gratias rcferam'.
Scripsi Matriti, ipsis kalendis Julii, aiino MCMXV.
Michacl Asin et Palacios.
310, .33^1-340, uhi liodicrnorum praecipune hypolheses de fontibus hisce orahbus scrip-
tisque in synopsim reducuiitur, et quomodo hisce temporibus XoYia xupiaxoi magno sint
apud biblicarum renim scriptores pretio demonstratur.
i. Necnon grates solvere libet eis olim alumnis disciplinae meae, scilicet Alarcon
supradictus et G. Palencia. qui vel in logiis omnibus confcrendis, vel iisdem jam prdo
mandatis corrigendis, diligenti non minus ac solerti cura mecum adlaborarunl.
CONSPECTUS SIGLORUM
A = ^j,,^H^M >U!i] »i5L ^,UU ^i,UJl ^,!^ ^,^
Liber charismaluin sa pientialium a Deo infusorum ei qui mi/stica fruilur intui-
tione : Suhrawardi auctore.
Edit. Cahirae, anno 1312 hegirae, ad marginem Ih., I, 47-IV, .391. — Auctor vixit
saeculis XII-XIII a C.hristi nativitate. Cfr. Brockelmann, (jeschichte der arab.
Lilteratur (Berlin, Felber, 1902), I, 440.
Liber statutorum politicoruni : Mdwardi auctore.
Edit. Cahirae, anno 1298 hegirae. — Auctor vixit saec. XI a Clir. nat.
Brockelmann, I, HSO.
Aw = s^jii^ J--U ^^1 .u^jj Jji \^\
Epistolii cui titnlus « O mi fili » ; Algazele auctore.
Kdit. KA3AIIb, anno 1905 a Christi nativilate. — Auctor vixit saeculis XI-XII
a Chr. nat.
Brockelmann, I, 423.
B = li^Wl . ^ ,U -.1 .Ub.li ,_.IL ,IJI _,L^
c' — -■ \ <'■■■■ ^ c' ■■
Liber rhetorices dictionisque perspicuae : Al-Jdhiz auctore.
Edit. Cahirae, anno 1313 hegirac in duobus voluminibus. — Auctor vixit saec.
Vlll-lXaChr. nat.
Brockelmann, I, 153.
BB r= JhJ}\ J' .v^ ,^' ,U1I i.U.5 i^l,, J j.s^ U. jJUj. ^UI ,L ^U y^i^
Breviarium sive summa doclrinne de traditionum propheticarum scientia ,
hujusque praeslantia, necnon de recla methudo ad illas docendas discen-
dasque : Ibn ' Abd al-Barr auctore.
Edit. Cahirae, anno 1320 hegirae. — Auctor vixit saec. XI a Chr. nat.
Brockelmann, I, 308.
Hisloria Andalusiae : Ibn al-Qutiyya auctore.
Impressum, sed nondum in lucem edit., Matriti, cura Regiae Academiae Histo-
riae. — Auctor vixit saec. X a Chr. nat.
Brockelmann, I, 151.
344 CONSPKCTHS Sir.L01U'M. [14]
CA — [Codex anonymus, quia et ucopliuliis, nurrationos raliiilosas sivi' ahndUh conti-
nens, qui asstM-vatur in Fiildiollicca nialrilcnsi cui lilulus .. .Iiinla para ainpliacioii
de estudios ■• sub nuincro XXVII"].
CS = ^^j^\ ^.JDl y} .Lbi) ^,j>^-*-'i ^JiiJ' -^. ^^j^\ V
Oculoriini rf/ri<:^rr(itio trislisgiio roniis e.rhilaratio : Samnrqandi auctore.
Edit. Cahirae, aiino 1308 liegirae, ad niarginem T. — Auctor vixil saec. X a
Chr. nat.
Brockelmann, I, 19t).
F = J.V^M j^U ^^.' ,U1I pkM i^U
Srientiariim clavis seii introductio : Algazele auctore.
Kdit. Cahirae, anno 1322 hegirae. — Auctor vixit saeculis Xl-Xll a Clir. nat.
Urockelmann, I, 425.
Liber revelnlionum apud Meccam habitarunt : Ibn al-'Arabi auctore.
Rdit. Cahirae, anno 1293 hegirae, in quatuor voluminibus. — Auctor vixit saec.
Xll-XIII a Chr. nat.
Brockelmann, I, 442.
G = J±^\ ,-^U." .'--' Ji^'' Ji^> ^-Jlk' i™i.<' ^\^
Liber guo nihil amplius est opus veritalis viam quacrentibus : 'Abd al-Qudir
al-Jildni aiictore.
Editum t^ahirae, anna 1322 hegirae, in duobus voluminibus. — .\uctor vixit
saec. XII a Chr. nat.
Brockelmann, I, 435.
H = -JbU' ^\ :^'. >.aj ,'^.^i< jc j^ ,L-..^j' o^ ^.ur
Velorum dislaceratio in scientia mysteriorum : ' Abd al-Ghani Ndblusi auctore.
Ms. Bibliothecae Khedivialis 3245. — Auctor vixit saec. XVIl-XVIIl a Chr. nat.
Brockelmann, II, 346.
IC = ^j ^ ^h' ,'U^' ^/^' -^" w.^
Gemma praetiosa sice nnio : Ibn 'Abd Rabbihi auctore.
Kditum Cahirae, anno 1293 hegirae, in tribus voluminibus. — Auctor vixit
saec. X a Chr. nat.
Brockelmann, I, 154.
III. = lijc" j^U _.l >UblJ , ^J' >^ .U' ^i^
Liber vivificationis scientiarum religionis : Algazele auctore.
Rditum Cahirae, anno 1312 hegirae, in quatuor voluminibus. - .\uctor vixit
saec. Xl-XII a Chr. nat.
Brockelmann, 1, 422.
IT. = - xJ' -iuV' J ^ rJ--" ^y^ •'-^' ,'»-' - 1-^ r-«*" »■>'—" ^•l'-'*-"' ^.^
o> •• ^ ' L/'' \-' x> c' ■ ^ " — ■ • I,
Pioriim doctorum miinus i/i e.rplantilionciii ini/slcriornni libri « Vivificalionis A
scientiaruin religionis » : Sayyid .Moriadhii auclorc. ^m
[15J CONSPECTHS SIGLORUM. 34?
o
Rdituni C:iliira(', nmui 1311 hegirac. in deceni voluminibus. — Auclor vixit
sacc. XVII I a Chr. nat.
Brockelmann, 1, ^i22; II, 288.
K = ^,^J! ^JJ^ y^-^L Jly^!' ^^ J JUI^^
T/iesauriis operalornm dc Iradilionibiis dutorum et favtorum : Al-Ilindi al-
IJorhiin rompiiatore.
Rditum (".ahirae, anno 1313 hegirae, in octo voluminibus. — Auctor vixit saec. XVI
a Chr. nal.
Brockelmann, 11, 1.51, „,3, 385.
Margaritae factitiae de traiiitionihus apocryphis : Al-SoyiUl nurtore.
Editum Cahirae, anno 1317 iiegirae, in duobus voluminibus. — Auctor vixit
saec. XVI a Chr. nat.
Brockelmann. II, I4635.
LM = , ^bll^' ^ii ^l'l i^ ^,-'^'' ^^j .,L j. ^ii^id.^t, ,.^JI ^\^ \J
J^j^\ _,U^i j^ ^
Liber donorum virtutumque subtilium de necessitate omnia Dei gratiae tri-
buendi : Al-Sha' rdni aiictore.
Rditum Cahirae, anno 1321 hegirac, in duobus voluminibus. — Auctor vixit
saec. XVI a Chr. nat.
Brockelmann, II, 338.
M = ^,_^'! iiiljCo ^^ ^,^^' ^^^\ .^ iyn^ J.I ^,js^\ ^^\ IxL^ ^\^
Jl^t ,U^l ^^^'t^^l!
Liber illustrationis cordium, qiio anima ad Rjus qui mi/steria pernoscit pro-
pinquatur; sive Epitome libri majoris ejusdem liluli, qui Algazeli adscribitur.
Editum Cahirae, anno 1300 hegirae. Auctor vixitsaec. .\I-XII a Chr. nat.
Brock., 1, 425.
MA = -.'!>*.'! -v-U -;! ,UbiJ .^-NjU.!! ^l^
Devotorum via recta : Algazele auctore.
Edilum Cahirac, anno 1313 hegirac. — Auctor vixit saec. XI-XII a Chr. nat
Brock., I, 423.
MI = J,!_;^<l J-.U j\ ^Ul! ^^-Jt . ic .U! ^,.^-
Epitoine vivificationis scientiarum religionis : Algazele auclore.
Editum Cahirae, anno 1317 hegirae, ad marginem N. — Auctor vixit saec. XI-
XII a Chr. nat.
Silet Brock.
MM = jJ^\ ^jJJ ^U>!!j ,j!Jtj ^LoJ^' J ,U^|! syU^ ,!^N!t i^U^ ^l^
^ermocinatio prompta justorum et confabulatio nocturna optimorum de rebus
litterariis, narrationibus peregrinis, historiisque : Ibn al- Arabi auctore.
346 CONSFKCTUS SIGI.OIUIM. [10]
Kdiluni Cahirae, anno 1305 hegirae, in duobus voluminibus. — Auclor vixil saec.
Xll-XIII a Chr. nat.
Urock., I, 447.
MMA = ^' ^^ ^OU .Uli IL^M ^LT
Liber qiii IradiUonitni studium planuni facil : Mdlik auctore.
Kditum lithographice, Dehli, anno 1216 (V) hegirae. — Auctor vi.\it saec. Nlli a
Chr. nat.
Brock., I, <U), 175.
Lexicon verboruin proprietatem definiens : Ihn Sidah aiicture.
Editum Cahirae, anno 1321 hegirae, in septemdecini voluminibus. — Auctor vixil
saec. XI a Clir. nat.
Brock., 1, 309.
Oblectamentum studiosorum : 'Obayd al-Dharir auctore.
Editum Cahirae, anno 1317 hegirae. — Auctor vixit, ad minus, post saec. XIV a
Chr. nat.
Brock., II, 369, g.
Q ^ _CJ' w.'LL ji >U1' ^—-^' ^U>*' J ^.jii" oy w»^
Cordium alimentum iit consuetudinein si^>e fainiliaritateni ciim Deo amando
habeatur : Abu Tdlib al-Makki auctore.
Editum Cahirac, anno 1310 hegiraf, in duobus voluminibus. — Auctor vixil
saec. X a Chr. nat.
Brock., II, 265.
RA = ^'Ul J jUJCU J.I J.'yu" LlL,
Algazelis epistola ad imperatorem Malikshdh, de dogmatibus moslemicis.
Editum Cahirap, anno 1325 hegirae. — Auctor vixit saec. Xl-Xll a Chr. nat.
Silet Brock.
RC = ,_C;:r^'' wUJ' ^l ^Ubl' ^»^" ic J, i)^viJL'l l'LJ'
Al-Qiishayrl epistola de scientia mysticismi.
i^ditum Cahirae, anno 1318. — Auctor vixit saec. X-XI a Chr. nat.
Brock., 1, 432: II. 117.
RIS = LJI Jj^^ JjL,
Epistolae fratrum puritatis.
Editum Hombay, anno 130G, in quatuor voluminibus. — .Vuctoros vixerunt saec. X
a Chr. nat.
Brock., I, 213.
RR = ^^IJI -^ ^^--'U' ^.UUk J ^^IJ^ j.^^. ^.L^'
Hortus chrysantheinoriim de legendis sanctoruin : Al- Ydfi'i auctore.
Rditum Caliirae, anno 13l."> hetfirae. — Auctor vixit saec. \1\' a Chr. nat.
Brock., II, 177.
[17] CONSPECTUS SIC.LORUM. 347
Epistoln de amilida alque de amico sincero : Abi'i IJaijijdn nl-Tawliidi nuvlore.
Rdituiii Constantinopoli, anno 1301 hegirae. — Auctor vixit saec. X a Chr. nat.
Silet Brock.
S = J^^P^ f. J ^-"^ ^U' ,[r^
Lampas principtim : Abu Balir al-Tortushi aiictorc
Kdilum Cahirao, anno 1289. — Auctor vixit saec. .\i-XII a (^lir. nal.
Broik., I, 4,")9.
T = c^'^ J^^i^' >U^' 5/3^ r-^'
Epiloinc liliri nicniorialis [fiiturac vilae] a Doclure Cordubensi scriptum el per
nl-Ska ' rdni coinpcndiaUiiii .
Rdituni Cahirac, anno l,iOs hcgirae. — Auctor conipendii sacc. XVI vixit, auctor
vcro operis saec. XIII a Chr. nat.
Brock,, I, 415; II, 337|„.
TA = j-Sj^^^ -,^ c^^ j^-^^' ^^-V v''-^
Catechcses arcanoriim : Abii Said al-Kliarlaishi auctore.
Ms. Regiac Bibliothecae Berolinensis 2819. — Auctor vixit sacc. XI a Clir. nat.
Brock., I. 200.
Auriun nntivum liquefaclum, sice liber de monilione principum : Algazele
auctore.
Editam Cahirae, anno 1317 hegirae. — Auctor vixit saec. XI-XII a Chr. nat.
Brock., I, 423.
TS = ^j^wwJJ ,.,.-U\i,M A^- ^ ,Ui
E.vpergefactio negligentiiim : Samarqandi aiutore.
Editum Cahirae, anno 1326 hegirae. — Auctor vixit saec. X a Chr. nat.
Brock., I, 19().
TSS == ^l,«J' _,U;M j.^ ^ ^^\ Js±]\ ^Li'
Liber classium majorum [ascetarum sice mi/sticoruni] : Al-Sha'rdnl auctore.
Editum Cahirae, anno 1315 hegirac, in duobus voluminibus. — Auctor vixit
saec. XVI a Chr. nat.
Brock., II, 338,3.
Y =: Jf^^ ^,U' -'-^ ^ r:'-^^' -i^ jLo J^Wlj ^^y ^^
Liber hijacinthorum gemmaruinque de e.vpositione dogmatuni doctorum maxi-
morum : At-Shardni aiictore.
Editum Cahirae, anno 1321 hegirae, in duobus voluminibus. — Auctor vixit
saec, XVI a Chr. nat.
Brock., 11.33«.,.
P.\TK. OR. — T. XIII. — F. 3.
TABULA AI^VBICAUUM LITTERABUM
VALOBEM EXHIBENS
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LOGIA ET AGRAPIIA DOMTNI JESU
1. — Ih., I, 7, 8 inf. ^Vj^i S--^3 J^ y- *-Uj •ulc <.\i\ J^ ^^^^ Jlj
Ir., I. lOG. 19. — 1. ^^''Iji. — 2. Lectiones quaedam in It. occurrentes : 1" Jl?
Jt .Ui- ^ AUl xL ^,. ^ _^ _^M. _ 2^ .11 ^U. UU JU-3" »iJ Jx3- , ^=
Dixit Jesus (benedicat illum Deus ct salutet!) : « Qui scientia praeditus
fuerit et foc(M'it et doruerit, liic vocaliilur inamius in reyno coeloruni. »
Matth., V, 19. — Deest nomen Jesus in Ir., ut si verba Maliometo adscribenda es-
senl. En lectiones quaedam aliqualiter diversae et in It. occurrentes : i" testimonio
Thawr suffulla, qui saec. VIII vixit (Cfr. Wiistenfeld, Liber classiuin virorum etc,
class. V, biojj'. 16) : « Dixit Messias, Jesus filius Mariae (quem Deus salutet!) : Quididi-
cerit elc. » — 2" deprompta ex al-Termidi operibus (saec. IX) : « Sapiens, faciens et
docens etc. « — 'i' quae non .lesu sed Mahonieto tribuitur ab al-Daylami, quamvis
nullius auctoritalis sit testis, utpote non antiquus (saec. XV : « Qui didicerit propter
Deum et fecerit propter Deum i-ecensebitur ut magnus in regno coelorum et terrae. »
2. — Ih., I, 24, 5. ^»0 \:^ ^(3 ^^tW J^\ L, ^^Ul kSs, ^_^ Jls"
«jll; ljJl> _Jj ?y^\ J~>\ L«j >—ia> l,.o U3 ,y^\ J^\ ^3
Dixit .lcsus (quem Deus salutet!) : « Quam multae sunt arbores! sed
non omnes frnctum ferunt. Quam multi fructus! sed non omnes boni. Quam
nuiltae seientiar! sed non omnes utiles. »
Cf. Matth., VII, lG-20, non tamen ad lilteram, sed tantum ad sensum. — Auclor It.
(1, 229, 6) asserit verbuiii hoc Jesu tribui testimonio Wahab filii Munabbih (saec. VII).
3. — Ih., I, 27, 4 inf. V^l ^,^ x^ l.<^\\ \y^~ \ (.>UI ^l^ ^ JU"
«Ul y^y, j A>jS\ n^ iJ^J^ >_■.-. Ulo \y ^ ♦Aj.^Uii l^Xssl \AyC.^ Vj ^AyJli^S
JI3 \1=~ -WK^iiJ jl .vUa A£i IjJ.a1 ljjuL« V03 J^^ XLi yjtl ^ ij <,S<^\ x-jj ■y>
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It.. I, 2.").'^, 1 inf. — 1. Jx.'. — 2. Lectiones aliae in It. occurrentes : i" J2 ^~~-^ JU
J ^.x.^ L,!*' ,. 1..;^- ,L wo..^ UU' ^ J Lx,.^. ,U b!ij' ijC^^-' ,V >iU'
350 MICIIAEL ASIX. [20]
■■ -^ ^ \ •■■J C^ w- ■■ C ( ^ ■■ w- *-> J u'
. J! UJLki Jl^i -^ i^Cx-'L. I^C ^! J-Jl^t .u b J'ji3 J^ji^l ^ J >U jUj
- ^ V w- ■ ■■ w- • i W- • •
Dixil Jr.sus ((jiiein Drus Siilulol!) : « Mo sapieuliam exjionatis L-oraiii iiidi-
1,'noruiii oculis; faiii ciiim IVaudabilis. Ncc vero dit^nos arceatis aii ca; illos
ciiim rramlaliilis ctiam. Mstotc sicul benij^nus mcdicus (jui medicameiilum
ad morlii locum ajijilicat. (^hii sajticiitiam indiii^iio jiroponit, is cslignarus;
cl (jiii diguuin arcet ab oa, is est iujustus. Sapieutia quidcm suiiiii jiis
lialict nccnon et suos ramiliarcs [qui ca siinl digni] : Guicumquc ergo juro
quodam sil praeditus, suiim jus Iribue. »
Prima hujus verbi pars, scilicel usquc aii vocabiilum applicat, occurrit etiani iii ().
(apud 1t., loc. cit.) iisdcm jilane terminis ct in RIS., IV, 208, 13, usquo ad vocabuhiin
ctiam. Ad secundam vero quod altincl jtarlcm, on k^ctioncs variae, ah auclore It. allalae :
1'' (juae auctoritate Sofy&n al-Thauri (saec. \ llli fuUitiir, sic se habet : « Dixil Jesus
(quem Deus salutet!) : Sapientia quidem suos hahet familiares. Si ergo eam proposueris
coram indignis, peribit; si autem ab ea prohibueris dignos, peribit [similiter]. Eslo
sicut medicus qui medicamentum ubi oportuerit applicat. » — 2° occurrens in Uibjat
al-awliyd (saec. XI) : « Dixit Propheta Dei (cui Deus benedicat eumqne salulet!) quod
Jesus lilius Muriae surrexit in niedio Filiorum Israi'! et dixit : O Filii Isracl! ne loqua-
miiii de saiticntia corain ignaris; eam cnim IVaudabitis etc. » ut supra in textu. Cfr.
RIS., IV, 179, 10. — Cfr. n. '.. — Itom /' ad Cor., i, C^ et ii. 1, 2.
4. — Ih., I, 43, 4 inf. jL^i J '' y\yr^\ \y^^ V (>XJ\ ^^ '^ JU"
Q. apud It., i, 3'i3, 3 inf. — Item F., (i2, G inf. — 1. Q. ^^^ wo-^ J.^. — 2. Q. et
F. ►».^1. — 3. F. i*.Cs-'L. — 4. F. ,.,.o. — 5. Q. et F. p v^'- — Fn aliac recensiones in
It. occurrenles : 1' ^jl-^l ^lyl j, /,^ Ijib ^ I.J^!' jav JU. — 2^' ^ Jl ^^Xj "^
^;!^'! jl^! J. * ^
l)ixit Jcsus ((jucm Deus salutet!) : « No appondatis margaritas ad por-
corum colla; sapienlia onim molior est quam margarita, et (jui illam
sprcvcrit pejor cst (juam jiorci. »
Malth., VII, 0. — Cum idca necnon et imagine hujiis evangolici texlus meliiis con-
senliunt duae aliae recensiones in It. occurrcntes, tjuain k'Clio Iii. l-ln eorum vorsio :
1-^ quae usque ad judaeum coiivcrsum Ka'b al-.\khbiir (saec. VII) prolrahenda di-
cilur, sic se habel : « Dixit unus ex prophetis : Ne immittatis margarilas vestras in
rostra porcorum. » 2" ciijus auctorilas minoris est pondoris, similiter ait : » No proji-
cialis margaritas » etc. .Nota bone in his duabus reconsioiiibiis li)(|ui do inargaritis noii
mittendis, (iiiiii iii loxtu lii. do oisdom non appcndendis ad colln lo()ualur. Xi fallor,
non aliiid i|uaiii lapsiis oalami iii voce IjJj' exj)licaro poterit loxtii- juimigeiiii oorrup-
tionein, iiaiii facilo ]K'rnuilaliir '_»i.u in I jJju ; hacc aiilom vo\, somol admissa, caeloraalia,
vi contexliis, iiuliixit. Notanduiii otiam aliain rccensionem addiioi ab auclore It., Ioc.
cit.. iii (pia vosligiiuii (iiioildaiii iiiv(Mnas evangelioao vorilatis, (pmd iii cacteris decst,
I
[21] LOr.IA ET Ar.RAPIIA. 351
nempc : « Ne projiciatis margaritas ad ora caiium. » Quod ad sensum attinot hujus do-
minici verbi, auclor 1t. asserit Jesum per inargdrilam scientiam myslicam sivc interio-
rem, per canes aut /?o/ro.v indignos liomincs significare voluisse. Cfr. n. 3.
5. — Ih., I, 45, 14 inf. ^lS '^Jl .L^U,^LU ^^AJ\ <-.Lt '^_^ Jli"
U^^lJi j^l d^^ ^3-:i; li^J^Lj ^^ La^LU j^\ iLls ^b. cj_JI »L»-lfr i^LUj ^jjll
'••^■jJl ^LI^ L^LLj J^
In., III, 274, 17. — M., 178, :5. — Q., i, 141, 13inl'. — Ir., i,355, 5 inf. —1. hi. .^-^JK
i Ljj,^. — 2. Ih. 5^^<c^. Q. 'ij^-^ >'. — .1 In. J. - 4. In. ^"-^y.
Q.
CT
— 5. Iii. bii. — 6. It. ■JL^ij^. — 1 . Q. -i'. — 8. Ab hac voce ad fincin usque deest totum
in Ih., M. et Q. — 0. En lectio alia ab auctore Q. adducta (apud It.) et quae perfectior
est, veritatique evangelicae propior in modo dicendi : sua jji^ ».\_l;:-> ^^™!' .Ldi ^vJj^
=UU l jJ! ik LJ=L. .vJ:.o Lv^i so-JL^ ,.i > ^l Ul -;^^" JJb Xl^j Jl
XL^ LjJI .UL b \^ ^ JU J .0 L.0J,. .^^ L, J -UJi 5^ > ,^l Ul UJ!
C
Dixit Jcsus (qiiem Dous salutcl!) : c< Similes sunt improbi sapientos
lapidi quao super Iluminis ostium illapsa fuerit : aquam eiiim ucc ipsa
hiliit ucr iu satum agrum flucro siuit. Similes etiam suut improhi sapioii-
tes latriuao tubo cujus exterior [facies] gypsum [album] ost, iuterior autem
est fotore [pleuaL Similes itcm sunt sepulcris, quorum oxterior [facios]
quidam habitatus locus [vidotur], intus vero suut ossihus mortuorum
[phma]. »
Matlh., xxiii, 13, •Ti.Ck.Matth., xi:, ,33. — Prima liarum trium parabolarum, lapidis
scilicet, quamvis in Matth. ad litteram non inveniatur, ab eo tamen quoad sensum prove-
iiire videtur, nam ibi dicitur(v. 13) : « Quiaclauditis regnum coelorum anle liomines : vos
enim non intratis, nec introeuntes sinitis intrare. » Confirmatur similitudo explicatione
auctoris It. ad locum, quae sic se habet : [^ 'iyiS^\ ^Jfiy^ c-U !jjji5 LjjJ! ^UU oaJj5j
J,l3u JJl J,! .(_XUo .>LJ! \Sji ^j !_3J.ii ^] « Sic etiam sapienles hujus mundi sedent
supcr viam vitae futurae, et nec illi intrant nec devotos homines incedere sinunt Deum
vcrsus. » — Quod ad sccuiulam attinet parabolam, ex tertia (quae ad litteram in Matth.
iiivenitur) nasci diceretur vi amplificalionis imitativae. — Addit auctor It. aliam lcc-
tionein verbis pleniorein et quae stylo similior est evangelico textui. Nota quod inve-
niulur in Q. cujus auclor antiquior cst Algazelo. En ejus versio, in qua novam para-
bolam reperies, arboris scilicet quam neriu/n oleander (graec Sasvri, arab. J^'^ hisp.
adclfa) appellant : « Vae vobis, improbi sapientes! similes estis tubo etc. Vae vobis, im-
probi sapientes! lantummodo similes estis sepulcris dealbatis, quorum exterior est
gypsum, intus autem sunt ossa mortuoruin. 0 sapientes hujus mundi! tantummodo
siiniles estis arbori nerio, cujus ilos pulchra est, sapor autem amarus vel lelhale
venenum. 0 sapientes hujus mundi! siiniies esLis lapidi etc. » CIV. n°* 6, 53 ct 61.
;{j2 MU;IIA1:L ASI.N. [22]
6. — Ih., I, 46, 14 inf. ^UI J*l j. j^C ^ ^%J\ <A^ ^t JU
^IL ^f^ AJ\ J^\ ^,.. Jj-^„ <-^i ^^'-^ ~ ijy^ {J^ ^-^ y^-i ^lr=^^ L?' l/r~* o*
Ii., I, ;!63, 3. — I. li. ^^f.— . — 2. It. (Jv!^-!'. — 3. Ii-. '^.. — 'i. I'',ii lcclio copiosior ab
auclore Ii., loco cilalo, allata : ^^\f ,*^'.; \^-^^ J>^'*'' i'-^"" '^■^ ^/ ^^ ^c™:.^ f^
j^^'^ .yj\ JJ. Xl^ ^U'L' ^l C-s jy^i/ ^ ^^^ t'----' jA^' ^'^ J^-"".^ \.^
Y Ja." Jlji .f.- aS) ^i./ aI.'^ ---^ ,.l' JU' w-, O.C:;,_J .,_yV^J J*»-M, .,;i^b
wii^ jjlLo U' |\.J! ^-^' J'-? j'] ■>tr'l ;-4-^' *t-^. ^ 'V.-'-^ J^ J-:^^'' „?*j ''-'f^' o' ^tTr-
..U1 -'.--^ ^!. ,\S ,'►--' ^l' A-'-'->' ^-.:v->' j,-x", X-V, ^^J jjl. •" ,..C
Apiicl MM., II, 20,i, 10, Iioc ctiam verbum It. invenitur, sed ad primain vocem v—jLT
exclusive interrumpitur, atldeiido tanien soqiiens fragmentuni : .^- Ufi^ .,' ■.^St.^^
jjL^^^i Uii Ji UJ'. - •> L,
Dixit .lcsus (queiii Deus salutel!) : « Ouoinoilo iiiter sapientes [recen-
sendus] erit qui, pcr viam futurae vitae inccJens, grcssus suos versus
vitam hujus mundi dirigit? Et quomodo inter sapicntes [recensendus] crit
qui verbum [Dei, scilicet] quaerit, ut illud [aliis] renuntiet, non vero ut ilhid
n- adimpleat :' »
Luc, IX, 62 ct xvii, 32; Matth., xxiii, 3, sed non ad litterani. — IIoc verbum, ut auctor
It. Ioc. citato asserit, pars tantum est alterius verbi dominici copiosioris quidem et anti-
quioris, cujus mentio tit in libro cui litulus IJiltjal al-aivliyd (saec. XI), sed utpote
transinissum ab egregio theologo al-Daslowai qui medio saec. VIII est vita functus
(Cfr. Wiistenfeld, Liber class. viror., class. V, b. 29). Sic se habet : « \'erbum Jesus
filii Mariae (qucm Deus salutet!) : Propter hanc vitam operalis, ijuamvis res ad illam
necessarias absque opere vestro det vobis Deus. Non tamcn propter futuram vitam
operatis, quamvis res ad illam necessarias nonnisi vestro opere det vobis Deus. Vae
vobis, improbi sapientes! Merccdem accepistis, opus autem neglexistis! cito futurum est
ut dominus operis quaerat jcx vobis rationemj operis sui! Quomodo inter sapientes ire-
censeiuius erit qui, per viam fulurae vitae incedens, gressus tamen suos versus vitam
hujus iiiuiidi dirigit, et amplius quod illi nocet quam quod illi est utile appetit aut amaf:'
VA quomodo inler sajiientes "recenseiidus] crit qui verbuin [Dei, scilicet] quaerit, ut illud
aliis renunciet, non vero ut iilud rc adimpleaf? Super eapita vestra scientiam [iinponitis]
ct sub pedes vestros opus [collocatisj. Nec ergo homi.nes liberi largitate praedili nec
servi timidi [dicendi cstisj. » Ut jam in lectionum nolalione monui, apud MM. invenitur
Ikjc Ii'. verbum, sed ad primam voccm quoinodo interruptuin, quamvis adauctum so-
qiienti appendicc : << Cito fuluruin cst ul ex inundo hoc ad sepulchri tenebras et an-
gustias educainini. » (hidd ad seiismii altinet hiijus verbi, generali quadam et romola
pcdlel analogia ciiin paraliolis evangelieis servorum bonorum et inaloruin, quamvis cum
niillu earuin lilteraliler ccihaereal. f fr. n"" .">, 8, .'i,'! et 61.
7. — Ih., I, 47, 7 inf. cl-i; iit '^v^. j.\ l ^^UI ^U ''^^ ■-'JU- ' JU
' .:. '■' .>ci-li V'i ^UI -'ii-i c.!^-l Jli
[23] Lc^r.IA ET ACHAPnA. 353
Ih., IV, 299, 19. — Ir., i, 368, 2 inf. ; x, 148, 12. — AW., 36, 3 inf. — RC, 117, 15 inf.
— 1. Ih. i.^' ^.1. AW. X^. — 2. It. U, -f^. - 3. Ih. et RC. o~- J-'- — '». RC.
om. ^^- ,.fjl 'j. — 5. AW. addil jj. — 6. It. et RC. ^U. — 7. AW. ^<>, ,.w». RC.
,../■ c^ •■ ^ J u^
addit ^.-Ul li*j .,'. — Apud RC, 118, 5, sequentia traduntur : J^ji^ ^J^ !il J^
■ c ^ ^ — ^ ■•
Dixit Deus (qui exaltotur!) Jesu (quom Deus salutet!) : « O illi Mariae!
Te ip.sum liortare; [postquam] autem a te ipso hortatus fueris, tunc et gentes
hortator. Ni voro sic fecoris, erubesce me. »
Hoc dominicum factum quamdam, ni fallor, praesefert analogiam in verbis cum illis
Luc, IV, 23 « Medice, cura te ipsum » quamvis contextus omnino differat. — Quod ad
sensum hujus verbi in mente Algazelis attinet, nullo modo est ambigendum; ipse etenim
in opusculo cui titulus .sU::^^!^ ksJ' 3 iJ!_. [Epistola de hortationc inorali ct de fide
dogmatica] nuper edito ('Cahirae, 1900) ad calcem alterius ejusdem libri cui nomen
*JLwJ! , _,U=-Ji.M [Bilan.v fidelis), hoc factum dominicum iterum tradit ejusque sensum
declarat; ait enim (f. 85) « hortatorem aliorum qui seipsum non anlea liortatus fuerit
similem esse ei qui alios illuniinare voluerit, cum ipse luminc non fuerit praeditus, nam
ullo unquam modo arboris umbra rccta esse poterit, si arbor ipsa fuerit curvata: et
hac de causa — concludit — revelatum fuit Jesu etc. ». — Auclor It, loc. cit. asserit
hoc dominicum factum traditum esse a duobus scriptoribus qui quidem usque ad Malik
filium Dinar fsaec. VIII) illud rctroagcndum existimant. Apud RC, 118, 5, hoc ipsum
fere textum invenitur, non aulcm .lesu, scd auctori anonymo adscriptum : « Dictum etiam
fuit : Dum hominibus hortandis homo sedet, clamant eum duo angeli [ipsius custodes, his
verbis) : Te ipsiim horlare [monitionej qua fratrem hortaris tuum. Ni vero sic feceris,
Dominum tuum (|ui te videt erubesce. »
8. — Ih., I, 48, 15. J^_ Vj ^UI ^[^^ ^s^\ Jl. ^%J\ <.b ^ Jli
^.«.l» ^_Lju "^' j_^<, ^LLvs ,:^j^[3 [yl^ ^^iis ^l^J ^\ ^ cJ^j i!_^l d^ '^
il^Vl ^JiJ ^ i«U!l ^y^ J^ ^4.111 <;.i^
It., I, 374, 10. — 1. It. ^'-J »ii'.
Dixit Jesus (quem Deus salutet!) : « Similis est qui scientiam addiscit
ot [quod scit] nou facit, mulieri quae secreto moechatur; po.stea vero ventre
gravescit, ejusque graviditate [omnibus] revelata, ignominia rubescit. Sic
etiam eum qui quod scit non facit, Deus (qui exaltetur!) in die judicii corani
omnium oculis ignominia afficiet. »
Xullam hujus verbi similitudinem cum evangelicis verbis invenio. — Ad illius auc-
toritatem quod attinet, in 1t. Ioc. cit. asseritur ipsum iisdem plane terminis in Q. re-
periri. — Cfr. 11. 6.
9.
Ih., I, 48, 15 inf. p.1 U ^b l_^- V ^^C ^UlVlj ^l\j^\ j
2
i<vm«J^ L*j 1 4^L»ju Jl^ I &.«
.Ur
It., I, 375, 1. — 1. Deest ist,y'! in It. — 2. En lectio aliqualiter diversa in It. occur-
rens : .W U^ j,oc. ^ ^oL .W J U J^ _.IL < ol ^! b.
\ ■ ^ ^ \ \ \ • \-\ ^ ■■
:JJ4 MICIIAKI. ASI.N. [2'.]
Sfri|itiiin osl iii Lcgo Moysis o\ iii Rvangclio : « iNc qnacratis scirc
qnoil iynoi'atis, nstjne (liini illnd lotnni i|U()tl jani scitis faciatis. »
Va\ verbum exij^ua dignuin iide, si ad iiMcsitaiitiiuii Ifsliinoiiionuu allendas : Algazel
enim, ul vidisti, libris Moysis et Kvangelio illiid sinni! assignal; aiiclor vero It., Evan-
geliolanlnm. Dcni(]ne. nt hic asserit, idem verbuni invcnilnr in //ili/nt al-(nvUijit, auc-
toritalc MAlik lilii DiiiAr (saec. VIII) traditum, sed libris cbristianis in gcnere, non vero
Kvangelio, adscriplum. l^n ejus V(!rba, aucloris Ir. scilicel, iiarrationcin Milik referentis :
« Duin libris quaerendis ardenler incumberem ea menle ut in eis specularer, in quod-
dam christiaiioium inonasterium infroivi, ([ui qiiidcm christiani queiudam niihi libruni
monstrarunl in quo, dum speculatus fiiisscm, haec invcni ; » 0 lili .\dam! cur scirc
« quaeris quod ignoras, dum illud quod jam scis adhuc non facisy » Alibi autem (apud
aI-Sha'r;\ni, Latdif al-minan, 1, 55, 11) idem triluiitur alio mystico, cui nomen Ibrahim
lilius Adham (saec. VIII). Ilic profecto asserebat sc invenissc senlentiam hanc — de
cujus evangelico originc omnino silet — insculptam super quenidam lapidem in terra
jacentem. Addit auctor It. idem verbum etiani iii Q. iuvcuiri.
10. — Ih., I, 217, 15 inf. ^> '^M-j <-.b k\S\ oLL. ^ jl ^jj
JlaJ ^i j_y ^ I-.1 *">LJ1 kS£. — _£. "0 Jlis •^ J^\^ VI iijllJl j <« ^_ J) ^
IjJl ZjJ^ i[^l j:_ Zj^ ^J^\ c_y_ oli c^ ij\ > c^ y> ^ z^yi. L. 4!lj
£■ aJ jLaJ Ijj ^[/Jl C-x-TIj i^J^^a J-£- ^ is*-^^ cJ3-.5l i^Jjlf" ^^ ^-*-* lJ~^.
c^ pT lU.- cU_>l cX^Z^ U-vi *^Jli' CL%^ Js, y.J ^ ^a.DI ^.sU j.>U1 ^b
Ua_s
It., v, Vi, 9 inf. — 1. 1t. >L^\ 4=- — -• ''■■ 'jf-^^'- — ;i- •'■ -■^'j; J^;- — ^- ''■•
J='. — 5. It. J,l»j. — 6. Deest in It.
Narratur quod Jesus (snper quem l)ci bonedictiones et salulatio descen-
danl!) cxivit ad pluviam petendam a Deo. Cuni autciu rcjns disoipuli] taedio
aflicercntnr [iW nirlius iu doscrtum exiissent, ul Imhct It.], dixit cis .lesus
(quem Deus salutet!) : « Oui ex vobis peccatnm commiserit, rovortatur
[sc. in domum snam]. » Omncs crgo reversi suiit, ot non romansit cnm
60 in doscrto uisi unus [sc. lioino, ul uildit It.J. Dixit ci Josns ^qucui Dous
salutet!) : « Au non est tibi aliquod peccaluiu? » Dixit [homo] : « Per
Deum [jnro] me uiliil aliud scire [commisisso] uisi (|uod piope me quadam
die orautem mulicr transivit, ad ([uam liocco oculo rospoxi; scd postoat|uam
illa me praeterivit, digitum monm in mcum oculuni introdnxi, [c loco suo,
evnlsi, illumque post mnliercin cjeci. » Dixit oi Jesus ((piem Donssalntel!) :
« Invoca oro-o Deum [sc. ad pliiviam peteiulam ut ogo ipso liiao doprooa-
tioni iimrn dicam. » Dixit f.sc. narratorj : Fecit ergo [sr. Iioiiio illo: invoca-
tionem suam [Deo] el [ropontol coelum nnl>ibus coopcrtiis liiit, iinbcr doci-
dil, oiiiuinm(|uc sitis oxtiiicta fnit.
4
[25] I.OGIA KT AC.RAPIIA. 355
l^lemcnta praecipua liujus ddiviiuici facti in evanoelio inveniri non est ambigendum.
1° Ac impi'iniis, spiiitus, ut ajunl, lotius narrationiscum illo Joan. (ix, 31) plane cohaerct
« scimus autem quia peccatores Deus non audit etc. >>. Congruit et mens auctoris, Al-
gazelis scilicct, ut It. advertit sequentibus verbis [wy--' ^ J-^^ i' ^^ OA-O Ji
ajLx^! w*?--". '-*' W^ ^'r-"j] : « Ilic textus sibi vult quod immunis a peccatis necessario
exauditur a Deo. » — 2» Ea Jesu verba « Qui ex vobis peccatum commiserit etc. » in
memoriaiii revocant illiid Joaii. (viii, 7, 9) quando Jesus mulierem in adulterio deprehen-
sam diiiiisit, etsi contextus toto coelo diffcral. — 3" Ilominis responsio insinuarc videtur
ilhul Mattlt. (v, 2S) : « ()ui vidorit mulierem ad concupiscenduni clc. », atque evidcntcr
samj)ta est ejus conclusio ox illo Matth. (xviii, 9) : « Et si oculus tuus scandalizat te,
erue eum el projice abs te. » — Quod attinet ad anliquitatem traditionis hujus donii-
nici facti intcr moliamedanos, nc verhum quideiii in Ir. invenies.
11. — Ih., I, 222, 13. ^^\ Jy.;. jli YLj <J^ <^\ J^^ ^ .L^
jLj^ j yj; "ij |_5J-V£. j. c^»^' V »jX'l Jj> ^Jisi j-is ^lj ij^^. ^'y ^iust— ='3
jjijs-ji V |V» |_^U la.Lj' "^3 ^»jt> ^\ UaJi ^LsJ Vj j^.i (3 («-t"^ <,L=>:;' ^j
Q. apud It., V, fiO, 4. — Iii., II, I 13, 18; iv, 05, 15. — 1. It. >^-J1 iJi. — 2. Desunt
apud It. hae quatuor ultiniae voces. Addit lamen lectionem quae in fine aliqualiter dilTert
et Mahometo fortasse assignatur : ^j Lli.) 3 '~~-^ J-*-?"' ^j; ■j'-'^ .r* ^- 'ji-^ij
Uv^H '^ .r^ '-^-'- ^^— '■ ^^) '-^-^ -'--^ ^i ^* --^' '-^-J-'' ^»^'.
^.. O ■' -^ ^ ' -• ■ •• w .
Oratio Jesu (eui Deus benodicat eumque salutet!). Dicebat : « O Deus!
Ego quideia impotens factus sum ad devitandum quod abhorreo nec utilia
quae sperabam possideo : res enim [hujus mundi] in manu proximi mei
sunt, et quasi qui opus rmanuum suaruml oppigneratum habet, ego evasi.
NiiUus quidem pauper egenior me! Ne ergo permittas, 0 Deus! ut inimicus
mcus de malo meo gaudeat nec ut amicus meus moerore me alliciat.
i\e [permittas] quid adversi in rebus quae ad vitani spiritualem spectant
mc pati, nec solicitudinem de rebus hujus mundi essc maximam mearum
solicitudinum. Ne me subjicias sub potestate illius qui mei non miserea-
tur. 0 \'ivens! 0 Sempiteriie! »
Asscrit auctor I r. hanc orationein dominicam inveniri in variis operibus quae de tra-
dilioiiibus tractant, ex. gratia : in commentario Sahik al-Bokhari ab al-Termidi scripto
(sacc. IX); in libris .\bii Bakr ibn Abi al-DunyA (saec. IX); in Q. denique, ex quo opcre
ab .Vlgazcle excerpta esse debuit.. Oportet tamen animadvertcre, apud al- Termirti
hane orationeiii occurrere aliqualiter in finc diversaiii et non uti a Jesii corte prola-
tam ; ait enini supradictus auctor illam tradi ab Ibn 'Omar (saec. VII), quodam ex .Malio-
meti sociis, qui quidem asserebat « non prius a suo discubitu Prophetam Mahometum
unquaiu levari, quani orationein supradictam profunderet ». Sed, ut vides, non inde
rK> MICIIAFJ, ASIN. f2()|
Sfi|uilnr ilm ( >mar iiegasse uratiimoni hanc .lesii Irilmi doljurc. Caoleri omiies auclores
supra latidati nulluin de liac attribulionc dubium movendum oxislimant; ininio oratio-
nein haiic uti a Jesu prolatam tradi asserunt a testibus iiilo dij^nis ncc quidein recen-
tioribus, piita Ja'far lilio narqan et Jarir iiiio IJaziin (-j- saec. Vlil). — Cum precandi
ioriuula discipulis suis a Jesii pracscripta aj)ud Mallli., vi, i)-i;{, nullo pacto liaoc oratio
doiniiiiea cohaerol. Poterit lamcn quamdam analogiam, elsi remotam, depreliendore qui
V(4'siim l,'!'"" attente confcrat cum duol)us ultimis inoisis quac sic incipiunt : u Ne [per-
millas] qiiid oto. » et « Ne me subjicias etc. ». VX nola quod auctor It. ut hoc ullimum
iucisum patefaeiat, sic ail : « Forlassc hoc sibi vuil : ne me suljjicias siib potostato
an^eli vindicatoris (|iii mei non misereatur. •> VX cuiu lioo loco conferas oporlet ea quae
a SS. PP., Joanne Ciirysostomo pracsortim, traduntiir in o.xplanaliono illiiis versiis « Sed
libera nos a malo », et maliini lioc diabolum esse asserontibus.
12. — Ih., I, 243, 3 inf. .\.J>j j. ^. ^ ' JLi ^\ j,^ J^ JU
i_j^ L oi ''|_j)i»;' <\i\ i_s^3^ ^'^^ ^/^ ^-^jj ^y- f^ '^^rf^ jrf- ly r^^'' ^*xh
^jj^ji iS-^y?' (/,♦■* L""^ '-''.^ >^'-*^j (*' i^j''* V ^ ^j-f' j -^ >-'-*r*'j
ULiil viLi; c.iA>b ■'cl^.^J: _.IJJ l£»^>\ ^iij^\ J\ c^\ ^ ^^ \ J%>-i
^jlU-JI ^i pj^aII -u, j._.\J^ c-Ci^ v^L^ J\:^ l£»J\ ^ J\ c^\J\ ^3
It., V, 187. 13 inf. — 1. ii. 1'j.;. A" a,v^, ^Jt-'! jI .,.. ^ li. — 2. Addit Ir. 5^-. —
3. Deest J,L in 1t. — 4. It. ^Cv-^. — ,^. It. -V.-'-^''.
Dixit 'Ali, filius Abu Talib : « Satiatus fuit [semel taatum] liortlcaceo
pane Joannes Zacliariae lilius (quos ambos Deus salufet!), proindeque,
somno usque ad auroram [propter satietatem] deditus, orationem vigiliae
illius neglexit. Deus autem (qui exaltetur!) revelavit illi : « O Joannes!
« Num domum meliorem tibi quam domus mea, aut patrocinium quoddam
« tibi melius quam meum patrocinium invenisti? Per potentiam ct maje-
« statem meam fjuro et obtestor], o Joannes! quod si semol lautum Para-
« disum vidisses, jam adeps corporis tui liquefactus desiderio evanuisset
« atquo anima tua lialifu ex corpore exiisset; ac si semel tantum Gehennam
« vidisses, jam adeps corporis tui liqueractus evanuissct atque post lacrymas
« pus efTudisses, vestemquo pelliceam post cilicium [sive saccum) induisses. »
lloc joanneum factuiii, '.\li, lilio ,\bu 'rAIib al(|uo Prophetae Mohammedis genori,
ulpote narratori, apud iii., tribiiitur; auotor voro ir. a quodaiii "Ali, tilio .\bu al-Khair,
lujus et palriani et aetatom prorsus ignoro, asserit esso prolatuin. Taiitummodo nar-
ratorem Mohammedi non fuisse coi'Vum ex eo conjici licet quod auclor Ir., post ipsius
montioneni, formulam adjungit deprecatoriam Jw xl" i»2k,, hoe esl, « Deus miserea-
tur illius! u, non aulcin i^ i.u' ..^. sive « Deus propitius sit ei! »; haec eniin posterior
formula solis Mohammedi co}i;natis aut fainiliaribus jam vila functis adjun^'itur. — Vo\
.VjJ-^M quam por pus laliiio verti, proprie, ul Freyln}^ oain interprotalur, sijjnitical :
[27] r.Or.lA KT Ar.RAPIIA. Xil
« Tenuis aqua in vulnerc sanguini mixta, anlequani in piis i/i-ip) concrescit. " — A|)ud
It. auteni, pro jlsr'! sive vesle pellicea, -J-^' sive ferream loricam invenies, et meo
quidem judicio, haec posterior lectio melius quam prior congruit non tantum cum idea
vcrum etiam cum littera textus : similiter enim desinit ac J.j--^!, ut rliytlimica exigil
totius orationis compositio. — Agraphum est lioc factum, quamvis quodammodo cum
Mallh., 111, 4, locisque parallelis cohacreat.
13. — Ih., II, 56, 18. ^ \Sy j o^ ^>UI l^U ^^ jl \^3j\
j. -^^\ f^y\ ^\ ^LiJ ^J^\ j^ Uj-Ujli 'j.>!l ^^ ;^U c>Ul <~U
~UJL&:> k_».5T:lwls ^\^\ "j^S (j j»A^^3 tlyLS (♦jX^l^ (^."-^
Q. apud 1t., V, ,i09, 21. — 1. Q. '3/, 'Ji' ^<^y ^„^ ^^/ cJl^J. — 2. Q.y^; J'j
Narratur quod Maria (quam Deus salutet!) transivit, dum .lesum fquom
Dcus salutet!) quaereret, prope textores quosdam a quibus viara sciscitavit;
sed illi a recta via eam aborrare fecerunt. Dixit ergo [Maria] : « O Deus !
luain lienedictionom ab eorum negotiis averte, eorum et familiam paupercm
rs.se facias], ipsique ut aspernabiles halieantur iu onniium oculis. » F>t
exaudita est oratio ejus.
Tam Algazel quam auctor (^. hunc faclum referunt auctoritate fulti cujusdam Mu-
jnhid iilii Jobair qui initio saec. Vlli mortuiis esse dicitur (Vide Wiistenfeld, op. cil.,
clas. III, b. 18). — Quamvis facli hujiis argumeiilum ex Evangelio infanliae videatur
depromptum, nihil taiiien illi simile invenire potui apud Fabricium [Codex apocryphus
Novi Testamenti; Hamburgi, 1719; vol. I, p 210), ne quidem in ejus locis in quibus de
Maria Jesum quaerenle agitur.
14. -- Ih., II, 110, 15. c^i-ll <~^ ^^ J ^jl JU <L'l jl ^j^.
^l Lo _J A.OI j J^^ ^j_J A.Ol J ^j ^j^jVlj w'lj-»— '1 ^^Lfcl JjL* ^J^-^ ^l jJ
2Li •a.u dU
It., VI, 177, l(i. — 1. 1t. .^i-z. oXJ.i. — 2. En lectio simillima, in Ih., ii, 110, 6 inf.
occurrens, sed non Jesu assignata : vJU..^-.r i &\^ U^ &\ -^, j^ .r', •jJ-" --^ J^
.^i^U x-bl >! l.W ^^.>^ ,J.^\ -^ ,KJi
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' .o ^,y\ JJl X-
, J liL U!
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U ,^i -:xi. U ^\ I^= >^! ^j »iil ii'J. >^ _,^ -iJ ^ - I-
Narralur Deum (qui exaltetur!) revelasse Jesu (quem Deus salutct!) :
« Si mihi scrviisses ea devotione qua [mihi serviunt omnes] qui sunt in
coelis i't in terra, non esset autem [in corde tuo] nec charitas [qua proximuin
amalur] in Deo, nec odium |quo proximum abhorretur] in Dco, niliil tibi
illud prodessct. »
Ut auctor Ir.,loc. cit., asserit, hoc verbum in Q. eliam occurrit, sed fontes aut testes
358 MICIIAi:!. ASIN. [28]
antiquiorcs noquaqiiam iliiilcm aireruiiliir. iii lii. lainon, loco supra cilato (11, 110, (i inf.),
alia lictio similliina plciiiorque occurrit, scd ([uac non .lesu assignalur, at cuidam
'Abd Allah lilio 'Omar, uni scilicct e.K ProiiiuHac Moliammedi sociis, qui Caliphac Omar
fsecundi ncmpc in ordine calipharuini tiliiis luit, ac proinde qui sacc. VU vixit. Accipe
ergo versioncin liujus vcrbi plcnioris, ita ut in lii. occurril, omissis vero lectionibus in
Q. el in Ir. (VI, 178, 9 inf.) allatis : « Dixit 'Abd Allali, lilius "(^mar : Pcr Deum I Ktsi
jcjunavero loto dic, niliil (unnino manducans neque bibens ; ctsi noctcm insomnem in
oralione duxcro: ctsi ofics meas, mar.supium post marsupium, in via Dci [scil. in pios
usus, puta, ad sacrum bclluni <;crcnduni] (lisiril)ucro, iii dic aulem quo moriar, qui-
viscuniquc sit, non esset in corde mco charitas in eos qui Deo obcdiunt ct odiuin in eos
qui contra Dcum peccant, nihil mihi illud prodcssct. » — Quoad origineiu hujus verbi,
necnon ct allcrius supra laudati, iicmini dubiuin quin cx Priina ad Corinlh., xiii, l-,3,
non autem ex evangcliis, procedat.
15. — Ih., II, 110, 16. ^Ul >1 ^;^ ^\ J\ \^ ^%J\ ^b ^ JU"
<^ lj>^\ j (Xi^.> j.«j 'U^l^ jC.L.fc j .\>jy_^ ^^«3 c. jj <^\ SJ>x; ^ l^V '^^
1t., VI, 177, 18. — N., 158. 8. — 1. N. I^^j. — 2. 1t. ^. — 'J. N. addit S^.
Dixit Jesus (quem Deus salutet!) : « Facite vos [)eo aruabiles, odiuni
peccatorum erga vos quaereudo, cl appropiuquate Deo ab eis discedeuilo,
et bcuoplacituiu Dei quaerite eis displiceudo. » Dixerunt [.vt(7. discipuli] :
« O spiritus Dei! Cujus ergo sodalitatem quaeremus? » nespondit [Jesusl :
Socii estote eorum quorum intuitus Dei mcmoriam [in mentibus vestris]
excitare valeal, quorum verba opera vestra boua multipliceut, quorum
denique virtutes futurae vitae desideriura in vobis concilare queant. »
Nihil aliud huic verbo simile in evangeliis invcni, (piani illud Joann., xv, 18 sequ.,
dum in sermone post cucharisticam coenam Apostolos hortatur Jesus ad odium perse-
(pientium sulTcrendum. Fateor tamen longc dissitam sive rciuotam ut aiunt talem ana-
logiam esse. — De fontibus verbi nihil omnino tradit auctor It. Tantuni asscrit apud
Q. etiam idem verbum iuvciiiri.
16. — Ih., II, 124, 1. ^\j Ul j^- ^S ^^J_^l^ 5->Ul ^U ^^ Jl»"
*^jy- jjiijC;' ''i,l. JLi «-LiJj v;lJ \^[J '<:£. ^y r-^J^ >_j .'. > -^j LJL oli-l
\Ai. ^A^ '^o>i j ij^<\i ^^ A.^\ jLiJ i.Lft ^j^ •'^^. <[}\ jL>c- Myy;
Ir., VI, 21'i. I iiil'. — 1. 1t. vj:,viiX — 2. 1 r. A-y x-. ~ ;i. Ir. JCa^. — /|. Ir. ipio.
— 5. It. f'j. — (). 1t. Jii) sed inendosc pro Jj^,- — 7. I r. i.Xv' A.-i.' .» *»'^-
— 8. Lcgas -jy^ ut in I r. recte.
Dixil Jcsus ((picm Dcus sahilct!) discipulis suis : « (^)uidii,iiii facilis
[20] LOGIA ET AGRAPIIA. 359
dum vidctis IValrein vestruin (lormieiitciu, et vcntum illum uudassc tuuica
sua? » Rcsponderunt : « Opcrimus et vclamus [nuditatem ejus]. » Dixit
[Jesus] : « Nequaquam, (juinimmo pudenda ejus d(3tegitis. » Dixcrunt : « Bene-
dictus sit Deus! quisnam est qui tale agit? » Respondit [.lesus] : « Unus
vestrum (|ui detrectationem adversus fratrem suum audieiis, iion modo
auget, verum ctiam illi detrectationi aliam graviorem addit. »
•o"^
D
Ni fallor, verbum hoc in evangeliis deest. SimilitiiJinem vero sive parabolam a Jesu
adhibitam, ex Cenesi, ix, 20-23, dcsumptam esse nemo non videt. Sensus autem totius
vorbi ad charitatem fraternam prouiildubio refertur. tlontirmatur contextu totius para-
graplii in t\\\o Algazel agit de obligatione qua omnes tenentur fideles tam de fratribus
bene loijuiMidi ([uani eorum defectus tegendi. Iliiic vero nihil mirurn si, immediate post
illud Jesu verbuiii, addal Algazol quod scquitur : « Scias enim opoitet veram hominis
fidem [scil. islamiticam] non perfici, dummodo non velit frater fratri suo quaecumque
sibi ipsi viilt. » Jam vero haec verba cum illis Maltk., vii, 12 « Omnia ergo quaecumque
vultis ut faciant vobis liomines, et facite illis » plane cohaerent. — Nihil de fontibus verbi
apud It., praeterquam quod in Q. adest.
17. — Ih., III, 23, 19. J^ pe^ ^, ^ -o^- '^^11 oJ ^1\ j\ ^jj
1t., VII, 271, S inf. — M., 1*.H>, 17. — 1. I r. non liabel imprecationeni Iianc. — 2. It.
.U. - 3. It. ^>^Ut ^L ^^1.
Narralur diabolum (qucm Deus maledicat!) apparuisse Jesu filio Mariac
(bencdicat ei Deus euinque salutet!), et dixisse ei : « Dic non esse alium
dominum praetcr Deura. » Respondit [Jesus] : « Verbum equidem verum;
sed tamen illud non dicam propterea quod a te ipso prolatum est; etiam
enim sub illo verbo ambiguitates latent. »
Hoc dominicum verbum neminem praeter Algazelem tradidisse mihi videtur. Quoad
ejus sensum attinet, 1° ad trinam Jesu a diabolo tentationem in deserto referri non est
dubium; sed in nullo synopticorum ad litteram invenitur; 2° patet etiam, in hac nar-
ratione, ut in evangelica, diaboli consilium csse perscrutari num Jesus Deus esset an non :
3° praecipua denique analogia invenitur narrationem hanc inter et secundam tentationem
juxta Mattli., IV, b-1, eo quod in utroque loco verba diabolus vera adhibet ad tentandum,
quae tamen sub aliquo sensu falsa vel saltem ambigua sunt.
18. — Ih., III, 26, 4. oi c>Ul U^ '^^^ ^^ ^.t A.I3 U <;! ^jj
" CL)-^ -^ Zj^'^ l-i'* JliLi L-jj z^~S^ A9 /•UYi k.::,»:-^! 'JIS -_-U vJsLiJi
It., VII, 278, 17. — M., 32, 8 inf. — 1. It. non habot ^y' y>. — 2. Ilic pausam appo-
nendam vocemque L^J' addendam ante vocem S>^^, recte monet auctor It., ita ut duae
360 MU.HAKI. ASIN. |301
j<l5 iUII iA» A.; ^L^VI A..;- jl j. •'I_^_.l» Ua VI l*,.~^l^ liij VI owj Vj
«jiijjij '»»l:>uOl ^Li \.o J.JI J, l»ljl
clausulae ab invicem dislinctao hanc diaboli responsioncm constiluanl, 1' nemi^e Ijj'
^.•V.:^ .vi ^..sla^, 2" *-Caw. [lv>'^Mj. Cfr. Dozy, Supplenicnt aii.r dictionnaires arabes, sub
voce .^. — 3. iM. ->y. — 4. It. cl M. lCblJlj. — .'■). It. et M. I^li.
Narratur (juoil ({uaiulo ualus csl .lesus lilius Mariae (qu(Mn Deus salulct!),
accesserunt daemoncs ail tliabolum et dixcrunt ei : « lloilie apparuerunt
itlola jaceulia per tcrrani eapitibus demissis. » l\espondit [eis diabolusj :
« Kventus iiic vere novus! In loeo vestro [sistite]! » Et [haec dicens] volavit
ad extremos usque orlentis et occidentis terminos, niliil inveniens; postea
tameu .lesuni (quem Deus salutet!) natum et angelos eum circumdantes
inveuit. Hegressus itaque est ad illos [.vc. ad daemones] et dixit : « Pro-
piieta quidem heri uatus est. Nemo untjuam a ibemiua conceptus aut
in lucem editus me absente tuit, praeter hunc [prophetam]. Desperate ergo
idola post hanc noctem [ab hominibus] esse adoranda. Sed tamen filios
Adami tentate [eis suggerendo] festinatioiu in et levitatem [in opere]. »
llujus loci elementa eorumcjue 1'ontes, meo quidem judicio, sunt sequentia : l" Klola
corruisse, simul ac Jesus natus est, dopromptum milii videtur ab evangeliis apocryphis,
praecipue ab F.vangelio infanliae (apud Fabricium, Codex apovryphiis, 1, t75) ubi asse-
ritur .Egypti idola, ad adventum Jesu cum Maria et Joseph in quamdam civitatem,
corruisse. — 2° Ex eodem fonte lluit quod additur, nempe, angelos Jesum natuni eir-
cnmdedissc fCfr. Ibidem, I, 1721. — ;>" Diabolum nescivisse Jesu conceplum ot Mariae
partum, a llieronymo discimus tradilionem quasi apostolicam esse: ipse enim asserit
[In evangeliuin seciindum Mattli., lib. I, cap. ii marlynun Ignatium hanc causam ad-
duxisse cur Jesus a desponsata conceptus esset, ut partus nempe ejus celarelur diabolo
dum eum putat non de virgine sed de uxore generatum (Cfr. Fabricius, I, 280, ad Aico-
deini luuingeliuni). Cum his coiiferas oportet quae in apocrypha Isaiae Ascensione
(x, 11: XI, 10, 19) dicuntur de diabolo Christi nativitatem ignorante. — 4" Ad confes-
sionem diaboli quod altinet, asserentis se omni conceplioni partiiit[ue adesse, praeter
Jesu domini, lestimouium exiiiiium dogmatis originalis peccali, ut milii videtur, praese-
lert. Imnio si verba auctoris li'. hunc Algazelis locum explicantis perpendas, proculdu-
bio advertes hujus loci sensum ad majora se extendere. En verba Ir., loc. cit. : « Deus
(qui exalletur!) Jesum praeservavit immunem a Satanae praesentia, dum uatus est,
neciMU) ab ejus ictibus in suum latiis, uti in aullienticis tradilionibus conslat quae ad Abil
llorayra [Mahometi coaevum] usque protrahuntur et quae sic se habent : « Xemo conci-
II pitiir (|iii a Salana non sil iii latcre confossus qui(iue luin edal primam voceiu cum
<• iletii mixtaiii propler Sataiiae punctionem, exceptis Jcsu ejusqiic Malre. ■■ Et aliler :
« Nemo concipitur ipii a Satana non sil [anle nalivilateml somel aut bis oppressus,
« praeter Jesum Mariae liliuiu et Maiiam. ■ Ilucus^iue auclor Ir.: un<le cvidenlcr palcl
[31] LOGIA ET AGRAPHA. 361
de immaculatae conceptionis B. M. Virginis dogmale hic etiam agi. — 5° Dialogus
denique inter diabolum (^^-Jj!) ejusque subditos, daemones scilicet sive Satanas
( JsLiJ!), quid similitudinis habere diceretur cum illo qui in Evangelio Nicodemi (loc.
cit., I, 279 sequ.) reperilur inter Satan et principem inlerorum. — Quoad fontes loci
attinct, nullus auctor, quod scio, praetcr Algazelem, illud affert.
19. — Ih., III, 48, 14. -^l ^il U ■'JLi dL^l y. 2^^1 ^ \^ ^LJ
It., VII, 350, 14. — M., 165, 14. — 1. It. addit v ^» ..r>,. — 2. It. om. hoc ave. —
3. It. Jliis. — 4. It. oni. hoc verbum. — 5. It. <i~jLsr^.
Dictuin fuit Josu (quem Deus salutet!) : « Quisiiam te bonis moribus
imbuit? » Uespondit [Jcsus] : « Nemo "me instituit. Nescientis ignoran-
tiam vidi lurpem esse, eamque devitavi. »
De fontibus hujus verbi, quod agraphum mihi videtur, nihil in It. invenio. Asserit
tantummodo ejus auctor, ab aliis, praeter Jesum, verbum hoc prolatum fuisse; ait
enim, loc. cit. : « Cuidam dictum fuit : unde mansuetudinem didicisti? et respondit : ex
vicinis meis. Alio vcro dictum fuit : unde urbanos didicisti mores? et respondit : ex
mercati plebecula; vidi enim eorum rusticitatem, eamque devitavi. »
20. — Ih., III, 48, 8 inf. — It , VII, 351, 18. — M., 165, 4 inf.
Dixit Jesus (quem Deus salutet!) : « Beatus qui reliquerit cupiditatem
praesentem propter [aliquid] promissum absentem quod nondum vidit. »
Nihil de fontibus in It. — Quoad sensum verbi attinet, evangelicum equidem videtur;
imo, non ambigendum esse existimo cum beatitudinibus secundum Matth. et Luc.
aliqualiter cohaerere, tum in forma seu stylo loquendi, tum etiam in generali idea sive
tliemate verbi : de compensatione enim quadam seu retributione futura agitur in hoc
loco sicut in evangelicis ( « ecce enim merces vestra multa est in coelis »). Melius tamen
dicercs hoc verbum convenire cum illo Joann., xii, 25 : « Qui amat animam suam etc. »,
si attendas ad vocem jJj-^ qnae ut synonyma xou >~ij a mysticis moslemicis adliibelur,
quaeque nihil cst aliud quam litteralis translatio 'j'u/;/i, appetitus scilicet concupiscibilis
et irascibilis (Cfr. Ih., III, 3, 5 inf.). Videas autem textum graecum Joann. habere :
xoi 0 [ii<i(T)v Tr,v '|/uyr;v auTou £v to) xojuw toutw xtX.
21. — Ih., III, 60, 18 inf. ^i^^l j,.jl^^!l ^ l. K^^J\ <.,U ^.t Ji;
'^j^^ji y- <i!l ^j piC^^U" JJ A^[^->.\ ij^cij Si\S\
Q.apudlT.,vii,388, 13. — l.Q. JU >--™!l i-JU -„.i .,; ^o. J^. - 2. n. S^Jsj^, \y,j^
^^h^^. — 3. En leclio antiquior quidem ot in Ix. occiirrens, dcsumpta ex opcre jam
302 MICIIAKI, ASI.N. [32]
laudalo IJilyal iil-(n\lii/,i : jjU-^^^i! JU >!ij| ii- ^^ ,| jjjj ^b: ^t oXJU lU
Cfr. Iii., 111, r.d, •JO : Ja' ,CJL. U^ ,.H,W fiA» U ,iLJI J.JU _.j; Jlj
Dixit Jesus (quern Deus salutet!) : « O cortus apostolorum! voutrtss
vcstms esuriontcs facite, ol corpora veslra niitlalc. Ita onini] corda vestra
viilobunt fortasse Deum ((|ui lionorctur ct ^ioriiicotur!). »
ViM-lium iior, ul nionot Ir., ah .uictore Q. el <ib auclore //ili/ata/-an'li;/(i, ante .Mgazc'-
loiu, fuil trjulitum, atque lectionibus non certe iisdem, ut supra notavi. Ilaruni antiquior
proculdubio videlur ea quae in /Jili/at citalur, protracta usque ad MtUik lilium Dfnar
(saec. VIII), et quae sic se liai.et : « Dixit Jesus ((|ueni Dcus salutet!) discipulis suis :
« l'"ameIicos vosmelipsos reddite, sitientes, nudos atque aegrotanles. jlta enim| corda
« vestra fortasse cognoscent etc. >• Addendum quod ab ipso Algazele in hi. (111, 56, 20)
idem verbum traditur texlu breviori que sic se liabct : « Dixit Jesus etc. : ventres vestros
esurientes facite: [ita enim] corda vestra fortasse videbunt Dominum vestrum. » Nec
omittendum Aigazelem, et cum eo auctorem Ir., asserere hunc etiam verbum tribui
Maliometo. — Evangelica hujus loci idea ex quarta et sexta beatitudine [Matt/i., v, C, 8)
excerpta videtur ; forma vero dilTert.
22. — Ih., III, 61, 6 inf. ^ ^j ^^l:^_ dJC ^.M_il a.U ^^ jl ^jj
jUi ^ cJhZ'^ jJjl JL, >^ ^IU J zS ^"i J ^J^ ^^^ f"^ '^^^' t5-^
>^.i ^<i _^ ^ Ail<l .^^ ^J ^^
1t., VII, 393, <S inf. — 1. Ir. Jii'. — 2. .^;^.. — 3. Haec tria verba desunt in Ir. —
C"
4. Dcest lioc verl)um iu Ir. — 5. Sequcntia ad linem usque iu Ir. desidorantur.
Narratur quod postqtiam Jesus (([uein Deus salutet!) persoveraverit in
iiitiino colloquio c'.;m Domino suo per soxaijiuta dies, luliil inauducaiis,
roponte ei in mentem venit panis recordatio, qua colloquium aliruplum liiit.
Et ecce ante illum parvus panis in terra ilcpositus. Sodit orgo [JesusJ,
amissum colldquium dcllons, et ecce sone.x ilUim ab alto rospicions. cui
(li.xit Jesus : « Uonodicat to Dous, o Doi amico! et Deo (qui cxaltotur!) ora
[tro iiic ; cu;!) (|nidom in cxtasi [in statti, nd liltvrain] oram, duin siibito iii
mciitciii |ianis rocordatio milii vonit ct cxtasis ahruplus luit. » Divit soncx :
« () Dous mous! si (juidom scires milii ali(piando [lanis rccortlalionom iii
mciitcm vcnisso post)|uam To cognovi, noii milii parcas. (^>uinimo ([uotios-
[33] LOC.IA KT ACUAPIIA. 363
cumfnii"" niilii ali(|iii(l iihi jiiaesens cral, iiicoiisciciiter at^iiu^ uiattente man-
ducabam. »
'Se verljum quidcm dc Iioc locn in \r. invenii^s, quo possimiis circa illius originom
aliiniid inrerre. De l'onlil)us moslemicis niliil similiter. I',l, (|uod scio, locum ab Algazelc
tanlum afferlur. — Quoad ejus sensum attinet, aperte videtur divinitatem Christi, imo
illius sanctitatem, pcrperam describi. Depingitur cnim Jcsus ut ([uidam eromita, nondum
perfectionem assecutus, qui consilia dircctionis asceticae necnon orationis sufTragia ab
illo senc seu ahbnle jani perfeclo impetrare compulsus est; quod quidem signum est
evidens ab evangeliis liaereticorum apocryphis hoc locum verc singulare ortum ducere.
In ijiso tamen ipiaodam similitudi) doprehenditur cuiii quadragosimali jejnnio in deserto,
de (pio SYnoplica lo(|uuriliir ovangolia ct praesertim cuni prinia diaboli tenlationo ((ua,
Josum esuriontem posl j(^jiinium, diabolus provocat ad transmutandos lapides in panes.
Vorba ovangolica Mattliei (iv, 2, .'!, 4) attente legas ot, ni fallor, ea invenios esse hujus
loci archotypum, deturpatum (piidem, singularibus amplilicatum adjunctis, at([ue inter-
polatum, sod non ab illo omnino distinctum.
23. — Ih., III, 74, 3 inf. J yy gU S^LJl^ ^Ll ^'^^1 <_U ^ ' Jl?
It., vii, 43.-;, 1) iiif. — MA., 24, 2 inf. - .\., 19,-,, i) inf. — 1. MA. ^■r /'^■—'^- MA.
i.,W ^l ^^X^. — 3. ^.^i..". — 4. MA. addit l)ro.U'.
Uixit Jesus ((luom Deus salutet!) : « Cavete vohis ab adspectu [muHerum
scilicpi] ; concuiiiscentiam enim in corde seminat et ad tentationem sufficit. »
Nihil in Ir. de lioc verbo plane evangelico. Cfr. Malth., v, 28.
24. — Ih., III, 74, 1 inf. — It, VII, 433, 6 inf. .a. L. (.>UI ^ic ^J JJ
Dictuui fuil Joanni (quem Ueus salutet!) : « Quodnam est scortationis
initium? » Respondit : « Adspectus [mulierum scilicet] et cupiditas. d
Legas ea quae in suporiore verbo dixi.
25. - Ih., III, 80, 6 inf. — It., VII, 453, 1 inf (.^UI <J^ ^ J^
lyk; >U J15 d^}> ..V:„: V UU Ul lyk;- V Jl5 <s>::i\ \ J^x J^o J^ U^
Dictum fuit Jesu (quem Deus salutet!) : « Indica nobis opus quo [adim-
pleloj lu paradisuni intrare [certe possimus]. » Respondit [Jesus] : « Ne
loquamini unquain. » Uixerunt [ejus discipuli] : « Istud efTicere non possu-
mus. B Respondit [Jesus] : « Ne ergo loquamini nisibona. »
PATn. OR. — T. XUI. — F. 3. 24
304 MICIIAKI. ASIN IM]
Asseiit aucliir Ir. iioc vcibiiin ab sci'i[)l()riljus niyslicis Iradi ati|uc Jesu tribui, tcsti-
monio cujusdam Sofyi\n lilii 'Oyayna, traditionuiii nioslciiiicarum cof^^nitione valde periti,
qiii mortuus dicitur <|uasi centenarius initio saec. IX et (luem omnes veridicum testem
pracdicant ( Wiiatenfeld, VI, 1(1). Addil tamen, ab aliis tribui simillimum verbuni cuidam
liDinini pio, Salman 1'crsicus nominc, cujus longevilas vcrc fabiiiosa protracla dicitur ad
duccntesimum ct i|uini|uagesimum vitac suae annuin, ila ut assccutus fuisset, asscrente
Ibn al-Atliir (III, 2;{S), (|a(isdaiii Jesii discipulos. Sed liis vere fabcllis j^ractermissis,
illud (piod uti certuin tenenduiii nihil aliud pulo (|uaiii liacc duo : medio saec. Vlll mor-
luum essc, cl vcrbum illi a (piibusdam aucloribiis tribulum simile quideni esse doiiiinico
verbo. Kn cjus textum (It., NII, 4")'«, 2) : « Dixit ei qiiidam liomo : « Moneas me
<( (|uaeso. » Rcspondit | Salmiin] : « Ne loi|uaris oiunino. » — « Sed ([uomodo [objecil illej
« palietur liomo omiiino nou loqui? » l{cs[)ondil jSalmiin| : « Si ergo iion potes ([uin
(( loijuaris, ne loquaris nisi bona, aut tace. » Haec lectio mihi suspicionem ingerit verbum
lioc, sicut et illud, niliil essc aliud ([uam amplificatio ([uaedani iilius triti proverbii tam
apud arabes quam inter alios usitati : « Melius esl tacere quam male loi[ui. » Utcum([ue
vero sit, nihil in evangeliis huic verbo simile invenio. Tantummodo affcrri possent, ut
exemplar, quaedam vitae, ac praesertim passionis, Jesu qui vehementer a falsis testibus
accusatus scmpcr tacuil. Itcm, didagma illud dominicum a[)ud Matth., xii, 3t), 37. Quoad
vero initium verbi attinet, cfr. Malllt., xi.\, Iti : " Quid boni faciam ut habeam vitam
aeternam? »
26. — Ih., III, 81, 4. — It, VII, 455, (i. SjL^'1 ^^l—H <-lc ^ jLi
^l;)l ^ j\Ji\ j .j^j c^J>\ j l^ ;^- .\j^\ iy^
IVixit Jesus (quem Deus salutet!) : « Pietas iu Deum decem partes [com-
pleotitur] ex quibus uovem ad siloutium [roducunturj, uua vero tantum in
fuoa liominum [sistit]. »
Auctoritate Woliaib filii al-\Vard (-|- saec. VIII) traditum dicitur verbum hoc, ut
asserit auctor Ir. ([ui tamcn non ita clare ut desidcraretur rem explicat, nain ex ejus
verbis dubitari potest nuiii Wohail) tradidisset verbum hoc ut a Jcsu prolatum, iium illud
tribuissct alio prophetae vel sapienti. Dubium augctur cx co quod, cliam auctorc
It. asscrente, ipsissimuin verl)um iu /fi/i/al al-a^vliiid occurrit non Jcsu scd cuidam
sapienti assignatuiu. Qui quidem sapiens appendicem ([uamdam verbo adjungit quac sic
se habet : « Volui ergo mea sponte quamdam rem silere et non potui ; sed tunc in solitu-
dinem perrcxi et alias novcm | partes pietatis seu sapientiae! sum assecutus. » — Quod
atlinct ad liujus loci originem evangelicam, niliil invcnio praeter ca (juac in superiore
verbo adduxi.
27. — Ih., III, 85, 11. — It., VII, 471, 18. S j^ f>L.ll a.U ^^ JU
tl- -j..^ "U 3- jvO— <«-* jS \.J *^'tj^ ,J..Uii— J^^-'' 1«*"^' ij*i AJLfcJk ,_.»j A;-0
Dixil Jcsus (quom Dciis salulot!) : « (Jui miilliiin moutitur, ojus tlecus
i
I
[35] T.OGIA ET AGRAPHA. 365
decus doperit; qui cum pedisequiis disputat, ejus magnaniniitas decedit ;
qui mulluni est sollicitus, ejus corpus aegrotat; cnjus vitiosa est indoles,
seipsuMi castigat. »
Niliil aliiid de Iioc verbo apud It. invenio praeter (|uam a (juodam auctore, Ibn Abi
al-Dunya noniine, esse cita(um; f|ui (|uidem auctor, ut ille addit, testimonio fulcitur
cujusdam 'Abd al-'Aziz ibn ilusayii, ([ui asseril lioc verbum audivisse ut a Jesu pro-
latuMi. IIujus autem anli(|uioris testis aetas omnino me latet. Quod vero spectat ad Ibn
Abi al-Dunyu aetatem (si ille non sit alius ab egregio traditionista Abu Bakr ibn Abi
al-Dunya), saec. IX vixisse notum est. — • Hujus autem verbi similitudo cuin evangelicis
locis prorsus me lugit.
28. — Ih., III, 87, 6. -^^ JUi ^J5^ <; ^. '(.>i~ll U^ ^ jl ^jj
It., VII, 47G, 7. — N., 1119, 12. — 1. N. >^! U^Ii v^» ^r' _S^.-^- — 2. ^■j>.j^ ^
J^j^! -U. —■A. N. ^.*il J Jlii. — 4. It. ipUi. N. addit i.'. — 5. In N. desideratur
hoc ave. —6. N. JjiJ. —1. 1t. etN.^^jy.^. —8. N. addit ^l ^^. — 0. N. =j,-j j4=^''.
28. — Narratur quod juxta Jesum (quem Deus salutetl) transivit porcus,
cui ille di.\it : « Vade in pace. » Objectum ergo fuit ei : « 0 Spiritus Dei! an
porco dicis liaec? » Respondit [JesusJ : v. Abliorreo docere linguam meam
probrosa verba. »
Anti(iuior testis hujus dominici facti celeberrimus doctor Malik filius Anas
(■j- saec. VIII) videlur esse, ut auctor It. asserit. — Quaindam invenies analogiam inter
hujus verbi doctrinam et Matth., v, 22, sl rem accurate perpendas. Adjuncta vero
quaedam, puta porcum, iluere dici possent ex illo Marc, v, 11-14, cum daemonibus a
Jesu ire concessuni est in porcos. Cfr. n. 29.
29. — Ih., III, 100, 9. ■'^i -(.^Ul <^b '^^ ^ jL^ ^ aiU JU
i>Lall <Jfr jLii •'v.^LxJl I-Ia ^jj ^UI U jyJ\yrLi\ JLli ._Jo> "^ijLsD jyjLsJl
<iJL-1 ^L xi.\ L ''(i^LJIj
It., VII, ,537, 17. — 1. It. addit ^j-' ^». — 2. Desunt haec duo verba in It. — 3. Deest
4x? in It. — 4. 1t. ii-^ ^U. — 5. Deest ^Ls3' in It. — 6. It. nomen — ^ loco hujus
ave ponit.
Dixit MAlik filius Dinar : « Transivit Jesus (quem Deus salutet !), et
apostoli cum eo, juxta canis cadaver jam foetescens. Dixerunt apostoli :
« Quam maxime foetet hujus canis odor! » Reposuit ille (cui Deus benedicat
eumque salutet!) : « Quam maxime albent ejus dentes ! »
Apud Hilijal occurrit etiam, teste It., hoc verbum, Jesu tributum et etiam auctori-
tate Malik filii Dinar (f saec. VIII) traditum. Quod ad hujus verbi sensum spectat, nihil
nOfi MICIIARL ASIN. f.V.)
(hibium de dolracliono smi (ililrcclalioiio vora ar;i, sciiici'! do sriiiiniiihus (juii)us ioed.i
vel mala proxiini vuiyaiiuis, (|ua(> (|uidem realiler exislunt [arahice <^jJ'), ut auclor
IJilyal monet. Consoiuit Alga/.el qui, posl adductum verimin, sc(|uentia adjunnfit : « Oiiasi
.losiis discipulos suos a canis dctractionc avcrtcre voluissot, cos(|ue monens niliil nisi
ii[)linuiin de omni creatura Dei lo(|ui oporlere. )> — 1'rorsus ayrapliuin lioc verbum pulo.
Clr. n. 2S.
30. — Ih., III, 114, 16. — It., VIII, 6, 3. (X^\ \^^^ ^ ^. Jl?
^ 1.1* Jl^- VU ^- V Ji; j^ U Ul ^\ V jl --k:-i V Jli' ^^- V
Dixit Joaunes ;id Jesum (quos Dmis salutct!) : <( Ne irascaris. » Uespoii-
dit [ei Jesusj : (( Non possum cjuin irascar; lioino [enini] duuitaxat suin. »
Reposuit [Joannes] : « Ne acquiras opes. » Respondit [Jesus] : (c Hoc [jam]
fieri potest. »
Teste auctore Ir. scimus lioc factum jam allatum csse ab Abu Bakr ii)n .'\bi al-Dunyfi
(saec. IX) ad iracundiam improbandam. Scd niiiil amplius, praeter hoc, de testibus anti-
quiorilius scio. — Nihilliuic facto consonum in evangeliis invenies. Immoplura sunt loca
huic omnino contraria, ea scilicet in quibus Joannes Daptista infra Jesum esse aperte
se confiletur. Ilinc suspicor hujusmodi verbum (sicut et alia (juae postea adducentur
(|uibus eadem praestantia Joannis supra Jesum asseritur) ex quodam haereticorum
Christi divinitatem negantium evangelio ortum ducerc.
31. — Ih., III, 119, 7. Jli -u:! ■-\^ J\ ^>L-ll L^^b '^ ^^ JU
<c_:, Uj _«iaill ^^ \^ Jls ■',_j2ir jl Jls "cUI , ^ ^ ^JL L»i Jls a,UI ^^^^
<L»j>Jlj jjj«Jlj _.=*^lj j^\ («— ^ J^
Ir., VIII, 18, 'i inl'. — 1. Ir. c:^" «~::^ J'-^ sed perperam. — 2. It. ^s..:ii ^'. —
.■?. Ir. monet corrigendum ut sequitur : ^^xi ^ ^,1 Jli» »^3' , .^ ^,.» .v^Lo U^. —
4. It. addit -^.
w
Dixit Joannes ad Jesum (([uos Dcus saluti^t!) : « Quamnam rem formi-
dabiliorein [existimas] ? » Respondit [Jesus] : (( Iram Dei. » Roposuit[Joannes| :
(( Quidnam vero Lmej appropiii([uabit ad iram Dei? » Respondil [Jesus] :
(( (^)uod irascaris [adversus |ir()\iiiuim tuum]. » Dixit [Joannesj : (( Quidnani
aulcni iracundiam iucipere attjue crescere facit? » Respondit Jesus : (( Super-
bia, jaclantia, arroganlia ct veheineiitia. »
Ul iu leclionum annotatione jainjain inouui, auetor I r. supponit Jesum, iit discipulum,
Joaiuii interrogantem ut magistro, cum contrarium omniiio lociis lii. pracscfcrat. Sed
niliil aliud qiiam calaini lapsiini hiijnsmodi leclionem Ir. pulo. .Miter ciiim nullo pacto
cx|)licari ])ossct (|Uod ullinia interrogalio facta sit a Joaune, nou vero a Jcsu, lam in Ir.
(|iiaiii apnd lii. Ipse auctor I r. iiionct etiam, el(|nidciu recte, simillimum verbuin tribui
iiiiii Jesii cl loaiuii. sod Mahomoto pi"r (|uciudaiii cx eiiis discipulis iulerrogato circa
[37] LOGIA ET AGRAPHA. 367
eumdetn subjectum. Videas profecto hos locos apud It. laudatos (VIII, 5, 15 inf. ; 6, 11),
necnon locos Iii. parallelos (III, 114, 10 et 18). In eis tamen invenies tantummodo duas
priores e tribus interrogalionibus. — Dcni(|uc ([uod ad antiquitatem textus dc (luo nunc
agitur spectat, non adeo est vcncrabilis ut fide magna existimetur dignus ; auctoritatc
enim Abu Bakr filii Abi al-Dunya (saec. IX) tantum fulcitur. — De locis evangelicis
huic loco ([uodammodo similibus nihil praeter Matth., v, 22 adduci possc vidcor.
32. — Ih., III, 123, 19. j.. (.y; c>Ulj -'i%J\ <-b ^j. j; 'j-:~Jl ^-
•'jo JUj l_^ Jyb' c^lj \jJ:. jy>^. rn'^ "^ '-'^ Uf" C^ '-''^ ^-^ ^ ^.^'^ ^y^^
It,, VIII. S^, in. — 1. Ii. addit ,— -i. — 2. Deest in It. — .3. It. addit l-» J.^'j.
Transivit Messias filius Mariae (ciii Deus ben(3dicat eumque salutet!)
juxta ([uamdam judaeorum multitudinem, qui quidem maledixerunt ei. Ille
tamen eis henedixit. Dictum ergo fuit ei [scilicet a discipulis suis] : « Hi
sane maledicunt, dum tu*benedicis ! » Respondit [Jesus] : cc Unusquisque
suas expensas profert ex eo quod apud se habet. »
Apud 1t. habcs hoc verbum adductum esse auctoritate Abii Bakr filii Abi al-Dunya
(saec. IX) totics jam laudati. — Illud vero non agraphum tibi videbitur, si cum Matlh.,
XII, 34, 35 et Liic, vi, 28, 45 conferas, et vim vocis (iiJ accurate perpendas. Ad confir-
mationem, nola quod auctor It. asserit ex hoc .lesu verbo prodiisse illud apud Arahes
tritum proverbium : « Omne vas, ex eo quod in semetipso habet, redundat, aut fluit aut
saltem exudat. »
33. - Ih., III, 127, 13. — It., VIII, 45, 12. ^ ^L^JVI J ^^C JJ
Dicitnr scriptum esse in Evangelio : « Oui veniam Deo poscit pro eis
qui eum injuria alTecerunt, daemonem fugat. »
Auctore It. teste (vm, 43, 12), ab eodem Ibn Abi al-Dunya (saec. IX) allatum dicitur
verbum hoc apud quemdam hujus librum qui De injuriaruni remissione intitulatur.
— Locus evangelicus de quo hic agitur, Ltic, vi, 28 proculdubio esse videtur.
34. — Ih., III, 139, 11 inf. ^Si^ Ij L;a.I| Ija^-jj- V ^%^\ ^b ^ J15
i_o-L.3 iiVl <~U d>\^_ UjJI jS i-^U jU ws. V j^ jjt Ay£ \3j^\ 1-^—^
j\ j^ji_pJi ji.^ i ^'(.MJij ^>ui s^\ Ut ji;j iivi <-b ^ii^ V <oi jS
•*i)l ^j^ jl LjaJI d^ j^ jls ^-u. [xytj:^ >U Ij^j J^ UjJI J^ -^c^ -^
h\, viii, 82, 12 inf. — i\I., 05, G inf. — 1. It. om. has duas voces ultimas. — 2. [t.
et M. addunt Uj!. —3. It. ^.^!. M. ^S. — 4. It. -^c JJ'.
368 MICIIAKI, ASIX. |38]
Uj^- V3 U-OI lj^.^Li Vi 1,4^ VI JjJo V i>VI jl La)1 jui- ^ JI3 l^
JUj M,^ l^ l^Otl •'j:<rjjl iitU i^ ^jj L;a)1 ^ ^lL^ J^ J^\ jl l^^l^
^jU\ L.U .UI3 c^^UI l^ ^j^,. >^ IJt^i- ^Jli p™^3 UjOI p50 o^ *"'^1
/•_^-a)L /jjtjijlj i\ — jl Ulj |»aLJjj ^^*iSy L jv5o U-j^ /J /♦jjl-' UjJI (vft»£-jL_r *>ls
'^l^ JjC::-. ^ LaJI UL;- i>Vl ^LkJ iyk.j i.11]. UjJI "^U^^l JLij S^UI^
AJL» -U-Lj Oj-Jl tjc^o j:^.- >-V1 «-iLr UaJI JlLj asjj
— 5. It. wo,j. — (). It. om. lianc vocem. — 7. Ii. om. liaiic vocem. — 8. 1t. om.
hanc vocem.
Dixit Jesus (qiieni Deus salutct!) : « Ne assumalis vobis luiiic mundum
pro liero; ipse enim assumet vos sibi pro servis. Tiiesuurizato tliesaurum
vcstrum apud eum qui illum non est dilapidaturus; nam de eo qui thcsau-
rum luijus mundi possidet timeri potest jactura; de eo autem qui Dei
thesaurum possidet, jactura timeri nequit. »
Dixit etiam [.lesus] (cui Deus peroptime ])enedicat cumque salutet!) :
« O coetus apostolorum ! Ego (piiileni liunc mundum prona facie humi
prostravi pro vobis. Cavete ergo ne eum post me rcsurgere faciatis; mundi
enim turpitudo [talis est] ut in eo [viventes] adversus Deum sint rebellcs;
mundi etiam turpitudo [talis est] ut futura vita adipisci nequeat, eo non
relicto. Nonnc? Quasi praetcreuntes ergo, non vero ut incolae, in eo [vitam
agite] et scitote quia radix omnis peccati amor mundi est, [et scitote etiam
quia] momentanca voluptas diuturnam persaepe tristitiam voluptuosis
generat. »
Et dixit etiam : « Ego pro voliis hunc mnndum in faciem ac pronum
substravi, [ea mente ut] super ejus dorsum sederetis; sicque ncc reges nec
mulieres vos conimovere [tcntationibus poti^runt]. Quod ad regcs attinet, ue
contendatis contra illos [propter] mundum; ipsi enim vobis non obsistent,
dummodo eos eorumque opes \ad litteiain : eorumque nuindunil derelinquatis.
Quod vero ad mulieres spectat, cavete ab eis jejunio et oratione. »
Et dixit etiam : « Mundus ex eis qui (luaerunt et eis (pii quaeruntur [con-
stituitur] : qui futuram quaerit vitam, a mundo quaeritur ut in niundo perfectt»
colligat quae ad praesentem vilam sunt uecessaria; qui vero liunc niundum
(juacrit, a futura quacritur vita usque in dicm quo veniat mors eunujue
per cervicem arripiat. »
Quatuor hic locus domiuica vcrba perfecte distincta conlinct, leste auclorc 1 1 . (|ui
dc sinffidis sigillalim loquitur. Ilac ctiaiu (ie causa iii paraj^Taphos disjunctos sin<jula,
ut vidisli, siiul disposita, ut clarius (|iiat! dicam intcili^'aiilur. .\c impriiuis, auctoritato
11)11 Al)i al-l)uiiya (saec. l.\) tradita siiul oiniiia ct siii^ula vcrba. \'cibum 2""" iiivcuilur
iiisiipcr apud IJilyat (saec. XI) ex biojjrapliia Sofyftn al-Thauri (saoc. VIII) deproin-
[39] r.OGIA ET AGRAPIIA. 369
ptiim, sed partim tantiim : « Mundi amor caput cst omnis peccati. » Aliam ejusdem
secundi verbi partem citatur ab auctore al-Daylami (saec. XI) vocato, scd non Jesu
assignata, at iNIahometo, his terminis : « Mundus spectationis locus est vitae futurae.
Quasi praetereuntes ergo etc. » Quartum et ultimum verbum etiam occurrit apud Ilibjat
utpote a Mahometo non vero a Jesu prolatum. Addit tamen statim idem auctor hoc
verbum perei^riniiin (^nc) esse, videlicet traditionistis non valde fide dignum, utpote
ab uno tantum tcste transmissum, quamvis hic unus esset ex eis qui secunda gene-
ratione islamilica vixerunt. — Argumentum totius loci referendum, ni fallor, videtur ad
scrmonem dominicum in coena; el filialionein, ut ajiunt, joannenm praesefern^ dices,
si ad vocem miindus (Li-^l) toties in eo repetita oculos convertas. Notum est enim hanc
vocem in IV" Evangelio sumi in sensu metaphorico valde simili ei quem in loco de quo
nunc agimus habet. His generatim suppositis, en loca evangelica cum quibus quaedam
imjus dominici sermonis incisa quodam modo coliaerere mihi videntur : 1° Matth., vi, 19-20
cum inciso incipiente : <i Thesaurizatc etc. ». — 2° Joan., xvi, 33 («... sed confidite, ego
vici mundum »), cum incisis quae ita incipiunt : « O coetus apostolorum etc. » et « Ego
pro vobis etc. ». — 3" Maltk., vi, 24 (« Non potestis Deo servire et mammonae ») cum
illa phrasi « futura vita adipisci nequeat etc. ». — 4° Matth., xvii, 20, cum inciso illo
« cavete ab eisjejunio etc. ». — 5" Illud vero dictum « momentanea voluptas etc. » imi-
tationem quamdam sed per contrapositionem suggerit illius paulini verbi //" ad Cor.,
IV, 17, « Hoc momentaneum etc. ». — 6" Similiter, meo judicio, dicendum de sententia
« radix omnis peccati amor mundi est », quae de genere similium proverbiorum Antiqui
Testamenti, ut puta Eccli., x. 15, procedere videtur. — His taineu analogiis non obstan-
tibus, dici potest totum locum agraphuin esse.
35. — Ih., III, 140, 10 inf. — It., VIII, 86, 16 inf. — M., 67, 8.
-^lj «.L'1 J jUlj
Dixit Jesus (quera Deus salutet!) : « Noii permaaent siinulj amor hujus
mundi et futurae vitae in corde credentis, sicut nec permanent aqua et ignis
in uno eodemque vase. »
Unus tantum testis ab auctore It. profertur, dum de hoc verbo loquitur : Ibn Abi
al-Dunya scilicet jam persaepe laudatus (saec. IX). — Si non in imagine, in argumento
saltem, verbum aliqualiter congruit cum illo Matth., vi, 24 : « Xemo potest duobus
dominis servire. »
36. — Ih., III, 140, 7 inf. JLS 'oL<, l::^ Zj1^\ ^ ^%J\ <;.U ^ ^Ls"
LLJ jlS "yi jLa-^ L-iSo
It., viii, 80, 1.'! iiif. — M., 67, 11. — 1. Deest haec vox in It. qui tamen supplet eam
addendo, commentarii instar, Jw.." ^j'-.
Dictum fuit \svil. a discipulis suis] Jesu (quem Deus salutet!) : « Si do-
mum quamdam quae te protegeret tihi sumeres...! » Dixit [Jesus] : « Nobis
satis sunt tritae vestes eorum qui ante nos vixerunt. »
370 ISIICHAEI, ASI\. ;4(»|
Ni' verbuni (luidiMii apuil Ir. iiivoiiilur dc lonlilms luijus luci. — Ad MiUth., viii, 'M
(« Vulpes foveas habent et volucres coeli nidos : Filius autcm otc. «) [jroculdubio verbum
lioc, quamvis agraphum, relertur. f.lr. verb. seq. ct n" 40 et 75.
37. — Ih., III, 141, 1. -ujlj ^LJI <,U Aiil (.>UI ^U ^ jl ^jj
Jl Jlsj 4-..b i_y ,».Jjy A-l aJ lilj itU ^L.- j >_i^X _jjt IjLi lyi«. jUj il^l
^VI 4j»jl cL^ J /j.*j«ijVj t5-*-»-; I^^L- .Ij vs- ^L. iw.La!l /._^ vJAIp-jjV iJ-^^^j
j -*^y^ cT^ 'jJjJ ^-^'^ li -^^jJ' J-J (^•>^. ^„-5^ jj^^j ^'-^^ ^r«^ V^ fj'. f^
It., viii. 87, 6. — M., 67, 10. — 1. It. i^v^ J 0-»^»^. — 2. Deest liaec vox in h. —
3. Deest in 1t. JjLju. — 4. Deest in It. IjjJ' J.
Narratur quod .losus (quem Deus salul(>l!) veliementi pluvia, tonitru,
fulmiiie, quadam die, vexatus, quaercre coepit asylura ad quod confugeret,
et [casul tentorium a longe videns, in illud profectus est; sed cum intus
mulierem vidisset, u tentorio divortit. Ecce autem spcluncam in monte
quodam [invenitl, in oamque profectus est; sed ecce in oa loo, super quem
[Jesus] manum suam imponons, di.\it : a O Deus meus! mansionem uhi
commorari possot, omni creaturao disposuisti; inilii veru non ita asylum
constituisti. » Tunc Deus (qui exaltetur!) revolavit ei : «. Asylum tuum in
firma sode misericordiae meae [constitutum est]. Ego quidem in dio judicii
centum formosas puellas in matrimonium til)i dabo, quas manu moa formavi.
teque plene eiliis saturatum super tlironum tuuin [stabiliam] per qualuor mil-
lia annorum, ex quilms dios unus sicut vita hujus mundi erit, ac [tandcml
praeconem julieho lioo promulgare praeconium : Uliinam sunt dcvoti, a
relius inuudi liujus alistinontos? Venite et visitate honoris causa thronum
ejus qui vere alistinons fuit, Josu, scilicot, iilii Mariao! »
Niliil aliud de fontilms hujus dominici facti apud It. invenics praeter tcstimonium
Ibn Abi al-Duiiya (sacc. I\). .\<,n'aplium cst omnino, quamvis ejus clementa praccipua
vesli^arc atque tam iii synoplicis (|uam in apocalyplicis scriptis invenire, sliulioso noii
sit (lillicilc. Milii tamcn, rcbus liisce prorsus imperito, satis sit iiinuerc sacquenlia :
I ' l'ars prior dicti, sciliccl usque ad verba « Tuiic Dcus clc. », cuiii illo Mall/i., viii, 20,
quoad sciisum saltciii optimc cobacret. — 2" Rcsiduum dicli, iicinpc revclatio Jcsu a
Dco facta, ox Matth., xix, 29 simul atque ex Litc, xxii, 29, 30, proculdubio lluil. —
3" Nolaiidum tamcn haec postcriora evangelica loca ita essc deturpaU\ ul haeresim
millentirismi sapiant, praescrtim cx eo quod de ccntum puellis supponitur in loco do
quo agimus. Cfr. ilieron. apud Lih. III in Miitt/i., cap. 19 : « ut qui unam Imulierem]
pro Domino dimiserit, centum rccipial in luluro. »
\M] LOGIA ET AGRAPIIA. 371
38. — Ih., III, 141, 5. UaJI ^U J,^ ^%J\ <1^ ^ ^y^ j. ^^ Jb'
•'^j\ ^^ yj^ ^J--iJ "^ -^3 ^ J^J "'^^3 ^.^J ''i^ *^3 ^_r'J >^jr. *-^
It., vm, 87, 12. — 1. Deest in It. ^y ^\ — 2. Deest l^i Uj in It. — 3. It. l^'.^L)j
sjoj et quidem recte. — 4. It. Jj,. — 5. Sic in Ih. et in 1t. , sed perperam pro m^j'-
— fi- 1t. Jjj.
Dixit Jesus filiiis Mariae (quem Dcus salutet!) : « Vac homini illi ([u\
mundum dilipjit! Quomodo morietur et mundum ac omnia quae in illo sunt
derelinquet! In mundo spem posuit ct ab ipso est deceptus; in eo confisus
est et ab ipso est frustratus. Vae illis qui niundo sunt decepti! Quomodo
eos conteret id quod abhorrcnt, et eos derelinquet id quod amant, et super
eos veniet id quod eis est comminalura! Vae homini illi cujus sollicitudo
mundus est, et cujus opera peccata sunt! Quomodo ignominia mane aificie-
tur pro peccato suo ! »
Nullum aliud teslimonium tradit It. de hoc verbo praeter quam quod apud opera Ibn
Abi al-Dunya (saec. IX) occurrit. — Puto illud. ad seriem maledictionum heatitudinibus
contrariam pertinere, uti videri fas est apud Ltic, vi, 24-25. Agraphum tamen csse milii
videtur.
39. — Ih., III, 141, 17. liU i^ ^%J\ Ut ^ ^ A^ ^»; jU JU'
^jls JUr '^.Ul jL-i ^^'>- 'Lu..b ^) j\ Ljjj 4.01 -^jj L IjJLas lyslji) UA)i ^ ^
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JLas IjJ ^_JLSI j.r lji« j^l oJ.>l V (v^ j~^ («-^ (3^ ^'^ (V" ls*;^' ^'^' fH:
It., viii, 87, 4 inl". — M., 08, 5. — 1. It. addit ^. — 2. It. LJs LI. M. UvU j,) 'j|. —
3. It. a-J! JJI ^a._3l3 Jj, Jl-3. — 4. M. Ij^U sed perperam. — 5. Deest ^j^ in It. et M. —
6. It.LsLJI._7. It. .jXli». —8. M. UU ut supra — 9. It. L>^. — 10. M. t^U. - 11. It.
-js. _ 12. IT. ^^., JC.. _ 13. IT. ^l.
372 MICIIAKI, ASIN. [42]
i^i>Vlj UaJI iJU «^
— 14. It. addit j.-^'l \Ac. — 15. Kn alia verba inserta, utpotc ad hocce factiim domini-
cum spectantia, apud Hilyat (il-asyliyd, teste I r. : iiL; Jli S^\^ .^ t> [scil. ^-^] JU
S^ ^U' ^.^-U^ >^ iiU=.M JU o^JJ=.H JC-V j^" ^i J^X^-^-" ^-j5 0:?i^'
o^,^ l^^ U Jl j^Ll,! > ^,1 ^,. i,^ JU [.^^ U JU ^,..^-- JU L.yt U, ^^
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_,1<^I ^. J.I^Jt Jl >JIj „yi .1. ^,y.j^,^i|^i jr^} JC) \jp\ j^ .5L.M iju
^ j .. *_ V
Dixit OmAr filius Sa'id : « Transivit Jesus (quem Deus salutft!) per
villain quiimdam et eccc ejus incolac mortui jacobant anto domoruni porti-
cus ct per vias. Dixit ergo [Jesus discipulis suis] : « O coetus apostolorum!
hi quidem ira Dei correpti mortui sunt; si enim aliter mortui essent, sese
ad invicem certe sepeliissent. » Dixerunt [discipuli] : « O spiritus Dei!
cupimus ut si [impetrare posses a Deo] quod circa eorum historiam doce-
remur... » Rogavit itaque [Jesus] Doum (qui exaltetur!) et [Deus] revelavit
oi [saequontia] : « Gum nox adveniat, voca eos ad te, et ipsi rosponsum
rcddent til)i. » Cum ergo advenisset nox, ascondit [Jesus] in locum editum,
et continuo clamavit : « O gens hujus villae! » Et rcspondit ei unus [ex eis] :
« Ecce obediens til)i adsum, o spiritus Uei! » Tuni [Jesus] interrogavit
eum : « Quaenam est conditio vostra et qualis historia? » Respondit ille :
« Nos quidem in salute [quodam vespere] pernoctavimus, et [mane inse-
quentij in inferno apparuinius. » Dixit [Jesus] : « Et (juomodo istud [factum
ost]? » Respondit illo : « Quia mundi eramus amatores et poccatoribus con-
sentientes. » Dixit [Jesus] : « Et qualis erat amor vestrum crga mundum? »
Respondit ille : « Qualis cst amor pueri erga matrem suam : dum benigne
nos excipiebat, laetabamur; cum vero torgum nobis vertebat, contrista-
bamnr et illum [mundnm .\n'lirct] dellebanins. » Dixit [Jesus] : « Et quid-
nam concivibus tuis cst quod mihi responsum non reddiderunt? » Ro-
spondit ille : « Quia fraonati jacent igneis fracnis per manus quorumdam
angelorum [qui quidem] saevi sunt ot inhumani. » Dixit [Jesus] : « Sod quo-
modo lu, cum sis [unus] cx eis, mihi rosponsum roddidisti? » Rospondit illo :
« Quia ego inter eos, sod non ex eis, cram. Cnm itaque [Doi] punitio super-
venit in eos, me etiam simul cum ois attigit. Et ecce ego suspensus immineo
super abyssum gehonnao, ignorans [adhuc] num ex ea liborandus oro, an
in oam capitc pronus dtjiciar. » Dixit lum Mossias apostolis suis : « Re
(piidem v(M"a! Panom liordoaccum cum sale duro mixtum inanduoaro, cili-
ciuin induero, ot in sfoiqniliniis dormire, [totuin hoo adhuc' iiiultum osl, [sij
ad salutom animac in liac ot in altera vila [assoiiuendam prosil]. »
[43] ' LOGIA ET AGRAPHA. 373
Quisnam sil hic 'Omar filius Sa'id, cujus auctoritate factum hoc dominicum ab
Algazele traditur, prorsus ignoro. Kamdem ignorantiam auctor Ir. similiter confitctur,
qui tamen addit hocce lactum, quibusdam adauctuni verbis, etiani occurrero apud llilyat
al-awUyd (saec. XI), utpote transmissum a Wahab filio Munabbih, judaeo quodam ad
islamismum converso, qui saec. VII vixit et auclor e.xtitit cujusdam libri cui titulus
De tradUionibus israelilicis (^LLjI^^' > ,1:;$'). Ilinc utile duxi verba alia, ab hoc
antiquiore teste allata, appendicis instar addere, quorum versio haec est : « Dixit [Jesus
homini illi resuscitato] : « Et quodnam peccatum vestrum fuit? » Respondit : « Servitus
« idolorum. » Dixit [Jesus] : « Et quaenam fuit haec idolorum servitus? » Respondit :
« Lubens consensus erga peccatores. «... Dixit Jesus : « Et quidnam est al-hdwiya
« [JojL^^ti? » Respondit : « Infernus sempiternus. » Dixit [Jesus] : « Et quid est hoc? »
Respondit : « Pruna ignea [cujus magnitudo] similis est omnibus straturis terrae [simul
« sumptis] et in qua animae nostrae sepultae jacent. » « Et ecce ego suspensus uno
« capillo immineo super infernum, ignorans [adhuc] num manibus pedibusque colligatis
« vinctus in inferno jacebo, an liberatus cro. » Dixit Jesus : « Amen dico vobis : panem
« hordeaceum manducare, aquam meram biiiere et in stcrquiliniis simul cum canibus
<i dormire.... » etc. ut supra. — Quod ad sensum attinot ultimae sententiae a Jesu pro-
latae et sic incipientis : « Panem hordeaceum etc. », quaedam addere necessarium duco,
quia indoles arabici sermonis non oplime in sententia hac versioni latinae accommodatur.
Scnsus itaque est : omnes corporis mortiiicationes, quamtumvis magnae sint, pro nihilo
sunt existimandae, vel ut melius dicam, utpote voluptates et blandae deliciae, si eis
adjutus homo vitam aeternam lucrari possil, t^fr. n. 70 et 80. — Agraphum omnino
esse verbum hoc, mihi videtur.
40. — Ih., III, 141, 11 inf. — M., 68, 17. '^ (i^\ Ut ^ Jb"
It., VIII, 88, 14 inf. — 1. It. addit !5.
Dixit Jesus (quem Deus salutct!) : « Quisiiain erit ille qui aedificabit
domum super undam raaris? Istud sit vobis mundus! Ne ergo eum ad
instar stabilis loci suscipiatis! »
Similiter ac omnes pene loci de despectu mundi loquentes, liic etiam locus occurrit
apud Ibn Abi al-Duny& (saec. IX). Cfr. n. 75. — Quaedam analogia deprehendi potest
inter hoc verbum et imaginem a Matth., vii, 26 adhibitam.
41. — Ih., III, 141, 10 inf. L^. Ia^Ij 'Uk L..b ^>UI ^U ^-_J ^LJ
' Jl«r <,UI jtiCsi:. UjJI l_^i,l Jls <~U «dJl
It., viii, 88, 13 inf. — 1. Ii. 1^.*^. — 2. Ir. om. JIju.
Dictum fuit [a discipulis suis] Jesu (quem Deus salutet!) : w Doce nos
unam tantum scientiam propter quam Deus nos amet. » Respondit [Jesus] :
ft Mundumodite; Deus (qui exaltetur!) vos amabit. »
.'!7'. MICllAf-.L .\S1\. [/.'•1
l)e fonlibus liujus verlii idem diiiendiim ac. in vprho prapcedonli. — ()uoad illius
1'oliaereiiliam cum evangeliis, non auibigendum credo illud referendum esse ad Joan.,
xii, 25 et XV, 18, 19, sed tantum in sensu.
42. — Ih., III, 142, 9. — It., VIII, 90, 18 inf. l (%J\ kS^ ^ Jii'
^_a)I <.^-\ U-01 ^^Ul ^j \.^ j^-OI i,>L. »^ LaJI i^'A. l_^jl ^j^y^ j^
Ija!1 i«!>L.
C*
Dixit Jesus (queni Deus salutot!) : « O coetus apostoloruml Dummodo
religionis oilicia integrc [atlimpleatisl, contenti cstote vilissiniis liujus mundi
rebus, sicut etiam gentes hujus mundi exiguissimo rcligionis cultu sunt
contenti, dummodo integram hujus mundi possessionem obtincant. »
Etiam hoe verbum uno testimonio Ibn Abi al-Dunya (saec. IXl, praeter Algazelem,
fulcitur. Sequuntur apud Ih. duo versus poctae cujusdani mihi incogniti, qui eadem
antithesi idearum conslant. — Ni fallor vero, haec antithesis quamdam habitudinem
praesefert ad ulia quidem dominica verba apud Matth., x, oO, xvi, 24-26, quae simi-
libus antiphraseos modis consistunt.
43. — Ih., III, 228, 12 inf. '\J> L;.01 ^(0, l (.>L_11 k^ ' ^^Jl JU"
^ii K^\ ^i) <^\ ^i ^ ^>U1 ^U-i._ -'ji <J U S^\ JUj ^y\ \ ^J \
Ih., III, 142, 12 inf. — It., viii, 90, 13 inf. ; item, viii, 321, 11. — 1. Ih. et It. (bis^i
.j~.^. — 2. Ih. et 1t. (bis)^f-J. — 3. Ih. et It. (1°) Lj-J! pro ^ . — 4. Ilinc ad linem usque
totum deest in lii. et It. (1°). — 5. It. (2°) a3'. — (>. It. [1") j^S^ J-^'.
Dixit Messias (quem Deus salutet!) : « 0 tu qui mundum quaeris ut eo
mcdiante pie et religiose vivas! Amplius pie [viveres] si mundum relin-
queres. » Et addidit : « Quia [noxa] minima quam talis [expcriri potcst] haec
est : quod cura scrvandarum liujus mimdi rcrum a Dci recordationc cum
impediat; et memoria Doi, maxima et excclh'nlior virtutum] est. »
Prima hujus verbi pars, ad vocem usque « relinqueres » auctoritate Ibn .Vl)i al-OunyA
(saec. I-\) traditur, ut !t. asserit. Reliquum vero ab Algazele tantum perhibelur. Videas
eamdem plane sententiam, infra sub n" 50, cujus hic linis pars mihi videtur. Conferas
etiam n'"" 73. — .\graphum csse credo verbum hoc, cujus sensus (quod dives scilicet
non facile salvelur quia ubi thesaurum habel ibi otiam cor ejus est" optimo cohaerel,
quamvis non iii litlera, eum loeis syiutplieorum non paueis.
44. — Ih., III, 146, 12 inf. ^ ^l^Jl^ ^i)\ s_^U o-ol ^ 'jS
It., viii, 101, 18. — M., 75, 0. — 1. It. .U.
[45] LOC.IA F,T AGRAPIIA. 375
^jVl w~M L» (^'P^-J (y^*-^3 i^^^j (^J'^3 j-*^' t5?'l''"-' (j-*-^' 3J^ '^' (j
c c c
cs-* (^-^' -^^ ij^-^"^'' (^^ ij-^i ^ijT J o-t^J Crr*'-^ ''-s'^ '-s' Lrr^ ^-^
— 2. 1 1 . wv.^^. — 3. It. et M. recliiis (luidem ^jIoj. — 4. En quaedam alia versio
apud Kiluh Nahj al-baldgh(i Sj J^ fi^! (i-Jjj t^ -^j^. [ «r-rr] •1'^ -^^
sLvi i-old^ ijjj ^Wj ^U y«j ^ .V.L ^j i^jj jj.
Imitare [o frater!], si hoc tibi placet, [viveudi rationem] illius qui iu
semetipso [Dei] Spiritum et Verhum possidebat, Jesu nempe filii Mariao
(quom Deus salutet!). Ille profecto dicebat : a Coadimentum cibi mei fames
est; operimentum interius, timor [Dei] ; amiculum autem exterius, lana;
pallium vero meum in hieme, loca radiis solis exposita; lucerna mea, luna;
jumentum mcum, moi pedos ; esca deniquo ot edulium, omne quod terra [sua
spontej protulit. Mihi quotidie advesperascit nihil omnino possidenti ; mihique
illucescit nihil similiter habenti. Et tamen divitiorme nemo super terram. »
Asscrit auctor It. vcrbum hocce paene ad litteram inveniri apud quemdam librum
cui titulus Nahj al-Baldga, auctore al-Sharif al-Murtadha Abu al-Qasim Ali, filio Tahir
(saec. X), qui quidem princeps 'alldarum fuit (Cfr. Brockelmann, Gesch. d. avah.
lit., I, 404). In supradicto libro, qui totus quantus est, verbis et sententiis 'Ali constat,
occurrit Sermo quidam (i-J^^) ipsi 'Ali assignalus, cujus fragmentum auctor It. inge-
rit, ea inente ut ejus cohaerentiam cum verbo dominico de quo agimus patefaciat. Et
requidom vera ipsissimum est, ni excipias quod in textu nostro verba utpote ab ipso
Jesu, stylo ut aiunt directo, perhibentur prolata, in libro autem Nahj utpote ab 'Ali
tradita, sed instar narratoris qui stylo indirecto illa Jesu facta auditoribus refert. Notan-
dum etiam quod, ut jam supra dixi, quaedam, pauca quidem, addit, quae sic se habent :
« Pro cervicali petram sub capite suo ponebat [Jesus dum dormiebatj, durum induebat
vestitum... nec uxorem nec filium habuit, opes non dilexit, immo pro vili eas habuit...;
nec famulum alium quam ipsius manus adhibuit. » — Agraphus omnino videtur locus,
quamvis ejus elemonta quamplurima apud synopticos reperiantur. — Cfr. n. 36, 37, 63,
praesertim vero n. 77.
45. — Ih., III, 148, 15 inf. ''UxlL UJ^S ^^Ul \Sj^ ^ jl ' ^jj
'^(.>Ui <^u ^s. JUJ "'c^c^i ^^\^ ''J JU' oU-U. ^)^ ^j.) S^ oU p^L<s Ji;
A«. 1a=wIj jvjiJvAjT k_i.S \-^L)i dAs-ij jL jj^,j;«, V • i_j.'? A-JUI liU-lj jV U J..
It., VIII, 107, 2 inf. — N., 209, 11 inf. — TM., 29, 5. — RA., 73, 4. - 1. N. Jj. —
2. N. UjJI ^\j. — 3. It. U^. — 4. N. 'ijj^. — 5. It. et N. X — 6. It. om. Jj.
— 7. N. f^^. — 8. N. simpliciter ^.^.;S. Jli. — 9. It. om. wft/. — 10. It. !->o.!j
l^lj. — 11. En denique lccliones diversae apud TM., RA. et Q. (^haec ultima in It.)
376 MICIIAKL ASIN. ['.(i]
occurrentes. 1" TM. -.ys- 5._y.o -U jj ajlii,l5l» ^j^> Jl Ij-J' >-^^'I jJj; ^^»w.s ^l
sJ^CUL» ^Co-^r 'jj> O-O'..? ,y'^ 0-C> Lsr^ 'j lljj ^-Ls', .iJbi lit U oJ'-i9 >_LCiiL
,,^cjo ^ -.:a.'> ^, ,J.oJl) oXJU, .i*scI, oO »».. — 2'' l!.\. >^i-JI i^ls --^ tl,
^ij^r— r. ^ c'^-' c-' ■■ -^ C-'- J •■ I ^ I ^ ■■ >-^J
"^ oJI-aJ ^ O-jvjjJ' »^ JUs i/"^ ij-^^^ 'V' 'j.J'* ^ ^i •'^Ui-l-C" ip»J vj. l-ojJ!
Ji*sJ| ,^j^' l;^ \> JUi Miwijlj -i,.^ IjI J-! oJU oC*^ j' 'y'-' J'^ tr^ iJ.r^-
.,»-c^> OAJ »>, ^oC.>.o »»l_y»~J U ,jjj'l.i.j ..rJ-J' ,.rJ. i-^"^'. - 3'' Q. ^~.i .i,."il ,j;,Ju,»
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Narratur quod Josu (qufni Deus salulet!) niundus apparuit, ita ut eum
vidisset sub specie vetulae edentatae, oniinibus [tamen] eooperlae ornamen-
tis; di.vitque ei [Jesus] : a Quot viros in matrimonium duxisti? » Respon-
dit [vetula] : « Eos [prae niultitudine] numerare nequeo. » Dixit [Jesus] :
« Num autem omnes mortui sunt, te vidua relicta, an omnes te repudio dimi-
serunt? » Respondit [vetula] : « Quinimo, omnes [ipsa] interfeci. » Dixit ergo
Jesus (quem Deus salutet!) : « Vae viris tuis superstitibus! Quomodo a viris
tuis jam praoteritis cxemplum non sumpserunt, [videntes] quod singulos
illorum sigillatim perdidisti, et contra te tamencautionem non adhibuerunt! »
Verbum hoe, ut supra in varlantibus lectionibus monui, occurrit etiam, teste It.,
apud Q., librum quideni antiquiorem Algazele. llle tamen non ita longam tradit nar-
ralionem sed in compendiuin redactam et utpote a Mahometo prohitani : u Mundus
repraesentatus est fratri meo, Jesu filio Mariac, sub specie mulieris, cui dixit \scil.
JesusJ : « Ilabesne virum':' » Respondit illa : « Utique : viros quamplures. » Dixit :
« Num illi vivunl? n Respondit illa : « Nequaquam; eos interfeci. » Gognovit ergo
tunc [Jesus] mulierem illam mundum fuisse qui ei apparuerat. » Et nota quod auctor
Q. verbum hoc alTert utpote hadith marfu\ scilicet utpote traditionem qua quidam
ex Mahometi sociis, Anas filius Malik nomine (saec. VII), rem iisdem terminis narrat
qui ab ipso Mahometo fuerunl adhibili. Notandum est etiam similem velulae appari-
tionem allegoricam tradi in itinere nocturno [isra) Mahometi, uti videri fas est apud
Tafsir sive .\lcorani Commenlarium per al-Tabari editum, XV, 5, 10 et alibi. — Cohae-
rentiam quamdam locum servare suspicor cum illo Joaii., iv, IG seq. ubi colloquium
Jesu cum muliere samaritan;i occurrit. — Locus hic unus est ex paucissimis quae
Levinus Warnerus ex mohammedanis scriploribus, persicis praescrtim, congessit, ut
videri fas est apud Fabricium, Cod. Apocr., III, 395. Et, ni fallor, recensio quam prae
oculis habuit ille, ut verbuni hoc lalinilatc donaret, cum recensione apud 11. V. occur-
rente, quam supra adduxi, optime cohaeret. Cfr. etiam l)'Uerbelot, Bibiioth. Orient.,
supplem., pag. 230 b; et R. Rasset, Hei>ue de Tradilio/is populaire.i, .\Il, t>S.
46. - Ih., III, 149, 11. — It., VIII. 110, 6. Q. apud It. ^ Jl»
Laj^.ji;' V» Uj^^l» ijLj L-Ol *^LJI *Je-
[47] LOGIA ET AGRAPHA. 377
Dixit Jesus (quem Deus salutet!) : « Mundus hic pons est. ['^^uasi ergo
praetereuntesj per eum transite; non vero [quasi incolae] adliaereatis ei. »
Tesle It., non modo apud Q. verbum hocce iisdem plane terminis occurrit, verum
etiam transmissum constat per Maliiv (saec. VIII), auctoritate cujusdam Mahometi socii,
Ibn 'Omar nomine (saec. VII), qui illud tradit utpote per Prophetam Mahometum
prolatum, sed Jesu etiani tributum. — Agraplmm mihi onmino videtur. — Cfr. secun-
dam verbi n' 34 partem, primanique n' 75; ambobus enim verbum lioc est identicum. —
Insertum jam fuit a Bernhard i'ick in suo opere cui titulus Remains- uf Gospeh and
sayings of Christ (Chicago, the Open Courtpublishing Go., 1908), p. 100, n" 107, utpote
arabicis insculptum characteribus super portam cujusdam mohamedani templi prope
Agra in India sili.
47. — Ih., III, 149, 13 inf. ^k. L^ ^<i ^\y\ J^ ^>L.!1 U^ ^^ JU
Vj S.5U1 Jc^ V uaji ^u juii ^ji\ bJoi j.. <; jci, M? '^uyi Ji\ ^^\
A^i»jj cSj^ J iji <)ijJi ji (»>J Jisl (3^J LJjJi ^,^ \a a=>u U «^ LjTj^l»- J^SD
JaAjuj i>..,.ai' ijLJl u— -2JJ 0*aJi _^'-*^ L?^./ 1*^ -^ ^vUJl vii) aS L£ii- " ^r*jj ^ji-i'
A,«>>.3JJ «-iji (jv>^" v_ij * /«-j«Ji U' 0' 31 ,« » i^T ' I L~iA) ji Oi*Y~J' tL^'" f»^ ^ ^^laJi
It., viii, 111, 3. — Q. apud It. — 1. It. Xxls. — 2. It.^^juJ; o,.s.ocJ.
Dixit Jesus (quem Deus salutet!) : « Amen dico vobis : sicut respicit
infirmus ad cibum nec tamen eo delectatur propter vehementem morbi
dolorem, ita etiam niundi hujus amator devotione non dclectatur nec ejus
dulcedinem experitur propter mundi hujus amorem quo se captum esse ani-
madvertit. Amen dico vobis quoniam bestia, dummodo non equitatur nec
verberibus doniatur, indocilis quidem atque indole mutabilis est; ita etiam
corda [hominum], dummodo mortis recordatione et devotionis disciplina non
emolliuntur, obdurata et contumacia manent. Amen dico vobis quoniam uter,
dummodo non dilaceratur vel arescit, parum illi deest quin vas aptus evadat
melli [liquatae]; ita etiani corda [liominum], dummodo cupiditatibus non
corrumpuntur vel avaritia sordescunt aut vitae commoditatibus arescunt,
vasa proculdubio evadent apta sapientiae. »
Tantum apud Q., praeter Algazelem, verbum hocce occurrere monet It. Addit tamen,
apud llihjat a^AH'//;/» quoddam verbum inveniri aliqualiler simile huic (quamvis tantum
in prima ejus parte) et quod non Jesu sed Malik filio Dinar (saec. VIII) tribuitur. En
ejus textus : « Corpori, dum aegrotat, nihil bene prodest : non cibus, nec potns, nec
somnus, nec quies; ita etiam cor hominis, dummodo hujus mundi amore capitur, nihil
illi prodest religionis monitio. » — Agraphum prorsus, quamvis vere evangclicum lum
idea tum slylo, mihi videtur. Cfr. n. 89.
378 MICIIAKL ASIN. f/,8T
48. — Ih., III, 149, 5 inf. ''^LU UaSI JLU ' Jl. ^^Ul ^U ^_t JU
Q. apud 1t., VIII. 111, () inl'. - KA., 7'i, 8. — 1. HA. om. Jx-. — 2. Id. -
3. RA. j ,,li->. — 4. KA. .5'j. — 5. l'ni liis duabiis vdinbus RA saequentia ponit : J'v) ^?
Dixit .Ifsu.-; (qucm Dcus salutct!) : & Oui iuuikUuu ([uacril .similis cst
liomini ([ui iUjuani uiaris liihit : quo magis polum auget, eo magis augct
sitiui, doncc [aqua] ipsum interliciat. »
Locus hic nonnisi apud Q. occurrit, praeler duo .\lgazelis opera. I)e antiquioribus
testibus ue vcrbuni quidem apud !t. invenio. Sensus vero loci patet : ul enim auetor
1t. ait, (jui maris aquani bibit, iion modo non satiatur, immo quod pejus est, sitis
ardorem in gutture suo exacerbat, et sic paulatim aqiiam exiguis haustibus bibens
mortem in ea ipsa invenit. Eodem plane modo homo, liujus mundi laqueis irretitus,
non modo non satiatur, verum eliam quo plura possidet eo magis magisque scmper
desiderat, donec tandem mortem senipiternam adinveniat. E.\ paucissimis dominicis
verbis quae Warnerus congessit (apud Fabricium, Cod. Apocr., III, .'594) is unus est.
Ejus versio suggerit lectionem apud RA. occurrentem. — Agraphum mihi videtur esse.
49. — Ih., III, 161, 14 inf. ^ dU U ^■%J\ ^U '^ j_yjl_pJl JL^
J15 C-> 1_^ILS Axj, ^ja.I|j jL;.01 i^L, L, J Jlii di-lS J^ jAij V3 .LJI J^
J_j— ' ^^-'Ci- jaJIj L».^;,^
Q. apud It., VIII, 14(1, 17 inf. — M.. 91, 13. — N., 212, S inf. — 1. It. et N. addunt
^_y ^yi,. — 2. Ir. et .N. ,-OU ^X^.
Dixerunt apostoli ad Jesum (queiu Deus salutet!) : « (JuiJ cst quoii
tu super aquam ambulas, nos autem non possumus ? » Respondit eis :
« Qualem apud vos acstimationem denarius meretur et drachma? » Dixe-
runt : « Bonam. » Dixit [Jesus] : « Mihi veio idcm sunt ac stercus. »
Nullus testis Algazele antiquior verbuni hoc tradit, quod scio, praeter auctorem Q.
— Quod vero attinet ad illius cohaerentiam cum evangelicis locis, sequentia nota :
1" aliqualiter convenire cum illo Matth., xiv, 2o-2G ubi dicitur Jesu discipulus esse
turbatos cum Magistrum snper mare anibulantem ad eos venire vidissent; 2" senten-
tiam a Jesu in sua responsione prolalam illud Pauli \.{d riiilipp., 111, 8) « oinnia
arbitror ut sleicora » proculdubio recordare.
50. — Ih., III, 164, 17 inf. — It., VIII, 156, 4. J>U1 <-,U ^ JLi
«ju:* JUJ A.L=- Ja, Ai-l jl S~ai <U- ^^ Ja i-vi-L 'J\ JL.I»T ^'^C JLJI J ."^UIj
%:; k\S\ jt <=->Lal 4.UJL. JUi» «Jl»- j *j^} 'J\ ^Li» ^S». jA j
[49] LOGIA ET AGRAPHA. 379
Uixit Jesus (cui Deus benedicat eumque salutet!) : « In divitiis tria damna
sunt : [vel enim] eas acquirit [homo] ox [fonto] non licito... » Dixerunt [ei] :
« [Quid autom] si eas ex [fonte] sibi licito acquirat? » Respondit : « Vel
eas iusumet in rebus quae sibi non liceant. » Dixerunt [ei] : « [Quid vero]
si eas insumat in rebus sibi licitis? » Respondit : « [Tum ergo] cura servan-
darum divitiarum a Dei (qui exaltetur!) recordatione eum impediet. »
Auctor It. qui in singulis Ih. sententiis, immo vocibus, enucleandis illustrandisque,
persaepe plus aequo, moratur, nihil prorsus de hoc dominico verbo tradit; nec tantum
de ejus fontibus silet, verum, ([uod praeter illius consuetudinem est, ne verbum quidem
profert ad explanandum hujus loci sensum, cujus slylus non ita planus tritusque mihi
videtur. — Cum hoc loco conferas oportet (inem verborum sub n'' 43 et 73 positorum,
qui quidem finis ad hunc locum pertinet, ni fallor. Quod vero de illo ut agrapho illic
censui, idipsum de hoc censeo.
51. — Ih., III, 169, 12. — Q. apud li, VIII, 176, 16 inf. ^ JLi
vjj^l J^ jj» Uj Ji jUl ^Jl^l- V «^ ^y \^J^\ (.!AJ1 «Oc
Dixit Jesus (quem Deus salutet!) : « Expetite valde rem quam ignis
vorare nequeat. » Dixerunt [ei] : « Quaenam [autem haec res] est? » Respon-
dit : « Beneficium [ex liberalitate proximis vestris collatum] . »
Nullibi quam apud Q., praeter Ih et It., verbum hoc occurrit, cujus germanus sensus
ex contextu tantum atque ex adjunctis conjici fas est. Agitur imprimis de generositatis
seu liberalitatis (.Ur*^l) excellentia, quam virtutem Algazel hic laudibus effert, e pro-
phetarum doctrina depromptis. Hinc sequitur verbum dominicum lioc sibi velle : Ne
quaeratis opes seu divitias hujus mundi thesaurizare, quas quidem ignis vorare potest.
Imo, eleemosynas et charitatis opera {•^^j*-') facite, quorum merita apud Deum nun-
• quam sunt defectura. Vel etiam, si vox .1) (ignis) in sensu inferni accipiatur, ut auctor
It. mavult, locus interpretandus erit perinde ac si Jesus dixerit : Ne quaeratis res
thesaurizare quarum possessores in inferno sunt cruciandi, sed e contra etc. In superiore
casu, locus cum illo Matth., vi, 19 sequ. congrui diceretur; in posteriore vero non
ita.
52. — Ih., III, 176, 10. '^^jy. j ^l (.>UI "^LjJlc \Jj ^y. ^. J^
^ui ^i -'jui- 4JI ^ui ^jj dui ^ui ^i ^^1 ^\ \ ^ jui
^ d^\ jV Jii 'y ^M ju" j^\ j^ui ^\ ^ui ^jj juiji j4Ji jii
Jy,_ y,j ^j ^ iXlS Clit-. j «Ub 4)1 »Ua,_ jl ^jiiji jy>cJI (J-UJlj *JU*; j\Ji^
'^SS^] U ^_ ^l VjJ
It., VIII, 199, 10. — M., 55, 14. — MM., i, 65, 5. — 1. M. om. o/j ^^. — 2. M. JU-
— 3. M. om. ijjj^ ^j. — 4. It. JUs. — 5. It. om. J. — 6. M. !i»U. — 7. Lectio MM.
PATH. OR. — T. XIII. — F. 3. 23
380 MICIIAKL ASIN. [50]
aliqualiter, praesertim in line, a caeteris ilillert : -^ ^ JU oli ^^Jk^ ^ Lijj
JU oXJI ^.v^lj oXJ! ^^UI _^! ^. ^^o_^l JUi"^l >bUl L^ [^/j ^l
ju ^; j, ju ^^ j^b jr j ^Xn ^i, j,^- ^,y jr ji ^ui ^i
.J yii AjU— |ja«j J. aJI* JJI olL .1 J^lj Jic^ill »i5' ^JU. .l^--'l ^"^
Invenit Joannes Zachariae fiiius (quos Deus salutet!) diabolum sub [reali]
forma [ei apparentem], cui dixit : « Dic milii quisiiani liominum tibi ama-
bilior sit, quisnam vero odibilior. » Respondit [diabolus] : « Amabilior iiomi-
num milii est fidelis avarus; odibilior auteni hominum mihi est improbus
liberalis. » Dixit [.loannes] : « Cur autem sic? » Respondit : « Quia [quod
attinet ad] avarum, avaritia ojus satis mihi est; quod vero ad improbum
iiberalem spectat, timeo ne Deus ilhim liberaliter operantem videat ac proinde
benigne excipiat. » Postea [diabolus] tergum vertit dicens : « Ni tu Joannes
esses, haec tibi non nuntiarem. »
Nihil de hujus verbi lontibus auctor It. tradit. Auctor vero MM., quamvis aetate
Algazele recentior, docet nos originem verbi a traditionibus moslemicis per Nafi' trans-
missis petendam esse. Hic profecto Nifi' traditionum scientia fuit peritissimus ac
maxima dignus lide utpote suas traditiones ducens ex discipulis sociorum Mahometi
immediatis et utpote saec. VII et Vlll vivens. En ergo versionem tcxtus a MM. allati,
in parte tamen finali tantum, quae quidem aliqualiter differt : « Respondit [diabolus] :
« .Vmahilior hominum etc : odibilior autem hominum mihi est omnis hypocrita [in
iidei confessionej liberalis. » Dixit [JoannesJ : « Cur autem sic? » Respondit : « Quia
liberalitas maxima naturalis perfectio Dei est, et timeo ne Deus etc ac proinde
illi [suam hypocrisim] parcat. » Hucusque tantum textus MM. attingit.
53. — Ih., III, 182, 18 inf. cUk l ^JU" ^%J\ <J^ ^^ j> ^ jl liiA,
Lj JjX«j>;' V U 'jyJ-^J bi^y ^ j>Lji>" Vj "j^-W) j_^La,J byy^ tyj\
pSi^jAp- \^ jl jvXlt ^^_ L«3 "'(^^t; jj-Ljir) (^jiUVlj J^^L Jyy^ jy*^^ L 'j—
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c^ (J*J1) /v>v^^-Ji c^' La!i (»iL»- (vWLfrl /w« —Cj" (»>v>j.l» jl ' j»sJ Jjjl
Ih. (a), I, 4'i, 1 inf. - In. (b), iii, 227, 9 inl. — 1t. (a), i, 351, i» inf. — It. (b), viii,
213, (J. — 1t. (c), VIII, 318, 1 inf. — F., 18, 8. — M., 177, 7. — 1. It. (c) tantum allert JU ^
^!iJ! A..U. F. jJc A" o'A^- — ^- !'"•> Iw- (b) et 1t. (c) ,yJ-oy'j. — 3. Iii. [h) ^,^'»»'- ^|
— 4. I r. (b) et (c) piTperam forlusse ,jU*i. — 5. 1t. (c) ^.v.y3!j sod non recte — 6 F.
om. jS. — 7. F. -iu>. — 8. It. (b) oCJiij. — 9. F. oiu. J^. — 10. V. oin. jS. —
[51] LOGIA ET AGRAPHA. 381
^>U r^ jCj\ ^\ LjAii ^"^ "p<r>l (V-JuJl '"(»50 Jyi ^_ (XUl
j^juJU Ji^l jji-aT '^^b>. j»^j ^•^jj-fcjjtj' y j»5C:« ''^^^1 ^Ul ^^U i^Vl
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viUiS |vUi« ^A=*-J *^^J ^^rt^ liy ^.^1 /*^Jt jl jv^is^l >-^l tj^ (_5^„ l-i^ c^3
U-VJI JL_X. l CILjw iia-J "C j»^l_^lj |»XAl_yjl; jvUl Jy Jj^. j^ («^>^ (_j^_ V
J^ (XiJlis ciCl,.^! j;c (Xilr jl UaJI '^dUy (.1^ jl^l^ Vj .Li;! -u^ V
j»>siAi>- "w* ' |»S«jiSAr |V (♦>^~«sUl) j^SlUaJ^- Aj>-lr jv (»S_;i-LL« J^ -►>^,^ 1»^ (»>vjijj>-j
t_j— . (♦^H>=fo (V (♦^Crlj^ ^lc- (»5CiJjj i^.slj» ^l_^ "" j^,-*JI JAUI ^l ' (»5s.«-Lj' ^^^Is^
11. F. addit Li Jl -NL^. — Ih. (b) et It. (cl addunt JIj:> -iLaj. — 12. Ih. (b), F. et
It. (c) ,j^\. — J3. P. j.?*l*J' ^. — 14. Ih. (b), It. (b) et (c) ^' ^. F., M. et Ih. (a)
^ J.t. — 15. Ih. (b) et It. (c) iLsr'. — 16. M. et Ih. (a) ^^^^s^l «^ j.^^ ,»^'j-
— 17. F. addit U^''^. — 18. It. (b) om. ,y. — 19. F. >-i^jj. — 20. F., Ih. (b) et It.
(c) JlJl J«3-^. — 21. It. (c) JCsJLo J. — 22. Iii. (b) et It. (c) addunt iU^. F. isl^
\i\j3 sU^. — 23. En alia verba huicce simillinia, tum sensu tum forma loquendi, atque
apud It. occurrentia : 1'""^^ .jjV^ Jrr^lr"' -^ t'-r^' V ^-r'^-*:'. '-*:.-^ S^i j^ ^-^ ^^
^ysr^j ij'^' "^^ ivj-'^*^ s^^i!' J^ [aliter ,_y»Lojj] ^_jftlx.Jj J.jjJI ^i.' j_yj*xjj .r:'.-^-''
JL3JI JLipI j.?«Lji'j JJ\j.i. ^ [aliter JiJI] ^i-iJ' j^j w»^.-^'' ["liter ^r-»j1?] ^_^l
ibLJ! ^,^-^^LdJ| =i^ ^y^^ ■^ J JL^I Jbt ^JJI Jb ^.Ji ^,_^;. .y^I ^
».vjk.=.^ w^ilii. Jyx-j i.U,^Ij ..sxJt JU oXJ.>-> [aliter ,j,-o::;iij] .i_»;ui>^ ^ ,Li)t .,».^a~jj
^,^1 i».\k^ j;!^' [aliter ^ji] ^i ^t^ L.,i J.^ ii^ij [aliter a1-'_;-<5^]. — 2'"" jj^
l^Ua-L JLssJ| .jisyuJ Oolji. ^ J=j*^"- — 3"'" ^U .j-J-i' .»^.'1 iJi —-^ Jlj
•^j!^" ^'-'■^lj j:?j^' WJ-^ ,*%^J J^J^^
Narraverunt nobis quod Jesus filius Mariae (quem Deus salutet!) dixit :
« 0 improbi sapientes! jejunatis, oratis et eleemosynam facitis, sed ea
quae [aliis] praecipitis vos non adimpletis nec ea quae [alios] docetis
lacitis. O quam turpiter [vitae vestrae rationem] instituitis! verbo et desi-
deriis ad Deum vos convertitis, sed [tantuml cupiditatibus [moti realiter]
operatis. Quid vobis prodest cutem vestram mundare , dum eorda vestra
sordescunt? Amen dico vobis : ne sitis sicut cribrum quod extra se farinam
ejicit bouam, dum intra se furfures relinquit [tantumj. Ita et vos ex oribus
vestris [verba] sapientia [plena] ejicitis, dum in cordibus vestris odium
remanet. O servi hujus mundi! Quomodo futuram vitam assequetur ille
cujus cupiditas nondum est hujus mundi rebus satiata et cujus desideria
nondum fmierunt? Amen dico vobis quod corda vestra plorabunt propter
382 MICMAF.I- ASIN. [52 1
opera vostra : mundnm lcninil lioc aub linp;uis vcslris posuistis, opera autom
bona sub ptuiibns. Anien dico vobis : vitani iuturam ('orrupilis |F., In. (h)
et\T. (c) adduiit lianc praesentem vitam intc^ram servando]; intei^ritas {«^itur
liujus mundi amaliilior vobis est (luain iuturae vitae integritas. Quisnam
ergo hominum eril qui a via recta plus vobis aberret [vel qui condilione
vilior vobis sit, ut uiuiit K., lu. (h) ct It. (c)], siquidem haec non ignoratis?
Vae vobis, duces ! [caeterac uinncs lcrtioiics aiitnt (juousque tandem] viam
eis qui noctu iter faciunt monstrabitis, dum vos ipsi in mansione attonitorum
[scu nutantium et perplexorumj (juiescitis, ita plane ac si gentes quae rebus
hujus mundi fruuutur hortaremini, ea tantum mente ut vobis res suas pau-
latim relin(|uant. Vae vobis ! Quid prodest doraui tenebrosae si lucerna
supfer tectum suum ponatur, dum interior recessus desertus sit et obscurus ?
Ita etiam et vobis nihil prodest si lumen scientiae in oribus vestris sit, dum
interiora vestra scientiae vacua atque orbata sint. 0 servi hujus mundi !
Nec ut servi [dominum suum] timentes, nec ut homines liberi largitate prae-
diti [habendi estis]. Cito futurum est ut mundus ipse e radicibus vestris vos
cvellat, ita ut super facies vestras vos pronos demittat; postea vero naribus
pronis vos humi prostret ; deinde crinibus frontis vos arripiens ut peccatorum
vestrorum [poenas luatis], a tergo vos impellet ut vos nudos sigillatim
tradat Angelo pensatori boni et mali, qui quidom, post^juam ignorainiam
vestrara vobisnietipsis patefaciat, juxta operuni vestrorura raalitiam vos
puniet. »
Ilic (iominicus sermo a(iversus improbos sapientes occurrit etiam, tcste It. (locis
citalis), apud Q. iisdem plane verbis ; excerptus videtur ab Algazele ex operibus
Al-ilarith al-Muliasabi qui saec. IX vixit; sed auctor It. iiiiiil omnino dieit de aliis
hujus sermonis lontibus. Instar appendicis tamen, alia verba tum Jesu tum Moysis
tum I)ei adjungit quae, i-atione sensus et formae loquendi, utpote fragmonta vel re-
censiones variatae hujusce sermonis proculdubio sunt iiabenda : 1""" verbum ocourrit
apud Hilyat al-awliyd, atque traditum dicitur a Wahab filio Munabbih (saec. VII). Sic
se habet : « Dixit Deus (qui exaltetur et honorilicetur!) objurgans sacerdotes et doctores
Fihorum Israel : Herum divinarum scienliae studetis, sed non propter religionera;
edocti estis, sed non ut [benej operetis, quamvis do operibus ad vitam futuram neces-
sariis gloriemini(f'j ; pellibus ovium induti estis, sed animas luporum absconditas
servatis; festucani cx potu vcstro oxcolatis, sed ililcila montibus similia doglutilis;
religionis onus liominibus ita grave rodditis ac si nions essel, vos autom ne minimos
quidem digitos levando eos adjuvatis ; orationem prolongatis ; vestes dealbatis vestras :
ad haoc autem omnia [facienda "?|, orphanorum et pauperum bona furatis [vel praedatis!.
Sed per honorem meum juro, me probaturum [vel percussurum] vos esse aerumna tali
qualis [adhuc onmino] latiiil consilium prudentis et sapionliam sapiontis. » — 2'"" frag-
mentum evidenter est Imjusce verbi, quod quidem inseri deberet post vocem .y>f^<s^^
« attonitorum ». Tradituin dicilur a (piodam 'Abd .VllAli tiiio al-Sam.lk (oujus saoc. me
latot, (juamvis saoc. Vlli vixisse suspicorj ot occurrit simililor apud f/ilt/at, sic se
habcns : « Culiccm ox potu vestro excolatis, camolos autem cum oneribus suis deglu-
[53] LOGIA ET AGRAPHA. 383
titis. » — 3'"" quod traditum dicitur a Ka'b al-Akhb4r (saec. VII), occurrit etiam apud
Hilyal, atque utpote lectio varia et deturpata cujusdam fragmenti verbi primi est haben-
dum : « Dixit Moyses [quem Deus salutet!] : Monachorum vestibus induti estis, corda
autem vestra corda porcorum sunt et luporum rapacium. >> Cfr. n. 5, 6,61. — Jam a primo
aspectu suspioari potest sermonem hunc dominicum, necnon omnes aliae lectiones
supra allatae, cohaerentiam servare intimam cum locis synopticorum non paucis in
quibus Jesus pharisaeos et scribas arguebat. En ergo loca Matth. quibus hic sermo
amplius mihi videtur esse similis : xxiii, 3; xv, 8, 19, 20; xxiii, 25-28; xv, 14. Quod
ad lectiones alias spectat, conferas oportct Matth., vii, 15; xxiii, 24; xxiii, 4; xxiii, 14.
54. — Ih., III, 188, 17 inf. ^j~a Jfj ^_-»e-3 Jls JUJ ^^ jiy>- j& ,^jj
L-Isxj j^ IsJ: Jl Lj^Ls LiJJaJli 'di-iJE-slj dijM jS\ JLii aULJI aJc m^* /j>I
^l ^l ^!>U1 \A£. (^--c- A^ "^vtJl* >_i.frj li^ Cx^J ^^ *^J^ ^'^' ^*v"3 ^jl»-^
'Jls ^SJ^^ ^ ''J^ ^'^^J^ -^^ Cy ^J^ '-'^ ^-^J\ ■^, (^ r^J f^ -'^
^Ji btls ''UjfcAa-l l£.->i '^Jls l^ "^jHii- ^l^J <LJi ^l^ ^4..^U. «U.J jJlkjU
IS^Ai (.lli ''<U1 jiL ps" l''^iJii.JJ Jli (^' Jo-JI '^dU^ yb '^J^b O '•^^y.tU
p.' ~'t5j^l ■■^'^V '-MUi ^JI JU^I j. iVI XAA dlji ^5^11 dUU J^^ JUi
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J\ ^^jJ\ ly«> L'Mri L-; y> JUi i>U_5 3^0 ilAi-l ji ^\:>\ji 33 JU) ^^
It., viii, 228, 3. — M., 139, ,15. — N., 211, 7 inf. — 1. N. ita, hucusque ab
initio, narrationem breviatur : iL't ^^ ^ Jl^j J^, i-^sr>^ ^bLJ! jJL ,j»-x. ,1 ^^.
J! ^S\. — 2. It. ^Cs^'. N. om. oJCar^tj. — 3. N. ^ ^L Jt ^^U J^ILU
^Ouca ,j^^. — 4. Omnes om. c^b. — 5. N. ^-fi^^^^t ^\ JLi. — 6. N. JU. — 7. N.
om. JU. — 8. N. Jsy.". — 9. It. et N. Lyo». — 10. N. jljJj. — 11. It. et N. om. JU.
— 12. N. Ia^L. — 13. N. ^J^y — 14. N. ^ JS^Ij. — 15. It. et N. ^Oi^. — 16. N. *3.
— 17. N. add. Jo^j^. — 18. N. om. w^3J. — 19. N. JU. — 20. It. U. — 21. It. add.
JU. Hinc ad vocem usque ^,-' propinquiorem, N. totum om. — 22. It. JU. — 23. It.
add. JU. N. narratio ab hac voce usque ad J propinquiorem sic se habet : ^ ^ilkiU
\j\jS ^^M A-Ii ^c—.- =-'^ ^^ S^ ^v-^'- ~ 24. It. om. s.»^.. — 25. It. w-^i^ ^
A**s^. — 26. N. add. J. — 27. It. om. J-'j<J-. N. J^.^ y.. — 28. It. JUi. N. JU^. — 29. It.
om. ^JJl. — 30. N. JJJ-i'. — 31. It. JU ^ Ji55 JU. — 32. N. .Ur-'. — 33. N. om.
JU! 4*»_j sjUJI J. — 34. N. !-M '_,. — 35. N. w^JJl ! J^L — 36. N. JUi oJOi iLfi
384 MICIIARI, ASIN. [54]
.^ ^^V d^ ^aJI JUi ^jJi ly,J ^9ji; :!8^i^- L,U, U ^^ ^■'^ ^ij^l
^l«ij Jli i5A»j JUl Jj-lj L^lili Lw- »uyi IJL* j «^l ^^^jO JUl Iaa 'VJa |»^lsl
JUl lu-jilj il±s" «*.j lil j<)j JUI jj: \S^ J^ .jt. ^V 'J%-J\ '-iAjlj Jl»j
i'>UI cLJjlj ijliJI j JUI clUi J^ l;U (.uyi M^j sMi L^l ^j Uli Jli" L^
Ujjjjs-lj U-Ol iijt <.L>c^V Jlis ^WI '-iUr it ^>LJI 4jLt (_j~^ (^ ^ ,^^" i-*-^
-^a-lj ._^->JJ. — ;?7. N. om. ^. — 38. h. et N. om. iiTb. — ;w. Ilinc ad finem usque,
texlus N. breviorem perliibet recensionem quac sic se liabet : ^_c^l'j J^lj >,j^Ji
^U_j ^" Jwi Jji^j •'*:r*=^ J'-»-" -^lj U^U '.^ ^'jik'i 'j^ 3 JjS^' *--^ vj. Jl^j '-'1*1'
U^J! ej.., Ulj ^^^^i--=J JU' U.s-~xil_j sUba a^. !i' ^dJI J Jjssr* , ^ ^^ W^ '->::'
.^" JU ^^ ^J .xj^ .li iJlilL i-,ui." i JU' JLi bU^'l ^ biri J «bb
.'j!.j,Jo.U UjJI sjj. ijLs-^"^ JUs Jl^' oXii' Jc UftUa
Narratur, auctoritate Jarir et Laith, quotl : Comitari voluit quidam
homo Jesum Mariae filium (quem Deus salutet!) et dixit ei : « Tecum ero
tibique sociabor. » Abierunt ergo ambo simul et pervenerunt ad fluminis
ripam [ubi] sederunt ad inanducandum. Secum autem tres panes porta-
bant ex qnibus duos tantum ederunt, unus vero remansit. Surrexit itaque
Jesus (quem Deus salutet!) ad flumen [tendensl, et postquam aquam pota-
ret reversus est. Sed panem qui remanserat non inveniens, dixit homini :
« Quisnam panem arripuit? » Respondit [homo] : « Nescio. » Dixit [narrator] :
Et abiit inde [Jesus] et socius ejus secum; cumque vidisset dorcadem cum
duobus pullis suis, unum duorum ad se vocavit, qui quidem postquam ad
Jesum pervenit, ab illo fuit jugulatus ; ex eo [ex illius carne, frustrum Jesusl
assavit, comedit ipse et liomo ille etiam, dixitque postea pullo : « Surge
cum Dei venia! » Qui quidem surrexit discessitque. [Jesus autem] dixit
homini illi : « Te rogo, per Illum qui miraoulum hoc te videre fecit, [ut raihi
dicas] quisnam panem arripuit. » Respondit [homo] : « Nescio. » Pervenerunt
postea ad fluvium aquae fplenum], et apprehendens Jesus manum homi-
nis, super aquam incesserunt anibo, cumque jam fluvium" pertransiissent,
dixit [Jesus] ei : « Te rogo, per Ulum qui miraculuni hoc te videre fecit, ut
mihi dicasj quisnam pancm arripuit. » Respondit [homo] : « Nescio. » Per-
venerunt postea ad desertum locum [N. ad speluncam] et cum [ibi] ambo
sedissent, coepit Jesus pulvercm arena [mixtum] coUigere cui dixit : « Aurum
fias cum Dei (qui exaltetur!) venia! » Et aurum factus est, quod [Jesus] in
tres divisit partes, dixitqui; [homini] : « Miiii una, altera tilii, tortia denique
ci qui paneni arripuit. » iU-spondit [hon>o] : « Kgo[suml(pii paniMU arripui. »
Dixit ei [Jesusl : « Totiim [aurum] sit tibi. » Indeque discedens Jesus (quom
Deus saliitot!), illum reliiinit soluin. Duo autoiii liomines per dosortum
1
[551 LOGIA ET AGRAPHA. 385
[inccdentes], usque ad ipsum, qui secum aurum habebat, pervenerunt et
cum voluissent faurum] illi arripere ipsumque occidere, dixit ille : « Sit in
tres divisum partes. Et mittite in villam unum ex vobis ut cibum quod
manducare possimus nobis emat. » Dixit [narrator] : Miserunt ergo unum
ex eis qui quidem [intra se] dixit : « Ut quid vero aurum hoc cum hominibus
istis dividam? Quinimo, venenum in hoc cibo recondam, sicque ambos
occidam, aurumque [totum] mihi tiintum arripiara. » Dixit et fecit. [Interoa]
autem duo illi homines dicebant : « Ut quid tertiam auri portionem [homini]
isti dabimus? Quinimo eum, cum rovcrtatur, occidamus, et aurum inter nos-
metipsos dispartiamus. « Dixit [narrator] ; Cumque [homo ille] ad ipsos esset
reversus, eum occiderunt, cibum [postea] manducaverunt et mortui sunt.
Remansit ergo aurum illud in dosorto, et juxta illud tres illi homines inter-
fecti jacobant. Transiens igitur juxta illos ita jacentes Jesus (quem Deus
salutet!) dixit discipulis suis : « Hic est mundus ! Eum ergo cavete! »
54 "'^ — S., 17, 11. jl=.^. -0 ^U. ^ jl^ fAJ\ Ut ^^ j\ ^jj
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Narratur quod Jesus (quem Deus salutet!) et quidam ojus comcs pere-
grinantes ibant, et cum ambo fame afficerentur et in quandam villam per-
380 Mir.riAKI. ASIN. [56]
vtMiircnt, tlixit .lcsus ad ((iinifom suum : « l)isc(>d(' (^t nobis quid cibi ex
villa ista ([uaoro. » Sunexit intorea Josus ut orarot, et cum homo ille rcdiisset,
tres panes secum aHerens, recessumque [Domini] Jcsu [plus aequo] tardio-
rem censeret, panem unum comedit. Hediit vero Jesus dixitque ei : (( Ubinam
paiiis tertius est? » Rcspondit [homoj : « Non nisi duo tantum panes erant. »
Dixit [uarrator] : Processerunt ergo ambo [simulj in itinere suo usque dum
transierunt juxta dorcades (juasdam celeriter currentes, quarum unam ad se
Jesus (quem Dcus salutet!) vocavit, mactavitque, (ex cujus carne] ambo
manducaverunt. Postea vero dixit Jesus (quem Deus salutet!) dorcadi : (( Surge
cum Dei venia! » et ccce ipsa [repente] currere coepit. Tunc homo ille
[miratus] exclamavit : «. Deo sit gloria! » Jesus autem dixit ei : « Per Illura
qui miraculum hoc to viderc fecit 1 quisnam [fuit] homo ille panis [furator] ? »
(^)ui respondit : (( Non nisi duo [tantum panes] eraut. » Dixit [narrator] :
Procedontes itaque ambo [simul] in itinere suo, transierunt juxta maguum
flumen undis murmurans, et apprehendens Jesus (quem Deus salutet !) illius
manum, una cum oo super aquam ambulavit usque dum flumen pertransie-
runt. Tunc homo illo [miratus] exclamavit : (( Deo sit gloria! » Jesus autem
dixit ei : (( Per Illum qui miraculum hoc te videre fecit! quisnam [fuit] homo
ille panis ifurator] ? » Qui respondit : (( Non nisi duo [tantum panes] erant. »
Exeuntes itaquo [ox vallo illa discosserunt] usquo dum pervenerunt in quam-
dam villam magnam, omuino vastatam, et ecce prope illam tres aureos
lateres [inveneruat]. [Quos cum vidisset] homo ille dixit : « Ecce thosaurus! »
[Jesus] autem (quem Deus salutetl) dixit : « Thesaurum hocce [sic] dispertiar :
laterem unum mihi, altorum tibi, alterum vero homini illi panis [furatori]. »
Rospondit ille : « Ego [sum] ille panis [furator]. » Dixit [Josus] (quem Deus
salutet!) : « Tres omncs [latores] tibi sint. » Et [haoc dicens] ab eo discessit.
Remansit ergo [homo ille solus] prope eos [lateres], non habens [jumentum]
quo eos vehere posset; et cum [interea] tres homines prope eum transirent,
eum occiderunt laterosque arripuerunt. Tum duo ex eis tortio dixerunt :
« Vade in villam et afTcr nobis cibum. » Profectus itaque est; sed unus duo-
rum qui remanserant dixit : « Eia ergo! occidamus eum cum reversus
fuerit, et thesaurum] hocce inter nos [tantum] dispertiamur. d Alter vero re-
spondit : « Mihi quidem placet. » Ille autem qui profeetus fuerat ut cibum
emeret, [intra se] dixit : « Venenum in cibo roponam ot duos occidam, [sic-
que] lateres [omnes mihi] arripiam. » Et ita fecit. Cum autem reversus fuisset,
eum occiderunt, sed cibum ab ipso allatum manducantes, mortui sunt.
Transivit ergo "^postea] Jesus (quem Deus salutet!) prope illos homines. qui
circum [tres lalores] prostrali jacebant, et dixit : « Ita mundus cum suis se
gcrit ! »
54'". — TM., 33, 11. J^J^ j j.Ji. ^'M; (.^Ul Uc ^^ ^j j jli
[57] LOGIA FT AGRAPHA. 387
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RA., 76, 2. — 1. RA. ordinem sic praepostere invertit : U— ..UjJ' ^ U^ J*=^' ij'
^U. — 2. RA. (Ji>U. — 3. RA. U^'. — 4. RA. addit j.Uk'1;. — 5. RA. U,^i. — 6. RA.
om. haec tria verba. — 7. RA. addit ,j>,\js^\ t*^^. — 8. RA. ^. — 9. RA. Os»;-5.
— 10. RA. «X?*^. — 11. RA. om. ^y^. — 12. RA. Jjy.
In tempore .Jesu (({uem Deus salutet!) ibaut per iter quoddam trcs via-
tores et thesaurum invenerunt. Dixeruiit [ad invicem] : « Esurimus quidem;
vadat ergo unus ex nobis, cibumque nobis emat. » Profectus itaque est
unus ex eis ut cibum afferret, dixitque lintra sej : « Consultius quidem
foret si letale venenum in cibo eis dedero ut ex eo ambo manducarent : sic
cnim morirentur et thesauro ego solus absque eis fruerer. » Hoc igitur fccit
cibumque venenavit. [Sed interea] duo alii homines [inter se] convenerant de
ipso occidendo, quum ad illos reverteretur, ut thesauro illi soli absque eo
frui possent. Cum itaque ille, venenatum cibum afferens, pervenisset, ab
eis occisus est; qui quideni ex illo cibo manducaverunt ac proinde mortui
sunt. Jesus autem, cum per locum illum pertransiret, dixit discipulis suis :
« Hic est mundus! Videte quomodo hosce tres occidit, ille autem post eos
permansit! Vae quaerentibus mundum ex mundo! »
54q""'».-_ _ Q_^ j^ 255, 1. ^U j ^ <\ ^%J\ ■Uc ^^ j[^\ j ^[:._jj
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JuL' -»J>-L" jl dL_iJ j:^j\ aJI ^jy^ ^^U)! ^l jlkjjl »U-j Jls L^l n^j Ul
Uj A. L»Ac.U. LJi ^Lxkll J "*I«»cs L»— iSjr^'^ Jls viU ■U^ JLJI jjiCs L»^l JLJI
It., VIII, 228, 11 inf. — 1. It. om. Ujj^. — 2. It. J=^l — 3. It. jjU-=Ij jU. et
quidem recte. — 4. It. addit a-Jic. — 5. It. Uj->-" oW^- — 6. It. om. U^'!. — 7. It.
^\. — 8. It. IJIj.
388 MICIlAFr, ASIN. [58]
O-L- ^ ^%J\ kJa ^.^ «o^ l"L. \s.j LAs ^UaJl j"M-^L ''IAiJ" j».' i^tlj aJIc.
'^V^ jLi L yiij ^l^l >^^ aJL>c. >_^JJIj '"^^ vJtjDI J_^ ^\ ^
!). 1t. Joii. — 10. It. »_^*-0' Jj^ -£.^. — 11. It. addit li.
Nobis narratum est siipcr historiis Jesu (quem Deus salutet!) quod ipse
in sua pere>i^rinationc transivit cuni apostolnrum turba juxta [thesaurum
quoddam] auri, cirusum |uti rcs dcrelicta] supcr lerram. Postquam autem
ibi constitisset ul eum vidcrct, dixit : « Iloc quidcm maxime lethale cst;
cavete ergo eum. » Et continuo abiit et discipuli ejus. Post illos autem,
tres [bomines] transicrunt ad aurum [quacrendum], quorum duo illic ma-
ncntes, alteri fradiderunt aliquid auri ut cum co cibos mundi suavissimos
illis cmcrct in propinquiore villa. [Interea vero] tentavit eos inimicus [haec
illis suggerens] : (c Vobis quidcm placct thcsaurum hoc in trcs distribucre
partes! [Socium] hunc occidite, et ita in duas [tantum] partes distribuendus
vobis duobus erit! » Statuerunt ergo occidere cum, cum ad eos reverteretur.
Dixit [narrator] : Accessit autem [interea] Satanas ad tertium [hominem] ut
eum [sic] tentaret : « Tibi quidem placet accipere tertiam [tantum] thesauri
partem! [Socios] duos occide, et ita thesaurus totus tibi soli erit. » Dixit
[narrator] : Empsit crgo vcncnum quod in cibo reposuit; et cum ad socios
suos eibum afTcrret, hii super illum irruentes occiderunt; postea vero, ut
cibum manducarent sederunt, et statim ut cibus fuit fmitus, ambo mortui
sunt. Redicns autem Jesus (quem Deus salutct!) a sua peregrinatione, illos
[tres socios] jacentes vidit circum auri [thesaurum], aurum vero [integrum] ut
erat antea. Cum ergo super hoc mirarentur ejus discipuli eique interroga-
rent : « Quidnam hisce [hominibus] accidit? », hanc eis historiam narravit.
Multiplici, ut vidisti, textu factum hoc dominicum tradilur; octo tamen redactiones
non ita inter se dififerunt, ut ad quatuor tantum familins (ut aiunt) rcdigi nequeant :
1" nempe constituitur ex redactionibus Ih., M., N. et h., quamvis textus N. breviorem
semper perhibeat narrationem, quae, praesertim in principio et fine, aliqualiter ab aliis
discrepat; 2" uno textu S. constat, qui quidem, etsi itu longus sit ac ille quem
praeseferunt redactiones familiae 1" , ab illo tamen est omnino diversus ; 3» exurgit ex
TM. et RA., f|uorum textus compendium superiorum diceretur; 4» denique Q. tantum
constituitur, cujus redactio brevior omnium videtur. — Quod ad fontes attinet. nihil
aliud scio praeter illud (paene nihil diceres) quod ab Algazele asseritur ad initium
textus, nempe quod factuni lioc dominicum narratum dicitur auctoritate Jarir lilii
H.lzim, 0 Basora oriundi, qui saec. VIII vixit, el Laith filii Abrt Salim, in KAfa nali, qui
iisdem paenc temporibus (loruit. Admonet auctor Ir. (piod aller ex his (huibus, Jarlr
scilicet, ulpote narrator dignus lide (isj) ab omnibus habeatur; l,ailh c conlra, (juamvis
uti veridicus (jJjjJ-ns) generatim judicetur, amentia vel saltem stultitia senili laburasse
(JaLa.!) dicitur, paulo anlequam (^ vila migrarel. — Quod ad sensum spectat hujusmodi
I
[591 LOGIA ET AGRAPHA. 389
fabellae illiusque cohaerentiam cum evangelicis locis, haec tantum mihi asserenda
videntur : 1° De mundo hoc despiciendo proculdubio agitur, simulque docetur quomodo
Jesus a discipulis suis sequendus aliter non sit quam omnimoda fidelitate et sui abnega-
tione. Hoc autem generatim cohaeret cum Matth., viii, 19-22 et Luc, ix, 57-62, in
quibus locis scribam aliosque duos se sequi volentes Dominus ejicit. 2" Ex tribus mira-
culis a .lesu patratis, unius tantum origo evangelica patet, illius nempe quo Jesus cum
socio suo (lumen trajecit, super aquas ambulans; miraculum enim hoc cum illo congruit
{Matth., XIV, 24-33) quo Petrum a submcrsione liberavit. 3" Advertas etiam oportet ex
Marco, vi, 36 partem quamdam fabellae hujus derivare, etsi per longinquam analogiam.
— Factum hoc dominicum ex illis est quao Warnerius congessit, uti videre fas est apud
Fabricii Cod. Apocr., III, 395 vel apud D'IIerbelot, Biblioth. Orient., supplem., 230 b.
Tum hic textus tum ille redactionem ali HA. allatam supponunt. — Fabella haec a
Bernhard Pick in suo opere cui titulus Remains of Gospels and sayings of Christ
sive Paralipomena (Chicago, Open Court publishing Company, 1908), pag. 102,
n° 111, inserta jam fuit. (^onferas etiam quae de illa docet Rene Basset in Revue des
traditions populuires, 190.5, pag. 331. — Nec oblivioni dandum hanc ipsam fabellam
ex arabico fonte in vernaculas Europae linguas transiisse, saec. XII aut XIII, utpote
quae tum in Novellino italico, tum in fabellis a Chaucer anglico poeta scriptis, inve-
nitur. Cfr. R. Menendez Pidal, Algunas rehiciones entre las leyendas moriscas y las
cristianas (apud Studies in honor of A, Marshall Elliott, II, 261, n. 8).
55. — Ih., III, 203, 4 inf. jl^ Ul '^^3 Ut ^l ^ '^^1 '^ JU"
<.„.ai Lo tldl |v~i A-UI jls A,L j:.^ t^ ij^ ''^'j *^^ lif" >— *=*~^ Sr*-; ^(.g^'
Ih., III, 206, 7. — It. (a), vin, 263, 10 inf. — It. (b , viii, 269, 11 inf. — 1. Ih. om.
^~~£. — 2. It. (a) et (b) om. ^^r-*-''- — 3. Omnes habcnt -.!Ul iJ^. — 4. Ih. et It. (b)
S^^\ ..Lr I jl. It. (a) *.W£ j.jj .^ !i'. — 5. It. (a) addit X^'. — 6. Hinc ad fmem
usque, totum desideratur in Ih., quamvis sequentia addat a~^ J^srS^.j sjti. j^yij. —
7. Dicendum de It. b) idem quod supra dico de Ih. in nota 6. — 8. It. (a) ^JL^l^^.
Dixit Jesus Messias (quem Deus benedicat eumque salutet!) : « Cum
dies sit in quo aliquis vestrum jejunet, ungat caput suum et barbam suam
[aliae redactioncs addnnt comam suam pectinet et oculos suos coUyrio illiniat]
labiaque sua [manu] abstergat, ne videatur hominibus jejunans. Et cum
[eleemosynam] manu dextera sua det, [eam] abscondat a manu sinistra sua.
Et cum oret, velum portae Tcubiculi sui] laxet. Deus enim encomium distri-
buit, sicuti res distribuit ad vitam necessarias. »
Teste It. verbum hoc traditum scimus a duobus theologis, quorum alter, Hilal filius
Yasar nomine, quonam viveret saeculo iiescio, alter vero, 'Abd Allah filius Mas'ud appel-
latus, celeberrimus est inter eos qui traditionum mohammedanarum cognitione excel-
luerunt atque Prophetae fuil quasi coaevus, nam mortuus dicitur anno 32 hegirae (saec.
390 MICIIAF.I, ASI\. [60]
VII). — Apud synopticos, Murco excepto, inveiiitur hoc verhum quasi intcgruni ; si cnim
excipias additiones quae apud li. (6) et Ih., III, 20() inveniuntur, quas quidem uti ampli-
ficalio textus liabendas duco, lotum verbum consentit cum Mallh., vi, 3-4; 6; 17-18.
Appendix tainen qua verbum finitur nuUo paclo invcniri potest in (svangelicis locis ut
supra. Sciisus hujusccmodi appendicis agraphae omiiiiio ine latct, elsi quamdam illius
consonantiani suspicor cum hoc textu ter rcpetito apud Malth. (loc. cit.) : « Kt Pater
tuus, qui videt in abscondito, reddet tibi. » Cfr. n. 87.
56. — Ih., III, 235, 21. — It., VIII, 342, 8 inf. — M., 103, 9 inf.
Dixit Messias (qucm Deus salutet!) : « Beatus ille quem Deus librum suum
docuerit, postea autem non moriatur superbus. »
Ne verbum quidem apud It. invenio circa fontes mohammedanas hujus loci, qui prae-
terea agraphus mihi videtur, quamvis cum beatitudinibus evangelicis cohaereat.
57. — Ih., III, 237, 6. — li, VIII, 352, 1 inf. — M., 135, 4 inf.
i.Lfl)l ^y_ J^ 4JL!I ^\ j3j^_ J,_-.»J1 j^ UaJI j
Dixit Messias (quem Deus salutet!) : « Boati humiles in hoc mundo :
illi possidebunt locos elatiores in die judicii. Beati qui pacem inter homines
conciliant in hoc mundo : illi sunt qui hereditabunt paradisum in die judicii.
Beati mundi corde in hoc mundo : illi sunt qui Deum (qui exaltetur!) videbunt
in die judicii. »
Docet nos auctor It., testimonio cujusdam theologi, Khaithama filius 'Abd al-Rahman
(f saec. VIII) nominati, verbum hoc dominicum traditum esse. — Ex beatitudinibus
evangelicis excerptum csse credo; ita taincn ul prima .Mgazelis bcatiludo cum nulla
earum cohaereat, sed composita vidcatur : (pioad sensuin, tum ex Matth., xviii, 4 (« Qui-
cumque ergo humiliaverit se , hic est major in regno ccelorum »), tum ex Matth.,
XXIII, 12 (« Qui se humiliaverit exaltabitur "), tum ex Litc, xiv, 10 (« Dico tibi, amicc,
ascende superius »); quoad imaginem vero seu stylum loquendi, originem trahi diceres
ex illo Matth., xix, 28 : « Vos qui secuti estis me, in regenerationc... sedebitis... super
sedes duodecim... » Vox enim arabica quam ego per locos elatiores verti, est^U»."!
quac stricte pulpitum (hispanice alinimbar^ significat ex quo mohaminodanus praedica-
tor serinones in templo pronuntiat. .\pud Ir. vero pro hac voce aliaiii inveuies, ^jUv"
scilicet quae proprie sibi vult pharus vel melius turris delubro apposita ex qua aedituus
mohammedicus praecationis liorain promuigat i^hispanice alniinar, gallice minaret).
Ad secuiidam (|uod attincl Algazelis beatitudinem, cum sepliiiia Matlh. (v, 9) mihi con-
sentire videtur. Tertiam denique eamdem ac sextam Matth. (v, 8) esse nenio ost qui
dubitare possit.
[61] LOGIA R'|- ACRAPHA. 391
58. - Ih., III, 237, 11 inf. - It., VIII, 355, 9. J J[^~ ^UI ^jl JJ
vilic. IjjkAii iLKU-Vl lyLiu~li <Uj«I) di-At Cmi1\ \i\ »^UI aJ^ X.
Dicitur quocl Deus (qui exaltetur!) revelavit Jesu (quem Deus salutet!) :
« Cum tihi beneficium quoddam Ego conferam, tu autem submissus humi-
lisque illud excipias, illud quideni complebo. »
Niliil apud 1t. invenio de fontibus moslemicis hujus loci nec quidquam illi simile apud
synopticos. Agraphus proiecto mihi videtur.
59. — Ih., III, 240, 6. Vj J^\ j o^_ ^jj\ j\ ^%J\ Ut '^c__JI JU"
VI ^r-.^vlJl w>^ i3 Jujo" Vj «^lyuJI ^Ji j JujiT \».^^\ dUJk^ liLa)! Ac c^
Olj 4iiil 'UsUs J^J *s>cJ. ^a"...ll j_g)l A.-!^ jt^ ^ jl jjy
!t., VIII, 362, 2 inf. — 1. It. ^^--c. — 2. It. LLLk..
Dixit Messias (quem Deus salutet!) : « Semen quidem in terra bona ger-
minat, non autem in dura petra. Ita etiam sapientia in huniili corde opera-
tur, non autem in corde superbo. Nonne vobis videtur quod ille cujus caput
[domus] tectum attingat, caput sibimetipsi franget, ille autem qui demisso in-
cedat capite, [a tecto domus] obumbrabitur et protegetur? »
Ne verbum quidem apud It. invenio de fontibus moslemicis hujus loci. — Prima illius
pars cum parabola satoris evangelica apud Matth., xiii, 3-23, locosque synopticorum
consentaneos, optime quoad sensum congruil. Similitudo autem a Jesu adhibita in line
hujuscemodi loci omnino agrapha mihi videtur.
60. — Ih., III, 247, 14 inf. — It., VIII, 381, 17 inf. kXs. ^ Jb"
^l C^ oU!l 'i:>y>- f>UI
Dixit Jesus (quem Deus salutet!) : « Luxus vestium, superbia cordis. »
Nihil ait It. ad locum hunc explanandum, illiusque fontes vestigandas. — Quamdam
consonantiam deprehendo hanc inter dominicam sententiam, illamque ^apud Luc, vii,
25) a Jesu de Joanne prolatam : « Ecce qui in veste pretiosa sunt et deliciis, in domibus
regum sunt. »
61. — Ih., III, 247, 1 inf. — It., VIII, 383, 11. U (.>UI k^ ^ JU"
dyJI J^ \yji\ ^j\yJ^\ ^UJJI ^^ (V^J^j jLj^l J^ (V^Clcj ^yl" ^
KJi^rzyii j»>ojA3 lj~-«lj
392 MICIIAKI, ASIN. [62]
Dixit Jesus (quem Deiis salutet!) : a Quid est quod ad mo venitis iuoua-
chorum vestibus induti, duiu corda vostra corda sunl luporum rapacium?
induite vestes rcgum, sed corda vestra limore [DominiJ mortificale. »
Prima hujus verbi pars, scilicel usque ad vdcem « rapacium », cum verbis supe-
rioribus (n" 5, (J, 53) el Matth., vii, 15, conlerri debet, vel melius dicam, iliis est adji-
cienda uti redactio aliqualiter diversa eorumdem. Secunda vero pars non ita, (|uamvis
ejus sensus (quod scilicet humilitatis virtus in intentione, non vero in simuiationc
consislat) optime cum prima parte cohaeret. De fontibus parlis primae moslemicis et
christianis, n"' supradictos .">, (>, 53 conferas. Quod ad secundam atlinet, monet auctor
It. (VIII, 383, 5) non modo Jesu, sed etiam cuidam devoto homini, Bakr fdius 'Abd
AWhh al-Muzani vocato, qui mortuus dicitur anno 100 hegirae (saec. VIII), eaiii ab
auctoribus adscribi. Nihil ei simile apud synopticos invenio. Quamdam cum illo Joiil
[u, 13) connexionem habere diceres : « Scindite corda vestra et non vestimenta vestra. »
62. — Ih., III, 288, 3. — It., VIII, 486, 9 inf. Uc ^^^y^ J^.J^I Jl»
d^ V ^ Jyi j^. j^\ ^i J^ ^^ ^ -^?— )i i-^ J J^^ fMJi
l» V <0U1 j\ *^\ ^y-J^ AiCjlAl VI ^^ J^ LJIJ \y>z^ J<:>^\ IjL» ^ *ii\
>_,yi)l JU; \^\ J\ <^UVI ^\ j\} Li jX:>c«r j:i\ ijU^Jl ii^ Vj C:aiJlj ^-^l
dUj ^ Js- c^l^ \i\ ^Jx^_ V-5 i^-'^' '^^ j^. ^. ^^1
Dixcrunt apostoli ad Messiam (quem Deus salutet!) : « .\spice templum
hoc, quam pulchrum est! » Et [Jesus respondens] dixit : « Popule meus,
popule meus ! Amen dico vobis, non relinquet Deus lapidem hujus templi
stantem super lapidem, quam non dcstruat propter peccata populi ejus.
Deo quidem nuUa est cura de auro, nec de argento, nec de lapidibus istis
quas vos miramini. Rerum omnium dilectior Deo (qui exaltetur!) haec est :
corda nempc bona. Propter haec corda, terram Deus florescere facit; propter
ipsa vero, cum bona non suat, terram vastat. »
Nihil auctor It. de fontibus hujus dominici verbi loquitur. — Evidentissime patet
illud ex locis synopticorum in quibus Jesus templi eversionem praedicit excerptum esse,
nempe ex Matth., xxiv, 1,2, Marr., xiii, 1, 2 ciLuc, xxi, 5, 0. Appendix vero verbi, a
vocibus scilicet « Deo quidem nulla est cura » ad fineni usque, quainquam ad lilterain
nullibi inveniri mihi videatur, cum doctrina tamen a Jesu prolata in suo cum Samari-
tana coiloquio [Joan., iv, 21, 23, 24 , quod Deus nempe in spirilu sit colendus, aliqua-
liter congruit.
63. - Ih. (a), IV, 9, 14. J 1^^ '^y ji Jl (^\ ^^ ^ ^l
ln. (b), IV, 163, 3. — It. (a), viii, .My, 10. — Ir. (b), ix, 3'i7, 15.— l. It. (a) addit ^ >.
[63] LOGIA ET AGRAPHA. 393
^1j->^ ij-^\ L3 ^ JLa9 ^l^y^ UjJ! cSj c^ U '^Jlsj jLL-iil •'•01 tUii '4^L.
— 2. Ih. (b) et It. (b) ^^. — 3. It. (a) s.Ub^. — 4. Pro his quatuor ultimis vocibus, Ih. (b)
et 1t. (b) aiunt .Ik^iJI J Jlas. — 5. Ih. (b) et It. (b) om. Sf^^, addendo tamen Ui
s^ Ijj ^JJI. — G. Ih (b) et It. (b) aiunt JJ^' ^jJl Uj JU. — 7. Ih. (b) et It. (b) om.
13-^. — 8. Ab liac voce ad finem usque, sic aiunt Ih. (b) et It. (b) : s.iX-,!. sijj w-->x^ ^l
oX3 t^ji U S.0 Uj^ JU_5 js^^ ^^ pJ! ^ J=j^' ^- — 9- 't. (a) j.s^'- —
10. En triplex alia redactio hujuscemodi verbi, quae quidem aliqualiter ab his diiJert :
1» M., 33, 4 : .Z^^ ^j~~^ !j J'-w ^\i\ u jj \js~^ U^ j_.y AJ\ Jb ^^^ \ ^^
^ OXJ 13^ Jlij ^l, Ovsr' ^ iJ ^ J J--.J iwlc JJ! J.^ -.wj; »3.d..U l^jJI ^
UijJI. — 2" Q., I, 265, 16 inf. : i^^ \jsr^ J~-!, ^^' e-oj i^! ^iLJl Jlc ^^ ^ ^j
oXl *cp' O^! «jy» ^l Ij JliJ jf«Jj! i^.lxJ .^LxJJj _U::_! ^.^1 ^v: J^l, Mj.I UJ
JU _j> . _i j;! ^^ O-CI. ^::.-,^^' ij^LLj ^3J! !3v^i JU j6 JU LjjJI j ^-^j -^
O^jj L» =j» oXJ I3j> JUj ^ar*'^'^ jbLJ! ,v.ii ^^^~^ ^y* — "^" ^^ al-Hasan al-Basri
apud It. (a) ct (b) : if3J 3^_j ji^ U?^ J-w^ jij U_^ iTrr^' •'^ y j>^i~!! a~U -~^ ..!
UijJ! (J=iC jj.» f?^ l-^-i* U"-^' (_P/^ LlT* ^ 'V.P "^ 0X1 ^ji _~wsi 'j J JLiS ^jJ!
.l-jjj! a>> oXJ '3j, JUj U ^y ^ar^l 3^U ^bLJ! i^Jc ^5~^ (•'^
Attigit Jesus (quem Deus salutet!) [in sua abstinentia ad perfectionem
adeo niagnam] ut lapidem pro cervicali assumeret somno carpendo. Accessit
autem ad eum Satanas et dixit ei : « Nonne hunc mundum pro futura vita
reliqueras? » Respondit [Jesus] : « Utique; sed quid novi evenit? » Dixit
[Satanas] : u Lapidem liunc pro cervicali sumere [ut tu fecisti], vitae hujus
deliciarum iruitio est. Cur ergo caput super terram non apponis? » Jesus
ergo (quem Deus salutet!) lapidem ejecit et caput suum super terram
apposuit.
Mullipiici, ut vidisti, fonte factum hoc dominicum traditum constat. Omnes autem
redactiones quas supra adduxi inter se conveniunt quoad sensum, etsi littera vix in
omnibus ditlerat. Omnes etiam, praeter redactionem Ih. [a) principalem, appendicem
quamdam addunt, verba scilicet sequentia a Jesu adhibita ut Satanam repellat cum la-
pidem ei projicit : « Accipe tibi lapidem cum omnibus rebus quas reliqui » (Ih. [b] et It.
\b] ; vel etiam : « Hoc tibi habeas simul cum mundo >> (M. et al-Hasan al-Basri) ; vel
denique : « Hoc tibi Iiabeas simul cum rebus quas reliqui " (Q.). — His dictis, monen-
dum est redactionem omnium fide digniorem eam esse quae apud It. invenitur
auctoritate al-Hasan al-Basri (saec. VIH) traditam, utpote quae tum Imjus testis
antiquitate (anno enim 110 hegirae est vita functus) tum etiam ejus veracitate atque
traditionum scientia, caeteras omnes redactiones antecedit. — Quamvis locus hic
agraphus omniuo videatur, quamdam connexionem habere diceres cum locis synopti-
394 MICIIAKl, ASIN. [64]
corum in quibus Iriplex Jesus tentalio iii deserlo dcscribitur. In prima quidem nocnon
in secunda {Matth., iv, 1-71, de lapidibus etiam loquitur, quamvis alia prorsus sint
adjuiicta. In tertia denique Jesus diaboluni rejicit (Maltli., iv, 10) verbi.s non omnino
dissimilibus ab eis quue in iiujus loci appciidice supra dicta vidisti. Iluc accedit quuedam
indubia liujus loci relatio cum illa Domini sentcntia [Malth., viii) : « Filius autcm
hominis non liabet ubi caput reclinet. » Cfr. n. <Si.
64. — Ih., IV, 45, 13. — It., IX, 6, 13 inf. — M., 162, 14 inf.
Q. apud Ir. — N., 232, t). — 1. N. J_yu ,-^ .y^. — 2. N. add. jDI^. — 3. ().^»~Jlj.
— 4. N. ^i^*^' ^ o^ ^' JJ^ ^ y^ i-i^-
Dixit Messias (quera Deus salutet!) : « Noa assequemini illud quod amatis,
nisi per toleranliam rerum quas detestaniini. »
Nihil apud It. invenio de fontibus verbi liujus, quod quidem agraphum censeo. Cf.
tamen Joun., xii, 25.
65. — Ih., IV, 52, 18 inf. - It., IX, 25, 8. ^ JU JL^VI J cS\j
Jyl Ul^ v_i"Vl. ^«iVlj ,jJi\ jJi\ jl J^ liy (^ Jt» -^ c>tJI <ic jH;.. j>\
O^J ^r-VI AiJI aJI J_pii j^y\ dAi- ^^ j., J. ^l ^l Ij^jLi" V J^
/jJ-^ *jM _^^ >L« AjM ^^...:,i (J,i>e.- /j.4j dljljl AJaftlJ dJibj Ai-I
Vidi in Evangeiio dixisse Jesum fdium Mariae (quem Deus salutet!) :
« Dictum est vobis antea quod dentem pro dente et nasum pro naso. Ego
autem dico vobis : ne resistatis maio cum malo, sed e contra : quicumque
dexteram maxillam tuam porcusserit, verte illi et maxillam sinistram; et qui-
cumque pallium tuum arripuerit, da iili et femoralia ; et quicuraque te vi
coegerit ut secura mille passus vadas, vade cum illo duo millia. »
Silet It. circa moslemicis fontibus hujus evangelici loci, qui quidem apud Mutth.,
V, 38-41 ad lilteram invenitur, quibusdam vocibus cxccptis. Ilas intcr voccs quac aliqua-
liter dilTcrunt a textu Vulgatae, ut praecipue rccensentur nasiim loco oeuli; palliuni
loco tunicae; et /emoralia \oco pu//ii. Vox ■^'j, proprie signiiicat (iuodcumi|ue operimen-
lum exterius, ac proinde palliiini sive i|Ainov. Vox vero ,',!, cum de viris dicitur, nihil
aliud est quam tcgumenlum (juo cingitur nudum corpus, praecipue autem surae puden-
dae^iuc. Ilac ergo de causa idem est ac /emoralia sive quodcumque operimentum inlc-
rius, ut graecum yiTuiv.
66. — Ih., IV, 98, 8. — It., IX, 146, 7 inf. v^ b^j jl SJJ
[65] LOCAX KT AGUAIMIA. 395
JIju" "dll ^>-jU i\ "Co jii le^5j ^j-lj Jl jlilJl iA) ^j:»- i^pcA)! Cjj-i-5 jLilJl>
»^„!1 "uk. l,?j u^*' ^*"-^ O^y^ o' ^•j.st^V iJl;'' i'l <Lxi<, Ci-><*^ ^yi 'kyj \ ^\
CfJ^ ^» ^ ^^ J^
Narratur quod cuni Zacharias ((juem Dcus salutet!) ut ab inndelibus
lllioruin Israel iugeret intra arboroni so absconderet, lioc illi animadver-
tentes, serrani attuleruul (jua arbt)rem secaruut usque duni serra ad Zacha-
riae caput pervenit gomitumque unum Zacharias emisit. Deus autem (qui
exaltetur!) ilii rcvolavit : « O Zacluiriasl si ad me gomitus alter ex te perve-
nerit, do prophetarum catalogo te procul dubio delebo. » Zacharias ergo do-
lorom pationler tnlil us(|uo dum iu duas est scissus partos.
Apud It. et M., 8, 2 plura iiuic loco adjuncta invenies quibus fabella liaec conipletur,
(|uaequo ex liistoriographis araJjibus, uti al-Tabari (edit. Caliirae, II, 22, 9 inf.) et Ibn
al-Athir (edit. Tornberg, I, 217), sunt excerpta. Legendaria haec narratio « ex quibus-
dam apocryphoruni somniis » uti sanctus Hieronymus loquitur {Comni. in cap. XXIIl
Mallh., lib. 4°) ortum duxit. Videas apud Fabricii Cod. Apocr., I, 120, 342, praecipua
de re hac ab scriptoribus antiquioribus tractata. Conferas etiam oportet apocryphum
cui titulus Ascensio Isaiae (v, 1-lC) ; narratio enim niartyrii hujus prophetae originem
proculdubio praebuit traditioni moslemicae de qua nunc agimus, et fortasse per sim-
plicem scribarum errorem, nomen Zachariae pro nomine Isaiae mendose transcribendo,
nam tuni Tabari (I, 280) tum Ibn al-Atliir (I, 180), tuni al-Tha'alabi in suo opere Pro-
phetarum Legendae (edit. Cahirae, 1306 heg., pag. 208), narrant Isaiae niartyrium
iisdem paene verbis ac Zachariae.
67. - Ih., IV, 110, 18. c^l^l ^ J ^JA J4 jl^ U jl ^jj
jjjj'_j?Jl ^ S^\^\ |_jl) jLc- jj^ A,lc <iSj>-j >%J\ kSs. j5— ~c- A_,b ^ <Lw \^j\
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«ijcj-j "Cs-I — . jj 4JI ^\i\ ^j jJJ-i. Lft^ls "Ui; .L ,jj.5jl L <C'L_ v:Ja.^l J^is
It., IX, 187,11 inf. — l.Deest i..JU in It. — 2. Deest »iiJ! in It. — 3. Deest JL.- in It.
— 4. Deest s^LJI in It. — 3. It. addit J*2. — G. En alia lectio satis diversa, quae apud
RC. (73, 17) occurrit : J-o!f~.l ^ ^sJUo w^ J!-^^ Jj<^i ^-U! iJi ^.z. . ,i Li
ur:~j~ ^ • u5 ^ r^ ^ \ ■■ ^ .. jr;' >.^..
P..\TR. Oli. — T. XIII. — F. 3. 26
396 MICIIAKL ASIN. [6(\]
^jU ^^-W ^Ci ,Hj .-:::f '^ «^' ^ ^ii\ JU. JUl i:>j. Ui^ J jii' ^l'l
JUI o-Oi ^.i:;^, '^.^ U.U.N w.^' -X. ^j! MJ^ x.U ^^ J' JU^- JJI
j.^^1 «^JJ Oyi^.
Narralur quemdam latronem in viis filiorum Israi'l pei- quadragiuta annos
latrocinia fecisse. [Post haec autem, quadam dii',J transivit juxta oum Jesus
(quem Deus salutet!) a cujus tergo unus ex apostolis suis, qui quidem
inter monaciios [seu devotos] filiorum Israt'1 annumerabatur, veniebat. Dixil
autem latro intra se : « Ecce proplieta Dei, qui transit, et juxla eum unus
ex apostolis suis. Quod si ego [ex monte in viam] descondero, unaque cum
ambobus tertius [in itinere] fuero.,.! » Dixit [narrator] : Descendit itaque
[latro] atque ut ad apostolum sese appropinquaret conari coepit; sed [cito]
semetipsum despiciens et apostolum magnificans, dicebat intra se : « [Homo
peccator] oum ego sim, prope hunc hominem devotum ambulare non debeo. »
Dixit [narratorj : Inlerea vero apostolus [lalronis propinquitatem animad-
vertens, dlcebat ii>tra se : « Momo iste a latere meo ambulare [festinat]. » Et
[haec dicens] gressus suos celerabat versus Jesum (cui Deus benedicat eumque
salutet!) a cujus latere incedere coepit, latronem atergo suo relinquens. Tunc
Deus (qui exaltetur!) revelavit Jesu (cui Deus benedicat eumque salutet!) :
« Dic ambobus qnod opus [salutis aeternae] de novo [ab hino] incipere de-
beant, quia amborum o[)era jam hueusque transacta Ego quidem delevi. Pro-
fecto, quod ad apostolum attinet, ejus benefacta delevi propter ipsius super-
biam; quod vero ad alterum [hominem] attinet, ejus maletacta delevi prop-
terea quod semetipsum aspernatus est. » Nuntiavit igitur ista [Jesus] ambo-
bus, et secum in peregrinatione sua latronem ducens, illum fecit esse unum
ex apostolis suis.
Auctore It. asserente, factum hoc dominicum scimus apiiJ Q. etiam iisdem plane
terminis inveniri; sed nihil amplins nos edocet de illius fontibus. — C.nm parabohi cvan-
gelica Pharisaei et Publicani (^apud Luc, xviii. '>)-l'i; miiii visuin est ijuodammodo lac-
tum hoc cohaerere, quia in hoc etiam lalro nui se humiliavit exaltatur sicut publica-
nus ille, dum e conlra aposlohis Jesu (|ui se exaUatus fuit humiliatur sicut pharisaeus.
Nota tamen neutrum orarc, ut in evangeUo. Proplerea i-um evangehoa veritate melius
consentire videtur alia ejusdcm facli nanwtio ipiae apud RC occurrit his verbis : « Pici-
lur : Kxivil Jesus (i|uem Deus sahitet!) et cuin co (luidain sanctus homo ex sanctis tiho-
ruin Israil. Ambos .lutein sotpiebatur (|uidam hoino pcccator nui sceleribus suis intcr
fdios Isracl valde notus erat; scd [citoj recedens ab aml>obus ac procul in viaj scdens,
corde conlrilus oravit Deum ((|ui glorilicelur!) et dixil : « () Dcus iiieus! parce mihi! »
llntcrea vero] sanctus illc oravit ct dixit : « O Dcns mcusl nc inc consocies crastina die
« cum homine isto peccalore. » Tunc Deus (nui cxaltclur!) revelavit Jesu ((|uciii Deus
sahitet!) : « Fgo (luidcm amboruiU oralionem siiiiul cxandivi : Sanclum eniin rcpuli, pcc-
« calori vcro peperci. » — Ni fallor, huic narrationi valdc similes sunt aliae tres, ab .VI-
f^^^l f''»f-IA KT ACIiAPIlA. 337
Kazelc in l„. allatac, i„ q,.ibus tan.cn dc Jcsu non agitur nec evangeliis t.-ibuuntur sed c
rad,Uon .us u. ,nosle..cis ,u,n judaicis dicunta,- excc-pta. R„ etrun. vcsio '^ , .
llf, i4., II, e h-., N III, ,i7I, 1„ : „ Narratur ,uod ,,uidam homo, inter Hlios ls,-a,.l vivens'
Muu,ae ob „,u t.tud,„e.,. co,.,.a,.tio„is suae Lnprolus fiUoru,n Israel vocabatu,- ^1.2;
.luxta a hum l.o„.,ne,„ cui diccbatur De.otus flUonun Isra,l, supra cujus capu ube
I lun, obumbrans fpendebat e coeloj du. prope eu. ln.p,.obus trans.bat.' Dixi'a"uc"
.ntra s : « Ego ,„.den. In.probus f.liorum Isra.l su„,, hic autem Devotus filiorum s"a
« Quod s. juxta oum assidere.,,. Ibrtasse Deus mei misereretur! „ Sedit er^o u" eum
Devotus vero d.x.t : « Ego ,,„ide„. Devotus filioram Israel sum hic nntemT T'
u<!il.„„am., diM .„ . . llec.J,, a mo! .. ■|„nc Deus revelavil caidam „ropl,euie illius lem
p.r,s : . Ambobus „r,eci„e ut „„,„ clc „.,v„ incipi.nl: ]„,„.„,„ eiim^petV ", :";
^..^-;r-:r::—: :r:^-:r£SS
„o„ , ,, se ,al,ob,„ : ,„,imm,, ,ibi „e„ua„uam p.,.oe. „o„s. ! - 3- o. 1»., V .0 "^^"
1 i" ; '^' ", ^"^""'•"- [moslomic. „ar,-at„,.J ,„„d duo homine, ex ilii;
grav.ss.mum peccatam committentem, valde i,-atus est et exclama.i. ■ N u
« Vade f.n pacel t.b, enim peperci. « Postea devoto dicet : « Te ve.-o i^nis supnHcio ad
Sf .;^rxr:;ra::— = ;-!:i: ES
;^^" S,:::: H:r:=r.:r „::::;: ::~ rr--
jii^jZir::'::::.^:::'^^'''''''^—
servus Deo obediens i„ corde sao imr K^ ««'«et.psum parv,pe„dat, jam factus est
sed superbus, vei de^ir.::; :~;a;tr:"°^ '^'''- -' '- -- -p^-
68. - Ih., IV, 124, 12. - Q. apud It., IX, 231, 6. ^JI -^ , , ,
.U^l ^l^ ^3 ^^UJI ^^,^^^. ^, ^^i^, ^ ^^ j^. ^.^ ^^^ „^^^ ^^
><)l ^iUr
Narratur quod Messias (cui Deus benedicat eumque salutet!, dixit • « O
tu.-ba apostolorum! Vos quidem peccata timetis; nos vero, turba scil cet
prophetarum, infldelitatem timemus. «
Nihil omnino. ncc de moslemicis „ec de christianis verbi hajuscemodi fontibas, scio.
398 MR.IIARL ASIN. [68 j
69. — Ih., IV, 131,. 1 inf. ^aUI c^ (.^Ul L^lt \.J} j. ^ ^U^^
iyX^:j»M Jl ^Jij »_ij-Jlj ^,jci]l f-ji->-« 1« J As i^iLfc Jl ^iij ^?-»t»- jLr -^l yy
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^ L ^^Ul Uc \.J>j Jlii .LC ^I^ VI IjjJ^. V SjLL. jUlj oJl j^ jl ^.^1
It., IX, 248, 7 inf. — N., 241, 2 inf. — 1. Decst J in Ir. — 2. Ad lianc usque vocem,
totum deest in N. — 3. 1t. /oCj. — 4. 1t. w^s^i^' et N. oi^^'. — 5. Ab hinc usque
ad voces ^! ^.J\ J J^, deest totum in N. — (J. It. J-v — 7. Deest O-V.' in 1t. —
8. 1t. ^jL^. — 9. Deestio in It. — 10. Deest ^j>.J^^ ^.^ in Ir- — H- li'. addit 4=;^'-^ ^^^.
— 12. N. 5jl J Jlai. — 13. Deest ^ U in 1t. — 14. It. U'. — 15. Deest O^V i" It ct
N. — 10. N. ait ^^ l ^Cli \:,S\ ^^J>.
Intravit Joannos, Zacliariae lilius (quos Deus salutet!), in Domum
Sanctam (liiorosolymae^, ilum [adliuo puer] esset annorum ocfo, et vidit
quomodo homines pii, divino cultui addloti, vestihus ex lana crinibusquo
oonfeotis erant induli, (juomodo ctiam perfootioros ox ipsis, ohivioulas suas
dilaccraiitos, atquo in has olaviouhis ferreas catonas inserentos, pariotibus
extremis Uomus Sanctae lirmitor sometipsos catenis illis alligohant. Ilujus
roi terrore perculsus, ad parentes reversus ost; sod [dum roverteretur, propo
quosdam |)ueros [in itinerej hulentes transivit, qui quidom dixorunt ei :
[69] LOGIA ET AGRAPHA. 39»
« O Joannes! Venias quaesumus nobiscum ad ludenduni ! » llle autem
dixit : « Ego quidem non creatus fui ad ludendum. » Prosequitur [narrator] :
Pervenit igitur [.loannes] ad parentes ejus, a quibus postulavit ut illum
crinibus [camellij induerent. Quod cum ita lacerent, reversus est [Joannes]
in Domum Sanctam, ubi [sacerdotibus] inserviebat per diem et lampade.s
accensas per noctem servabat. Cum vero quintum decimum aetatis annum
attigisset, [e tomplo] exivit ut mansionem quaereret in desertis niontibus el
in cavernis terrae. Exeuntes ergo ejus parentes ut eum quaererent, assecuti
sunt ipsum juxta Mare parvum Jordanis [Tiberiadis scilicet], in cujus aquis
pedes suos tam longo tempore maceraverat, ut siti sufFocatus parum abfuerat
ut moreretur. Ipse tamen [clamans] dicebat : « Per gloriam et majestatem
tuam [o Deus, juro]! non gustabo aquam frigidam, donec cognovero locum
meum apud Te ! d Pater vero ojus rogavit eum ut jejunium solveret man-
ducans panis bordeacei frustum, quod secum habebat, bibensque ex illa
[Jordanis] a(|ua. Sic ergo faciens, votum [seu jusjurandum (|uod emiserat]
cxpiavit modianto ojus iu patrem obedientia, propter ([uam laiidatus [a Deo]
fuit. Tum reduxerunt illum parentes ejus in Domum Sanctam, iliique, dum
orare inciperet, ita deflebat ut simul cum eo etiam arbores ipsique lapides
ploratus ederent. Zacharias vero [quem Deus salutet!] tam vehementer plc-
rabat, [filii] plauctu [commotus], ut animi deliquia pateretur. Ita ergo
[Joannes| a planctu non destitit donec, maxillis per lacrymas dilaceratis,
dentes omnibus eum intuentibus visibilitor apparuerint. Tum mater ejus
dixit ei : « O fili mi! Utinam mihi permittas ut aliquid ego tibi conficiam
quo dentes tui ab intuentium oculis operiantur! » Quod cum ille permisisset,
tunc [mater] duo vellera accipiens, super ejus genas [dilaceratas] appo.suit.
Sic igitur, quotiescumque [Joannes] in oratione fleret, ejusque lacrymae
duobus in velleribus sese colligerent, veniebat ad illum mater ejus ct duo
vellera [lacrymis tumefacta] exprimebat. llle autem .suas lacrymas per matris
ejus brachia defluentes videns, clamabat : « 0 mi Deus! hae sunt lacrymae
meae, haec vero mater mea, ego autem servus tuus, Tu denique misericor-
dissimus omnium misericordium es! » Zacharias etiam dixit ei quodam die :
« 0 filioie mi ! ego quidem Dominum meum rogavi ut te donaret mihi tan-
tummodo ea mente ut por to oculi mei evaderent laeti. » Cui vero Joannes
[sic] respondit : « O pater mi ! Gabriel [angelus] (quem Deus salutet!) me
quidem docuit inter paradisum et infernum magnum desertum existere quod
tantum lacrymarum vi percurri potest. » Gui Zacharias (quem Deus salutet!)
dixit : « Fleas ergo, o tiliolo mi ! »
Legenda haec de Joanne Baptista proculdubio excerpta est e traditionibus mosle-
micis quae Prophetae Mohammedo uti auctori tribuuntur. Ita saltem constare videtur
auctoritate Algazelis ipsius, necnon ejus Commentatoris, qui quidem duo asserunt
traditionem hanc ab Ibn 'Omar procedere (saec. VII). Una tantum, et quidem exigua.
400 MICIIAKI. ASIN. [70]
pars iuijus leg^fiulap liiivitalio soilioel puororuiii ul Joannos cum eis luderet ipsiusque
recusalio), ab aliis Iraditionislis dicitur eliaiii transmissa, uti Miilik filius Anas
(saec. VIII). Fontes auleni moslemicos liis antiqiiiores i-^noro; quod ad arabicos enim
attinet liistoriof^raplios cpii Prophelarum vitas scripserunl, uli al-Kisfti (saec. XI) et
al-Tha'alabi (sacc. XI), receiiliores proculduiiio sunt. Ilisloriof^raplios vero generales,
uti al-'rai)ari, ipii inter veteres aiiiiiiinerari ]i(iti'st saei'. X|, niilla esse lide dignos
hoc in casu evidenter patet, qiiippe qui a iMiiliaininedi temporibus jani procul distanl.
Dicain taiiieii liaiic legendaiii, ainplioreni (|uideiii ct aliqiialiter mutatam, inveniri apud
al- riia'alabi opiis cui titulus Propheliirum legendae pag. 'l'M\, necnoii apud Ibn al-
Atliir (I, 213, 4); in al-'!"abari vero liistoria, iie V(>rbuin quideiii de hac legcnda invenies,
ad illos locos in quibus de vita et morte Joannis agitur (II, 13-25). — Quod ad fontes
ehristianos attinet, sequentia tantiim statucro possum : 1'"" Nec in evangeliis nec apud
apocryphos libros narrationem iiiveniri lali (iriline digestain qualis in moslemioa apparet
Iraditione. 2'"" Iiiiiiki liujiis traditionis elementa quae ex evangeliis excerpta videntur
lam pauca esse iil ad qualuor iiaoc reduci possint : a) Joannis ainictus : b) ejus pcnitons
vila;c) ipsius abstinentia; d) ejus apud Jordanoin et desertuin coinmoratio. Quae quidem
oninia ex Matth., in, 1-6, aliisque synoplicorum locis parallelis [Marr., i, 4-ti ; Luc, i,
15, 80; III, 2, 3) provenire evidenterpatet. Conferri etiam oporteret, ad hujus Iraditionis
mosiemicae originem pervestigandam, ea omnia soripta do Joanno quoruiii meminit
Fabricius in suo Codice Apocrypho lad calcom vol. iV : <i Indox reruiii ol verborum »,
sub voce) ac potissimum opus nuper odituni a Tii. Innilzor cui tiliilus Johannes der
Tiiufer nach der hl. Schri/l und der Tradition (Wien, Ma^^er ct Comp., 1909). —
Xotandum ost ea quae narratio tradit de acerbissima tam devotorum hierosolymitanorum
quam Joannis ipsius poenitentia, etsi non in usum trituni apud monachos iiiohammeda-
nos christianosque recepta, quibusdam tamen tcmporibus constat osse a poenitentibus,
raris quidom, usurpata, uti videri fas ost, quod ad mohammodanos atlinet, apud
Goldzihor, De 1'axceti.^me au.r premiers tenips de ilslam " Rcvue dhisl. lies relig. »,
1898, n° 3, pag. 315-6), quod vero ad monachos christianos spectat, apud Besse, Les
moines d'Orient anterieurs au Concile de Chalcedoine ['i5l) (Paris, Oudin, 1900,
p. 497). — Tandem animadvertas oportet allusionem, quamvis exiguam, ad Alcoranum
(xix, 14, 33) in textu inveniri eo looo uhi dioitur Joannem propter ojus in patrem obe-
dientiam a Deo laudatum fuisse. Conferas n. 12 et 7S.
70. — Ih., IV, 132, 13. ■Lii- 'Of^W^ y^ C>^'' V^ 'crr-*^' ^^
'■'jXl ^^\ ^J^ ■'Ua.II ^j. jljUiLj O-tJl Js, ^\ jlj_y_ ^j:»>)l w^j <^\
VLli ^5^J\ ^U, J ^^>bOl ^ s\j^\ J^ ^^llj '^l J^\ jl
Iii., IV, 164, 16 inf. — Ir. (a, i\, 2'.!), II inf. — Ir. (b), ix, 351, 9. — M., ti.S, 13. —
X., 242, 3. — l It. (a) et N. ,j~^-. — 2. Dosunt liac duae voces in Hilijat apud Ir. (a). —
3. It. (a) ,:. — 4. IJilijat apud It. (ai addit ^Vj ante '-n^--', ot hanc secundam pro-
posilionom primae praeponil. .\d liaiic usqiio vocem, totum deesl in ln., Ir. ^b) et M.
5. N. f^y^';- — <■>■ Dosunt tres iiae voces in M. — 7. Ibn 'AsAkir apad Ir. (a) addil
,jUyi «..>. In M. sic se habet plirasis liaec : ~^~J' ij^i Mj^^ ^^^^. j:*^^ j-y^ J^-
— S. Deest ^^\^l ^^ iii M. 9. h. lal , -.,ifi)l ^IL J LU.». M. L.O' Li'w ... ^
[71] LOGIA ET AGRAPHA. ^Ol
s^^^^L. — En textus Iii. : <^^ J^J^f*-" J^ ^j^^j ■>-' ^;^^'' >.-^' ^-''J^^ ^^ ij-'
Dixit Messias (quem Deus salutet!) : « O coetus apostolorum ! Timor
Dei et amor paradisi patientiam in afnictione generant atque ab hujus mundi
rehus [It. («) splendore] recedere faciunt. Amen dico vobis quod panem
hordeaceum [M. cum sale non bono mixtum; It. («) cum cinere] manducare,
[M. et mantile asperius induere], et in sterquiliniis simul cum canibus dor-
mire, pauca [quidem sunt haec omnia] propter paradisum quaerendum. »
Duabus verbum lioc dominicum partibus constare videtur, quarum uUima, quae
per vocem « Amen » (i3^) incipit, eadem plane est verbisque quasi eisdem constat
quam finis alterius dominicae senlentiae, supra in numero 39° allatae. Ad hanc igitur
quod attinet partem, quae ibi dixi videas. Quod vero ad primam spectat partem, sive
ut mflius dicam, ad totum verbum, auctor It. asserit illud, tum apud IJihjal, tum
apud quemdam traditionistam Ibn 'AsAkir nomine (-J- saec. XIII), inveniri utpote trans-
missum auctorilate Walik filii Din^r (saec. VIII) et ut a Jesu prolatum. Quomodo ergo
(ostimonium hocce cum illis quae supra in n" .39° attuli conciliari queat ignoro : ibi
cnim dicitur per Wahab filium Munabbih (saec. VIIi verbum hocce ad nos usquc essc
transmissum; hic vero, alio tribuitur tcsti. Sed utcumque res sit, antiquitatem non exi-
guam verbum potitur. — Agraphum denique videtur esse, sicut et illud quod sub n° 39
constat. (^fr. n. 80.
71. — Ih., IV, 140, 10. — M., 80, 11. <~b ^UI J^ r^\ jl ^jj
ij^
l I
jl ^ "^aJ Jlij l^^UV UjJI cSj as j\ ^ j^j U Jlij
It., IX, 275, 15. — Q., I, 264, 2. —1. 1t. et Q. ^-lUt J^ic. — 2. It. addit
J. —3. (^.
invertit haec verba, hoc modo : jLi li ^. — 'i. Q. addit Jt^\ i..U — ^. — 5. Q. sic
I •• I ^ I ■•_-.•■ ^
ait : ♦J 1.51 ..wo>. J.
\ -'••■• \
Narratur quod Messias (cui Deus benedicat eumque salutet !) transivit in
peregrinatione sua prope hominem dormientem [qui sua ipsius] veste invo-
lutus [jacebat], et excitans illum a somno dixit ei : «0 qui dormis, surge,
et Dei (qui exaltetur!) memoriam fac! » Ille vero respondit : « Quid a me
quacris:' Ego quidem hunc mundum eis qui de hoc mundo sunt jam dereli-
qui. » [.lesus tunc] dixit ei : « Dormias igitur o amice! »
Nullus alius testis seu transmisor facti hujus dominici mihi notus est antiquior auctori
Q. ; auctor enim It. omnino silet de antiquioribus testibus; immo ne verbum quidem
afferl ad sensum facti hujus, qui tamen apertus non est, enucleandum. Si vero ad con-
textum tolius capitis, ex quo narrationem excerpsi, vel paulum attendas, rem facili
conjectura ni fallor assequeris. Agitur enim de praestantia paupertatis super divitias
ad spiritualem perfectionem adipiscendam; et ut thesim hanc argumentis auctoritatis
402 MICIIAKI .\Si\. [72]
osteiulat Al-jazel, traditiimcs iiuasdain, tuin .Moliammcdi, lum proplietarum iiebraeo-
rum, tum Domini Jcsu, aflcrt, cx quibus supradicta voiilas elucet. Intcr lias aulem
traditiones, illa de qua nunc agimus niliil aliud sibi vull (|uaiu cxccllenliam paupcrtatis
voluntariae sive eontemptus hujus mundi supcr omnia quaccumque dcvolionis exercitia,
etiam supcr praxim iiiedilationis sivc coiitemplalionis diviiuiruui rerum, quae apud
inoliaiiuncdaiios, idcin atipic apud chrislianos mysticos, laiii iiiagna pollct laudc lide-
que, ut perrcctionis spiritualis vitae culmen esse dicatur. — Notandum cst vocem
arabicam iX^ quam pro ve.tte verli, proprius signilicarc apud Freytag « lunicam laneam
manicis ad cubilum tantiimmodo pertingcntihus instructam » vel ctiam « vestimenti
speciem fere ex pilis capiinis ct nigii coloris ac striatam » quac per beduinos tum
syros cum arabicos usitata est et fuit (Cfr. Dozy, Dict. dctaille des noms des veteinents,
29-'j). — Quod ad coiiaerentiam attinet narralionis Inijus cum evangelicis vcrbis, nul-
luiii invenio qui ad litteram vcl ad sensum sil (juodainmodo consentaneum. Tanlum
suspicari audeo quamdam reminiscentiam evangelicam ex responsionc hominis exper-
gefacti a Jesu dicpntis : « Kgo quidem hunc mundum eis qui de hoc mundo sunt jani
dereliqui », in qua quidem responsione verba « eis qui de hoc mundo sunt » (^J->-M Jj'')
siniilia esse videnlur sequentibus \Luc., xii, 30) : toc eOvt) tou x()<ijji.ou; sensus vero totius
versiculi nullo modo cohaeret.
72. — Ih., IV, 140, 8 inf. — M., 81, 3. <A^ a_UI ^U ^^-Jl JLi
It., 277, 4. — 1. It. >bLJl i-lc. Postea autcm, saequentia It. interponit quae in hoc Ih.
loco desunt (sed postea, Ih., iv, 170, 13 inf. inveniuntur iisdem terminisl : Jj^, J JU Jij
^hU! ^L Jlii ^J:^! ^! JU ^-u^'U O.0U ,j^\ JlLi ^Co.U J o-C/^U!. -
2. It. ^ot*:' ^3 jl.
Dixit Messias (cui Deu.s benedicat eumque salutet!) : « Aegre introibit
dives in coelum ! »
Asserit auctor 1t. verbum hoc apud Q. etiam inveniri; de nullo autem antiquiore
loquitur teste. — Locus evidenter est desumptus ex synopticis {Matth., xix, 23; Marc,
X, 23: Luc, xviii, 24^, praesertim ex Marc. et Luc, si oculos convertas ad ea quae ab
1t. et Ih. uti diximus addunlur, anteiiuam verbum dominicuin inseralur et quao sic
se habent : « Dixerat enim ei [scilicet Jesu] honio quidam : « Ducas me, quaeso, tecum
« in peregrinalione lua. » [Jesus] autem dixit [ei] : « Bona tua abdica et adhacrcas te
« mihi. » Respondit [homo] : « Non possuin. » [Tunc] dixit j^Jesus] |(piem Deus salutetl)
etc. » — Notandum quod vox ii-^-io, (|uam pro aegre verli, proprie sibi vellit cum an-
gustia, id est, cum difficuhate, sicut in textu graeco synopticorum vox SuomXuk. Auctor
It. aliam simul proponit vocem. cujus scnsus cst : « iniruin est si divcs in coeluni
introeal ! »
73. - Ih., IV, 140, 4 inf. — M., 81, 9. <-U ^Ul J\^ ^-r—- '' J^»'
'^kSs, <.l!l z^y^ Ol ^-«LVl ._^\ jl^j '\\^\ ^\i oCJI _^V ^\ ^.^L^
*^C. l k\ JU jl
[73] I.OCilA RT AGRAPHA. 403
It., IX, 277, 10 inf. — Q., i, 2C3, 17 inf. — 1. It., MJ\ i.,li. Q. J^ ^ ^yc '^,^^,
Jli wl ^b! — ^l'. — 2. Q. pro J,«j«Jt ponit -jJJ JUl; postea vero saequentia adjicit : jU
AM /v .^ x^r^Uio (u jiu ,^ Jlv .^' ,1, A" -,, '.. u \^ Ji jui j,
^J,Uj; his dictis, verbum aliud interponit e Torah desumptum, quo expleto, toxtus
nosler sic resumitur J' }{ J-i^. — 3. Q. jj -=J-j .,' jM~.'I i.Ji — ..i ,JI J-*-^'. —
4. (). addit vixiJ .,^230 ^, jjc^] _^iao J-oJI ,' Jjo' ^i ^ Jjo ,-,.
Dixit Messias (quem Deus benedictionibus impleat et salutet!) : « Ego
quiflem paupertatem diligo, opulentiam autem odio habeo. » Erat autem
omnium apellationuni aniabilior ei [scil. Jesul (quem Deus benedictionibus
inipleat!)ut ei diceretur : « Opauper! »
Tcstes auctore Q. antiquiores mihi sunt ignoti, nec apud It. memorantur. Ut supra
in annotationibus ad arabicum textum vidisti, lectio quae apud Q. invehitur, quodam-
niodo dissimilis ampliorque est. En ejus versio : « Xobis relatum est auctorilate Jesu
(quem Deus salutetl), ipsum dixisse : « Ego quidem paupertatem diligo et opes divitis
« odio habeo ; in opibus enim morbi sunt multi. » Tunc quidam interrogaverunt ei : « 0
n Spiritus Dei ! [^; ([uid auteni 1 si ille [scil. divesi eas \scil. opes] acquisisset licitis mcdiis ? »
Respondit [Jesus] : « Lucratio sua [quamvis licita] eum impediet a Dei (ijui exaltetur!i
i( recordatione. » Appendix haec responsionis dominicae videri fas est etiam supra. n'' 43
et 50. Post haec autem, lectio Q. ustjue ad fineni saequitur textu non dissimili; sed ad
finem haec adjicit : <( Dicebat etiam [Jesus] : « Ex malis [quae divitis condilioni sunt
propria] unum est quod liomo, ut dives fiat, inobedientia [adversus Deum] peccat, non
vero ut fiat pauper. » — Verbum hocce dominicum, tam secundum Ih., ([uam secun-
dum Q., agraphum videtur, etsi evangelicis plane cohaerentem doctrinis. Immo apud
Jac. Epist. canonicani (11, 5) aliquid huic verbo consentaneum inveniri diceres.
74. — Ih., IV, 144, 4 inf. — It., IX, 289, 10. ^>U1 ^U ^^-_^ll JU'
ivK;L.1 jjJ. >_jtJb |^'lj.«l jp_^' jU L-.-OI (^Ul Jlj^l ^l Ijjii^' V
Dixit Messias (quem Deus salutet!) : « Ne respiciatis ad divitias gentium
qui de hoc mundo sunt, nam fulgor divitiarum suarum auferet lumen
fidei vestrae. «
Nihil apud It. invenio de testibus moslemicis hujus dominici verbi, quod quidem
agraphum existimo etsi evangelicis doctiinis non dissonum. Quod vero ad illius sensum
attinet, illustratione quadam indigct ex contextu deprompta totius sermonis, ut Algazelis
appareat intentio in hujus dominici verbi auctoritate in medium afferenda. Algazel quippe
demonstrare intendit nec divitiasesse per se malas nec paupertatem in se bonam ; utrius-
que vcro rei moralitatem ex fine lantum humanarum actionum (qui quidem Dei tantum
amor est) pendere. Hic ergo finis, tam in paupertate quam in opulentia, obtineri ab
hominn pariter potest, ac de facto, quamvis non frequenter, obtinetur. Plcrumque enim
cor hominis arcetur procul a Deo propter divitias, quarum usus et delectatio restinguit,
vel saltem mitigat. charitatis fervorem in Deum, quia in uno eodemque corde Dei amor
40'. MU;ilAi;i. ASIX. [74]
amor(]iU' iiiuiuli siimil esse ne(]ueuiit. UinJo M'(]iiitur c^iiud, etsi iii :il)str;ioto el in j^cnere.
opuleutia mala in se ipsa non sit, ab auctore tamen Uevelationis ((]uae pro plerisque,
non pro siiij^ularilius ilata est) semper vitupcretur ut res periculis plena ad animarum
salutem, dum e contra paupertas semper ac sine restrictione laudctur. In hoc itaquo
sensu (concludit .Vlf^i-azel) dixit Mcssias; ct verbum de (]uo af;iiinis inducit.
75. — Ih., IV, 158, 3 inf. ''iJ=J L^l '|..Uj ^b U)l J^ ^^JI JU
k_-»- '' «.« i^[^ ,<.I"....j" k_i.Sj Jlj' nLJl ^lc jU) jvJu_> k_i;p ly^ 'LJI («^ t-) ljj;.lj
1t., IX, ;i32, 4 inf. — 1. Ir. >^'l i.is. — 2. Ibn 'Omar apud 1t. addit ij^'^^. Auctor
vero Q. apud It. addit s^i.^ii' J,' L^.U j^. — 3. It. Jc. — 4. En duae ejusdem verbi
recensioncs (]uae aliqualiter dilTerunt, apud It. occurrentes : 1° ex Q. sic se habet :
A.i j^ \x.<Sj.' U y^^U , f.,,tjj:Jj .V.XXJ iJ /»«>~sr' uuj j^ .,1 jj J Lil [scil. .^.Lsr')] lyU
, ^Lu ia..jv» ^^ ijjsjj jJi _^J yiii L-.^ U.L)! JLi3 sJa-i ^lc wisJ i»' ljiu*3 lyUj Jlii
L^ 4^^_;'JJ. '^J W^ -t^ *^'j -^>'"^ ■^j-^ 'r*--' ^^-^ J'-*' '-V::^ '-i^-^ "^- — 2" ex
SofySn al-Thawri : J--^" j>j^ ^,U ^.ljI JU U^ ^^j '^! .^! aJIc ^--.J Jj.
Dixit Messias (cui Deus benedicat eutnque salutet!) : « Mundus pons
est [vitae futurae vel quo ad vitatn futuram pervenitur]; per ipsum ergo
transite, nequaquam tamen eum incolatis. )) Dictum etiam fuit ei : « O pro-
pheta Dei ! U tinam uohis praeciperes ut doinum aediiicaremus in qua Deum
adorare possemus! » Respondit [Jesus] : « Ite et aedificate domum super
aquam. » Dixerunt [discipuli] : « Quomodo constare poterit aedificatio
[fundata] super aquam? » Respondit [Jesus] : « Et quomodo constare poterit
Dei adoratio [fundata] super amorem mundi? »
Prima liujus verbi pars, a principio scilicet ad vocem usijue » incohtis » (L»j^*»j),
jam supra est a nobis allata sub numeris 34° (in ejus secundo paragrapho) et 4t)°. Notan-
diini etiam quod apud Ir. variae adducuntur hic testium auctoritates quae illic — in
commentandis scilicet vcrbis supradictis — adductae non fueruut. Sunt sequentes :
1" Auctor operis, cui titulus Paradisus historiarum (,1-^^»-^' . ^o-V)' ^' cujus nomen
est al-Daylami (saec. XII, hoc fragmeiituin tribuit Malionicto, non vero Jesu, auctoritate
fultus traditionistae Ibn 'Omar (sacc. VII). 2' \\ contra vero, auctor Hilyat (sacc. Xl\
in biographia traditionistae Wohayb filii al-Ward (saec. Vlin, asserit ipsum fragmen-
tiim ab hoc traditionista alTerri utpote a Jesu prolatuni « iimuediate antequaiii in coelum
elevatus esset ». 3» Auctor Q. (]ui quidem uti doininicuni verbum illiid alTerl. — Quod ad
secundam spectat partein, a voce videlicet >i Dicluin « (JLi^) ad linem usque totius
verbi, auctor Ir. duas variantes lectiones adducit : 1» Dosumpta esl ex Q. et sic so
hahet : « Dixcrunl [iliscipiilil : « Xtis i]uidem acdilicare voluiiius doiiium in (]ua iios con-
« gregare possimus ad Dei cultum perugciidum el ul studiis o|ierain demus. {'^ligas crgo
« nobis locuni (iiiemdam iii quo aodificemus. » Dixit [eis Jesusj : « Venile! " Kl ambula-
[75] LOGIA KT AGRAPHA. 405
verunt cum eo usque dum [Jesus] stetit super ponlem quemdam et dixil eis : « Aedificatc
« hic. » Illi autem dixerunt : « Quomodo aedificabimus super pontem? Cum pons via
« sit hominibus trita, homines non sinent nos in eo 1 » Respondit. [Jesus] : « Ita etiam
« mundus via est mortuis trita, et tamen vos super illum aedificatis, quamvis mortui non
« sinent vos in eo! » 2" Tradita dicitur a Sofyan al-Thawri (saec. VIII), his terminis :
« Dictum fuit Jesu (quem Dous salutet!) : « Ut <[uid non aedificas [tibi] domum? »
Respondit [Jesus] : « Numquid aulem aedificia super viam Iritam et publicam struun-
« tur? » Cfr. n°' 3B et 40. — Sicut jam monui in commentario ad verbum sub n° 40,
quaedam etiam in sermone hoc deprehendi potest analogia cum Malth., vii, 2(3.
76. — Ih., IV, 159, 12. «-.jl '(.>UI L^U ^^^\ ^j L^ ^ ^iy_
^^\ 4„lsj '■'' J>J^\ ij^;) wlyJlj i:,U\ Jj\ y.i c^l '-'>_^ VI J^jA,^ V
^'. Ibn Asakir apud It.
,^^
^ -^l ^^ ^f. -3. ii. An/js^
Traditur Prophetam nostrum et [etiam] Messiam (quos Deus salutet!)
dixisse : « Quatuor [sunt res quae] nisi gravi cum labore [alias nisi per
miraculuni] obtineri nequeunt : siientium, quod quidem initium est vitae
devotae, humilitas, fraequens Dei memoria et [hujus mundi] rerum paucitas. »
Ut visum est in textu, non modo Jesu, sed etiam Mahometo, verbum hoc a traditioni-
stis moslemicis tribuitur : auctoritate Anas filii Malik fsaec. VII), a variis aucloribus
adducitur ulpote verbum a Mahometo prolatum; unicus e contra scriptor, et quidem
recentior quam Anas, illud afTert utpole dominicum. videlicet Abii Bakr filius Abi
al-Dunya (saec. IX). — Nihil vero huic verbo simile apud evangelios reperi.
77. — Ih., IV, 159, 10 inf. '^^ j. r^^Jl jl^ ^:^ ^. -^ Jls'
-VJ ^Jo Vj ^'^i:. vS-; Vj Oj.w. a)j «kJ ^3 j>J:i\ J^lj _^\ ^^ ^%J\ Ufc
It., IX, 335, 12 inf. — I. Deest v,.^ .^j apud It. — 2. En variae versiones aliqualiter
differentes, quae apud It. occurrunt : 1" tradita auctoritate ^lojahid (f saec. VIII) quae
sic se habet : slj' ^--^ ^---Jj --»■' -«>:.-" '-.■^- % f-?^^'l S^k^ j*^l irr^. l — :^1 ij'^
^j^ ^^ % O^'^ --'j J (^r-^ J J:A"- — 2^ a quodam Sofy4n (saec. VIII vel IX)
originem ducens, hisque terminis concepta : ^j Jji.' Xi^ Li:?. ^ ..bLJ! j^Ii -^s .li'
^j^. o^.j J ^^i Lij^, IL.L ,j J/ ^- J/j .UJ J.vi. — .S" per Ka'b fsaec. VII)
transmissa, ampliorque caeteris : ^^ j..i:x, .U iv.oj ^juJ' Ji^L A™" a..U -~.j; }S
X J--^M , ^o J, ,^ll _L ^. ,1 'L ^J^ N!. ^_J| ^Co ^l. ^,LJ' _^,
^*^- Jj ^ A-'j ^^fS-J Jj «■ij.o J_; y . ^ ij\y^ ^ysi X _-JJ' [sic, pro J^] ^^^,
.LijJl oL.^ ^p U ^^..i' >lj y Jji.> ^ J^ j.^U >!! Lj U sj.Uj j^;^I ^
n>
40(5 MICIIAKI, ASIX. |76]
Dixil Oltayd filius Omayr : « Induebalur Messias filius Alariae (quem
Dous salutot !j |vestibuS| cx eriuibus [eameli coiifcotis]; arlmrum Iruotibus
vesoebatur; filium, (|ui uiori possel, uon liabobat, uc(|ue domum quae posset
diiui; iu diem crastiuum uou tbosaurizabat; ubicumque uox eum opprime-
bal, illio somiium capicbat. »
Ilic 'Obayd lilius 'OniMyr, cujus auctoritate descriptio isla de dominica vivcndi
ratione ab Algazele traditiir, uiius luit cx praecipuis viris Mahometi coevis (]iii Alcorani
et traililionum cof^nilioiie llonierimt, uli videri liret apnd Ir., loc. cit., ubi postea(|uain
ejus nomeii atipio cognomina in inodiuiii aHeranlur (scilicet <■ Filius Qal;\da, Abu 'Asim,
ex tribu Layth oriundus, in Mckka nalus »), ipsius veracitas in Iradilionibus narrandis
egregie celebralnr. — Quaedam, ut supra monui. diversa(! lection(;s apud 1t. occurrunt :
1" per Moj;\liid (saec. Vllll Iradita, in nullo alio diffcrt (luam in ordinc incisorum tolius
sermonis disponendo atque in ipiibusdam vocibus pro aliis synonymis substituendis.
2" quae tradita dicitur per SofyAn [nescio lamen utruin de Sofyan filio 'Oyayna (saec.
IX], an vero de Sofyftn al-Tha\vrt fsaoc. VIIIi agatur], pauca addit i]uae sic se habent :
« Mec in vespera ali^iuid cibi servabat in craslinum, ncc matutino tempore quidquam
servabat in vesperam : dicebat [enim] : < Un& cum unaquaque die nocteque, [nobisj
sustentationem illi congruam [largitur Deusi. » 3" quae a Ka'b al-.Vkhb;\r (saec. VII)
originem li'ahit, pleniorem prorsiis lextum ijuam praecedenles exhibet : « Jesus (i]uem
Deus salutetl) hordeiim manducabat, iler suis jsemperj pedibus faciebal, jumenta [ad
equitandumj nunquam conscendebat, in domibus mansionom non faciebat, lucernam ut
scmetipsiim illuminaret non adliibebat, vestibus ex gossipio confectis non induebatur :
mulieres non tetigit, res grato fragranles odore non olfecit, polum suum alia (|ua(]ue re
\puta saccharo vel aromate] nunquam miscuit neque frigidum roddidil, caput suum liaud
unquam uiixit, nihU aliud unquam inter terram et cutem suam posuit quam ipsius
vestem Tut somnum caperet]. de cibo craslino nunquam fuit sollicitus neque ullam ex
rebus hujus mundi apj)etendis sibimetipsi appetivit. » — Notandum est quod, tam textus
Ih. quani versiones omnes apud Ir. occurrentes, unius ejusdemque generis sint ac ille
texlus jam supra, n" 44°, allatus in quo eadem vivendi ralio Jesu assignatur. ^Ji vero
fallor, omnes hae Iraditiones de vita Jesu ascelica. in quibus dominica elligies simili
modo perhibetur descripta ac si de monacho aut eremita quodam agatur christiano, nihil
aliud sunt quam amplificatio quaedam illius didagmalis Matth. (vi, 19, 25, 27, 28, 31, 341
quo Jesus discipulos hortabatiir ad improbam lcrrenarum sollicitudincm deponendam,
tam praesentium rerum quam fiiturarum. Congruit praesertim verbiim illud quod Jesu
tribuitur in 2" versione (supra allata in Ir. atque a Sofy.in originem ducens), quod
quidem verbum plenc idem sibi vult quam illud Matt/i., vi, 34 : « Sullicit diei m;vlitia
sua. » ("onferas etiam oportet .Mati/i., viii, 20, necnon verba supra (sub niimeris 3G et
37) allata.
78. — Ih., IV, 163, 6. ^ -Ul ^^L__ll L^U L^j, ^r; ^. CH^ ^JJ
^Cs L-Ul ^ CjJ\ ^_^ L •01 JU' \^\ j-)l» S^ ^^ '»■• ^ -^J' jlC
It., IX, 347, 12 inf. - I. Ir. b.
[77] LOGIA ET AGRAPHA. 407
Narratur de Joanne iilio Zachariae (quos Deus salutet!) quod mantile
ita asperiori induebatur ut culcm perforaret suam, ad moUitiem vestimenti
lenis vitandam et ad quietem in sensu tactus fugiendam. Porro mater ejus
ab eo petiit ut, loco hujusmodi cilicii, tunica ex lana confecta indueretur;
quod cum [Joannes] fecisset, a Deo (qui exaltetur!) illi revelatum est : a O
Joannes! hunc mundum [miiuj praetulisti! n Flevit ergo [Joannes], laneamque
vestem [e suo corpore] avulsit et ad habitum pristinum reversus est.
Narratio haec proculdubio connectitur cum ampliori de Joanne legenda, quam
supra, n" 69, adduximus, cujusque pars est. Monet enim auctor It. ciHcium illud
asperius, quo Joannos iiiduebatur, a matre ejus factum esse rogatu Joannis qui imitari
volebat monachoruni habitum in hierosolymitano templo degentium. De ilhus fontibus
moslemicis conferas igitur oportet (juae illic, ii° 09, dixi, addendo tamen ((uod, ut asserit
auctor It., narratio haec etiam in Q. reperiatur transcripta. — Quod ad loca attinet
evangelica specialiter narrationi huic consentanea, videas Matik., m, 'i ; xi, 8.
79. — Ih., IV, 163, 9. ^l^'U jUi U\^ J]i J (.^UJl a^U ^^ ^
l!^\s-zi\ JIl j»xi;i jl ! ^j^y J (^-^^ -^^sl UjI c^\ ^^\ U J^ JalLpJl ,_^L^
It., IX, 3^7, 5 inf. — i. En ampUor versio apud I r. occurrens et aucloritate Abii
SuleimAn al-DurAnl (saec. IX) tradita : ^^ wijLo >»j J, J^ ^bLJ! iJc -^ U^
iUt .^^ L, JLii i...,^" ^^L^ Jl ,__pj 1.^ JJi J, ^^^^ i/i^J';) ^^% j^'! x^'
^J' ^li' 1*3 ! ^^\ ^JI wo' ~.J JLsj , r-.^^" J lA^i — ■= ■•'■^ IJJi .r' «^
^ .U UJ! ,^ ^.o' ,1 V J
Sedit Jesus (quem Deus salutet!) sub umbra parietis iiominis cujusdam;
sed [homo hic] parietis dominus eum a loco dimovit. Tunc [Jesus] dixit :
« Non quidem tu a loco me dimovisti. Tantummodo me dimovit Ille [.st(7.
Deus] cui nequaquam placuit me parietis umbra recreari. »
Locus hic apud It. occurrit ampliori redactione transcriptus per testem Algazele anti-
quiorem, videlicet Abii Suleyman al-Daranf qui vitam privatione omnimoda insignem
transegit saec. IX. En ejus versio : « Dum Jesus (queni Deus salutet !) iter faceret quodam
aestivo die, calore tandem, sole, siti(pie vexatus, sub umbra tugurii cujusdam sedit; sed
exiens tugurii doniinus dixit illi : « 0 serve Dei! surge et ab umbra nostra recede. »
Surrexit ergo Jesus et sub ipso sole sedens dixit : « Non es tu qui a loco me dimovisti.
« Tantummodo me dimovit lllc qui nequaquam voluit me quamdam hujus mundi rem
" assecuturum. » — Non dubium quod in hac narratione ad perfectissimam hujus mundi
renuntiationem, quam Jesus professus est, alludi. Hinc eruitur totum locum nihil aliud
esse quam amplificationem illius verbi dominici apud Matth., viii, 20, occurrentis. Quod
vero ad formain ut aiunt litterariam Iiujus narrationis attinet, milii (piidem videtur
quodam cohaerere modo cum fabella qui sub titulo Judaeus Errans seu Vagabundus
(« Le juif errant ») tam est per omnes populos divulgata. Et requidem vera ut notum est
ex illa fabella, Judaeus quidam Aliasverus nomine a domus suae porta Jesum, crucis
408 MICIIAKI. ASIN. [78
pondere oppressuni atquo illic sedi rc lupienlfiii, barbara fcrocitate i'c|iulit. ('.ui veio
Dominus, ut ejus crudelitalem |)unii'et, itineris sino intermissione lontinui poenam
indixit nsiiue ad saeeuli eonsummalionem.
80. — Ih., IV, 164, 14 inf. L J^ ^U^ ^U k\}\ J^ ^^t—*-^^ J^^
^ l»xilj _^'l jJ^j |»>U_) ^r»-^' J^J ij^^ J^^3 -^yii^ »UJL |«iCjji ^Ul_^l J.
It., IX, 351, 9. — 1. It. >b.*— ." x,.U ^-~^.
Dicebat Messias (cui Deiis benedicat eumijue salutet!) ad tilios Israd :
« Vobis commendo puram aquam et hei bas sylvestres et panem hordeaceum !
Et cavete a triticeo pane, siquidem pm ilio digiias Doo uratias agere nequa-
(piain potoritis! «
Asserit auclor 1t. idem verbum tum inveniri apud Q., tum etiam tradi auctoritale
Ka'b al-Akhbi\r (saec. VII). Connexionem quidem intimam praesefert liic locus cUm illis
qui supra, suh numeris 39 et 70, loquuntur etiam de « aqua mera >> et de « hordeaceo
pane » ad victum quotidianum, utpote consilium a Jesu discipulis suis datum. Caeterum.
qnod scio, agraphum est omnino, nec cum quodam synopticorum versu cohaeret.
81. — Ih., IV, 167, 9 inf. V '<.>Uj v^ <.01 Z.\jl^ ^^-~^\ ^ jl^
■-jj^ J>-\ 1^1 ;j '*-Lt-»-'L ^j "-'ajuL^L CjsJ Ja^ LLjI i^l^ jP^ JiiL. VI <.j>t^
1t., IX, 363, 8. — N., 250, 19. — 1. 1t. >ilJ' j.,U. N. >b.l~," ^ ^^. — 2. 1t.
\ ■■ 1 •• >-- ••
o>x,^l>. - 3. N. kiv^". — 4. N. ,Xl.
Jesus Messias (quem Deus multiplici bonedictione repleat eumque salutet!)
nihil aliud [ex supollectilibus domesticisj secum portabat, nisi pecten et
urcoolum; sed liominem vitlens suis propriis digitis barbam pectentem,
continuo pecten a se rejecit; [postea vero] alium vidit hominem qui suis
ipsius manibus [aquam] ad bibendum e iluvio [sumebat], et statim urceolum
abjecit.
Ne verbum quidem apud It. invenies de moslemicis hujus loci fontibus. Conferas
tamen oportet quae sub n" 03 diximus. Quod ad narralionis sensum attinet, noii
dubium ([uod de ahslinenlia a rebus hujus muiuli agatur, iii nuu quidem .lesus ah .Mgazeh'
perhibetur uti perfectissimum exemplar. lloc enim in capite tractat Algazel de objecto
sive materia hujus virlulis, scilicet abstinentiae seu renuntiationis ntundi (arahice
al-zolid — -•*>"). quod i[uidem objectum sextuplex esse allirmat, videlicet : cibus,
vestinientum, habitaeulum, supellcctilia domus, eoitus cum foemina ac taiidom divi-
tiae, quae utpote media ad caetera omnia assequenda aestimanda sunt. Cum orjjo
Algazel ad (|uartum ohjeclnm. supcllectili.-i sciiicet, |>erveniat, sie ail loc. cii. : >• In
r
[79] LOGIA ET AGRAPIIA. ' 409
professione virtutis al)stinentiae super hoc objcctum varii sunt gradus, quorum quidem
omnium sublimior fuit ille quem Jesus Messias est assequutus : nihil enim aliud secum
portabat etc. >> — Nullam hujus fabellae connexionem cum evangeliis invenias credo,
praeter generalem ideam paupertatis voluntariae quam tum haec fabella tum evangelica
veritas do Jesu allirmant. Conferas praesertim oportet didagmata a Domino Jesu apo-
stolis tradita de modo profectionis in via, tam apud Marc, vi, 8, quam apud loca synopti-
corum parallela. Quamdam tamen differentiam, et non quidem exiguam, animadvertes,
scilicet : quod in evangeliis nunquam Jesu adscribatur talis ac tanta rerum mundanarum
privatio, ut facile in pharisaicam seu cynicam superbiam paupertatis virtus degenerari
possit; e contra vero, omnes et singuli actus dominici, necnon et ejus verba, adversus eos
pugnant qui, pretextu virtutis, a communi omnium consuetudine recedunt. Hinc suspi-
calus suni fabellam hanc ex nullo alio dimanare origine quam ex anilibus conimentariolis
quae apud omnes populos fama vulgavit de Diogene Sinopensi, cynicorum principe :
hujus quidem ridicula atque inverecunda vitae ratio. omnibus rebus non naturalibus
orbata, perfecte congruit cum hac narratione dominica; praesertimque vero convenire
existimo cum inciso postremo ejus, scilicet cum rejectione urceoli ad aquam bibendam:
hoc enim factum omnes et singuli Diogenis biographi, unanimiter ipsi adscribunt,
sicuti videri fas est apud Diogenis Laertii opus (VI, 37) : « Intuitus aliquando puerum
concava bibentem manu, cotylam pera productam abjecit, dicens : Puer me simplicilate
victus superavit. »
82. — Ih., IV, 190, 14. ^jy V ^J^l J\ lj>jl (.>UI Uc ^ JU"
^l \jj^\i ^y^ ^\ J=-^ f^ jls c^ \j>y_ ^J^t tj^ ^^b ^-^ ^J -^^-s:»^ "Sj
'jj^ ^\ \Xx g jUr <d!l ^ ^ ^UiVl
It., IX. 477. 11 inf. — 1. En versio amplior, apud It. occurrens et per SSIim filium
Abu al-Ja'ad (saec. Vlllj tradita : JCJsj J,' LUi ^. JL' I^U' .iU' iJL ^^ JU
^l ^ ^M J^ '-^^;^ J^ JJI ---^ % ^,j^. ^ ^j^,. jj^ ^l 13^ Jl !_5^t
J.^' ^I. ^,j^' ^ ^.jjj _;J.ju- ^^l_3 ^J^J\ ^r- ^W' 3l» J,l tj.yiiU fJJ' .,.= biij
jz^, »ij' S^ Lx" J_^ .,U LiJ." jj^) 'p' Ijj; ^ J."
Dixit Jesus (quem Deus salutet!) : « Respicite volatilia : uou serunt,
neque metunt neque congregant in horrea, et Deus (qui exaltetur!) sustentat
illa singulis diebus. Si vero dixeritis : Nos tamen majori ventre [quam
illa] sumus praediti, [tunc dicam vobis] : Respicite camelos : quomodo
deslinavit illis Deus (qui exaltetur!) has res creatas ad sustentationem. »
Teste It. hoc idipsum verbum apud Q. occurrit atque etiam citatur per Abii Bakr
filium Abu al-Dunya ^saec. IX), qui quidem asserit traditum esse a quodam traditio-
nista antiquiore, cui nomen Salim lilius .\bu al-Ja'ad (saec. VIII), sed quibusdam verbis
differens atque etiam initio et fine adauctum. Sic autem se habet : « Dixit Jesus (quem
Deus salutet!) : k Opera vestra propter Deum, non vero propter ventres vestros, facite.
« Respicite volatilia [quomodo] nec in mane nec in vespere agra colunt nec metunt, et
« [tamen] Deus (qui exaltetur!) sustentat illa. Si vero dixeritis : Xos tamen majori ventre
« quam volatilia sumus praediti, [tunc dicam vobis] : Respicite greges silvestrium boum
410 Mir.llAKI, ASIN. [80]
« onagroriimi(ue[(iuoinodoj noc in mane iicc iii vt-spere agra coluiil iwc melunt, et [tamen]
« Deus suslental illos. Cavote ergo a superlluis liujiis mundi rebus, nam supcrllua niundi
« liujus sordes sunt apud Dcuin. » Notandiim (|iiu(l vox arai)i(a ^->,, (iuam j^ro « sordes »
verto, sigiiilicare etiaiii possit " idoiolalriaiii vul falsi dei cultiiiii » uti apud l'"r('ytag
Lexicon videri licet. — Evidentissime palel veilmiii Ikic cuiii illo Mdtlh., vi, 20 el
Lhc, \ii, 24 perrecle cohaererc ; aiiimadvcrteiiduiu taincii csl diiplicem exi.stcre dilleren-
tiam inter cvaiigelicam verilatem ct moslemicum vcrbuiu, scilicet : 1" ([uod iii hocce
verbo proeminm, ut ita dicam, at(|ue epilogum additum esse, quae (|uidem addilio
omnino deest in littera evangelica, quanivis huic litterae (|uoad sensum non sit incon-
grua; 2° (|uod arf^umcnlum a Jesu adhibitum iii moslemico lextu, ad contirmandam spcm
nostram iii diviiiam providentiani, desumitur, sicul in evangelio. ex comparatione avium ;
sed loco conclusionis evangelicae (quae a forliori posset nuncupari) : « Nonne vos magis
pluris estis illisV », praeoccupatur ab ipso Jesu (|uaedam objectio sive dillicuUas ex eo
desumpta (piod cura de avibus, (|uae minima sunt aniinalia, non tam videtur ardua sicul et
cura de hominibus ; huic vero objectioni Jesus respondet exeniplo boum atiiue onagrorum.
83. — Ih., IV, 205, 7 inf. — It., IX, 527, 8. (.M-Jl v^ ^5-:^ -'^'
Q., II, 24, 12 inf. —1. Deest j=t^^' in Q. — 2. Q. addit saequenlia : ^y^X^\^
^ L^-to .iL^^i!! jo^y^ J. j"^ ^J^\ u^!/''? c^"' j^^^i -j^y^^ J^ j-?^^
. ,U.^'L sh^"^I IU! r^ UijL^ _,JLJ! --l.^t^J, ,UkM, >L;^!!
Dixit Jesus (quem Deus salutet!) : « Sapions noii erit oniiiis qui uon
laetetur cum calamitates et infirmitates corpus el divitias ejus invadant;
sperandum est enim ea onuiia ipsi profutura esse in remissibnem peccatorum
suorum. »
Nihil aliud nos docet auctor It. in suo commentario, nisi quod idipsum verbum
dominicum apud Q. etiain occurrit, sed quadain adauctuni appendice quae quidem
sic se habet : « Omnes enim qui Deo sincere serviunt, a Deo probantur inlirmitatibus
membrorum; qui vero hypocritae sunt, a Deo probanlur intirmitatibus cordium; in
inlirmitatibus namque corporum [datur] quaedam liorum dcbilitas ad peccata et iiiobe-
dientiam [adversus Deum patrandamj ; in iiitirmitatibus autem cordium [datur] quaedam
horum debilitas ad opera liiturae vitae [peragendaj et ad certitudinem tidei [conse-
quondam]. » — Agraphum iminiiio mihi vidctur verbum lioc, non miuus quam appendix
ejus. Doclrina tamen in illo cxhiliita christiana proculdubio est diccuda.
84. — Ih., IV, 210, 6. — It, IX, 549, 4 inf. <--U ^— ^ jl ^j^.
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[81] LOGIA ET AGRAPHA. All
jji^^iJl |»:JI ljy>jljS\ |»il j^__^iJi |»lI JLaJ ij^j
Narratur qutid Jesus (queni Deus salutet!) transivit juxta tres homines
quorum corpora extenuata erant et quorum facies erant quoad colorem muta-
tae, et dixit [illis] : « Quidnam vos perduxit ad statum in quo vos video? »
Responderunt : « Timor inferni. » Dixit [Jesusj : « Tenetur Deus ad protec-
tionem ei qui timet impertiendam [.va7. contra id quod timet]. » Praeteriens
postea, juxta tres alios transivit, qui quidem extenuatiores erant [quam primi]
eorumque facies amplius quoad colorem mutatae et dixit [iilis] : « (Juidnam
vos perduxit ad statum in quo vos video? » Responderunt : « Desiderium
paradisi. » Dixit [Jesus] : « Tenetur Deus illud quod speratis vobis donare. »
Praeteriens postea, juxta tres alios transivit, qui quidem extenuatiores erant,
eorumque facies amplius quoad colorem mutatae, perinde ac si lucis specula
super singulas eorum facies resplendereut, et dixit [illisj : « Quidnam vos
perduxit ad statum iu quo vos video? » Responderunt : « Quia diligimus
Deum (qui magnificetur et honoretur!). » Dixit [Jesus] : « Vos amici Dei estis,
vos aniici Dei estis, vos amici Dei estis! »
84"^ — Q., II, 56, 15. w^l [JU" <.\ ^ ^jj ^1] ^%J\ Ut ^ ^
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OyJ^\
N., 238, 4. — 1. Omnia haec a principio desunt in N. — 2. Deest totum a Ji apud N.
— 3. N. lj)U. — 4. N. li^. — 5. N. lv=. — 6. N. ^\:^\. — 7. N. l^ ^\^Ji. - 8. N.
I^ ^,'. — 9. N. Jos-j j^ jJJ! J. — 10. N. ix.^^.. — 11. N. addit ^^'^. — 12. Deest
J^ apud N. — 13. Deest j.UU apud N. — 14. N. J^'. Ab liac aulem voce ad finem
usque, totum apud N. desideratur. Cfr. Ih., iv, 218, 12 et It., ix, 567, 14.
PATR. OR. — T. Xllr. — F. 3. 27
412 MICIIAKI, ASIN. [82]
De Jesu (quem Deus salulet!) [narratur illum dixissel : « Qui Deum
diligit, diligit [ctiam] ralaniilatpiii [vcl morteml. » \)c ipso [similiter] nar-
ratur quod transivit juxta (luoriuudam devotorum turbani, qui quidcm devo-
tionis [igne] adeo flagrabani quasi utres veteres usuque jam triti. Et dixit
[illis] : « (^Juidnam vos estis? » Responderunt : « Scrvi [Deij sumus. »
Dixit : «i (,)ua de causa [Deum] servitis? » Hcspoiideruut : « Terruit nos
Dcus timore inierni, et infernum timuimus. » Dixit : << Tenetur Deus ad vos
pr(>to<icndos contra id ((uod limctis. » Practcriens postea, transivit juxta alios
dcvotiores (juam illi et dixit [illisj : « (^)ua de causa [Deum] servitis? »
Dixcrunt : « Desiderare nos fecit Deus paradisum et ea omnia quae amicis
suis ibidem praeparavit Deus; [ac proinde] istud [consequi] speramus. » Dixit :
« Tenetur Deus illud quod speratis vobis donare. » Praeteriens postea,
transivit juxla alios (|ui divinu culiui erani addicti, et dixii [illis] : « Quidnam
vos estis? » Respouderunt : « Amantes Dei sumus (jui nec inferni timore
nec paradisi desiderio Ipsum scrvimus, sed tantum propter Ipsius amorem
et ui majestatem suam magnificemus. » Dixit : « Vos quidem amici Dei
estis! [Profectol milii jussuni cst ut vobiscum maneam. » Et [haec dicens]
in medio ipsorum mansit. In alia autem [hujusmodi facti] narratione traditur
[Jesum] prioribus [devotis] dixisse : « Rem creatam timetis et rem creatam
amatis. » His vero posterioribus [devoiis] : « Vos amici Dei esiis. »
84'". — MM., II, 190, 14. iJL*jl, ^ ^^Ul <J^ ^^ j. ^^ jl L^l.
i-__£. jLLs ^Jj^^lj y^'^ [sic, pro f-jl-*^l rjl-^ linr^^ 0^^' ol^^-il» i]_^-«l <— i'l
|Vv« \} t L^Ul ^^ jUI ^i \\i Sj Jl ^r^^ (V^y ^'^ iS-^^ ^ C^LJI A_lc
l\^ Vj \^y, Jji. V jUl J^^ ^ jl
Ad nos usque pervenit quod Jcsus, filius Mariae (quem Deus salutetl),
transivit juxta quadriugcnta mulierum millia [quaruni facies erant] quoad
colorem nuiiaiae, [earumque corpora] vestimentis ex crinibus ei lana confectis
superinduta; et dixit eis Jesus (quem Deus salutet!) : « Quidnam est quod
[vultuum vestrorum] colores muiavit, o turbae mulicrum? » Responderunt
[mulieres] : « Recordatio inferni nostros colores mutavit, o Fili Mariae !
(^uicumquc enim inferunru ingreditur, noc recjuiem uec potum gustabit lin
actcrnum!. »
Triplici, ul vides, rcdactione locus liic ad nos usqne pervenit, (|uod seio. C^inniuni
prior, ea scilicet ex lii., IV, 210 depromplii, cnni narralione apud (^. oi'Currei»te iii ple-
risque convenit, ila ut uiia eatlcnK^ue dici possit, exceptis tamen iis (iiiae in capite et
ad calceni loci apud n. iiiveiiinntiir. UUiina deni(|ue, a|>iid MM. occurieiis, reduc-
lioneni oninino quoad iorniain dissiniileni prao se t'erl, atqiie oiiines supprimit intoi"-
rogaliones, oxcepta prima: i|iiod (piideni suspicari facit liaiic nuililaiii rodaelionii>iu ex
!l
[83] I.OCIIA RT AGHAIMIA. 413
alia ampliore originem tralierc. Nihil omnino de fontibus hujus loci moslemicis apud
It. invenio. — Sensus sive niens totius loci evidentissime patet; tum enim ex se ipso.
lum ex adjunclis sive contextu, legendum Iianc cxcogitatam seu fictam fuisse apparet
eo tantum consiiio ut praestantia charitatis super timorem et spem ostenderetur. Haec
vero doctrina, tanta vi exaggerata proponitur, quasi inculcare vellet legendae auctor
charitatem solam, non vero timorem et spcm, ad sanctitatem adipiscendam prodesse.
Profecto omnilius notum est thesim lianc gnosticismum christiano-neoplatonicum
sapere; ut enini a Clemente Alexandrino in suis Siromatibus (ed. Lugd. Batav., 1616;
IV, 361) asseritur cum hujus gnosticismi gradus enumerat : « Primus ergo gradus
corporis est doctrina cum liniore per quam abstinemus ab injuria; secundus autem est
spes per (|uam desideramus quae sunt optima; perficit autem, ut est consentaneum,
charitax » Cum autem gnostici christiani propria opera depingat (IV, 385), sic ait :
<i Kst autem ejus opus non a malis abstinentia propter meluni neque propter
spem promissi honoris Sola auteni ([uae propter charilalem flt beneficientia est
expetenda ei » At(|ue ul perfectius cohaerentia hujus legendae appareat cum
clementina meute, non iiegligendam existinio contrapositionem sequentem (VII, 510) :
« Hic est enim Dei sercus (jui sua sponte se subjicit praeceptis: qui autem non jam
propter praecepta, sed propter ipsam cognitionem est mundus corde, is est Dei aniicus.
Cfr. contrapositionem supra in textu pluries repelitam inter servos [y^j et amicos
(=UjL .,».)f£'). — Contextus quidem, ut dixi, hanc legendae significationem confirmat.
Locus enim primus (Ih. nempe IV, 210, 6) ab Algazele adducitur ut excellentiam divini
amoris laudibus efTerat, non quidem propriis, sed ex doctrina a Deo revelata atque per
prophetas et mysticos doctores tradita deproinptis ; hos nufem inter doctores, Valiya
filium Mo'ad in niedium affert sic lo^iuentem : « 1'ars minutissima amoris divini ama-
bilior est mihi (|uam devotio per septuaginta annos protracta sine amore. » Locus vero
parallelus (In., IV, 218, 12) ab ipso Algazele affertur cum probare conatur solum Deum
esse amoris nostri dignum (to TrpScov cpiXov), non quidem quia creator, conservator et
benefactor noster sit, sed praecipue quia Pulclierrimum Ens omnisijue pulchritudinis
principium existit. Algazel profecto, plotinianis vestigiis insistens, platonicum amorem
. exaltat at^jue illum super amorem gratitudinis ponit. Et ut thesim hanc, non modo
argunientis verum etiam auctoritate prophetarum, evincat, varia eorum verba in niedium
affert, inter (|uae sequens ex Psalmis davidicis depromit ante locum dominicum de quo
agimus : « Quisnam invenietur injustior quam ille qui propter coelum aut propter
infernum mihi servit? Quamvis enim coelum aut infernum non creassem, nonne dignus
essem qui obedirer? » — Quod attinet denique ad evangelica loca cum quibus analogiam
quamdam legenda haec pre se ferat, nihil aliud asserendum uti certum existimo quam
quod ex joanneo Domini sermone post coenam originem trahere illa phrasis qua locus
clauditur apud Q. et lu., IV, 218, 12 : « Profecto mihi jussuni est ut vobiscum maneam. *»
Ilaec enini phrasis cum illa sententia congruit in qua .lesus dixit [Joan., xiv, 23) :
« Si ([uis diligit me et mansionem apud eum faciemus. » Ni vero fallor, similitudo
quaedam deprehenditur etiam in antitliesi joannea (xv, 14, 15) inter servos (SouXou;)
etamicos (cpiXous), collata cum ea quam suprainter ,)Uc et .\y.j^ patefecimus. Cfr. n""" 85.
85. — Ih., IV, 221, 10 inf. '^l ^\j lil (%J\ <^ ^ jL^l J
"^tXy. L^ dUi iyi j^ J^ ^J\ ^ ''i;
! aAww4
Q. apud It., IX, 575, 7 inf. — 1. Ir. et Q. apud It. ^^ . — 2. It. ~^^jLL» ; Q. li^ju™^
— 3. Q. apud It. addit : J,Uj iJJ ^^! ^_^. ^ ^J^Ij.
414 MlCllAKI. ASIN. [84]
In liistoriis Josu (quoni Dous salutol!) |sc(iuoiis vorlium inveiiitui] : a Cuin
juvenoin |1t. c/ Q. clivilein| vicleris amoro vulneralum [It. occupatum; Q. sub-
morsumj in quaerendo Doiniiio (qui exaltelur!), jain lioc [/(/ vsl, amor Dei]
tam voliomeuter illuin obloctabit, ut onuiium caeteratuin rerum quae Deus
iioii siiit (ibliviscetur. »
Ne verbum quidein allVrl ir. ile rontibus liujus (loininicae sententiao antiquioribus
auctori Q. Ut autem supra, in variantibus lectionibus, jam monui, verbum apud Q.
adauctum in finc perhibetur se^iuenti pericope, jam sub numero 84 bis allata : « Qui
DiMiin (.liligit, (iiliyil [etiam] calaiuitatein Uv/ niortem] propler Deum (^qui exaitetur !). »
— Agraphum verbuin hoc inihi videtur.
86. — Ih., IV, 236, 4. ''<^ji IjU^ ^ ^J^ V ^ ^%~J\ Uc ^ JJ
It., IX, 014, 13. — i. 1t. >o-\s-^I J. — 2. 1t. i./p. — 3. It. .S^ — 4. Deest J.l»i in
It. — 5. Pro quatuor postremis vocibus, 1t. ait : ^f ^^*^ M^ o J~*?^-
Dictum fuit [a quodam discipulorum suorum] Jesu (quem Deus salutet!) :
(( Qua de oausa asiiium tibi noii omis [aut sumis] cui insideas? » [Jesus
voro] respondit : (( Tanti apud Deuni (qui oxaltotur!) aeslimatus sum, ut
nequaquani pormittat ita me asino occnpari ul Ipsius oblivisoar! »
Asserit auctor 1t. verbum hoc dominiciim in opere cui tilulus Al-Mosunna/' sive
traditiouum mohammedanarum collectio contineri, quod quidem opus a quodam tra-
ditionista fide digno, AbA Bakr filius Abil Schayba nomine, qui saeculo IX tloruit,
cditum dicitur. lps(^ vcro non auctoritatc pi-opria verbum tradit, sed testimonio innixus
cujusdam Thabit al-Hanani qui extrema senectute, anno 128 hegirae, mortuus est.
Advertere etiam oportet finem veibi apud Al-Mosannaf sic se habere : u Tanti apud
Deum (qui exaltetur!) aestimatus sum, ut nequaquam mihi proponat rem aliquam
quae me fsui amore] occupet. » — ■ Quod ad sensum attinet lotius sentenliae, eviden-
tissime patet per contextum hic agi de voluntaria mundanarum omnium commoditatum
renuntiatione quam Jesus et docuit et fecit; siquidem, ut ipse auetor It. in hujus loci
commentariolo ait, non alia de causa Jesus a discipulis siiis invitatus fuit ut asinum
sibi ad oquilandum assumeret, nisi quia in peregrinationibus suis conficiendis pedibus
semper ibat. — Etsi agraphum omnino factum hoc dominicum videatur, ipiamdam
tamen analoifiam deprehendilur habere cum illis evangelicis locis in quibus de glorioso
ingressu Chrisli, super asinam sedentis, in Jerusalem agilur. Kesponsio autem dominica
aliqualiter cohaerere dices cum illo Joan., iv, 31-34 didaginate : » INlous cibus est ut
faciam voluntatem ejus qui misit me etc. »
87. — Ih., IV, 242, 11. V sl.-^ J-v.-^ ^Ja^- lil ^L^VI j :>jj
" cXj j^t. C-U-Vo j»A» !yU) cL-lj /►*■>'.> 'J^i
I
i
[85] I.OGIA ET AGRAPHA. 415
Ir., IX, 6.34, ."). — 1. Ii. addit iJ. — 2. En aliae duae lectiones hujusce verbi apud It.
ibidem occurrentes : 1' >-LJ' i.1: ^j^.r fj^ J^ v_jW. ^j'. S^ ^f' ■^*>'' 3 -■*^' 3ij
JLII ,U ajL> ^Xw iJU ...Ui J-o !i', JLvi, .fi Uisrrr^J jJ..vv..> ^"^,=.1 . ^J.^' 'Jl J .ij
\J • ■ J ■■ \j ■■ ^ j ^'^ ^ I ^' '^^ ■■
U»:^u'uU X^^l .,^ bl lU .1 UU X'^1 ....^-1 Ul JU ,vx^^ ,.h' .^ ,^„1^
.jJU.'.) ^J, tjUaJU U_yk)' ^Lo jl i'^ l^ U'_3 J'-s-l. fS '-jisr^ ^~:^. ^--^ lJ-^ '-'j
Traditiir in Evangelio : « Cum eleemosynam feceris, eara ita fac ut nesclat
sinistra tua quid fecit dextera tua, et Ille qui videt abscondita retrihuet
tibi palam. [Similiter] cum jejunaveris, lava faciem tuam et unge caput tuum,
ut iiemo praeter Dominum tuum illud cognoscat. »
Ante omnia cnnferas oportet verbum sub n° 55 supra editum, necnon ea omnia quae
ibidem afferuntur. Ilis igitur bcne perspectis atque cum In., I, 155, 11 et It., IV. 112, 9
diligenter collatis, evidenter eruitur lextum hunc evangelicum, ex synopticis Marco
excepto dcrivatum, a moslemicis quibusdam traditionistis quondam uti mahometicam
sententiam habitum esse, quamvis ab aliis, antiquioribus quidem et majori dignis fide,
Jesu Domino adscribatur. Quod ad novas lectiones hic ab auctore It. allatas attinet,
easdem latinitate donare non necessarium duxi, eo quod nihil aliud novi importent
praeter voces quasdam synonymas.
88. — Ih., IV, 250, 12. ^^A ^U^^ ^ (.^UJI ^,U ^ jl • ^j^
(_^-0l A,U -^«.aJi J^ »A) («l-^jJI \a a.»^ y'U" -*^3 * 'JU /J..J5JI ^j^^^ -XjlI» ifiy}
isljl c>Ul ^ c Ji ^\ l-l* l (<— -^ '*J Ji-Ii 'iJLU>» ^ \rT~' *; LS"^.^ ^ ^^^
"y, ^is ij ,_U=- l. \M ij 4-1.11 J~jc>v J \.^ ^-j" l;l 'cL'1 -T-jj l Jlis viXLc isj^--i«
-ji) Jjj6 oUaslj Ljz>-j ^j-UI jV-s-l _)A Ijli ''iA> <)»Li c'-^j oLft ci-t«j "^J JUs cjyw
AjM JUuj c^LJI •uLfr (C-:^ ._3i-iS •^ jo L« «Ci. ■v.DI ^^il
It., IX, B58, 3 inf. — 1. It. addil oUU'^^' J. — 2. It. I'jij. — 3. It. addit 5l^.'U
i. X U- JJ'. "' ^ "
■ c
[In libro cui titulus Traditiitnrti {■smeliticac] narratur quod Jesus (quem
Deus salutet!) transivit juxta hominem caecum, leprosum, membrorum usu
privatum, duplici hemiplexia percussura et cujus carnes vi elephantiasis
sparsim deciderant ac per partes defluxerant. Ille tamen dicebat : « Laus
Deo sit qui me innoxiura servavit a [raalis] quibus coraplures horaines af-
flixit! » Jesus autera dixit illi : « O tu [horao miser] ! quaenam est calaraitas
quam a te reraotara ego video? » Dixit [horao] : « 0 spiritus Dei ! ego quidem
melior sum quam ille in cujus corde Deus non posuit cognitionera Ejus quarn
in corde meo posuit. » Dixit [Jesus] illi : « Vere dixisti. Porrigo manura
tuam. n Et cum [homol manura suam ei dedisset, ecce continuo apparuit ut
'iKi MK IIAKI, ASIN. |86]
|>iilclierriimis viillu iiilcr omiies liomiiies rormaqiie praestiiiitissimns; Deiis
eiiim omiies [iulirmitates] (|uas lialiobat ali eo abstiilerat. Diseiiuiliis crgo Jesu
(queiu Dous salutet !) factus ost [homo ille] atque cum eo Dei servitio so ad-
dixit.
Nos docet auctor 1t. facluin lioc dominicum narralum inveniri apud lilirum cui litulus
Traditiones israelilicae cujus auctor, Waliah filius Munabbih nomine, saeculo Vil
vixisse constal, alque a religiono mosaica in moslcmicam conversus, inler mohammc-
danos divuijjasse dicitur uberrimam traditionum bililicarum tam Veteris quam Novi
Tcslamenti copiam quae postea apud complures scriptores, mysticos praeserlim, in-
veniuntur ailala. — Faciic aulem atque primo videtur intuitu nihil aiiud factum hoc
csse quam cong^lomerationem qiiamdam omnium fere miraculorum a Christo Domino
inter aegros et inale liabentes patratorum; si enim dacmoniacos jet hcmorriioissam et
iiydropicum et mutum excipias, vix omnes curationes apud Evangeliuin commemoratas,
in lioc uno aegro pcr Jesuni sanato eumuiatas videiiis atque congestas. — De quibus-
dam morbis iioc in loco citatis pauca dicere oportct. Vox Jj»i-, quam per circumloqiiium
« membrorum usu privatio » verti, importat, ul videri fas est apud Freytag s. v.,
« Languorem, aut claudicationem, sivc morbum quo quis semper considere cogitur ».
.Si autem idem verbum quaeras apud Dictionnri/ of the lechnical terins ab Sprenger
editum, ibi invenies inter arabes medicos iliud sumi tum ut « morbus ciironicus, qiiicum-
que sit » tum melius ut « paralysis membrorum aut corrugatio et ariditas pellis ». Cum
tamen, ut postea dicatur cumdem homincm affectum esse dupiici hemiplexia, vox ^U
sit adliibita, quae vox, ut asserit Dozy in suo Supplement, s. v., nihii sil aliud quaiii
arabica transcriptio vocis TrXni^ia sive paraiysis, ex his omnibus eruendum censeo non
de duobus morbis sed de uno tantummodo agi. Idem dicendum cxistimo de vocibus
^y} et >'-'^ quae uti synonymae videnlur adhibitae ad significandaiii lepram, quamvis
ultima duarum, /»'3-=. videiicet, proprie importet quoddam leprae genus, nempe
■■ elephantiam qua saepe, ul Freytag dicit, cxtrcma mcmbrorum exeduntur pereuntque,
reiictis albis vestigiis ». — Ut congruentia hujus dominici facti cum locis evangelicis
patefial, notandum quod in omnibus fere curationibus a Jcsu patratis contactus quidam
infirmi cum dominico corpore asseratur, sicuti etiain in hac narratione videri fas est.
Item, curationes in Evangeiio saepe narrantur a Jesu 1'actac in praemium fidei; hic
autem in praemium patientiae, quamvis non obliviscendum sit quod Jesus misericordia
videatur commotus, non tam propter infirmi caiamitates ejusque sufferentiam, quam
admiratione perculsus proptcr iliius in Dcum charitatem.
89. — Ih., IV, 256, 3 inf. — It., IX, 677, 4. v^ ^—^ 'J ^jj
c~; V pO Jy\ Jpu JUi ^)J\ j y\i fyj\ ^ ^\ ^LM^l ^-J ji; ^%J\
JJ\ Jl, ^^ j VI iwCl
Narratur quod .lesus {([uem Deus salutet!) dixit iiliis israel : a Uliinam
germinat semen? » Hesponderunt : « In terra. » Dixil [illis] : « Aiiien dieo
vobis : nou gerniiiialiil sapientia nisi iu corde quod sitl terrae similo. «
Nihil in i r. do fontibus arabicis luijus verbi. Qiiod ad illius attinct sensum, advertere
[STJ r-OGIA RT AGRAPHA. 417
oportet ab Algazele afferri uti testimonium ad demonstrandam necessitatem humilitalis
et contritionis ut devotus amorem Dei adipiscatur una cum charismatiljus quae ex ipso
amore proficiscuntur. — Cohaerentiam autem hujus verbi cum Luc, viii, 15 et aliorum
synopticorum locis in quibus parabola traditur seminantis semen quod cecidit in terram
bonam, nemo non videt. Cfr. n. kl .
90. — Ih., IV, 258, 16. — It., IX, 681, 3 inf. - M., 172, 9. ^jl
RC, 173, 13. — 1. RC. addit J,Uj. — 2. RC. wvli. — 3. Hinc ad finem usque omnia
desiderantur in RC.
Revelavit Deus Jesu (quem Deus salutet!) : « Ego quidem, cum perve-
niens usque ad intima [vel cor] alicujus servi [mei] nihil in eo invenerim amoris
mundi hujus et vitae futurae, tunc amore Mei iUum replei^o atque velut
amicum sub mea custodia tenebo.
Asserentibus Ih., It. et M., verbum hoc traditum est auctoritate cujusdam Abu
'Abd Allah filii Al-.Iala qui Damasci natus dicitur ab auctore It., sed quandonam flo-
ruerit ignoro. Sensus verbi sic ab auctore It. explanatur : « Nihil aliud insinuare hoc
vult nisi quod amor divinus sive charitatis virtus nullo modo consociationem aut partici-
pationem patitur, nec admiltit iii ainantis corde locuni ab alio quam ab amato occupan-
dum. » — Agraphum mihi videtur, etsi aliquomodo cohaereat cum Joan., xiv, 21, 23.
91. — Ih., IV, 258, 17 inf. — It., IX, 682, 19. (.^Ul <^U ^ Jl.
^ ^lj JUr k\^\ ^ UJl JUs JL^Vl ^l^l ^
Interrogatus fuit Jesus (quem Deus salutet!) de opere omnium excellen-
tissimo et respondit : « [Opus omnium excellentissimum est] grato animo
sese divinae voluntati summittere atque Deum amare. »
Nihil affert It. de moslemicis hujus dominici verbi testibus. — Notandum quod
apud It. verbum Moysi non vero Jesu tribuatur, quae quidem attributio, uti mendosus
calami lapsus ( ^y pro -««;.■=■), corrigatur absque dubio fas est; in margine enim
ipsius loci It. legitur recte ^j*-..-, non vero ^-y- — Quamvis agraphum omnino
videatur hoc verbum, evidentissime patet cognationem quandam habere cum illa Pauli
doctrina de charitate in sua epistola /* ad Cor., xiii, ubi ostendit charitatis praecellen-
tiam supra fidem et spem, reliquaque Dei dona. Conferas praesertim v. 13 : « major
autem horum est charitas ».
92. — Ih., IV, 260, 1 inf. <-^ ^^ \^j c-.i; jJ ^_^l ^>LJ1 <~b ^ JU"
It., X, 12, 14. — 1. h
^-
til8 MICIIAF.I. AS1.\. [881
Dixit Je^us (^(iucin Dmis sahilct!) : « Bciitus oculus (lui, duui souiuo sc
dederit, de pecealo nou cogitet, el dum a somno cxpergefaclus fuerit, sine
crimine [se sentiatj. »
Oe fonlibus luijus vcrbi Algazele anli^iuioiibus iiiliil aiiilnr Ir. affert praeter (]uam
quod apud Q. invenialur ipsissimis terminis. — Sensus verbi facile patet per contextuni
totiiis paragrapbi in (|Uo ab .Mjj^azcle a<i;ilnr de oorilis puritale seu de recta intcntione in
operil)us pietalis. — .\<^raplium omnino niilii videtur verbum lioc. (pianivis non lortuilo
et sine causa credo ociilian hic afferri lo(juendo <le intentione, similiter acin Matlh., vi,
22, 23.
'.»3. — Ih., IV, 267, 8. -kJl:- j oL-;. b^ -^^ f>^'' ^r** ^Jj 'j^ l5JJ -^
j\ Ulljj '&->J^jj *^\jfc^ /^ \yA£- U A_« \y:>aCi i- ^ !>■ *l»ia)l ^\ f»jf-*J fU» ("^
y.JJ^J^ jJl lj^-»jj ie-"^'^ f>^ wU«^l l_5^1 Jl^ f^'l j i-*^L-».'l .JLL> J ^^iJl
It., X, 28, (> inf. — 1. Ir. ..'. — 2. Deest aj' in It. — 3. 1t. aJ! pro J ponit additque
ut commentarium k)'o^t ^ ,Ls-^' ^l. — 4. Addit It. 2.!-\6 ^j^t. — 5. En alia littera
ejusdem verbi in Q. apud It. existens : .,!^j A.-U ^S^i Uy .,' >^LJt iJc [iSj ^ <Ss>3
JkTlj Jj^j 5li.-i, ^JJ-i J..J' >.".i3 w.\J> -^/ .,.^ JSh 'ool^ ..!^j ur:^'^ (t^^ ^^ vJ' J-*"
U^ ^j >t^'^ 'J^ J.->^l j' Jl-W •'^^r^J ^-^y. -^^-i^ wVJ.) .^ 5_PL»9 i,j3 ^^ «^-^ *-j'
Narratur de Zacharia (quem Deus salutet!) quod [aliquando] laborabat
cum luto in pariete aedificando [non pro seipso, sed] uti mercenarius artifex
quibusdam aliis [opus suum tribuens]. [Domiui autem sive locatores ipsius'
illi praebuerunt panem [/'(/ est cibum quotidiauuml suuin; ipse enim nou
manducabat nisi ex eo quod manus sua lucrabatur. Subito autem quideiu
homines ad eum introgressi sunt, quos quidem ad cibum ejus [cum ipsis
participandum] non invitavit. (lum igitur cibi sui fiuem facerel, admiratione
[homines illi] impleti sunt, eo quod liene noscerent et liberalitatem et absti-
ncntiam ejus, et quod pro certo haberent longe melius esse juvationem [sive
participationeni cum proximis" quaerere in cibo suiuendo quam sui tantuin
comniodi se curarc'. [Zacharias auUMu eoruiu cogitationes agnoscens] dixit
illis : (( Ego quidem laborem meum quibusdam doniinisl mercede locavi; hi
vero panem [seu cibuml luihi praebenl, ea uuMitc iil ;ul iaboranduin pro eis
fortior efTiciar ex cibo. Si vos ergo mecum [cibum meuml sumpsissetis, nec
vobis nec mihi satis fuissot, atque opcri a me praestando infirmus evaderem. «
Silit li de fonlibus moslemicis Imjus narrationis; tantum asseril ipsam apud !,>.
[89] LOGIA ET AGRAPHA. 419
inveniri sed aliquomodo diversam, ul, videri supra potest; haec tamen diversitas ad lit-
teram tantumniodo, non vero ad sensum, attinet. — Narratio haec allata est ab Algazele
in confirmationem thesis a se sustentatae, quae quidem sic se habet : Opus moraliter
indifferens in bonuin convertitur pcr intentionem qua soli Deo phicere statuimus ; unde
cibus, potus, conjugalis copula, aliaque opera moralitcr indifferentia, bona atque erga
Deum meritoria esse possunt si in eis exsequendis adimpletionem legis sive obligationis
tam naturalis quam supernaturalis intendimus. Sic, in casu, Zacharias bene meritus
est etiam per omissionem operis naturaliter laudabilis, nempe invitationis ad prandium,
quia omissione hac nihil aHud intendcbat nisi vires suas confirmare ut opus ad quod
jure naturali tenebatur melius praestare j^osset. — Nihil de hac narratione invenitur
(quod sciam) in evangeliis vel in scriptis apocryphis. Thesis tamen, in cujus confirma-
tionem adhibetur narralio, evangelica absquo dubio, vel potius paulina, est dicenda. Alga-
isel ipse [ibid., 266, 22) testimonium allert cujusdam voteris videnlis (^i.UJ! (ja«j) sive
scriptoris mystici (de cujus nomine et religione omnino silet auctor It., X, 26, 8) qui
dixisse traditur : « Ego quidem supornaturalem intentionem in unoquoque opere
offormare vellem, etiam in cibo meo, in potu, in somno atque in ingressu ad latrinam. »
Nemo autem non videt hanc sententiam perfecte cohaerere cum illa Pauli exhortatione
(/" ad Cor., x, 31) : « Sive ergo manducatis, sive bibitis, sive aliud quid facitis, omnia
in gloriam Dci facite. > Cfr. Ad Colos., iii. 17.
94. — Ih., IV, 273, 11 inf. ^ ^WI U (.^Ul <-,U '^ j>.jl^l Jl»'
It., x, 56, 5. — MA., 61. 7 inf. — Q. apud 1t., Ioc. cit. — 1. M.\. addit ^y .fi,.
— 2. Q. J^5 y, i^ j_^bk^l U i.!3t ~j , L). — 3. It. addit J^oJ!. — 4. It. addit ^^Ut ^^.
Apud Q. autem sequentia inveniuntur quae in lii., It. et MA. desiderantur : ,.f*i 'yU
j!_^! ii jsjz ti'j , ^U! ji^ Jj J^j jz. \]i\ ^j^. tj^^ ^l.!! Jls J^j j.i A! ^U!
.UJIyt J.i JUj- JJ! ^L Lv j;^^ _^^IU UjiJ bj^l
Dixerunt apostoli ad Jesum (quem Deus salutet!) : « Quisnam [dicendus
erit] opus bonum sincere et absque simulatione operatum esse?« Respondit
[Jesus] : « Ille qui bonum opus propter Deum (qui exaltetur!) operatus
est, non cupiens ut ab aliquo hominc propter suum opus laudetur. »
NuIIus testis antiquior Algazele verbum hoc tradidit (quod sciam) praeter auctor Q.
qui quidem, uti supra monui, saequentia addit : " Dixerunt j apostolij : « Quisnam autem
[dtcondus erit] pure propter Deum (qui magnificetur et honoretur!) operari ? » Respondit
i.Iesus] : « Ille qui ea quae sunt Deo debita praepoiiit omnibus quae sunt debita homini-
bus, et si quando duae res ei offerantur, quarum una hujus mundi sit, altera autem
vitae futurae, tunc opus Dei [operari] incipit anleipiam opus hujus mundi [faciat]. » —
Quod ad sensum hujus verbi attinet, notandum quod ab Algazele afferlur in confirma-
tionem doctrinae a se traditae circa virtutem quam mystici mohammedani Ikhlds appel-
lant, id est, opus moraliter bonum in cujus executione nihil aliud ab agente intenditur
nisi Deo placere Eique adhaerere, omnibus aliis intentionibus, tam hujus munJi quam
vitae futurae, quae Deus solus non sint, omnino exclusis atque rejectis. — Hanc simpli-
420 MICIIAKI, ASI.N. t<)0|
cem el puraiii iateiilioiiem soli Deo serviendi iioii diihiiim exislimo ex doctrina cvange-
lica procodero, uli videri potesl tum in locis Matth. (vi, 5, 6, 1(J-18) et parallclis, iii
quibus hypocrisis damnatur, tum in illo didagmate vore parabolico {Matth., vi, 22-23;
Luc, XI, l^4-'i(>) dc oculo simplici, quod omiies intcrpretes, Auf^-ustinus pracscrtim, dc
munda et siiiiplici inlentione iii operibus bonis iiitelliyuiit.
95. — Ih., IV, 286, 1. i|^.l ^ «^l (.>LJI L^ ijj j, ^^ ^ ^S3j.
IjLvj» VI IjILLU U JUs Iaa C-Us J aJ JJdS [^J A£. C-iaiLi ly.SAS
It., X, 101, 1.". inf. — 1. It. w^.
Narratur de Joaiine filio Zachariae (quos Deiis salutet!) quod, transiens
prope muliorem, caiii iinpulit, at(|uc [im|iulsionis vi] mulier ore prono [iu
lcrram] decidit. (^)uidam ergo dixeruut illi [scil. Joaniii] : « (^)ua de causa lioc
fecisti? » Ille autcm respondit : « Non putavi eam esse aliud nisi parietem. »
Ne verbitm quidem apud It. invenio de fontibus moslemicis hujus facti. — x\b
AlgaEclc alTertur uti exemplum e.vtaseos sive alienationis animae a sensibus propter ejus
absorptionem in contemplatione Dei. — Optime cohaeret cum evangelica Joannis elTigie
cujus pudicitiam tam christiani quam moslemici scriptores laudibus efferunt.
96. — Ih., IV, 288, 7. — It., X, 106, 11. jmVI ^>UI a~U ^_^ JU"
«..JU ^l <L<C9 dLU J.<Cil y>\ij •u:j-U <*-£• jLi-l ^lj wlj' iJjij jLu-l ^l ^y^
Dixit Jesus (quem Deus salutet!) : « [Omniaj opera ad tria reducuntur :
Opus cujus rectitudo manifeste patet; illud sequere. Opus cujus malitia
manifeste patet; illud devita. Opus [cujus moralitas] tihi apparet dubia; illud
commenda sapienti [qui dubium dijudicare sciat]. »
Auctor It. nos docet traditum esse verbum lioc dominicum a duobus scriptoribus
moslemicis, .\l-'Iraqi scilicet et Al-Taberani, qiiorum posterior sacculo \ tloruit. Ambo
autem non sua auctoritate illud referunt, verum testimonio sulTulli Ibii '.Vbbas, cujusdam
nempe Mahometi socii; monet tamen auctor It. non satis constare de vi et veracitate
tcstis hujus, uti fulcimentum ab ambobus allati (wi-x^ .'..u-i. — Agraphum omnino mihi
videlur.
97. — Ih., IV, 305, 14. — M., 106, 9. L '^^ ^,, ^J jyj^y^^ Jl»'
»,Uij 1^50 C^-aJ l^pi Aikl. jiS •yA ^ JU» CLU.. *^'l (J^jVl ^_j.^ ,S^ <L'I »-JJ
It., X, l(i3, 1 inl'. — M., 58, h. — 1. It. om. ^y ,,^. — 2. Kn aliud veibum
liuiccc in sensu simillimum, apud M. cxistens : jJ' J"^ ^' >-l.J' x..U ,^x .^ ^, ,
.l^' Ssi Si ^ ^ jk;;j,.o .,!s' .r'^ L^— .vi» .t;*' »;^ J
[91] LOGIA ET AC.RAPHA. 421
Dixeruiit apostoH ad Jesuni filiuni Mariae (quem Deus salutet!) : « 0 spiri-
tus Dei! Estne ([uidam liodie tibi similis super terram? » Respondit Jesus .
« Utiqne : ille quidem cujus locutio sit Dei invocatio, cujus autem silentium
sit meditatio, cujus denique intuitus fluxus sit lacrymarum, ille quidem erit
niilii similis. »
Apud ipsum 1h. asseritur verbum hoc dominicum esse traditum auctoritate cujusdam
Ta'<is filii Kisan yemenitae, f|ui quidem extrema mortuus est senectute anno 1(11
Iiegirae, initio scilicet saeculi VIII J. C. — Aliud, ut jam supra monui, dominicum
verbum Imicce siniillimum apud M. occurrit, (juod sic se habet : « De Jesu (((uem Deus
salutet!) traditur dixisse : Pietas in tribus sistit : in locutione, in intuilu et in silentio.
Omnis ergo homo, cujus locutio pro objecto habcat aliquid quod non sit Dei invocatio,
vane quidem ct non rccte loquutus erit. Omnis autem, cujus mentis intuitus in alia re
(|uam in pia suimet admonitione consistat, sua ipsius negligentia fallitur. Omnis denique,
cujus silenlium non in meditatione versetur, illusione deceptus operam perdet. » —
Agraphum esse ccnseo verbum hoc, (\\utd de Christi Jesu imitatione intelligendum
videtur.
98. -- Ih., IV, 325, 12. — M., 60, 2 inf. J^ lil ^%J\ U^ ^ jl<j
Loj iJwl»- ^^iai bAlC Cjv»J|
It., X, 231, 4inf. — 1. Kn alia lectio huicce quoad sensum similis, apud Ix. occurrens :
Dum mortis mentionem apud Jesum (quem Deus salutet!) quidam faciebat,
illins \&nL Jesus] cutis sanguinem stillabat.
Nos monet auctor Ir. traditum esse factum hocce dominicum, ante Algazelem, ab
Abu Bakr fdio Abu al-Dunyi (saec. IX) in suo tractatu De Morte. Aliam postea lec-
tionem affert ipse, quae non dissimilem huicce in sensu esse videtur, cujusque traditor
primus esse dicitur Al-Shaabi qui initio saeculi VIII luit vita functus. Kn cjus versio :
<( Dum apud Jesum mentionem diei extremi judicii quidam faciebat, voce magna Jesus
clamabat dieebatque : « Filio Mariae non decet ut apud eum mentionem quidam faciat
« diei extremi judicii. " Et [continuo ille qui fuerat locutusj silebat. » — Nemo autem
non videt de agonia Christi in horto atque de sudore sanguinis hic agi, uti a solo Luca,
xxii, 44 describitur. Cfr. n. 101.
99. — Ih., IV, 326, 6 inf. — It., X, 239, 10 inf. — M., 56, 13 inf.
(*t L?~t^ Jlii ^jji lyi __,~j !sl3i:__<.j ,_L«ji>_ iii-Jij ^if- ^!>UI «u-li. j-—^ 1«— -j (_Li
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1 'Ol « ^l C-».^ O-'!. L« , >i-i jV» >-JJ
422 MICIIAKI, ASIN. [92]
Dicilur quod, «luni Jpsus (quom Dous salulef!) sodorct, quidam sonox
laborabat oum ierroa pala qua torram submovobat. Dixit autem .lesus [iiilia
se] : « 0 Deus! Evollc ab co spem! » Et [continuo] deposuit senex palain
[super terraml atque in latere decubuit. Hora autom transacta in (|ua
sonex nibil (nnnino laboravit, dixit [denuo] Jesus [intra se] : « O Deus!
Reddo illi spom! » Et [continuo] surrexit [sonex] opusque rosumpsit. Tuno
Jesus ouin do sua agendi rationc intorrogavit. [Sonox vero] rospondit iUi :
« Dum ego laborabam, ecce anima mca dixit mihi : « (^)uousque hiborabis,
« cum jam sencx sis provectae aetatis? » Et [conlinuo] palam [in terram] projeci
atque in latere decubui. Postea vero dixit mibi anima mea : « Per Deum !
tt Tibi quidem opus est res ad victum necessarias [acquirere], dum [in mundol
« suporstes maneas! » Et [oontinuo] ad palam [resumcndam] surrexi. »
Unus Abil Bakr, lilius .Vbii Al-Dunya, riui saec. IX iloruit, adducitur in It. ut
traditor liujus narralionis, Algazele prior. — Quod ad illius sensum attinet, per con-
textuiu totius capitis evidenter apparet : agitur enini de rejicienda vana fiducia vitae lon-
gioris ad perfectionem spiritualem ai^lipiscendain; hac de causa ab Algazele in medium
afferuntur (]uamplures tum prophetaruni luin sapientum sententiae et exempla, quibus
homo ad mortis memoriam in mente semper habendam veliementer excitatur. — Notan-
dum quod vox j'.js— ~>-', (]uam psr /erreain palam verti, proprie sibi velht -< instrumen-
tum quo lutum removetur », non vero Hgo sive sarculum ad terram effodiendam. —
Locus quidem omnino agraphus videtur esse.
100. — Ih., IV, 330, 7. — It., X, 251, 17. \^ V ^>L.ll Ut ^ Ji;
^j. ju-v ij.»v >^ r^V
Dixit Jesus (quem Deus salutet!) : « Ne solliciti sitis rebus ad victum neces-
sariis in crastinum. Si enim crastinus dies intra terminos fuerit vitae vo-
strae [a Deo praefinitos], alimenta vestra una cum torminis vitae vestrae
procul dubio ventura sunt. Si autem [crastinus dies] non fuerit intra ter-
minos vitae vestrae, tunc nolite solliciti esse terminis vitae proximorum
vestrorum. »
Traditus dicitur apud Ir. locus iste a quodam scriptorc, nomine .Vhmad, qui niea
quidem sententia nemo alius nisi Ibn Hanbal (saec. IX) essc debel. Ilic autem non sua-
met ipsius auctoritate vcrbuin trailit, sed lostimonio fulcitiis cujusdam Iraditionistac,
Sofyan nomine. Cum vero 1 1 . sileat de iiujusce Sofyan lognomine el patria, nescio utrum
agalur de cufico Sofytkn filio Oyayna (saec. IX) an de alio etiam culico Sofyiin fdio Sa'id
al-Thawri (saec. VIII). — Aperte liquct verbum hoc dominiium cum illa evangelica
sententia congrui qua nos docet Jesus (apud Malth., vi, ?>\\ improbain torrenarum sollici-
ludinem, praesertim futuraruin, deponere dobere. Congruit ot vox arabica '^♦^•v', '!""*'
quidem, sicut et graeca (ji6:i|xvr;oY)Te, soHuili sitis signilicat.
[93] LOGIA ET AGRAPHA. 423
101. — Ih., IV, 332, 2 inf. ~ It., X, 259, 1 inf. ^^L-.'l Uc ^ JU"
cJi~s- ■Xa.-i Zj V».]! ^.'»> i_,5s_)l ii,A ^c j^ jl }[i^' <UJi Lc.il 'yjj)y>z}i\ ^,JL«.<i L
Di.xit Jesus (quera Deus salutet!) : « O turba apostolorum! Rogate Deum
(qui exaltetur!) ut levem facilemque milii reddat istam ebrietatem, scilicet
mortis [agoniam]. Adeo enim mortem timeo, ut parum absit quin timor mortis
meae pavore me interficiat. »
Locus traditus, ante Algazelem, auctoritate Ibn Abi Al-Dunya (saec. IX). — Evi-
dentissime cohaeret cum dominicis verbis ante horti orationem prolatis apud Matth., \\\\,
37-13 aliosque synopticorum parallelos locos. Congruit praesertim phrasis ■^~>^^ ^-
(|uae quidcm litteralis versio videtur esse graecae veritatis euk; SavaTou. Cf. n. 98.
102. — Ih., IV, 334, 2. — M., 109, 4. — It., X, 264, 13 inf. jl ^jj
\>\ 4,131 ■y^j {, C^\sa 4.U1 jiL ^^y^i^ JLaJ 4.1^^ Wr^ i».5>t«.:>=> ^ (»>1~J1 ^J^ l?~^
^ ^y^_i iS^jrr^ ^y^i ij?'^ J-^ er^*^ j ^V ^^ ^ '-^3 '-^ j^3 ^^
0.^3 j^ t_r^VI '«tUi ^^.. jl^ L. C.J L3 4?^i jl^ o_j^ll dLL' j^ jl^ L. cJ Li Ol
Narratur quod Jesus (quom Deus salutet!) trausivit juxta calvariam [sive
cranium] quam pedis sui ictu pepullit dicens ei : « Loquere cum Dei permis-
sione! » Ipsaque profecto sic locuta est : « O spiritus Dei! Ego quidem
rex eram tali tempore; dum autem in regno meo sedebam, diademate
coronatus, exercitibus meis circumdatus atque familiarium servorumque
meorum juxta solium regni mei astantium caterva protectus, ecce angelus
mortis irruit in me, eoque appropinquante omnia membra mea a motu
cessarunt. Et statim anima mea in occursum ejus e corpore exivit. Heu!
Tunc quidem cognovi quo devenire oportebat illa familiarium intima mecum
connexio : in disjunctionem scilicet! Tunc etiam cognovi quo devenire
oportebat blanda illa hominum societas et consuetudo : in solitudinem
scilicet! »
102^"-. — S., 18, 5 inf. c>i— 'I ^U ^^ ^_ ^ jl oLUl^Vl J ^jj
Ll A.L'1 ^jj L ^llLs A<<:s jl La^lj Ij^:, k^^^ y, j| <:=^L— J=^ J ^a L^
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^!>LJ1 i^ ^^^ ^^gXj JL jvU^ Yl L»i (_5-^^ Lo
424 \IICH.\KL ASIN. [9'il
Narratiir iii liltro riii liliilus liinlilioiics ismeliticat' ijiioil .lcsus lilius .Mariac
(quein Heus salutct!), cluiu iii quadam peregrinationuni suaruni ilcr taceret,
transivit juxta calvariam cariosani tjiiuin nl loquercliir iiuperavit. Ipsaijue
profeelo sio loouta est : « () spiiitus Dei! Ego (juiJciii rex Vemen fui,
Ralnam iilius Hafs nomine, qui mille annos vixi, inille filios lialtiii masculos,
millo item virgines stupravi, mille oxorcilus iii liii^am oonjeci, mille gio^antos
oooiili, inille deuiquc urlios oxpugnavi! QuiounKjuc igilur me [iiuncj vidcal,
imllo quidem paoto a muiidi liujns vanilate decij)iotur, siouti ego ipse decep-
tus sum. Niliil oiiim aliiid liiit [vita meai nisi iit somnium dormientis! «
Et Jesus (queiii Dous salutet!) lacrimatus est.
102'^''. — S., 19, 3 inf. ^.^-U «UVl ^ ^ J >^U ^ C^ ^3 ^*^*
J <i)l ^jj l A^ls^l aJ JliLi iy>^ k^JAs. CULa i»i.t*j.L, jts-\ -^ Jl jl f>A-J\
^Lji_ii k_.JUijJl 'yA <rij Lj [>jJ>u -...,«■' <^s>iiA^\ iiv* jjl?.' ".M> ji J\jS aJjI cJl~
oj^ v_JI c.3=iJslj ,i,jJjZ-lj o- ^M c.jLt ^i iJ^\ -r-jj L cJlii ^Ji*: ■»i'l lyikiLi
Jls <.><ijlj \Als c^s^cJj <r^..ii>-lj ^jJl c-»^3 jL>- ^i)! c~l3j ^i-^ ^-^'1 ^J^3
iJL_.j ^^1 j^ »jLj1 U; ^-Jl l-i.,.! -v>l J) jJL^ ^^1 ^_ rJli» j^ -i-il Li ^V
1^1 ^Jl J jjl JL.J^jj ^'Ij ^^^>1 J VI A.l*i d>U J jjj A.ui
Dixit Wahal) filius Munabbih : In quibusdam prophetarum (quos Deus
salutet!) libris legi quod Messias transivit juxta calvariam horribilem,
magnam, cariosam. Dixerunt autem ei discipuli sui : « O spiritus Dei! Si
Deum (qui exaltetur!) peteres ut calvariam liano loquola donaret, fieri
poterit ut mirabilia quae ipsa [in hoc mundoj vidit nos edoceret. » Quod
cum .lesus faoeret, Deus (qui exaltetur!) ut calvaria vocem proferret elTe-
cit. Sie vero locuta est : « 0 spiritus Dei! Ego quidem inille annos vixi,
Hlios genui, mille item expugnavi urbes, mille exercitus in fugam conjeoi,
mille gigantes occidi, fortunam uli sociam inecum duxi, oaiiujue expertus
fui, ejusque vicissitudinos atquo inooustantiain tentavi. Xiliil autein vidi
saevius, quam pravum virum opprimentem probuin; iioquo quid aliud utilius
in hoc inlortunato saeculo invoni, quam pationtiam in nialis jierfcrondis atquc
mutuain inter homines pacem; noo unquam vidi hoiuines perire nisi proptor
aviditatem et conoujtisoentiam; gloriam aulcm iiiveni [in hoc tanlum sistere^ :
in eo (juod quis sua sorte sit contentus. »
102"""'". — It., X, 264, 8 inf. ^ ^%J\ <-U ^ j\ jUVI ^ Jb'
i-ljj jJJl ^j l. Jl»j [y^ L>cj»l. [yX^ «_i-»»» *^ "»-«—'") ^•^J^ ^* 1,-^L.' Z.'\^ -*J»
1,
4
[95] LOGIA ET AGRAPHA. ^25
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Dixit Kaij al-Al\lil)ar quod Jesiis ((|iiem Deus saluletlj transivit quadam
die per Vallem Judicii; erat autem dies illa, dies veneris, vesperis jam
factis, liora vero quasi tertia post meridiem. Et ecce invenit calvariam
albam, cariosam, cujus homo mortuus jam inde fuerat a nonaginta et qua-
tuor annis. Stetit ergo [Jesus] juxta illam stupens dixitquc : « O Domine!
permittas [quaeso] calvariae huic ut lingua hominis viventis milii loquatur,
sicque me edoceat quodnam perpessa est supplicium, quampridem mortua
est, quidnam oculis suis ipsa vidit, quomodo fuit vita functa, quemnam
denique deum adoravit. » Dixit [scil. narrator] : Vox igitur de coelo ad
Jesum pervenit dicens : « 0 Spiritus Dei, ejusque Verbum! interroga illam;
ipsa etenim tihi responsum certe dabit. » Preces tunc suas Jesus effudit,
caput dorsumque semel atque iterum inclinans. Postea vero appropinquans
ad illam eique manum imponens, dixit : « In Dei nomine et per Deum! »
Respondit calvaria : « Optimum nomen Invocasti et precibus in Deum fusis
te adjuvisti! » Dixit Jesus : « 0 calvaria cariosa! » Respondit illa : « Ecce
tibi adsum obediendo parata! Peroptime tibi sit! Interroga me de omnibus
quae tibi in mentem venerint! » Dixit [Jesus] : « Quam pridem es mor-
tua ? B Respondit : « Anima nequaquam post vitam invenitur, nec spiritus
qui annos computare possit. » Vox tunc [de coelo] usque ad Jesum pervenit
dicens : « Jam hinc a nonaginta et quatuor annis mortua est. Interroga
ergo illam. » Dixit [Jesus] : « Quibusnam in adjunctis es mortua? » Re-
spondit : « Ecce, dum ego quadam die sederem, irruit in me quaedam
426 MICIIARI. ASIN. [96]
rea veluti sagitta de coelo projecta quat> iii ventreni incum veluti ignis
ardens penetravit. Talis tuno deveni qualis honio in fervena halneum
intrans, ojusquc ardore in angustiam rcdactus, qui quidem anholitum suum
palpando cajital, limons no anima siia pcroat. » i*rosccutu3 est [scil. iiar-
rator responsionein calvariao] : a Venit tunc ad me angelus morlis cum
quihusdain adjulorihus suis, quorum facios similes crant faciehus cauum in
doserto conimorantiuin, dentes eoruiii sicuti accipitiis [rostrum], oculi eorum
volut flamma ignis ardentis, in eorumque manihus clavas [gestahant] ferreas,
quihus faciem et tergus meum retundehaut ; evellentes donique spiritum
meum, detraxerunt illum a me; quem quidein angelus mortis super prunam
ex prunis Gehennao imposuit; atque in quodam cilicio inferni invoUitus
usque ad coehmi suhLitus est spiritus meus; sed coelum, portis cU\usis
ante me, [ductorihus ineis] prohihuit spiritus mei aditum. Vox tunc ad mo
pervenit [dicens] : « Reddite animam hanc improham in nocturnum hospitium
« et sedem commoratiouis suae » etc.
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[97] LOGIA ET AGRAPHA. 427
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i^ ^v-^j >— i! J Vli-9 ^l-iJl 1-Jj» ijU Li^J >rJii jVjJ^lyl jV T^j^ jUlj •^t-;,..,I1
oLL:u 'L-J IjL» ^liJl _,U1 j_^l L».jjM .i,_^ J .rJls LjJI j1.> J i>LJl ^j-^jL'
jjij^_ (jj^-iilj ^ J Vlii w'lJ-«Jl I-La JjU L».jJ cJH iJv*^ Jr* -'^'j o^-^y^ o^
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jL J CjLclJa.Uj ^ ;J VLii ^lijJl Iaa 'fj L».^J oXaJ /^-ftljjlj /t*J_v«-- /r°
_;JL. «J JLij ^'., ^^^3 JL-^ lil-9 *..UJ1 ^Ul J\ L»yw ji.^ J' ..rJli LjJI
Jlii ^^ Jlj>VI J^ vr.-.lj3 ^IJJI i-V-i J 4J LI3 4,01 ^^j L aJ c.-«;li J^LJl
olH I_^j1 A.U1 ^jj L .jUi ^.^^ L <.U1 jiL c.ii jl ^L-l («MJI 4„L ^-^
411 XjAi Lj-, <0 UijJ oj lAl~-Li IjJ A.U1 ^ji LjJI jb ^l ^iy^ jl ^!
PATR. On. — T. XIII. — F. 3. 28
428 MICIIAEL ASIX. [98]
Menioratur (Dous autem solus voruni scit!) quod Jesus (quem Deus
salutet!) trausivil quadam dic pcr Vallcm qucm \'allcm .ludicii vocant. Et
eccc invenit calvariam albam cujus ossa caric jam cranl infccta. Albedine
ergo illius slupefactus iuit. llomo autem [cujus illa calvaria fuerat] mortuus
jani indc crat a duobus ct septuaginta annis. Dixit ergo Jesus (quem
Deus salutet!) : « O Deus meus! Ego quidem Tc deprecor, (o Tu quem
oculi non vident, nec [hominum] opiniones [noxa] afTiciunt, nec descrip-
tores ulli describere possunt!) calvariae iiuic permittas ut me edoceat
quanam ex gente fucrit orta. » Deus itaque revclavit ei [scil. Jesu] : « 0
Jesns! Loquere ad illam; ipsa autem, potentiae meae virtute, tibi respon-
debil; potcns ctenim ad omnia Ego sum. » Dixit [narrator] : Lustrali ergo
aqua se ablucns Jesus (quem Deus salutet!), orationem peregit, duobus
capitis dorsique inclinationibus additis. Postea vero appropinquans ad illam
dixit : « In Dei nomine misericordis et clementis! » Hcspondens autem
calvaria, lingua diserta, dixit ei : « 0 Spiritus Dei! Optimum nomen nomi-
nasti! » Dixit ei Jesus (quem Deus salutet!) : « Per Deum magnum, te
deprecor! An non me docebis ubinam [nunc sit] pulcliritudo et albedo
[corporis tui], ubinam caro illius atque adeps, ubinam denique ossa atque
spiritus? » I^espondit ei : « O Spiritus Dei! Quod ad pulchritudinem
albedinemque attinot, pulvere sunt vitiatae; carnem vero atque adipem,
vcrmis consumpsit; ossa autem carie jam fucrunt infecta; spiritus deniquc
in duro suppliciu apud infernum manet. » Dixit oi Jesus (qucm Deus salutet!) :
« Por Deuni magnum, to deprecor! Quanam ex gente orta fuisti? » Respon-
dit oi : « O Spiritus Dei! Ego quidem ex gente sum orta, super quam Deus
iratus fuit in hujus mundi mansione. » Dixit ei [Jesus] : « Quomodo vero
supor vos Deus iratus ost in liujus mundi mansiono? » Respondit ei : « O
Spiritus Dei! Misit Deus ad nos prophetam qui veritatem nobis revelaret :
nos autem de mendacio arguinius illuni; itom praccepit nobis erga Doum
obedientiam : nos aiitem contra Deum roboUes fuimus. Tunc Deus super
nos immisit pluviam fulminibus [niixtam] por annos septom et menses sop-
tem et dies septcm. Quadam autoin dio irruorunl supor nos ([uidam angoli
ex angolis punilionis, t[iiornm unus(|uistiue duo ilagolla, altorum fcrrcum,
altcrum vcro igncuin, secuin portabat. Ncc inora intorjocta, coopit unus
ex eis spirilum constriiigero moum tle altera in altorain mcmbrorum coni-
paginem, de arteria in artoriaiii, ustpu' iluiii iii spiiiliim gutturis perveuit. »
[Sic postea] prosecuta est calvaria : « lllico tum lotondit [ad me| nianum
suam angolus mortis et spiritum iiiiiiiu dotraxit. » Divit ei Josua (qucni
[99] LOGIA RT AGRAPHA. 429
Deus salutet!) : « Pcr Deum magnum te precor! An non mihi describes
angelum mortis? » Respondit ei : « O Spiritus Dei! [Ecce angelus mortisl
manum alteram in oriente habet, alteram vero in occidente; caput ejus
usque in summum coelorum culmeu [evehitur]; pedes autem ejus usque in
imum septem terrarum limitem [perveniunt]; inter genua sua mundum
hunc [cojnplcctitur]; res omnes creatae ante oculos ejus [sunt]. » Prosecuta
est [calvaria] : « O Propheta Dei! Postea vero, hora tantum transacta, ecce
vencrunt ad me duo angeli tiigri atquo caeruleis pracditi oculis : vox eorum
sicut tonitrum erat veheuientcr sonans; oculi eorum sicut fulgur velox;
capilii eorum breves et crispi; dentibusque suis terram scindebant. Ambo
autem interrogaverunt me : Quisnam est Dominus tuus et propheta tuus
et antistes tuus? Tunc, o Spiritus Dei! exterritus sum ab eis et respondi :
Non est niihi alius Dominus nec propheta nec antistes praeter Deum no-
strum. llli autem dixerunt mihi : Mcntitus es, o inimice Dei et inimice
tuimetipsius! Et continuo flagellaverunt me clava ferrea ita vehementcr,
ut ex vi ictus crederem ossa mea omnino esse confracta et carnem meam
laceratam. Denuim projecerunt me in abyssum Gehennae, ubi tormentis
afTecerunt me, usque duni Deus voluit. Cum autem ego ita [illic] manerem,
ecce duo custodes angeli, tabelliones scilicet qui opera a creaturis hoc in
mundo facta in libro adnotant, ad me venientes dixerunt : O inimice Dei!
uobiscum venias usque in mansiones habitatorum paradisi. » Prosecuta est
[calvaria] : « Perveni ergo cum illis ad portam primam ex portis paradisi ;
et ecce [vidi] paradisum octo habere portas ex laterculis aureis et argenteis
structas; terram item [pavimenti] illius, nmscum odoriferum esse; herbam
vero, crocum; lapillos autem, margaritas jacynthosque; fiumina denique,
lac, aquam et mel [manantia]; cives et vicinos ejus, stellas esse, intra [fir-
mamenti] habitaculum inclusas [?], opus Illius qui gloria et honorificentia
praeditus est [scil. Dei]. In eis igitur, o Spiritus Dei! gavisus sum; sed
[continuo angeli] dixerunt mihi : 0 inimice Dei et inimice tuimetipsius!
nihil boni in mundi hujus mansione fecisti et [tamen cogitas ut] haec omnia
tibi sint [parata]? Quinimo nobiscum venias usque ad mansiones habita-
torum inferni. » Prosecuta est [scil. calvaria] : « Perveni ergo cum eis usque
ad portam primam ex portis inferni, in qua serpentes et scorpiones sibi-
labant, et dixi eis : Guinam est supplicium hoc? Illi vero responderunt mihi :
Tibi quidem et omnibus qui orphanorum bona injuste devorant. » Prosecuta
est [scil. calvaria] : « Perveni postea cum eis usque ad secundam portam
et ecce [in ea vidi] homines per barbas suspensos, sicuti canes [alligatos],
sanguinem et pus coram semetipsis bibentes, et dixi eis [scil. angelis] :
Cuinam est supplicium hoc? Illi vero responderunt mihi : Tibi quidem et
omnibus qui in hujus mundi mansione vinum bibunt et quod lege prohibitum
est manducant. » Prosecuta est [scil. calvaria] : « Perveni postea cum cis
430 MICIIAKI, ASIN. [100]
iisi|iio ad lertiaiu |i(irlaiii cl ooco lin oa vl(li| hoiiiiiios por (juuriiiii dia i<^iiis
iutroiliat ot por i|)sorum auos ejj^rodiebatiir, ct dixi cis f.vnV. aiigolisl :
(luiuaiu csl suppliciuiu lioo ? Illi vero respoudcnml iiiilii : Tilii (piidfiii >■[
oiiiuibiis (|iii |)udioas ooiijiiges siias ooiitiimoliis allioiuiit iu liiijus iiiuinli
mansiouo. » l*roseouta esl [calvaria] : « Perveni postea (uiu ois us(|iio ad
([uartaiii porlaiu, ef ccce [iu oa vidil miilicros por caruiu liiiguas suspousas
ot ox (piaruiii fauoibus iguis egrediolialur, ot dixi (us [sril. aiigolis] : Cuiuaiu
cst suppliciuni lioc:' IUi voro rospondoruiit luihi : Tibi quidem ct oiiiuibus
ipii oratiouom [a legc praeccptam] iu liujus muudi mansioue praetermitluiit. »
Prosecuta est [calvaria] : « Pervoiii postca cum eis usciue ad ijuiutam portain,
et ecce [in ea vidi] mulieres per suas oomas suspeusas, duiii subter [ipsaruiii
corpora] iguis [ardcbat], ct dixi eis [scil. angelis] : Cuiuam est supplioium
lioc? lUi vero responderiint mihi : Tibi (piidem ot omuibus (pii aliis quam
ooujugilius suis se exornaut iu hujus niuudi.mansione. » Proscouta est [cal-
varia] : « Perveni postea cum cis usque ad sextam portam, et ecce [iu ea vidi]
muliores per comas suas ueonon et ora suspensas, et dixi eis [scil. augelis] :
Cuinam est supplioiuni hoo? Illi vero responderuut inihi : Tibi quidem ot
mulioribus pravis luoribus corruptis in hiijus mundi mansioue. » Prosocuta
est [oalvaria] : « Pervoui postoa oum eis us^iue ad septimam portam, et occc
[in ea vidi] homines, subter quos altus putcus [erat], cui dicitur infortuuii
puteus, et iu quem projectus sum, o Spirilus Dei! Hoc (piidcm in puteo
ego in liujus supplicii augustia [nuno vorsor] terribiliaijue (piampkirima
expertus sum. )) Dixit Jesus (quem Deus salutet!) : « Pete a me, o calvaria!
(piidcpiid vclis, oum Dei licoutia. » Dixit illa : « () Spiritus Doi! Roga
Deum pro me ut iu hujus muudi inansioneiu me roduoat. » Igitur [Josus^
rogavit Deuni pro oa, et [Deusj eam rcvocavit ad vitaiu proptcr Jesum,
illi reddens adacquatam [oomploxionem corpoream], per omuipotentiam Dci
(qui laudibus efforatur!). Adhuo autein por auiios duodecim [calvaria] vixit,
Dei servitio addiota, una cura Jesu (quem Deus salutet!), us(|uo dum cognitio
certa, hoc est mors, ei supervenit. Mortua quidom fuit veram proliteus fidora,
ideoque Deus per suam miscricordiam posuit illam iutor paradisi oives-
(Juintiiplici redaclione, ul viilisti, factum hoc dominiciim ad nos usiiuo perviMiit,
([uod scio. Iii duas autem, uli vocant, fainilias distribui possunt : Una quideni, tpiao
redactiones Iii., Ir. (X, 204, 8 inf.) et CA. complectitur, utpote a Ka'b al-Akhbar
(saec. VII) originem trahenles, sicuti ab auctoro Ir. asseritur in eo saltein ipiod ad rc-
dactiones Iii. ot Ir. altinet. Iledactio vero apud C.\. occurrens videtur esse iion modo
siniilis redaclioni Ir., veriiiii cliain ipsius coiuplementuin et perrectio. .iltera vero fa-
milia duas relicpias redacliones apud S. occurrenles amploctitur, ipiae ambo, uli auctor
ipse S. adverlil, per \\'ahal) filiiim Miinahhili (saec. VII) seu, (pnxl idem esl, per auc-
toreni libri cui lilulus Tr/niitioncs isracliticae, Iransmissae siiiil. Iiiiliuiu aliae redac-
tionis occurrit etiam apud Ir. (X, 265, H), ex tradilionibus (pioipic Ka'Ii derivatae, scd
cujus fabula ah omnihus hic Iranscriptis (piodaminodo dilTorl. Kn ojus versio : >i rrausivil
[101] r.OGFA ET Ar.RAPHA. 431
Jesus juxta calvariam albam et di.Kit : « 0 Doinine calvariae hujus! vivifica illam! »
Deus autem revelavil ei : « Averte faciem tuam \scil. ab iilaj. » Quod cum [Jesus] faceret
ct [post paullum oculos suos in calvariam] iterum converteret, ccce [vidit loco calvariae]
senem |in tcrramj procumbentem atque olera colligentem. » Quem quidem senem Jesus
interrogal de omnibus iilis rchus de (|uibus in redactionibus supra transcriptis agitur. —
Niiiil de lioc dominico facto apud Kvaiigelia invenitur, praetcr ea ipiae ad morluorum
resurrcctioncm a Josu peractam attinent. Nec mirum; siquidem lioc ipsissiiniiiii iactiiin
apud V/fiiK Pdlra/n (edit. Roswcydi, Lugduni, l(il7, pag. 401 b, 408 b, 499 a, 503 b et
Migne, Pair. nracca, t. L.W, col. 280) de Abbale Macario calvariam interrogante narra-
tum inv(!nies. Quae quidem graeca narratio, triplici redactione praedita, fons esse videtiir
arabicae narrationis It. (X, 264, 8 inf.) et CA., potius quam reliquarum redactionum. —
Redactio alia invcnitur apud Syros, cf. Rubens Duval, La litleratiire sjjriaque, Paris,
1907, p. 111 : « Ilistoire d'Arseniiis, un rui d'Kgyp(e que Notre Seigneur ressuscita pour
en faire un ascete chrcitien ». — Ncc praetermittere debeo legendam hanc (sicuti illam
quae supra siib n° 54 posita est) apud moslemos hispanos inter cliristianos com-
morantes — vulgo nioriscos — ila divulgatam fuisse, ut quaedam ipsius redactioncs
lingua vernacula sed arabicis litteris scriptae ad nos usque pervenerint, uti videri
fas est in opusculo jam supra (suli n° 54) laudato in quo R. Menendez Pidal de hisce
duabus fabellis earumquo fontibus cliristianis erudite disserit. — Omnia denique ferc
adjuncta quae in descriptiune lum angeli mortis, tum duorum punilionis angelorum,
tum animae interrogationis et llagellationis ab hisce angelis factae, tum animae
itineris iisque in coelos et infernos (quae quidem praesertim apud (L\. invenies), ex
fonlibus moslemicis proculdubio scaturire censeo : in traditionibus etenim moham-
mcdanis non paucis, animae e corpore exitum, ejusque ascensionem in coelum et in
infernos descensum ipsissimis pene verbis narrari, exempli causa, videbis vel apud
Kitab Sharh al-sudur, al-Suyuli auctore (edit. Cahirae, 1329 hegirae, pag. 22),
vel apud T., i, 18, vel apud MA., 69. Topographia tandem portarum septem in quas
infernus distribuitur necnon damnatorum in unaquaque supplicium in traditionibus
passim moslemicis invenitur. Nihilominus, cx quibusdam Novi Teslamenti apocryphis
ideam angeli niorlis lluere credas, si oculos convertas in ms. Sahidicuni (Or. 7025) a
Wallis Budge nuper editum [Coptic Martyrdoms..., Londres, 1914) in quo de Abbaton
sive Mouriel, mortis angelo, loquitur.
103. — Ih,, IV, 383, 14. ^^jj ^—- a_^ ^ ^ ^>L.!I ^U ^^ JU"
Dixit .Icsus (quem Deus salutet!) : « Quam multa corpora sana, vultusque'
splendentes [«/ est, formosi] et linguae disertao, cras in medio stratorum ignis
[inferni] clamabunt! »
Nihil in It. (X, 520) de fontibus hujus verbi moslemicis invenio. Agraphum ([uidem
est.
HISTOIRE NESTORIENNE
(CHRONIQUE DE SEERT)
Patr. OR. — T. XIII. — F. 4. 29
Nihil obstat,
R. GIUFFIN.
PERMIS DIMPRIMER
Paris, le 22 juillet 1918.
E. ADAM,
Yic. gen.
i
"t"
HISTOIRE NESTORIENNE
(CHRONIQUE DE SEERT)
SECONDE PARTIE (II)
PUBLIEE ET TRADUITE PAR
M^^ ADDAI SCHER (n i.,
ARCHEVEQUE CIIALD2EN DF, SEERT (KUnDISTAN)
Aveo le concours de
ROBERT GRIVEAU
ABCmVISTE I'Al.|f,Or.RAPIlE
(.jjl diL ^yyj
^_yi)i ;«-« TtX^I A^ll ^3 J^J •^'-^Lit' -t/^^J «_»— Jl (_! tJLr*>^^ Jj-ajl 7t»t«»J
j»^l JuLiU .l_^j l^y^lj ^j^r^ j=-^y} ^\ ^bj o->)l -^ (*>' ."Tj^VI ^y
i«9^ (jv^' -^^ (^' oO^ idr* (v-^'j ^' cr*r" (n^ tst"^ ^^~y^ cr^-^ li>jj-« ♦ p. 124.
<;c.U>c..ij Lij».» (^Ljs jj-yjL_JaJ ^V-J' LJj .L(^ i^Jt* LiJls i^W (Jl IjjL^sj «-oL*
C)L.j ssA* dLLJI >i|^_ ^l «J ^yC J <;V dtL»j jl bA» (j^ t/^jb '^.^ '^jj
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XLI. HlSTOIRE DE TlBERE EMPEREUR DES GrECs'.
Cet homme regna cn 885 d'AIexandrc ; il favorisa Ics pauvres, defendit
la croyance a la dualite de natures dans le Christ et chassa les heretiques ".
De son tcmps la paix fut rompue avec les Perses, k cause des Armeniens, qui
se revolt^rent contre ceux-ci et implorerent la protection des Grecs'. Dieu
fit triompher Tempereur des Perses et des autres ennemis. Les Perses
envahircnt ensuite Resaina {Ra's el-'Ain)'' et les environs de Nisibe. IIs devas-
terent tout le pays et emmenerent les habitants en captivite. Tibere {Tthdryoih)
envoya contre eux Maurice {Moriqa), le chef de ses armees ; il fit soixante-dix
mille prisonnicrs et les cnvoj^a dans rile de Chypre {Qoiiprous). II repoussa
encore les Perses, qui avaient repris roffensive et envahi les regions de la
Cilicie {Qdli^iyyn). Tibere, s'etant rendu compte du merite et de la bravourc
de Mauricc, lui donua sa fillc cn mariagc, et, n'ayant pas de fils pour le
remplacer sur le trone, il le designa pour son successeur. II mourut apres un
regne de neuf ans, dont cinq ans avec Justin {Yoiisttnd) et quatre ans apres lui.
1. Cf. The Third Part of the Ecclesiastical Histonj of John Bishop of Ephesiis...
by W. Cnreton, Oxford 1853, p. 168 et sq.; Chronique de Micltel le Syrien, ed.
Chabot, tom. II, p. 338-339; 343; 354. — 2. C.-a-d. les Monophysites. — 3. Cf. ibid.,
p. 395, 403 et sq.; Evag., lib. V, cap. i et sq.; Barhebrseus, Chronicon Syriacum, ed.
Bedjan, p. 86-90. — 4. II y a ici une incorrection ; il devait y avoir aussi le nom d'une
autre localite, si la particulej n'a pas et6 placee par erreur devant Resaina.
438 IIISTOIRE NESTOUIENNE. [118]
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l*A_y^lJ .jlxUI ij^ ijjliaJlj <iJ'LwVI ^^ jjl rl^. ^^l '-i/>» •^'■* ci («O^'
1. .^L\x.wl ex «.^11/ jacuit, requievit. — 2. .'^ Dominus meus.
XLII. — IIlSTOIRE DK IsOYAIIIi dArZOUN LE TRENTIEME C.VTHOLICOS '.
Cet homme etait originaire de Bcith 'Arbaye ; il etait erudit et ver-
tueux ; il avait une taille parfaite et un bcau visage ; il avait fait ses etudes
a Nisibc ohez Abraham rinterprete", auquel il avait ensuite succede dans
la chaire dinterpretation', puis il fut choisi et consacre eveque d'Arzoun.
Le roi Hormizd lc connaissait et Taimait ; car c'etait lui qui le renseignait
sur les mouvements des armees grecques.
Apres la mort d'EzechicI le catholicos \ quelques-uns de ccux qui
s'etaient reunis pour choisir un catholicos, elurent Job [At/youb) rinterpreto
dc Seleucic {Al-Maddin) et lc parent de Mar Narsai ; les autres choisirent
Iso yahb evcque d'Arzoun. Le roi, k qui on venait de rendre compte de
la situation, onlonna que reveque d'Arzoun fiit consacre catholicos ; ct
s'etant ciiquis de la fagon dont il devait etre consacrc, on lui repondit quil
etait ncccssaire de convoqucr les ^veques et les metropolitains. II Ics lit
donc appeler et leur imposa de consacrer Is6'yahb patriarche^ Cclui-ci,
accompagnc des evcques, se pr6senta devant le roi, auqucl ils rcndirent
1. Cf. Mari, p. 50; Amr, p. 4^»; Barhebr., Chron. Eccles., II, col. 100; Guiili, L'n
ntiovo leslo siriaco siiUa storia degli ultimi Sassanidi, Loydo, 1891, p. 7-0. — 2. Yoir
ci-dessus, n" XVIII. — 3. Cf. A. Sclier, liarljadbsabba Arbdya, Palroloi^ia Orientalis,
t. IV, p. 389-390 el 401. — 4. Voir ci-dessus, n" X.XXVI. — 5. En la premi^re annce de
llormizd (579) et en 892 des Grecs (581) ('Amr, 6d. Gism., p. 44-45) ; en 582, son synode
ayant eu lieu en 585, en la quatridme ann^e de son pontilicat [Si/n. Orient., p. 391, n. 3).
[119] XLII — IIISTOIRR DE ISOTAIIB D'ARZOUN. 439
a,u j^ j^ ^r t^jUJi f^i <;v ^^1 dUi iiii-ij .(v-^y^ vi Ciji i_^_ Vj » i-.
S_,i^l ^ji^i <,JlL\ ^jiaJ U_y'l3 jj.!j-ttj J^''! Ja^' ''^I-J° ' J-« ^\J" *^' Ji
.[^-«aS&« \VJy^ j— 'J *^J j^-^" J 'V r^~^- '^ ^y.^-*-»^'
jJb^ XsJI ^jLc-M lilUI ^l^ k_,vUJIj j^l (^L»^3 ^jiiJiJi i^ j5j\ 'S.j^ . u^
1. (v;Jj!/" ex i)V( mysteria.
grftces, et qui les renvoya a leurs sieges combles d'honneur. U ecrivit meme
aux gouverneurs d'agir d'apres Tavis des eveques dans les questions de droit
et dans les autres affaires et de ne rien faire si ce n'est suivant leurs
conseils. Les niages s'irrit6rent dc ce que plus que tous les rois persans
il iionorait les chretiens.
En la quatrieme annee de son pontificat, il composa pour Jacques
{Ia'qoub), eveque de Tile de Dirin, vingt-deux ' canons, qui contenaient
ce dont il avait besoin pour radministration de son diocese. II expliqua
en abrege les saints mysteres'.
Nisibe et 'Ana etaient deux villes limitrophes des Grecs et des Persans.
Kosrau Parwez attaqua son pere Hormizd, lui creva les yeux^ et, grAce
aux soldats, s'empara de rompire. Mais apres sa victoire et la proclamation
de son avenement, ii fut contraiut de fuir devant Bahram, le commandant
des armees, et d'avoir recours a l'empereur grec, qui lui donna des
troupes et le rendit maitre dc l'empire, comme nous en parlerons en
1. Ebedjesus de Nisibe (apud Assemani, B. 0., III, i, p. 110-111) donne le meme
nombre. Mais le Synodicon Orientale (p. 424-451) n'en contient quc vingt. — 2. Ici
notre auteur fait-il allusion aux canons que le patriarchc adressa a I'eveque de Dirin et
dans lesquels il explique les saints mysteres, ou bien a un ouvrage different? Is6'yahb
dans la lcttre adressee a Jacques, parle dun autre ouvrage qu'il avait compose, etant
encore dans recole de Nisibe, sur le bapteme et le saint sacrifice de la messe [Syn.
Orient., p. 420). 'Amr et Mari lui atlribuent eux aussi un traite sur les sacrements. Ebed-
jesus de Nisibe (apud Assem., III, i, p. 108) lui attribue encore un traite contre Euno-
mius, un autre contre un eveque heretique, une apologie et des lettres. — Ici notre auteur
ne mentionne pas le synode que tint ce catholicos en 585 et qui a ete publie par Chabot
[Syn. Orient., p. 390-424). — 3. Notre auteur declare ailleurs que les grands de Tempire
detronerent Hormizd etlui creverent les yeux (voir ci-dessous, n° XLIII).
\->.
V. 12
440 iiisTomr-: nf.stoiuenne. [120]
U aXv»- ^-*-^ Lo ix,L»Jl ^>*^l) (v^ ij'.yf!^\ ^^j^i cij'' *-^ y^ iT-fy^ v_*»-L»
JL>»;i jo j»ij 4JI ^^uiiA. Jj ' ivi''^^' ^J^ k.<-^lj ^j^^ .^^ ■^^ ^%JS k_i-9jj
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detail'. C.oinme a .son retour triomphaP on lui dressait des tcutes, Ic
catholicos Isoyahb lui dressa lui aussi trois tentcs', devant lesquelles il se
tint, pret k le saluer'. Mais lc roi sc montra fache contre le catholicos ct
nc voulut pas le rcgarder. Sur son ordre les eveques tcnaient dans les niains
du musc recherche, de rambre exquis, du camphre, du safran, des bois
d'aIoes des Indes et des cassolettcs; le roi n'entra pas sous la premiere
tente. Le catholicos, qui tcnait k la main du myrte, un cedrat et unc
cassolettc, s'empressa de se rendre k la deuxieme tente. Le roi ne voulut
pas y entrer. Le catholicos etait dans la perplexite; les soldats de Maurice
commeuQaient a murmurer a la vue de ce manque d'egards. Le roi, qui s'en
apergut, dit alors au catholicos : « Tu as fait trois mauvaises actions, dont il
faut te punir. Premiercmcnt tu n'es pas venu avec moi cn terre grecque ; tu
n'as meme pas envoye un evequc pour m'accompagner. L'empcreur Mau-
rice m'aurait beaucoup plus honore. Tu n'es pas meme venu me rejoindre
dans lc pays des Grecs, ou tu savais bien que j'etais arrive et regu par
Maurice. Deuxiemement tu ne m'as pas dresse une tente comme il fallait.
Enfin tu as prie pour rusurpateur Bahram. » Puis le roi se dirigea vers la
troisieme tente et il y entra. On tint sa montnre par la hride. L(n-squ'il fut
1. Voir ci-dessous, n° XLIH. — 2. II s'agit ici de son triomphc sur Bahram, apr6s son
retour de chez rempereur Maurice. — 3. Ne s'agirait-il pas ici d'arcs de triomphe"? —
4. Cf. Un niiovo testo siiiaco sulla storia degli ultimi Sassanidi, ed. Guidi, Lcyde,
1891.
[121] XLII. — HISTOIUE DE ISCYAHB DARZOUN. 441
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120.
sous la tente, il s'adressa au catholicos et lui dit avec colere : « Penses-tu
que tu pourras echapper par hi rusc que tu viens d'employcr k la punition
dont tes crimes t'ont rendu digne? Ou bien crois-tu que j'ai ignore que tu
as ctendu les mains pour prier pour Bahram, qui s'etait revolte contre moi?
— Je n'ai prie, lui repondit-il, que pour le roi. J'ai souhaite que les hommes
echappassent k la tyrannie de ce mechant esclave. — Je suis entre, lui
dit-il, sous ta tente et j'ai agree tes compliments; et, pour repondre aux
trois questions que je t'ai posees, je te donne trois jours de delai. » Puis
il ^tendit la main, prit le cedrat des mains du catholicos, qui pria beaucoup
pour lui, et il continua sa route.
Au bout de trois jours, il lui demanda quelle etait sa defense sur les trois
crimes qui Tavaient courroucc. « Ce qui m'a empeche, lui repondit-il, de
t'accompagner, c'est que tu es parti pendant la nuit sans que je m'en aper-
Qusse; d'ailleurs, le jetine aurait empeche ma suite de m'accornpagner dans ce
voyage; et j'ai redoute de voir reffusion du sang de mes coreligionnaires.
Cest encore la meme cause qui m'a empeche ensuite de rejoindre le roi en
terre grecque, parce que si j'avais quitte mon troupeau, Tadversaire rebelle
Taurait su et aurait verse le sang des petits aussi bien que celui des grands.
Or mon devoir est de le sauver en lui donnant ma vie, et non pas de me
sauver tandis qu'il est menace de perir. Enfin, Dieu, qui connait les inten-
tions et qui sonde les coeurs, m'est temoin que je n'ai prie que pour le roi;
442 IIISTomE NF.STORIENNF:. [1221
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1. «^J' e.\ Mol-i llironus, tribunal.
j'ai prie pour la consorvation ct la sucurilc du roi ct pour raircrmissomcut
de son pouvoir. Commcnt me serais-je permis de prier pour cclui que je
connaissais pour rebelle a son maitro? La priere que je faisais, je l^ollrais
dans mon cceur pour celui qui etait digno d'6tre appele roi. — .J'ai accepte,
lui repondit le roi, tes excuses, et j'ai rejet^ les dcsseins que j'avais imagines
contre toi. »
Les Grecs etaient mecontents de lui (du patriarclie) parce quc, quand il
etait eveque d'Arzoun, il rensoignait le roi Hormizd sur leurs mouvements.
Isd yahb tomba malade et mourut en la cinquieme ann^e ' de Kosrau Parwez.
Hind, fille- d'En-No'man, fils d'eI-Moundliir, roi des Arabes, rinhuma dans
Teglise qu'elle avait construite a Hira, dans le milieu du choeur, oii ou eleva
sur son tombeau un banc en formo de croix. Cette eglise ost connue aujour-
d'hui sous le uom do Couvent de Ilind. Son pontificat dura quatorzc ans
suivant les uns, quinze ans suivant les aulres^
1. En 594/5. 'Amr (p. 49) place sa mort en 596. — 2. Soeur d'En-No'man d'apres Mari
(p. 56) et Un nuovo teslo siriaco, p. 9; cf. Tal)ai-i, p. 347 et 349. — 3. II y a a remarquer
ici que notre auteur n'a riun dit sur une ambassade de ls6'yahb I aupres de rcmpereur
des Grecs, dont Mari et 'Amr parlent avec tant d'eloges. Ces deux annalistes ont con-
fondu 156'yahb I et Is6'yahb II.
[123] XLIII. - RESUME DE CE QUI ARRIVA A HORMIZD. 443
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XLIII. — Resume de ce qui .vrriv.^. a Hormizd P.JlR son fils
KoSR.VU ET \.k C.VUSE DE CES EVENEMENTS d'aPRES LES ANNALES ROYALES ' .
Hormizd avait envove le commandant de ses armees Bahrani Sobin
{Djohin) pour combattre les Turcs; il en avait triomphe et avait envoye uu
riche butin i Hormizd, qui honora fort le trioinphateur. Mais les courtisans
jaloux le desservirent aupres de lui cii disant que le butin envoye etait bien
mediocre k Tegard de celui quil avait pris pour lui-meme. Or le roi, en
recompense de tant de services, lui envoya une chemise rouge et un fuseau
rauni de la boule qui le termine : « Un homme comme toi, lui fit-il dire, ne
doit avoir qu'un pareil accoutrement. » Cela mit Tarmee en colere et la porta
II se revolter contre le roi Hormizd. Bahram, ayant rcQU Tordre du roi de se
presenter devant lui, se mit en rcvolte et partit pour Rai ou il fit Irapper des
pieces de monnaie, sur lesquelles il grava le nom et limagc de Kosrau
Parwez, fils de Hormizd, et les envoya furtivement a Seleucie (Al-Maddin),
ou, les ayant vues passer entre les mains du peuple, des gens en informercnt
le roi, qui resolut de faire arreter son fils. Gelui-ci I'ayant appris, s'enfuit
dans TAdorbedjan.
1. Cf. Un nuovo testo siriaco, p. 7; Tabari, p. 370, 430-431, 478-487. Evagrius,
lib. VI, cap. 15; Theophyl., lib. IV, cap. 2.
444 IIISTOIRF, NF.STOUIKNNF,. [124]
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1. Cod. ,-,^.
Hormizd avait trait^ rarmcc avcc rigucur et s6verite ; il avait confisqud ses
biens, tu6 ses proprcs freres, arrfite les chefs, dont il avait confisque les vil-
lages, et bi\ti k Huzistan et k Maherdja des cachots, ou il avait jctc les
iiotahlcsde son royaume, auxquels il donnait^ mangcr du pain mele de gravier,
ct i\ boire de Teau saumatre. On Tarreta et on fit cherchcr Kosrau Parwez et on
le nomma roi. L'armee, craignant les ruses de Hormizd, hii crcva lcs yeux.
Bahram Subin, ayant connu cela, rassembla les troupes et marcha (vcrs
Seleucie), faisant semblant d'etre irrite de ce qui etait arrive au roi. Parwez,
ne pouvant tenir contre lui, s'enfuit et se rcndit aupres de Maurice (M6rtf/i),
empereur des Grecs, pour solliciter son secours contre Tusurpatcur dc son
trone. Maurice lui donna en mariage sa fille Marie et lui donna destroupes;
il vint a Seleucie, mit Bahram cn fuite et triompha; et ainsi il devint le seul
maitre de Tempire. Nous avons dejii racontc ' commcnt il traita Isoyahb le
jour ou il entra victorieux sous les tentcs que.cehii-ci hii avait dressees. D6s
lors il Taima commc auparavant et Fhonora-. H eut les memes egards et
de meilleurs encore pour le cathoUcos Sabriso'^
1. Voir ci-dessus, n" .\LII. — 2. LWnonymc publie par Guidi, p. 9, dit le contraire
et nousmontrerarchiatre Timothee de Nisibe decrier le catholicos aupres du monarque
(cf. ci-dessous, p. 482). — 3. Voir ci-dessous, n" LXV, p. 483-485; n° I,\V11 et suiv.
[125] XLIV. - HISTOIRE DE RABBAN ELIE. 445
J^jJl j^ ^_A; Jj^l ',^1 ^^ i^JJl Lf!l ^j^j ^ ^i Cy
J»;_^l dUi Jjlj •u.ily jlkJI t^b LJs .^VI "iCs ^_^,->i)l ■^) Jjpj UyJi C^
jiCj ,^_j:J J=J\ -UJj ^I J^ tt^-J ly>>^ i_^VI 5iA* Cj^J ."CAc ^;^ I^j
J.,yt> «U j ^«^jjl J^ Cj^ "^y^ ^y^\ j (^gljj «Jl JLa^I ^^»^1 p"" .'C!A-a.
^^jdl J^L ^a^l ^^j-t._l «Jl JLouj .♦«'l./.l jU ^^ljS '4» (v-jj -jlj^^yl ^j-^ J.
1. ►ojihabitatio, monasterium mioa». — 2. Cod. sJ-^aJ^. — 3. xoivoSio; coenobita \^t^. —
4. Coenobium |a^. — 5. Forte J.^_»J' ^j-=. — G. Forle .,-vJI.
FAITS QUI EURENT LIEU PENDANT CETTE EPOQUE
XLIV. HlSTOIRE DE R.VBBAN ElIE*, QUI FONDA A MoSSOUL
LE MONASTERE CONNli SOUS LE NOM DE DaIR Sa'iD'.
Ce saint Elie, apres avoir fait ses etudes k Hira\ sa ville natale, se rendit
aupres dc Mar Abraham ', dont il regut riiabit monastique. II servait les
cenobites. Un fou, qui se tenait 4 la porte de la communaute, lui donna un
violent soufllet sur la joue; le saint lui presenta 1'autre jouc. Le denion,
ayant vu son luimilite, se retira de rhommo, qui fut immediatement gueri. Ce
miracle ayant ete connu des freres, Elie abandonna le couvent et aUa dans le
pays de Ninive, oii il se retira sur une montagne pres du Tigre. II y avait la
une foret pleine de betes feroces. Le saint les en chassa par ses prieres; il
batit dans ce lieu, qui est pres de Mossoul, un monastere pour les moines qui
s'etaient groupes autour de kii, et y etablit la reglc dc Mar Abraham.. Ce
couvent fut fonde au temps de Hormizd, fils de Kosrau Aiiosirwan'. II guerit
un enfant paralyse des mains, que lui envoya Iso yahb, eveque de Balad, qui
fut ensuite Catholicos".
1. Cf. Lc Livre de la Chastete, ed. Bedjan, n" 19; 'Amr, p. 49; Histoire de Thoinas
de Marga, lib. I, cap. 9, 10 et 14. — 2. C'est-a-dire : Couvent heureux. — ^ 3. A Nisibe
(Thomas de Marga, loc. cit.). — 4. Voir ci-dcssus, n" XVIIl. — 5. Hormizd IV regna de
579 a 590 (voir ci-dessus, n" XXXVII). — 6. Voir ci-dessous, n" XCIIL
'.4(5 IIISTOIRK NKSTOHIKNNK. [120]
«Lm <\jLi> y^l iL ^^iJl i^^ j ^j».ij ^jj ■*^l ^-^ oU iv' ..5l>ljl.s io-L l_^
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i!>l-i)lj fj^\ ^j>U .J^lc d viJo) ■<Sy~' ■3ij»^^ -*-U!l Jjtl ^ (j-'-*^^ ^-^J*
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^^ !s.5Vjl JjA^j (^I/^ J^ ^Llu-I LJ_) .Ajjli* ij .sjij ^U-j^l ^jll CiJI^ |JjJI
1. ^. inagister noslt-r ^i. — 2. ^J^^' a/oXr; pa
Pnim).
Ce saint avait le caract6rc violent des Arabes'. Quand il se vit afTaibli, il
confia les afTaires k Hnanis6'*, qui fonda un couvent dans la r6gion de Dara-
bad. Apr6s sa mort on i'ensevelit dans le monast^re qu'il avait b^i'. Que
Dieu sauctifie son Amc et que ses pri6res soicnt avec nous.
XLV. — IlisToinE Dii R.\iiii.\N Bar 'Edt.\\
Ce saint 6tait originaire de la r^gion connue sous le nom de Ninive". Sa
m6re etait sterile; elle s'appliqua au jeune et a la prierc, frequentant rcglisc
ct suppliant Dieu de lui accorder un enfaut. Dieu exauga sa priere, commc
il avait ecoute Hanna", et lui donna un fils, qu'elle appcla Bar "Edta, nom
qui signifie : fils de rEglise. EUe le voua k Dieu comme Hanna avait vouc
Samuel'. Quand il eut grandi, il alla a TEcole de Nisibe, ou il rencontra Mar
Abraham*, dont il se fit le disciple. II s'attacha k lui comme lonathan s'etait
attacheA David", et, apres avoir suivi avec succ6s ses legons, et re^u de ses
mains le costume des spirituels, il se retira dans une cavernc pour y vivre dans
la solitude. Apres la mort de Mar Abraham'", et la disporsion dc ses enfants,
1. Cf. Thomas de Marga, I, ch. 9-10. — 2. Voir ci-dessous, n" LXXXV. — 3. Ce
couvent est encore debout ct se trouve a une heure a Test de Mossoul. — 4. Cf. Lc Livre
de la Chastete, n° 15; notre Analyse de la Vie de R. Bar 'Edta (Extrait de la Hevm de
1'Orient chretien, t. XL 1906, p. 403); Etude suppleinentaire sur les Ecrivains syriens,
n" XIV. — 5. Du village de Raspa sur TEuphrate ( Vie). — G. I SamueL i. — 7. Ibidem.
— 8. Sur ce personnage, voir ci-dessus, n" XVili. — 9. I Sam., xviii, 3 el suiv. —
10. Abraham mourut en 588 (voir ci-dessus, p. 135, n. 1). Sa Vic dit que du vivant
dAbraham, son maitre, il sc rendit en Marga.
[127] XLVl. — mSTOIRE DE RABBAN SIMEON. 447
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® •^i UjIj Ij-u^" (♦jri_j-L^ (♦^lr^J ^j^j^' ^^y5 j^^ ij^-^j
. jjj«jji Jj)J ^^ * P. 13G.
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yJI iLlJl A^j ■•^i/?- ^_^l J «sjj •'^jj; o^ ^j^ J^^ "^^ -*-»;. ^-l^U ^_^ ^lslj
1. v^OwVsw ex |tf- novus. — 2. ^S'^ ex pvao. memoria, commemoratio. — 3. Sic.
dont Rabban Bar 'Edta etait le premicr-n^, celui-ci, accompagne de plusieurs
moines, se rendit k la montagne de Marga, oii il convertit beaucoup de
Kurdes et bAtituu monastere, ou il etablit une petite communaute de moines.
11 mourut le dimanche de Quasimodo ', jour oii chaque aunee on fait sa com-
memoraison, et il fut inhume dans son couvent. Plusieurs saints personnages
sortirent de cecouvent; entre autres Simeon {§em'oun), foudateur du couvent
de Senna-, Rabban Yozadaq', Rabban Hormizd ' et Jean {Yohaima) le
Persan^. Que leurs prieres nous fortifient toujours. Amen.
XLVI. — HisToiRE DE Rabb.vn Simeon*.
Cet homme etait originaire de Cascar. II sortit de son pays pour chercher
Dieu le Tres-Iiaut. Ayant rencontre un fleuve sur sa route, il fit sur Teau le
signe de la croix et le traversa, comme s'il eut marche sur la terre ferme;
cela eut licu avant quil fut moine. II alla trouvor Rabban Bar "Edta', et
se retira non loin de lui dans une grotto, oii il se nourrit longtemps du
fruit d'uu arbre appele dabouta^ 11 gagna ensuite les bords du Jourdain,
1. Litter. Dimanche nouveau. — 2. Voir ci-dessous, n" XLVI. — .3. Sur ce person-
nage, voir Le Livre de la Chastete, n° 91. — 4. Voir ci-dessous, n° XCIX. — 5. Sur ce
moine, voir Le Livre de la Chastete, n" 113. — 6. CL Le Livre de la Chastete, n° 08. —
7. Voir ci-dessus, n° XLV — 8. Je n'ai pas pu identifier ce nom; on pourrait encore lire :
dnouta ou dyouta, etc. Peut-etre, dyouta pour \k>\i et |u, figuier.
• P. 137.
/|/.H IIISTniRI-: NKSTOMIKNNR. [128]
.^JLLJI J^l jly^ jJli,li .^jVI ^- jK- ^ O^i Jlt ^ jl ^AiJI Iaa
\a c^j>- l,A»-l j^ .»Ia^I «Ly . j_ptJLJIj »UVl J>^ ctiilsM Ji»-I ^ C)j \
. O v*i U ■<■>.' j JvjJi
JjJj . J^_^l Ci-L. a;I |vUJ .Sy A <:c ^ltj ljj>. bUatl Jb-J <."jli« ^l jLaJ /ilsj
jlJ^I Uj .CLj o J^lj jJl Ul (.11 J ;jL,jVl jJ^ Jj; U^ jJJI dJi Ol
. Li <C« A:>u J \»^y* 'jA JliiVI
^j • a~" ^-^ i^ ^-'*** «i J^J • (jv^' L^-»^ (^^ csr^' "^.^^ '-^ v_ikS-lj
1. .(-A-* G.x v—iiji Apostolus.
et y demeura en adorant Dieu; il se nourrissait des I6gumes qu'il semait
lui-meme. Une fois les sauterelles qui avaient ravag^ la region, se dirige-
rent vers le potager dont le saint tirait sa subsislance ; celui-ci cria devant
elles d'une voix forte; et aussitot elles s'arreterent autour du jardin et
r^pargnerent. Mais le saint, ayant prefere ensuite subir Tepreuve avec lcs
habitants de la contrde, pcrmit aux sauterclles de ravager le potager. II
v6cut encore pendant un certain temps de ce qui lui restait des legumes,
jusqu'^ ce qu'il n'y en eut plus. N'ayant alors rien k manger, il eprouva vio-
lemment la faim. II pria en disant : « Seigneur! c'est par amour pour toi
que les prophetes et les apotres ont ^te mis k mort et que les martyrs ont
ete mis en pieces; c'est encore par amour pour toi que j'ai abandonnu le
monde et que je vais soulfrir la mort. »
Aussitot qu'il se leva (de sa priere), il vit un homme entrer chez lui dans
la grotte; il lui donna du pain et disparut. II sut que c'etait Tange du Sei-
gneur. Le pain descendit pour lui comme ctait deji dcscendu le pain de la
veuve.au temps dii prophete Elie'. II cn mangea longtemps; mais des ([u'il
voulut clianger de rctraite, il n'en trouva plus trace.
A rinstar d'IIabacuc", il fut enlev6 et se trouva en terre persane. II
habita une grotte dans la montagne de Scuna% ou il fonda un couvent et y
1. Cf. I Rois, XVII. — 2. Cf. Daniel, xiv, 35 et 36. — 3. En syriaque u»; elle cst
appelee aussi >j>^iro (-^"1 -_$'^')- )• Hoffmann [Ausziige aits sijrischen Akten persicher
Martyrer, p. 189) la place a tort sur la rive gauche du Tigrc, un peu au-dessous de rein-
bouchure du Grand Zab. Elle se trouvait sur la rive droile du Tigre vis-a-vis de rem-
bouchure du Petit Zab (voir Histoire de Thonuis de Marga, lib. V, cap. 1(5; ed. Bedjan,
p. 329).
[129] XLVI. — HISTOIRE DE RABBAN SIMEON. 449
V, 4JI ljju»I^ls jl~*;Jl; i_^ Jt^ij .^.iVjl ^-*^ C^" a::'!>' V (^-^-> Ir*^ '^^
^J d)U (Jx9J .<A5^C« jj.4 (jraiit^J *^li '*J1 Ji-.5 \i\ *JM> j^, ji ^^'J "LLLs-
®^I>J1 J. <; <JlL ' j\^ L <£. dji <J1 M^ ^li JuUl * P. 138.
OsJj C-lj ^^ ij.a,U>ti |V*A_=>J \JsLjJI »LV1 |_ji«) jj _>aI]1 Iaa J^ >>s^j
ijLftJi j^ •'^ IJjili jLjt^l !s3Ai.-3 ^:^ L»^?^ tJ^ iijiic-3 l-\jJji C^ !sj_i^_^3 ijipj
kAj iAj \. bl-atj \Jl.S Is- /jj, iLS iziL_i jl_^_JI JlU jjtj ^1«^' JJJL Aj^AALij
.ULl ^*jJL />li'li 4„U-.i L^-i' Jl-*^' -*li) \J-oj*!l ij^3 /f.« (^'•f="j Jl-H^b .i^-*j ,j^^. V
A^" .jiso J vjl^^.^Vl jljl i-Ji .^.-v. ^ic ^fii L<>3 _)JuL)l lij^ <Lju L. -JjsLi^
1. '? Ikj-i.. — 2. LiU^ ex mj-, ffratia, misericordia.
etablit des regles pour la dipection de ses enfants. Les moines, ayant entendu
parler de lui, se rendirent aupres de lui de toutes parts. Yazdin', fils de
Sata", s'etant plaint au Saint des mauvais traitemonts du gouverneur de
Beitli Garmai (/W(//Vnv/i('), cclui-ci lui donna du hnana'\ lui conseillant de
le porter sur lui quand il paraitrait chez le gouverneur, pour qu'il filt a
Tabri de ses injustices. Yazdin le llt ; le gouverneur lui montra de la sym-
pathie et Texempta des inipots qu'il lui reclamait.
Les demons jaloux fondirent une fois sur lui, et apres lui avoir rase la
tfite et la barbe, le garrotterent, le frapp^rent durement, et rattacherent k
un arbre. 11 resta ainsi jusqu'4 ce que les moines, layant apergu, le firent
descendre. Les moines le voyaient passer les nuits en priere et trans-
porte hors de soi comme un homme ivre, de sorte que son manteau tombait
de sur ses epaules et son baton de ses mains, sans qu'il s'en aper^ut. Un des
notables des chretiens, gouverneur des provinces traversees par le Tigre,
passa par le couvent, oii il resta quelques jours. Ayant vu les osuvres du Saint
et les miraclos qu'il operait, il ne voulut pas le laisser la, mais au moment
de son dcpart, il robligea de descendre avec lui. Le Saint, qui etait dcja
1. Cest Yazdinle grand argentier du royaume de Perse, qui, sous Kosrau II, exerga
une influence preponderanle a la cour (voir ci-dessous, n° LXXXI). — 2. Ou plutot
Samta. Samta, lils de Yazdin (voir ci-dessous, n° XCII ; Guidi, Chron. Anon., p. 23),
serait appele du nom de son grand-pere. — 3. m^_ qui signifie « gr^ce, misericorde »,
pourrait etre traduit par les mots « Pate de reliques » ; il designe une sorte de p:ite
ferme, coupee en fils et composec de poussiere des tombeaux des Saints, d'eau et d'huile
benites; les Nestoriens en usent surtout dans les maladies.
PATR. OR. — T. XIII. — F. 4. 30
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1. jLCi ex u^xLo (rorte 6 y.avovixd?) sacrarii cuslo.s.
trrs avanco cn Ago ot simplo ilc ((inir, sans savoir vo (\no cet liomme voulait
de lui, racconipagna jusqu'au couvent de Slilta', siluo au bord du Serscr.
Cetait en oHet l^ le pays de ce fonctionnairo, qui exprima sou d(3sir de voir
le Saint habiter cc couvent. Le Saint, quoique ailliye de cette maniere d'agir,
resta quolque temps au couvent, guerissant Ics malades qui venaient le trou-
ver. 11 mourul a TAge de ccnt vingt ans ct fut ensoveli dans le toinple du
couvent de Sliba.
Le Saint apparut ensuito plusieurs fois cu souge i\ son disciplc, lui
disant : « Transporte-moi d'ici a mon couvont. » Le disciple, qui etait lc
sacristain, alla bi uuit a son lombeau, cnleva le cercucil ot lo porta daus
sa cellulo. Ayant remis le tombeau on (itat, comme il (!'tait, personne ne
s'en aper(;^ut. Le Saint eta.it intact et cependant il y avail doux ans qu'il
etait mort. Le disciple arriva ensuite a lo transporter jusqu'A un vaisscau,
qui appartenait a un liomme de Karklia de, Sourra-Man-Raft "'. Quand le
corps du Saint arriva I^, les gens du pays, ayant appris raffaire du Saint,
donnerent des presents au chef de la province, le priant d'enlever les
restes du Saiut k son disciplo ot de les ensevelir daus lour eglise. Les
habitants de Senna, ayanl ou nouvelle de cola, s'y ojiposerent. Une
violeute quorollo s'alluma entre oux. Alors uu iiabitant de Tegrit intorvint
1. Sur ce couvent, voir la premierc parlie de celte chronique, n" LXI, p. 196. —
2. Cette ville. appelije maintenant Samerra, esl situc'e sur la rive gauche du Tigre,
enlre Te»ril et Bagdad. Ce nom, qui signific ': Gavisus est qtii vidil, lui a et^ donnt.' par
les .Vrabes. Cest iin jeu de mols sur son nom arameen primitil' : SaniarrA.
[131] XLVII. — MISTOIRE DE RABBAN GUIWARGUIS. 451
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, ji>l^.«VI (^^-j l-*^.lj •(j"!-^ '^jj^^^J V^ ls'^ '^^^'' <-^^i3 . i.l\Jis^\^ jL»jLJi ♦p |4i_
et leur conseilla de mettre le cercueil dans un petit Iiateau, qu'on laneerait
k Teau et qu'on abandonnerait k lui-meme, sans batelier. Si le bateau
venait ;\ descendre le fleuve, ce serait un signe que Dieu avait choisi la
ville de Sourra-Man-Raa pour la sepulture du Saint ; si au contraire le
bateau venait h rcmonter le fleuve, ce serait evident qu'il fallait rensevelir
dans son couvent de Senna. Le bateau, aussitot qu'il eut regu le cercueil,
remonta les eaux, malgre le courant qui lultait contre lui pour le faire
descendre. A cette vue, tous les assistants furent stupefaits. (3n fit accoster
le bateau 11 Tegrit, ou Ton fit monter le cercueil k Teglise de cette ville,
pour que les gens en regussent sa benediction. Puis il lut porte k son
couvent, 011 il fut depose.
Quand les brigands se multiplierent dans la montagne et qu'il ne fut plus
possible k personne de la traverser, on fonda a cote de la ville (de Senna)
un autre couveut, oii Ton transporta les restes du Saint. Quelques moines
allerent habiter le nouveau couvent; les autres resterent dans rancien.
XLVll. IllSTOIKE DE RarBAN GuIWARGVIs'.
Ce Saintetait compagnon de Bar'Edta". II sortit avec lui du couvent
(de Mar Abraham) et s'installa dans la montagne d'Adiabene, se nourris-
sant de fruits et d'herbes. Les bergers, ayant vu son genre de vie, parlerent
1. Cf. Lc Livre de la Chastete, n. 16; Analijse de VHhtoire de R. Bar'Edta, p. 22.
— 2. Voir ci-dessus, n" XLV.
452 IIISTOIUF, NKSTOUIRNNK. fi;52]
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!s_^^ J (V''-> ■-'^ r^ ^ •«'" /^lyj -v,_-*Jt ^^ Ji_j^VI i-ij» Lv^ aJo jHi>- <i
1. Iii inaigine. — 2. .U ex -,» Dominus meus.
(lo liii aux gens clu pavs. Cest alors qu'il commcnga k guerir les malades.
II roncla un monastore pour ceux qui etaieul vi-nus se grouper autour de
lui ; il y etablit la rfegle de Mar Abraham. Les fideles du pays dont il avait
gueri les malades, lui donn^rent des metairies pour son couvent. Voyant
s'approcher rheure de la morf, il resolut de fonder un autre couvent dans
le pays de Marga. II s'y rendit; il convertit beaucoup d'h^retiques, qui habi-
taient dans ces villages et batit un couvent', 011 se reunirent les moines.
XLVIII. HlSTOIRE DE JeAN ( l'o/ia7(«rt), FOXD.VTELK DL' COUVENT d'An EL".
A cette epoque, ce Saint quitta le couvent de Mar Abraham, k cause d'un
dilTerend qui avait eclate, a son grand regret, entre les freres et lui; il se
rendit dans le pays d'Arzoun et se fixa pres d'un village appele Anhel, ou il
transforma un temple didoles en monasteie. Les moines se groupferent autour
de lui; il opera des miracles; il changea une fois le vinaigre en vin. II etait
doue dune grande patience et d'une profonde humilite : deux vertus, qui le
firent parvenir iicet etat (de perfection). II mourut vieux et futinhume daiis son
couvent, qui est connu sous le nom de monastere de Rabban Joan d'AnheP.
1. Selon "Amr, p. 49, ce couvent se trouvait toul pres de Carmless, village situe a
cinq heures a lest de Mossoul. Le couvent est inaintenant en ruines ; inais leglise est
encore debout. — 2. Cf. Le Livre de la Chastete, n" 22. La vie de ce moine est con-
servee dans un manuscrit de notre bibliotheque de Seert, n" 01; mais elle est pleine
de legendes. — 3. Ce couvent est tout pres du village de B^kinde a environ huit heuros
au sud-ouesl de Seert. 11 a ete coniisque par les Jacobiles il y a environ un siecle.
[133] XLIX. - HISTOIRE DE RABBAN HAIA. 453
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<xl.j ix* isJCc. * *lilj HX^i -J^ „r*^ i_o.L» JjjL-' i^.y. *-^ jf=" c-'-^"'j * P- •''^.
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1. Oportet legere : 'iJjx.'.
XLIX. IIlSTOlUE DE R.VliBVN HaIA ' .
Cct homme etait de Cascar. Ayant eiiteudu parler de Mar Abraham-,
il affranchit ses esclaves, distribua ses biens, et se rendit aupres de lui.
II re^ut de ses mains Thabit monastique, et se fixa dans lc couvent avec un
de ses esclaves, qui s'etait fait moine avec lui. Apres la mort de Mar Abraham,
Rabban Haia alla au dclsert de TEgypte {Misr) et pria k Jerusalem {Beit el-
Maqdis). La grAce divine Tappela ensuite a retourner en terre Aramccnne
{An-Nabat) et i construirc un couvcnt dans la r(3gion de Cascar. II le fit.
Sa haute reputation etant arrivee aux oreilles de Rabban Sabor, fonda-
teur du couvent de Soustar {Toustaiy, celui-ci vint le trouver et passa quel-
que temps avec lui. Rabban Haia Tempecha d'aller visiter Mar Abraham ' ;
il lui fit connaitrc les regles que celui-ci avait etablies pour les moines. II
les copia et retourna k son couvent de Soustar.
Rabban Haia fonda le couvent et y reunit des moines. II avait des rap-
ports d'amitie avec Theodore, le fondateur de TEcole de Soustar'. Rabban
Haia v6cut longtemps ; chose curieuse, en effet, son nom signifie : // vil^.
Apres sa mort, il fut enseveli dans le couvent qu'il avait bMi. Que ses prieres
soient notre secours et notre assistance.
1. Cf. Le Livre de la Chastete, n° 28, ou, au lieu de Haia, on lit -ul^ « Gani ». —
2. Voir ci-dessus, n" XVIII. — 3. Voir ci-dessous, n° LIV. — 4. L'auteur veut dire le
couvent de Mar Abraham; car selon lui Mar Abraham etait deja mort. — 5. Faute du
copiste au lieu de Cascar (voir ci-dessous, n° C). — 6. p^ Vivens.
454 IIISTOIlll': NKSTOHIKNNK. [134]
-^' ij\ 0?-' ^
.(»aI^1 jU -v«.aii <»cc-jl C«L. ^jls .4)1 *J>i:JlJ ^^lj LJI P-U..-J ^^^ ^^rr--*
l'- <''•■ j jL.j ^-VJ -ij.^ !iU— J .^^ (jAiiJ Cl ^^ ' <ilj !i__^l Jj£- aJ ,_JJt^ !ilj Ui
1. Jacuil. — 2. avi/o):riT/,;. — 3. ,'->- CX \-^< 0])US.
l^. lIlsTolliK IiK RUJUAN nvltVI IIK NisIHe'.
Cest k cette epoque aussi quappartient ce Bienheureux. II etait des
notables ile Nisibe {Nastbin). Dans sa jeunesse, il s'etait adonne avec d^r6gle-
ment a boire, aux chansons et au jeu. Dieu, qui voulut le elioisir, lui envoya
une vision, qui le troubla. 11 se rendit auprrs di! Mar Abraham, ([iii, rayant
vu, lui predit sa destinee et lui annonya qu'il serait un Pere pour un grand
uombre d'hommes. II lui donna le nora de Baba'i et le re^ut au nombre de
ses enfants en lui donnant Thabit monastique.
Apres la mort de Mar Abraham-, il se retira dans une grotte dans la
montagne d'Adiabene {Hazza) avec ranachorote Is6'zkha', et Sabriso', qui
devint catholicos\ Ce sont ces deux dprniers, qui firent sortir le demon d"Rn-
No'man, roi de Hira '. Is6'zkha admirait la devotion de Babai, ses mortilica-
tions et ses bonnes oeuvres. Un jour qu'Isd'zkha etait absent et se trouvait
dans un couvent en Adiabene {Hazza), on porta a ce dernier un enfant boiteux
(pour le guerir). Quand on arriva pres de la grotte de Mar Babai', le perc do
Tenfant s'assit pour se reposer de la fatigue de la route et pour mangcr
quelque chose. Les chameaux s'etant echappes, on descendit i lcur recherche.
1. Cf. Le Livre de la Chastete, n' 17; Guidi, Cliron. Anoii., p. 18-19. — 2. Arrivee
en 588. Voirci-dessus, n° XVIII, p. 135, n. 1. — 3. Sur ce personnage, voir Le Livre de
la Cliastete, n" til . — 4. Voir ci-dessous, n° LXV et suiv. — 5. Cf. ci-dessuus, p. 478;
Mari, p. .'37; 'Ainr, p. 47-48; Histoire dc Mar YdlxiUilui, de irois patilrcs atriarches...,
ed. Bedjan, p. :j22-328.
[135J L. — HISTOIRE DE RABBA^' BABAI DE NISIBE. 455
jL ^ A».w«j ."Cii (»A-uJ j^-^!l («^ -^Ua J i^LL-1 ^J\ >yj3 fn^'-^ cLij .li^
^-kw jl i^U .'Ci. <)jJlj Jju ,^U-V iliC jl <sj«s .^^ jj^ '^L-j a.jIjU j_^ r>=^
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i_^jL>tJl iijLi.JI J (viuJl ^.-..^1 ^L jL« /j>^ . j jlJaJ' Lo 'cl=-j "j^^i v^i
«JL^'1 ,;.-.—> ^3^JI i^L)
^ »; ,3 01 IjjLaj .k_i.tf_^l jj=«> aJsLjJI i«jUu ^Lfr |j~;.-Ca)l 1-*^ ^v—.' joj
is-u -Vjuj . J^.jS >l)Ll ^LkPj .b«,L»^ iji-Vl ^Ss-zi^ .ijSyj 1«»' 'cL'1 ^.Lv; ^»^^^^3
•(**l/.' -''^ (j::''-?' V (^-'J >-'j'^'^ cLf>- (j iLj .Jjiii l^^»i. ^_^_ jl (5j1
.LjL
1. Uwi,. — 2. Sic. — 3. — yf ex i-iQo cellula.
L'enfant, sc voyant tout seul, se mit a pleurer. Mar Babai, que les cris de
Tenfant avaient fait sortir de sa grotte, lui demanda pourquoi il pleurait.
II lui repondit qu'il pleurait parce que ses parents venaient de le quitter.
Le Saint lui dit de les rejoindre; mais Tenfant lui fit savoir qu'il ne pouvait
pas se mettre dcliout. Alors il Ic prit par hi main ct le fit se tcnir sur scs
pieds. Quand scs parents, a leur retour, le virent se tenant debout ct quils
ae purent voir, malgre leurs recherches, un etre humain qui Teut gucri, ils
allerent voir ls6'zkha pour lui faire connaitre leur histoire. « Ce n'est pas
Tange, leur dit-il, qui a gueri les pieds de votre enfant, ainsi que vous le
pensez, mais c'est Mar Baba'i de Nisibe, qui habite la grotte qui est pres
du village appele Beith Gammala. »
La patience de ce Saint a supporter les attaques des demons etait inexpri-
mable. Un jour ceux-ci se jetcrcnt sur lui, lui lierent le cou d'une cordc et
rattacherent a un bois sur sa grotte. .Mais Dieu nc leur donna point le pouvoir
de le faire perir. Le Saint les a^^ant conjures par la parole de Dicu, ils le
laisserent et prirent la fuite; Ics freres vinrent et le delivrercnt ' . II opera
bien des miracles. Longtemps apres", il jugea opportun de fonder un couvent
dans la montagnc d'lzla {AI-IzI); il v etablit la regle de Mar Abraham. II
survecut trente et un ans k sa fondation; apres sa mort, ses restes furcnt
inhumes dans son couvcnt. Nous en avons parle en detail dans sa biogra-
1. Litter. le porterent. — 2. Cest-a-dire apres avoir habilu la montagne d'Adiabene.
/.56 IIISTOIHK NKSTOHIKNNE. [130]
^L jA^ ^ij .c pj»3 iV_j^ *; i>y^ L*£- ^'-'^"3 i-*^ f^^ -tjy y ^J^ J J-*^
^_iij p,' .Ula- 1__^ ^-*^y '^' J^-ij -Jira-'' j ^"^V V^ ■'-^•^ '^^.^*- '^'*^
■ 1. ^^xL3 e.x )tv-ojL liisloria.
phic qiic jai composee moi-mcme '. Quc ses prieres nous conservcnt et nous \
(lonnent le salut.
LI. IllSTOlliE I)E liAliBA.N YaUN.^N ".
Un mage avait iin esclave, du nom de Yaunan. Celui-ci allait visitcr
souvent Mar Babai ^ dans sa grottc pour s'cntretcnir avec lui. Un jour
son maitre renvoya a la montagne d'Adiabene (Hazza) pour lui rapporter
du vin dc sa vigne. L'esclave se dirigea vers la grotte de Mar Babai et
s'arreta chcz lui; et il se mit en retard pour rexecution de Tordre de son
mallre. II eut pcur alors de son maitre, et s'en ouvrit k Mar Babai. Celui-
ci lui ordonna de remplir deau lcs outres k la fontaine qui coulait devant
sa grotte et de Tapporter (a son maitre). Yaunan obeit. Son maitrc, Tayant
rencontre dans le chemiu, but de cette eau, qu'il trouva etre un vin excel-
lent. Informe ensuite de rhistoire de son es.clave, il ralfranchit. L'esclave
se rendit aupres de Mar Babai et resta chez lui pour le servir ; il sins-
truisit dans les preceptes du cinistianisme et se fit moine. Quand Mar Babai
se transporta au couvent qu'il construisit, Yaunan resta dans la grotte;
1. On pourrait encore traduire : « Nous en avons parle en detail dans sa biographie
quon a compos^e. » Est-ce notre auteur ou bien un autre qui a ecrit la biofjraphie du
Saint? Le texte admel les deux legons. Mais je crois que le sens dc la phrase cst celui-
ci : Ce que nous vcnons de dire sur Babai a etc emprunte a sa biograpliie. — Babai
aurait vecu jusqu"a Tepoque du roi Siroi (630). Voir ci-dessous p. 553. — 1. Cf. Le Livre
dc In Chastete, n° 27. — 3. Voir ci-dessus, n° L.
\
[137] LTI. — niSTOIRE DE SAHRONA. 457
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.jLft^l 4JI «.«la-lj .dUi t,^^ -Lr*^ 't^ (^J ^^^ U^-'^ -*-^. O^ li-"^ (^' •'^'-'
1. Intellige ^'j j^ ^i.
et, pour y conserver la tradition dc Mar Babai, et pour loger les moines,
qui, en apprenant son iiistoire, etaicnt venus se grouper autour de lui,
il bAtit sur la place, tout pres d'un village appele Bati, un couvent, oii il
mourut et fut inhume.
LII. IIlSTOIRE DE S.^^HRONA '.
Ce Bienheureux, qui appartient Iiii aussi a cette epoque, etait des notables
de Nisibe. II se rendit aupres de Mar Abraham", et regut de ses mains
rhabit monastique. Apres avoir mene pendant quarante ans la vie d'ana-
chorete, supportant la chaleur et le froid et se privant de pain durant les
trois scniaines% il se rendit aux pays de Qardou, ou il b^tit un couvent pour
les moines qui se reunirent aupres de lui. Apres sa mort, il fut enseveli
dans ce couvent.
1. Cf. Le Livre de la Chastete, n° l.S, oii ce nom est ecrit Sahroii; comp. Ilistoire
de Thomas de Marga, lib. I, cap. 14. — 2. Voir ci-dessiis, n° XVIII. — 3. L'annee
lituruique des Nestoriens est ainsi divisee : commencent tout d'abord les quatre
semaines de rAnnonciation (Avent) ; elles sont suivies des deux semaines de Noel ; vien-
nent ensuite les sept semaines de FEpiphanie; puis les sept semaines du Careme;
ensuitc les sept semaines de Paques ; puis les sept semaines des Apotres ; ensuite
les sept semaines de FEte; puis les sept semaines d'EIie, enfin les quatre semaines de
Moise, qui sont suivies immediatement de quatre semaines de la Dedicace de rEglise.
Dans les couvents, outre les semaines du Careme, on jeunait aussi les sept semaines des
Apotres avec les sept semaines d'Elie et les quatre semaines de iMoTse. i^ojjl [^y\~^)
signifie « semaine » et un nombre determine de semaines. Ainsi par exemple i^^. p>.a:i»
veut dire les sept semaines de TEte. Notre auteur par ^i^diJt ^\yJi\ entend donc les
semaines des Apotres, d'Elie et de Moise.
/i38 IIISTOIUK NESTOHIENNE. [138]
^_*j b^v--J .aJ^. ^.i.«J L_^Lj *UJ1 ^lt -,--_; AJJ Oi«J.5 jj.iL-3)l bljj .C» ^_/ii^
.i^j>u ^ytij *L<i )i Ji jLi»*—-.» bl-^j .vicixi* («---^ ?^~:^~^ <;'^w j Jj^.
<UL.» .^Lajlj Ja-Ji .>% V* ~ S,r-^ VUi-1 ^^;~S bJ^Li ^JJl ^JJ--. i^J«- J-.^ij
.*} <la \iS\ JLj jl C4 ,_iii. Jlj Uj .'»JjL« ^l JL ^j^j oL *i ^y} ^\ (j
iLjVl /^l> *i-ll Jb«» L> A^i ^l <k«jjj <_5"^' f^J •'*-^ *-^' '«-*-'J ^JJ t/Uai
ilaii>E> bj^l ^^ iy>i^\ 'ij$S] jx— Jl IJw- aJ ,__i_iSj CjU« /^ ^.J-* r»** .«-^jJ-Jl
1. Cod. '~y. — 2. !^;i$' vcl 'ij-X
LIII. IIlsrOIUE DE Mvil VmII! iYltluKt) I.'.\> VCIIOUETE '.
Ce Suiiit apparlient a cette epoque. Ayaiit entendu parler de Daniel ',
disoiple de Mar Abraham qui Iiabitait a Cascar, il viiit le trouver, et resta
cliez lui pendant un mois. Puis il se separa de lui et alla demeurer dans une
grotte pres du Grand Zab. Les peclieurs lc virent souvent fairc le signe de la
croix sur les eaux, et marcher sur le llcuvc; et ils rcntendirent ([iii disait dans
sa priere, les bras leves au ciel, et les larmes plein les yeux : « O Christ! ton
amour m'a tue. »
Yazdin \ auquel Kosrau {Kism) avait confie le gouvernement de plusieurs
provinces de Beith ArmAye {Nabat) et de la Montagne, ayant entendu parler
de lui, vint lui demander avec instance de prier Dieu de rendre la vie a run
de ses fils, qui etait mort, ct il letendit devant la porte de sa grotte. Le Saint
pria beaucoup; Dieu Tecouta; car renfant se leva et le Saint le rendit k son
pere, corame Elisee avait rendu ii la veuve Sunamite son lils '. Puis il quitta
sa grotto. Notre Seigneur le Christ (que son nom soit adore) lui revela la
retraite d'une femme anachorete, qui habitait une montagne '; il alla la visitcr
1. Cf. LeLivre de la Chastete, n" 'lO. La vic de INIar Yahb a ete ecrite par Salomon
Bar Garap et par Rabban Apnimaran (voir Thomas de Marga, lib. I, cap. 18 et 19). —
2. Voir sur ce personnage Le Lwre de la Chastete, n" 31, oii il est dit qu'il etait origi-
naire de Cascar et quil batit un couvent dans la montagne d'Arokh. — 3. Sur ce per-
sonnage, voir ci-dessous, n" LXXXI. — 4. Cf. II Rois, iv, 20 el suiv. — 5. Cf. Thoiuas
de Marga, lilj. I, cap. 19.
[139] LIV. — inSTOlRE DE RABBAN SABOR. 459
^i^\ 'S^j^ ^ jl^ \,^ jl J>i3 \ 4^-3 \^\ jUJ * . JUJI ^ J i.-i. • I'. 140.
•-Ly. a-?-^ -'^
^
j^ iu)l cS^ J\ Ij; iji::^U .C_U <) s::.;l^ is_^_ <k::^ j_^U j^-j "^'V is3->-.^3 .«r^l
1. ,.iliL> ex iiqvio doctor.
poiir obtenir sa benedictioii. II raconta que la chemise de la recluse etait en
pellicule de papyrus et 'que sa nourriture etait les racines des plantes de la
montagne.
II fut enseveli apres saraort dans la grotte qu il babitait. Vingt-quatre ans
apres, Yazdin transporta ses restes k Karkha de Guedan et les mit dans le
tombcau dcs martyrs. II a ecrit ' une lettre, dans laquelle il traite succincte-
ment du Createur (que son nom soit exalte) et des creatures. Elle a ete com-
mentee par Apnimaran -, superieur du couvent de Za'faran\ Oue ses prieres
soient avec nous.
LIV. HlSTOIRE DE R.VBHAX S.VUOR '.
Ce Saint etait originaire de Iluzistan (\l-Ahirdz), d'un village appele Ad-
DoMb. Ses freres, dont il etait le plus jeune, lui portaient envie, parce qu'une
fois, par le signe de la croix, il avait multiplie un pcu de ble qu'il avait, de sorte
qu'il leur avait suffi pendant toute une annee jusqu'a la premiere moisson.
II fut choisi des sou enfance, a Tinstar de Samuel, de Jeremie et de Jean-
Baptiste. Apres avoir fait ses etudes, il fut pendant un certain temps docteur
1. Cf. Ebedjesus de Nisibe, apud Assem., B. 0., III, pars I, p. 186. — 2. Voir sur ce
moine Le Livre de la Chastete, w" 94. — 3. Les ruines de ce couvent se Irouvcnt tout pres
de Tella-Zqipa, village a cinq heures au Nord-Oucst de Mossoul. — 4. Cf. Le Livre de
la Cliastete, n° 55.
4W) IIISTOIHI-: NMSTOHIRNNR. |l'i01
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♦ p. 151. ^Vl jl^j .'0 j^y Lw fLiJl l_^__s-ls ' .^vjJI Sy-^ J~l» -v*j .'C«J iLj pLa-l
i*,lx> Ktyxi .jUl c>ljui Jl» C« r^/» j_^^, ^ (****' ilr-*'' f~ 0°". i3 ^rr'
1. a/o\ii. — 2. J.C' e.x ^a^i discipulus, scholaris. — 15. v^o< opus.
ilans recoln ile Dcir-Milir;\({. Pui.s il su renilit a Sou.star (yfjw.s/rtr), accompagiKi
de sept ecolicrs, qui raenerent avec lui une vic saiute. Ils allerent bient6t voir
k Cascar Rabban Haia ', <pii leur enseigna la vie monastique, et leur remit k
eux et k Rabhan Sabor la r6gle de Mar Abraliam. (Ilabban Sabor) retourna au
pays d'ou il venait, et b&tit un couvent dans la montagne de Soustar. Beaucoup
de gens sc groupercntautour de lui. llconverfit les Kurdes {Al-Akrdd) voisins.
II vecut jus([u'a r^jpoque de Isoyahb, le dernier catholico.s de ce nom'-'.
Cclui-ci le vit, le re^^^ut et lui demanda : « Qui t'a enscign(3 la vie monasti(jue?
— La regle, repondit-il, de Mar Abraham, et Rabban Haia. »
Quand Jcan (Yohainia), fils dc Marta ', qui devint catholicos, Isaac, qui
fut consacre eveque de Karkha de Suse, et Sourin qui l'ut eveque de Mih-
radja*, se rendirent au couvent de Rabban Sabor ; « Dieu, leur dit ce Saint,
vous a clioisis pour etre pasteurs dans son Eglise; la grace vous appellera
bientot. Accomplissez bien ce dont vous serez dignes. » Sa parole s'ac-
complit k la lettre^.
Un jour (parut dans la region) un enorme serpent, de la bouche duqud
sortaient comrae des etincelles de feu. Le Saint raj^ant coujure par la parole
de Dieu, il devint (inerte) corame une chaine ctendue depuis le somraet de la
1. Voir ci-dessus, n" XLIX. — 2. Isoyaiib d'Adiabene siegea de 648 a 658. — 3. Ce
palriarche dirigea rEglise nestorienne de 682 a 684. — 4. Cc serait ujj'.ouo n-o « Beilh
Mihraqiy(j » (maison des gens de Mihra), appelee aussi s!s,!-ajL^iopo « Milirganqdag »
(voir Syn. Orient., p. 669 et 677). — 5. Cetle anecdole est rap[iortoe aussi par 'Amr,
p. 57-58; mais celui-ci ne mentionne que Jean, fils de Marta ct Isaac, ev6que de Suse.
[141] LV. — IIISTOIRE DE MAURICE, EMPEREUU DES GRECS. AGl
®Ljm Oi^ /*-*f^ (V^'^
*J,\jt jL«Jj /r»— 0 ^,j\ ^ (j ^^ fJj^' (^^ iiA,LJl ^^jLJa jL /iAi' Jj
jl e-cji .<-i-^ t-.3-LsJ "CI) r-j3 lijy, JOJ .'jJ-UJ' .ij^ IjJj v_iAJ>u Jj . jAlX-w^LJ * P. 152.
.^ju" ^y-s-l lilLJl ^;;-Ai .!)Lils l^^ii- jl^j .i-u. i.<JLwJl dlLi .ss-U; dLUI jj^C
j ^i^b^JL iLallpVl ^^iilj .VL "^lj^l C.,j-; >l.j J-UiVI (j^ •Ui. j^ JL_, ^\ ^yLUj
1. ,LCU vel .LOi ve ..(LCli etc.
montagne jnsqu'^ son pied : ce qui se voit aujourd'hui eucore et plonge dans
retonnementtous les visiteurs. •
Puis Rabban Sabor mourut et fut inhume dans son couvent devant le
temple. Parmi ses disciples, nous citons Rabban Rhoudawi, le fondateur du
couvent de Beith Hale ', INIalkiso' ■, le fondateur de 'Oumra Hadtha ' a Goun-
disabor et Isu' 'ammeh ', le fondateur du couvent de Falikan''. Que les
prieres de tous (ces saints) soient avec nous.
LV. HlSTOIRE DE M.VLRICE, EMPEREUR DES GrECs".
Nou3 avons dej^ dit que Tibere {Tlbdnjous), empereur des Grecs, qui mou-
rut en 894' d'Alexandre, ne laissa aucun fils pour lui succeder. Maurice
{Mouriql), mari de sa fille et general de ses armees, qu'il avait designe pour
son successeur, regna apreslui. II etait bon et vertueux. II gouverna rempire
avec sagesse. Dieu le fit triompher de tous les ennemis qui Tattaquerent; il
remplit d'argent les tresors de TEtat. II confessa publiquement la dualite de
natures dans le Christ et ecrivit k ses gouverneurs d'exiler ceux qui s'oppo-
saient k cette croyance : ainsi les eglises furent debarrassees des hereti-
ques. Que Dieu lui fasse misericorde.
1. Voir ci-dessous, n" XCVIII. — 2. Sur ce moine, voir ci-dessous, n» CXI. — 3. Lit-
ter. : du Nouveau. On lit en syriaque |l^ ivioai. — 4. Je n'ai trouve aucun renseignement
sur ce personnage ni sur son couvent. ■ — 5. On pourrait encore lire : Qalikan, ou Qalen-
kan, ou Fahenkan. — 6. Cf. Evag., lib. V, cap. xxi et lib. VI, cap. i et seq. ; C/iro-
niqite de Michel le Syrien, t. II, p. 358-359. — 7. 583.
402 IIISTOIUE NESTOKIIiNNK. |l'.'ij
-UAi.-
1'. 153. jyC-Vl j ■ Jjl ^ ^3 <)U Jyj . pJl*! ^fr ^^_y3 -r^^i (jrj^ ^>" ^ ^k' ^'
.j^ jU JyCVl jUU jU pT .L^ ^^ jl^3 .bjJI i-^ j ^ j' J^ '^^Ll*'
.[^ ^L^Vl bU ^j^t JiCj Coii^ <JJbb xJ;^
lAI. — lllSTOIRE Ut; HaBBAN .l.VCyUKs', LE FONDATELR DU COUVENT
DE BeITH 'AbE -.
Ce Saint etait originairc dc la ville tle Lasom dans la province de Beitli
Garmai [lidiljariiti). Soii pere et sa famille etaient au service de Rosrau; mais
des detracleurs les desservirent aupres du prince, qui confisqua leurs biens el
jeta roncle de Jacques en prison. Jacques [Ya'qouh), que Dieu voulait choisir,
abandonna ses biens et se reiidit k Marga {Al-Mardj) s'expatriant ainsi i\
rinstar de Moise, de Jacob et de Joseph. II s'appliqua k Tetude dans recole de
ce pays; sa renommee se repandit alors. U elait beau et eclataiit de visage.
Puis il fut docteur de Tecole pendant huit ans. II convertit plusieurs (here-
tiques) et detourna beaucoup de gens de ridolAtric.
Ayant entendu parler du couvent de Mar Abraham \ il sV rendit et y
resta sept ans avec Babai le Grand \ [^abai de Nisibe^ Dadis6''' et leurs
compagnons. II habitait dans une cellule isolee. II en sortit ensuite, malgre
son desir, apprehendant la gloire et la grandeur auxquelles Dieu Tappelait. II
fut acconipagne de sept moines de differeutes regions. IstVyahb d'Adiabeno,
qui devint catholicos', se fit son disciple". II ne dormit pas une fois depuis
1. La biographie de Jacques a ete ecrite par Sahdona (Thonias do Marga, lib. 1,
c. 34), par Salomon Bar Garap [ibid., c. 18), par Rabban Apninuiran [ibid., c. 24) et par
Gabriel Raqoda [ibid., lib. II, c. 33l. — 2. Cf. Le Livre de la Chastele, n" 34; Thomas
de Marga, lib. I, cap. 6, 12, 20 et sq. — ,'i. Voir ci-dessus, n" XVIll. — 4. Vuir ci-des-
sous, n° LXXXIY. — 5. Voir ci-dessus, n" L. — 6. Sur ce personnage voir Le Livre tfe
la Chastete, n" 38; Thomas de Marga, lib. L cap. "). — 7. II siegea de 648 h G58. —
8. Cf. Tlioinas de Marga, lib. 11, c. 4; Ix6'yahb 11/, Lib. Epist., ed. Duval, p. 30, 31.
. [143] LVII. — PRTITE ANECDOTR DU PRKTIIE. 463
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'U.-l J^ k_ii.-l IjJ JDJ 'L" \^Xa\ Jj;Li jj^ y Jli, 'L-U IjJ^l ^j^ji^ ji^
1. Forte L> L-J^^il.
qiril so fit moino; s'il sc sentait vaincu par le sommeil, il se ievait pour prier.
II surpassa par son enseignement Gregoire (Djriyhoiir), metropolitain de
Nisibe, iiomme c^lebro par ses vertus '.
Une fois, trois femmes st6riles vinrent lui demander de prier pour elles
afin qu'elles eussent des enfants. II prit une petite piece d'etoll'e qu'il
trouva dans sa cellule, la coupa en trois morceaux et en donna un a chacune
d'elles. Un an apres, elles vinrent le voir portant chacune leur fils et firent au
couvent de grandes largesses.
Ce Saint vecut longtemps, jusqu'aux derniers jours de Kosrau (Kisra), le
dernier'. Apres sa mort, il fut enseveli dans son couvent, qui a ete appele
de son nora.
LVII. — Petite anecdote du pretre qui s.vcriiimt .\u demon.
II y avait dans la region de Beith Nouhadra une ville appelee Piroz-
Sabor^ malheureux scs habitants ! ' II s'y trouvait un eveque isole, nomme
1. Sur ce personnage voir ci-dessous, n° LXXIV. — 2. Mort en 628. — 3. Selon notre
auteur, cette ville est autre que Piroz-Sabor, appelee aussi Anbar et qui etait situee sur
la rive orientale de rEuphrate au sud du canal Saqlawiya. Piroz-Sabor de Beith
Nouhadra serait le village actuel, appele Pes-Sabor, situe au bord du Tigre a sept
heures environ au sud-ouest de Zakho. Cette localite est mentionnee aussi dans la Vie
de Mar Awgen(voir Acta Marti/r... ed. Bedjan, III, p. 4(iO\ — 4. Le texte n'est pas sur;
nous adoptons ici : Li' 1.jIb^.
W. IIISTOIIIK NKSTOIURNNR. [1/.'.J
J_^X-I J \yil, ijAic^J <«>\^ ^_^UI ^y..>c^\» .<^i <J^ ^ ->ij yi «a-j J' . j|>
' 1'. 155. *^ljUJl fj^l ^r^ ^ •\^ cTil/*'^ ^ " ^^i ^jJjLl)! fji^_ jDj .<:j.>.JI iSju
J_^ «j^Lj aA«J ^_jJlc ,3=>c-.l c-VJ .^.slt i^ aJ jcjJo jl *^-*^. l5^' jlk-iJI *Jli>
.^_^l viUi Ir^-X ^' ^^'^ -^ j^^ CJlk^ J Xs- ^\*^\ ^_y_ jl^ m» -f^^l
»_jcijl ^l T^J^pJI .jljlj -*-JI "Ca» iV*^' w'»^^^ "*^J Tt-^iW _.~»j>- ^y tla-J AjjljJ
jl 4; -V?"'^ .viJJlii ^_^l l-ijb J J jc_)A; J jl <0 JliJ A.L>.Ls <i ,_^Jl«j .\j^jaJ
.\y,i»- L»-Jjj j;,o jl -Vju l jj (JAlljo-j ilXj^Lt c^j -*J *J Jisj . JjuL (Ji .^^-y
Jj._ jji .«Jjjlt» Vlj jj LvjZptij jlj jli>-U-.5 dJ-Cf-j .^l£.-»i>E»j fj-JI Jjl \» (3'-**'J
j»J>^^.^>l A*— j Ho..,3 <-lj Jc- "Wij Jl^ jvlj . aJL«I J <jI p^^j oLj
M\ latl. JL i>Ui. iiyjjj VI (♦^iJsc^U-lj i^ (^ r->^ '^Jw/^ ^J-^.J* ^^ l^J^I-i ^^J-''
1. ^^X-!, Jli-C-', J^!_j.Cl cx ^>\aia> Scholari.s, discipulus. — 2. ^^X^ ex i-otio
dominicus.
Kz^cliiel {Uazciyijdl), et un ecolier appel^ Isaac (Ishaq), qiii nc savait pas
beaucoup de clioses. Celui-ci en sortit et alla a llarran. Quand il fut de retour
dans son pays, on le trouva instruit et intelligent et Ton goilta beaucoup sa
parole; aussi le chargea-t-on d'etre interprete dans r^cole de la ville. Mais
lui servait les demons et leur sacrifiait en secret. A rapproche du Careme, le
demon qu'il servait exigea de lui qu'il lui sacrifi^t selon sa coutume. Isaac, qui
se repentait de sa conduite, resista pendant tout le Careme. Le dimanche des
Rameaux, le demon fit tous ses efforts pour le forcer h sacriiier. Mais il refusa
encore et lui demanda un delai. Le jour de Paques', Isaac ayant voulu paraitre
devant le peuple afin de debiter une homelie qu'il avait preparee pour la fete,
son ami (le demon) se craraponna a sa personne, et lui dit : « Si tu ne m'offres
pas aujourd'hui un sacrifice, je te tue. » Isaac s'eHorga d'obtenir un delai;
ce fut en vain. « Je t'ai eleve k ta situation, lui dit le diable, et je t'ai ^tabli
maitre, toi qui etais inferieur et dedaigne; et toi, depuis le commencement du
Careme, tu me trompes par tes promesses. Tu as deux poulcs; sacrifie-les
moi; sinon, je te tue. » Isaac Timplora avec insistance en lui demandant un
delai. Le diable refusa et lui porta sur la tete un coup, qui le llt tomber par
terre. Les ecoliers, qui entendirent son cri, se precipiterent, et le trouv6rent
1. Nous appelons jour de Paques le Joudi Saint des Latins, et le dimanche de IWiiues
nous l'appeIons dimanche de la ResuiTeclion.
«
[145] LVIII. — HISTOIRE DE KOSRAU PARWEZ. 465
jJlX. r^^ JU' 'M\ L-2.li. . JU Lo d\ii <: \jLs jIjU L.U . JL?J1 ^^ Ajjj-jJa,
_J-i>cJl |»j.«ui>'j ^».^1 ^_5 |»jjbi».j (J.i23oJ (^ 0.«L<t« tt: ,.c) J.V* ^,>s<.^i «Ai». L*J
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l^ ^U. fjsJL L».^ iV"'^ JjAs- JOJ •|*jJ^ «^xLk^l '0 IjAitj jbj .<1. '-^,/* -*^ J^^J
oU-Ut;' ^Vl -«J jv" L»-lj .<^ iy} 'j6j .LJI3 ^^'Ij t,l^>tJ t=^ Ciw Ij^U. M5CJ..
.ij-UI A. ^^ .^ !jjj>.l ^j,! jlS L. j^Lc Sjj ^j-^JI j jo jj^ ,3^1 j jr^L * p. 157.
"Ll^-jJl pUI (j ,_.^'l jL^ jl -u> "uU ^-»D1 ^V »-^ d/v' 'r'^-' 5a..*w« d-v^3
jjj^l (•jylj ."U-iac. LM, jj-LJI 3^j *,x.Lfc^l lc ■'wUj '«.Llsj ^fX._jJlj A_,| -^j o,
iLiiilj iJ-, Jj«-VI «JL-j <Ac. iSjr' ^ ^*"^' ^--^J -^ l-V-^iJM (*J^I viiX« fJ^jy -^-^j
te ndu par terie. II leur raconta ce qui s'etait passe, et les conjura de ne pas
rinhumer avec les cer^monies, mais de le jeter du haut ea bas de la mon-
tagne. Quand il fut mort, ils letraiterent comme il Favait demande. Que Dieu
le Tres-IIaut nous delivre dos ruses du demon et nous tire de ses fdetsl
LVIII. — HisTOiRE DE Kosn.\.u Parwez, fils de Hormizd'.
Quand Tarmee detrona Ilormizd k cause de ses mauvais traitements et de
remprisonnement des notables, auxquels il faisait donner du pain mel^ avec
du platre-, on ecrivit k son fils Kosrau Parwez {Kisra Abrawh), qui lui etait
ne de son mariage avec sa sceur et qui etait en fuite, de retourner i\ Seleucie
{Al-Maddin). II retourna et fut proclame roi. II etait jeune, vaniteux, aimant
la bonne chere, buveur et libertin. II etait verse aussi dans Tastrologie, h
laquelle il s'adonnait et donnait toute sa confiance. Son pere le maintenait
sev6rement. Une fois en possession du pouvoir, il donna libre cours k ses goiits
frivoles. II relacha les prisouniers et leur rendit ce que son pere leur avait
enleve. Tout le monde s'en rejouit.
Bahram Sobin {Sobin) se vit bientot oblige de prendre la fuite. (Voici
Thistoire de ce Bahram). Apres avoir jete le trouble dans Tarmee, et avoir ete
1. Cf. Tabari, p. 370, 430 et sq. ; Barhebrteus, Chrun. Si/r., ed. Bedjan, p. 92;
GuiJi, Chron. Anon., p. 7 et suiv. ; Chronique de Michel le Syrien, t. II, p. 360; 371-
372. — 2. Cf. ci-dessus, n" XLIII.
PATR. OR. — T. XIII. — F. 4. 31
Atid IIISTomh: Nr.STOUIF.NNR. |1/.()|
aJL. L Jl ^jy* ^^^ ■ ^rr^^ ij^ iiLJU L*j Ijliil» ^V~J^J ^^ >— ill A-^j'
i>. 108. S^\ Jl *-«^j f'_/vi J^^ljj liLr*'! Jl u5^ -^^J ■'S'' -^' urrT^' /"
C-jJ' cT^ ^'ii '•^^ J^ ^j-^ Jr^^^ •^-'^' ^^ (^^ V-n» fjJ^ "^i
Jlij •(*!/* ^" "^ i ji ^*"' ^L— J .<» oi LiAA Juj ^ 'I Jjjjlj .X -JlS 4-Uj>- O^wd
jj_»_^jjj Otr*:^ r»i/*^' ^J ^-^y v~-! (^jl^' r../^'j ^' "V."^^ ^j-—' j*^b
la Ciiu.se (lu desaccord entrc Rosrau ot son pere, Raliram entra en rrlx^llloii
contrc Kosrau, liii lit la guerre, et s'empara de son tr6ne, ce qui fil fondre
sur lo peuplc dc yrands mallifurs. Parwez pril la fuile et se refugia aupn-s de
Maurice (.)/'/ (//•/7/), enipercur des Grocs, pour implorcr son socours. 11 lui ocrivit
tout co ([ui lui otait arrivo ot lo supplia do le secourir 011 lui envoyant quarante
mille combattants et quarante quintaux (ror pour les d(5penses de rarm6e.
Mauricc exauga sa demande et le regut comme il convient k un liomme plein
do religion. II Iiii accorda ce qu'il avail demand^. II lui envoya avec les troupes
doux g(3neraux jusqu^a Rirkesion et lui tjcrivit de sc rendre k 'Ana ou bien ti
AMsibe : car ces deux villes otaient situ(3es sur los frontieres des deux empires.
Rosrau alla a Edesse {Ar-lidka); il fut regu avec honneur par les
Grecs qu'il rencontra sur son chemin; il arriva ensuite k Mabboug {Manbedj),
oii il rencontra los troupes qui lui etaient donnees. Rosrau revint en "Iraq, ou
il battit Bahram, qui s'enfuit dans la montagne. Les Grecs Tayant poursuivi,
il se refugia dans le pays des Turcs. Rosrau fut maitre de rempire. II fit aux
troupes grecques de precieux et magnificpies presents ; il envoya aussi des
cadeaux precieux a Maurice, qu'il appela son pere ; il epousa sa fdle Marie, —
d'autres disent qu'elle s'appelait Siiin — et lui cedsL Dara et Mipar^jat, dont
son pere Hormizd s'etait ompare.
Rosrau, par reconnaissance pour Maurice, ordonna de rebAtir les eglisos
et d'honorer les chrotiens. II bfttit lui-meme deux eglises ' pour Marie,
(sa femme), et une grande eglise ot un chftteau - dans le pays de Beith
1. Trois eglises sous le vocable de la Sainte Viorge, des Apotres el dii martyr Ser-
gius (Barhebrteus et Michel le Syrien, loc. cit.]. — 2. Ce serail le m6me chikleau, (jiron
appelle encore aujourdhui ^j^.j^ j^^ " Chtkteau de Sirin ». et qui esl silutj sur hi fron-
tiere lurco-persane.
[147] FJX. — HISTOIRR DU PRP.TRE QUI S'ETAIT FAIT MAGE. 467
iLa. ij<iu> i^jl^^ JO L.3 .^H^% A,l j !,/^3 l^ ^ -!^^ -^ vj^ ij^' '^V''
®^1 iV^-' tJ^-^y* ^y} *r^.>~L "*^. or'' . P>~it" ^ C" ^^ <^ «^^^ajXjI
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dUJo dUUl («AiLi .jt^i «3 1 ^ 01 r^. 1-* ■*-' oUsoj t^ *J jj-ii;. jl ,_j-^^
«Aj UJi .^-ii j~^l IxjIj .«Ujkju L. Jki!i> ^y> (3 ^UI ij~^3 .<JwL> U ^L- 'iJ ^^.^lj
„*jJI (^LU ^y^ ^U j»jj£ iCs^M-» l^ji»..» c^l dlUI (_$lj (j-Ji)l ^jj Jjj; cij
1. ^ ■,', ex i)V( mysteria, missa.
Laspar pour sa ferame Sirin, rarameenne '. De sou temps, les chretieus
jouirent de la paix, jusqu'aux derniers jours de Mar Sabris6'-, qui succeda k
Is6'yahb ', et jusqu'^ la mort de Maurice. Que Dieu leur fasse misericorde.
LIX. HlSTOIRE DU PRETRE QUI s'e;T.\IT FAIT M.VGe'.
Du temps de ce Kosrau, il y avait un pretre, qu'un vif attachement au
monde et k ses plaisirs avait porte k abjurer le christianisme pour embrasser
la religion des Mages. Le roi, qui Tavait honore et eleye eri dignite, voulut
ensuite reprouver dans le but de savoir si c'etait par conviction ou bien
pour Tamour du monde qu'il avait change de religion : « Je desire, lui
dit-il, voir comment les chretiens celebrent les mysteres. » Le pretre lui
demanda de mettre k sa dispositiou une maison isolee, avec tous les objets
requis pour la celebration du sacrifice. Le roi ordonna de lui preparer tout
ce qu'il demandait, et il s'assit a une place d'ou il put se rendre compte
de ce que le pretre allait faire. Celui-ci commen^a k dire la messe. Au
moment de la descente du Saint-Esprit % le roi vit la maison pleine
d'anges, vetus de robes brillantes comme le soleil, et qui gloriiiaient Dieu
1. Cf. Thomas de Marga, lib. I, c. 23 ; Vie de Sabriso', patriarche [Histoire de
Yabalaha), p. 306. — 2. Mort en 004. Voir ci-dessous, n° LXXI. — 3. Voir ci-dessus,
n° XLII. — 4. Cf. Mari, p. 56. — 5. Les Orientaux croient que la transsubstantiation a
lieu au moment de la descente du Saint-Esprit.
4(1« IIISTOIIIK M'.STni!ir.\\l'.. ||/,8|
V, Cjb -^Ja- ^\XjJ\ ^j^\ (^I Uj .iljl U ^s. *-Ul A^j ijjtLi L.J t5^ U-»
.JuiJj CL». blj L*.^j (JlLJD ^VI JU» •iT^^ J»^ ^ ^-*-^ ^ *JL»)j <JJj <»^
®4jlJl •Ua-j ^ LscJi^ ijj^\ f\J>\ j .>'jj *J^ ^b ^^ ^^
*JL^y>c^\, Ll jL^j ij.5_^L ^_^_j» ^y^ Ci_^.j>cJI ^_^ L^C^ul. J^^l \^ 'ij^
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' p. i(;i. 4JI ^^y . •po" 'Jl'jO) .j»^"l_^i^ A-L:::^!^ .._^|__r') L>-^_^lj *JI ^L1Lj>J1 o^uI i^-^l
. jlk..>tJI Aj^ r^3 'LsUI *i
par leurs chants; (et il vit) le pr6tre resplcndissant de langues de feu et
YcHu d'unc grande lumiere. Kusrau, frapp^ de ce spectacle, rcmercia Dieu
de la vision quil lui avait accordtie. Quand le prfitrc tnit fini la messe, on
le vit dtipuuill(3 dc ce dont il ctait vt'tu. « Tu n'cs, lui dit le roi, ni clir(3-
ticn, ni mage. » II fil savoir cela au catholicos Isdyahb en lui faisant
dcmander comment il lallait agir avec le prtjtre : « Cest au roi, dit-il,
d'ordonner, ct de faire ce qui lui semhlera juste. » II ordunna dc le cru-
cifier ct de confisquer ses biens. De ce jour, il honora les chr^tiens et les aima
davantage. Que Dieu lui fasse misericorde.
LX. — IIisTOiRE d'e>-No'm.\n, fii.s d'el-Mou.> dhih, hoi de Hih.vL
De meme que Paul avail adhcre au juda'isme et Mar Aba " au magisme,
de meme cet homme etait attache t\ la religion paienne. II adorait I ctoile
appcl(je Zohra^ et ofFrait des sacrifices aux idoles. Le demon le posseda. Cest
cn vain qn'i! demanda secours aux pr^tres des idules. II recourut t\ Simeon
{Sem'uim), fils de Djabir, eveque de I.Iira, A Sabriso', evtJque de Lasom qui
devint catholicos et au moine Is6'zklia, et sollicita leurs pri^res, que nous
soUicitons nous aussi. Dieu le guerit; le dtjmon sortit de lui.
1. Cf. Ilistoire de Mar Yahalaha... [Vie de Sabris6\ pa(riarche),p. 321-3'28 ; Mari,
p. 50; 'Amr, p. 47-48; Lit^re de la Chastete, n" 47. — 2. Cf. ci-dessus, n" ,\\\'II. —
'•\. Laplanete Venus.
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[14«)] LXI. — IIISTOIKE DE YAUNAN. 469
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II reQut la foi et le bapterae en la quatrieme annee ' clu roi Kosrau. II etait
attache k la saine croyance -; il chassa les Jacobites de toutes ses provinces
dans son zele pour rorthodoxie. II regnait sur tous les Arabes qui se trouvaient
dans les deux empires des Perses et des Grecs. Si Tun ou Tautre de ces deux
rois, qui etaient alors en paix, lui demandait appui, celui-ci s'empressait de
lui venir en aide. Son fils agit pareillement.
Ses fils Hassan et Moundhir, ayant vu la grftce dont jouissait leur pere,
re^urent eux aussi le bapteme un an apres lui, et firent baptiser tous les gens
de leur maison. Hassan ordonna a ses esclaves de ne pas empecher les
pauvres d'approcher de lui quaud il entrait dans reglise. Et quand Bistam'
se revolta contre Kosrau, Hassan le combaltit et delivra Kosrau de ses
mains. Mais peu s'en fallut que Hassan n'y tombatlui-meme. II etait rhomme
le plus attache qui fut k la religion chretienne. Que Dieu le Tres-IIaut leur
fasse misericorde.
LXI. — HiSTOiRE DE Yaun.\n, le fondateur du couvent de Bar Toura'.
Ce Saint naquit dans un village de la region de Beith 'Arbaj-e {Bd'arhaia) ;
il etait laboureur, quand Dieu le Tres-Haut le choisit. II se rendit aupres des
1. En 593, Kosrau II ayant regne en 590. Evagre, a la fin de son liistoire, semble
rapporter lui aussi cet evenement a cette meme annde. — 2. C.-a-d. la foi des Nesto-
riens. — 3. Sur ce rebelle, voir Tabari, p. 478-487; Guidi, Chron. Anon., p. 8-9. Cf.
ci-dessous, p. 481. — 4. Cf. Le Livrcdc la Chastete, n" 49.
♦ P. 162.
470 lllSTOIItK NESTOIUKNNR. |ir,(i|
jljl Uj .LJafi j_^ Jk-pJI Ijjb j i^ji-J ^L" 4JDI <c«; ^^JJI J?-^' >* ^-^ Cr*^
_;^lj .jLlLijJlj ^;:»^! Jjj ^_j.«, ^ JS j., n^*, eJ ■' « :ll J ^b 'U jL«
^^yUI vilU j>^ -^ ^j -^^^ ^^ 15^ ^•-*' V^ v^ o^ r^J ^-^ '--'^^
^y>t~- Jljj ._^l U jL*^l "01 <«-*:^ij .iXdl ^j.4 jj-LJI Jp^_ '>-«j ^^1 -'^r'3
I. Cud. u t,u J, Uj.
anachoretes, disciples dc Mar Abrahain, qui habitaicnt la montagne de Sigar
{Sindjdr) ; il passa avec eux dix ans, s'occupunl ;i scmer, i\ moissonner et h
nioudre, se nourrissant de la memc maniero qu'cux et apprcnant d'eux la vie
monastique. II leur revela quc Dieu Favait choisi pour batir un couvent en
cct endroit. L'un d'eux, Mar Aba', dont Yaunan s'elait fait le disciple, dit aux
autres : « Ccst rhomme que Dieu le Tres-Haut a envoy^ pour fonder dans cette
montagne un grand monastere. » Quand Mar Aba lui en exprima sa volonte,
Yaunan entra dans de nouvclles mortifications '. II se priva de toute nourri-
ture sauf de feuillcs de thym et d'hcrbes; il opera beaucoup de miracles; il
ouvrit les yeux d'uu tigre, auqucl une tigressc les avait creves, a la porte de
sa cellule; il predit la fin de rempirc des Perses, Fapparition dcs Arabes et
les mallieurs que les hommes auraient k supporter. Lcs moines se grouperent
autour de lui pour la construction du couvent. 0 Les Arabes, enfants d'lsmael,
leur dit-il, vicndront du desert et regneront. Ce couvent sera detruit; mais sept
ans apres, la paix regnera dans Tunivers. Alors vous, qui aurez ete disperses,
reviendrez k ce couvent et vous vous y retrouverez reunis. » Puis il K>s benit
et mourut. Son couvent, dans lequel il a ete enscvcli, fut nomme couvent de
Bar Toura.
1. Sur ce personnage, voir Le Livre de la Chastete, n° 25. — 2. Le texle arabe est
ici trouble, la legon adoptee est conjecturale.
[ir,l] LXII. - HISTOIRE DE JACQUES. 471
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!yLs>-j o jo (5-iJl ^y^\ J l3-*^jj ■'*-Jl l^ic»i=-l jL>*jJ^ \r^ uL-ai Uj ♦ p. 164.
®I-»J -«_x»JI ^ji«) ^;^ is-^J !/'*'' cLi^lj ^^.«jJl L ij L-.».^ '^.r-'^ ■* — — =■
1. [Aiw ex iNjLiJi sarmentum.
LXn. HlSTOIRE DE J.VCQUEs', 1-0.\D.\.TEL U DU COUVENT DE IIbIS.V".
Cest ^ cette epoque que parut ce Saint dans la region d'Arzoun. U opcra
beaucoup de miracles. On raconte qu'un jour, passant pres de gcns qui
coupaient du sarment, il leur demanda ce qu'ils faisaient. Mais eux, se
moquant do lui a cause des haillons dont il etait vetu : « Nous deracinons,
lui dirent-ils par raillerie, des ceps et nous plantons des epines. » II les
traita comme le prophete Elisee avait traite les enfants qui s'etaient moques
de lui" : « Que ce soit, leur dit-il, comme vous dites. » La vigne est restee
jusqu"a nos jours comme un prodige etonnant; ses tiges ressemblent a celles
de la vigne, et ses feuilles a celles du lyciet epineux'.
Sa renommee etant arrivee jusqu'aux moines, ils se reunirent autour de
lui. Avec le secours d'un moine reclus, qui fut trouve demeurant pres de la,
il batit un couvent et ils s'en occuperent tous deux. Cest pour cela qu'il a ete
appele le couvent de Jacques le Reclus {la'(\()uh Al-Habis^).
1. L'histoire de Jacques est conservee dans un manuscrit de la bibliotheque episcopale
de Djezire. Selon cette hibtoire, qui d'ailleurs ne me semble pas authentique, Jacques
etait originaire d'Egypte et disciple de Mar Awgen. — 2. Cf. Le Livre de la Chasteti',
n° 24; Thomas de Marga, lib. I, c. 14. Hbisa (u-^) veut dire : Reclus. — 3. Cf. II Rois,
II, 24. — 4. La tradition de ce miracle, qui s'est encore conservee dans les viilages de
Seert, place ce phenomene dans le village de Qefmos, oii Fon montre encorc les
pretendues vignes transformees en (?pines. — 5. En syriaque, Ia'qoub Hbisa ou Hbisaia,
« Jacques le reclus ». Sur remplacement de ce couvent, voir notre Catalogue des
manuscrils de Seert [Introdiiction).
V. 105
m iiisTuiuK nkstoiuknm:. (1521
plJ_r J jJl j jLjl |.^ jU.j .'j_j;L- p*^^3 (**^.' CjJI C.y^ -Uaii Ja-V
i^jJt Ci^ \Jki3 «J Jli <j^l ^btl ^ ">L>-j l_^~«a; J^Jy* ^'^ ^^ .^; (n^'>=^^
©^o-U. (^ -^lj Ji ^^i
1. Slc.
LXIII. IllSTOIIlE UE.S PATIUAItCIIKS .lACOBlTES.
Apres la niort de Severe {Sawarra)\ les Jacobites furent prives de patriar-
che connu depuis le regne de Justin {loustous) jusqu'aux dcrniers jours de
Maurice (MourUii), parce que les empereurs grecs les persecutaient, chcr-
chaient attentivement k les expulscr'. Toutcfois ils eurent deux patriarches
t)ccultes, mais qui ne purent arranger leurs affaires. Apres la raort de
Maurice, ils ordonnerent un patriarche pour Antioche [Anldkya) : c'etait
un hoinme de Callinique iliaqqa), appele Pierre {Fatra)^; celui-ci consacra
des eveques pour plusieurs diocescs. IIs avaient aussi un autre patriarche '
k Alexandrie (Al-Iskandariija). Une querelle s'eleva entre ces deux patriar-
ches, qui furent anatheniatises Tun par Tautre ^
LXIV. HlSTOIRE DE TlTUS, EVEQLE DE HdATTA''.
Des les temps recules, Hdatta {Al-HacIUha) etait sous la juridiction du
1. Voir ci-dessus, n° X. — 2. Ici la phrase cst obscure. ,y\-' ce n'est cerlainement
pas le roi Sapor. — 3. Voir sur ce patriarche Barhebr., Chron. Eccles., pars I, p. 250
et suiv. — 4. Nomme Damien. Barliebr., loc. cit., p. 258. — 5. Cf. Barheb., loc. cit.;
The Third P.art of the Eccles. Hist. of John Bishop of Ephesus, ed. Cureton, p. 302-
305. — 6. Cf. Le Livre de la Chastete, n" 54.
[153] LXIV. — HISTOIRE DE TITUS, EVEQUE DE HDATTA. 473
4j.EiJij i-^_^ Vjl ji^ cT^j^ "^ '-'^- ^-^ -'^^ j~irUJl '^_^_i. ^^'1 J^"ij
JLiUJl j_^j .l^-Lt QX.1 '»-U>3 . jJl-uJI Jj^l J (vUTj x^^frlj ^-Is ^^ ^3 4)1
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^ jL.j ijL».il;" '01 .IS.5J 'C d}_^ ljl.i ^\ iSj~^ ^ ^J^ ^ tjf.^y. Cyy^'^ ^.
<si[:Un^r «c^Ls Ijj /jj ^jiiis C)L« Uj .CapJI "U-j i^
1. In margine, graphio : J, '.^-s-'!.
metropolitain d'Adiabene {Hazza). Les partisans de Severe [Sdwarra) et de
Jacqucs {Ya'qoub), s'y etant rcndus cn 9G() d'Alexandre, en seduisirent
les habitants et corrompirent leur esprit. Le catholicos Is6'yahb, Tayant
appris, choisit un certain hommc, appele Titus (Titous), et le consacra ^veque.
Celui-ci avait d'abord professe le magisme; mais ayant ete choisi et illumine
par Dieu, il se fit baptiser. II etudia dans TEcole de Seleucie '. Titus refuta
les Jacobites par ses controverses et les chassa de Hdatta. 11 baptisa beau-
coup de scs habitants, et des Juifs qui s'y etaient installes. II opera beaucoup
de prodiges et guerit les malades. II ressuscita par la permission de Dieu
un homme mort d'une piqure de serpent, en lui faisant boire de Teau dans
laquelle il avait trempe sa croix. Yazdin", quand il accompagna Kosrau lors
de son invasion dans la region de Dara, le visita, demanda sa benedic-
tion et lui donna trois cents deniors pour la construction de Teglise de
Hdatta'. Titus, apres sa mort, fut enseveli dans cette eglise. Que ses prieres
nous conservent.
1. Dapres Lc Livre de la Chastete, Titus etait originaire de Sirzor; il fit ses etudes
a Karkha de Slokh, sous le docteur Denha, ct fut ordonne eveque par le patriarche
Ezechiel (570-581). — 2. Voir ci-dessous, n° LXXXI. — 3. Ces delails montrent evidem-
ment que la date ci-dessus de 966 (655 de J.-C.) est erronee. Le catholicos Is6'yahb
qui consacra Titus est sans doute le premier de ce nom, qui dirigea rEglise nestorienne
de 582 a 595 ; Kosrau II, accompagne de Yazdin, s'empara de Dara en 604. L'an 966 des
Grecs serait donc pour Fan 866 (555), epoque a laquelle Jacques Baradee s^effor^ait de
relever partout le parli monophy^te.
P. 166.
474 HISTOIKK NESTORIKNNE. 1154]
jL ^\ dU jJ^ .<v) Jy,_ l^lj jlj^l CV Cjls ^L-j 5^ *-«^ j tS^y -(^' ij-y.
4J I^Up L»_Lit o_^_ j ■ ^"L.:^ o'^ J ' f y-^y O^. ^^-J 0*-* f yH/r' *"**^ <J^
.c-Uj j «l^CuJlj <i.t>..,.H jj^Vl jti^j -try^^ -^^ ^^^^ i"L.'j (_jla*j <)^
p. iti7. ^y^^i j^'J^ .w«*^L« *j1j a. *,UU- jb U Cj-*Jj 1^1 Lj^l^ (j L-^.l olj cX» LAs
^j ^ ^U^I lu-lj ^Uj ^j--u)l vi:— I d'^^ J (^j^ i_5^ cT^^ "^'^J OjLj .\?e_;
>_~La)l p,..j j»^Ji. j»,>._^ ^j A. d)^lj ^4 Ji-Ol j_^Jia,_J "tAc- j_^*»-.SJ>_ ^j»LjI *X-Lv3-J
LXV. HiSTOIRe' DU S.Vl.NT ET PLU M.Ml SaBR1s6" (lE TRENTE ET UNIEME")
Catiiolicos'.
Ce saint Pere otait originairc d'un petit village, appele Pirozabad, dans la
contree de Beith Garmai {liddjanni); son pere, qui etait berger, vit en songe
iiii homme debout vetude gloire et de splendeur, qui lui disait : « Tu auras un
fils juste et pieux, et tu rappelleras Sabris6', car Jesus sera son espcrance \ II
sera grand ct pur; il s'elevera en dignite et sera le chef de rEglise de Perse.
II reglera pcndant son pontificat les alTaires de rEglise aussi bien que celles
de TEtat. Les autres sectes, elles aussi, le regarderont comme lcur chef. Son
unique desir sera de glorifier Dieu et de le remercier. » II raconta cette vision
k sa femme, qui loua Dieu en disant : « Nous sommes ses serviteurs. Que sa
volonte soit faite. Nous n'avons qu'a le remercier et h le louer. »
Quand elle fut enceinte, elle vit aussi en songe qu'elle avait mis son fils
au monde ; il etait commc assis sur un siege dans le tcmple de Jerusalem {Beit
el-Qods), couvert d'un voile et ayant sur la tete une couronne d'or; des
soldats se prosternaient devant lui et les foules se pressaient pour rapprocher
«
1. Litter. : mention de rhistoire... — 2. Ici deux ou trois mots ont ete effaces. A
restituer : ,yxJ!j ^.>lsrl jjj (voir ci-dessus, p. 43S). — 3. Cf. Jlistoire de Mar Yaba-
laha..., p. 288-331; Mari, p. 57-60; Amr, p. 49-51; Barhebrfcus, Chron. Eccles., II,
col. 108; Syn. Oricnt., p. 456-470. — 4. x».n>.-,-.<Ti Jesus spes inea.
[155] LXV. — HISTOIRE DU SAINT ET PUR MAR SABRISO'. 475
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J f^U ^aJj J jl^ jL*Jl JiliVl A^l ii^ .<<~S aJI isa> !s_yj -ui .jL.^1
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JUsJj O^Vl * OUjU-JL <_i; ^J__^^ JJls .<-\j^\ ^ J\ ^IDI Iaa AA; (v" ♦ P. 168.
OlAJ ^ «U-.^ JaJj .f__^J 'r^'^ r^^'^ 't-^ ^ f^'^ ._^^^l ^\y\ cU (j;;*;^
:^jjs CUj ^l J ^lsl pT .^jVI Zj\^i ^yfJi\ <y J^i -^l JtjlA^ j^lkJI
L.J .^^lj ;.,l^Vl J^ ^ "<^\ ^\j^\ (n^ .jv^„ ji^ -^V .<rl_^.-C; JLaJI ^_ ^^
«C^jJLj <JI l^jwia-lj c \ys^ *-_fl; Ao ii>.L Uj i^-vr Ij Jiir LJj -j»^ ^^1 J^
Jkitw L*^ JoL jl ^ ^j^j v_«p-lj ^. *iAJl ^ *^j-tA Ij'^ ^* -ftf^ o^ ^tjLJi
1. ^_^f-i ex \x\^ lliuribulum. — 2. Sic. — 3. wij-M ^0.>.
et demander sa benedictioii; et lui, il faisait le signe de la croix sur leurs
fronts. Ellc entendit ensuite une voix qui lui disait : « Cest celui-ci Sabriso',
que tu as congu. » Aussitot qu'elle se reveilla, elle prit rencensoir ; elle y jeta
de Tencens et remercia Dieu de la vision qu'elle venait d'avoir.
Enfin, son terme etant venu, elle enfanta un fils ; son pere le porta a reglise
pour le faire baptiser. L'enfant ayant pleure comme pleurent tous les autres
enfants, son pere leva la main pour le faire taire. Mais un moine vertueux,
qui se trouvait alors dans Teglise, Fayant vu (faire ce geste) : « Comment
oses-tu, lui dit-it, lever la main sur lo clief et le patriarche de TEglise ' .' »
Arrive ir^ge de radolescence, ce Saint se mit as'exercer a Toraison. II
se rendit aNisibe {Nasibtn) pour s'y instruire aupres d'Abraham rinterprete " ;
il excella en merite et en science. S'abstenant, a Tinstar de DanieP, des
plaisirs de la fable, il ne se nourrissait que de graines et de plantes. Puis il
se fixa longtemps dans le couvent ', ou, s'etant engage a contribuer avec les
moines k la depense de la nourriture, ceux-ci n'eurent pas occasion de soup-
gonner sa fagon de vivre. S'en etant enfin apergus, ils se mirent a Fobserver.
Emerveilles de sa conduite et de ses austerites, ils vinrent le trouver en choeur
pour lui demander pardon de Favoir oblige injustement a faire avec eux la
1. Ces trois anecdotes ne se trouvent pas dans sa Vie (v. ci-dessous, p. 504, n. 1).
— 2. Sur ce personnage, voir ci-dessus, n° IX. — 3. Cf. Daniel; I, 8 et suiv. — 4. En
quittant TEcole, il se rendit a Qardou, oii il passa neuf ans { Vie, p. 294).
47B IIISTOIHK NKSTOHIENNE. |ir.(i]
. \<w- ,»— •^ ^^ r ^ t3 f^'^ •01/*—! »-'^. iJ-f^
P. 16'J. jjyl l<jJ aJ^ ^JI ^,--aJl 'OL-.j <JI ^^_ jl jVjI <— J ^ CjU A» jl^j .JsjVjI
^.ir f- y-^_ f" j~^i ls^- o'-»b *J>^ J^-sj ^ (./^^^ ."^ilcij <r^La) <) jSy i^iJi
J_^ ^^J .L»Jk.sVjl Zjy^ ^ \ Lj>e1«1 U 0>-3Jj >-^v'^ ^y- *^' l-^i>;. j^ k;.Jia>J
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.Islj ^^11 Jl ^_^ .<;jX.2A, ^Ul 1-C;lj .bJ_xJI jl-UJl J ^„-^1 ^r-=- ,j-i^^'3
^^^:»»; jl ^l ji S^j jl jVy>j '^LA'. ilrt-^jj^ t>* «^^'^ 'S^* -'^ •'■l/^ V
1. Cod. ^S.
depense de la nourriture, dont il ne prenait rien. Voyant alors (ju'ils avaient
devine sa vertu, il les quitta apres etre rest6 neuf ans avec eux, ct alla a une
montagne, dite de SaVdn', ou il bAtit une cellule et il y demeura pendant
cinq ans.
Dieu, ayant voulu manifester aux liommes lcs dons qu'il avait accordds
k ce Saint, inspira a un Iiomme afllige par la mort de ses huit enfants qu'il
avait perdus Tun apres Tautre, d'aller le trouver pour lui demander de venir A
sa maison. afin que par ses prieres et ses demandes vecilt Tenfant, qui devait
lui naitre. Le Saint alla avec lui; entre dans lamaison, il se mit k prier Dieu
en versant dcs larmes pour lui demander d'ecarter de riiomme et de sa
femme repreuve de perdre encore cet enfant. II veilla toute la nuit. On enten-
dit les voix des demons, qui criaient a la porte de la maison : « Ouvrez; c'est
le maitre de la maison qui cst la. » En effet, le Saint, d'une parole, avait
ferme sur eux les portes et les entrees, et avait fait tout autour de la maison
le signe de la croix. La femme enfanta un fds, qui fit la joie de ses parents
et de sa famille.
La renommee du Saint se repandit dans les regions eloign^es. Pour eviter
les visites de la foule, qui avait commence k venir le voir, il se retira dans
un desert, pour y vivre dans la solitude. (Un jour) deux esprits vinrent e\ lui
1. A iine demi-heure a Test de Mardin, il y a une montagne appelee Sa'ran; mais
la Vie de Sabriso' semble dire que celte montagne se trouvait en Beith Garmai (p. 295,
300).
[157^ LXV. — IIISTOIRE DU SAINT ET PUR MAR SABRISO". 477
^Js. ^i\jL LjJilj kJ\j ^^ jsLijji .^^o *J ^Jiii ^tS * LjjM joj .«[»JI jx>i ♦ p. 170.
^^^.^ .dU-U ^.jiJLII jjsoj -o^^ -^l ■s^J Ijly l-J-^l vJuJislj .sljj (4a*J .^JliciJI
Ac^lj J^l Jljj .U_!l j_j!l isA, «jjj ,J=^^ t^i^ Tj^J "^^ ^"^^ rJ-slj jLUJI
j-jJI Ij-Ccj ^Ul «.»;»-lj (jJjjjl c~a=-j -.«-iJI jjjyij .lU-JI cusc-^j .jiiJI ^v^— j
{Sj>c> Ulj -UJI S^l^ rciL) »Aj jL.-;' [«Ijl (3 ^ljJI Jl viilj Aju jLj 4jl Jlij
Jf-j jJL* joj .«.LJL iL«ji •-J^.^ (Jj *-L _^j ,_^^\ i«^L A-L -.--^ .iA»L) ♦ p. 171.
1. Legere i.ljJl) l--^lj;. — 2. -vL«,' ex i,.vi.fT> impositio manuum.
et lui annoncerent que son Seigneur lui ordonnait d'aller diriger son Eglise.
Puis, ayant mis sur sa t^te un gros livre qu'ils avaient avec eux et dans lequel
il y avait do Tecriture, ils coramencerent a y lire les paroles du rite de
rimposition des mains. Ils lui remirent aussi le bAton pastoral. 11 eut deux
fois cettc vision'. Peu de jours apres, les habitants de Lasom, inspires du
Saint-Esprit, vinrent le fiancer (a leur eglise) ; et le catholicos Isoyahb- le
consacra leur eveque.
Une fois assis sur le siege episcopal, il opera des prodiges et des miracles
etonnants. La nuit du dimanche des Rameaux, la pluie se mit a tomber;
elle continuait k descendre avec abondance ; le jour commengait dans les
tenebres; la fete allait etre troublee; le peuple en etait consterne. Sabriso'
fit clever les croix, et preparer Tappareil de la fete; il sortit dans la cour,
les mains levees au ciel. L'eclair cessa aussitut de briller, le tonnerre de
retentir et la pluie de tomber; le soleil se montra dans un ciel serein, la
terre se secha et le peuple, qui avait desespere, se rassembla et celebra la
fete avec une tres grande joie'.
On raconte ^ qu'il se rendit apres cela au Zab ^ ; c'etait au mois d'avril ;
le fleuve avait deborde; les eaux etaient grosses et tres impetueuses. Le Saint
1. Cette vision est tout autrement racontee dans la Vie (p. 314). — 2. Bokhtiso',
metropolitain de Beith Slokh ( Vie, p. 314j. — 3. Selon la Vie (p. 317), ce miracle eut lieu
aroccasion de la construction d'une partie de Teglise. — 4. Les deux miracles suivants
ne sont pas mentionnes dans la Vie. — 5. Le Petit Zab.
478 IIISTOIHF: NF.STOUIENNE. [158]
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fit sur los eaux lc signe ile la croix et passa le fleuve sans mfime que ses pieds
fussent mouillcs. Un hiTctiquo, qui sc trouvait li\ et qui avait sur lui das
objets en or et en argent, le pria dc le laire passer avec lui. Le Saint Ic fit
passer. Le dissident se fit son disciple et raccompagna; il rcnonQa ii ses
erreurs, et ne voulut jamais se separer de lui.
On raconte aussi que la mal^diction du Saint fit crever et mourir un homme
injuste, qui avait fausscmont jurc par son nom.
Une femme mage ' alla le trouver pour lui demandcr de prier son Seigneur
de lui accorder uu iils. II lui dunna k boire de Teau, dans laquelle il venait do
se laver deux fois les mains; la femme prit Teau, mais eprouvant du degoiit,
elle n'en but pas ; toutefois etonn^e et saisie de crainte de voir y pousser deux
rameaux de myrte, elle consentit k la boire. Elle devint onceinte et mit au
monde deux fils, semblables aux deux rameaux. EUe crut alors et regut le
baptome avec tous ses parents et tous ceux qui rentendirent raconter son
histoire.
Le Christ voulut convertir En-No'man-, fils d'eI-.\Ioundhir et frere™ dc llind
et de Marie. Celles-ci s'etaient faites chretiennes avant leur frere. En-No"mi\n
adorait les idoles et ofTrait des sacrifices i Zohra; il etait assassin et sangui-
naire ; il ne pouvait entendre prononcer devant lui le nom du Christ ni parler
de quoi que ce soit de rEglise chretienne. Mar Simeon (i>m'o(/«), ovoque de
Hira\ ne cessait de prier le Christ de choisir En-No'mt\n. Dieu mit celui-ci k
repreuve pendant trois ans. Lorsquil voulait dormir aprfes avoir mange et bu,
1. Originaire dTslakhr {Vic, p. 138). — 2. Cf. ci-dessus, n" L\. — 3. Cf. ci-dessus,
n" XLII, p. 442, oii il est dit que Ilind etait fillc d'en-No'man. — 4. Qui ordonna pr^lre
George, martyr [Histoire de Mar Yabalaha...,^. 441), et remmena avec kii a Cons-
tantinople (p. 483j.
73.
[159] LXV. — HISTOIRE DU SAINT RT PUR MAR SABRISO'. 479
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(^^,~S Jl ,_.ol jl JujUJI LjTI ^ulJl '0 ciicj^ jv-*j jl5j tj^\ i_flo.-l jiJL«-iJ Jls
1. Cod. 'i^^Lj}»)' ^-v~w.
il lul apparaissait deux figures JifTerentes : la preniiere etait un beau jeune
homme, au langage agreable, k l'odeur suave, qui se tenait debout devant
lui; et Fautre ctait un negre ', a la physionomie horrible, qui se tenait der-
riere lui. Le beau jeune homme lui disait : « Si tu te faisais chreticn, ce
serait ton bonhcur. Ton empire grandirait, et, outre le royaume passager, tu
aurais pour hcritage le royaume eterneL — Loin de moi, lui rcpondait-il, de
renoncer a ma maitresse El-'Ozza, la Deesse souveraine, qui habite les cieux,
pour me faire chretien et adorer un liomme crucifie par les Juifs. » Quand il
disait cela, le gargon n^gre qui etait derriere lui le renversait par terre. Ge
negre avait une figure vilaine, une physionomie horrible et une odeur
repoussante ; une ecume degoutante lui sortait de la bouche : tout ccla faisait
tomber le roi en defaillance et lui faisait perdre connaissance. II ne revenait
k soi que le lendemain matin.
En-No'man eut a souffrir ces tourments et beaucoup d'autres maux que je
passe ici sous silence, comme ne faisant pas partie de Uhistoire de ce Saint
(Sabriso'), jusqu'^ ce qu'il eiit recours a Simeon, eveque de Hira, qui ne
cessait de lui faire des exhortations : « O homme vertueux, lui dit le roi, je
veux embrasser la religion chretienne et recevoir le bapteme. Mais je dois
^crire k Kosrau {Kisra), fils de Hormizd, pour lui rendre compte de ma resolution.
1. Lilter. Kthiopien.
480 IIISTOIRK NRSTOHIKNNK. IKiO]
jLil *i JU» .A*:cl j\j i^jL^' ^XJ jlicVI i^ *J^ ' kiuUc- L. <Jcl j^y» ^l
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L».l> .^Asj A.L!aij O ji*J j «JasJL «.J^LXj Jl JLw *oV .' r**'' r—J J li>-l&jijl jL» <w
1. Lege : •JL^^y-. — 2. Cod. .,'iJ-Jlj. — 3. j^' e.\ i^ioo^. monaslerium.
— Cest bien, lui dit-il ; fais-le. » II lui (^crivit, et regut la r^ponse de Kosrau,
(|ni lui en laissait la libert^. L'(5v6que, apres avoir veill6 toutc la nuit, lo
baptisa, lui, ses enfants, sa femme, tous les gens de sa maison et les plus
hauts dignitaires de son armee. Mais il fut bientcH entoure par les heretiques,
qui se mirent a blamer sa maniere d'agir ' ; ils le porterent k douter de ce
que reveque Simeon lui avait enseigne, et firent alliance avec le d<^mon
contre lui. II fut donc poss^de (une seconde fois) de Tesprit impur. Alors il
ecrivit au catholicos Is6 yahb d'Arzoun, le priant de lui envoycr Teveque de
Lasom, SabriStV le thaumaturge, car le bruit des prodiges qu'il operait et
des guerisons qu'il obtenait sans remedes aux malades les plus gravement
atteints, s'etait repandu partout. II ecrivit k Ivosrau pour lui demandcr de le
prier aussi d'aller le trouver. Le catholicos Is6'yahb et Kosrau 6crivirent k
saint Mar Sabris6' d'aller voir En-No"man-. II obeit; il entra chez lui un ven-
dredi, le 23 juillet; il s'y rencontra avec Mar Is6"zkha, prieur du couvenl,
qu'il avait fait demander, connaissant son merite et sa saintete. Dt;s leur
entree chez En-No"mi\n, le demon se mit a crier : « Malheur h. nous, malheur
k nous! Nous sommes poursuivis par les disciples du Christ, notre ennemi. »
Les deux Saints, s'armant d'une courageuse ^nergie, elev^rent ensemble la
1. La Vie dit qu'En-No'mftn avait ete soliicite par les hcretiques avant son l)apt6me.
— 2. Selon la I7e(p. 322), Mar Sabriio' alla deux 1'ois voir En-\o'iii&n : la preniiiTe fois
11 ctait envoye par le roi Hormizd pour le guerir de sa maladie; la seconde il fut
mande par En-No'mcin lui-meme pour le baptiser.
[161] I.XV. — IIISTOIUE DU SAINT ET PUR MAR SABRISO'. 481
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•jA ZyiA (Jli jl JJJi -Ct Jaj .LJi (_^^ L« iJla .isJj&Lt.« Ll ti jj^"! .<!« ^.j^
1. Sic in manuscripto: forte f.j.>U'. — 2. Forte (.r^-
voix en disant : « Ferme la bouche, esprit rebelle et impur; il ne t'est point
permis de parler par une bouche qui a confesse le Christ, qui a re^u son
corps et son sang, vivificateurs des fideles. d Le demon se tut. Saint Mar
Sabriso' se tint devant rautel et Is6'zkha sous le soleil dans la plaine, et ils
ne quitterent leurs places que Dieu n'eut accorde la guerison au roi ' . Le
miracle fut eclatant et le bruit s'en repandit partout.
Kosrau, fils de Hormizd, ^tant parti selon sa coutume pour le pays des
Medes" en la cinquieme annee de son regne^, Bistam le rebelle, qui etait
k Ra'i, fit ses preparatifs pour venir Tattaquer. Kosrau marcha contre le
rebelle. Celui-ci de son cote s'avan(^a avec son armee pour en venir aux mains.
Kosrau hesita devant le nombre des armees de Bistani et voulut retarder
la guerre. II descendit de sa monture pour retlechir sur ce qu'il devait faire.
Pendant qu'il reflechissait, lui apparut Timage d'un moine vieux, petit de
taille, faible de corps, ayant un bonnet sur la tete et tenant un baton dans
la main gauchc; il saisit la bride de sa monture et se mit k la conduire avec
energie et vaillance sur le champ de bataille : « Livre combat, lui disait-il,
et ne crains pas ; car tu es vainqueur. » Le roi dit k ceux qui etaient pres de
lui : c( Voyez-vous ce que je vois? — Nous ne voyons rien, » lui repondirent-
1. Selon la Vie et les sources cittJes ci-dossus, ces prit^^ces etaient adressees a Dieu
aiin qiril chassat les lieretiques de clicz No'nian. — 2. Conjocture. — 3. En 594, Kos-
rau II ayant regnti en ."j90.
i'Arn. OR. — T. .\iii. — r. 4. • 32
482 HISTOIRK NKSTOltlKNNE. [1G2]
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y>jt ^ j,j^l (^^ •^^ i-jLJI OJI J ^_5.'jjVI ^y^) '^L:u-I Ui
1. _Uju-' ex — uii; jacuit.
ils. II coniprit alors que c'etait uu secours venant de Dieu. 11 leur dit alors
Tapparition qu'il venait de voir : « Cest ton aieul', lui dirent-ils, qui t'a
apparu. » Mais, convaincu que cette vision n'etait due qu'au Christ, le Dieu
des chretiens, il se moqua de leur parole; il leva la main pour jeter (des
ll^ches) ; son armee Timita ; bient6t Bistam fut mis en deroute et son armee se
reunit k oellt' de Kosrau. Apr^s sa victoire, rimage, qui etait sous ses yeux,
disparut. II retourna joyeux et pensaut au secours que le Christ venait de lui
pr6ter.
Mais quand la nuit vint, pendant son sommeil, la meme figure lui apparut
ensonge et lui dit : « Je te salue, 6 roi victorieux. N'as-tu pas 6te etonne do
la vision qui t'a apparu sur le champ dc bataille? Cest moi que tu as vu. Lc
Christ m'avait envoye pour te porter secours. — Vraiinent, lui dit-il, c'etait
ton image? Qui es-tu donc ? — Je suis, lui dit-il, Sabriso' eveque de Lasom. »
Et il se reveilla. II raconta cela a Sirin, sa femme, qui etait chr6tienne. « Cet
humme, dit-elle, dont tu parles, a fait des signes, des prodiges et des mira-
cles. » Des lors il r^solut de le faire catholicos -.
Quand Isdyahb d'Arzoun mourut cn la sixieme' annee du roi Kosrau
Parwez, fils de Hormizd, celui-ci, en apprenant la nouvelle, dit : « Nous
remercions Dieu, qui prodigue ses bienfaits et ses mcrveilles, de nous avoir
1. Le grand Kosrau. On peut aussi comprendre : Cest ta chance. — 2. L'auteur
anonyme de Guidi, p. 8, seinble rattacher cet incident a la campagne de Kosrau contre
Bahrani. Quant a la Vie, elle n'en parle point. — 3. Rn la ciiujuienie annee (voir ci-dos-
sus, p. 442).
i
[163] LXV. — IIISTOIRE DU SAINT ET PUR MAR SABRISO'. 483
^^jUajJI J «J Jls jj...asJl T^P- ^-J^ .«.«I-V3 <CLn-w i^flfl. jl lj[_^ JOJ -ij^ija;
J ■. JljJ dlUJl ^_J->o ^^ Ij^U A^^J ifr _^J>=J .LJj jj — «.ll>_ j_j_J LlCU* jj ♦ P, 17S.
^Jft^ j\ (V .vilUJl jiil K r J>'-', ^ Oy^y'.. ij^ ^.^ ij Irt^*^' "-^-^ ^ij^y.
jUJ>-I J jiVI (j <U__Jlj ^Ulp-Vt (^jUaJl !s_j^j j_y t5j~^ V^ ij^ ls'^ f"^'
jl -*jpE]s __^ls . diU-Ll U.\JL f^"|v«=l ' y^J J ^^'' (J^ jj-*v^'3 i^Xll ^»».*^^ • ,j--j '
j^l r^l J^ -(nr^ 'j-^'^ ^^^ jj^'— ', i5J^^' d)-v__fr .aJ JUJ .j^ U ^J»^_
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^l 'v^j j***r^l (j"^lj jj_r^^'lj ^"^'^ "^ bj^^J ^'■^ (n^ ^-"^ .5sU«il rtUa jiL'-^^j
sauve du sang de ce vieillard, qui est mort de mort naturelle ; malgre le
crime qu'il commit envers nous, c'etait un homme divin. »
Puis Kosrau ayant entendu le son des cloches a Seleucie (Al-Maddin)., se
souvint que les chretiens avaient a ordonner un catholicos ; il se rappela
CQ meme temps la vision qu'il avait euc sur le champ de bataille et ce
qu'il avait vu ensuite en songe. 11 fit signe a ceux qui etaient presents de
s'ecarter, sauf Darjro surnomme Takhrid' et qui etait chretien : « Pourquoi,
lui dit-il alors, les chretiens de notre empire ne cherchent-ils pas un chef ? »
Darjro se prosterna la face contre terre devant le prince, et repondit : « Ils
n'ont pas diflero de le nommer par negligence dans les devoirs de leur reli-
gion; ils attendent seulement lautorisation du roi. » Puis Takhrid ordonna
aux notables des chretiens qui etaient a la porte de Rosrau de se reunir pour
demander Tautorisation d'elire uu chef. Les pretres et les fideles, reunis a la
porte, unirent leurs voix pour rendre grAces au roi. En entendant ces cris,
lc roi dit a Takhrid de s'informer de ce qu'ils voulaient. 11 repondit : « V^os
serviteurs les chretiens veulent avoir un chef. — Va les trouver, lui dit-il,
et parle-leur ainsi : AUez, et appliquez-vous avec zele a choisir votre chef,
faites-nous ensuite savoir qui il est et d'ou il est, afin que nous rappelions et
retablissions, s'il nous parait digne. » Takhrid dit cela aux Peres, aux assis-
tants et a tous les autres chretiens. Geux-ci furent contents et ecrivirent
l. Tagerbad chez Mari, p. 58.
484 IIISKUUK .NKSiOKJKNNK. [lU/.]
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. jy>tUs)_ (n^^ .il-Ua- *jl« jU>o jl UUJI (,— j ^j^ .«J |v*j>k^lj (♦A^j *-ajUI
1. cJ^i^^J' c.x uj;» dominicus. — 2. j?,^ <'-' y ex .vjo Dominus ineus.
aux autres P6res de se reunir pour fairo l'election. Le synode fut r<5uni le
troisi^me vendredi du careme. Le roi qui avait connaissance de cette reunion,
leur lit dire : « Gonsiderez comment j'ai agi avec vous en vous donnant la
liberte de faire le choix que vous voulez. Vous avez en eilet le pouvoir
celeste, alors que moi, j'ai le pouvoir terrestrc. Qu'il n'y ait personne parmi
vous qui ait egard a un inter^t personnel qui puisse influencer son vote.
Que celui que vous devez nuraraer soit parfait eu sagesse divine, et en Turt
de gouverner i la satisfaction de tous ; afin qu'il soit capable d'etre, par ses
prieres, un appui pour notre erapire, et de vous gouverner pour le mieux.
Si vous agissez autrement, nous vous retirerons le droit de suffrage, et nous
designerons nous-memes la personne qui nous plaira. » II faisait allusion a
Mar Sabrisu".
Les Peres et la foule des lideles, qui se re.unirent pour donner leur voix,
ne furent pas daccord et se diviserent en deux groupes. Car quelques-uns
d'entre eux se croyaient dignes du pontificat et le convoitaient. Ghacun d'eux
s'efforgait donc de tirer les suffrages de son cote. Les fideles, au contrairc,
portaient leur clioix sur d'autres. Le roi, qui, par ses emissaires, etait tcnu
au courant de ce qui se passait, leur envoya Takhrid leur dire : « Pourqut)i
tardez-vous tant k finir relection, et siegez-vous encore, livres h d'oiseuses
pensees? — INous avons choisi, repondirent-ils, cinq 6v6ques et d'autres
personnages (et ils les nomm^rent), tous sont bons ; nous ordonnerons celui
dont le roi autorisera le choix. »
[165] LXVI — RECIT DE LA VISION QUEDT MAR SABRISO'. 485
(♦(lo ^_go-l f- x^tty^ Jlsj . j»jj JJUaJj A^lj ctLLJi liJ^^ '^^Lr; -*-_ >=»"=> ^n U.l9
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/|Po . ^»>.,.,.a iV 'V^LJyi AjiZJa-]^ iL«^ ) U.C /♦Jac- A9 |»J i^ -^jpcJaJ Jlsj <.-lj dJ^^^J
/j^ AjL-_yi i-Lsi jyjiU^ Alt lc-Ol Ij JSli .1 oj |»>^lfr A,».Xj_J (vXJ riLA...a) /w« jU_j>cJ
V_jl3.i vl)-»-«-l ->ij *JI i^J ,_5jUalJl O.».;.:^ Jl I-UXJI "yA iS^" JuL/_^l Llw)
^^ JL' yoj ii^LJl Jju ^UaJl l-Ub 1^1 j c. ^_^ jL jL^I J L^_ J^-l^ -^'
Lorsque Takhrid rapporta ce message, le roi remua la tete, se moquaat
d'eux, et dit : « L'eveque Sabris6' est-il avec eux ou non? Et s'il n'est pas
venu, pourquoi ne Tavez-vous pas prie d'assister avec vous au synode ? »
Chagrines par cette question, ils alleguerent que Sabriso' ^tait deja vieux et
que ses actes de mortification et sa grande saintete Tavaient rendu debile.
« Cest, dirent-ils, pour ne pas le fatiguer que nous n'avons pas juge conve-
nable de rappcler, mais si tu ordonnes, 6 roi, qu'il soit preseut, nous Tap-
pellerons et nous rhpnorerons. » Le roi, en entendant cette reponse, rit de
colere, et, remuant la tete, dit a Takhrid : c Dis-leur : Vous vous etes ecartes
de ce que nous vous avions ordonne, chacun de vous a voulu Tautorite pour
soi. Cest nous qui choisirons la personne qu'il vous faut, et nous lui don-
nerons Tautorite sur vous. » Quand ils curent entendu ce message, ils
rendirent grAces, en les acclamant de toutes leurs forces, au roi et a
Takhrid le chretien.
LXVI. — Recit de l.^ vision qu'eut M\r Sabriso' alors qu'il etait
EVEQUE DE La.SOM '.
Pendant qiie les messagcs s'cchangeaient entre le roi et le synode des
chretiens, et qu'on sellait les chevaux qui devaient ramener Mar Sabriso',
1. CL Mari, p. 58. Cette vision n'esl pas rapporlee dans la Vie.
'.86 HISTOIRK NKSTOUIKNNE. [166]
y» ii) .(^1 vJi ^,^ L IjX-jlj iuJl j (j^y?- 'L-LUll liyk a) VUJ .^^ALj
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ce Saint, qui leposait sur uu cilice apres ia [iricrc, cut uue vision pendant
son sommeil. Deux pages, v6tus k la nianiere dcs cavaliers persans,
s"etaient arretes devant lui, et lui disaienl : a Dcbout, car les grands du roi
des rois arrivent derri^re toi ct te demandcnt. » II repondit : « D'oii me
viennent ces grands, k moi qui suis si petit, ct pourquoi me cherchent-ils ? »
lls lui dirent : « Lcs voici ; ils sont assis dans reglise; ils nous ont dcpechcs
piiur que nous t'amcnions devant eux. » Et pcndant qu'il s'ecriait : « Jc ne
suis pas digne dc voir les grands du roi », voici que chacun des deux pages
lc tirait lun par lc bras droit ct i'autre par le bras gauche, et en iaisant
diligence, ramenaient a ceux qui les avaient depeches, et qui attendaient
assis devant le sanctuaire. Ils etaient vetus de robes eclatantes, et portaient
sur leurs t^tes des couronnes ornees dc pierrerics. El run des pages disait :
(I Seigneurs, nous vous ramenons ; seulenicnt, ccst uu vicillard, ct il aura du
mal a monter k cheval. » L'un dcs grands repondit : « II est en effet commc
tu dis; cepcndant, il s'exercera k monter k cheval pendant scpt ans. » — l'"t
Tautre courtisan repliqua : « Et memC pendant huit ans. » Alors ils lui
dirent : « Le roi des rois ordonne que tu sois ctabli cavalier de haut rang,
ct il te donne a conduire rarmee des chretiens. » Et l'un des a^rands sortil
de sa manche uuo bande de papier, sur laquello il ecrivit. Et en meme temps
qu'il ecrivait, il proclamait d'une voix forte : « Cclui-ci est Sabris6', le chef
des cavaliers qui adorent la croix. » A ce moment, le Saint se r(5veilla.
[167] LXVIl. — REVENONS A CE QUl EUT LIEU LORS DE F^ELECTION. 487
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LXVII. HkVENONS .V CE QUI EUT LIEU LOHS DE LELECTIOnL
Kosrau {Kisra) envoya chercher saint Mar Sabriso'; celui-ci arriva le
lundi des' Rameaux. Le roi, qui se rejouit de son arrivee, le fit descendre
dans le palais de Sirin, sa femme, qui etait chretienne, et il interdit aux
eveques et aux autres personnages d'entrer avec lui, si ce n'est Timothcc,
evequo de Beith Bghas". II envoya celui-ci avec Takhrid le chretien pour
lui dire de sa part : « Nous te permettons de te reposer pendant le reste de la
journee, jusqu'^ ce que nous t'ayons commande ce que nous aurons decide. »
Le jour du jeudi saint, le roi ordonna que les eveques, les metropolitains et
tous les chretiens se rendissent a la porte de Sirin ; quand ils furent tous
l^, il dit a Takhrid d'amener Mar Sabriso' et de le mettre au premier rang
des Peres en disant k ceux-ci : « Cest le chef que Dieu vous a donne du
ciel ; le roi Tagree et le place a votre tete. Celebroz donc son elevation selon
vos canons et vos reglements. Et quand la chose sera terminee, ramenez-
le-moi avec le respect et les honneurs qui lui sont dus, afin que moi aussi
je le voie et regoive sa benediction. » Takiirid executa Tordre du roi. Les
eveques et la foule ayant entendu le niessage, adorerent Dieu et le remer-
cierent ; puis ils tomberent aux pieds du Saint pour les baiser, et eleverent
1. Cf. Mari, p. 58. — 2. Cet eveque assi.sta en 585 au synode de Is6"yahb 1 (voir
Syn. Orient., p. 423), et en 605 au synode de Gregoire I (Ibid., p. 478).
488 IIISTOIRR NESTORIKNNK. [168]
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>L»:>- o^..s^j jl jLi J jl ^lj .^_^l ^^fdi^Zj dl d)_^ LLoIj ^jl» tU — !l ^jli
1. (.rljyi ex )|V( mysteria sacra, missa. — 2._^^.il ex io,ii admirari fecil.
•
leurs voix pour Ixhiir le roi. A Juiil lieures, ils le conduisirent en eeremonie
a Teglise de Seleucie, ou ils rordonnerent patriarclie '.
Le couronnement du patriarche et rallluence de la foule doublerent la
beaute de la fete; il celebra ensuite les mysteres. Apres la priere, on voulut
le conduire hors de Teglise, jusqu'A la porte du roi, comme il avait 6te
ordonne. Mais la foule qui se pressait autour de bii etait si grande, qu'il
nc put sortir de Teglise ; peu s'en fallut mcnie qu'il ne pdrit ecrase par
la foule.
Takhrid" alla informer Ic roi de ce qui se passait; celui-ci lui donna sept
cavaliers et il leur confia son propre cheval de selle afin qu'ils y fissenl
monter Ic Saint. Les envoyes furent etonnes de voir une si grande foule se
presser autour de lui, et ils ne pouvaient parvenir jusqu'^ lui. Enfin ils s'ap-
procherent et lui dirent : « Le roi t'ordonnc dc monter sur son cheval afin
que tu te degages, et te presentes chez lui ; car il t'attend. — Que vive le
roi! leur dit-il ; mais je ne monte pas; car il ne m'est point permis de voir la
monture du roi, a plus forte raison de la monter. Et puis je ne suis pas
bon cavalicr. Le roi veut me fairo uu honnour inoui. » L'un d'eux se
detacha pour informcr le roi : « Dis-Iui, repondit le roi en riant : Tu es
cavalier celeste. Monte notre cheval pour que tu parviennes jusqu'a moi et
1. Le 19 avril 59G (voir ci-dessous, p. 509, n. l. — 2. l.'anoc(lolr siiivaiitc ncst pas
nicnlionnce dans la Vie.
[1(10] LXVll. — REVENONS A CE QUI EUT LIEU LORS DE L'KLECTION. 489
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^L- ytj vjiUI ^ viiUI jL»i:V j^-UirJI jj-^JJl !sjf>-jj ^isLVIj J^->^ .JJJl
e-»*^lj ^jLiJL (»-*jJI ij-i/--' jl^s /»-• T )^5 .rc_.jLiiJL jIjuI c^iX^ jjj ."<--p Jc.
1. Sic. — 2. Leg. i-:^'}^-
que nous recevioiis ta benediction. » Et il ordonna que, s'il ne le voulait
pas, on renlevat pour le faire monter la bdte malgre lui. Les eveques, ayant
cntendu l'envoye redire cela de la part du roi, le prierent avec la foule et les
lideles d'obeir au roi et de monter. Comme il refusait, les cavaliers Tenleve-
rent et le placerent sur le dos du cheval, et Tun d'eux saisit la bride pour
le conduire. Mais le Saint, de la voix, arreta le cheval, et lui parla ainsi :
« 0 cheval muet, si ceux qui parlent ne m'ecoutent pas, toi qui n'es qu'une
bcte, tu n'avanceras plus, par le nom de Notre-Seigneur le Christ. » Le cheval,
qui etait le plus vif des chevaux, s'arreta, semblable a une muraille qu'on
ne peut ebranler. On le frappa autant qu'on put sans pouvoir le faire bouger
de sa place. Les Mages, les Juifs et les Marcionites qui ctaient presents,
frappes d'etonnement et d'admiration a la vue de ce spectacle, remercierent
hautement Dieu de ce qu'ils venaient de voir et s'ecrierent : « Heureux ceux
dont tu es le chef! » Comme la foule se serrait de plus en plus sur lui, les
cavaliers coururent en informer le roi. Celui-ci admira le prodige, remercia
Dieu le Tres-Haut, et s'en reJQuit; il ordonna que des fantassins munis de
verges allassent ecarter la foule du patriarche. Ce ne fut qu'a grand'pcinc
qu'il put arriver a la porte du roi; il etait trois heures de la nuit. II etait suivi
des eveques et des notables chretiens, fonctionnaires du royaume. Le roi
etait assis sur son trone; le palais etait plein de lampes. Les domestiques,
tenant h la main des encensoirs et des cierges, sortirent a sa rencontre de la
490 IIISIOIUI': NKSTOUIKNNK. [170]
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• p. 188. dLjuT ^ ' jl^ "0 Jly .AoOj ^ ^j-h-i *— '-> J^3 •'^ blj U «J ^_^_ jl jljl
maisoii di; Siriii. Quaml lo roi rapen/ut, il lui dit en souriaul : « 0 chef des
cliretiens, sache bien que ce ii'est pas nous qui avons fait d'adniirables choses
poiir toi, mais c'6st toi qui as fait des miracles, puisque, etant toi au pays
de Beith Garmai et nous k Rai, tu as saisi la bride du cheval et tu as pouss6
le cavalier, inalgre lui, k entrer dans la melee et k gagner la victoire ; et
aujourd'hui tu as rendu immobiie, k Tinstar d'une muraiile, le cheval qui
vole comme l'oiseau et qui ne peut pas souflVir d'entendre le bruit du fouet.
Viens donc maintenant en paix. (En toi) s'est accomplie la parole, qui se
trouve dans votre livre, que \a pirnv que les marons avaient rejetee est devenue
la principale de l'angle\ Sois donc heureux ; ({ue notre empire se rejouisse
(Ic ton elevation a cette charge. » Sabrisd' pria pour lui et le benit : et
tous les homnies repondirent : Amen.
Le roi se rejouit beaucoup ; les eveques uos Pi^res rougirent de ce c|u'avait
dit le roi touchant la pierre rejetee par les maQons, et furent confondus de
rhistoire du cheval dont le Saint avait saisi la hride a Rai sur le champ de
liataille. Le Saint s'en alla. Le lendemain matin il retourna pour son ministere
a la porte du roi; on Fintroduisit dans la maison de Sirin, oii le roi vint avcc.
Takhrid le trouver; il avait donne Tordre qu'on n'y laissftt entrer personne.
II le trouva humble selon sa coutume. Aussit6t qu'il vit le roi, il voulut se
lever; mais celui-ci Ten empecha; il lui baisa la tete, et s'assit devant lui;
puis il lui dit : a Tes predecesseurs etaient les esclaves de mon p^re et
1. Cf. Ps. cxviii, 22.
[171] LXVII. — REVENONS A CE QUI EUT LIEU LORS DE LELECTION. 491
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-jai)l l-lss JjUai; A^y-'^^ Ij^L^Cj .^j^l LLL, fj^jy* ^J^ i^^—^ v-^ c-Lirl ^
do ines aieux; mais moi je suis ton enfant et cette femme est ta fille. Tu
seras admis en sa presence k tout momeiit que tu voudras soit de jour soit
de nuit. Pour toutes les alTaires importantes, envoie-moi un des tiens, ou bien
viens me voir toi-meme sans me demander si je t'autorise; designe quel-
i[u'un en qui tu aies confiance pour donner la communion a ta fiUe Sirin quand
elle le d^sirera; et si tu peux la communier toi-meme, fais-le. Prie toujours
pour nous, pour notre empire et pour la prolongation de notre vie : c'est la
derniere recommandation que nous te faisons. »
Le lundi de Paques, le roi envoya dire aux ev^ques : « Celui qui veut
retourner k son pays, peut y retourner; et celui qui desire rester, peut rester
ici. Mais choisissez quelqu'un parmi vous qui soit savant, verse dans les
affaires, sage, patient et doux, qui n'aime point les richesses et qui soit agree
du catholicos, afin qu'il Tallege dans sa charge de gouverner les.afTaires chre-
ticnnes. » Les eveques reraercierent Takhrid du souci qu'il prenait des
affaires religieuses. Ils tomberent d'accord avec le catholicos pour designer
Tev^que de Senna ' et rintroduisirent en sa presence. Takhrid informa le roi
de leur obeissance a ses ordres et le pria de la part du catholicos de per-
mettre aux eveques de rester chez lui un mois pour regler avec eux les
affaires ecclesiastiques. Le roi le permit.
Puis des lettres de Kosrau arriverent k Maurice, empereur des Grecs; il
1. Nomme Milas (voir ci-dessous, p. 497).
♦ 1'. l'JO.
m IIISTOIHK NRSTOUIKNNK. |172|
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Jl (joiiJi) lA-Li-ls . Jy-;^!) /k^L^Ljlj (jijj-» v.tLLwU L.JJ Llai- IjJc (-Lty ,_»J»^L Ij^»— -j
lui parlait des verlus de ce Saint, si bien qu'il iui douna un grand dcsir dc lc
voir. II envoya le maitre de ses peintres avec le messager qui 6tait venu vers
lui : « Va, lui dit-il ; prosterne-toi devant saint Mar Sabris6' patriarche des
pays persans et peins fideleraent son image. » A Tarriv^e du peintre, lorsque
lc catholicos eut appris la chose, il s'y refusa en disant : « Qui suis-je, pour
quon agisse ainsi k mon egard? Je n'en suis pas digne. i> Mais Kosrau
lui denianda de laisser iaire le peintrc par egard pour Tamitie (jui exis-
tait entre lui et Maurice. Le Saint y consentit alors bien contre son gre,
et le peintre s'en retourna en rapportant le portrait. II appela quelques per-
sonnes qui avaieut vu le Saint, mais qui n'avaient pas eu connaissancc
de la mission dont le roi Tavait charge ; et il leur demanda : « A qui res-
semble cette image? » Ils repondirent, dans radmiration ou ils ctaient :
« Cest Sabriso", le patriarchc dc rempirc des Perses, c'est lui-meme cn
personne. »
Maurice continua a ecrire i Mar Sabriso' pour lui demander sa priero. Puis
il lui ecrivit pour lui demander de lui envoyer Ic bounet qu'il avait sur sa
tete. Mais il en fut trouble et s'y opposa : « Cest sa foi vive, lui dit le mcs-
sager, qui a porte rempereur victorieux Maurice k demander la bencdiction
de la tete du Saint. Tu dois donc fortifier la foi des fidcles. » A cette parolc,
il lui remit son bonnet apres avoir prie secretement ct y avoir fait le signc
di" la croix; il pria pour rempereur Maurice, les fidC-Ies et le messager.
Celui-ci, ayant pris le bonnet, retourua chez Maurice et raconta sa mission.
L'empereur baisa le bonnet; ses parents et Ics habitants de son cmpiie
[173] I.XVII. — REVENONS A CE QUI EUT LIEU LORS DE LELECTION. 493
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1. u>pa dominicus.
rimitereiit; puis il le mit clans son tresor avec les ossements des Saints.
La correspondaiice continua entre Maurice et le catholicos. Celui-ci lui
demanda de lui euvoyer un petit morceau de la croix de Notre-Seigneur et
dc liberer de sa part les captifs d'Arzoun, de Beith Zabdai, de BeithWrb&ye
et de Sigar; il pensait que ce serait la une raison pour lui de prier Rosrau
de liberer aussi les captifs grecs ; et cela devait raffermir entre les deux
princes Tamitie et les bons rapports. Le Saint demandait en outre a Maurice
de lui donner un de ses vetements. Maurice fit faire une croix en or; il Tin-
crusta de pierreries ; il y mit un morceau de \a croix de Notre-Seigneur le
Christ (que son nom soit adore) ; il renvoya tous les captifs qui se trouvaient
dans la capitale et dans le reste de rempire et envoya la croix et un de ses
habits a Mar Sabriso' le catholicos. Mais Rosrau s'empara de la croix avant
qu'elle ne parvint au catholicos, la posa avec beaucoup de respect sur une
nappe de soie qu'il mit sur ses genoux ; et apres Tavoir ouverte, il en enleva le
morceau de la vraie croix ; et il la rendit au messager. Lorsque le catholicos
sut la chose, il ecrivit k Maurice pour Ten informer et lui renvoya la croix
d'or en disant : « .Je n'avais besoin que d'un morceau de la croix de Notre-
Seigneur. Or Rosrau, dans Texces de son amour pour Sirin sa femme, qui
est chretienne, vient de Tenlever. Je te prie donc de m'en donner un autre
morceau, sinon je n'ai pas besoin de Tor. »
192.
494 IIISTOIRK NESTOHIF.NNF. [174]
.<Ult JLJ jJTUJI J\ j^_ jl j dUJI jjL-lJ .jyCVI ^O e^yiJSoj Ujj.5l^
LJU- f-y^^ ^ AALi LAj .^\jA^ j»^ ir:^'^.) fJ^' ojlLj ^y !il_y_ <ll ^^j
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®^ii_-.lj ol^:>tJ^ .^::50l ^ ^\y> iA£. ^,.. «J I jjju-l •
1. Cod. ■>J^'3«.
Sur ces «ntrefaites, r^veque Maroutha ' fut envoye en ambassade aupres
de Kosrau et auprtjs du Catholicos. 11 avait le plus somplucux costurae et
vovageait avec la pompe la plus maguifique. Sur Tordre du roi, il fut reQU par
Takiirid, Theodore, 6veque de Cascar, Mar 'Abda, (ivdque dc Beith DarAye
[BdihSidiji-)'- et Bokhti.su', dirccteur dc rKcole^. Puis il demanda au roi l'auto-
risation daller saluer le catholicos : il croyait qu'il allait le trouver en cos-
tume de patriarche grec et dans leur somptuosite et leur apparat ordinaires.
Ayant donc vu Mar Sabris6' assis sur un sac dans un coin de sa cellule, v6tu
d'habits grossiers et ayant un bonnet sur la tete, il ne comprit pas que
c'etait le catholicos, jusqu'a ce qu'on le lui dit. Frappe d'etonnement : « Le
roi, lui dit-il, est oblige d'etre avec sa faraille en costurae royal. — Notre-
Seigneur le Christ, lui repondit le Saint, navait pas meme comme les renards
et les oiseaux unc place j)our ij rejMser sa tete'. » II repoussa ainsi ses atta-
ques, et par beaucoup d'autres temoignages des Ecritures ; si bien qu'il le
confondit et le reduisit au silence '".
1. Pharwa i\^^) chez Mari, p. 59. — 2. Ces deux eveques assisterent en 605 au sy-
node de Gregoire I (voir Si/n. Orient., p. 478). — 3. Cf. Mari, p. 59. — 4. Luc, ix, 58.
— 5. Cette anecdote et Ic resume du miracle suivant sonl ecrits a la fin de' quelques
manuscrits contenant lcs Centuries d'Elia d'Anbar cf. Assem., B. 0., II, p. 499 , sous- cc
tilre i-^f^ ixi^ots^ ^kojl^ •f^mj ...poi o,M»i.^t^ |n.o>nnm\r.[ ^ « Ilistoirc ecclesiaslique ; biof^raphie
du catholicos Mar Sabriso' I. » Cest ce titre (lui a trompe Assemani en rinduisant a
attribuer a ce Sal)ris6' une histoire ecclesiastique. Voir encoiv notre Elude (en arabe)
sur rEfole dc Xisibc, licyroiilh, 1905, p. 32.
[175] LXVIII. - HECIT DU MIRACLK OPERE PAR MAR SABRISO'. 495
lyOM i^ (■ ytif^ jA (_^Ai 'j^, ^A^ A_iLsL-Vl /v« "^Uj^J ^_ r "■ ■ yl IjJjU U".-'
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1. (XXoXri.
LXVIII. — Recit du mir.\cle opere p.\r M.\r S.vbriso' c.\tholicos en
PRKSENCE DE l'eVEQUE MaROUTH.V.
Un JQur quo reveque Maroutha et d'autres eveques etaient assis en pre-
sence de Mar Sabriso', un liomme chretien entra chez eux, conduisant sou
fils age de quatorze ans, qui etait aveugle et rauet; il s'arreta au milieu
d'eux et dit en pleurant amerement : « O notre Pere, ayez pitie de moi. >■
Sabriso' lui demanda son histoire : « Cest mon fils, lui dit-il, qui faisait ses
etudes; il etait vif et intoUigent. Et voici qu'il y a quatre jours, sortant de
Tecole avec deu.\ autres enfants, il rencontra un marcionite, un dc ceux qu'on
appelle pretres; ils se mirent a Texciter en lui parlant avec mepris. Le mar-
cionite, cmporte de colere et de rage, se rua sur eux. Les deux camarades
prirent la fuite; quant a ce pauvre enfant, il resta et le marcionite le saisit.
Les deux gargons raconterent qu'ils virent de loin le marcionite arreter ce
jeune homme, et lui eteadre la main sur les yeux, sur la bouche et sur les
levres, en lui disant : Combien vous nous meprisez, vous enfants de la juive
Marie! II perdit aussitot la vue et devint muet. Et le magicien marcionite
s'en alla, laissant k la place oii il etait ce jeune homme, qui ne connaissait
plus sa route. »
Les assistants fureut frapp^s d'etonneinent. Ues chretiens qui se trou-
496 IIISTOIUK NRSTOHIKN.NR. [170]
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vaioiit la rfiidirent temoignage k rintelligence de Tenfant et a son jugement.
Le bienheureux Mar Sahriso' baissa les yeux ; puis il leva la tete et dit : a Ne
crains pas, mon enfant. Les prieres de Teveque Maroutha rendront ^ ton fils
la vue et la parole, et confondront le demon avec ses supputs. » Puis il ^itendit
sa niain si pure vers lenfant; et, iayant saisi avcc la main gauche, il hii
frotta les yeux trois fois avec h\ main droite. Puis ayant niis son index dans
la bouche, ii fit avec ce doigt le signe de hi croix sur le front et snr Li bouche
de l'enfant, en lui disant : a Raconte, mon enfant, ce que t'a fait le demon. »
.Vussitot le jeune homme vit, et le noeud qui liait sa langue fut denou6 ; et il
dit en pronongant tres bien ses mots : « Voila ce que m'a fait le marcionite;
et jai vu sortir de sa bouche une sorte de corbeau noir, qui ni'a frappe sur
les yeux et sur la bouche et m'a rendu aveugle et muet. » Les assistants,
emerveilles de ce spectacle, unirent leurs voix pour remercier hautement
Dieu. L'eveque Maroutha, stupefait et tout trouble de ce qu'il vcnait de voir
de ses propres yeux : « Vraiment, dit-il, 6 homme elu de Dieu : L« fillc dii
roi est toule resplendissantc d Vinterieur ' ; et Ceux qui portent des habits pre-
eieux sont dans les maisons des rois", ainsi que tu me Tas dit en ine faisant
des reproches, alors que je te critiquais sur la pauvrete de ta mise. »
Maroutha resta chez lui pendant deux mois; il allait avec lui au palais
de Rosrau; il celebrait avec lui la messe; et il regut les oblations saiis plus
de doutes ni de scrupules. II visita rEcoIe, ou il ecouta la lecture et le com-
1. Ps. xi.v, 14. — 2. Mattli., XI, 8.
[1771 LXVIII. — RECIT DU MIRACLE OPERE PAR MAR SABRISO'. 497
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1. Sic. — 2. Cod. l^.>'j.
mentaire, et demanda rinterpretation de quelques passages. II fit du biea aux
ecoliers, aux faibles et aux indigents, qu'il combla de ses dons. Maroutha
retourna tout content et remerciant Dieu le Tres-Haut de ce qu'il avait vu.
Le catholicos lui donna des parfums et des presents, qui lui venaient des
Indcs et de la Chi^ie, et le fit reconduire par Teveque de Beith Daraye',
et son secretaire Bokhtiso'-. A son retour, il raconta ce qu'il avait vu k
Maurice, puis au patriarche et aux personnages de Tempire. Cest ainsi que
la renommee du Saint se repandit dans Tempire grec.
Pour imiter Maurice, qui lui avait envoye Teveque Maroutha, Kosrau
voulut lui envoyer lui aussi un eveque en ambassade. II demanda donc au
catholicos de lui designer quelqu'un de digne de cette mission. Le catholicos
choisit Milas, eveque de Senna^ II Tenvoya a Maurice muni de lettres. Le
catholicos lui aussi lui remit des lettres pour le patriarche de Gonstanti-
nople. II fut accueilli avec honneur. Le patriarche Tintroduisit en la pre-
sence de Tempereur; il fit un discours dans lequel il pria pour celui-ci, pour
ses enfants, pour Tempire et pour les generaux. II fit des aumones aux indi-
gents et aux faibles. Au momenl de son depart, Maurice lui remit unmorceau
de la croix de Notre-Seigneur quil enferma dans cette croix d'or que Mar
Sabriso' le catholicos lui avait rendue. Que les prieres de ce Saint soient
avec nous.
1. Nomme 'Abda, voir ci-dessus, p. 494. — 2. Bokhtiso', directeur de rEcole (Mari,
p. 59). — 3. Cet eveque assista en 585 au Synode ilo Is6'yahb I (v. Sijn. Orient.,
]). 42,3', ct en 598 scella le pacte dcs rooines de Bar (^aiti i v. ibid., p. 465).
P.\TH. OR. — T. XIII. — V. '1. 33
408 IIISTi)ll{K MiSTdUlKNNIi. [178J
. l.'hfl-»ci" VuX^ |i^'l?t)l C- *-lii — ' ^ ^~> -^)' A*
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LXIX. lllSTOIllE KL .MKDKCI.N G.\BIUEL ' ET IJE SAKNT M.\K SaBKISo'
I.E CA.THOLICOS, QLE SES PRIERES NOIS CONSERVENT.
Ce Gabriel (itait premier medeciu tlii roi, on ['appclait aussi Gahriel le
Sigarieu. Mar Sabriso' Tayant excomiuuuie pour avoir pris uue seconde
femme, le roi iuterceda en sa faveur, eu demaudauL au Saint de le relever de
son excommunication. Mais le Saint refusa. Gabriel alors alijura sa foi, se fit
jacobite, et chercha de mille manieres a faire du mal aux Nestoriens. Le roi,
lors des operations devant J)ara pour s'emparer de cette ville', reitera sa
demande aupres de Mar Sabriso' qui etait alors a Nisibe attendant sa fin
prochaiue. Xon seulement le Saint ne voulut pas accordcr au roi ce qu'il
demandait, mais il rendit encore son anatheme plus terrible, eu lc conlir-
mant davantage.
LXX. HlSTOIRE DU MELRTUE DE MaURICE % QUE DlEU SANCTIFIE SON AME,
ET DU CH.^^GEMENT DE SENTIMENT DE KoSRAU A l'eGARD DES CIIRETIENS.
Plus de douze ans la paix et la coucordc durereut eutre les deux ciupiros.
Kosrau {Kisra} honorait TEglise, en esprit de recouuaissance pour le secours
1. Cf. Un nuovo testo..., p. 12, 15; Barhebr., Chron. Eccles., II, col. 110; 'Amr
(p. 30) place a lorl ce Gabriel k lepoque du calholicos Babai. — 2. En ()0'i, voir ci-des-
sous, p. 503. — 3. Cf. Un niiovo testo.., ]i. 1.'5: Barhebr., Cliron. si/r., 6d. Bedjan, p. 02-
93. Chronique dc Michcl lc Syrien, l. II. p. 37-'i-375; fJist. du lias-1'.inp., I.IV, ij XXV.
[179] LXX. — HISTOIRR DU MKURTRR DE MAURICE. 499
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que lui avait apporte Maurice (Mourlqi) contre sou enuerai rusurpateur
Bahram; mais il changea ensuite quand les Grecs massacrerent Maurice, ses
enfants et sa femme'. Maurice ^tait un homme austere, humble, priant
beaucoup, jeunant toujours. II aimait faire des aumones, biitir des eglises ".
II s'opposait k ce qu'aucun de ses gouverneurs, ou fonctiounaires, opprimat
personne. Pour leur fairo perdre cette habitude, ii alla meme jusqu'^ con-
fisquer les l)iens des chefs. Geux-ci le prirent en haine et parvinrent par
leurs ruses a le massacrer et a le remplacer par Phocas (Qoiifa). A cette
nouvello, Kosrau ressentit de rallliction et une grande colere. II resolut
d'attaquer les Grecs pour tirer vengeance de ce crinie et reprendre ce qu'il
avait cede k Maurice. II envoya un message aux grands de Tempire pour
les menacer. A son retour rambassadeur lui fit part du mauvais accueil
fait a son message. II se dirigea aussitot vers Nisibe en se faisant accom-
pagner par Mar Sabriso"^ pour demander le secours de sa priere. A son
arrivee a Lasom en Beith Garmai {Bddjarmi), sachant que beaucoup de sang
serait verse, il pria Notre-Seigneur le Christ de lui epargner ce spectacle.
Trois jours apres, le roi decida de se mettre en route, et on amena au
catholicos un kne pour Ic monter. Mais Jean [Youhanna) le medecin lui
prescrivit de monter k dos de mulet k cause de la faiblesse de son corps :
« L'heure du repos, lui dit le catholicos, est bientot venue; nous partons sur
un ftno; mais nous retournerons sur un chameau. »
1. Le 27 novcmbre 602. —^2. Cf. Evag., lib. VL c. i et sq. — .3. Cf. Maii, p. (iO;
'Amr, p. 51; Barliebr., Chron. Eccles., 11, col. 107.
300 lllSTOlltK NKSTOlilKNM;. [180]
* p. ioo. jl» .clir^L» Jt <lX^ Ji::ii)l ^ cJ»l ,^-UI CjI _^UL' ^y^^^ ^J^^-^y
^jjLLl. 4.01 j.. ^l *l^j jj>D *J Jlij .cX— 4I Vlj w^^/^Jl j ^,AkJl ^\ c^jJi^
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Ji^JL Lj\j -^v»-^' ^^ ^'b V' j^^ ^i^AsJl viUJI \.l w-aJ (.;-«A»-l jV /»^
1. Sic.
Kosrau, a sou arrivee i Nisibe, dit au catholicos : « Cestpar ma confiance
en refiicacite de ta priere que je vais commencer cette campagne pour
venger lc sang du pieux Maurice et pour faire si^ger k sa place son fils
Theodose (Tidddsis}, qui a echappe au massacre. Si donc tu sais que je suis
victorieux dans cettc guerre, je vais l'entreprendre; sinon, je vais m'cn
abstenir. » Le catholicos lui dit tristement et en pleuraul : « Tu es victo-
rieux de la part de Dieu; agis donc, o roi, avec douceur et mansu^tude; ne
te hate pas, car la precipitation est loin de ton caractere genereux; et si,
malgre la durete de leur coeur, que je connais, tu obtenais d'eux ce que tu
cherches! Cependant, pour que je ne sois pas blame par leurs chefs et les
grands de leur Eglise davoir neglige de prier en faveur du peuplc des
croyants, mes yeux ne verront pas, j'en ai la conviction en Dieu, cc qui
sera pour eux une cause d'epreuves. — J'agirai comme tu le dis, repondit
le prince, et je leur ecrirai encore une seconde fois. Soulement tu m^aflliges
en disant que tu vas retrouver ton Seigneur. » Puis il ecrivit aux Grecs :
« Notre bonte ne nous permet pas de nous huter de vous punir de votre crime ;
le catholicos, notre pere celeste, le meilleur anii de la paix', a intercedc
pour vous en nous exhortant a vous donner un delai. Pretez-moi obeissance
et detronez celui que vous avez fait sieger; que le fils de rempereur succ6de
legitimement 4 son pere; sinon, ne nous bkmez pas. » lls se jeterent sur le
messager, dechirerent sa lottrc, le chargerent de fers et renvoy^rent dans
leur pays. Ivosrau ayant appris cette nouvelle, envoya son avant-garde contro
1. TraJuclion uonjeiluralo.
[181] LXXI. — MORT DE SAINT MAH SABRISO', LR CATHOLICOS. 501
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^.la*! LM .*! k_JU'r^ V ^V» (_<^^ J'^ .^,~«aJl (j 'jiHL. J^J «J Vli» L«yw ^r-==J * P. 202.
^'^J* ls'^ '"^ f*''^ • J^i^^ ti L«JvZa>J Vlj L«7^.»-i5 jls (_L«.r.- ^Ja
.^j^l (^g-^" jl ^J\ *mJ^ <0L-. Lo i^l _r=-^' ^J '-^1—' j^ "^l-^J •'^ *~^ J^
Dara. Sabris6' resta a Nisibe pendaiit quatre mois; et comme il savait ce
qui arriverait aux chretiens, il ne cessa de prier Dieu et de lui demander
de le faire mourir avant de voir ces evenements. Dieu lui revela qu'il avait
exauce sa priere, et lui fit meme savoir le moment ou il devait quitter ce
monde. II arriva que quinze jours apres la prise (de la ville), Rosrau envoya
deux des siens a S^leucie {Al-Maddin) pour annoncer aux habitants la nou-
velle de la conquete et de la victoire, et pour lui rapporter les nouvelles de
ces provinces de rempire. Quand ils entrerent k Nisibe, ils allerent saluer
Mar Sabriso' le catholicos; car tout mages qu'ils etaient, ils rhonoraient.
Comme il leur demandait de Tattendre pour aller avec eux : « Qui te laissera
partir? » lui dirent-ils. II leur repondit : « Celui auquel personne ne peut
resister, me laissera partir; j'irai sur un chameau. Si vous ne m'attendez pas,
je vous rejoindrai sur la route. » Mais eux ne s'arreterent pas k cette parole.
LXXI. MORT DK SATMT M VR S.VBRISO', LE C.\THOLICOS ' .
Trois jours apres le depart des messagers, Mar Sabriso" tomba malade.
Rosrau lui envoj^a Takhrid pour savoir les nouvelles que son co^ur etait im-
patient de connaitre, et pour lui demander de prier son Seigneur de retarder
sa mort jusqu'i la fin de la guerre, comme il Tavait deja prie de Favancer.
1. Cf. les sources citees plus haut, n" LXV.
302 IIISTOIUK NKSTOHIKXM:. [182]
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Ji9-Vj .*i!i ^jl» Aij •«^jl» j^ <\i .jlkUI mUj VI ^y^^ <;V .i«»li '^jL. ji_^"
LL»i. .L;- vJJi J^V JlaJ .viiJi Jj--^i :slfclj .<»jl; OjL.« vjA) ^ljjil UIjo- l;^l L
J^^l *j.jL-aJ .A.Ls-3 ^LJ^^ ^L j <Jl « .sjltj .^jL^! ^Ac L— oj *.LU jj>iJ V UV
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J>jYj U_JI J j_j-.L. J.;,^ .^ji\ j\ ^jX o^ J-**'' J^.-*J' cs*^ ^' V 15-^'
•p. 20'.. <.Lll ^r-vi -L::_-lj .JJL^L Ol ^jU .'^_^__ jl J_^JI -OLi .^j-ii)li«JI ^L^I J^j
1- *-S'^-
^
Gabriel le meclecin parviiit a demander au roi decrire (au catliolicos) de ral)-
soudre avant sa niort de ranatlieme. Le roi lui ecrivit pour obtenir cette grAce.
Le Saint lui repondit : « Loin de moi de renoncer au moment de mourir k
rattacbement et k raffection que j'ai pour toi ; mais je ne desobeirai jamais k
Tordre de Dieu et je ne foulerai poiut aux pieds ses decrets et ses lois, alors
que Gabriel est lie dans le ciel et sur la ferre. Toutefois que les remcdes qu'il
te donne soient benis et efTicaces. Oii nous a ordonne de ne pas nous opposer
k la puissance ; car celui qui s'y oppose s'oppose a Dieu ' . Par egard pour cet
ordre, que les remedes qu'il te donne soient benis et efficaces. » Le messager
rapporta ces paroles au roi, qui s'ecria : « A cause de cela, notre peino
s'accroit davantage; nous ne trouverons jamais pour les cliretiens un chef
qui vaille celui-ci. » Le roi revint h la charge au sujet de Gabriel et de son
absolution. Le messager arriva tandis qu'on avait apporte le cercueil et quo
les medecins preparaient, sur son ordre, les aromates pour rembaumer; il
lui dit : « Ta mort est proche; accorde donc au roi ce qu'il demande en faveur
de son medecin. Je vois quil ne te reste que deux heures k exercer ton
pouvoir sur les chretiens; exerce la misericorde envers un honime qui
demande misericorde. — Si je Tavais absous, lui repondit-il, il iaudrait,
aujourdhui que je vais comparaitre devant le juge juste, que jc le lie k nou-
veau. Gabriel est donc lie avcc tous les dissidents ses compagnons dans le
1. Cf. Ilom., xiii, 2.
[183] LXXI. — MOIIT DE SAINT MAR SABRISO', LE CATHOLICOS. 503
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ciel et .siir la terre. » Le messagcr liii demanda alors dc le benir; le Saint lui
donna sa b^nediction, et il cxpira, que Dieu sanctifie son Ame ! un dimanclie k
neuf heures, le IS septembre', correspondant au 5 Rhardadmah ", en la
quinzieme annee ' du regnc de Kosrau Parwez, fds de Hormizd.
Les medecins rembaumerent, comme le roi leur avait command^ ; et,
apres Tavoir enveloppe dans les habits que lui avaient envoyes le roi et la
reiue Sirin, ils jeterent sur lui du musc et du camphre. II avait depasse quatre-
vingts ans', et passe huit ans dans lo catholicat. On pria sur sa depouille
pendant trois jours; il se fit autour du Saint un concours innombrable
d'hommes; ses disciples le mirent dans le cercueil et demanderent Tautorisa-
tion du roi pour le porter, selon sa volonte, dans le couvent qu'il avait bdti.
II la leur accorda.
Les habitants de Nisibe et ceux de Hira eussent desire qu'il fut enseveli
chez eux : les premiers par le desir de le posseder, les autres parce qu'ils
etaient accoutumes k donner la sepulture a d'autres catholicos. Mais ni les
uns ni les autres ne purent robtenir. On mit le cercueil sur un chameau agile,
ainsi qu'il Tavait predit, et il rejoignit les deux messagers en Adiabene.
L'escorle s'etant approchee de Karkha de Guedan, Fauguste et fidele Yazdin ',
ayant appris la nouvelle, fit sonner les cloches dans toutes les eglises et tous
les couvents. On alla a sa rencontre avec beaucoup de veneration, et en
1. Un dimanche du mois d'aout, d'apres Miklia, cite par Elie de Nisibe (Barhebr.,
Chron. Eccles., II, col. 108, n. 2). — 2. Nom du 3" mois de Tannee persane (-St^j^ ou
5Uo!.5^). — 3. En 604. — 4. II serait donc ne en 524 au plus tard. — 5. Sui- ce pcrson-
nage, voir ci-dessous, n° LXXXI.
504 IIISTOIHK NKSTOUIENNR. [184]
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1. J:,^juij ex |N^i liistoria.
r^citant des pri6res. On le fit p6n^trer dans r^glise, on on veilla toute la
nuit; le lendemain matin, on c^Iebra les saints mystdres. Yazdin voulait gar-
der sa croix, ou se trouvait un morceau de la croix de Notre-Seigneur le
Christ; mais il n'osa le faire, les disciples du Saint s'y etant opposes, et lui
ayant fait savoir quil avait recomraande r{u'i)n la plagtlt daus le couvent ou
il serait enseveli. Yazdin fit accompagner le cercueil par une foule de prfitres,
de diacres et de chrdtiens, qui le depos^rent dans son oouvent, selon son
d^sir. Ce couvent porte son nom et se trouve dans la province de Karkha de
Gu^dan.
Lt's miracles et les prodiges uperes par ce Saint sont nombreux. Si nous
en mentionnions meme une faible partie, nous rendrions ce livre volumineux.
Pierre {Fetros) sup^rieur du couvent de Beith "Abe a ^crit Thistoire de sa vie
ascetique, episcopale et patriarcale '.
1. Cette Vie nous est parvenue sous le titre : llisloire drs actes de Mar Sabriso',
calhoUcos-palriarche, ecrite par Picrre, moine. EUe a ete publiee par Bodjan [Uisloire
de Mar Yabalaha, etc, p. 288 et suiv.). Notre auteur a insere ici bien des miracles et
des details qui ne se trouvent pas dans la Vie : ce qui prouve qu'il avait sous les yeux
une autre biographie de ce catholicos, dilTerente de celle qui a ete ecrite par Pierre le
moine. Notre auteur dit de celui-ci qu'il a ete superieur du couvent de Beith'Abe.
Mais Thomas de Marga, qui a ecrit Thistoire de ce couvent depuis sa fondation jusqu'a
Tan 832, ne fait pas figurer ce Pierre dans la liste de ses superieurs, a moins qu'on ne
veuille identifier ce jno^^ avec .a.Q\as, qui vers ()29 succeda a Jean dans la direction
de ce couvent (voir Thomas.de Mnrga, lib. II, c. 1).
[185] LXXII. - EVENEMENTS QUI EURENT LIEU DE SON TEMPS. 505
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J-xJaJl jjlJajJ *i5li-3 iS-UJ (j-VJI jj.»Jj<,J . j»j.»Jju' (j |j-S.3Uk)l /j._4SiiJl «jtJl ^g*^
j»S.5UJl 1}^^' »-o-U.« ly-ij LjJi j»c_oLJ'3 ^LLJi J».Uajj C.5U ^^ »A) jjJl /j^
. «JLall !sjL* wll ^y 'j^ j' "^U-Vj ijLkJI ^A \^^ * ^yj j..lrUJI |^1_^ * p- 207-
1. ..-.01.
LXXII. EVENEMENTS QUI EURENT LIEU DE SON TEMPS.
En la sopli^me ' annee du regne de Kosrau Parwez, les nietropolitains
et les cveques d'Orient se reunirent aupr^s de saint Sabriso'- et declarerent
qu'il y avait parmi eux certains hommes' qui, revetus de riiabit religieux,
modifiaient la verite regue des apotres et enseignee par les 318 Peres du
synodo de Nicee ; qui blAmaient les docteurs legitimes et veridiques de
FEglise, enseignaient aux gens une doctrine contraire k celle de ces doc-
teurs, pervertissaient Tesprit des simples, pretendant que le peche est grave
dans la nature de rhomme. II y en avait aussi qui pr<'tendaient que la nature
d'Adam aurait ete cre^e immortelle des lorigine ; qui retranchaient (de
roffice) les litanies^ et les hymnes composees paf les vrais et sinceres
docteurs de la verite ^
Le catholicos, les metropolitains et les eveques presents deciderent de
faire disparaitre de TEglise ces choses detestables ; ils chasserent ceux qui en
1. Les Actes dii Synode disent : en la sixieme annee iSiyn. Orient., p. 596). — 2. Cf.
ibid. — 3. AUusion a Hnana et a ses partisans. — 4. jLio traduction litterale de iloiovs.
— 5. Selon un manuscrit de notre bibliotheque de Seert (n° 67), intitule : Epitome des
Canons synodau.r, les hymnes retranchees de rofiice par Hnana et ses disciples,
etaient celles-ci : \\^u>a |isi-,fj ^ (hymne chantee a la messe avant le Pater), p>^ wtot et
oi_j.. lioiaj (voir Breviaire chaldeen, pars prima, ed. Bedjan, pp. 27, 35). Ces deux der-
niers chants, qui se recitent a JNIatines les jours du dimanche, sont attribues a Narsai.
Les parlisans de Hnana les auraient donc retranches de rofTice, par mepris pour Narsai,
un des plus rigides nestoriens.
1'. io8.
506 IIISTOIHK NKSTOmK.NNi;. [1801
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^Ufc Zjyti ._^yi ^_^_^LjLL-l V» w;_jii)t Ji.^1 ^3 Sjli» j («1*1 w>Vi 1-*-*
1. ■Jj- — 2. ,sJ-6-wl. — 3. ^^J^C! ex iLojow sacerdotium.
^taient les propagateurs, les excommuni6rent et les exil^rent; ils confirmerent
la foi veritable ({ui est la hase et la beautti du cliristianisme et la vie des
ames, telle fju'elle a (Jte transmise par les apotros sous rinspiration du Saint-
Esprit. Ils ecrivirent un libelle sur la foi et sur d'autres matiere§ comnie ils
Tentendirent ; ils appuyerent cet ecrit de la tradition et des canons des P6res ;
ils le scellerent et le confirmerent do leurs signatures et de leurs sceaux,
s'engageant a l'observer, a 3' adliercr et k renseignor k leurs ouailles. Ils pro-
nonceront de rodoutables anatli('mcs"contrc cou.k qui les contrediraient, en
ropoussant la doctrine de Theodore ; ils excommunierent toutcs les sectes des
dissidenls en les nommant Tune apr^s Tautre et condamnerent les h6resies
une a une. Ils excoramunierent et declarerent dechus de tous les ordres du
sacerdoce ceux qui s'ecarteraient de cette doctrine ecrite, lcur interdirent
Tentree de reglise et la reception des oblations. Ils s'engag6rent aussi avec
serment k n'avoir pas de relations avec ceux qui contrediraient ce qn'ils
venaient de confirmer, amoins (jue ceux-ci n'aient fait penitence et ne se soient
repentis de leurs erreurs'. Quo Dieu nous aide k agir selon sa volonttj.
LXXIII. HlSTOIRE DE SA.INT Zl^Al'".
Ce Pere s'installa dans une grotte dans la montagne tout pr6s d'Etienne
{Estdfdnos), le moine; il se nourrissait de racines sauvages de la montagne.
1. Los .\ctes de ce synode ont ete publi(3s par J.-B. Cliiabot (voir Si/n. Orient.,
p. 456-401). — 2. Cr. Le Livre de hi Chnstete, 11" 70.
[187] LXXIV. — IIISTOIRE DK GRKGOlRi:, MKTROPOLITAIX DK MSIBK. 507
.Jl ^«^b *-* C^b .^^VI JjJl J^ '!^ \, ^J Jj=- ^_;ijl ^l jU jv' .J-3JI
o«j jl ^j ^jyj i^ ^^ i^JJi t5^3 •or-*' Lstr*^' (^^ -r« V r^'j j^J'
^jl j 1/*^ cji "^»^-*^' iiJ-Ji' ll-i ^2f^ "^l^^ ^*^ Ir** ^■y*^t) -l-^j^-i c^j^" ^^
®Lki>c;' L^rl^^U. .•'L.a^I ^a; J (j:^.^ cUfj ^,^^^
j i_rjJ>* J^j .otVI jl^^j -jj")! c«j>L J aXjwJI ^_^_ j-« o*-^ ,_r-„-*^^' '-*-*
j^iC»::, ^aII lj j^3 .rc_j>6:k)l sjliifrlj 4-j>.i^ ^ S^l j Ldl * ^1^3 •cT'^' ^-^^" * p. 209.
.^^^;..^' ^l (^ULJlj iii. Ki ^lslj .j!l-u]l jyC-l jjl jLo ,„Uitj :>jl-JJI ^l>» "'»1^
1. .»x." ex Uioa» habitatio, monasterium. — 2. ,-', ex ^i magister noster. — 3. Cod.
,J'. — 4. ..jsrr-^'' - ^-l~-.'t ex \...^ apostolus. — ."). i^^.
Puis il se rendit en Adiabene, ou il bAtit un couvent #ur le Petit Zab, et 11
y demeura; des moines se reunirent aupres de lui. Mar Babai de Nisibe ' y
vecut deux ans. L'auteur de la biographie de Rabban Zinai raconte que les
larmes coulaient sans cesse de ses yeux; a sa mort, il confia son monastere h.
sou disciple Uabban Sabtha, qui avait bati un couvent dans la terre de Ma'al-
thAye. 11 ecrivit deux livres ascetiques". Que leurs prieres nous gardent.
LXXIV. HlSTOIKE DE GrEGOIHE, METROPGLIT.i^IX DE NlSIBE \
Ce Saint, par la vie solitaire qu'il mena dans le desert et par les miraclcs
qu'il opera, ressemble a saint Jean-Baptiste par revangelisation des hommes,
a Paul et par son zele pour sa religion et par son orthodoxie a Elie. Qui
pourrait raconter ses vertus et sa vie apostolique? II etait originaire de Gascar.
Quand il eut fini de lire les psaumes de David et qu'il fut capable de com-
prendre, il alla A TEcoIe de Seleucie, ou il resta quelque temps; il se rendit
ensuite k rEcoIe de Nisibe, ou il suivit les legons d'Abraham rinterprete \
1. Voir ci-dessus, n° L. — 2. Le Livre de la Chastete dit de lui egalement qu'il com-
posa des livres ascetiques. Un manuscrit de notre bibliotheque de Seert (n° 681 contient
34 canons monastiques sous ce titre : Canons de saint Abha Zinai, moine e.rperimentc.
— 3. Cf. Le Livre de la Chastete, n" 56: Un nuoco testo, etc, p. 10-11; 'Amr, p. .")1.
— 4. Sur ce personnage, voir ci-dessus, n" IX.
50«
• 1'. •-•10.
HISTOIRK NKSTOHIKNNK.
[188]
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1. j*S^'-;. — 2. )'-'j'» ex pLtuo morlalilas, pestis.
Les habitants d'Adiabene ', qui ontendirent parler de lui, r^tablirent in-
terprete dans leur pays. II demeura ainsi onzo ans. Ensuite il les quitta et
retourna a son pays pour en appeler les habitants au christianisme ; un
^roupe d'entre eux s'attacha i la suite du Saint. II fonda une ^cole, qui
reunit trois cents etudiants; il batit onsuite une autre ecole dans un village
de Ca§car et prescrivit aux ^tudiants de jeilner et de s'adonner k la priore.
Chaque ann6e, pendant le caromo, il se laisait accompagner par ceux qui
avaiont appris les prieres, et so dirigeait vors les villages voisins pour appeler
lours habitants ii la foi. Quand ceux-ci le laissaient penetrer, il les benissait,
priait sur leurs tetes et leur enseignait la foi. Quand ils rempechaient
d'entror, il se tenait avec sa suite en dehors du village, priant, expliquant
toute la journee la religion chr^tienne, recevaat des coups et des pierres
avec patience. Grilce aux prodiges et aux miracles qu'il operait, il baptisait
chaque jour une foule nombreuse ; on brisa dans la tcrre de Ma'i.san et do
Cascar beaucoup d'idoles dont on demolit mome les temples pour bfttir, ii
leur place, des eglises.
De son temps, il y eut une torrible peste dans le pays de Cascar; les^
chefs dos mages, s'etant rassembles, vinrent environner Tecole pour lui
domander de prier pour eux; il le fit, ot la peste disparut par rolTet de sa
pritTC.
1. .\rbele. dans Le TJvre cIp la CJiaslPte.
I189J LXXIV. — IIISTOIIIE DE GREGOIRE, METROPOLITAIN DE NISIBE. 509
Uj i^l csr-'!} j^~--~' ij^ LLXwI *A«s>-j \j^(^ . ji-ArUJl ^.^j^li \y^ J^ij
j__..>^:.; dUi J ' jUXJl jl^j .j,^>::5Cl>J1 j-^ JUJI l^iV a, j_:,_ j., ^ jljl «jV
./j-iJUMjl , ^ J i^^aJ ^fS) .J».^— /Vi (J ^AjJs S-»v« aJj (c^-m -L»-L" (^JjJi ILl»-
,j.k«; ^l JL.J lyu-Vl ^ J-*^_) ^^^iiJl ^_/jjjJL' ^ IjJ k_^U>. »Lil ^^ ji jl5)
® \-iJlicJI »_^I-L
*MwL ^^ij .*-« ijji.»^ U jvDI j^Lfci <»J ^ji •,... ..^ J^. l;Lii« jii^ jL; Lii
jlS v».^ i5j-~^ *" i-J' /*« «k&Lsu jLi»lj 1>L— . As-j j:=>. cii.u ^At- LLj ^liij <Jc-
1. ^^iWI ex M.3i.jo doctor. — 2. J~L'.
Sa reputation ariiva jusf[u'a Isoyahb le catholicos, qui le fit, maigre lui,
eveque de Gascar. Kosrau lui-meme, qui entendit parler de lui et de ses
ceuvres, fut dans radmiration et en congut plus de sympathie pour les chre-
tiens ; sur son ordre il fut transporte au siege metropolitain de Nisibe ' parce
([uil voulait un homme en qui il put mettre sa confiance, pour cette ville
limitrophe des deux empires. Le docteur de Nisibe etait alors Hnana d'Adia-
bene", disciple de Moise'; depuis longtemps, il etait a TEcole, curieux de la
lccture des ecrits heterodoxes ; il avait explique des choses contrairement a
Theodore rinterprete; il s'etait ecarte de la verite pour adherer a des doc-
trines heretiques.
Quand Gregoire devint metropolitain de Nisibe, les lettres rinibrmerent
de ce qu'on entendait dire a Hnana; il lui donna alors sa desapprobation et
lui reprocha sa maniere d'etre. Mais Hnana ne voulut pas revenir sur ses
assertions ; alors Gregoire condamna les livres qu'II avait composes. Hnana
lit a ce moment semblant de renoncer k ses erreurs et il resta longtemps
.1. Vers 596 selon Mikha cite par Elie de Nisibe (Barhebr., Chron. Eccles., II, col.
100, llOte 3' *. ^OMkQoLL/ |^ar>o .,1 ,^oov.30 -i— j.^* | it iivi..; | y n ■» a yvAj^y \Ba^L£ciBl ^^n* . ; ^«^ y.. .-^i i / ou>
..,-ji-j.j; ^4^09^^^.^ '^^s-^s " En cette annee (907 des Grecs), Sabriso', eveque de Laiom,
fut ordonne catliolicos le jour du Jeudi Saint; et en ces jours-la, Gregoire fut consacre
metropolitain de Nisibe ». — 2. Hnana devint maitre de TEcole de Nisibe en 572 (voir
Barhadbsahba 'Arb(ii/a, Caiise de la Fondation des Ecoles, Patrol. Orient., t. IV, p. 76).
— 3. Ce Moise serait celui sur la demande duquel Thomas d'Edesse ecrivit ses deux
traites sur Noel et sur TEpiphanie iM. Carr, Thomse Edesseni tractatiis de Nativitale
D. N. Christi, Rome, 1898). On pourrait encore identifier ce Moise avec Joseph, appele
aussi Moise, qui convcrfit Mar .\ba [Histoire de Yabalaha, p. 211).
:.io
IIISTUIKK NKSTOIIIKXNE.
[190]
v.iXi Llil -LiJlj .lilj». jUj^frl .sLi <»j^ LiJL'U- jL> aJ^ f- ytjj^ ja ^\ ^J^^ .i^i
»1» .!i_^_^^ ILI» ^U. O SyiCa^j *_» Jl» U Ij^^ls ^LxJI ^^^ XVI itLva- >_i-»^J
j_,a_aJj -r-^ t^^r?' I^ ^«^ -^y^/^ *— *'-5 ^^ .liLja- J_^ J-iJ |^_^ ^^iJTUJI «l» — .
^l J jl_^JI Jy J_^ Ai/ j^ j^'laJI £>yLe^ ■lijj U jyC-VI ^_^ iiUj
OaJI ^ \ya-js-^ fJ^b ^y^ ~ j%l* j LLLpj t_L>-lj'l (V" lj-*i>-lj (v^^ ^y^-i
l. Iii iiuirgine.
2. .,^.Ji<J! ex ii\-.nyi linluum. —
ribuluin.
:{. ^.liJ' ... *^i.l| cx ue^ thu-
dans cotte situation, jusquci ce quil out trouvo occasion crimplorer le secours
des medecins du roi, auxquel.s le metropolitain Gregoire avait delendu
d'epouser deux femmes et qu'il avait excommuni^s pour leur r^sistance opi-
niatre. Gregoire ecrivit a Mar Sabris6' qui ctait alors catholicos, pour riii-
formor de rerreur de llnana. Cclui-ci envoya, de son c6te, k Sabriso' une
lettro, dans laquelle il so jouait de lui comme le faux prophete avait agi a
Tegard du vrai prophete '. La foule des Porcs censurorent la Icttre, dont ils
eurent connaissance, et en tiroront le motif dune cxcommunication contre
Hnana. Mais le catholicos, bien loin de confirmer leur sentence, accueillit
favorablement la lottre do Hnana. Gregoire, ayant appris cette nouvelle,
s'en alla; et, apres avoir secoue la poussiere de ses sandales k la porte de
Xisibe, il quitta la ville ■'.
Les etudiants fureiit fortement atfectes de cette decision de Sabriso',
qui avait repousse la parole du metropolitain pour accepter celle de Hnana;
remplis de ce zele dont parle le prophete, quand il dit : fai ete emit de zele
poiir le Seigneur Dieu des armees, ils sortirent de TEcoIe, distribuant les objets
qu'ils avaient; ils eraportaient des evangiles et des croix sur des voiles noirs,
1. Cf. I Rois, XIII. — 2. Selon notre auteur (voir ci-dessous, p. 513, n. 1), Grcgoire
seraitmort en 611/2; son depart de Misibe aurait donc eu lieu en 594/5, son exil ayanl
dure 17 ans selon Babai' le Grand {Hist. de Ycibalaha..., p. 42(>). Mais a ce moment
Sabriso ' netait pas encore elu catliolicos. Ou bien la date que donne notre auteur est
erronee, ou bien Babai le Grand n'aurait compte les annees de Texil de Gregoire que
depuis son retour a Cascar, car selon Tanonyme de Guidi, Gregoire, avant d'elre exile
par le roi dans son pays natal, avail di\ s'arr§tcr quelque temps au couvont de Salidosl.
[191] LXXIV. - IIISTOIRE DF: GRKGOIRE, MKTROPOLITAIN DE NISIBE. 511
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CiirU- jLa ^iJl ^iVasJI «-.-i-j-ijj Jr-rr^ Jj-^i ^ ^_^jljJI ^,1^ J jlij .aJ
1. jl-i - i.J.c ox ic^oi hymnus, responsorium. — 2. ^,^sLJ' ex |Lai.j. petitio, rogatio.
— 3. -^J^- — '». In margine graphio : ^^"^ SH^', v.'i •''' '.31-^3 '-''^ J;' '.;*^ij; ^f^
ave~c des encensoirs; et ils sortirent de la ville en prieres, et en chantant
les hvmnes des rogations ; ils etaient eiiviron trois cents ' . Les habitants de
la ville pleurorent et gemirent de leur depart; taudis que les chefs mechants
etaicnt tout k la joie davoir chasse Gregoire ; ils ne savaient pas les mal-
heurs et les calamites qui devaient fondre sur eux et les atteindre et
i{u'ainsi les hommes pieux en seraient delivres. II ne resta dans TEcoIe que
vingt personnes et a peine autant d'enfants.
Aha, Isaie de Tahal, Meskena 'Arbaya-, disciples de Hnana et quel-
(jues autres de leur parti refuserent d'accompagner (les amis de Gregoire).
Geux-ci, a leur arrivee a la porte de la ville, torminerent la priere; et, apres
s'(3tre dit adieu les uns aux autres, ils se separerent. Quelques-uns d'entre eux
se rendirent au couvent de Mar Abrahani; d'autres allerent trouver Marc
{Marqos) eveque de Balad, qui les reunit dans uue tscole qu'il leur batit en
dohors de la ville. Parmi ceux qui sortirent de TEcoIe de Nisibe, il y avait
Isoyahb de Gdala qui devint plus tard catholicos % Hadbsabba ' 'Arbaya,
1. Cf. 'Amr, p. 52, 56. — 2. Ce sont les seuls disciples de Hnana dont nous con-
naissions les noms et qui suivirent jusqua la (in la doctrine de leur celebrc mailre.
Aleskena 'Arbaya et Isaie Tahlaya ecrivirent sar la croyance catholique des ouvrages
qui ont t^te refutes par Hnaniscj ' le moine et Babai lc Grand (voir ci-dessous, n°^ LXXXI V^
etLXXXV; cf. Isoyahb IH, Liber Epist., ed. R. Duval, p. 133; notre Etude siipple-
inenlaire sur les ecrivains syriaques, n" XIX). Les ecrits dTsaie ont ete ensuite con-
damnes par Is6'yahb d'Adiabene avec ceux dc Sahdona (voir Ebedjesus de Nisihe,
Epitome des Canons si/nodau.r, pars IX, cap. 5). — 3. Voir ci-dessous, n" XCIII. —
4. Ou pluliJl Barhadb.sabba.
P. 213.
512 IIISTOIUK NKSTOKIENNK. [l'J2]
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P. :;lo. «-«'^y^ J\ ^^yk '^ ^^Lail p.' .<^ l^ ^^lj '«[«^ J ^^ OiJii o'*^»' -(^-^^^J
Ol^j .*^j^ ^i^ j^ -j^yCVI '01
1. Cod. Jl. — 2. .(^J^j^Cw' .^S~} _ ^^_j>L' Jjj^' ex p.i.aaa>( scliolaris
»1111 fut fiiit metropolitain do lloulwan'; Isdyalib crAdiabene qui devint
catholicos; Paul rinterprcte dans lo couvent d'AbimaIek; Michael le docteur"
et plusieurs autres savants.
Peu apres, les habitants de Nisibe subirent leur cliatimont. Quant a Gro-
«j;oire, calonniio par des onvioux aupres de Kosrau, il out le nieme sort que le
vertueux Mar Nestorius. Kosrau lui ayant ordonne de retourner k son pays,
il se retira en solitaire dans un endroit desert entrc! Niffar et Cascar; c'est \k
qu'il vecut longtemps apros sa sortie de Nisibe, s'adonnant au jeiine et k la
priere. II y avait pres de I^ un village dont los habitants adoraiont les scr-
pents. II les invita a confesser Dicu et leur montra rhorreur de lcur culte.
Mais ils ne recouterent pas et resterent dans leur impiete. Un jour leur
pretre, qui etait charge de servir les serpents, etant alle leur jeter de la nour-
riture, les trouva tous morts. Alors tous ceux qui etaient l^ all^rent demandcr
a Gregoire de leur pardonner leurs peches, d'agreer leur penitence et de les
baptiser. II exau^a leur demaude et leur batit une eglise, ou il etablit dcs
pretres. Puis il se transporta de I^ a un autre endroit nomme Hizz el-Anliar ',
1. Cest en cette qualite quen 605 il assistn au synode de Gregoire {Syn. Orient.,
p. 214. Sur Bariiadbsabba et ses ecrits, voir Barhadbiabba Arbdya, Cause de la Fon-
dation des Ecoles, Introduction : Patrol. Orient., t. IV, p. 320-325. — 2. Sur ce Micliai-l,
voir notre Etude supplementaire sur les Ecrivains sijriaques, n° XVI; Barhadbsabba
Arbdya... Appendice II. — 3. C'est-a-dire : « Mameloa des fleuves » ivoir Un nuo\'0
testo, p. llj.
[193] r.XXV. - IIISTOIRR DV CIIATIMRXT. .^>l.i
dLU ^y J-ir^lj ^:'^' ^^ i '^''y^. ^l^^-' '^-5-' ^^ cT-^ -'J-ir^ -j-Ll-^
.~iSji\ \Xa jyy^
A» (^J^r^ jyy>u sjAnJ U j^J^. i^lioj a::._L:£- ^j.» ^j.-.-...^' Jj^I aAJI J^I
J.JJI.JI LLLsJ j^jLJI 4!I jvHi .j^UI Jjli "UjU J ^^iJl jLi ^ J i-L_, ^ij>-
t?^ t5^ '.r^ j^ t5j!>=H' -^^"b ofV^ ^i>^' (> (n' "^ vr^ -'jV?^
1. '>*w,L) vel L»— ,'j vel Ls-.,'j vel '^,u etc. — 2. Jacuit. — 3.
I ,» ■ ^ /.» ■ .v^ .v .s) ExxXr,ota(;tixd( historia ecclesiae.
oii il construisit uu grancl couvent. Des ecoliers vinrent de toutes parts sc
grouper autour de lui. Par ses prieresj Feau se rerait k coulcr dans le lit du
(leuve, qui etait a sec depuis huit ans. Ce couvent est situ^ pres de NifTar sur
les limitos de Baresma ' .
Gregoire — quc Dieu sauctifie son ame et que ses prieres se souvien-
nent de nous ! — mourut eu la vingt-deuxieme aunee ■ du regne de Kosrau
et il fut inhume dans son couvent. Theodore Bar Koui et Elie metropolitain
de Merw ont parle de lui en detail dans leurs livres dhistoire ecclesiastique '.
LXXV. HlSTOIRE Dl CH.^TIMENT QUI FUT INFLIGE AUX H.VBITAXTS DE NlSIBE
A C.VUSE DE SAI.NT GrEGOIKE '.
Dieu retira aux habitanls de Nisibe sa providence et les retribua selon
ce qu'ils avaient fait contre le metropolitain Gregoire. Le chatiment arriva
en mai, un an apres le depart de Gregoire, c'est-a-dire au meme mois oii
il avait quitte le pays. Par la permission divine, ceux qui avaient secouru
1. Lecture oonjecturale. On pourrait encore lire : Tarisma ou Narisma. — 2. En
611/2; selon Babai le Grand \IIistoire de Mar Yabalaha..., p. 426) son exil dura dix-
sept ans. — 3. Sa biographie a ete ecrite par Babai' le Grand ( Hist. de Mar Yabalaha,
loc. cit.). Le Livre de la Chastcte lui attribue beaucoup d'ouvrages. entre autres une
histoirc ecclesiastique. — 4. Cf. Un nuovo teslo..., p. 11.
PATR. OR. — T. \in. — F. 4. 34
P. 21G.
514 IIISTOIHK NKSTOKIKNNIi. [l!»'»]
\a ^jXi- «^ *-^»- ^— >-l-' (^' -iijl^ ■(♦,Aj«> <~^l> .(♦*>-£■ i^;^^ j^j^' '>^J
■ /y — ..-^.ij jLaj^l^ l/V?"^ <jLiUl5 jJ-A,'Ut)l c- yti^ <« rv*"'j .iArliJl J^v^'
\y>CS Ijls .jJrUJJ OaJI ^L \y>CjLi JdJI JaI iljl-U; Jt->tJI ^\^ ^J\ fJLiJ>
^_^*UJI ^li- -LjaJI jy^ J\ Ji-^l Ji^j U-IJ (Vr*^ '-'-^^ vvJ '(^'-.5-' <y^
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(JLj,.
.n-
Hnana, et sVHaiont liguos contre Gregoire, au sujet de la d6fense qu'il leur
avait laite de prendre une seconde femme et d'avoir des concubines, ceux-I^
se rt5volterent contre Kosrau et massacrerent le marzhan residant dans le
pays. Ce crime irrita le roi, qui envoya contre eux le gen^ral de ses arm^es'
avec des combaltants. 11 le fit encore accompagner par Sabriso' le catho-
licos et les eveques de Beitli Garmai, de Mossoul et de Nisibe. II ordonna
au general des armees d'aniadouer les habitauts pour quils ouvrissent
la porte de la ville devant le catholicos. Une fois la porte ouverte, il
devait massacrer les chels et piller toutes les maisons. Quand rarmee arriva
sous les reniparts de la ville, le catholicos harangua les habitants, et leur
ecrivit, disant que, s'ils ouvraient, il leur garantissait la vie sauve : il ignorait
en effet ce quon avait congu contre eux. Le g^neral de rarmee leur promit
aussi les meilleurs traitements, et toute sa mansuetude; il les engagea k obeir
au roi. Trompes par sa parole, ils ouvrirent la porte. Mais quand Tarmee
entra dans la ville, elle accomplit les ordres quc le roi lui avait donnes,
et se mit a massacrer, a piller, k detruire et a incendier. Et elle n'epargna
personne qu'elle put rencontrer. Geux qui cchapperent s'enfuirent au pays
des Grecs, oii ils se disperserent.
II leur arriva ee qu'a dit David : 11 les n fait crnT par des liettx deserts,
oii il n'y a poiiit de cltemin'-. On en amena plusicurs captifs ;\ Kosrau qui
les jeta en prison, ou ils moururent. Geux qui resterent dans la ville s'l\umi-
1. Noiume Xakwergan (Un nitovo testo..., p. 11). — 2. Ps. cvii, 40.
[195] lAXVI. — niSTOIRR DE RABI3AN ISOYAIIB. 51,5
l^lsl jl j»^ -'yip- -^y (^J -tlrir^ '-''^^ l5j~^ ^ l-iX* .j»A:>Lli |»^:« ij^^"
k,A>-Ltf i-^lcj ■iS)?' ^ ^i~L'l>Ji pj-ijw-w ^ f»-^!} .^-^-V uilau ji *~lc |v* L« ^ki
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1. avaj^iijprjTiii;.
li^rent et sc soumirent; et ils furent convaincus que ce chatiment avait
fondu sur eux uni(juement pour les punir de leur conduite a Tegard de leur
metropolitain Gregoire. Ainsi qu'Antiochus {Aiilidkhous) avait agi i Tegard
des liabitants de Jerusalem', qu'il avait fait perir en les trompant, de meme
agit Rosrau i Fegard des habitants dc Nisibe. Ainsi s'accompIit ce dont
Gregoirc Ics avait menaces, c'est-a-dirc qu'ils seraicnt punis, s'ils ne renon-
gaient pas u leurs oeuvres. Quant a Mar Sabriso', il fut contriste de ces
evenements, et il reprocha au general de rarmee sa maniere d'agir et son
parjure. « J'ai peclie, dit-il, contre eux, parce que je leur fis une promesse
sur laquelle ils se reposcreut. » II vit le massacre de Yazdgerd et do Hormizd
Sapor. II ancanlit le pouvoir des chefs qui furent la cause de ce qui arriva
au metropolitain.
On dit qu'a la suitc du difTcrend qui eut lieu entre Gregoire et Mar
Sabris6', celui-ci fut prive du don de la revelation. Apres la mort du metro-
politain Gregoire, les habitants dc Nisibe ecrivirent le nom de celui-ci avec
celui des Peres.
LXXVI. HlSTOIRE DE R.VBBAN IsO^VAIIB-.
A cette epoque apparut ce Saint, qui etait originaire de Beith Nouhadra.
Apres avoir fait ses etudes dans TEcole de la ville de Thmanoun dans la
region de Qardou, il alla chez ranachorete Is6'zkha% qui avait gueri
1. Cf. Macliab., vi, 58 et suiv. — 2. Cf. Le Livre dc la Chastete, n" 139. — 3. Voir
ci-dessus, p. 480.
5lfl IIISTOIUK .NKSTOlllKNiNK. [10(1]
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jljA; J-p- J ijli« J JjX.~) \jjif J j^ ^ iXjl iijb J -.jJi)! IJjb ^^
1. -^j. — 2. iiSwE ^*i martyrium.
En-No'mi\n, fils (rel-Moundliir roi des Arabcs. Apres avoir rempli pendant un
ccrtain temps la charge de lecteur que ranachoretc lui avait confiee, il sc
rendit aupr6s de Mar Babai de Nisibe', qui le fit moine dans son couvent.
Au bout de quelque temps, la grace divine Tayant appele a devenir chef
de moines, il quitta sa cellule et se rendit i la montagne de Beith Nouhadra,
oii il liabita pres du couvent dc Ithalaha lc martyr*. Les nioines, qui
cntondirent parler de lui, se grouperent autour do lui; il bAtit dans la
montagne un couvent dan.s un endroit ou les Kurdes ollraient des sacrilices
aux d^mons. Un jour qu'il etait assis, il vit les denions qui prirent uno
pierre pour la lui jeter. Par le nom de Dieu il en arreta la chute, et elle resta
suspendue comme on la voit encore de nos jours. Rabban Yozadaq', qui
batit un couvent dans la region de Qardou, rapporta qu'il n'y avait personne
en ce temps-Ia comme saint Iso'yahb pour operer des miracles et des
guerisons. Apres etre reste cinq ans ainsi, il mournt et fut inhume dans
le martyrion de son couvent. Que ses prieres nous assistent.
LXX^II. IIlSTOIRE DE R.VBB.\N G.VBRONA*.
Ce fut k cette epoque que ce Saint sortit du couvent de Bar Toura et m
1. \ oir ci-dessus, n° L. — 2. Sur ce couvent, voir Le Livre de lu Chaslete, n" 8; cf.
Acta Martyrum et Sanctorum, 6d. Bedjan, II, p. 365 et suiv. — 3. Voir sur ce per-
sonnage Le Li\'re de la Chastete, n° 91. — 4. Cf. Le Livre de la Chastete, n" 51.
[197] FAXVIll. - HISTOIRE DE MAURICE, EMPEREUR DES GRECS. .^17
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1. ^^jU
habita une grotte dans la montagne de Badroun ' , dans la region de Beith
Zabdai. II s'abstint de toutes les joies de ce monde, acquit la sagesse divine
et la crainte de Dieu parfaite, et il vecut dans la plus pure devotion. Sa
reputation parvint a un homme, appele Samona, qui gouvernait cette region
sous les ordres du roi de Perse; il vint le trouver au sujet dune fille qu'il
avait, que le demon tourmontait et a laquelle les medecins avaient defendu
de prendre quoi que ce soit daliments cuits. Quand on la lui amena, il prit
de sa grotte un peu de ble, qu'il fit cuire, et le donna a manger a la jeune
fille; elle guerit aussitot et recouvra la raison. Samona Taida a batir un
couvent au meme endroit et lui donna tout ce qu'il demanda. Le couvent,
apres sa construction, fut habite par des moines et on Tappela Gouvent de
Samona. Saint Gabrona apres sa mort y fut inhume. Que ses prieres soient
avec nous!
LXXVIII. — HiSTOiRE DE Maurice empereur des Grecs".
Eu la treizieme annee du regne de Kosrau, qui est la 914^ annee d'Alexan-
dre', Phocas (Qoufa), maitre de la milice, se jeta sur Maurice {Mouriqi) et sur
ses enfants, les massacra et usurpa la couronne. Maurice avait vu en songe
1. Perdoun ^o.;^, dans Le Livre de la Chastete, loc. cit. — 2. Cf. Theophyl., I, 8,
cap. 10 et seq. ; Chronique de Michel le Syrien, t. II, p. 374-375; Barhebr., Chron.
Syr., p. 92-93; Hist. dii Bas-Enipire, LIV, ^ XXXV ct sq. — 3. Maurice fut massacre
le 27 novembre G02.
♦ P. 221.
51H IIISTOIHK NKSTOHIKNM'.. [1981
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1. ^jUw vel ^^'.*-..
un lioimnc ricliemcnt vetu se tcnir devaiit liii, ([ui lui dit dc tendre les mains;
Maurice les avait tendues et rhomme avait ccrit sur elles quatre lcttres en
grec qui signifiaicnt : « Dieu ordonne que Phocas regne k la place de Mau-
ricc '. » II s'ctait resigne a la volonte de Dieu et avait demandd dans ses
pricres qu'il fCit puni dans ce mondc. Son rcgnc avait durc vingt ans.
Eutycliius (Ou[iklums) tint le sicge palriarcal pcndant douze ans-; aprcs
sa mort, il cut pour successeur Jean (y'o«/(/u'.v)'' pour lequcl Mauricc avait de
son vivant dc i'airection; cclui-ci ctablit metropolitain de Chalccdoine {Qalkt-
duinja) Maroutlia, le philosophe : homme erudil, (jui connaissait le grec, le
syriaque et riicbreu, ct qui a (3crit lc commcntaire des livres de logique.
Cc fut lui que Mauricc envoya cn ambassadc aupres dc Kosrau ' ; il visita
Sabriso' le catholicos, dont il admira la vertu, quii vit operer dcs miracles,
et touchant lequel Rosrau lui avait dit : « Voici un homme celeste sous un
pauvre costumc. » Jean mourut apres six ans de pontificat. Cyriaque [Qourid-
qos), qui lui succeda en la onzieme annee ° de Maurice, etait tres avance en &ge.
Les empereurs grecs, quand ils voulaient (Jtre couronnes, avaient coutumc
de se rendre au couvent de Mar Sergius, qui (3tait tout pres du palais royal;
1. I.itler. : Dieu a ordonne et deuxiemement Maurice Phocas. — 2. Eulychius est fail
palriarche de Coustanlinople en 552; il ost dcposti cn 564 et remplacc ]>ar Jean le
Scolastique; apres la mort de celui-ci, il est rt!'tabli sur son siege en 577; il meurt le
5 avril 582. La memc annee Jean le JeAneur lui succede ct meurt le 2 septembre 595.
Cyiiaipu! preuJ sa placc. — .'!. Lc Jeuneiu'. — '1. (]!'. ei-ilessus, p. 4U'i. — 5. Cyria(jue
dirigea lliglise de Constanlinople de 595 a (iOG.
[1901 LXXIX. — IIISTOIRE DR TIIEODOSE FILS DE MAURICE. 519
. jj^^l ^jA-»o "Cftjj 'ioJS) ^^,j^l ^ ^JI v4.,Jai)l iiJo-i A.,..a.i r-bl —Jj ctUJI
o^LflJl (J *;-u cJo) .«J (T^^ t>^ f^J (iJyJi i.slfr 4o Cj^ Uj aAJI *.»_pcs * p. 223.
®lj^^ Y^ V-J-U ^JI AlJl (_^ CjL^J (V^ ijUo' \-l»-y *JL>v» jLs> oU uJj . jV*-» i»-^
*J Aa«S .*JI vdiUJI .sU (iL»- '>J 'CJ.JjU.J !sUI iJUaS -Ct <) iUjI Jkji Jiaa-J "VjJLJ "^
le patriarche, accompagnc de trois evcqiics, venait y celebrer les mysteres;
apres la communion, ils prenaient la couronne deposee sur Tautel et la met-
taient sur la tete de Tempereur, qui s'asseyait alors sur le trone. Lors donc
quc Phocas s'empara du pouvoir et qu'il eut mis lui-meme la couronne sur
sa tcte, le patriarchc rcmmcna k reglise cathedrale, oii, apres Tavoir commu-
nie, il Foignit du saint Chr^me. Dieu le priva ainsi de la coutume que lcs
empereurs avaient instituee et il comprit que Cyriaque le haissait. Celui-ci
occupa le siege patriarcal pendant sept ans ; apres sa mort, Jean ' le rempla^a
pendant huit ans et mourut Tannee de ravenement d'Heraclius (Harqel)-.
LXXIX. niSTOIHE DE TlIEODOSE FILS DE MaUIUCE
EMPEREUR DES GrECs'.
Theodose (Tydddsis), le plus jcune des enfants de Maurice, avait echappe
au massacre de son pere et de ses frercs et s'etait refugie aupres de Kosrau,
qui Tavait recueilli, se souvenant comment son pere avait agi a son egard,
alors qu'il avait demande sa protection, et comment il Tavait aide a
recoiiquerir le trone. II Tavait couronne ' et lui avait promis et assure qu'il
ferait tous ses efforts pour le faire regner. Le malheur de Maurice aifligea
beaucoup Kosrau; il le pleura et porta son deuil longtemps". Puis il exposa
1. Ou plutot Thomas; celui-ci a ete consacre le 23 janvier 607; il mourut le 20 mars
610. — 2. Heraclius fut proclame empereur le 6 octobre 610. — 3. Cf. Theophyl., I, 8,
c. 9. — 4. Cf. Un nuovo testo, p. 13. — 5. Cf. Barliebr., Chron. Sijr., ed. Bedjan, p. 93 ;
Michel le Syrien, t. 11, p. 377.
520 IIISTOIMK NKSTOUJKNNr-;. 1200]
M^ ^ji\ jLJ\ « -cAi. ^j\j <^J\ JOJ CkJU. Qis fjJi; ,j-~-l^tr ^ ^lj
^li-j l^ jl J\ _j^\ <«— b'^ J^ f^'j -Jt^'^' ^yi/r -^ ^^ f-'-^' "rlr^
<;l, *JL ^y>^\ jjii^»Li <^j--^ <^ '-'J-^-n^ ^a^\ J[LZ Jc3 cJ>y\ i-*j> (Jj
1. -Cj. — 2. In marginc .jj ►—..
k ses courtisaiis et aux autres grands personnages la reconnaissance qu'il
devait a Maurice pour les services quil lui uvait rendus, ct les informa qu'il
voulait lc venger et faire triompher son lils. Ils lui repondirent qu'il serait
ob^i.
Lc roi envoya donc avec Theodosc un general cruel, inhumain, et dur;
et il apaisa son courroux en leur donnant une armee. Le general se dirigea
avec Theodose vers Dara qu'ils assiegerent '. Quelques jours apres, Kosrau
aussi sortit pour attaquer les Grecs; il se fit accompagner de Mar Sahriso'
lc catholicos. II assiegea Dara qu'il prit apres neuf mois de siege". II
retourna ensuite a Seleucie, apres avoir laisse l^ ses armees. Puis Theodose
mourut empoisonne.
A cette e^poque, Kosrau fit mourir Nathniel ^veque de Sahrzor' k finsti-
gation des mages, qui lui en voulaient d'avoir empeche dans son pays la
destruction des eglises. A la meme epoque mourut k Nisibe saint Mar
Sabriso" le catholicos; il fut port6 a Karkha de Guedan, ainsi que nous Tavons
dit ci-dessus\
1. Cf. Un nuovo testo..., p. 13-14; Barhebr., loc. cil.; Michel le Syr., toc. cit. —
2. En 604. — 3. Cf. le Livre de la Chastete, n° 67; suivant Un nnovo teslo,
p. 14-15, Nathniel a ete mis a mort en GlO/11. Cel eveque a siege en 585 au synodc de
Is6'yahb 1 et en 605 au synode de Gregoire (voir Syn. Orient., p. 423, 470). Ebedjesus
de Nisibe apud kssfim., III, i, 224) lui attribue des controverses contre les heretiqucs
et un commentaire sur les Psaumes. Asseniani ridentifie a tort avec Nathniol, moine
du couvent de Bcith 'Abc, qui vivait sous Hnaniiso' I (08(>-700). Cf. encore nolre Etude
supplcnientaire sur les Ecrivains Syriens, n" XIII. — 4. Voir n° LXXl.
[201] LXXX. - IIISTOIRK DK GRRGOIRK. rm
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Ll jL IjA-aLs . (_iJo'L>JI jL» ^;u /^- -^ j»j-L« jlS L ^Ac- |,^_Li«_j /♦y-Lc !sjL>>jl
1. Inmaro-ine: .,jJ.J' U^I J s^l ^i w"^ .,JtLM, j'J! ^"^'. — 2. ,UJlJ!
ex ira\:>o (loctor. — • 3. ---'L-^l ex i,.vi.m impositio manuum.
LXXX. — IIisToiHE DE Gregoire {Djri(/lioiir) le trente et uxieme '
C.VTHOLICOS ".
Cet homme etait originaire de Maisaii; il avait une belle prestance; son
visage etait d'une grande beaute; il etait docteur et avait siiivi les le^ons
de Isai lc docteur de Seleucie'. Quand Kosrau retourna k Seleucie, apres la
conquete de Dara, les chretiens se reunirent pour choisir un successeur a
Mar Sabriso". Celui-ci avait recomraande aux fideles de choisir Barhadbsabba
le moine qui habitait la montagne de Sa'ran. Les Peres choisirent Gregoire
inetropolitain de Xisibe, qui etait connu pour son orthodoxie et pour son
esprit apostolique. IIs demanderent rautorisation du roi, qui la leur
accorda ; et grace k la sollicitude de Sirin, il donna lordre de convoquer
les Peres a Seleucie {Al-Maild'in) pour ordonner Gregoire le metropolitain.
Mais quand Abraham de Xisibe, le medecin, et d'autres chretiens qui etaient
au service du roi, apprirent cette nouvelle, ils craignirent qu'une fois
patriarche, il ne se vengeftt de la malveillance qu'ils lui avaient opposee,
1. A corriger : le trente-deuxieme (voir ci-dessus, n° XLII). — 2. Cf. Mari, p. 60;
'Amr, p. 51; Un niiovo testo..., p. 15; Barhebr., Chron. Eccles., II, col. 108 et 111;
Thomas de Margu, lib. I, c. 25 et 26. — 3. Voir sur ce personnagc ci-dessus, n" XXVII,
p. 158. Cf. nolre Etude supplenientaire sur les Ecrivains Si/r., n" XI.
522 IIISroiUK NKSTdUIKNNK. [202|
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i^L»jiU.'j »ly— VI ^ -Jjh/^ '-''*^ (*■' ■"--^■^ UjLjS-I |~L i^ti^ jvJJ .i_^Lij ^!>Li>t,
1. SjA^. — ►-~J >L' ex ^aa. ordinavit, mauus imposuit. — 2. ii^Ljj.
quaiid il ctait k Nisibc; ils allcrcnt trouvcr Mar Aba dc Gascar' I'astrologuc
de Kosrau et son familier, pour lui demandcr de ne pas lui dcsigner Grdgoire
et de le detourner de lui accorder sa faveur. La reine Sirin choisit Grcgoire
lc docteur et dcmanda aux Percs de Tordonncr, cn prctcndant que c'etait lui
que le roi voulait. Cc fut douc unc homon^^mic qui cmporta ralTairc. Mar Aba
lc medccin aussi s'etait rangc k son parti. Les Pcrcs ecoutercnt la reine ct
ordonnerent Gregoire patriarchc selon lc rit", au milieu du peuple joycux et
en fcte. Sirin Tavait choisi; elle veilla a scs interets. Les medecins de Nisibe
rintroduisirent chcz le roi pour quil priAt pour lui et le benit. Mais des
qu'il TaperQUt, le roi comprit qu'il y avait quelque supercherie dans son
ordination. « Cc n'cst pas celui-ci, dit-il, que je vous avais commandc d'eta-
blir, mais Gregoire metropolitain de Nisibe. — Cest la reine Sirin, repondit
Mar Aba le medecin, qui a ordonne de retablir, parce qu'il est son conci-
toyen; sans nul doute le roi Tacceptera a cause d'elle; c'cst d'ailleurs un
homme intelligent, sage et savant. »
Rosrau s'en rejouit, il Thonora; et il fut ravi de la beaute de son visage;
mais layant examine, il trouva que son intorieur etait Toppose de son exte-
rieur. II reprocha a Sirin de Tavoir choisi. Puis Gregoire se detourna de
Tequite et il agit contre toute justice; il aima k amasser de rargeut; il cn
1. Sur ce medecin voir ci-dessous, n° LXXXI. — 2. En 007 selon "Amr ; le samedi des
Rameaux 600, d'apres Alalia-Zkha, cile par Elie de Nisibc (iJarliebr., Chron. Eccles., 11,
col. 108, n" 3j ; au mois davril 605 selon le synode que Gregoire tint aussitdt apr6s
6on ordinulion Sifii. Orieiil., p. ^i71 ; cf. l.lie de Dainas ii\nu\ .Vssein., 111, i, p. -'i.">2".
[20:5l LXXX. — IIISIOIUK I)K GRRGOIRR. 523
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1. .,_»sL)Jo.^l ex vaj:^^*^'! «px.iStaxovoi;.
reclama aux pretros et aux cliefs. l>a joie des cliretieiis sc cliangea en tris-
tessc. L'excommume Gabricl de Sigar', quc Mar Sabriso' avait anathema-
tisc, le diHamait sans arret. Kosrau ordonna de le representer sur les eventails
dont il se servait. Un eventail le representait palpant une poule pour savoir
si elle etait grasse ou non; un autre le represcntait examinant une piece
d'or qu'il rctournait dans sa main ; sur ses genoux etait assise une jeune fiUc '.
On se mit k detester les eveques aussi a cause de lui; et les chreticns
en congurent une profonde aflliction. Kosrau avait enleve de Dara, alors
qu'il s'en etait empare, beaucoup de livres ; il obligea Gregoire h. lcs ache-
ter pour vingt mille stateres d'argent ol hii en demanda le paiement; Gre-
goire fit payer cette somme par les eglises, et les chretiens eprouverent de
ce chef un grand prejudicc. II tint le siege patriarcal pendant quatre ans.
II mourut en la vingtieme annee du regne de Kosrau. Celui-ci confisqua
tout ce qu'il avait laisse ; il fit meme arreter ses disciples et les emprisonna
jusqu'a ce qu'ils eussent livre son argent. Des lors, son opinion a Tegard
des chretiens fut modifiee ; il ne leur accorda plus ses bienfaits ; il opprima
meme ses propres sujets, les accabla d'imp6ts et confisqua leurs biens. II
defendit aux chretiens d'avoir un catholicos. L'Eglise resta donc veuve, sans
1. Voir ci-dessous, n" LXXXI. — 2. Cf. Tliomas de Marga, lib. I, c. 25. — 3. Kn
GO«/y.
;8.
524 IIISTOIIIK NKSTOHIK.NNK. ['10fi\
J\ jyJ^\ ^\^\ jl, j^ j^ ^^\ j^\ ' U jL. ^-dl j <« jl^j ^yJl ^
Ci^l ^j .b^ C::^ Ju£j •'^Lrt-^li oiljJlj iJli^lj o:-jU)l jU; CJlt wdallj
(.ji Jlj Uj -^jy* J^ ^Sj^ bj^lj .OJli^l j_^l *-^\j^\ j^ Cjy:^ ^y^." pJ
®j4jii^ ^ljlj ^ yt^if^ f* t\>\ (_5 ^ji.wJI Jj-»«
Oljl>^lj ^»-;-JI -Uj jJ^I (^' <rljJuy !s^ Ji^j i^JJI Jl^UJI ^^I ^j;..5j;.
1. In margini' : j'j <r^.
chef, durant dix-sept ans'. Ellc fut (lirig6c, pcndant ce temps, par Mar
Aba archidiacre, dont le nom a ete insore dans les obituaires, aid^ de Mar
Babai le Grand^ du couvent de Mar Abraiiam le Grand, jusqu'^ Tassassi-
nat de Kosrau ct ravencment de son fils Sirui.
LXXXl. NoMS DES CHBETIENS QLI ETAIENT \V SEKVICE DE KoSRAU.
Mar Aba originaire de Cascar'. II etait le premicr, le chcf et Ic plus
distingue. II etait instruit dans la philosophie, rastronomie et la medecine.
II savait le persan, le syriaque, le grec et rhebreu. II composa un grand
nombre dc livres ; il traduisit des textes hebraiques qui n'6taient pas encore
passes en syriaque. Kosrau renvoya cn ambassade aupres de Maurice. 11
s'occupa constamment des afTaires de rEglise du temps de Mar Sabris6" ct
de Gregoire.
Yazdin ^" le genereux et le vertueux, dont la renommee s'etendait partout,
1. Notre auteur ditailleurs dix-liuit ans (voir ci-dessous, p. 555); 'Amr et Mari, dix-
sept: Barhebr?pus, dix-huit. ^lais cette vacance de siege doit etre d'environ vingt ans;
car la niort de Gregoire doit etre placee en 608/9, puisqu'il avait siege pendanl quatre
ans, et rintronisation de son successeur Is6'yahb II ayant eu lieu en 628 (voir ci-dessous,
p. 555). — 2. Sur ce personnage, voir ci-dessous n" LXXXIV. — 3. Ccst sans doute
Aba Cascraia, auquel Ebedjesus de Nisibe [apud Assem., B. 0., III, i, p. 154) altribue
des explications, des lettres cl reclaircissement de toute la Logique d'Aristotp, ct
qu'Assemani idcntilic a torl avec Abraham, fdiidaleur du couvent d'lzla (cf. notre
Etiide siipplenientaire siir les Ecrivains Si/riens, ii" l.X. — \. C.f. Un niiovo testo syr.,
pp. 17. IS, 20. 21,
[205] LXXXI. — NOMS DRS CHRETIENS. 525
J^l <Js.j ^ij\ :>% Ji\ ^^L J* !sA,L«3 .^S^ J^ ^LC Jjjj .J^r^l;
i^Lj UJ} .j>~tS u^j^. j^ '^b -^y "^. ifj^y.. J^^ jjiju..'! j^i^f5s-i>Jl Ll>^_
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l^ _mS (^-GtlM,l ^^jUajl \-J.«t*Jl /,.« AAU.3.-3 .4_rjl J>s: /jJ/«»aJ1 A«aSj O^jitJl ^l
eu meme temps que les largesses ; il batit des eglises et cles couvents en
Orient. Kosrau lui confera une grande autorite et lui confia radministration
de toutes les provinces depuis Beith Garmai jusqu'aux pays des Grecs : c'est
lui qui preta son appui aux fidelcs dans 1'airaire de rexcommunie Gabriel
apres la mort de Gregoire le catholicos.
Jean (Youhaiiiia) de Cascar; il succeda a Yazdin apres sa mort dans
I'administration des provinces. II a un couvent dans la terre de Cascar'. Apres
la mort de Kosrau il tomba dans la niisere, ses biens ayant cte confisqu^s.
Son fds Sergius {Sargis) fut massacre par Al-HajjAj ben Yousef".
Jean Sendori, medecin nisibien. Kosrau Taimait beaucoup; mais apres la
supcrcherie dont il usa, et que le roi decouvrit, dans rafTaire de Telectioa
de Grearoire le catholicos, Kosrau lui retira sa faveur. Toutefois k ravenement
de Siroi sa dignite lui fut rendue.
Gabriel, medecin sigarien^ qui fut excommunie pour avoir pris des concu-
bines et avoir epouse deux femmes. II se fit jacobite et fit beaucoup de mal
aux fideles.
Kosrau employa encore plusieurs autres chretiens a son service pour
montrer son dedain aux Mages envieux; que Dieu les maudisse et fasse
misericorde a Kosrau!
1. Cela signiOe qu'il batit a ses frais un couvent, et que ce couvent a ete appele
de son nom. — 2. Voir ci-dessous, n° XCVllI. — 3. Cf. ci-dessous, p. 537 et suiv.; Un
niiovo testo..., p. 12, 15, 16; Barhebr., Chron. Eccles., II, col. 109; Histoire de Mar
Yabalaha, etc, p. 505-506, 518-522.
520 HISTOIIIK NKSToUIKNNK. [20(i]
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^ ^1^3 fl rlj jjt-fJI *« i-^Jj L^ J^ -Lijlj <u_^ ^ (jy- lyLvc ^l LMJI Ijlj
1. Sic. — 2. AJl;Jl vel iy. — 3. Sic. — 't. ^j>}i\. — 5. Ijyl. — 6. Sic. —
7. iLLilj.
LXXXIl. — iiisToinK ii'IIkr\clius empeueur des Ghecs.
Daiis rnmpire grec, les ministres soiit de deux classes. L'une d'elles
s'appello Piastiia ' ; c'est en elle qu'on choisit un empercur, quand le prince
t'st mort sans laisser d'lieritier. L'autre classe, qui est rivale' de la premiere,
s'appelle Veiieta, selon le nom de la reine des Grecs^. G'est dans ce clan
que le prince choisit sa femme, quand il arriva au pouvoir sans etre raarie.
Lorsque Maurice fut assassine avec ses enihnts, son frere Pierre ne r^gna
point apres lui. Phocas s'empara du pouvoir; il 6tait du clan appele Vcneta.
Le clan adverse ne voulut pas le reconnaitre. Phocas etendit la main, alors,
pour tuer les cheis de ce parti, negligeant ainsi de resister aux Perses, qui
s'engageaient dans son empire, et couvraient de ruines tant de provinces ; il
mettait toute son ardeur a massacrer ses partisans, si bien qu'il se trouva
sans soldats. Puis il marcha contre le maitre d'Alexandrie, parce qu'il etait
de Tautre parti. Celui-ci le combattit; mais Phocas lc mit en deroute et le
tua\ Puis il eut a se mcsurer avec lc maitre d'Afrique ct avec celui d'Kgypte,
1. Prasina, et plus loin Venela, sont les noms de dcux iinporlantes factions du
cirque, la Verte et la Dleite. — 2. Lecture conjeclurale. — 3. La plir;ise du texte est
obscure. — 4. Id.
2071 [-XXXII. — HISTOIRE DMKKACI.IUS KMI'EURUR DES GRECS. .".27
<...a .•; SUJl J Isy J-}^ •'^^ 'bj^' r>-J .oJaJa-i)! * ^^1 ^.il^ cX^jj ♦ P. ^si
\C L.l« Ln... 4jLli>. 'jA <Jpa AjJl (j^ *Jj«J?3 *Jj"LaJ r- j=*9 • i-iiJ^l /(£• ^l^^Jltlj
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jl^lJI ulu.£-J _.o-^ _^.i Jl <) 'V^J -^ JvU Jjl |_j j-C>— ^l! «iJL» X— Tj
j^ J-ajij . 0^1 C.|jiJ ijlsJl djo <ul j ^_ji£ -T-LJl d)jkiJl ^JJ • wjjij
j iSj-^ J-ljJ -^j* iA_il L. ^M.^1. _-,Liyb l.\Jj'j .i^jAlx^VL ,^tj . lia^a^
v_i-aJl *_y_ J ^.JaC iJjJj <5CL« ^j.» ^jVl ilJl j C^l^J .dUi ^l <.:>a JJ . roLJI
lltwJi lJ»Lii'l ^1_^1 ,i,Sj!Z\ «LLJl CJI Jj .^,^1^1 ' JjUl \i cJaL^ Cj^l ^j-. ♦ P
■233.
1. [^JJ>. — 2. ■(''ii;^. — 3. IM~>.
tous Jeu.K du parti uoaime Prasiiui, et emus tle voir tous les maux que Phocas
causait, craignaut pour sa famille. Ghacun des deux envoya son fils avec une
apraee', et ils convinrent que le premier qui porterait la guerre a Cons-
tautiuople et aurait la victoire, serait reconnu roi. Heraclius, fils du maitre
dEgypte, partit par mer, et Nicetas, fils de Gregoire raaitre d'Afrique, par
la voie de terrc. Le vent favorable donna de Tavance au general qui allait
par raer, et ses navires atteignirent Gonstantinople. Les ministres sortirent
a sa reucontre. Phocas ecrivit qu'il se retirerait du trone pour^ii qu'on iui
garantit la vie sauve. Gomme il sortait pour combattre, un des soldats lui
donua uu coup de lance par derriere ; il tomba de sa monture et mourut. 11
avait regne huit ans.
Heraclius occupa le trone le premier septembre - de la vingt et uuieme
aunee du regne de Kosrau, qui est la 922" annee d'Alexandre. On ramena
au couvent de Sergius, oii il communia apres la celebration des mysteres. Le
patriarche le couronna selon la coutume des empereurs grecs. Nicetas, ayant
appris cette nouvelle, s'arreta a Alexandrie. Heraclius se mit a reparer les
maux que Phocas avait causes. II ecrivit k Kosrau pour demander la paix;
mais celui-ci la lui refusa. En la premiere annee de son regne, a la mi-
careme, il y eut un terrible tremblement de terre qui fit tomber beaucoup de
1. Cf. Michel le Syrien, tom. II, p. 378. — 2. Le 4 octobre 610; cf. Micliel le Syrien,
loc. cit., p. 400.
528 IIISTOlllK NKSKUIJKN.M'.. [20«]
«dUJI ^j^y^i 'I^jUaiJl JL ^ filc.j .«li J) dUj ^j^j^ ^^lj
.ULl»- (♦»pf"j *IjV| i^L^j "Viblj^l j^
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P. 2;i'i. <lxj /.J^ptJI ^jU>ei-JI >J^_^ ijlj«j (5=^'j-^' l3 lj)i?....ilj !sA.w4>l;j liLia- ^lpt^lj
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1. \ ,-<
maisons. En sa deuxi6me annee des etoiles (filantes) tomberent du ciel d'uiie
maniere effroyable comme un jet de llechcs dcpuis rOrieiil jusqu'^ rOccident.
De ses jours devint patriarche de Constantinople, Sergius, qui avait la m6me
croyance ct la meme opinion que Theodore rintcrprete ' . De ses jours encore
apparurent lcs dyothclites, connus oncorc sous le nom de Samla", et qui
eiiseigncront que de memc que le Christ a deux natures, de meme il a deux
operations et deux volontes. Sergius repoussa cette doctrine et n'y adliera
point^; il fut imite par les autres patriarches et par rempereur Heraclius.
LXXXIIl. HlSTOIRE DES HERETIQUES; DE lA CONTItOVEnSE DES PeRES,
ET DE l'eXCOMMUMCATION DE HnANA.
Apres la mort de Gregoire catholicos, l'EgIise resta sans chef^; alors
les heretiques, c'est-A-dire les dissidents, les partisans et les disciples de
Hnana se repandirent partout, grAce k Tappui de Texcommunie Gabriel de
Sigar% homme influent aupres du roi Kosrau, et ils corrompirent les esprits
des hommes. Kosrau, qui entendit parler de cela, ordonna que les doux
1. L'auteur fait peut-etre aliusion a la doctrine monothelite de ee patriarche. Mais
d'apres Tlieopliane et Xicephore (lib. XVIII, c. 54), Sergius etait sectatcur de riier6-
sie jacobite et contribua beaucoup ii la repandre sous le nom de monotheiisme. —
2. Je n'ai pas pu identifier ce nom, a moins qu'il nc soit une corruption du grec Suo
^ikf^ixti-.d. — 3. Cr. Maii.si, toni. .\1. p. .">"),"). — ■'i. Do (H)li a (>2S voii- ii-ilessiis. ]>. "i2'i,
n. 1). — j. \'oir ci-dessus, p. W>j.
[209] LXXXUl. - IIISTOIRR DES HERETIQUES. 529
^JUL.» -«J lyi-jjj .isc-^t^SI iUVI Ut^i».-i Co I^Ux-j Ij^Lj -jy?-^ i_iiu-l ,JJ^^j
^^ijl ^,JLC ij.«jjlj ^'Ulldl iUl jy^ (j* lii-i»- '^i».£- U JaZ ,j Co oUfJ
^^5C IVI JL ^^*:u^l xi' .isjlis t.LYI ^\ i-iillj .^iJI 4_/jjj.>U" i^lj <J v_iJli- ♦ r. 235
jjI «.^uaJI jIjj . <jt-Vfl .^.iou \a^ IjLi>- fj^^i jA»-j (j''.5^ j'''^' *^jU»j (jl-^
1. i!ov* excubitor, psedagogus. — 2. Cod. Jj'™». — 3. »^j-j.
partis se reunissent pour discuter '. » Se rendirent ti la discussion' : Younadab
metropolitaiu d'Adiabenc', Soubhalniaran metropolitaiu de Bcith Garmai ',
Is6'yalib 'ArbftYa cvequc dc Balad, le futur Catholicos'^; Iliiauiso' le moine, qui
batit uu couvent ti Daraban''; Gcorges {Djiirardjis), moine du couvcnt de Mar
Abraliam, qui fut martyrise'; Sergius {Sardjis) le Sahhftr, docteur, du pays
de Cascar, et Gabriel eveque de NahargouP. Apres la controverse, ils mirent
par ecrit la doctrine orthodoxe", et y ajouterent les questions difficiles;
et ils radresserent k Rosrau comme il Tavait demande. Celui-ci prit con-
naissance de leurs paroles de verite. Mar Babai '", qui n'avait pas pu se
rendre k cctte reunion k cause de sa faiblesse et de son kge avance, leur
avait ete dun grand secours par sa plume.
II avait aussi ecrit un ouvrage, pour refuter le commentaire de Ilnana sur
la doctrine des 318, lequel combattait renseignement de Theodore {Tijadou-
rou.s) flnterpr^te. II envoya cet ouvrage aux Peres, qui raccept^rent. Puis
Yazdin le bon" reunit les autres Peres^ Karkha dc Guedan, oii ils anathe-
1. En 612 (voir Si/n.Orient., p. 562, 580). — 2. Cf. Sijn. Orienl., loc. cit.; Un nuovo
testo..., p. 16-17; Hist. de Mar Yabalaha..., p. 506 et sq. — 3. II assista en 605 au
synode de Gregoire [Syn. Orient., p. 478) : il etait un des metropolitains qui, pendant la
vacance du siege, instituerent Babai le Grand visitateur general des couvents (Thomas
de Marga, lib. I, c. 27). — 4. Ebedjosus (apud Assem., B. 0., III, i, p. 189) lui attribue
un livre des Centuries, Capita scicntiw, et des lettres. Voir sur ce personnage : Un
nuovo testo..., loc. cit. ; Le Livre de la Chastete, n" 58; Hist. de Mar Yabalaha..., p. 520,
521. — 5. Voir ci-dessous, n° XCIII. — 6. Voir ci-dessous, n» LX.XXV. — 7. Voir ci-des-
sous, n" LXXXVI. — 8. II assista en 605 au synode de Gregoire (voir Syn. Orient.,
j). 479). — 9. Cet ecrit nous est parvenu; il a et6 publie dans le Syn. Orient., p. 562-
508. — 10. Mar Babai le Grand (voir ci-dessous, n° LXXXIV). — 11. Voir ci-dessus,
n» LXXXI.
P.\TR. 0«. — T. .XIII. — F. '1. 35
530 IIISrolhK NKSTOUIKNNK. [210,
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1. In margine graphio : t.j^y~, ^slw ^'>\ ,3'.
matisorent ii nuiivcau Ijnana ct scs sectateurs. lls cilercnt clairemcnt les
endroits oii il se tronve en ddsaccord avec le grand Interpretc et tous les
P^res. IIs interdirent la lecture de ses livres et anathcmatiserent celui <iui
les lirait. Dej^ Is6'yahb, aussitot qu'il avait eu connaissance de ses ouvrages,
les avait condamues ' ; et les P^res dans leur synode tenu sous la pr^sidencc
de Mar Sabri.so" avaicnt confirme la sentence de Isoyahb - ; Gregoire, quand il
fut nomnie metropolitain de A'isibe, Tavait aussi cxcommuni(5% il avait montre
les points sur Icsquels il s'etait trompe et Tavait obligc a sc retracter. Paul,
metropolitain de Nisibe*, Tavait chass6 du temps d'Abraham" parent de
Narsai. II ne cessa de parcourir les pays d'Orient jusqu'^ la mort de celui-ci
et il employa bien des ruses jusqu'^ ce qu'il parvint k prendre sa place.
LXXXIV. — HiSToiRE DE M.\R Babai le Grand".
Ce Saint etait un des notables habitants de Zabdai ; il avait les avan-
tages de la fortune, beaucoup de biens et d'esclaves. Apres s'ctre instruit
dans les livres persans, il se rendit a rhopital de Nisibe, oii il etudia les
1. Cf. Syn. Orient., p. 398-400. — 2. Ibidem, p. 456. — 3. Voir ci-Jessus, p. 510.
4. Voir ci-dessus, n° XXX, p. 171; n" XXXII, p. 187. — 5. Abraham de Beith Rabbaii
dirio^ea rEcole de Xisibe de 509 a 569 [vo'\r Barhadbiabba' Arbdi/a, Patrologia Orien/.,
t. IV, fasc. 4, p. 386, n. 2 ; cf. ci-dessus, n" IX). — G. Cf. Le Livre de la Chastete, n" 39;
Thomas de Marga. lib. i, c. 7, 8, 27, 29, 35.
[211] I.XXXIV. — IIISTOIRR DR MAR BABAI I.R GRAND. 531
^l JjVi J^ jJl ■r-j_jPti[> ^l ^J^ ^'^ «-*— ' •f^ *— ^ "CU^ ii J__^_ jLwjL^-Jl
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livres de meJecine ; et il sejourna i\ TEcole, s'instruisant daus les sciences
ecclesiastiques. II demeura ainsi quinze aus, et acquit une science appro-
fondie. Un jour qu'il etait k lire i\ rhopital, le sommeil le prit. II entendit
une voix terrible qui lui ordonnait d'emigrer au mont Izla aupres de Mar
Abraham chef des moines ' . U distribua ses biens ; et de tout ce que son
pere lui avait laisse nayant pris avec lui que soixante stateres d'or pour les
partager entre les moines, il se rendit au couvent, ou il prit Thabit monas-
tique, s'adonnant a la priere et au jeune et menant une vie ascetique tres
dure. Depuis quil se fit moine, il ne coucha jamais sur une natte. II
s'enfermait pendant des mois entiers dans sa grotte sans en sortir. Dieu
lui accorda par la priere de Mar Abraham une science parfaite. II composa
des livres. Vingt ans apres s"etre fait moine, son corps s'etant affaibli, il
s'accorda Tusage d'un peu de vin.
Apr6s la mort de Rabban Mar Abraham -, son disciple Dadiso' lui succeda.
Apres lui Babai fut ^Iu pour dirigcr le couvent. II en repara la construc-
tion; il opera de nombreux miracles; il guerissait les malades ; il convertit
une foule de mages et d'h6retiques k la foi orlhodoxe. Sa renomm^e se
repandit dans tout rempire persan. Les Peres et les docteurs reconnurent
son merite. Apres la mort de Gregoire Catholicos, par la volonte de Kosrau
Parwez, rEglise etant restee sans chef, ainsi que nous Tavons dit plus haut %
les heretiques purent se repandre partout, ils s'empar^rent des eglises et
corrompirent la foi des hommes. Ce Saint, encourage par plusieurs m^tropo-
1. Voir cl-dessus, n° XVIII. — 2. Arrivee en 588. — 3. \'oir n° LXXX.
532 IIISTOIIU'. M:ST0|{|RNNF,. [212|
I'. 238. ^|;i/^J ""jl _r**" {jS. -J^ y.^i J-'^' 0'''j'- '~^"' lS^ ^J^J . ^5 jLajL j|^VI
Ia^ 'uJliM \j^\ ^ <UL£!1 ^_y ^_jIj" ^L-p-Vl jl J^_ J;.» ^^ ^J\ S ^^
IjisJ -J j^jil 0^5»^, iV-*-'' ^.-~LaJi; •ji^jM^\ Ua_J ^Ut^l -U .i_^l J ^LS
® jL^I JjUj s>LJl_) ^yJi\ ^ l_jljiJU-lj JLJCII
1. '1-Jvel'Ji-Jy
litains etev6ques', travailla avec ardeur i restaurer les affaires de l'Kglise
ot ik empeclier ces (herctiqiics) maudils de nuire aux chreticns". Dans celtc
lulte, il eut Tappui de Yazdin lo bon ^ Mar Habai nouvcrnu le couvent pcndant
vingt-quatre ans. II mourut k Tage de soixante-quinze ans, en la trente-
huitierae ann^e de Kosrau'. II a laisse beaucoup de livres.
Liste des livres qu'il composa^
Livre contre coux qui disent que les corps au jour de la resurrection
ressusciteront dans la forme d'une sphere, contrairement a leur constitution
actuelle.
Livre contre les partisans de Qousta, connus sous le nom de Mesalliens*,
qui pretendent qu'etant parvenus k la perfection, ils sont dispenses du jedne,
de la priere et de la reception des oblations.
1. Cf. Thomas de Marga, lib. I, c. 27. — 2. Cf. Mari, p. Gl ; Amr, p. 52. — 3. Yoir
ci-dessus, n" LXXXI. — 4. Seloa Thomas de Marga, Babai est mort apres Kosrau,
mort en 628; selon notre auteur, il preceda dans la tombe le roi Kosrau. II serait
ne en 552/3 et aurait succcde a Dadis6' en 603/4. — 5. Cf. Ebedjesns apud Assem.,
B. O., III, I, p. 94. Selon cet auleur, Babai composa 83 livres; 84 selon Tliomas de
INIarga. — 6. Cest-adire « priants ». Sur ces heretiques voir la premiere partie de cet
ouvrage, n° L. Cf. Pognon, Inscriptions mandaites des coupes dc Khoitahir, p. 203-
204. — On pourrait peut-elre identilier Qousla avec Rustache cito par IMiotius [BibL,
cod. 52).
[213] LXXXIV. - HISTOIRE DE MAR BABAI LE GRAND. 533
«^'JC^O Cjbjl ^X j * ^^ "^- 239.
■ (J j'^^ >_A)li>tJl ^-*=^^. ^^J o^^ V ^^
Livro dans lequel il rapporte les vertus de Mar Abraliam et celles dc
plusieurs de ses disciples'.
Un ouvrage ascetique pour les novices.
Livre de runion-.
Livre dans lequel il refuta la lettre de rheretique Jean (Youhanna)
d'Edesse'.
Livre dans lequel il expliqua, en abrege, les paroles de Mar Evagrius
{Ewayliris) '.
Explication de la lettre de Jean Hazz^ya^
Livre dans lequel il refuta la lettre de Moise (Mousa) Theretique*.
1. Cf. ffist. de Mar Yabalaha, etc, p. 424-428. — 2. Cet ouvrage nous est parvenu
dans un manuscrit conserve a la bibliotheque de Notre-Dame des Chaldeens (voir Scher,
Nolice siir les mss. de Notre-Daine des Semences, n" 37). — 3. Je n'ai trouve aucun
renseignement sur cet heretique, a moins qu'il ne soit ce Jean dont Theodore Bar Koni
ditqu'il adopla les erreurs de Jean d'Apamee (voir Pognon, Inscriptions mandaites, etc,
p. 209). — 4. Cet ouvrage est conserve dans un manuscrit a la bibliotheque Vaticane
(Assem., B. 0., II, p. 489; III, i, p. 95, n" 3). — 5. Ici il faut remarquer que le passage
d'Ebedjesus deNisibe (Assem., loc. cit.]: u^~ -^■^; v^lo, ne pourrait pas etre traduit par :
« (Explication) des lettres adressees a Joseph Hazzaya », ainsi que le traduisent les
orientalistes (voir R. Duval, La Litterature Sijr., p. 237). Dans ce sens il faudrait ecrire :
(^i_ .aaia. Loi.. ^¥^(0. II faut donc traduirc : « (Explication) des lettres de Joseph Hazzaya »,
ce qui signifie que Babai expliqua ou traduisit ces lettres. Mais Joseph Hazzaya est
posterieur a Babai le Grand de presque deux siecles, ayant vecu au viii" siecle (voir
notre article sur Joseph llazzdya, dans Comptes rendus des seances de VAcademie des
Inscriptions et Belles-Lettres, 1909, p. 300). Dans Ebedjesus, .3^0x1- « Joseph » est
certainement une faute du copiste pour ^a^ « Jean ». Ce Jean Hazzaya est le meme
que Jean de Lycopolis, le Voyant de Thebaide, auquel Ebedjesus attribue un ecrit,
et Pallade des lettres (Assem., B. 0., III, i, p. 17, n° 1, et p. 45). — 6. Je n'ai trouve
aucun renseignement sur ce personnage, a moins qu'il ne soit Moise d'AgheI, qui vers
550 traduisitdu grec en syriaque les glaphyres de Cyrille d'AIexandrie (Assem., B. 0., II,
p.82).
534 lliSTOlllK NKSTOUIKiNM';. I'21/i1
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.Ja»JI JL^ ^ ^'l^lj Or^^^' vlr:^^' *^'^'' t-^ O^ JJVj ^ A*f>- ^^
i: 2V.P. . jJp^l L_.j -.^ ._.o.U LL-J-lj A.:.U:l7 all SjL» %)J (.^^ ^ V ^l::^ "
j^ j ^,^CLs .^^^sJl ^r^''j '^latdl ^ ^ LJ ""i^ iSj~^i .jjjjl ^_ JLjJI
Traite sur roriginc de la fete des Hameaux.
Recueil de temoignages tirdsdes P6res ortliodoxes soit grecs, soit syriens,
pour ia controverse.
Livre dans lequel il refuta les paroles de Proble ' patriarclie de Constan-
tinople, de Pliiloxene {Ah-hndija) • evcijue de Mabhoug (Manbidj) et de Tiidre-
tique Massya'.
Livre sur quelques questions d'ascetisme monastique.
Livre dans lequel il rcfutarecrit de Justinien {Youstanous) rempereur grec,
touchant la foi \
Livre dans lequel il refuta les paroles du moine dissident Marcus {Manjos)^.
Livre dans lequel il refuta la croyance du dissident Isaie Taljljlya".
Et d'autres ouvrages qui ont pu nous echappcr.
LXXXV. — ^ HiSTOiRE DE Hnaniso' le moi>e'.
Cet homme naquit a Hira ; il s'appelait Amr ben 'Amr. U servit le roi
En-No'man fds d'EI-Moundhir. II ^tait connu aussi de Rosrau pour sa bravoure
i. Ce doit etre Proclus de Constantinople. — 2. Sur ce personnage voir ci-dessus,
n" XX; I^. Duval, La Litter. Si/r., 2" ed., p. 229-230, 356-357. — 3. Je n'ai trouve aucun
rcnseignement sur ce personnage. — 4. Cest Tedit de .luslinien dans lequel il condam-
nait les Trois Chapilres. — 5. Je n'ai Irouve aucun renseignement sur ce personnage. —
6. Voir ci-dessus, p. 511. — 7. Cf. Le Livre de la Chastete, n" 21 ; Histoire de Mar
Yabalaku, elc, p. 514 ct stj.
[215] LXXXV. — IIISTOIRE DE HNANISO' LE MOINE. 535
LJI ^bj .jLwJI ^l v^"-} ^-^^^ ^^ 3jr^ .'CJjLU jLi-li .<!lj')j JUl
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jUL jL» t^iJl ^y^L^JI ^y^-^ " T^h (.5^^' '-*-^' ^^J "^ (j^^ 'i^ J^j * P- 2'i3,
JLSV.5J JJLkJ 'ci «^ .sLpJVI (j Lo J^j .iAilfrl L^ ij^ ix* A-Lo J^^VI
■ 0. y
ct son liabilete ii la guerre. La nieditation des choses de ce mondo, ct de sou
etat transitoire, Tayant decide a y renoncer, sur Tordre d'En-No'mftn, il dis-
tribua ses biens, affranchit ses esclaves ' et se fit moine. II suivit Elie le moine -,
qui batit un couvent k Mossoul, et Georges qui avait ^te mage et qui fut marty-
rise sous Rosrau a Tinstigation' du Sigarien*. Bien qu'il eut passe la plus
grande partie de sa vie dans le luxe., Hnaniso' habita une grotte etroite, et
en supporta rinclemence; il aida Elie a la construction de son couvent. II
etait doue d'une intelligence parfaite et il surpassait tous ses contempo-
rains dans Tart de la controverse. II etait avec les autres present a la contro-
verse qui eut lieu dans raflaire de Gabriel de Sigar et des heretiques,
auxquels il ferma la bouche. Mar Babai dans un de ses livres affirme qu'a
cette epoque il n'y avait personne qui fut semblable a Hnaniso' par rortho-
doxie de la doctrine et par la vie ascetique. II composa un livre dans lequel
il refuta la lettre d'Isaie Tahlaya; il reduisit aussi au silence Meskena
'Arb^ya^ qui fut pendant un certain temps docteur de TEcoIe de Balad. II
ecrivit aussi sur runion un ouvrage d'un grand merite, dans lequel il reunit
les arguments deduits de la raison, ainsi que ceux qui sont fondes sur
Tautorite des Ecritures".
1. Litter. : il distribua ses biens et ses esclaves. — 2. Voir ci-dessus, n° XLIV. —
3. La lecture ij^.r^ 6st conjecturale. — 4. Gabriel de Sigar (voir ci-dessus,
n° LXIX, et plus bas, n" LXXXVI). — 5. Sur ces deux personnages voir ci-dessus,
p. 511. — 6. Quelques fragments de cet ouvrage de Hnaniso' sont conserves dans un
manuscrit de notre Inbliotheque de Seert, sous ce titre : Capila disputationis contre
les heretiques, eomposes. par Rabban Hnaniso' [k. Scher, Calalogue des mss. syria'
ques et arabes conserves a la bibliotheque episcopale de Seert, n" 87, VI].
536 lllSTOlltl': NKSTOUIKNNK. [216J
.1*-. J.^ LiA»- c!L* aJLj jUjb 'La-l -uJ J^'^rr*- -^^J 'LiVI >>-*■* («i^i LJ3
.|»^ ItAJ .^y^\ ytjii\ Jl ^_j)U)l ^_,^ j jL?J .[^ ^^jij jL*^l *JI /**-^'j
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<X*I ^k. ^U i^j ._.i50l JjtTj .b_^pjl «^ fl-,1 ^U- j^l by^ o* \^y^^ ^i
Apres avoir achevo ces travaux, ct quand Gal)ricl fut niort, il .se rcndit au
pays de Darabad, ou il convertit beaucoup dc niondc ; il construisit des c^liscs
pour ies nouvcaux fideles; des moincs se reunirent autour de lui, il lcur
construisit un monastere. Unc nuil, les brigands attaquerent le couvent; pur
sa priere ils furent frappes de cecite et resterent ainsi toute la nuit, ne sachant
pas ou se diriger. Quand il fit jour, lcurs yeux se rouvrirent, et ils recon-
nurent leur chemin. Le Saint sortit pour les aborder, il leur donna d manger
et a boire; et ils s'engagerent a n'approcht'r plus jumais du couvent. U vccut
vingt ans apres la construction du monastere. Apres sa mort, ii fut inhumc
dans le temple du couvent ; on le nomme le couvent de 'Amr-Hannoun :
parce que le Saint avait donne dn hnaiia' a la ferame d'un des chcfs de la
region et elle avait eu un fils.
LXXX^I. HlSTOIRE DU M.\RTYR GeORGES MASSACRE PAR KoSRAU".
Cet homme naquit a Cascar'; il etait mage et docteur des mages. Mais
Dieu le puissant le choisit; il regut le bapteme ' des mains de Simeon, fils
de Djabir, eveque de IIira% et etudia les Ecritures. Ayant distribue ses
1. Sur la signification de ce mot, voir ci-dessus, p. 440, n. ». — 2. La vie de ce martyr
nestorien a ete ecrite par Babai le Grand ; elle a ete publiee par Bedjan : Histoire de
Afar Yabalaha, de trois autres patriarches, d'un pretre et de deit.r laiqiies nestoriens,
1895, p. 416-571. Cf. encore Le Livre de la Chastele, n° 57. — 3. En 575, Vie, p. 526.
— 4. En 595, (7e, p. 525-526. — 5. Cest cet evcquc qui converlil En-No'mi\n a la foi
clireticnne (voir ci-dessus, p. 468).
[217J LXXXVI. — mSTOIRR DU MAllTYR GEORGES. 537
^LtJ .i!>La)lj ^yJ\ cj\j .^j\^_ j* ^ <-3 ^lslj ^\y\ jL ^ -Ujj b-U_^ JJ^tJ
w»" "^^ L-^J !s^— •%" ^'LwJ i_a.lipcA) TtLaj "ULlLU L'L:>- jl [5fr.>'j ^j-lj''UJl Jjjo^
1. J:^L. - 2. ^UUI.
biens a ses pareats et afTranclii ses esclaves, il se rondit aii couvent de Mar
Abraham, ou il habita avec Mar Babai', s'adonnant au jeune et a la prierc.
II composa un livre dans lequel il confondit la religion des mages en mettant
a nu leurs mysteres honteux, qu'il connaissait bien, et en devoilant
rignominie de la doctrine de Zoroastre [Zarddo^f). Quand apres la mort de
Gregoire le catholicos, Gabriel de Sigar' denonga a Kosrau les Peres qui
ravaient anathematise et pretendit que le docteur Hnana etait digne d'etre
catholicos", lui ou Tun de ses disciples^ le roi ceda a sa parole; mais
1. Sur ce personnage, voir ci-dessus, n° LXIX. — 2. Selon nolre auleur, Hnana vivait
donc en 612, annee dans laquelle eut lieu cettc Assemblee (voir Syn. Orient., p. 5(J2
et sq. : cf. ci-dessus, p. 528-530). Mais Baba'i dans la Passion de Georges (p. 503),
mort en (515, semble aiffirnier qu'a cette epoque Hnana etait deja mort : « Meme, dit-il,
apres la seconde mort de ce cloaque de toutes les heresies, Timpie Hnana, notrc
illustre Pere, le martyr glorieux (a savoir Georges), ecrivit son anatheme irrevocable et
raflicha a la porte de Teglise (cf. Si/n. Orient., p. 628). Toutefois un peu plus loin
(p. 505-506; cf. Si/n. Orient., p. 629) Babai semble confirmcr la legon de notre auteur :
« Apr6s que Georges, dit-il, eut terrasse ces malfaiteurs Hnaniens et les Mesalliens
leurs complices, cette heresie hnanienne s'allia a rheresie ancienne des Theopas-
chites, grace a Tavocat de cette heresie qui avait penetre a la Porte sous pretexte de
medecine. Ce Sigarien ^a savoir Gabriel) theopaschite entra, et dit dcvant le roi :
« Leur docteur est d'accord avec moi; son disciple, niuni de lettres de sa part, est
« venu me trouver ». Le roi le crut et lui donna ordre de chercher une personne conve-
nable pour la faire catholicos. » Ainsi donc, selon Baba'i lui-meme, Gabriel a presse le
roi de faire catholicos ou bien Hnana ou au moins un de ses disciples. — La premiere
phrase de Babai, a savoir « apres la seconde mort de ... Hnana », signifie que celui-ci,
apres ^tre mort spirituellement par ranatheme, a ete mis ensuite a mort par la refu-
tation de ses doctrines par Georges martyr et raiTaiblisscment de son parti. Cest ce
que semble dire, je le crois, cette autre phrase, qui precede immediatement celle qui
parle de la seconde mort de Hnana : « Comme ils (Ics Hnaniens) etaient presses
par ces refutations vigoureuses, ils avouaient et disaient : « Vraiment, quiconque ne
« confesse pas ainsi est heretique. » Mais tant qu'ils n'avaient pas anathematise Hnana
le chaldeen et rheretique, ainsi que toute sa doctrine impie, on ne leur donnait pas la
communion dans notre congregation. » — 3. Gabriel de Sigar, pour remporter une
victoire decisive sur scs enncmis les nestoriens, aurait pris le parti de Hnana.
a
1'. 2i
38 IIISTOIKE NKSTOUIKNNIi. [218]
^j-^ Xfr CiJliM j£. /jJaJI Ju>l»j l»t.a;_i« jLJ^^-a- is^.5 JyulicJl j_)»«*
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^j^jy^ V-^lj-J •LJI-U.I ^l LUil JC- jJb ^^JJI ^l vr*.o J-J V IjJlSj 'r**!/''
JD iT^jy^ j' <Jtlj .l^ ^l^l) J-LUJI Jl J^j^ ts'^^ .«JsU^M jc_j| J^j-?-
1. In margine graphio ^^o.^. — 2. ^l^^i cx ijpoi recordatio, commcmoratio. —
ayuiit sii, aprus s't'tre fait reuscigner sur sa vie, quil etait magc, il or-
donna qu'on cntri\t avec lui en discussion. Cest alors que sc reuniront les
personnages dont il a etc fait mention ci-dessus ' ; et parmi eux se trouvait
ce Georges, et il ne craignait point les mages. Ils ecrivirent un livre touchant
leur foi et le presenterent a Kosrau, qui, rayant lu, dit : « Si la religion
chrctienne ctait vraie, ce serait celle des Nestoriens-. »
Les dissidents rougirent. Gabriel, confondu, continua a calomnier ses
ennemis aupres de Kosrau et k intriguer pour les faire massacrer. (Sur ces
entrefaites) Sirin ordonna qu'on fit hi commemoraison du martyr Mar
Sergius dans le couvent du Saint, qui etait hors des remparts de Seleucie.
La foule y vint. Gabriel et ses partisans resolurent d'en chasser les fideles
pour le livrer a leurs propres partisans. Mais Soubhalmaran, metropolitain
de Beith Garma'i, et Georges le moine s'y opposerent : « Nous ne livrerons
pas, dirent-ils, k nos ennemis la maison de Dieu, qui est la premi6re de nos
maisons. » Et meme Georges interpella Gabriel de la fagon la plus vio-
lente. Celui-ci alla trouver le roi pour Texciter contre eux ; il lui fit savoir
1. Voir p. 529. — 2. La clause finale de ce livrc dit tout a fait le contraire : « Du
Scribe. — Ils ecrivirent cette profession de foi, ainsi que la discussion qui y est jointc,
et la presenterent au roi; ils ne recjurent pas de reponse de lui, soit parce que le paga-
nisme ne pouvait saisir le sens de la connaissancc de la orainte de Dieu, et a cause
de cela il la meprisa; soit parce que le Uoi des rois avait de la consideration pour
Gabriel, le chef de la faction des heretiques tlieopaschites » (voir Sijn. Orient., p. 598;
cf. la Vie de Georges, p. 516-517).
246.
[219] LXXXVII. - HISTOIRE DIIERACLIUS EMPEREUR DES GRECS. 539
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1. ,.,I,UU^.
que Georges etait un mage apostat, et quil avait dit : « Ne te glorifie point
de la place que tu occupes aupres de ce roi qui mourra, et dont le regne
passera. » Le roi ordonna de les jeter en prison; ils y resterent un an et
huit mois, endurant toutes sortes de tortures. Puis il exila Soubhalmaran
dans un pays lointain ; et il fit dire a Georges de retourner a la religion
des mages, sinon qu'il serait tue. Georges refusa; et il fut crucifie, la
vingt-cinquieme annee du regne de Kosrau ' ; on le frappa de fleches jusqu'a
ce qu'il mourut. Les fideles parvinrent a enlever son corps et a rensevelir
dans le couvent de Mar Sergius. On cn prit des reliques qui furent dispersees
en differents pays, Que ses prieres nous assistent.
LXXXVII. — HisTOiRE dHeraclius empereur des Grecs
.VVEC KOSRAU".
Lorsque Kosrau (Kisra) eut empoisonne par ruse et fait mourir En-No'man
fils d'EI-Moundhir roi des Arabes, et son fils, tous les Arabes qui se trouvaient
dans les deux empires des Perses et des Grecs se revolterent. Ils se dis-
persaient, chacun d'eux agissant selon sa fantaisie : ce qui causa bien des
1. Voir la Vie, p. 563 : « Le 14 Kanoun II (janvier) en la vingt-cinquieme annee de
Kosrau, fils de Hormizd, Fan 926 des Grecs (615). — 2. Cf. Procop., lib. II, De Bello
Persico, c. 9 et sq.; Un nuovo testo sijr..., p. 19-23; Barhebrieus, Chron. Syr., ed.
Bedjan, p. 95; Michel le Syrien, tom. II, p. 400-401, 408-409; Hist. du Bas-Emp.,
LVI, § XII, et LVII, § XXXIII.
5'i0 IIISToim': NKSTORIKNNK. [220]
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1. lu margine : o^;'-^'. — 2. Sic in manuscripto. — .'5. Vel J^ j^> etc.
demdles entre Heraclius {Heiwilis) et Kosrau. Les Arabes devinrent nKime
puissants et ne cesseront dc troubler les pays ju.squ'a Fapparition du Legis-
lateur de l'Islam.
Kosrau avait cnvoye depuis ({uel([ue temps dans les provinces grecques
voisines Saliryon', le giMiijral de son armee, qui 3'etait empare pendant ce
temps de plusieurs villes et y avait laisse la trace de son passage. Puis
Kosrau apprit que son general Tavait blftme et m(3prise en presence de
Tarmee. La cause du changement de Sahryon h Tegard dc Kosrau, et de sa
rebellion, est que sa fille, un jour qu'elle traversait Seleucie {Al-MadcVi») avec
ses servantes, avait ete insultee par Samla, fils de Yazdin le chrtitien; elle
^crivit i son pere pour lui raconter la chose. Celui-ci ecrivit alors k Kosrau
pour lui demander s'il pouvait lirer vengeance de Samta, et compter sur lui
pour defendre son honneur devant lesGrecs. II ne fit pas cas de sa demande.
Alors eclata entre eux cette inimitie. Kosrau ecrivit a lun de ses generaux
nomme Fardengan- de tuer par ruse Sahryon. Les messagers, en approchant
de la r(3gion de Rhalatva, furcnt surpris par les Grecs, qui les amenerent
a Heraclius. Celui-ci apprit le but de leur mission; il ecrivit alors A Sah-
rvon de venir le trouver : il aurait la vic sauve. Celui-ci, voyant la
sincerite de rempereur, alla lc trouver. II connut alors la lettre de Kosrau
qui le visait. II en con(jut aussit()t un vif ressentiment ; il pria Htjraclius de
i. Sahrbarz (Michel le Syrien et Barhebr., ioc. cit.); appele aussi 1'arhan [Un nitovo
teslo, loc. cil.). — 2. Qardigan (Barhebr., /oc. cit.).
[221] LXXXVII. — IIISTOIRE D'HF,RACLIUS EMPEREUR DES GRECS 541
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lui pardonner le passe; il implora sa protection et lui demanda pourquoi il
s'abstenait d'attaquer les Perses et de les pourchasser. « Je m'en suis preoc-
cupd, rcpondit rempereur, bien des fois; j'avais meme prepare Fexpedition;
mais j'ai eu un songe : Kosrau monte sur un elephant s^elangait contre moi, et
chaque fois il me frappait, et chaque fois je prenais la fuite ; aussi par com-
passion pour rarmee, je me suis abstenu de I'envoyer contre les Perses, les
laissant ainsi s'emparer des provinces grecques. »
Puis le general Fardengan et Sahryon adopterent ensemble le parti de
rempereur des Grecs; il leur fit jurer qu'ils lui donneraient loyalement leurs
conseils; il leur donna un sauf-conduit, et leur designa un endroit pour y
demeurer. Puis il commenQa a preparer Texpedition contre Kosrau, ayant
vu dans uu songe que, monte sur un elephant, il attaquait Kosrau et que
celui-ci fuyait devant lui. II sut ainsi que Dieu le ferait triompher de son
adversaire; il sortit avec son armee, se dirigeant sur Kosrau. II gagna
rArmenie avangant toujours, et reprenant les villes grecques dont les Perses
s'etaient empares, et y etablissant une petite garnison, jusqu'a ce qu'il
arrivM a Mossoul. Lorsque Kosrau apprit ces evenements, il envoya contre
lui son armee ; mais une partie de ses soldats furent tues, et les autres
prirent la fuite. 11 envoya alors contre Heraclius Rozbihan le general de ses
armees, qui le rencontra sur le Grand Zab ; la bataille fut acharnee entre les
deux armees. Rozbilian fut tue; on pilla tout ce qui se trouvait dans son
camp. Les Grecs continuerent leur marche, ils arriverent a Sahrzor en
demolissant les pyrees, a Beith Garmai et dans la region de Ninive. Etant
♦ I'. -M.
542 lllSTolltl': NKSTomr.NNK. [2221
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arrlves a Daskara' ou se trouvait Kosrau, celui-ci, craignant de tomber
entre leurs mains, fit lever le camp et se retira avec ses armees, negligeant
d'emporter ce qu'il avait avec lui. Les hommes abandonn^rent leurs biens ot
tout ce qu'ils avaient avec eux et le rejoignirent. Kosrau, plein d'inquieLude,
continua sa marche se transportant d'un endroit k un autre, abandonnant
ses richesses jetees ^terre, sans qu'il setrouvit personne pour les prendre; 11
arriva ainsi a Seleucie. On coupa les ponts qui 6taient sur le Nahrwan pour
empecher les Grecs de passer. H^raclius entra avec son arm^e k Daskara, oii
ils s'emparerent de tout ce que Kosrau avait abandonne et prirent tout ce
qu'ils desirerent. Puis ils se dirigerent vers le Nahrwan pour le traverser.
Ayant vu que les ponts etaient coupcs, et que le passage a gu6 etait impos-
sible, ils retournerent k Nisibe charges de butin.
LXXXVIII. HlSTOIRE DES EVEQUES JACOBITES ET DES SIEGES NOUVE.VUX
Qu'lLS ETABLIRENT DU TEMPS DE LEUR P.^TRIARCHE AtHANASE ; HISTOIHE DE
CELUI-CI AVEC l'eMPEREUR OREC.
Apr6s la mort du patriarche des jacobites", on le remplaga' par Julien
1. En syriaque iLtm». « Dasqarta ». — 2. Nomnie Pierre de Callinique (voir Barlicbr.,
Chron. Eccles., 1, col. 250-259). — 3. En 591 (idem, loc.cit.)\ cf. Michel le Syr., p. 373.
[223] LXXXVIII. - HISTOIRE DES EVfiQUES JACOBITES. 543
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lum
1. Cod. IjLjrfU — 2. In margine alia manu : lil*^ jl. — 3. In marg. ^a^. Hic spat;
vacuum in ms.; ^jljJj A^h ^^^'^ manu sunt scripta. — 4. In margine alia manu :
.(Jajjp.) ,^j3 o^j jj'^^ c''"^ '«3 "-^!/^'' Vir% •I''-^^ -^ »-^ ^ '^/ y °*^^
^JI ... Jy,,;-,-^ ^ ^-^'j M^^ jjjr.-'^'*^'j! -'j^y ^'^'j O-/ '>> t/^'j
CaJ^
{Lolifa), qiii moiirut apres avoir occupe son siege peudant cinq ans' . Atha-
nase {Athdndsiou.s)., appele al-Jamal (chameau), lui succeda". Les Jacobites
n'avaient point dans Tempire perse de sieges connus, ou ils pussent etablir
des ev^ques, parce que depuis que rempereur Justinien {Youstdnous) les
avait cliasses, ils erraient a Taventure. Athanase devint leur chef en la
trente-quatrieme annee de Ivosrau qui est la 936" ' dAlexandre et la troisi^me
de Tapparition du legislateur de Tlslam dans sa ville * (que la paix soit sur lui).
IIs se reunirent dans le couvent de Mattai dans la region de Ninive, ou ils
etablirent les si^ges. Le premier siege fut celui de Tagrit, pour lequel ils
ordonnerent un metropolitain, appele Maroutha; le deuxieme, Beith 'Arbaye ;
le troisieme, Sigar ; 4° Beith Nouliadra; 5° Arzoun; 6"Marga^; 7° Baraman
et Bawazidj ^ ; 8° les bords du Tigre ' ; 9" la Mesopotamie et le Bahrein ;
10° 'Ana et les Bani Taghlib, peuples nomades".
1. Trois ans et cinq mois (idcm, loc. cit.). — 2. Cf. Barhebr., loc. cil., col. 262 ; Michel
le Syr., p. 376-377. — 3. En 906 des Grecs (595), Barhebr., loc. cit. — 4. Medine. — 5. En
marge : "^^ioa:^ « Goumel », aftluent du Hazar, qui passe dans la region de Marga. — 6. Ici
un blanc dans le manuscrit ; une main etrang^re a ecrit ^jljJj \J^h' — '• Litter. : Sur
le Tigre. — 8. Selon Barhebr., Chron. Eccles., II, col. 127 : 1° Beith'Arbaye; 2" Sigar;
3° Ma"altaye; 4° Arzoun; 5° Goumal; 6" Beith Raman, appele aussi Beith Waziq;
7° Karmeh; 8° Gazarta de Qardou; 9° Beith Nouhadra; 10° Piroz Sabor; 11° Saherzol;
12° les Arabes chretiens, a savoir les Taghlibites, tribu nomade. Cf. aussi Michel le
Syrien, p. 414-417.
5/.4 IIISTOIIU': NKSTOItlK.WE. [22'i]
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1 . Sj.2.k> .
Le patriarchc Atlianase anatliematisa quiconque conibattrait cette liie-
rarchie, et il dit : « ,1'institue le inetropolitaiti Je Tagrit nion vicaire dans
rempiro persan. »
Heraclius, k son retour de la Perse, s'etant rendu k Mabboug', Athanase,
patriarche des Jacobites, sortit k sa rencontre pour le saluer. Le roi Ihonora
et alla avec lui a reglise pour recevoir les oblations : « A qui sont, lui dit-il,
cet autel et les oblations qui y sont deposees? — Cet autel, lui r^pondit
Athanase, est k Dieu" et les oblations qui s'y Irouvent sont le corps de Dieu et
son sang. — Alors, lui dit Heraclius, ne les re^ois pas, car (ton corps) ne
se melera point avec le corps de Dieu ni (ton sang) avec son sang. »
Athanase craignit dc lui repondre, parce qu'il venait de confesser que
rautel et ce qui etait sur rautel, c'ctait i Dieu; il ne put donc se dedire on
niant sa parole, et il craignait d'etre chasse par ses partisans s'il venait k
affirmer la croyance des Grecs. Le roi insista dans sa demande, pour hii
arracher une reponse; il repondit h. la fin : « Si tu juges convenable d'annuler
le concile de Chalcedoine, qui a confesse deux natures dans le Christ, moi
aussi je ne m'empechorai pas d'avoir une opinion differente. » Alors lleraclius
eleva la voix contre lui; le patriarche sortit aussitot de reglise et s"onfuit on
Phenicie [Founiq^i), ou il resta jusqu'^ ce que rempereur quittat Mabboug.
1. Cf. Barhebr., loc. cit., col.271 ; Michel le Syrien, p. 41 l-'i 1,'!. — 2. 11 doil y avoir ioi
une lacune. A corriger : jJc ^^gJJI .h^.j^^i JJ ^-^" '-^-
[225] LXXXIX. - CAUSE DE LA PROPAGATION DES JACOBITES. 545
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jlkJl J. ^y ^ JI3 dLUI ^lkl J^lxJI Jl (.jjl ^M. j^ y^ jlj U *
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i^ jL_:>n_; j»^ (.Isl J^ jl^j -j^^r-j ^lr*J jL-^ J lji>j jL-l_> Jl Ij^
j_^_^l i^X^ ciiaj Ij^j lj-»Jly Ui .<ii.jVl l^ jj-L^. ^ ^ 'j-^ •(j^-''^'
Ojl-«»j .^LI ^5=-lj-JI ii-*-» (Jl cUlj !»(. dljiiiil C^y_ 1^3-n^^y ti f^^ 'jj^^
1. jf~CL ox .m->{, fToi^i;) ordinavit, nrnavit. — 2. J'.
II fut patriarche pendant onze ans ' ; il fut remplace par son disciple Jean
{Youhanna) qui niit en recueil leurs prieres'.
LXXXIX. — Cause de l.v prop.\g.vtion des J.vcoBrrEs
D.VNS l'eMPIRE PERS.VN.
Quand Sahrir^ revint du pays des Grecs pour occuper le troue k Se-
leucie, il fut acconipagne de plusieurs negociants de Syrie {Ai-Sdm). Les
Armeuiens lui preterent main-forte, et se joiguirent aux Grecs qui etaient
avec lui. ()r, lorsque Sahrir fut tue et que la situation en Perse fut
troublee, ils ue purent plus retourner au pays ' des Grecs ; ils etaient
neuf cents, appartenant k la secte des Jacobites. IIs allerent en Khorasan,
d'oii ils se disperserent en Saguestan, a Herat et en Djordjan; ceux qui
s'etablirent en Saguestan etaient arraeniens. Ils y btitirent uue eglise, oii ils
priaient en armeuien. Apres la disparition de rempire des Perses, comme
ils s'etaient multiplies par la generation, ils prefererent rester oii ils etaient.
Le patriarche Jean s'occupa deux et ordonna des eveques pour ces regions
eloignees; c'est ainsi qu'ils eurent ces si6ges en Khorasan.
1. Trente-six ans, selon Barhebr., loc. cit., col. 274. II mourut en 6.31. Voir Micliel
le Syr., p. 419. — 2. Cf. Barhebr., loc. cit., col. 276-280. — 3. Notre auteur ecrit ailleurs :
Saliryon, voir ci-dessus, p. .j40. — 4. J^ .yo doit etre corrige en .5^ ^H.
PATR. OR. — T. XIII. — F. '1. M\
♦ r. 253.
54tl lliSKHKR NKSTORIKNNP:. [220]
k\^ ^j IjJI Jijlj l^ >_ij-a;lj .l^ w^l O^ ijLiJ l^ ^UJI 4-.^ Jlj .'^_^
J ir^' ^j: j C^^ -^iJj* ^. ^J.-ii-i ^^' '-''jjj^ ^ v-iAi-J p^ Ja-J jl A*
<) jlSj . AJ^^^^L /y>«.«A.JI ^^^1 (JjUjJ (T/J 4>wCw» JjAs»- iiilPt. ~ A,,ji»- ^^—J /)-;**•
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<3 ^jil »_j»_)j <^VI i**JI j^ !>t:^l_) iLjb^l **;X-I 1^3 v^!^^ '^■^ /" r^^ -Ir^
1. JjJ vel Jj^ vel Jyj vel J^' vel Jjrf ••• — 2. iia- vcl hsis^ vel ii^xiia. vel Liia. etc.
— 3. iiLkidaib vel ijlkikiu vel ijUailiij. — 'i. »-.Cw' cx ijg.-imi [<s/y\\t.n) fi{>'ura, forma,
liabilus monasticus.
XC. — IIiSTOini: ni: B\bai le scninE'.
Apres la mort d'En-No'man lils d'EI-MouncIhir roi des Arabes, et de ses
enfants, Kosrau envoya a Hira un general appele Baboular-; celui-ci,
n'ayant pu y rester A cause des Arabes qui y etaient devenus tr^s forts, la
quitta et envoya & sa place un certain Marzeban, nomme Rozbi fils de Marzouq.
Celui-ci habita une forteresse appelee Ilafna ' dans Ic desert de Hira, gar-
dant les frontieres de Tempire de Perse et combattant les Arabes du descrl.
II avait un scribe nomme Babai, d'un village voisin de Ijira. Un jour le
marzeban alla k la chasse avec Babai; arrives k un endroit appele Qatqa-
luna*,Babai rencontra un moine dans uno grotte; il cntra chez lui pour le
saluer; le moine Texcita par ses paroles a cmbrasscr la vie monastique. Do
retour k sa demeure, il distribua ses biens; il quitta la maisoii sans que per-
sonne s'en apergiit et alla habiter avec le ccnobite qui lui fit prendre riiabit
monastique. II fut renipli de la gTAce divine. Dieu lui accorda le don de
connaitre les ruses du demon, ct la force de lui faire la guerre. II resta
constamment auprfes de ce saint moine jusqu'i ce que celui-ci mouriit. Apres
1. Cf. Le Lwre de In Ckastete, n" 75. — 2. Lecture conjccturalc. On pourrait encore
lire : Naboular, Nonoular, Taboular, etc. — 3. Lecturc conjccluralo. — 4. Lecturc con-
jecturale.
[227] XC. — IIISTOIRE DE BABAI LE SCRIBE. 547
«_Ji )i-Jjj.JI /^ ^^i) VL»-l; _ja£- IjJ ^l ^.^i (j ^J^ A...,a.'! ;J.»£. J' .<iij
X<ais .i_^ "Ua-La !_^»/«9 •^■^ -^. '^y^^ '^'^ ij jjjL-iJl iljj .IfJ ,j^^3 *^
\ij[iA^ ijAj\ Ac- 's^^ "jA JIj^aJI v^^J »X«li .^1 jJl ^ ^ft.r' ^^5 <Ij\m ^\
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cUI ^b (^_^ ■\r^ "^J** ^i '^J^ ..IjLsjVI ^Jaja j, 'Cjs-Lp JCcI J^ ®i_UiL jjj
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- j,j ii=U^ Aj;^l >.^l;- j * jLj^l f Li^l j.. jyC^ L j_j-'_Ji)l IJi^ <d)l ^lj ♦ p. 2.^0.
Oj-a L?-^^ 3 jL>-L ^j^«.JI wj-JI A-iiij 4jjL.« \£. LjIj -^y^ jl^j • (^ >*'-*^
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®<ol >_^U; ^ _^ <J jLs .jfc5C ^.ij i5_y'l-^
1. iii vel J-i vcl ili vel ili etc. — 2. Ex »3; masfister noster.
l'avoir enseveli, il alla au desert ou sc trouvc lc couvent de Beifh Ilale tout
pres de Teudroit appele Fila'; il s'y fit uue grotte ou il iiabita. Longtemps
apres, les chasseurs I'ayant vu dans cet endi'oit, rapporterent ^ son maitre
son histoire. Son maitre se rendit a sa grotte pour lui demander de retourner
k son ancien etat; niais il s'y refusa. Le marzeban admira la fermete avec
laquelle il supportait la solitude et la privatiou des delices auxquelles il etait
jadis accoutume; il lui ofirit de Targent pour le distribuer aux pauvres, eu
le priaut de renoncer fi ses mortifications en retournant i son ancieu geure
de vie; mais le Saint refusa. Puis son maitre, etant tombe un jour malade, lui
envoya quelquuu pour len iuformer. Le Saint fit alors le signe de la croix
sur Teau et passa le fieuve h pied; et, etant arrive aupres de lui, il le frotta
avec la main et lui obtint de Dieu la mierison.
Dieu revela t\ ce Saiut comment Rabban Khoudalnvi - reunirait des moines
dans ce desert. II ne cessait de sortir de sa grotte pour se rendre k Fendroit
appele Beith Hale, ou il clamait 4 haute voix et a plusieurs reprises : « Venez,
6 Iiommes, venez embrasser la vie monastique. » Son disciple Mar 'Abda lui
ayant demaude qui etait Rhoudahwi, et oii il etait : « II est encore, lui dit-il,
dans les reins de son pere. »
1. Lecture conjecturale : on pourrait aussi lire : Qabla ou Qila, ou Qalla ou
Fabla, etc. — 2. >'oir ci-dessous, n" XC\'III.
548 IIl.STOllll-; NKSTOUIKNM-:. [^281
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.^^ <JD1 Ij-u^ aJ ^Lic Vj pl<- i^' ^_ |,J| ^jU'1 Jikll jL; ^LiJl ^ LJi
l-V_£. ^ bA^ Jj«j A,La_; jv .^"jIm |_} /^'.^J *—-' J>-^'j <-\jt 'ijJ^^ ^L ^ OL«J
Lors de roxpansion dos dissidcnls aux jours de Gabriol le Sigarion, uu
groupe d'entre eux alla ;\ Hira, ou ils disaient : « La vraic doctrine est avec
nous. » Sabriso', eveque de Hira', envoya alors quelqu'un k cc Babai ct i soii
disciplc Mur 'Abda pour les informer du trouble qui venait de se produire.
Hs se rendirent a Hira oii ils assistcrent a la reunion quc les iiabilants avaicnt
formee. Les deux nioines demanderent quon amen&t un enfant qui ncut pas
encore appris a parler, et ils lui parlerent ainsi : « Au nom de qui as-tu ete
baptisc? » A Tinstant Dieu delia la langue de renfanl; il rcpondit : « J'ai
ete baptise au nom du Pere, du Fils et du Saint-Esprit; le Ciirist est Dieu
parfait et homme parfait; il y a en lui deux natures et deux hypostases;
Fils unique, veritable, vivificateur de tout, et seul Christ. » Mar Babai s'ecria
alors : « La croyance que cet onfant vient daflirmcr, c'est la mienne. » Los
habitants, cmerveilles de voir s'exprimer de la sorte un enfant qui n'avail
jamais parlc, et qui uavait pas encore de raison, remercierent Dieu davuir
exauce la priere du Saint; ils chasserent les dissidents de leur pays, et abau-
donnerent les idees quils avaient professees.
Mar Babai mourut i TAye de ceut trentc ans et fut inhunic dans sa ijrotte.
Mar "Abda lils de Hanif ■ et Rabban Rhoudaliwi ' lc transportcrent, plus tard,
et rensevelirent dans Teglise du couvent de M'arre, qui avait ete edilie sous
le vocable de Mar Abda TAncien.
1. Sabrisu' aurait succede a Simeon, nientionne ci-dessus, p. AGS, 478. L'Anonyme do
Guidi, p. 30, fait reloge de ccl eveque. — 2. Yoir ci-dessous, u"XC\'II. — c>. \o\v ci-
dessous, n" XCVIIl.
[229] XCI. — HISTOIRE ET DEBUT DE MAR 'ABDA L'ANCIEN. 549
C)U-L>aj <;ij-Ls .Vl=-l ^;^ (^ •>...".,L..' a;'v« -Uj^ ^LJ^yi ^r-i-*^" (3 wil^ "yj -^ t* J
& '*A.«1 l. Ufl^^.ft LJ-XJ^J U.«^y^t) ^'A.tAA)
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«I Jjilj jI) j^ A.^lr ^jy>^\ 1-*-^ jL« ^^ ♦ P. 258.
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1j.jL« «oL* ? y^ ■\xi '^'^ ^' (**»— J'j jjj /)-• uLSdI (♦j-jjj ^J^ AivJ^LJl c^^^
^Ls_^ «.Ol 'Wjjj .jL^'l jlJi-l L-^ Loj .«J a*,Ljj . ijij.»jJI c» ^^Lij ^i *-uJI
1. In marginc JLj^)', riiabit monastique.
Par ses prieres, lc marzebaii Rozbi triorapha des armees arabes ct
cchappa aux pieges ou Kosrau voulait le faire tomber. II composa uu livrc
sur rexercice de Tautorit^ ' . Deux aus apres sa mort fut b;\ti lc couvcnt de
Bcith H;\le. Que scs priercs et celles dc son disciple nous gardcnt, nous
assistent et nous conservent, amcn.
XCI. HlSTOIRE ET DEBUT DE M.\U 'AbD.V l'AnCIEN, DISCIPLE
DE M.^n B\B.u-.
Ce Saint etait mage, originaire d'un village des environs de Hira. Ayant
vu des chreticns aller la nuit de Paques au couvent de Mar Sergius a Hira,
pour le bapteme, (il s'y rendit avcc cux). Dieu (que son nom soit exalte)
lui ouvrit les yeux de Fesprit, pour Felire et le dclivrer de la croyance
impure des mages. II vit les anges mettre des couronnes de lumiere sur la
tete de ceux qui sortaient des fonts du baptcme, et les vetir d'liabits d'une
blancheur eclatante. II se depouilla aussitot de ses habits et re(jut le bapteme.
II alla i\ Tecole de IJira, ou il demeura quelque temps a s'instruire. Puis
il se retira aupres de Mar Babai le Scribe, dont il a ete fait mention
plus haut ' ; il re?ut de lui le bapteme et se fit son disciple. Ils rece-
vaient ensemble les oblations. Dieu lui accorda le don de connaitre sans
1. Un livre sur la Distinction des commandements (Ebedjesus, apud Assem., B. 0.,
III, I, p. 188); des livres ascetiques (cf. Le Livre de la Chastete). — 2. Cf. Le Livre de
la Chastele, n" 7(i. — 3. Voir ci-dessus, n° XC.
5.",0 IIISTOIIU': .Xr.STOIllKWI''.. ['230]
.^-Gc; J^l JaI :>VjI j.. ^'U 4JI ^^_ Uyt <) JUj <jDi vJiU 4j ' jr^
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•(n^ Jjjj x-VI p^-Afc jTj»^ .ijUJI ^ji ^l j^ibiaJI ^ ^y ^LjVI jji». jljj
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®CJyJI l-VA jJI " ^^jj^ jM^ ^j^i '-*-* j^ (^' <J^ l*JaC ><-5Ca ^ t_i.;»- ijj l-».X.
1. ^J^^. — "2. In margine : ^fJ' ;<rr=^'-
aucune priue lc contcnu dos Ecriturcs, comme il lavaif accorcl6 aux Apo-
tres. Le froiil rigourcux et la chaleur etouiraute de ce d^sert amaigrirent
son corps.
L'ange de Dieu lui apparut et lui dit : « Voici qu'un jeunc homme de
Hira se rendra aupres de toi pour te servir; il faut que tu changes son nom
et quc tu rappelles Mar Abda de lon nom. » A ce moment vint le trouver
Mar 'Abda l)cu Hanif, le futur fondateur du couvent de Gamra ' ; il habita la
meme grotte que lui, le servant comnie Elisec avait servi Elie". IJn jour,
un lion attaqua les chasseurs qui etaient arrives tout pres dc sa grotte, et
se jeta sur Tun dentre eux. Ses compagnons coururent aupres de Mar Abda
et lui dirent ce qui se passait; il sortit alors de sa grolte et delivra le chasseur
du lion; il lui donna de rhuilc avee laquellc il oignit scs blcssures; et au bout
dc deux jours Dieu le Tres-Ilaut le guerit. 11 remercia Dieu et le glorifia.
II a ete dit' qu'il accompagna Mar Babai a Hira lors de la reunion des
Jacobites dans cette ville. 11 mourut i\ un ftge avancc. Quand Rabban Rhou-
dahwi sc rendit A ce desert, ou il sejourna avec Uabban Mar 'Abda ben
Hanif ', il batit un grand temple sous le vocable dc Mar 'Abda qui est appele
actuellement couvent de Marre.
1. Voir cl-dessous, n" XCVII. — 2. Cf. I Rois, xix, 19 et sq. — 3. Voir ci-dessus,
p. .■)48. — 1. Voir ci-dessous, n° XCVIl.
4
[2311 XCII. — IIISTOIRE DE LA MORT DE KOSRAU PARWEZ. 551
vilL 2ijyt oJ jv^ jV" "^-i' j-*3 (j— »tJi ^ ^j~~' ^. ^ijT^ 'jfV^3 <>jl^^l
L».ls .<L- jj-^^^j jL«J' ^LXi».Jl (j Aj'Ju) -Jfj^l ^Ll ij-Lii) .<-iJ jL^ js^5CUj .cj^l ♦ p. :;(>i
^lj .A; (^IL) !s^i jo L« j^ Jljlj T^^''' >-i a ^j ijli^l j_^l (3—="' ^-J^ ''--^
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j j ^^jUalU Jjlj .Tt-L^l P-Lil (3 («jjl ijlL. (j-^J^ ^^b •'•^* v^^ '*—?-' ^*^'
.J-LVJI
XCII. ItlSTOIItE DE L\ MORT DE KOSRAU PaRWEZ ET DU REGNE
DE SON FILS SlROi '.
Pendant ce tenips, c'cst-a-diro apres qu"iieraclius, empereur des Grecs,
fut revcnu du territoirc persan, comme nous Favons dit', Kosrau, saisi
de craintc et d'epouvante, ne quitta point Seleucie. Apres la mort dc
Yazdin le fidelc ', il avait poursuivi Samta, son fds, et confisque tous ses
biens; il avait meme emprisonne sa mere et lui avait enleve tout ce qu'elle
possedait. Samta se concerta avec liormizd et plusieurs marzebans; ils
firent sortir do sa prison Siroi, fils de Ivosrau, que le roi avait eu de sa
femme Marie, fiUe de Maurice, empercur des Grecs, et le placerent sur le
tr6ne a la place dc son pere Parwez, qu'ils tuerent. Celui-ci avait regne
trente-huit ans. SiroT, des lc debut de son regne, fit du bien a ses sujets : il
diminua les impiits; il exempta son pcuple des chargcs quc son pere lui
imposait et le disponsa des impots pendant trois ans. 11 professait en secret la
foi chretiennc; il portait meme a son cou une croix; car sa mere Tavait oleve
de cclte manierc. II ecrivit k Heraclius, empereur des Grecs, pour demander
la paix, et autorisa les chretiens a etablir un catholicos.
1. Cf. Tabari, p. 352 ct suiv. ; Un nuovo testo syr..., p. 23-24; Histoire de
Thomas de Marga, lib. I, c. 35; ISIichel le Syrien, p. 409-410. — 2. Voir ci-dessus,
n" LXXXVII. — 3. Voir ci-dessus, n° LXXXI.
552 IIISTOIUK NKSroUIKNNK. [232|
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1. ^^y-u.. — 2. yo-C^.
Samta otendit ses intrlgucs; aiJc par los magcs, 11 tua lc rcstc dcs
enfauts dc Kosrau ; 11 lua aussi Mardansali, iil.s dc la reine Sirin, dc peur
quc Tun d'eux ne vengeat la mort de son p6re, et n'engageat la luttc contre
Siroi. Mais le gencral de rarm(^o lc dcnonga a Siroi, et dit qu'il pr^tendait
k la royaut^. Lc roi lc fit alors mottre en prison. Mais il s'cvada et s'enfuit
i Hira. La verite dc cc quon lui avait dit sur Samta apparut alors au roi ;
il ne cessa alors d'employer des ruses jusqu'^ ce qu'il Teut arrcte; il lui fit
couper les mains et le jcta en prison.
Siroi avalt epouse dans sa jeunesse une fcmme romainc appelce Bore,
qui resta huit ans avec lul sans avoir d'onfant; Siroi s'cn affligea; il
cmploya plusicurs moj^cns, mals sans resultat. Jean fds dc Akhsidori',
le medccln nlslblon, lui dlt alors : « Si tu lc pcrmcts, nous dcmandcrons
a Babai de Nlsibe', qui a fondc lc couvent du mont Izla, de t'envoyer
du huana^; jespere que tu obtiendras cc que tu desires. » Autorise
a lc faire, il ccrlvit au Saint une lcttre dans laquellc 11 lul exposa sa
demandc. Le Saint lui repondit ct lui envoya du hnana scellc dc son sccau.
La fcmme le prit; elle con^ut, ct enfanta un fils, qu'ou nomma Ardasir, qui
surpassalt on beaute et en attraits tous les enfants qu'on evit jamais vus.
1. Sur ce medecin, voir ci-dessus, p. 525, ou il est ecrit : Jean Sendori. — 2. \'oir
ci-dessus, n" L. — 3. Sur la significalion du mot fmana, voir ci-dessus, p. 449, n. 5.
[2381 XCII. — IIISTOIRE DE LA MORT DE KOSRAU PARWEZ. 553
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\jjr^ ii^ Ol IjjU. (j;.->JI u^^^ ^J»» .^VI ' j L -»J _^ jl ^l.;' aJJI JLj ♦ P. 263.
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cJLa Jzfrlj .(j-^l c.|j.L ijU ^ ^LiiL-aJI j jlj-L- ^l \->^ r^ (^
1. »UJu veut dire etre gouverneur; mals le contexte dit clairement qu'il etait alors roi.
Quaiul Siioi fiit maitre des provinces de Beitli 'Arbfiye, il desira voir
Babai. Isoyahb (II), qui etail dcj^ patriarche, et Jeaii le medecin lui ecrivirent
de se rendro aupres du roi. Mais il trouva trop penible de sortir de sa
cellule; il pria Dieu le Tres-Haut de lui reveler ce qui arriverait. II annonga
aux messagers qiron lui avait envoyes la maladie de Siroi et sa mort
prochaine.
II annonga aussi au groupe de ses enfants les moines, les calamites qui
surviendraient dans Tempire persan et son morcellement, et Tapparition du
regne des Arabes.
Ce Mar Babai etait saint et vertueux, mais il y avait de rinimitie entre
lui et Babai Ic Grand', comme il y en avait eu entre Epiphane {Afifanis)
metropolitain de Chypre [Qoiipros) et Jean Chrysostome, et entre Sabriso'
et Gregoire metropolitain de Nisibe". Cela a lieu entre les saints malgre
leurs vertus; parce qu'il n'y a personne qui puisse reunir la perfcction,
et vu la nature humaine, il faut quc nous ayons des defauts de quelque
maniere.
Puis Siroi alla a Houlwan' pour y passer Tete selon la coutume des rois
de Perse. II tomba malade et mourut apres un regne de six mois, d'autres
1. Sur ce Babai', voir ci-dessus, n" LXXXIV. — 2. Voir ci-dessus, p. 510. — 3. Quel-
ques annalistes ecrivent Halwan [Un nuovo testo..., p. 16).
554 IIISTOIUK NRSTOUIKNNK. [234]
^y>. \.J> .f^\ <L-3.I Jb-V jj-LBI k ^\i .<L:*; JJj ^\ c- a^Cl Ij^^ O^
.'<a-5j «JDI ^ji ynUiJl! LJUj J
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(«.' .A,L_> tliU jUjJ . jLlUJl liL»- iaJUt» o»3 J jl__^JI jjjo^ )«.« ^^^^^_l_>-a. JjX--l
^y*i\ ^.*J !-•-»» ^Lslc joj .L(aI-I ^_^li^" «l'^^ -^, ^,.^11 ^-^ i^ >_a_L«l ^\
1. In margine : Ji ^lkM •b'' U (i-^U.). ^_s.LJ.I ^ ^l)\ w-^a»- >wIjU ^ sJ.»
I.^J' w^l^ :-wU j' JiU j^ .1 ^7:^^^* ''^/?^ -t^y^J O-^ iilv:-. <Uw _jjsr' ^U
^ " irr
2. In m.irgino : J,!-'^. — 3. ^j.'. — 1. Kx _yxx= ordinavil.
discnt liuil. Los hommes le rcgrettercnt. a causc de scs bienfaits, commc de
nos jours on regretta Az-ZAher', quc Dieu sanctifie son ame!
XCIII. lllSTOIItE nr CATIIOI.ICOS IsOVAIIIi DK Gu.vi.v ".
Cet Iiomme naquit dans un village appele Gdala en Beitli 'ArbAyc; il ctait
parmi ceux qui quittercnt TEcolc de Nisibc avcc Grcgoirc le mctropolitain,
lors du scliisme de Hnana lc doctcur^ Apres avoir cnseignc a Balad, il cn
fut etabli eveque apres la mort de reveque Cyriaque {Qouridqous). II 6tait
intelligent et perspicace ct il dirigca le pays avec la plus grande sagesse.
Puis le marzeban de Balad le calomnia et raccusa aupres dc Kosrau roi dc
Perse, parce qu'il ne le laissait pas s'emparor dc la vigne de rEglisc, ct
parce qu'il avait empcche quelqucs ariens d'cntrer i reglisc. Le roi, qui
1. Az-Z41ier fut calife de 1225 a 122(i. Kntrc ,^Ji\ et Lv^ il y a un blanc de
12 millimetres : c'est ce qui nous a porte a supposer que cette derniore plirase
serait du copiste et non de Tauteur (voir la premiere partie de cette llistoire :
Patrol. Orient., t. IV, fascicule 3, p. 217-218, introduction). — 2. Cf. 'Amr, p. .^^-SS;
Mari, p. 61-62; Un nuovo teslo..., p. 24; Barhebr., Chron. Eccles., II, ooL 114 el IIO.
— 3. Voir ci-dessus, n° LXXIV.
265.
[235] XCIII. - IIISTOIRE DU CATIIOLICOS ISO"YAIIB DE GDALA. 555
«a::=»19 .^j_-.lsyt> v^U i_^-ifr c«Ulj (vUl "i^ (.M-VI ^^ ^o-L? jj^ iuLdl cJl
J^ iJU^ oi^ A*JI jV ^j-LJI A; ^^3 •'r-tr^y^J (^^ (^-'^^ (*fJ-> '^"^^3 cT^'
jj.«Vi; cliii .O^laall "0 O-^^J .JjsIA3jVI U jL« La^.-*^ ^ ir~^ jl-*''' J^ CT^ '
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i«:ilj -iLiJi^ 1^1 JLi" '«jV i-Jl. ''jj^r^ J^ J cJLj>-l ^ji^ jl ^^=^3 •'^Jjt^
iJLl* iV-->- «i-^' t!j=J1 "^--^-^ij^l (V- /*-k3 <-wlj ^U- ttUI «^j A-=- 'CV ^y^, ^l-j'
k_iiu-l w-C-J-iol ^Jixuw lJjJLL« * i^jL^I C::>eJI ->o-0 JOJ .lj*^U .Ij; pjJI ^j— s-l * P. 266.
avait de la sollicitude pour le marzeban, chassa reveque de son siege; il resta
dans Texil jusqu'A ravenement de Siroi fds de Kosrau. Ce prince accorda aux
chretiens Tautorisation qu'ils avaient demandee d'etal)lir un catholicos. Dieu
lc choisit pour diriger son Eglise : ce qui cut lieu en la septieme annee de
Tapparition du legislateur de Flslam, quc la paix soit sur lui, et en la dix-
huitieme du regne d'Heraclius'. Les populations et les Peres se reunirent;
le choix tomba sur Isdyahb; les lideles s'en rejouirent, car rEglise etait
restee sans chef depuis environ dix-huit ans^. Elle etait dirigee pendant ce
temps par Tarchidiacre Mar Aba. II dirigea lcs afTaircs pendant son pontifi-
cat, avec beaucoup de sagesse.
Puis Siroi mourut; son fds Ardasir, qui n'etait encore qu'un enfant, futd^si-
gnc pour lui succeder; oar les Perses avaient beaucoup d'attachement pour
Siroi'. On raconte que c'est Sirin qui tua Siroi par le poison, parce qu'il
avait tue son fds Mardansah. Lcs hommes regretterent sa mort parce qu'^ son
avenement il s'ctait montre genereux envers eux et les avait rendus riches
en les exemptant des impots trois annees de suite. II aimait beaucoup les
chretiens et surtout Isoyahb, eveque de Balad, qu'il fit ordonner catholicos.
Que Dieu lui fasse miserioorde !
1. En 628. — 2. Notre aiiteur dit ailleurs dix-sept ans (voir ci-dessus, p. 524). —
3. Cf. Tabari, p. 386 et suiv. ; Micliel le Syrien, t. II, p. 410.
55« IIISIOIUK NKSTOHIRNNr';. [23(1]
<»jii ^^ Ci_jj- *ii»l» .il^j- jL-U jJj ^ ^ J a;V (^I jt^^ i>_jJLi .^.iJJLJl
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jj^ *jc* jlS ^ jji/r"' C^'j ."^xL^I "0 cJi^^ \ jolij j^i/^ ''^Lj . j^^^ J^
iLva- j ^Lb-J jJ-JuJI C~; ^ L*Jj>.| ,_$^r-i JO Jl k_.J-:JI ijLi- 5jJ O^l
Ji ij^jl -Uij -0^1 -VX ^ "U.* J,iLjl .3jlj «^ -_ijyt Jl Lfe-ioiil Jl iiljj.Jl
®\j^ 4-l::iJ ;^j~j >i^^l/ cr**i ""^^' (**' •''^L~>j jj;-5J; A; Ua^ oL^s
1. Forte Li....=> vcl L;^ J^C«s.
Puis ies ciioscs sc Iroublrrcnl ; oii ecrivit iilors a Saliryoii ', qui ctail au
service de l'empercur lleraclius dans le pays des Grecs, pour lui dcmaudcr dc
rcvcnir, parce quc, dc toute la famille dcs Sassanides, il ne rcstait plus que
lui. II refusa, craignant pour sa securitc, et pour ne pas violer le sermcnt
qu'il avait fait a lleraclius, de rester ^ son service. Celui-ci, ayant eu con-
naissance de cctte olfrc, et ayant vu sa belle fidelite, le munit d'unc grandc
croix"; il envoya avec lui un general, nomme David. Sahryon se dirigca
vers Seleucie dans lc but de combattrc Ardasir fils de Siroi. Quand il arriva
aupres de Seleucie, on ferma devant lui les portes de la ville, dont on lui
defendit Tacces. Mais il ne cessa d'user dc fourberie aupres des chefs, qu'il
ne se fit ouvrir les portes; il y entra; il tua Ardasir et s'empara du trone.
Le general des armees en fut irrite; une foule de soldats se reunirent a lui,
ct rcfuserent d'accepter Sahryon. Celui-ci combattit le general; il en triom-
pha, et se vit seul le maitre de Tempire \ U honora les Grecs qui ctaicnt
venus avec lui, et rendit le bois ' de la croix quc Kosrau avait cnleve de .leru-
salem, et le mit dans le tresor qu'il cnvoya k Ileraclius avec David ((ui etait
venu avec lui du pa^-s des Grccs. Quarantc jours aprcs il tua Samla^ fils dc
Yazdin et le crucifia. Puis un dcs parents de Kosrau rassaillit inopinement
et le tua.
1. Cf. ci-dessus, p. 540, 541. — 2. Serail-ce \l\ le sens, ou bieii LJ-^ serait-il une
faute du copiste au iieu de I^Cc, a savoir « itne arinee »? — .S. 11 monla sur !<' tn">iu'
le 27 avril 030. — 4. Cf. Tabari, p. oO^, n. 1. — 5. Voir ci-dessus, p. 551-552,
[237] Xr.lII. — HISTOIRE DU CATIIOLICOS ISO'YAHB DE GDALA. 557
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^JoA ^jS^ -jf^^ _~-liL" j_gJI .2^.5> <)L-^ L*VIL ,_j.^ Lo .l^IiJ Jj^j" ^.sLJI ♦ p. 208.
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Des lors rempire do Persc fut agite par des troubles'. Boran, fdle de
Kosrau Parwez et soeur de Siroi, occupa le trone, parce qu'il ne restait de
la famille royale aucun enfant mftle qui lut arrive k Tage d'homme. Le
peuple se rejouit de son avenement. Elle envoya ses partisans pour gou-
verner les provinces; elle fit frapper des deniers et des drachmes a son nom.
Redoutant d'etre attaquee par Tempereur des Grecs, elle demanda au Catho-
licos Isoyahb d'aller vers TEmpereur porter son message pour le renou-
vellement de la treve, selon la coutume des rois precedents. Cest ainsi que
Yazdgerd avait envoye Yabalaha en ambassade a Theodose (Tydddsis) le
Jeune^; de raeme Acace (Aqdti) fut envoye par Balas (Milds) en ambassade
aupres de rempereur Zeuon'; de meme Paul, metropolitain de Nisibe', fut
cnvoye par Rosrau meme, fils de Qawad, aupr^s de Justinien {Youstidnous)
empereur des Grecs.
Is6'yahb exauga la demande de Boran '; il alla" tout comble d'honneur
et accompagne de metropolitains et d'eveques. 11 trouva rempereur des Grecs
a Alep ; il penetra aupres de lui et lui remit la lettre; puis il lui presenta
les dons qu'il avait apportes. lleraclius fut surpris d'apprendre qu'une
femme avait obteuu la couronne, et il fut emerveille de la superiorite du
catholicos, de son intelligence, de sa perspicacite et de sa science. L'ayant
1. Cf. Tabari, p. 390, n. 1 : Michel le Sjrien, t. II, p. 410; Hisl. du Bas-Einp., LVII,
§ XLII. — 2. Voir la premiere partie de cette Ilistoire, n" LXXI. — 3. Voir ci-dessus,
n» VIII. — 4. Voir ci-dessus, n" XXXII, p. 187-188. — 5. Thomas de Marga (lib. II, c. 4)
place a tort cette ambassade sous Siroi. — 0. Cf. Thomas de iNIarga, loc. cil.; Tabari,
p. 31)2.
558 IIISTOIKE NKSTORIF.NNI-:. [23K1
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• P. 2l5il. iaJtj«e._) O ik*. ^J^ iXfr ^lju)! ^-*i. ji «JLj *^)_^ L?^-' ^^ X»^3 ^
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«^ o-y-^y ^^-^. "^ ^' ^' t^'^ -M J' -^ '^'^ ^ J' ^^^ -^^ >^
interroge sur sa croyance, il iu lui exposa, et lui decouvrit, maniiesta,
publia et declara que sa profession de foi etait la m(5me que celle des ;J1S'.
II lui ecrivit aussi la profession de foi de saint Mar Nestorius. L'empereur
se rejouit du discours d'Is6"yahb et de sa declaration; il accuellit favorable-
ment Tobjet de son amba.ssade, et loua celle qui Tavait envoye; il lui donna
tout ce qu'il desira, et lui demanda de celcbrer la messe en sa prcsence
afin qu'il y participdt et qu'il se presenttU avec lui a la communion. 11 le
fit. L'empereur, pour riionorer, le revetit dune robe splendide, quand le
catholicos demanda k prendre conge.
Le prince lui apporta (le livre de) Mar Paul. Is6'yahb lui cclaircit la qucs-
tion avec beaucoup de lumiere et de ncttete. L'empereur fut emerveille ; et il
lui dit : « Je ne te dementirai pas, et j'ajoute foi au livre que tu m'a3 pre-
sente. Mais je desirerais que tu recherchasscs lcs preuves de la veracit6 dc
ce livre^. — Un tel examen, repondit-il, demande beaucoup de temps; et Ic
moment est venu ou je dois repartir. »
II lui demanda alors de celebrer encore une seconde fois la messe en sa
presence afin qu'il regut la communion de ses mains, lui, tous ses patriarclics, M|
ses eveques, tous ceux de sa cour et tous les assistants. II exau^a sa demaiide,
mais il mit la condition que le diacre, en lisant les diptyques, qui portaient
les noms des patriarches et des Peres, supprinuU le nom de Cyrille {Quuril-
1. A savoir les Peres de Nicee. — 2. Ce passage est assez obscur. S'agit-il ici des Epitres
de saint Paul, ou bien-de la controverse de Paul de Nisibe conlre rcmpereur Justi-
nien"?(voir ci-dessus, n° XXXII, p. 187, n. C). II s'agit probablement du livre conlenant
cette dispute.
[239] XCIII. — IIISTOIRK DU CATIIOLICOS IS0'YAHB DR GDALA. 559
A^jlLill' '-^J '^UI ^jij J^'l^l * ^y^) ^^) *k^ ^ (^^ ^-^^ "r*^*^ 'P. 270.
^t-^i oa)j (^ ji jjJy;' J| •''^1 C)-^3 (^iT* o' '^j-^ s^ t5^ *(^^ 4>* 4^
[Ki ^yi ju^ij j=ji ^ ^jj iiJ liL jjiv' 'S^^ -O^^j ^"^^ y ^^-^^
CJLjVI ^ (»^l t?-^' ^(rL--_JJ i.>Vj)l jl Li-fjl -*i9^ j^^r-^^ "-'•^■5 (^ '^^ ^' '^'^^
CjUVI ^l i^J^ -^ "CUI C-Jj fy^ jl L:.W lilj -v i:^lJI ^U)l ^JjVI ^UA<!lj
«Jai.D l^ j^jJI ■CLI i(?w j^ ^^J "^^" !-• ^^^^ dlUI 4j ^^lj -Ia^j?- L^Jj
. J^l * l^j ^ oy^Ji\^\ p>UJl. ^3y^\ 'k^J' J^ V^=^ -*^'l> V^ ■'^ t/^ *P. 271.
,_.::^j -(V^V Jr-^b <k« jl^ ^y ^_^j Ui; Ji-j dUJI ijsjjj .J-uJl ■^) \yj^^
1. In mai-f^. A" jiix-J. — 2. lu marg. 13! _^. — 3. In marg.
lous), causc Jii schismc ct niaitre de la doctrine impie. L'empereur accepta
la condition; lo catliolicos Isoyahb celebra alors la messe, et donna la com-
munion h rempereur, a tous les patriarches, aux eveques et aux assistants.
Puis Is6'yahb ecrivit un libelle de profession de foi et le presenta a
rempereur. « Pourquoi, lui dit celui-ci, vous ecartez-vous de la maniere
la plus claire d'enoncer une chose, et au lieu de dire : Marie enfanta Dieu\
dites-vous : Marie enfanta le Clirist qwi cst Dieii et Iwmme.^ — Nous no nous
ecartons pas de la verite, ropondit le catholicos, ni de la preuve eclatante.
En disant quo Maric enfanta le Christ, nous impliquons que la naissance
appartienl au Christ, dans lequel se sont reunis rhumanite et le Verbe
etornel, qui cst dcscendu et habite en lui. Mais si nous disions : Marie
enfanta Dicu, nous retranciicrions le nom d'humanite, en supprimant sa
nature. » L'empercur donua son assentimont ii son explication et accepta lo
libclle de profession de loi quil avait ecrit de sa propre main et h sa
manicre, et il en euvoya la copie aux chefs connus par leurs vertus et qui
n'etaient pas de la classe des obstines. Tous l'approuverent. L'ompereur
le munit de provisions de route, le revetit lui et sa suite de robes, leur
donna de magnifiques presents et fit r^ponse A Boran, Tassurant qu'il lui
enverrait des troupes le jour oii elle en demanderait, et ajoutant qu'il
1. Eu marge : jD' jixu^ « Dieu noiis engarde! »
560 IIISTOIHK NKSTOHIKNNT:. [21,0]
v^yi.J i\i:£.\ j\^ .U^ (.jjl jO. ^ vJ^lj VUJ J^*^' -t^>r.* vr-^
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L^ a;I P^ <V .jl^VI ^■lir-JI jl^VI i±)l »XV1 '1^.1 aJ ^i,_ ^J ^iJI (»^a.
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dyjl ^^L*«) i^J\ ^L.V1 *'l. L <! Jls) •u:-^3 w-lj ."iJfr ^^lrA! J^^WI
1. Ilic spatium v;icuum in manuscripto.
faisait cela h cause de sou ambassadeur Is6"yahb. Et le patriarehe qiiilta
le pays des Greos charge dMionneurs; ct la profession de foi de Is6'yaiib
etait d'accord avoc celle dc Sergius, patriarohc dc Constantinople, en ce
qui concerne la reconnaissance d'uno volont^ unique et d'un acte unique.
L'histoire de la niesse qu'il avait ditc parvint aux Peres orientaux; k
son retour, ils lui reprocherent sa mauvaise action d'avoir celebre la messe
sur Tautel des Grecs sans avoir fait memoire des noms des trois Lumieres
eclatantes de TEglise Syrienne. IIs avaient, en effet, appris que les Grecs
n'avaient accepte la condition que Isdyahb leur avait faite de ne pas men-
tionner Cyrille, qu'a cette autre condition que lui aussi ne lirait point les
noms des trois Lumieres, Diodore {Diyoudourous), Theodore {Tyadourous) et
Nestorius {Nistouris). Plusieurs d'entre onx, daus leur colere, murmurerent
et dirent : « Nous ne devons pas le laisser s'asscoir sur le sicge patriarcal,
parce qu'il a ebreche sa croyance; ot il a fait cela pour ramour des prcsonls. »
Du nombre de scs accusateurs otaicnt Barsauma', eveque de Karkha do
Ledan Suse, qui a etabli dans rEglise les oraisons funebres; [Biro"] le
docteur, et d'autres. Cclui-ci so jeta sur Isoyahb pendant qu'il siogoait
dans sa salle d'audience, remplie de gens qui etaient venus le saluer; et
1. Le meme auquel Ebcdjcsus de Nisibe (apud Assem., B. 0., III, i, p. 173)
attribue de nonibreuses actions de gr/lces, des Oraisons funehres, des Homelies, et un
livre inlitule : Du foie \cl. ci-dessous, p. GSG), et qu'Assemani idcntifie avec un autre
Barsauma, eveque de Beith Slokh et contemporain du patriarche Petliioun (731-741); cf.
notre Etude Supplementaire sur les Ecrimins Sijr., n° XX. — 2. Ici un blanc dans lc
manuscrit; voir la page suivante.
•i^ilj \C1V. — CR QUI EUT LIEU ENTRE BARSAUMA. 561
Ji: J Jj .^>Xi UU . -CjJlj iSj^^^. <^-^J ij^ ^r-^'j "CaiJi; J^_-J1 j (^-'"'j-i-
J Jji)l Iaa iXc jjji.»j:5tJl «.«.-- [jJi .ij^,yij i.^A^'1 C-Lij ij-ijJI ^..k&l Ju..^
jiijj .*__i; lji.lZ) jl 'j.ilSj L^ SSjIstri (^L .viL'i AJ UcJU- ij bjjLa. J; Ij^,.....^ » p. 273
^ »-ij <Kl« ^ "U-j •» iLj ,l>_5 4j>Ji "jC U.-scl» L »lsij .L»ki.« 'CoA^ ,5vj^S Ji 'U.^j
(_^*UJI k.*Xjiol IjcIj .«LJJI Aa-I JOJ .lillj ^L. «Cij^ ^^ \^ ^'O 'Cl..a£. jl
®dc-j ^j.^ /;* ^L^ U iSljl (_j J^^.J Jilia>- (j^'
Ol <_^1^J (•"j.Jl \ ? "■-'' U«.«aj "V ^.VJLjI (vLiJi J r^ J^' lJ'* 'Sj^ L«-\ju
1. i^-J' ex luovs pudor, confusio. — 2. «v^ vel jV^ veljv-j vel •}»> etc.
il rinterpella, et rinjuria, on lui disant : « Toi qui as venclu la foi pour des
presents, toi qui as rassasie, pour de Targent, le desir des empereurs; toi
qui retournes vers tes ouailles tout couvert d'opprobre et de honte, pourquoi
es-tu revenu? Pourquoi n'es-tu pas reste ou ron t'a donne des presents,
ou tu as re^u des cadeaux et obtenu des largesscs? » Les assistants, qui
Tentendirent prononcer ces paroles, ne purent les supporter; et loiu de les
lui permettre et de les tolerer, ils se mirent k le frapper A coups redoubles
de sorte qu'ils Tauraient tue; mais le catliolicos s'interposa en le couvrant
de son manteau, et parvint k le delivrer k grand'peine. Echappe de leurs
mains, il se sauva, et marcha a pas lents jusqu'£i Cascar, sa ville, plein de
ressentiraent. Et il y demeura, separe de rEglise; et il se bAtit pour lui une
chapcUe dans sa demeure. Son zele religieux etait trop ardeut, et c'est ce
qui le poussa h. agir ainsi. Cetait un homme lettre. Ouant a Isoyahb le
catholicos, ayant compris la faute qu'il avait commise, il se mit k essayer
d'ellacer des coeurs de ses ouailles la mauvaise impression que sa conduite
leur avait laissee.
XCIV. — Ce qui eut lieu entre B.vrsauma eveque de Suse
ET LE CA.THOLICOS; LEUU CORRESPONDANCE.
Apres Fincident de Biro ' le docteur, Barsauma eveque de Suse se mit k
1. Lecture conjecturale. On pourrait encore lire : Bizo ou Nizo ou Niro ou Tiro, etc.
P.tTR. OR. — T. XIII. — F. 4. 37
502 IIISTOIHK NKSTOUIKNNK. [2'.2|
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^^^1 ifr cJLj-^j ijkVVI iJUI i»-jJkJI * A.k-a. Jy ijtVVI ^^1 <^j i^-U!
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» 1>. 275 ^LJ' ^V ^J ;^-*JI '.^.5 LUj J-XAs *— '.-V*J JO ^^iJI A*:>JI lyi*£- IX~«J yjls
1. LLsa» ex |N:M,j.io locus cxcelsior, ubi sacerdos ad aram stabat. — 2. ^j^ ex j>:>.ii
clamavil.
attaquer (le catholicos); il lui ^orivit deux lettres ' en deux ecrits diff^rents,
doiit ruui^ a ete portee i lu connaissance du public ct Tautre lui a ete cach6e.
1° Oipie de la premiere {lettre, celle dont le public cut connaissance).
« A celui que la grftce divine a elevd sur Testrade de la plus haute
dignite de la religion, et a fait sieger sur le trone glorieux oii s'^panouit
la plenitude du sacerdoce, et a etabli chef des provinces de rOrient et de la
Perse, notre P6re Saint et vertueux (suivent d'autres formules de respec-
tueuse emphase) Mar Is6"yahb catholicos;
« Barsauma, qui implore tes prieres, te salue, et se prosterne devant toi
humblement, en demandant que son Eglise soit preservee des bouleverse-
ments, sauvee des ouragans, protegee contre les licretiques.
« Maintenant, 6 Pere, jouvre la bouche pour parler le plus haut possible,
et crier de toutes mes forces : entre nous et les Grecs, il }' a un gouflre
profond.
« Le concile do Chalcedoine ■ fut Torigine de ce gouffre , (^t ce qui
1. Cr. Barlieliraus, Chrun. Kccles., II, col. 1U>. — 2. \ oir li-dessus, n" II,
p. 10;5, n. 3.
[243] XCIV. — CE QUI EUT MEU ENTRE BAR^AUMA. .j63
jU-j ^\j\ ^ 'IVI ^^=-b iLJI y^\£.\^ ^y:^\ ^:> .Ip«-*j iS^jr' ^Ji "^^^Vl
.\i,{^^\ \y}^\ J^ (*trl^ o^i (n-r:
jLlJI vv«3 jjLa_£!l ^-i-^j r-l=ti)i jAjm ^r^ il^ )<j».»mJI Iaa *ij^ \» is"^!}
^i?_5 JlisLJl (♦Ks.- ^^jiJI ^j-jXil OA.0J ^«-■».^1 jo j^jiJl «.«j>iJI JkJ «jI dJl^lj
. ^isLJl ^;~UJ' litil J^J TxJjIjJI JlstJL
. (» ALLJI _ijjia_J y> JjSAaJI 7jl.,JI ^ J Ij Ji^.i.^1 O^ljaM i Jh *il ^J_^'j
jl ^^.il U ^ljjtll ^t viULLc-l. c^^ist^ ^i ijiljli- dLU. _^j ^.>L_Jlj » p. 27G.
jj»_j)-jS >Li. Ljl. jj^^_ ^^-CUI K,\& iAAj ^_j»a <iJI >l;jJj S^liJI ^__y, isAlJI
.CcL»*-} -..jLojIj KjJi£.^ *wOtiij
coramen^a a le creuser; il ecarta les hornmcs de Tequite et les laissa egares
et ahandonnes; il ensevelit \a justice; il prcchu l'opiniatrete ; il ohligea los
Peres a renoncer k leurs opinions, et mit ohstacle ik leur retnur sur leur
si^ge, cc qui excita une persecution.
« Secondcment, ce memc concile honora la famille de Cyrille, eette mine
d'ohstination, cet auteur de schisme, ce vase d'impiete; il fit aussi les eloges
de Celestin {Qalastidnous) son compagnon.
« Troisiemement, il ratifia le concile qui s'etait reuni k Ephese (Afissoiis),
qui avait declare fausse, et juge impossihle Tevidence; qui avait hanni la
verite eclatante et brillante.
« Quatriememcnt, il exila ce celehre patriarche, Mar Nestorius, ce bon
Pere persecute.
« Cinquiemement, il reunit pele-mele les deux natures du Christ en une
seule hypostase.
« Sixiemement. Venons, maintenant, a ce qui pese particulierement sur
toi. Eii negligeant de repoiidre, tu as ratifie la parole de ceux qui pretendeut
que Notre-Dame la pure Marie enfanta Dieu dans son essence : ce qui repugne
a tous les novateurs eux-memes, sauf Cyrille, son peuple, sa famille et Emma-
phius(?)' et ses partisans.
1. Je n'ai pas pu identifier ce nom, a moins qu'il ne soit Memnon d'Ephese ou
Euphrasius, qui, dans la neuvieme session du concile de Chalcedoine, s'opposa au
retablissement d'Ibas d'Edesse (voir Concil., t. IV, Act. IX Concil. Chalc, p. 633 et
suiv.).
5ti4 IIISTUlltK NKSTOIUKNNK. [244]
j^LaJlj j,j\:J>tJ\ j.AM^\i i^^ju)! »LV1 c-jLJ ^\ (^) v.tUfr ytj *LJlj
J c^Ii ^JJI ^ljiJI J Ij^A, jj UAJi ^jjk_ij ^j-jjj-^Lj-j criJJ^x^ orr**"
^Aa)! ^jj J^ ^jlLitJI CjIj^ AJ.-VI ci/) (v^ ^UJI (»^ .SjlUI *.tUJI Wj
•....- ^» !1 J Iv— J iV>^ l)~'* lJ*"*^ /..,— «.jjj OUJIj ^r-'' *-~*^lj <jUI1Jj1
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^^J ^r-^ -^-V \j-*** '^^"-'b Ijjtlij Ij-^O l_jJ^J l_J-^J -^J '^jV ^-^^ («'^
»'■='"■ jl? U ^ ;_L*lllj iJLwLdl ^jLi..Jl 'XVI jl (JU- Ljl .j^U ' ^It_5 Jui^li
.^ ^jl VI j^A_JI lAtVI j^ *o'->o J 'uJLj r-l/f>-j *^J ^^ ^j^* (J- ij^ rr:'
„lj ^IaDI j^ Cij»tJi~.\ Ujl .A.U1 o-^Ij V^ >-lrr'' c/^ *^y^ c_frji-,_j JUl] J_jl!l
1. ?% yioU. — 2. .r' ^.
« Le septiumo clifr d'accusati<ni qui [)i'se eiicore sur toi, est que lu as
bauiii les saints Peres, les Docteurs ^lus, les lampes lumineuses, Diodore,
Theodore et Nestorius, en passant sous silence leur uu^moire dans la messe
que tu as celebree dans Teglise de cet empereur, qui les chasse et les perse-
cute; tu as abandonuo la causc de la rovanche des elus du Saint-Esprit, a
savoir les 318 ' ot les l.^O- qui ont arrete la doctriue de verite, et qui ont etabli
dans rEglise les Canons justes; enfin tu as suivi le concile de Chalcedoine.
« Quelle part ont ceux qui ont fait bon marche de leur foi, qui ont vu leurs
desirs combles, qui ont ebreche (leur credo), qui ont fait les courtisans,
qui se sont laisse gagner par les presents, avec ceux qui ont brave les
menaces et ont persevere, qui ont rec^u des blessures et les ont supportees,
qui ont subi des tourments et sont restes inebranlables? Ne sais-tu pas que
des 318 Peres choisis, il n'y en eut pas qui fut indemne d'une plaie, d'uu
coup, d'une blessure, d'une meurtrissure, que leur porterent nos ennemis les
novateurs, si ce n'est quatre seulement? Ne t'a-t-il pas fait des reproches,
TEvangile qui prononce : Geiiealogie de Jesus-Christ, fils de David, fils d'Abm-
ham, quand Tempereur parlait et que tu le laissais pretendre que la Vierge a
enfante Dieu! N'as-tu pas tremble de celebrer la messc, en rayant les noms
de tes Peres spirituels du chapitre des vivants et du diwan dcs morts, alors
que le diacre osait retrancher leurs noms dans sa lecture ! Cest \k rabime qui
se trouve entre nous et ce peuple, que tu as llattd, auquel tu as t'ait des con-
1. A savoir les Peres du Concile de Nicee. — 2. Les 1'eres du second concile universel
de Conslanlinople de 381.
[245] XCIV. — CE QUI EUT LIEU ENTRE BARSAUMA. 565
.'cjjjO "j* ^_j-LiJl <ki_lj i^y^^ O^y.^i L>-VI yi^ ij^ ^Aa- A9 \*_JU-j^1 dij U
^^ k^u-Xij i^^AtLj J ^::*-a=>-jl3 (n~-~*'''' d'.'^^ ^y^^ tVjL* ^j L-Lj SaajJI i-y
^iiJl>- LL! ii^^l A.li-Jo" A^L jju -015.5 J^. ijj — jjXr "w» i.::*!_paJ5l L«jl .^,^1^,
Jkjj * l;Ll l dbljj .-u-As ^ -dpaj ■eu-j j_^_^l "djilj oly^lj ^--f- ^i C^UJIj * p. 278.
^-Ul jL 0-y)lj LajJI C^jj J.»^ diLJl Iaa Voj ijjj^ ^UIj iiVl !S-»J> o«sjl
jl J-r dlV ■'.... VI !siLJ,lj ^^1 l-i* ^>U l^_ jl ._^1 Uj \^ ^y\i j
5!>L» /pcij .iiAr>L3 ^j l_^'^ dL-l->i v.::.9j Ij.»^ ^-^^ 'IVI ^a> VI ^^^ V Ll-.Lv3
.jv*^j ^^ jL^j j-IIsj ^^t^jlj LJ p^o ^-aJ^ L^ ^x_^_L.aJl ^.i. VI [fJiJi^ V '^jj^jJl
j»A^i ^ i^'Lw-1 Jsliwl -Cc ^jtJI rt_.-.La« 'LVL Cjr^ Ji >_>VI l^J jVl ^ls
.<; dLijj dUi J^ di^L-,L ^^.^laiJl ^ij
L^JJ^ o.alJj.''! L Ji (v>.^L«' a^tc..? /j^ <wXA.»AJ ijl»Jj Li (»5s„«ajl ^^Ij-V.»- jv
1. Sjji^ ex ii.o)o;3 praedicatio, proclamatio. — 2. Ilic spatium vacuum in ms. —
3. , iw^f." ex ijooi vespera. — 4. Lirc Sj^.:^.
cessions, auquel tu as donne la main, sur lautel duquel tu as celebre la
messe. N'as-tu pas ete epouvante de dire la mcsse sur ces treteaux ' pres
desquels une heure apres entrera une femme, qui sera peut-etre en ses regles,
ou un adolescent qui sera peut-etre impur; ou un homme qui sera peut-etre
lepreux, pour venir y toucher et en detruire lasaintete? Je vois, 6 notre Pere,
que cest toi qui as cause ce dommage et qui as fait ces concessions k cet
empereur. Cest toi qui as seme la haine et qui as allume le feu de Theresie
dans le cceur d'un grand nombre. Je ne crois pas qu'il soit possible de reme-
dier k cette blessure et de la panser, si ce n'est...-. Car tu sais bien que
notre messe ne sera janiais achevee sans la commemoration des Peres que tu
as chasses au moment de ta messe, et bannis au moment de ta priere. Nous
autres, qui ne pourrions dire roITice des Vepres sans y faire mention de
ces trois Lumieres, comraent pourrions-nous parfaire les mysteres, la messe
et les oblations, sans en faire memoire? Et toi, maintenant, 6 Pere, tu as
abjure ta foi aux Lumieres de rEglise, en retranchant leurs noms de rofhce
de la messe, par une omission que tu as consentie.
« Puis tu as raconte toi-meme comment tu as ecrit pour rempereur ta
profession de foi; mais c'etait I^ un piege oii le roi t'a fait toniber; en effet
L L'auteur assimile Tautel des Grecs a la table f .y^i) ou le marchand se tient assis
pour vendre sa marchandise. — 2. Ici un blanc dans le manuscrit.
5U« HISTOIRK NKSToHIIvNM;. [2/.(.
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^LJJI -0)1 ^l Laa^Ij cJ-Uj p-lj"VI <:Ul. Oj^l lilj ."CL)I j.\ ^c^l ''^yi^l
.c-jJI O^j ..JapJI «_ji L^l ^j i,LA)l c^aH ly-Lc. Jl Cjj^LJI ^j ^^_lj Li
ljL«.Lj .^j».jj oL«j Jlj JLJl j ^>-^j JyJI jV ''•y^yy. -^3 ->^l_^l f_y-^\ l-*-*
1. ?LU. — 2. ^yi—j;. — 3. v»<iju. — '». Sic In ms., forte ^\ iJ-e jl *r.r^ J'-'.5-
il en oiivovii la copie aux coufiiis tle TEmpire, cc qui fut cunnu de tous.
Tout son bnt imi piesidant la messe que tu disais dcvant lui sur son autcl,
c'etait de fairc connaitre aux chefs de son Eglise quc ta profession et la
croyance etaient semblables i sa profession et a sa croyance.
« II nous est parvenu un petit ecrit qui contient la profession de foi que
tu as ecrite pour l'empereur. En voici le titre' : Croyance d la Trinite une,
et d Vun de la Trinite le Verbe fils de Dieii. llclas! qui a voulu troubler ton
esprit? Ce dont je t'accuse, c'cst d'avoir, dans ta profession de foi, affirme ce
que les 318 (Pcres) n'ont jamais dit dans lcur symbole, que tu as regu toi-
meme. « Nous croyons, ont-ils dit, en nn seul Dieu vivillcatcur de toutes
« choses et en un seul Seigneur Jesus-Christ fils de Dieu » ; or toi, en confes-
sant les trois personnes, tu nas rion dit de lune d'clles, le Fils de Dieu qui
s'est manifeste a nous. Ou donc fais-tu mention de la nature humaine, cette
nature sur laquelle s'est levee la resurrection.; cette nature sur laquelle se
sont etendues tant de discussions, et qui a ete la causc de tant d'heresies?
Cest cet Un des Trois k qui la qualite de Fils est reconnue, que Cyrille a
attaque en disant avec opiniutrcte- que cette personne est nee dans sa
substance de la Vierge; qu'elle s'est mue dans le monde; qu'elle a souffcrt;
qu'elle est morte et qu'elle a ^te ensevelie. Pourquoi as-tu ecrit, et comment
ta plume t'a-t-elle fait sanctionner ce qu'avait aneanti le raisonnement de tes
partisans, et as-tu pu justifier raccusation que tes ouaillcs portent contrc toi,
1. Litter. ; la copic.
[247] CXIV. — CE QUI EUT LIEU ENTRE BARSAUMA. 567
■ii...^ : Jlfr ^::.:>iJ>e-53 iilUc-»l <^»- <; ciia;! L»-S lii-Us viiju" t_i.$J «.dJoO |j ^::,*..i3
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J ^jX,i ciytl (j',.-»^! (jr^'j *^^^ ^ ij^ ^-^ ^^ '•^' 3^r^^\ (J*' -^
^J o^ Vj l_^L. UJl Jl Mi .VU l^^jlj ^U 1^_ j\ \^^ ^^ .^3^
IjJlc. JCo jl ^iJ) L.-a.J l^'l ^j^lL-apJI Jj< ^lLiiJ dl"AfrL_. cJo jV *JJly . Ijjli-
^-clj «UUjJI iAA L»tJ —.jLJylj kS^J^ o^ LjiJli i.L»i. ^^" viuJ^j
L^ Ac Jlj jLiLJIj Ljp ^j »>iyii jjisyuJI jpiJ L.ji>er Uls .i-.jj ,_^jl (_jit
jj-jjjiL" ^j jLft^l j-*j" (j^jJJ^^Ly.-^ wT* JLL/yi loVl Lu.~Lsl J J^l JsLJl j_jl!lj
^■UVIj ^\^J JLJI ^r^J jl>=-VI <JJ^^ ^j^a^ ' ^ <u!l *sljj ^l_j^l ^.^H^
.f--Gt;ls pJi* ^^.SJI JkJI *^l v_;VI ^ ^=«J1 J^ .;-.=«Jls -j^ ^[iCj:lJi\^ ^
1.
/J-
que tii as fait lc courtisan aux depens de ta foi, et que tu t'es fait donner des
presents en vendant ton Cbrist; que c'est pour Tune de ces deux raisons que
tu as chancele : ou bien ravidite et ramour des presents, ou bien la crainte
et la peur. Maintenant avec quoi te laveraistu la face en presence des Orien-
taux si ron venait a comparer ta conduite avec celle des 130 (Peres), qui ver-
serent leur sang sur deux champs de bataille, tandis qu'on les pressait de
demolir leur croyance et qu'on leur faisait miroiter des faveurs; mais ils ne
pencherent pas k la convoitise et n'eurent pas peur des menaces. Par Dieu,
si c'est Tune ou Tautre de ces raisons qui t'a porte k tenir cette conduite,
ta condition est tres affligeante et d^plorable.
« En ecrivant, tu as fait triompher ce nuage et son obscurite, nuage que
Cyrille et Apollinaire avaient tisse, et dont s'est enveloppee laterre grecque.
Quant a nos frontieres a nous autres Orientaux, les tenebres en ont ete ecar-
tees; nos pretres ont vaincu Terreur, et la lumiere eclatante sest levee sur
notre contree, grftce a nos Peres les heros Mar Diodore mine d'arguments,
Mar Theodore promoteur de la verite et liberateur de tristesse, et Mar
Nestorius consolateur des affliges et demonstrateur de Tevidence, grAce a leurs
emules, a leurs disciples et a leurs imitateurs. O chose surprenante, que le
Pere de si grande valeur et de si grand merite que tu es, ait ete trahi, et se
soit laisse tromper!
P. 281.
5tt8 IIISTOIIU': XKSTOHJKNNi:. [2481
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. jV <«_^ *A!I J <,"J.i.| Vj ^l_^~JI i>u>t.. jfc J;i_ Jj jUJI j^ J ^!lj iaL_.U •cX:.4)
1. i;:™^ vel ^~r^. — 2. In inarg. alia niunu : ,-^ ^. — 3. L.^!. — 4. ^'j'.
« Qiie n'as-tii, (i l*erc, imitr lcs catholicos qui sc sont rendiis avant toi
en terre grecque, et dont les nonis .sont en tete de notre lcttre. Geux-ci
reinplirent lcur ambassade aupr^s des empcrcurs; ils s'enrctournercnt munis
de reponses ct charges de presents ; mais aucun d'eux ne viola la religion el
ne s'ecarta de la verite. Paul de iXisibe', qui t'etait inferieur en valeur, et
qui etait au-dessous de toi en rang, sut repondre aux empereurs, qui lui
demandaient de leur expliquer la loi : « On ne m'a pas envoye pour discuter,
« ni povir donncr des le?ons, ni pour exposer, ni pour controverser, ni pour
« argumentcr, ni pour attaquer. Mais je proclame ma foi dans les assemblees
« et jc la preche cu pleine chaire : le Christ a deux natures et deux hypos-
« tases : c'est la doctrine de mes peres, de mes docteurs, de mes predeccs-
« seurs ct de mes guides les 318 (evcques). »
« Ne t'es-tu pas rappele, 6 Pere, la parole de Paul lapotre inspire et
choisi: Si memc un aiuje ilit ciel sefforrait de niecarter de la verite, et qmml
il m'annoncerait ct me jireclierait autre chose que ce que j'ai recu de mes Peres,
je nccouterai point sa parole et je nadhcrerai jamais d son heresie'. Nc sais-
tu pas que Paul dit encore dc soi-memc qu'ii otlrit son corps aux tortures,
qu'il s'exposa aux soufllets, qu'il regut dcs coups de fouet sur les epaules,
qu'il fut jete en pleine mer% niais ne s'ecarta pas de la route de la v6rite et
ne murmura point contre Dieu?
1. Voirci-dessus, n" XXXII, p. 1S7-18S: n" XXXVI, p. 193-10'i. — 2. Galat., i, 8, 0.
— .5. II Cor., XI, 2'i ct sniv.
[2/.9] CE QUI EUT LIEU ENTRE BARSAUMA. 569
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^■^"«Ij <.l»-|j 5sl^ 4JI ^LsJ Lli .^^iJj^LJI ,_^_^l Jl <J -Vijlj ^L^I i^ |v' ♦ P. 284.
»A^ ^J y *-Ls Iw -V.-?ai J <;' Ij <~L -« j 1 oL<r--* ^j-J i»_i>~i— « >-^lJ?" ** Iji*" 0*^
1. ^M.
« Peut-etre t'es-tu laisse seduire par l'orreur de Grcgoire, qui a dit que
Marie est mere de Dieu ? Quoique j'estirae ce Saint, quoique j'approuve
en plusieurs endroits ses paroles, toutefois je suis tenu de rejeter ses
erreurs et ses fautes; on me domanderait raison de mon approbation, et je
serais blame de les avoir suivies. Ne sais-tu pas ce que Notre-Seigneur
nous a enseignc dans son Evangile quand il dit : Les pontifes et les scribes
sont assis snr la chaire de Moise; faites tout ce quils vous diront de faire; mais
nr fnites pas comme ils font'. Toi aussi, 6 Pere, tu dois ecouter ce qu'ils
disent; ce qui est conforme a la croyance des Peres orthodoxes, y adherer,
ct rejeter et contredirc ce qui n'y est pas conforme.
« Ce savant ne laissa echapper de pareilles expressions, que parce que
dans son mouvement oratoire elles se presenterent k son esprit, etant comme
un homme qui tlotte dans la mer : Torateur ressemble en elTet au nageur,
que les vagues enveloppent, et que tantot elles soulevent, et tantot preci-
pitent jusquau fond ; car son esprit va a raventure, et son cceur s'en-
thousiasme. »
Puis (Barsauma) scella la lettre et Fenvoya au catholicos Isoyahb, qui,
apres lavoir regue et lue, lui fit une courte reponse en homme qui cherche
a ecarter ses torts et a aplanir les difficultes, lui disant que la raison de
la conduite quil avait suivie en pays romain n'etait pas dans les deux choses
1. Matth., x.\iii, 2 et 3.
570 IIISTOIHK NKSTORIKNNK. |250|
l^ AtL" U ^yi ^jXii) J JUl f-jj^ VI oi u^ O;-*^' ^5^*^' ^ y^.
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P. ■JS.i. O^-UlJIj .ijyi. * 1^1 ^ "Co^ ^l LlkiJlj ^Jj-i. vib>t-.i3 jj-jI. viLlj^ jl
<^AS Vj O-JJ ^A^ ^ ^lc C_A» ^Si\ jl^l jl^ jlj .i>-jl».^ Ay)S cS\^ ^l
0-jlj Vj i>U ^Jj- VI 'i«l* ^JI ^^1 j^_JDI dl^U p^l Uc J^ Vj dlxiJLI
L-LLdl «XVI ^i ^ '^^\J^ ^3 Lli .^X^\ J>X VI ^U' Vj -^^ ^,, Vj
iJ^lj jU._VI ^ pA j^_JL!l ^UJI <11J1 "CVL J\i ^jy^\3 -^'LJIj yu^ lu:i\>,
1. i*/»U-'l. _ 2. jl_^.
dont il Tavait accuse, mais seulement dans le desir de semer la paix dans lcs
coeurs, en y faisant renaitre Tamitid et de faciliter ia missioa dont on Tavait
charg^.
2" Deuxihiie lettre ile Bftmiiimn iidressee au CathoUcos Isoi/alih.
Omettant, au debut de sa lettre, toute formule de voeux, de respect, de
veneration, il commenga par accuscr, reprocher, argumenter, disputer,
reduire au silence et apostropher. II commencja en disant :
« Si tu avais celebre la messe k Constantinople sur un autel que toi ou
tes eveques auraient consacre, je jure par ma vie que ta messe eiit cte
sainte, ton sacrifice agreable; les peches en expiation desquols tu aurais
ofTert la messe eussent ete pardonnes, et les demandes que tu aurais faites
pour le peuplc, auraient ete exaucees. Si, au contraire, tu as celebrc la
messe sur un autel que ni toi ni tes eveques n'ont consacre; si tu n'y as pas
fait mention de tes Peres sans la commemoration desquels TEglise catholique
a defendu de reciter rofiice, d'olIrir les mysteres, d'administrer le bapt^me
et de dire la messe, alors moi, et tous ceux qui avec moi ont adhere k la foi
des 318 et des 150 Peres, et qui ont confesse comme P^res les trois
lumi6res' qui sont le sel de la foi et les colonnes de la religion, nous
1. A savoir Diodore de Tarse, Theodore de Mopsueste et Nestorius.
[251] XCIV. — CE QUI EUT LIEU ENTRE BARSAUMA. 571
<, c.:>J^j ly:J\ ^.Ik) «c^j o.l^'l ■c-ji UjI dliV .(j-lji)! dUi; bij'^ aL-*^''
jl !^ Ssij>.\>, S^i c^^i dl-y Oj^l jlj ^::^! L-j .^^1 -S^ ^ 4^^'
7ta-lj v_ij-j 'dli^l^ JIaI xs. Sj^ c ^lj vil:^j.5 (J>^ k^j»^ ^.^'1 J^l
dL>J Ja^Ij djoiJ * -c, J^ V dUj ^Ui aII^ .dJj; jlj dLUl xt dUjj • r. 286.
jlj lji»^_ jlj l_^_ jl Vjl d-I^UD ^ U^ dUi JUi <c<) .dlLJ ^l_^lj
o.wL'- ^^^::^' J^JI J-IV >^j' '^LJI Iaa Jji j^j l_j*Iti Jlr-^^l l_^U Ji" jyC
dljCw Jlc |jjt> J i.^^11 (_^3 .jj-j^ ^Li- ^>«-^ Jlj=-VI J^ (_/& c^Lj
J^C) cX.UI ^r:*— 'I jL djl« J ij_^A^ (.5*^' L-aJI J. «i •li;' c-LJs ^ ij-*Jl
J*. C-Jj Jij ._jl»il-_. ^^.i. viJ— |ji3 Jj.»i« ^^ (ilJL^ jl J_^l V k— ^3 .OJM
cLJs-li- ^l (v*)i" Vj .c_ic_j Sj-^i- liUJli- v-^Lij 'I — « ^L-s dUVI 'C.lfc j>^_ Cr'-^
1. ^vx*^ >^^-y ex |N-o.vio grex dicecesis.
la desavouons ; car ce n'est quc rambitiou et le desir de plairc aux empcreurs
pour recevoir d'eux des presents qui t'ont pousse a la celebrer. Quand meme
je te rendrais amcrs tcs prcsents; quandmeme je dcvrais assombrirton visage;
quand meme j'exciterais en toi une ombre de ressentiment, je te dirai nean-
moins avec franchise : tu as perdu les droits de ton investiture, tu as avili
ta condition aux yeux de tes ouailles; et tu es compte pour peu de chose dans
la balance de l'empereur, malgre les presents qu'il t'a faits. Ne pense pas
que ce soit le respect dii a ton autorite, ni la douceur de tes paroles, ni ta sage
conduite, qui ont pousse rempereur a agir ainsi a ton egard; mais c'est la
coutunie des rois en principe, de faire du bicn, de traitcr favorablement, et
d'accueillir rintercession quand meme elle scrait absurdc. Et c'est aussi
pour pouvoir dire : J'ai tellement eveille ravidite du Catholicos d'Orient,
que je Tai fait rcnoncer k la fidelite a sa foi et chanceler dans sa croyance.
« En tout cas, tu es bl&mable, tu t'es laisse egarer, tu fus une dupe.
Toute ta destinee n'cst pas dans ce bas monde que tu habites et que bien-
t6t tu quitteras, mais le plus grand malheur t'altend dans la melee oii Ic
feu devorant ronge les damnes. Et comment m'empecherais-je de dire que
ton ofirande a ete repoussee, que ta messe n'a pas ete agreee, alors que tu
las celebrec sur un autel ou Ton meurtrit du matin au soir ta divinite, oii
tou Createur est crucifie du lever du jour k son couchcr? Ne crois pas que
je t'adresse ces dures paroles par un sentiment de mepris, mais je fais cela
par Texcessive afFection que jai pour toi, et par compassion pour toi. Car si
♦ P. 288.
573 IIISTniUI-: NF.STnUli:NNI<:. [252]
vii-lt jJU^Ij viU (4^-^ ^yi ^j si-l*9 ,«1.50 dU ^ Laiij" <«li)l iJjlitJI il^
* p. 287. ^UV CJL*^ viiLUj viiUj J vii! C jL_. c-^ JUUi v::-^j ' oJtljj c->c^ _p ,_jJV
l ^l ^ i-L» ^^j^^jUJ liA~- Jl» Lo Jull^l (JjM L .^_jaV1 ^^ Ia.juj dUl.
.ijlAjj iJjtj -V^ '-'>r*^l> J^r^^ *-^' jjij:»ll y^yL>\
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/j^ ^L- J^.x. :<^ Lo o JukULij <iji^ ^ o ~ ^ *^ ^ '-^ O^'*-'^ j^" J'
•x- ^l?tJij iji-lt TtjLJi 'LV' JLJ ^Zs>- KijMJh Vj (J.t j-f^ Cy^\ LJ Ajujj f^r*"
JX^\ ^ fUlj «LvJl jj>- ^ j^\ \j>^ JL-Ij jl^VI oLL jfc jlj .vilTji»
^i_^i j\ dj^_ v> jii .jUJi ^ dUJij ^ui ^ cVij jUJi j;. ^uvij
1. Ilir spatium vaciuim in ms. — 2. ^^ ex ^».^ simplex, commune.
j'etais indulgent, si j'ctais flatteur, si j'approuvais ta conduite, je serais
complice de ta mauvaise action, je violerais comme toi ma religion et je
m'eloignerais de mon Dieu. 0 loi qiti es docleur d'Ismel, disait Notre-Seigneur
ii Nicod^me'. Je t'applique cette parole, 6 Iso yahb, toi vers qui rOrient a les
yeux tournes, toi dont la renommce cst formidable; voilA ce que tu as fait !
a Et maintenant tu as k choisir entre ces deux choses : ' ; ou
bien que tu te soumettes et que tu avoues que tu as commis ce crime par
ignorance et que tu te justifies, comme se justifient tous les excommunies et
les anathematises, en declarant que tu as fait cela par inconscience et sans
propos delibere, afm que nous puissions nous autres prier les Peres de te
pardonner et d'excuser ta faute. Si ces deux choses te paraissent egalement
dures, interroge a leur sujet les oiseaux du ciel, les bctes feroces des
forets, les autruches du desert, les lions des campagnes et les poissons des
mers, qui te feront voir clair et te dirigeront.
« Et comment le Saint-Esprit pourrait-il descendre sur un autel banal,
qu'il n'aurait pas consacre? Non, j'en jure par ma vie, il n'est pas descendu
sur le sacrifice quo tu as ofTort sur rautel de Constantinople.
1. Joan.. iii, 10. — 2. Ici un blanc dans lc manuscrit. A combler peut-etrc : ou biiMi
que tu te renonces au patriarcat.
[253] XCIV. — CE QUI EUT LIEU ENTRE BARSAUMA. 573
■X. f-J--U «.«Is^ JupL« ^^ Jl <>c__«.!3 4.U ,_>ili. ^^ jl i^Yy' ^^J^ L? lJ-<^
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OjUI JJL-^ L-.k« jIaWI jLflJrLstJI L»jt>) /jijfcUajl >« Jlsl jL«j j>^ il ^ ^J^^^
1. .L),Jl ex itjo; opera bona.
« Mais qu'as-tu pense, u Catholicos d'Oi'ient ? Quc j'ignorerais les lois
ecclesiastiques ? Ou bien que je ne remplirais pas enticrenient les fonctions
de mes charges sacerdotales? Ou bienque je n'aurais point defendu lacausede
Dieu et de son Christ? Ou bien que je n'aurais pas lutte ni bataille pour ma
croyance, contre rheresie? Ou bien as-tu suppose que je lal)ourais sous le
joug avec les bceufs, ou que je faisais paitre nies fideles dans le desert avec les
moutons? Ou bien t'es-tu fait assez illusion pour penser que tu m'en impo-
serais en Q"i"6tant completement la notion que j'ai de ton savoir? Nous avons
fait ensemble nos etudes ' ; et s'il est permis de se glorifier, je suis plus habile
que toi; s'il est permis d'enumerer ses bonnes oeuvres, toi-meme tu avoueras
que je te devance et que je te surpasse beaucoup, et que je lutte contre les
passions mieux que d'autres. Pour ce qui est de l'Age, i'ai blanchi avant loi,
comme je t'ai devance dans le sacerdoce et dans lascetisme. Faut-il parler
aussi de rattachement [k rEglise]? Qu'on regarde le recueil de nos ceuvres',
que TEglise possede, et qu'on voie combien nous avons argumente, et tra-
vaille avec acharnement.
« Chasse, a pr^sent, Tesperance mensongere et lambition trompeuse
d'etre appele Catholicos d'Orient. Ahai'' (que sa memoire soit avec celle
des Apotres) et Acace (que son souvenir soit avec celui des Saints), les
deux catholicos, qui porterent, comme toi, les messages des rois, ne
1. Dans recole de Xisibe. — 2. Allusion a son Jivre intitule : Dii foie (voir ci-des-
sous, p. 636). — ■ 3. Ici Barsauma fait-il allusion a 1'entremise de ce catliolicos pour apai-
ser les dissentiments qui avaient eclate entre Yazdgerd I et son frere Behwar (voir la
premiere partie de cette Ilistoirc, n° LXIX), ou bien a une mission dont Alia'i' aurait ete
cliarge aupres des empereurs byzantinsV
574 IIISTOIRE NKSTOHIKNNR. [i.Vil
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1. blij. — 2. jlsr^^I »'--' aqua mariiim; vel aqua amara (ex |-h— j i^, Num., v, 18). —
3. '(•^j^ J j-'^-. — 4. ^, Ji.
furent-ils pas jalousemont avares de la perle dc leur foi ? lls ne profaneront pas
la pierre procicuse de leur croyance ; ils payerent a Dieu ce qui luicMaitdu et
rendirent ti Cesar ce qui lui appartenait ' ; ils s'en allerent combles de
louanges; ils regurent des presents, expression de la reconnaissance des rois,
et s'acquitt6rent glorieusement de leur mission.
« Maintenant qui te purifierait de ta souillure ! II te faudrait les eaux des
mers pour te laver de ta tache ' ! Lcs cendres de g(5nisse, ou le sang des
sacrifices, qui purifiaient du peche les enfants de rancienne loi, ne pour-
raient te laver de ta honteuse conduite de Constantinople. Tu t'es imagine
que tu avais joue lempereur. Mais la v^rite, quc je te dirai, est que c'est lui
qui s'est moque de toi derriere ton dos, qui a ri de ta barbe, et a meprise tes
cheveux blancs. Et pendant quc tu pensais le faire niceen, lui, te faisait chal-
cedonien. En admettant que tu eusses perdu la raison; quc Torgueil t'eilt
enivre au point de changer ton caractere et de te rendre aveugle, il aurait
alors fallu, en revenant k toi, reparer ce que tu avais fait, retracter ce que
tu avais avance, retablir ce que tu avais abime, restaurer ce que tu avais
d^truit. Mais toi, tu as pense que les hommes raisonnables, de bon jugement,
savants et chercheurs, etaient devenus des boeufs comme toi, prives d"intel-
ligence et de raison; et qu'il ne restait plus d'hommes capables de jugcr,
dc penser avec clairvoyance, de s'indigner pour la causc de Dieu, de s'ele-
1. Cf. Malth., XXII, 21. — 2. Peul-etre allusion it .Num.. v, 18.
[265] XCIV. — CE QUI EUT LIEU ENTRE BARSAUMA. 575
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1. ?. fi;u-l forte in loco c ys.
ver contre ceux qui reiiversent les droits dc Dieu. Et ta maniere a toi de
tc r^tracter, de reparer ce que tu as fait, de sanctifier ce que tu as profane, a
ete de porter orgueilleusement tes presents et d'etaler les vetements dont on
tavait revetu pour tlionorer.
« Ne sais-tu pas que uous sommes dans un moment oii il ne convient
pas damasser de l'argent, ni de se glorifier de ses vetements? Ne sais-tu pas
que Ton est dans la pire des situations k cause du bouleversement des empires
et des irruptions des envahisseurs ' ? Mais tu vois que ta gloire s'est retournee
contre toi, que ton triomphe est retombe sur ta tete, maintenant que tes fideles
font breche a ta reputation, te jettent la pierre, et te lancent cette accusation :
tu as vendu ta religion pour le monde, tu as dissipe ta croyance, et grand
bien te fasse !
« Resumons, maintenant, notre discours ; plions le rouleau de notre lettre,
et disons de la part de tous les Peres orthodoxes et de tous les saints supe-
rieurs que tu n'as aucun partage avec nous, et que tu n'as ni ami ni parent
dans FEglise du Christ. Que Dieu te rejouisse avec le patriarcat de Cons-
tantinople, Tor de Cesar et ses presents, avec la generosite de Boran et
son argent ! Ta plaie ne sera point cicatrisee par des onguents terrestres ;
tes maux ne seront pas adoucis par les simples des montagnes, ta maladie
ne sera pas guerie par les medecins de ce monde, et ta souillure ne pourrait
etre lav^e par toutes les eaux de la mer.
•
1. AUusion a rinvasion des Arabes.
P. 293.
57« IIISTOIIIE Ni:STOUIKN.\E. |250]
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1. j;jLJ!.
« Va plutiit trouver lc niodecin celeste, Jont tu as viold la foi, et quo tu
as rougi de confesscr. Apaise-le par des larmes continuelles; avoue en sa
presence ta faute et ton p^clie : peut-etre t'accueillera-t-il et te relevera-t-il
de ta chute. »
Lorsque lc doux Pere Mar Isoyahb catholicos (que Dieu sanctifie son
&me) re?ut cettc lettre, il raccueillit comme un homme pecheur ct humilie;
il n'en trouva pas les termes si durs, etant dictes par la justice, bien quils
eussent trouble ses entrailles, consume sa conscience, et fait couler ses
larmes. Et c'est aussi parce qu'il fit un retour sur soi, et comprit quil avait
fait un faux pas dont il ne pouvait pas se relever. II sappliqua la maxime du
sage, que /e coitp jjorte par Vami vaut niieux qne le baiser de renneini. II vit
aussi que le zcle impetueux de reveque etait anime par la religion de Dieu,
et qu'il s'etait appliquc la parole du prophete David qui declare avoir fait
aux rois des reprimandes en face, et ne les avoir pas flatt6s ci cause de leur
autorite ' .
Puis ce doux Pere envoya une bonne reponse A Bar.saunia ; il se montra
calme, bienveillant et resigne. Apres les compliments, les voeux, les expres-
sions de respect, d'estime et d'humilite, il commenga ainsi sa lettre :
« J'aime que tu saches, 6 homme admirable parmi les docteurs, que ta
1. Ps. cxix, 46. *
[257] XCIY. — CE QUI EUT LIEU ENTRE BARSAUMA. 577
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. Olji(jl /)-• »_A»<iJI
lettre plcine de sarcasmes ne m'a point irrite ; qiie tes nuages orageux ne
m"ont point troublc; que tes fleclies empoisonnecs nc m'ont ni blesse ni
vcxc, et que tes lanccs acerees ne m"ont pas attristc, parcc quc nous nc
sommes pas de ces hommes qui airaent la gloire et les honneurs, qui cher-
chent la louangc ct I'iIlustration, qui s'irritent contre les propos offensants
et les cris injurieux. La colcre des freres, quand elle vicnt de rafTection, est
plus doucc que le rayon dc miel qui serait donne par la haine, et plus
agreable que le vin qui serait ofTert par rinimitie.
« Quant k nous, dans les choses que nous avons faites, nous n'avons
agi que selon la parole du Livre que Dieu grand et puissant a fait descendre,
k savoir, que le pretre fait toujours ce quil jwje convenahle et ulilc de faire, et
selon la parole de Paul, cet illustre et glorieux apotre, quc Dieu choisit entre
les Hebreux : Dieu, dit-il, ne 7ious a appeles que pour la paix, aftn que nous la
semions avec la charite parmi les hommes. Recherche, ajoute-t-il, la paix, la
simplicite, Vamitie, la douceur, la bienveillance, l'amenite'. Cest le plus grand
commandement qu'il iit a sou fils Tiraothee, son grand et saint disciple.
Cest pour cette raison que nous avons voulu scmer la paix dans le coeur de
tous les hommes. Sache qu'en tout cela nous n'avons pas etc sollicites par
Tamour dcs presents, ni de Tor, ni de rargent, ni des perles, ni dcs vete-
ments. Cepeudant, nous avouous notre pcche, nous confessons notre faute :
uutre nature, petrie de faiblesse, ne devait pas ctre exempte dimperfections.
1. I Tim., VI, 11, cite de memoire.
P.\Tli. On. — T. XIII. — F. 4. 38
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578 lllSTOIUb: NKSTORIKNNK. |'ir)K|
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1. JUa.lj.
« Et maintenant, 6 (docteur) uniquc, nous dtjsirons et nous demandons
h genoux humblement rabsolution, dans la conviction ou jc suis (toutes
les fibres de mon coeur eii protestent) que tu n'as jamais dout^ de mon
orlhodoxie, de riutcjgrite de ma couscience, de ma droiture, do mon aflrau-
cliissemcnt dc Th^resie. Je n'ai jamais confessc ni reconnu en Jdsus-Ghrist
autrc chosc que dcux naturcs : la nature eternclle, ct la naturc nouvellc,
ct deux hypostascs, unies, jointcs, cgales, sans separation, sans conrusion,
sans changement et sans corruption.
« Je t'ai envoye une copie de la discussion qui eut lieu entre moi et leur
patriarche ; cxpose-la sur le roc de ta foi, qui ost, comme jc sais, incbran-
lablc; porte-la' sur Tintegrite de ta conviction; p6se-la dans la balance
de ton esprit; examine-la dans la bienvcillance de ton jugement, afin que
ma position soit bonne, que mon innocence eclate a tes yeux, et quc tu
sachcs que si j'ai dit la messe dans leurs eglises, je n'ai pas ncanmoins viole
ma foi dans ma discussion avec eux. Si tu trouves ce que j'ai dit aussi s6r
que la himiere du soleil, et aussi loyal que Tor pur, reconnais que je suis
innocent de toute heresie, et ne revenons plus sur le passe. Si la raison
que j'ai dite, et que j'ai clairement expliquee, est do uature ^ absoudre,
absous-moi, et ecris de ta main, sur la copie de la controverse, que la
doctrine qu'elle contient est orthodoxe et v^ritablc ; et scelle-la de ton
sceau, alin de lopposer k autrui, i quiconque n'a pas ta science ; pour que
1. J-L^lj esl sans doutc unc fautc pour xU.;>.L.
[25!)] XCIV. — CE QUI RUT MliU ENTRE BARSAUMA. 57i>
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J..J .j^^^ -0 jLi JjLJl .iV^l j^ ^! j'^!>h j^ * o^ -^3 •cfjf!^^ '"-)' "P. 207.
le groupe de ceux qui combatleiit mon ecrit marclie sur tes pas, suive ta
voie, ot se modele sur ta croyance. Et sil ne doit pus etre accepte, ni
appronvc, brille cet ecrit, et jettes-en les cendres aux vents impetueux et
anx tempetes violentes. »
Tclles sont les paroles (paroles qui valent des perles) qn'ecrivit le
saint catholicos, ce Pere pur et doux. Lorsque la lettre parvint au Pere
courrouce, cet hommc d'nne haute erudition ctoufra \a flammo de son
ressentiment, apaisa le bouillonncment de sa colere, pour proclamer h\ bonte,
la patience, la r^signation, rhnmilite, i'abncgation du catholicos. II lui
ecrivit ponr s'excuser. Une amitie sans troubles suivit ces nuages; Tagitation
de la mer se calma, les flots tumultneux s'apaiserent, et la paix s'etablit
universellement par la bonte de Dieu et sa misericorde.
Quand la trcve fut conclue eutre les Grecs et les Perses, des divisions
cclaterent parmi les Perses'. Piroz, general des armees persancs, trahit
Boran et Tctrangla; sdn regne avait durc seize mois. Alors les armees se
mirent en desaccord : celles qui etaient en Khorasan reconnurent comme roi
un eufant de la famille royale, nomme Meharkosrau ; celles qui se trouvaient
i Seleucie proclamerent Arzemidokht", fdle de Sirin, la femme de Kosrau; et
1. Sur la fin de rempire Sassanide et rapparition des Arabes voir encore : Un nuovo
testo sir., p. 26; Barhebr., Chron. Syr., p. 94 et sq., et Chron. arab., p. 172 et suiv. ;
Michel le Syrien, t. II, p. 410, 417-418, 423-424; Hist. dti Bas-Emp., LVII, § XLII. —
2. Barliebranus, dans sa Chron. Si/r. (ed. Bedjan, p. 100), ecrit is.:>o,^.,, « Zadimi-
dokhl " ; et dans sa Chrun. Arabe, ed. Salhani. p. 172 : ._::^J.~', ;I « Azarmi-
doklit ». Cf. Elie de Nisilie, apud Barhebr.. Chron. Ercles., col. 12'i, n° 1 ; Zarimnndokht
chez Michel \c Syricn, loc. cit.
5
.80 IIISTOIUr. NKSTOUIKNNK. [2«0]
^jH j^-^^yi >«ia-»l; o^ ^i iS^ ^'^' dir^ ^. -:^J-V^V ^yl-^L jl^
.Ua». (.,-ia» A-3»j p^ »_iJj>Jl J-aij -J^v* vl;; 1.5 ^r—' ^^;; Jvt^ 0; -^-r^^^-r^
JL-19.J . jUl^ ClU ^^-iJI /fi-^' J^J • «.^^J ^t^ »i-U--j O. j:J>.jXw..sV c^lil^
Jl Ja^l ^' .JL^I Jl ^^\ ^ ^J\ S^ '"LJI J ^ ^^1 viUi Jj
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jiu ^ i_.uji cjl j rl^l ji-^^. b^-^li ■^'^y^^ -L^' *-^^ •jt-^^^ ^y-^
1. !..U
cellcs qui etaicnt a Istakhr et dans lcs regions dc Persc uommcrcnt Yazd-
gerd ' fils de Saliryar, fds de Rosrau, fils de Hormizd. Les dissensions
s'aggraverent et la guerre civilc eclata. Arzemidokht put regner un an, pui»
elle eut les yeux crevds et fut massacree. On tua aussi renfant qui regnait
en Khorasan. Yazdgerd fut seul le maitre de Tempire ; tous les Perscs
ragreerent; ils lui firent quitter Istaklir, et le presenterent k Seleucic, ou il
s'etablit.
En ce temps apparut dans le ciel, du midi au nord, quelquc chose comme
une lance, qui s'etendit bientot vers Torient et roccident, ct on put la voir
ainsi trente-cinq nuits. Les hommes regarderent cela comme un presage de
Tapparition du regne des Arabes^.
Puis Yazdgerd fit des largesses aux armees, au moment d'entrer en
campagne contre les Arabes. Les Perses etaient pcrsuades que les Arabes
devaient triompher jusqu'i ce qu'ils seraient arrives aux rives du Tigre et
de rEuphrate, ct qu'une fois arrives lci, ils seraient vaincus, et s'en retour-
neraient en deroute. Confiants dans cette idee, ils negligerent de les com-
battre jusqu'A ce qu'ils fussent arrives a Hira. Lk etaient deux generaux
persans; ils combattirent les Arabes, et furent tues tous lcs deux. Los Arabes
s'emparerent du pays et commencerent i recueillir lcs impots en la cinquiisme
annee du regne de Yazdgerd k Seleucie. II y avait dix-huit mois qu'il sc
1. Tabari, p. 397, n" 3 et5; Un niiovo lesto, loc. cit. — 2. Cf. Chron. Syr., loc. cit.
[2611 XCIV. — CE QUI EUT LIRU ENTRE BARSAUiNlA. 581
^_j^\ JsU-U . <kM ji^lrUJl v_^_^J3 l^ yu- i^" ^^l-uJL 'iJ jo) .jjllj.JL :>^^j>_
^JsJls .Jl:>JI -UaS) *^_/>J Jl.5y)l 'U«J w»y^ ij^ ic-UI CJI Jy aXU ^ \3uLJ\
®[^ [^ \jj\ii ^jJIjuJI. "CjCifc.. jIj 1_^ jl -u ^^1 A.
Ju. ' •s^.5>. fJt''^ *^'^ •L.p^J (^^ ^y. -**- ''^ "^yf^ (J' ^j^-^y.. M ^3 * P. 29y.
j~"!3 • J_/* lj-Uas_) jL-l_^ »s>o v_j^l jL-j . .sl jl L« aJ L^ Ji Jl «^"Vlj M-r^ i**^
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trouvait reuni dans cette ville avec Mar Isoyahb le catholicos. Les Arabes lc
cerndrent ; ses soldats se disperserent en fuyant ; la plupart d'entre eux
furent tu^s. L'empire lui echappa. II s'enfuit de S^Ieucie avec ses enfants et
ses femmes en la septiome annee de son regne qui cst la dix-neuvieme annee
des Arabes', et se dirigca vers la montagne. Les Arabcs le poursuivirent
apres avoir pille le palais du roi et s'etre empares de tout ce qui s'y trouvait.
Lorsque Yazdgerd arriva k Djaloula, Sad ben Abi WaqqAs le rejoignit
et lui livra bataille. Yazdgerd fut mis en deroute; un grand nombre de
Perses perirent; de toute rarmee une poignee dhommes se sauva avec le
roi. Les Arabes qui Tavaient devance jusqu'a \ehawend rattaquerent encorc,
et il fut oblige de preudre la fuite ; il se dirigea vers le Rhorasan et atteignit
Merw. L^, il tentai desesperement de reunir des soldats et de Targent, mais
ne put reussir. Les Arabes, qui le poursuivaient jusqu'en Rhorasan, atta-
qucrent Merw. Yazdgerd, n'ayant pu s'enfuir, se cacha dans un moulin
situe pres de la ville, ou il fut decouvert et massacre. L'empire des Perses
prit ainsi fin ; il avait dure 385 ans^.
Les pays furent bouleverses par la venue des Arabes pendant cinq ans,
par des maux inintorrompus et des epreuves continuelles ; et cela dura
jusqu'a ce que leur regne s'affermit avec solidite. IIs demanderent aux
1. Yazdgerd regna le Ki juin 632. Sa septieme annee commen^ait dono le 16 juin
638 de notre ere; Tan dix-neuvieme des Arabes commen(;ait en 630. — 2. Barhebrfcus
{loc. cit., p. 102) le fait durer de 227 a 645, a savoir 418 ans; cf. Amr, p. 54. Mari lc
fait durer 480 ans; Michel le Syrien, loc. cit., p. 424, 418 ans.
582 IIISTOIRR NI-.STOIUKNNr-:. [202]
«iLlt^j *Jlll l^* (♦(l^Ji^ j (5jL~aJl w^y» ^^J Ji^ ^'^
A^j •^^'v^ (""^ ^ jUUi ijL»- ^l /^ i>5^^ ^ Jj^~-Vl ^v* Ot?'-' *J-vf>- (J
J c^lJ -JJj' "^' ^-^^.5 i>rrr^ *3!A* (j-y^-^y ^ In* (*■' (j-*^' ^ J^
1. In margine : j>.w' __;^U! Jie' ,bU^dw; deinde grapliio : J, s^ij UU.jl ^^ ,^Ji!
^wJI Uy iijL^ '-UjU. — 2. ^I^C^' cx ()cLaa>( o/oXv]. — .'5. icibUI - (jl^J-»-'' <'X |ift\v< doclor.
— 'i. }~'iy i-'x -po dominus nieus. — 5. ►*: ex ipooi monasterium.
chrctiens et aux Juifs leurs sujcts lc payement de la capitation ; ils la paycrcnt.
Les Arabes lcs traitercnt avcc bonte ; la prospcritc regna par la grAce de
Dieu (qu'Il soit cxaltel) et les coeurs dcs cliretiens se rejouissaicnt de la
donaination des Arabes : que Dieu raHcrniissc et la fassc triompher!
XCV. EVENEMENTS QUl EIRKNT LIEU l)U TKMPS DE iVI.VU laO^YAH» Gu.\LAVA.
[HlSTOlRE DE RaBDAN OuKHAMA] ' .
Ce Saint etait Tun dcs compagnons de Is6'yahb dans rccole de Nisibc; il
ctait dc la classc dcs doctcurs ct Fun dc ceux qui quittcrcnt Tecolc lors du
schisme de Hnana le docteur dont nous avons parle phis haut". II se rctira
aupres de Mar Babai ' dans son grand couvent, ct il vccut cn solitaire dans
une grotte, jusqu'a ce qu'il atteignit la vieillesse. 11 se rendit avec Habai dc
Nisibe h Jerusalem. Puis il fut contraint par Cyriaquc {Qimridqous), metropo-
litain de Nisibc. d'acccptcr lc siege episcopal d'Arzoun; mais il n'occupa ce
1. En marge : « Histoire d\m personnage dont le copiste a neglige d'ecrire lo nom. »
II s'agit sans doute de Rabban Oukhama, fondateur ou plutot restaurateur du couvent
de Kamoul, dans la region do Qardou, appcK'c aussi Beilh Zabdai (voir Mari, p. 25:
Le Livre de la Chastete, n°' 14, 2,5 ct 30; Thomas de Marga, Hb. I, c. 14; S(.'lier, Ana-
lyse de 1'IIistoire de R. Har Kdta, c. XXIII). Toutefois Amr (p. ,">.')) dit que son cou-
vent se trouvait dans la rijgion de 'Amadiya; mais cet auteur a sans doule conCondu lc
village de Kamoul avec le village de Koum ou Koumane, qui se trouve tout prcs de
Wmadiya. — 2. Voir w" LXXIV. — :>. De Misibe?
4
[263] XCVI. — [IISTOIRE DR RABBAN SABRISO'. 583
'y^y jL« A..*Ar Ll^y bjljM -^.^j Ow ^^3 AT»!» V. fl*-'"'' ^^y^ (V . (%*->- *-^' ls*!/^
®^Arl_yLi <,U1 L^i jsUil i^jiJl ^^1 |3
1. r-y ^' -► ~j-^" Gx i-iM ccllula. — 2. In marg. graphio : ^tJ.i .,' JljiJ j ►*i U!
uiooa ^SjiSj ,^i;x>j L.>'^1 ^. — 3. .^j, ex ^! magister noster.
siege que pendant trois ans, au bout desquels, casse de vieillesse et de
faiblesse, il se retiru dans la grotte de .Jean (Youhanna) disciple de Mar Awgen,
pres d'un village appele Kamoul, dans la region de Qardou, pour y vivre
dans la solitude. Les gens, qui apprirent bientot son genre de vie, se rendirent
aupres de lui, et batirent autour de lui des cellules ou ils habiterent.
Grace aux secours de quelques habitants de la ville de Thmanoun, il batit un
couvent sur remplacement de la grotte de Jean. Durant trente aus, il fit des
miracles; il mourut a rAge de soixante-quinze ans, et il fut inhume dans le
couvent qu'il avait bati. Que Dieu, grace k ses prieres, se souvienne de nous.
XCVI. HlSTOIRE DE R.\BB.VN SaBRISO', FONDATEUR
DU COUVENT DE BeITH QdQA ' .
A cette epoque appartient Mar Sabriso', cet homme vertueux, disciple
1. Cf. Le Livre de la Chastete, n° 59. La biograpliie de ce saint nestorien a ete
redigee parSabriso' Rostam [voir Thomas de Marga, lib. II, c. 17); Thistoire de son
couvent a ete ecrite en vers par Gabriel Qamsa de Mossoul, ct par un auteur ano-
nyme. Ce dernier texte a ete edite par Mingana : M&iha-zkha, Mossoul, p. 171-220;
cf. Scher, Analyse de 1'Histoire du couvent de Sabriso' de Beith Qoqa, dans Revue
de rOrient Chreticn). Assemani, B. O., III, ii, p. 742 et 877 (cf. Barhebr., Chron.
Eccles., 11, ed. Abbeloos et Lamy, col. 410, n. 2), semble confondre le couvent d'Eze-
chiel de Daqoq et celui de 'Aba Sappira (ij.^ us.) avec le couvent de Beith Qoqa.
Daqoq, en syriaque .^q^^^. ou ..dcix.., qu'on appelle maintenant Tawoukh, se trouve en
Beith Garmai, a neuf lieures au sud de Kerkuk (voir sur ce couvent Le Livre de la
Chastete, n° 85, ou il est dit que son fondateur etait disciple de Mar Awgen; tandis
que Thomas de Marga, lib. I, c. 31, dit de lui qu'il etait le disciple de Rabban Khou-
dahwi, mentionne ci-dessous, n° XCVIIl). Le couvent de Beith Qoqa se trouvait en
Adiabene; on en trouve encore les ruines tout pres du Grand Zab, a sept heures a
:!0l.
584 IIISTOIUI': NKSTOMII.NNK. f^fi/il
>JA__aj w**' ?• V— »>*-" " 'l-w-Ji ■y^ Ajjlj iTk^ «.*»— ^ . <L- h^JLc ,J^i 'ijLTJj ^/■^
♦ 1'. 30J. (jAc Ul^ jl5j .iiiljJI ^l * b^l ^l ^^JJI i^^Lt^ j. »_-x.yL.J 1»^ i^l; J^
. Ijrl^^ij C«JI ^j^^llxll sl^ j ^^j .ijXiaAJ jL*^ U-l__pl JujliJl lijb ^j
JjiL il pfcl^l jU J^ Jux.j l_^ <Lc>cJ .^j l^ jo ^^1 ijUJI ^^ jl^j
k^^Ajul i..A_Jli -«L ^.«.^JJtl Jlj .v.J.Xy L« K.^*.»- <_J^ <ubJ..^~S A^l v«L 0.*~>.^i klji Jl
j_j^ VI ^^ j ^_ jj^ l»*.5jL |»i L, b^ j jLfcJl ^_g;L ^^jJU- ■0)1 J^ jl^j
1. L;^p^ CX k4^paj avoi/(i)pr|Tr|i;. — 2. .IjJ CX \;m\ OpUS. — 3. i.Ls.
de saint Isoharuon ', gouverneur do Mossoul '", que Kosrau, lils dc Ilorrnizd,
fnit k niort k cause de sa foi chretienne. II demeura en Adiabene avcc iin
certain anachorete, dont il imita les reuvres pendant douze ans. II enten-
dit alors une voix celcste qui Tappelait, en lui disant : « Sabris6", montre-toi
aux hommes; car Dieu le Tres-Ilaut t'a donne cette terre pour que tu la
foules de tes pieds. » II obeit; c'est alors que les homme.s accouraient de
toutes parts le voir; et parmi eux vint Is6 yahb lils de liastohmagh, me-
tropolitain de Mossoul, et le futur catholicos, pour recevoir sa bencdiction.
Cet homme vertueux batit des cellules pour des moines qui vinrent le
trouver. II fut tres habile dans la lecture et le commentaire des livrcs
ecclesiastiques. II y avait, pres de la grotte qu'il habitait, un [ancien] mo-
nastere; c'est la qu'il fit son couvent. II agit selon les conseils de Mar Abra-
ham qui disait : « Si tu t'occupes des interets de Dieu, tu seras degage de
tout ce qui te preoccupe; si au contraire tu t'occupes de tes propres intercts,
tu seras accable de fatigues, et tu t'abaisseras meme de deux faQons : en ne
travaillant pas k ta perfection, et en ne remettant point toutes choses entre
les mains de Celui qui les dirige. » Par une gr^ce divine, il pourvoyait aux
necessites absorbantes et materielles de son couvent, sans que Ton vit dans sa
cellule autrc chose qu'une cruche d'eau, et une ecuelle de feuilles de
palmier enduite de poix, pour y mettre du vinaigre.
Touest d'Arbele. Enfin le couvent de Aba Sappira se trouvait en Bcith Nouhadra (voir
he hivre de la Chastete, n" 20). — 1. Je n'ai Irouve aucun renscignrniciit sur ce piM'-
sonnage dans les autres annalistes. — 2. Alor.s Ninive.
]2651 XCVI. — HISTOIHK DR RABBAN SABHISO'. 585
L^L_. VI ^^^1 <ii.lr ^LaI |j.« Aji_JI Jl 4oM o'^-^ j;-» jj^ f-^j -(V" f^^J -Ir^ ♦ I
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\.« jLjl 5-lji<i ijlj> <U 'K P^ \-J*Y^ L-.» ' v^-O i_5JI j^Ls ■ '^'I ijya^\ \a UjiI» .*J
. dUi l_^«..-. LJ AJI...JI j^ |yj-=' ^ • (V^' -1/3 ~ '^ij^ wJI
.30.3.
u.
2. !>.iJiJ. — 3. ^'jIhJ' ex ujpo dominicus.
Quand lcs Arabes se repandirent dans los paj^s, envahissant les bour-
gades, ils approchercnt dc son couvent; le Saint reunit ses enfants dans
une eglise voisine de son couvent, et il resta avec cux; il enjoignit alors
au.x habitants du village, (|ui accouraient autour dc lui daus reglise, de
ne pas sc soumcttre aux Arabes. La placc fut assiegee, et ceux qui etaient
dans reglise ne purent sortir pour chercher _de Teau ; et il n'y avait pas
l^ de puits. Le Saint benit une cruche deau qui se trouvait \k, et il en
abrcuva tous les assieges qui etaient avec lui, pendant le sejour les Arabes
dans ce lieu. Ccux-ci sacharnerent a vouloir penetrer dans leglise, qui
pourtant n'avait que de faibles muraillcs, sans y reussir. Ils s'etonnerent
alors que cela leur fut impossible, a eux qui avaient su venir a bout des
pkces les plus inabordables et des villes que leurs remparts rendaient inac-
cessibles. Un de leurs chefs leur conscilla d'abandonner la place : « II
doit s'y trouver, leur dit-il, uu moine vertueux, qui nous empechc d'y
entrer; car chaque fois que nous langons une fleche, je vois quelque chose
comme un trait de feu en sortir, repousser la fleche et la faire reculer. »
Ayant entendu ces paroles, ils quitterent Teglise.
Puis saint Sabriso' mourut le prenjier dimanche du careme'. Que ses
prieres soient avec nous.
1. Vers 650 (voir notre Analyse de 1'Hisloire dti coiivent de Sabriso' de Beith
Qoqa, p. 6, n, 4).
P. 304.
5H« IIISTOIIll-; NKSTOKIKNM-:. 12601
IJCC
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U ^y.'jji.j ^r-y^^J ^^^J ^J*=/?"J '''^.r J^3 <SJ^^ f^^y} ^^ -'^ f
1. ^3'l^j. — 2. j^j. — 3. .^Uxw' cx .^m jacuit. — 4. ^^-=^1. — 5. '-^.-jJ.
XCVIl. — IlisToinE i)i: M.vu 'Aiiiu fils ue Hanif '.
Cc fut ;\ cctte epoquo qiic ce Saint fut clu; il etait originairc dc Ilira;
il n'etait pas moinc; il n'avait meme jamais songe k rdtre ; mais Dieu le
choisit commc David fds d'Isai, Jcremie ct Evagrius [Ourghis). L'ange de
Dieu lui apparut trois fois et lui ordonna de se faire moine;iI scrvit alors
Mar 'Abda, le fondateur du couvent de Gamre '-.
II avait conQu un doute sur sa vision; mais Tangc tira repee pour le
frappcr. C'cst alors qu'il partit pour se rendrc aupres du pere Mar 'Abda'.
Accable de fatigue, il s'endormit en chcmin, dans le voisinage d'une foret.
Mar 'Abda le rencontra alors, ct aper(,!ut uu lion vcillant a ses pieds, ct
ecartant de lui les moustiques. II fut cmerveille de ce spectacle; il le reveilla
et le conduisit aupres dc saiiit Babai; ce Saint changea son nom ainsi que
lui avait ordonne Tange qui lui avait revele son avenir. II ne cessa de servir
Mar Babai ct Mar Abda jusqu'a leur mort.
Puis Abraliam de Hira', Mar Youhanna', Gregoire {Djrighour), Gabriel
{Djibrdil), Marc (Marrjous) et Khoudahwi % ayant entendu parler dc lui,
1. Cf. Le Livre de la Chastete, n° 77. — 2. Ou plutot de M'arre (voir ci-dessous,
p. ,^01 ; cf. ci-dessus, p. .5.'iO). — 3. Voir ci-dcssus, n° XCl. — 4. On pourrait encore lire
,_^}s-'l « dAdialaone ». — 5. Lecture conjccluralc ; voir louterois ci-dessous, p. 590. —
6. Sur Klioudaliwi voir ci-dessous, n» XCVIIl.
[2(')7] XCVIl. — IIISTOTRE DR MAR 'ABDA FII,S DR I.IAMF. ,-)87
dUi j (V^:^ JJ-^. ^J^^J • J-5^ iS^y ^^- (*v' J^-5 "^ ij^lsli -is,/^ (^ J-^'!
«Jjj^ 7c„»j^ diXJi ^.^bj Vls-lj ^,^1^ L> ^ "J iw^ ■'•■Jj -y^^ \y3 JJ^eJi ^J ^I
^ji \a y-j^ ■il Ij-i J3-*J y^ ^— j .Cjlj ^^^ '-^" '-iy^^ j^ <;'jlc c^Joj .aJ -u.«
>U^J -,-LwL ^p-Vlj f-_j-iw«l3 L«JtAa-l ^jy^\j dJllA As-3J ^^1 jj^ ^j ^^
1-Cils.l_^^ ^Lo jl 7t,Laj_ U^j.« xljlj d.'>UJI a) ^^ i^" -^j-^ ^L' j»jj« ^lsls .L«y«^Aao
^ livr^' cr^ '*''3^3 -l^ t/~i -^ o^ ^J^'^. " ^"^ •Ir*^^ j-*^ ^^J *'''-^: ♦ p. sog.
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1- (l^-
allerent le voir ct habiterent avec lui ; il fut pour eux comme Moise fut
pour Aaron. Ils se uourrissaient tous dans ce desert de mocUc de palmicr et
de noyaux de dattes. U apprit, par unc revelation, la construction du cou-
vent dc Beith Hale; il vit Tange tracer remplacement du templc; il cn fit
part aux freres et cxhorta Rabban Khoudahwi ^ bAtir Ic couvent, en lui
revclant que c'ctait a lui qu'il etait reserve de le fonder. II avait rhabitude
de parcourir sans cesse le dcsert ou il habitait. Une fois qu'il traversait
le pays, il arriva pres dc la terre de Phiram, appelee maintenaut 'Ain
eu-Namir; il trouva dcux moincs : Tun s'appclait Qamiso', et rautre Basile
{lidsills), avec un homme qui les servait; il resta chez eux trois ans. L'ange
lui apparut alors, et lui montra une place propicq^a la construction d'un
couvent. II se mit h batir et nomma cc couveat : couvent de Gamre, parcc
qu'il etait pres d'un fleuve appele Gamr^. II fut aide dans son projct par Qais
de Hira. Mar Abraham vint du couvent de M"arre ct laida dans la construc-
tion du couvent jusqu'a son achevement. Mar 'Abda s'y etablit; et les
moines vinrent de toutes parts se grouper autour de lui. Voyant Icur nom-
bre considerablc, il s'eIoigua ct se retira dans une grotte, ou il vccut long-
temps dans la solitudc.
Puis il commcn^a a appelcr les habitants de 'Ain cn-Namir au cultc du
Dieu grand et puissant, et a la religion chretienne. lls tiraient leur origine
5>W IIISTOIKF, NKSTOUIKNNK. [2081
_^j ^^^ jl ^■Ij.T.-.i ^^ j»^ jx,^ |Jj .j»jJ ijLijl ^_^^-^' ^>« '_>»^. (vlj -JiJ^
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^jj CL»- pAlI^i «Jl vii)i l_jXii (^m j iJ«tiJl, .3!>UI Jilr JlaI J;:«ii«l (♦.'
^,3tJjl .i,Ui (vA^I J 4,UI JLj .(V^r^T^ Sy^ ^y-j^^ J^ (♦^^3 ^r^ o^ <J^
. —>j^\ jjc 7t-.3i>a)l |»jl« (*-^J 'jt^' (J 'jJ^J Ir^ LJr'^^-^ Z J^^ M-'"*^**! ly ls*^
*ljr»«j f-*-*J ("L^il ^;— <5 lj>-j ij-4-r' l-^J (**/^ A*£-l jv
r^j-
tles captifs que les Perse.s avaient einmeuc.s dc Khorasan. lls adoraient lcs
palniiers, les arbres, les idoles, et quelques figures ayant la forme d'homnies.
Lcur plus yrande idole 6tait une cliose qu'on appelait Nahrdan, qui 6tait
servie par dcs protrcs dont le chef s'appelait Marzoq. Ils n'6cout6rent pas
les cxliortations du Saint. II n'y en avait pas un parmi cux qui put sup-
porter que Ton pnmongat le nom de Dieu Trcs-IIaut devant lui, et pcrsonne
n'osait prononcer Ic nom de Dieu en leur presence. Lorsque Dieu, dans
sa bonte ct sa misericorde, voulut les sauver et les tirer de leur cgarement,
il advint que le fds de la soeur de leur chcf tomba malade, et allait mourir,
frappc par un csprit impur. Son oncle, le chcf, le porta k Mar 'Abda; car
il avait deja eu connaissance de ses oeuvres. Le Saint pria sur lui, roignit
avec riuiilc de bcnediction. Le demon qui le tourmentait sortit de lui. Dieu
ouvrit a Marzoq les yeux dc Tesprit, comme a Cornelius ; il se fit baptiser
avec toute sa famille. Et Fon vit les demons s'envoIer au-dessus d'eux comme
des corbeaux.
Puis les habitants de la region furent attcints de rcnflure du corps; ils
vinrent lui exposer leurs malheurs. II leur fit boire du hnana ' ; il fit sur
la fontaine le signe de la croix, et leur ordonna d'y boire : ils furent tous
gueris. II pria encore Dieu pour eux ; alors les arbres qu'ils adoraient niou-
rurent; on vit les demons en sortir et s'cnvoler dans les airs, et Ton enten-
dit leurs imprecations contre le Saint. II baptisa ensuite tous les habitants.
Le chef conslruisit des eglises, brisa lcs idoles et dctruisit Icurs templcs.
1. Sur la signification du mot hnana voir ci-dessus, p. 449, n. 3.
12691 XCVII. — HISTOIRE DE MAH AHDA FILS DE HANIF. 589
Jl JU jU * . \j£- /•La)! 41».:, <k,U-j J ib Ji[^\ ^\ .stj ^j. '«JJl -U-£ J:>Jj ' P. 308.
jl^Cj .1^ <;ls l^ ^^^ Jlsj '»J_j^J «-. iUai. iJl JU«i .«J^ i>l^l aJLj_ iJ->^-^\
J iLjlitJl j5l> L.« (Jr*J.y (^^*''^^^ ij'-' (J^ r^^ j^ ^^ bj^' >— *ir^ O^J
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® V-..I Ljm 'ijiiLtf .Ijt-lj \y_ jLfc^l yj ^-^^ i^La. <X>-j
1. vJl.vAi»;;.v ex inivhi ministerium, recitatio officii liturgici. — 2. e.L~j| ex i^am
completorium.
'Obeid Allah bcn Ziad, emir do llraq, fut attcint d'un mal au picd qui
rompeclmit dc poser cc picd h tcrrc. II cnvoya quclqu'un auprcs du Saint
pour demander sa prierc; celui-ui iui fit remettre sou baton par le messagcr,
en disant : « Quand il s'appuiera sur ce baton, il sera gueri. « 11 en fut
comme le Saint Tavait amionce, et rerair guerit aussitot.
On raconte de lui cette jolie anecdote : il avait remis a Rabban Kliou-
dabwi deux noyaux, de ceux dont les anachoretes se nourrissaient dans le
desert. Aussitot qu'on les eut mis dans la bouche d'un enfant agonisant, il
fut gueri.
Ce Saint vecut jusqu'aux dernicrs jours de Mo'Avs^ya'. 11 mourut daus
sa grotte sans etrc frappe d'unc maladie particuliere. Les moines le trans-
porterent au couvent et linhumerent dans le lieu ou ils recitaient les com-
plies dans la saison d'etc ; il etait Age de pres de cent ans.
'Obeid Allah ben Ziad, ayant appris sa mort, visita son tombeau pour
rcmorcicr Dieu qui lui avait rendu scs picds par la priere du Saint; et il fit
aux moines de grandes largesses. Que scs prieres soient avec nous. Amcu.
1. Ce calife regna de G62 a 680.
51)0 IIISTOIHK NKSTOHIKiNNK. [270]
r. 3oy. .Vla-li j^ >_^L. * ^ybUy» ^j j^
-kJjLiti -^i)^'' ^ J^Jj tlr^ *~w33o jl <— >JuJI JUU- jljl^ <i£. ^_gic. ^jJiJl v-^
V ^ iyb'j Vl*L i^ J Ol^' 1^^. ^i ^■'^ ^i ^\ ^ y cUAi' J ^'
(^jlj L. ^l^l ^-is- t*^' ^ -^' cr* ''^v* ""^ ^l* -li^ Oi (-S^^^i?^ u^-r»'
i^^ J ^-^^'i *^^ -^r—-; ..^r**'' w-o-Lj j_yL ^j A^ ^5_^iii_ji>- jl j».*
.C.,lJiJI *_iJ >^j "^^.^ J ■V-''^
Ojj' jl *J j^l^. "^Lc-alj j_j.L ^ ^LJI J ij_^\^y>- ^lj j_^L j^j CjI' Lii
<_liljj ^jJ^ ^' "^J j-« -v-=ii -Iv; Jlj irr^' ^.j; (^' «-^^ *~*'-' *J>^^^^ '^'
■ 1- i-r' ^- — ^- 1'^'^ cellula.
XCVIll. II1.STOIIIK DE R.Mill.V.N KltOUD.MlWI FOND.\TEUR
DU COUVENT DE BeITH H.\LE '.
Cc Saiut appartieut ^ cette opoque; il ctait originaire de Maisan; il lit
ses etuJcs dans l'ecole de son pays. II apprit la medccine sous lu dircction
de son oncle. Le gouverneur de la ville voulut rinscrire parmi ceux qui
devaient payer la capitation; mais Tangc Tapostropha pcndant la nuit au nom
de Mar Babai, de Mar "Abda et de Mar Jean qui liabitaicnt le d^sert de
Beith Hale, et lui dit : « N'attaque pas Khoudahwi fils de Tai, car nous
Tavons rapproche de Dicu. » Le inatin a son reveil, il raconta ii ses freres
ce qu'il avait vu, et il cessa dinquieter Khoudalnvi.
Puis Khoudahwi se rendit aupres de Rabban Sabor", fondateur du cou-
veut de Souster {Tester) qui le regut et le fit iiioine dans son couvent; il vecul
en solitaire dans une cellule, s'abstenant de tous Ics plaisirs.
Apres la mort de Rabban Sabor, Khoudahwi vit en songe Mar Babai et
scs compagnons, qui lui disaieut : « Si tu veux etre moiiie, va au desert
de Hira, et demeures-y. » II s"y rendit aussitot accompagne de Aba Yaz-
dad', son compatriote. Cheiniu faisant, ils entrerent dans uu couvent connu
1. Cf. Le Livre de la Chasleie, n° 79. — 2. Voir sur ce personnage Le Livre de la
Chastete, n° 35. — 3. Cet Aba Yazdad ne serait-il pas Aba Yazidftd, auquel Ebedjesus
de Nisibe (apud Assem., B. O., III, i. p. 220) altribue un livre de Morcetiu.v choisis ol
qu'Assemani identilie avec Yazidad, un dos coinpapfnons do Narsaiy
[271] XCVIII. — IIISTOIRE DR RABBAN KHOUDAIIWI. 591
i_j»lj ^b <3<u^3 iIa.5 Ai-lj .L^U^ ^y- JJJI j 4J wi*?j .'»Jt IJ^ .<us UiL. ^Ul
^DI dLsc-^ Iaj» J^I ^ dl"yi-l ^ LJj Aill dLA»=- Ai <0 Jlsj ,^y>U_ji^ j.j
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1. Jib^. vel .sb^.
sous le nom do Loudj, ou demeurait Habban Barsalide rermito'. IIs le sa-
luerent. Une revelation lui decouvrit pendant la nuit la future condition
des dcux voyageurs. II prit dc l'huilc et la versa sur la tete de Rabban
Khoudaliwi cn lui disant : a Dicu t'a etabli chef dc tes frercs; c'est pourquoi
Dicu ton Dicu t'a oint d'une huilc de joic par-dcssus tes somblablcs -. »
Puis il remmena au dcscrt de M"arre ou habitaient Mar Abda ben Hanif,
Abraham de Ilira, qui devint ensuite superieur du couvent de Gamre,
Gregoire, Gabriel ct Marc ^. Khoudahwi ct son compagnon habitcrcnt avcc
cux, se nourrissant comme eux dc plantcs et dc racines sauvages et quel-
qucfois de pain sec quand ils avaient pu en avoir. Ils construisircnt un
tcmplc dans ce descrt ct y consacrcrent un autel, et ce lieu fut appele
couvent de M'arre. Ils y transportdrent les restes de Mar 'Abda rAncicg.,
de Tendroit ou ils etaient inhumes; et sur lc conseil de Sabriso' et de
Mar "Abda ils choisirent Rabban Khoudahwi pour leur chef.
Les jours des dimanches et des fetes, tous ccs Saints venaient au cou-
vent et suivaicnt lcs regles que Rabban Khoudahwi avait etablies. Bientot
apres les moines vinrent de toutes parts se grouper autour de lui. Sa vic
durant il nc monta jamais a cheval ou sur une bete de somme, et depuis
qu'il sc fit moinc ses mains ne toucherent jamais a Tor ni ti rargcnt. Son
1. Ce serait Bai-sahde le londateur du couvent de Baroqa (voir Le Livre de la
Chastete, n" 78). — 2. Ps. xlv, 8. — 3. (^f. ci-dessus, p. 580.
I'. 31J
592 IIISTOIUK NKSTOUIKXNK. L272J
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.^^ ii^ jLjfc^l -Jl «^lj .CjL*"'^!! jAa-j '^jJrUJI ^_^j_^ Ij^ <i)lj -u «Jl jU-j
1. iNjLjoii. — 2. In marg. grapiiio : ws.'_yj'i ••^^-?^ ^\^ •^ vjy (J>:M?^' ^j~r?'jjr.-=>'
^l ivJb'U ~^,yai. Jui J^y ..^CJj >>,UI Ijji -J-v .15' 'il
corps, par l'eiret dc la clialcur ct du froid, ressemblait k du bois brule.
Dcjii des voix s'etaicnt fait cntcndre i Mar "Abda, lors de sa peregri-
nation dans lc desert de Bcitli llalc; il cntendait dcs bommcs reciter Toirice
toutc la nuit; il avait dit aux freres : « U y aura dans cet endroit une con-
gregation de nioines. » Quelque temps apres, il avait dit k HabbanKlioudahwi :
« Je t'ai vu en songe avec Mar Baliai et une foulc de moincs ; et vous me
disiez : Nous irons a Beith Halc et nous y batirons un couvent. Gom-
mcncez a batir, vous disais-je, Dieu vous aidera. Jc vis ensuitc range du
Seigneur mesurer sur le sol Templacement d'un tcmple. » II ne cessait de
Texhorter a batir un monastcre ct Ini disait : « Get eudroit est reserv6 pour
y biltir un couvent ou Dieu sera glorifie. »
.Mar 'Abda avait eu un autre songc : Simon-Pierre, Simcon Bar Sabba'e
et Simeon le Stylite disaieat a Rabban Klioudahwi : « Commcnce k bAtir,
nous t'aiderons. » Rabban Khoudaliwi fut informe de cette vision; et quand
Sabriso', dveque de Hira ' et les notables de ce pays eurent connaissance de
tout cela, ils Taiderent de leurs deniers, et construisirent le couvent, que
Teveque consacra. Quelque tcmps apres, le catholicos Georges^ vint visiter
le couvent, et en rajeunit la construction. Les moines s'y r^unirent nombreux,
comme au desert de rEgypte.
1. Menlionnt' ilans rAnonymo ilo (luidi : Un nito\'o te.ito..., p. oO; il'. oi-dessus,
p. 548. — 2. Cc palriarche re}j;na de (),">(• a 680.
[2731 XCVIII. — HISTOIRE DR RABBAN KHOUDAHWI. 593
^ (>LlJl_) _j*ji\ «ijliLw \y^_ ^ — •' ^y* '^[y^ f\y^ (J^. i^ ^^'^y^ O'-^ 1**^ (**'
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4.Us L. (iJlJj (»i^ .^L_.L_Jlj jl aJI ■'(v--j_ jl ''-L jLilj iLp ^-".ij ^j=^l ,>•
«''^01 <ilS ^l«JI
1. =^^. — 2. 'j'i-J.. — 3. Iji^. — 4. In margine graphio : iysrS . — iiwl ^-«r^t—
^[gj^! J-r^5 ^^^'j^ ■" j 3 ^J^ ^ -^*^- — 5. ^oj» ordinavit. — ■ (i. in marg. graphio :
"" ' ' . C^li^ H, ^''i, ^-^ ^}^ -'^" -'^'
Puis Rabbau Khoudahwi entendit un jour une voix celeste qui lui disait,
comme elle avait deji dit au Pere Arsene, de quitter le couvent et daller
habiter le desert. II ob^it et demeura dans un endroit qui etait a sept para-
sanges du couvent. De temps en temps les moiues allaient le visiter pour
recevoir sa benediction. Un jour, on apporta do plusieurs pa^^s des malades
au couvent. Le Saint le sut aussitot; il rctourna au couvent et ordonna
dc les amener. II donna alors du hnana ' a son disciple Mar Baba'i^ en
le priant de leur en faire boire. Quand ils en eurent bu, Rabban Rhou-
dahwi dit k son disciple : « Dieu a accorde la guerison a la plupart de ces
malades, et ils ne reviendront plus ici. Mais il en reste quelques-uns qui
n'ont pas ete gueris ; car j'ai vu comme une main legere se mouvoir au-
Jessus de ceux qui obtenaient la guerison. » Dans cette circonstance, il
rappelle Thistoire d'Antoine, qui connut Tarrivee des voyageurs qui souf-
fraient de la soif sur le chemin.
Quelque tempsapres, Rabbau Khoudahwi, lesyeuxpleius delarmes, revela
k Sergius {Sardjis) eveque de Hira^ que des calamites devaient foudre sur FE-
glise; et il lui conseilla dordouner des pretres et des diacres. Cette predictiou
s'accomplit par la persecution d'El-Hajjaj. Que Dieu lui donne sa rctributiou.
1. Sur la signitication du mot hnana, voir ci-dessus, p. 449, n. 3. — 2. Sur co Babai voir
Lp JAvre de la Chaslete, n°87. — -3. Ce serait le successeur de Sabriso ', mentionne ci-dessus.
PATU. OR. — T. XIII. — F. 4. 39
5«4 IIISTOlllK NKSTOHIKNNK. [2741
I' uv .!i,^L ^ l_^;o /;>-UI i^.j-Vl «l^-A^j "i'C« ijt*r~! -j^ ^s^-^ "^y-
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^^1 ^'l»_) ->J«< _^_) /•^;^' ^<«lai> V J-iJlJ LXj^" J3 (^l jl JUi .L-i ^,*jiU ^JJ
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,_^*l»Jl A-ai »JL._ jl jX ^ *ft-UaS ^j-. »liX) r-J^pJl jLfc^l ^l ^5_)Ali_^ J^j
. JJi. l_^Ui» .^1 Jl jj^r-^. J..-^l <^1 ^ -!a-.3VI >_-^l^l Jo 1_^ jLfc^ Jl»)
1. uJ;.. — 2. Iii niarg-. grapliio : ^,j>^ .}^\ ^J. ^j^\^,5^ ^.y — 3. jjLJl.
Depuis la constructioii du couvont il s'al)sliiil pcndanl sept annfies de
preudre des alinieuts cuits.
On raconte que saint Mar Bahai avait connu par une rev6lation lliis-
toire luture de Habhan Khoudahwi et tout ce qu'il devait faire, avant nieme
(jue oelui-ci ne vint au monde et soixante-dix ans avant la construction de
son couvent; et il avait revelc tout cela !i ses freres.
Rahban Khoudahwi vccut jusqu'aux jours de MotUvya. II baptisa uno
de ses lilles, qui avait le bras desscche; au bout de deux jours, Dieu la
guerit par les pri^res du Saint. Aux approchcs de sa mort, ses enfants lui
dirent : « Qu'adviendra-t-il de nous apres toi? Le couvent n'a rien. — Si
vous avez la foi, leur repondit-il, et si vous ne doutez point, vous ne man-
querez jamais de pain, vous en aurez meme plus apres ma mort que vous n'en
avez eu durant ma vie, et cependant vous serez plus nomhreux. » Los choses
se passerent comme il lavait dit. 11 mourut k Tage do quatre-vingt-douze
ans et fut enseveli dans son couvent. Que ses prieres soient avec nous, amen.
On raconte que Isoyahb' alla voir Rabban Khoudahwi, accompagne de
ses deux disciples. A son approche du couvent, Rabban Khoudahwi dit aux
moines d'aller a la rencontre de leurs visiteurs. Et, sans faire connaitre aux
moines que c'etait lo Gatholicos qui vonait au couvent, il leur dit : « Baisez
la main do celui des trois cavaliers qui sera entre les deux autres. » Les
1. Ce serait Iisu'yalib III, ifAdiabene, qui gouvcrna ri<]glisc neslorienne de 651 a 6(50.
[275] XCIX. — IIISTOIRE l)E RAHBAN IIORMI/.D. oiir)
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1. Jka.
moincs obeireiU. Mais lo Catholicos refusa cet lionneur; 11 voulait demeurer
inconnu, et faisait marcher ses deux compagnons devant lul. Ceux-cl
k leur tour parlerent de mcme. Le Catholicos ct Khoudahwi se rencontrerent
dans le couvent; le Cathollcos remarqua la bonne tenue des moinos et
leur grand nombre. Le dimanche sulvant, 11 celcbra la messe et donna la
communlon a la foule. II sc prosenta un moino qui avait les malns toutes
dechirees et toutes nolres ; le Catholicos dit k Habban : « Tu as reunl
toutes sortes de gens, tu aurais mieux fait de te borner. » Vers la fm de
la journce, Rabban dit au Catholicos : « Notre Pere, nous allons laire le
tour des cellules, et examiner ceux qui s'y trouvent. Je renverrai tous ceux
qul meritent d'etre chasses. » Le Catholicos se leva; et 11 arriva bientot k
la cellule du molne qui avait les malns dechirees; 11 regarda par les fentes
de la porte, et Tapere^ut tenant d'une main une ecuelle en feuilles de pal-
mler, et, plongeant Tautre dans une chaudiere pleine de poix, en prondre
et en enduire recuelle. Son travall dans sa cellule etait d'enduire les ecuelles
de polx. Rhoudahwl dit alors au Cathollcos : « Ordonnerals-tu que je renvole
de telles gens? » Le GathoUcos pleura et regretta ce qu'il avait dit.
XCIX. HlSTOIRE DE Ra.BB.\N MorMIZd'.
A cette epoque parut ce Saint; 11 etalt Persan; 11 so fit moine dans
1. Cf. Le Livre de la Chaslete, n" 89. Ce moine est IVtbjet de deux biograpldes,
l'une ticrite rn prose par Sinieun de Cascar, et rautre en vers par Sergius d'Ador-
1'. 3i:
OtW lll.slollU'; NKSTOUIKNNK. !27(i|
'jv^ <>.-='^' Jr* r^ *'->-' -^^^J »-^' o^'^ >^^. (_r^^ ts*-^ V k>*
ijL. n-w- (jy^ J^' ^ -**'j f^y. tj -Ufrlj <«-0*" l/'.) t>^' ssA-aLJ .^11) !>_^
ji ^j^j .Lfc^i» JL'Va, iJ^jj .viUj s_i)lio ^ ^ ^lj .iil*jJl JJ lyU jl
i^ipl J»»"j ^jVj cJij LJl ' ^ j\ ^LJI ^^ IjA^U Uj 'j-A^JI A,_jljJI jAju
.^^,3tJI Iaa {J^ \r~ '^'j .^,/*"j "^'jl-^' J^ I^Li Uj ULL> jL-JI ^^1 ^
l. ojJjJk^l. — 2. ^iA-
le couvent do Hritli Abd ' ou il rcsta viugt ans; puis il le quitta pour
aller avec Rabbnn Yozadaq ■ habiter une grotte dans la montagne de lieitli
iXouliadra pres dun village appele Alq6s, se nourrissant d'herbes et de
racines sauvages. Des chasseurs, ([111 le decouvrirent, repandirent sa
renommee parnii les honimes; les foules vinrent le trouver. II gu6rissait
les malades; en un seul jour, il baptisa a Ninivc sept cents personnes. 11
composa un livre contenant des preceptes obligatoires pour les chretiens ^ ;
il y ordonna de prier sur les enfants qui seraient morts avant d'etre bap-
tises, il condamna ccux qui repudiaient ce precepte et appuya son opiniou
sur des preuves. II delendit k tous, et (en particulier) aux femmes en
couches, de porter des talismans en fer et d'autres choses semblables; il
defendit aussi de suspendre comme ornement au front dcs cnfants des
croix et d'autres choses semblables, comme du hnana ' et des grains de
verre ; ct beaucoup d'autres choses pareilles.
bedjan. Ces deux legendes sont conservees dans plusieurs manuscrits (voir Scher,
Notice sur les /nss. de A'.-l>. des Semences, n"' 105, 10() ; idem, Nolice sur les mss.
de Diarbekir, n°' 76, 1°; 95, 8°; idem, Catalogue des mss. sijr. conserves a la biblio-
theque episcopale de Seert, n°* 64, 110, etc). La derniere a ete publiee par M. Budge
en 1894.
1. De Bar 'Edta {Le Livre de la Chastete). — 2. Sur ce moine voir Le Livre de lo
Chastete, n° 91. — 3. Cet ouvrage est cite dans un livre d'Epitome des Canons sijno-
dau.v, conserve dans un manuscrit a notre bibliotheque de Soert [n" (>/), ct ofi il esl dif :
« Question : (juelle difference y a-t-il entre notre baptfime et celui des Severiens el
des Melchites? Et pourquoi la regle de Rabban Hormizd, <]ui ordonne de rebaptiscr
ceux-ci quand ils viennent l\ nous, n'est-ene pas en usage chez tous les Nestoriens... ';* "
— Assemani, B. 0., III, 1, p. 276, identilic ce Rabban llormizd avec Jean Hormiz,
auquel F.bedjesiis dv Nisibe attribue des discours poetiques. — 4. Sur la signilication
du mot hnana, voir ci-dessus, p. 449, n. 3.
[277] XCIX. — IIISTOIRE DE RABBAN HORMIZD. 597
J^^Im c-^j^ 1 ^^r^ jjfr «^isj L.IJ . ,_jX!l ,_jX)l «Ciafr /j^ ^Ls- l^ Ij . JLsJl
.jVjI -Wiu jJbJ «VjuJi ~0^i» («3» iSljJ • [/'"Jl -^-♦JU /v« ^j^ (V^ ■'— ' 'toL-/l i^Lsj.*)'
^\ Lo JalJ («^ tj> ^.i Ai.£- Ji /j^ -iljo jl k_«5>u V Jlsj '»-L ^^IJ .^^l_^l
viiijl U j.«y(. ^j <0 Jls jl j_^l L^ s_^LJl ^jiJ-aflj .dUj j iiJU.LS -J^lji)! J
jVjI jV I-«J''-*^1 iIk^ v^^Ij '^^ cJ"*^ .bAAiLL» ^l L As.c-tfj aJ^" Lo j>LL
^Vl (iljj .'LJI jUs * .siA*J ^^jjLjVI cAAJ .^1^1 iVjl ^ ^^Vlj i^o.sLjVl " p.
■ (jU 1-«-« jLlLJl »_J«3 . !S Alcj »LJ1 .jUs
®1a.1 LJ 4J.OM j*x." *;l_jirf ^^^ ti jV^^j t-Llju-I J' -j^y ^Vj j*^ JLiy
1. »J,j. — 2. LiX. _. .,'i.U cx ii^wjn cloctor. — 3. op0o3o$(oi.
II construisit un couvent dans un endroit diiTicile de la montagne ' ; des
moines, de tous les points de la montagne, vinrent se grouper autour de
lui. II guerit plusieurs personnes mordues par des cliiens enrages. Iso yalib,
metropolitain de Mossoul, ayant appris son histoire, Tordonna pretre. II
ne cessa de baptiser les foules. Une fois, un des docteurs de rEglise,
Tayant vu baptiser les enfanfs des lieretiques, le desapprouva : « II ne
faut pas, lui dit-il, baptiser celui qui a ete dej^ baptise : mais nous devons
faire sur lui seulement le signe de la croix, comme Tordonnent les canons. »
Rabban Hormizd s'y opposa ; et la discussion continua. Enfin, Rabban
Hormizd lui dit : « Je te ferai voir de tes propres yeux la faussete de
ce que tu dis et la raison de ce que je fais. » Puis il benit Teau, et fit
approcher deux enfants, dont Tun orthodoxe et Tautre heretique. Quand
il approcha Torthodoxe pour le baptiser, Teau se perdit. Mais il approcha
Tautre, leau retourna aussit6t k sa place et il le baptisa. Le docteur fut
saisi dadmiration.
La vie de Rabban Ilormizd se prolongea beaucoup. A sa mort, il fut ense-
veli dans soncouvent. Que ses prieres nous aident toujours.
1. Ce couvent existc encore tout pres d'Alqos dans la montagne de Beith 'Edri, a
neuf heures au nord dc Mossoul. II est le seul des anciens couvents qui soit actuelle-
ment habitc par des moines.
318.
-.U8 IIISTOIUK NKSTOHI i:\NK. [278]
<U-j ^lfr |._^ JDj <_i.; ij>\>j Ji.L.'>t" ^l i^l Sj ^Li) ^Ul <i ^ Iwlj .kJL^
®^ji.jVl ^LiL»- ^^^iuij UjI.j
.^LJI ^»j aBI JLj ^Laj .^J:^ ^ J-— '' o^ J j^^ J*-^))
1. .^i magistor noster. — 2. c/oXri.
C. — HisToinE DE RAnn.\N TiiKODonE*.
A cette cpoque encore appartient ce Saiiit ; il etait originaire dc Cascar,
ou il fut quelque temps interprete. Puis, il fonda une 6colc en dchors de la
villc; les 6coliers se reuiiirent aupr6s de lui. II bAtit aussi un beau couvent
et ne cessa do diriger lui-meme recolc. Lorsque le nombrc de scs disciples
se fut beaucoup accru, et que la vieillcsse ratteignit, il en abandonna la
direction {\ plusieurs de ses el6ves, ct alla vivre dans la solitude. II se tcnait
toujours dcbout sur ses pieds ct ni^ se nourrissait quc d'herbes sauvages.
Une annee, la pluie cessa de tomber k. Cascar; il pria, et implora Dieu :
et aussitot la pluie tomba.
Aux jours de 'Omar ben el-KhatU\b -, on imposa une capitafion aux
pretres et aux diacres dc son pays; par compassion pour eux, il alla soUiciter
1. Cf. Le Livre de la Chastete, n° 74. Ce Theodore doit etre le meme que Theodore
Bar Koni, auquel Ebedjesus de Nisibe ;apud Assem., B. O., III, i, p. 198) attribue, cntrc
autres ouvrages. un Hvre de Scholies et un livre d^Uistoire. Dans presque tous lcs
manuscrits qui contiennent le premier ouvrage, on trouve la phrase suivante a
la fin du neuvieme livre : « Avec Taide de Notre-Seigneur est acheve ce hvre, appeh-
Livre des Scholics,... compose par Mar Theodore docteur du pays de Cascar, en Vi\n
110.3 d'Alexandre (792), pour ses freres moines » (voir notre Etude supplementaire
sur les Ecrivains Syr., n" XXVII). Mais le plus ancien de ces manuscrits, qui se
trouve dans notre bibliotheque de Seert (n° 24), et qui est probablement rautographf
de lauteur, ne renferme pas cette clausule; elle doit donc otre ajoutee par un copisle
quelconque. D'ailleurs, Fautcur dans lc dixieme livre de son ouvrage doclare : ip»c^ ^ i»
(-..«an w-^!! ^ v-D-o .,j.Ijui ; « \ o\\h di'ia plus do six cents ans que lo Christ ost apparu. »
Cf. .Vddai Schor, Theodonts IJar Koni, avant-propos. — 2. Co califo rogiia do t)3o a (345.
[279] C. — HISTOIRE DE RABBAN TIIEODORE. 599
jsaaU; L« ^-4^j "^^ J^ ^U ^•♦-^ c^jy'^ ti * "^'^3 <Ls-UI dUr Jub -wsj cUj * p. 3ui.
^jjjjL" oLj '^-''jOi *-'^/«' ^^ ^J b-^-^lr ,jw" _^c. ^ (^-*Ji li>iu>^ (3'-'^ ''^'v^
©•O^^C-I ij ^jj.>j
•C-xj ^ <0U- pLalj is__;^l >_ilgki .«Oo- (3tr^*UJl w-c-j-ijl IjJUj .«L-CUI ^A..
JUlj ^'l;.OIj |»a1j-0I vj.^ oJ j»j>^ ijw«pl joj .c isj^^l Uc p-j=^l (^ (j-^j
■-«5 dJj ■j.< iju5s^.wlj
3<U»j^
lo gouvernour du pays en lcur faveur. Des son abord, le gouvernour epronva
pour lui de la sympathie; il fut frappe de voir scs jambes entlees par
sa station continuelle sur ses pieds; il accueillit sa deniande, et ordonna
rexemption des pretres de la capitation; il leur redigoa meme un ecrit a
ce sujet.
Theodore {Tijadorus) avait rencontre Rabban Ha^ia, disciple de Mar Abraham,
qui fonda un couvent a Cascar et dont il a ete parle ci-dessus ', et son disciplc
Rabban Makkil<ha, moine du couvent de Souster; ce fut celui-ci qui lui
enseigna la vie ascetique. A sa mort, Theodorc fut inhume dans son ecole.
A cette epoque, les habitants de Nisibe se revolterent contre leur mctro-
politain Gyriaquc", Taccusant de confesser la foi des melchites; et ils deman-
derent k Isoyahb le catholicos de le deposer. Mais le metropolitain se montra
traitable, et ameliora sa situation vis-a-vis de ses fideles, s'engageant a
renoncer k ce qu'ils lui avaient reproche'. Mais rorigine de leur animosite
contre lui etait dans son excessif amour de Targent et du monde, et son
gout deregle a amasser des richesses '' .
1. Voir n° XLIX. — 2. Auquel Is6'yahb d'Adiabene adressa deux lettres (voir Is6'yahb,
III, Liber Epist., ed. Duval, p. 71 et 90j. — 3. A cet evenement fait allusion Iso-
yahb d'Adiabene dans sa lettre adressee aux pretres et aux fideles de Nisibe (Is6'yahb,
loc . Clt.y p.l42) : ^a:i.3Lcuo I.Qj.At, [an, »,^ ^^ ... po,*n\->i | Snaa; ^c>, ^.^i i^^ ./v^... ^..0.0.^* h^ ^.^ooi N^ani
.yON.U.S/ IjtoLt IVd^^aLa : . n \ ^t (jLjL^t 0)Lo,-i.^Pt U»o^ ColXla p.30i ,3/; y^l .^t^j\x ^o .Co.JoN^/ 1 1,..\, V, ^~a^
« J'avaisappris quererreur des gens deraisonnables, connue souslenom deChalcedoine..,
a fait entcndre sa terrible voix du haut de Tambon do votre siege. Et vous n'avez pas
cesse — comme je Tai encore appris — avant d'avoir reprime, grace au mors de la
correction, rexuberance de la langue erronee.» — 4. C.f. L'n nuoco testo..., p. 2G.
t.tiu lllsioIliK NliSTOKlliNNK. |:iHii|
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CiL. jj-JJ^ ir^ ts*^*' ^-5 -'V* o: J^J^^ ^-^ tjr^i ij->^^ <^i jX^yS
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j„LL>o J ^j^l kiXUj s^ ij^'\ Uj .jjlfi-V 'U— Ij JutLw-l Jju ^Ia jV ^j (^J-!^
1. In marg. uliu manu : (.r~-^j iT**^ -r:^'^^' iiA''
Cl. AriAlllTlON DIC l'IsL.\MIS1ME, qVE DlEU L \II' EHMISSE
ET LE l'.\SSE THIOMPHER.
La loi islamlque apparut au tenips d'Is6'yahb de Gdala', cnla 985"- annee
dAlexaiidie, la trente i't unieine du roi Parwez, fils dc llormizd, et la
douzieme d'IIeraclius, empercur des Grecs '. Mohammad fils d"Abd Allah,
fils d"Abd oI-.Moltalib, fils de Hftsim, — que la paix soit sur lui, — apparut
dans la terre de Tilu\ma et appcla les Arabes au culte de Dieu le Tres-Ilaut.
Les habitants du Yemen lui obeirent ; ceux de la Mecque le combattirent; il
prit alors pour demeuro Yathrib, la ville dc Ketura {Qiiitoura) servante d'Abra-
ham, et Tappola « la Ville » {El-Madhia). Les Arabes, d'apres ce qu'on dit, sont
les descendants dun enfant d'Abraham, qu'Agar aurait enfante apres Ismael
et qui s'appelait Lazar(La "«sar). L'empereurdes Grecs, qui entendit parler de
Mohammad, se fiant k ses astrologues, ne fit aucun cas de lui. Mohammad
ben'Abd AUah fut fort et puissant. En la dix-huitieme annee d'Heraclius ',
empereur des Grecs, annee en laquelle regna Ardasir ^ fils de Siroi, fils
1. Sur ce patriarche, voir ci-dessus, n" XCIil. — 2. En niarge du manuscrit :
^jijj , r-*^ _^^^s:^] Ji' .< A corriger, d'apres ce que je crois : (9)35. » SeIon'Amr
(p. 54) et Barhebneus, Histoire des di/nasties, ed. Salhani (p. 155), r6re de Thcgire
commence cn 935 des Grecs; mais ce dernier auteur dans sa Chron. Si/r., p. 95, la
fait commencer avec plus d'exactitude en 933. — 3. La trenlc et uniome annee de
Kosrau II repond a Tannee 620/1, tandis que la douzieme d'IIeraclius repond a Tannee
621/2. — 4. Elle repond a Tannee ()27/8. — 5. Ardasir succeda a son perc, mort au
mois de sepleinbre de rannee 628,
¥
|2811 CII. — COIME DU PACTE ET UE L'EniT ECRITS PAH MOI.IAMM/VD. 001
^ ^ij\ ^ vi^ ^^ ^^ (_5*j c3^^ ^i^ crr^vf' ir^ o.U)l * dJI J jlS *p. 321.
w>j^i J ^j>J* t> y ^b f^"^' i^yj ^^' j^ j^j^' is^ j'. '^Jvr^
a) IjJJjJ ^liaJlj UAj) ^I__,^1 JLj«]| XlJI «w. j|_;=*' ij-*l !S-WSJ .AjUt^l JjLL jLaJ
.^l=>c^J IAj£. J ._^J isJUs- U jLaj •(*'^1 jl ^-*J ^V-» ^"^iUJIj Sj-.iiljuJlj ijljtJl
«•CJ^is- *ll _)lJaJ>JI ^y j^ J«S dU-O)
J_jl "lAc- <AJ1 -Lx- "^ -^«j>M v» iJ*E.-j -*^ <it-j
.(jijVI jliisl i^ <Jol_^-aJI jjj_.3 Js^t^, ^j^ J^b oLr?^ JaV
^ '«JIj .,_^_^ jl o^S ■*-* 1« iias- Jji ji^J .i«-5C>Jl vT.^ ^ <;1 v^L-J^ ._v-i>- ' 1". 322.
® JJl •J^. <«J'Ut, CJ-^ oLsl Ji Jy -^ls-
1. li^i-^J vel '-i--VJ vel l-'v>kXJ ctc... — 2. Iii marg. graphio : = JJ>s^ TTC i;_
.jL^^rr^* ,\VV 'i^
AVA
de Kosrau Parwez, les Arabes commencerent leurs conquetes, et rislam
devint puissant. Des lors Mohammad u'alla plus en personne k la guerre ;
mais il y envoya ses partisans. Les liabitants do Najran conduits par le
Seyyid GhassAni', le chretien, allerent le trouver, lui apportant leurs pre-
sents et leurs hommages; ils s'engagerent a le seconder, a lui preter main-
forte et a combattre sous ses bannieres s'il Tordonnait ainsi. II accepta leurs
presents et leur ecrivit un pacte et un edit. Omar ben el-Ivhattab en fit
un autrc durant son califat.
CII. COPIE DU PACTE ET DE l'eDIT ECRITS PAR MoHAMMAD BEN 'AbD AlLAH
(qUE LA PAIX SOIT SUH LUI), AUX HABITANTS DE Na.IRAi\ ET A TOUS CEUX
QUI PROFESSENT LA RELIGION CHRETIENNE SUR LA SURFACE DE LA TERRE.
Cette copie a ete faite sur un registre qui fut retrouve en 265 ' a Bir-
mantha ' chez Habib le moine. Selon le temoignage de celui-ci, la copie venait
de la bibliotheque ' de philosophic, dont il avait ete conservateur avant de
devenir moine ; le pacte etait ecrit sur une peau de boeuf qui avait jauni, et
portait le sceau de Mohammad, que la paix soit sur lui.
1. Cf. Barhebr., Chron. Eccles., II, col. 115. — 2. Ce Calife regna de 635 a 645. —
3. En 878-879 de notre ere. — 4. Lcclure conjecturale — 5. Litter. : la maison de phi-
losophie.
•io^ IIISIOIIIK NKSTORIKNNK. I2H2I
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■0 ijUl MJ l,^^^ ^li- j^j l^_^ v_iJlj>- f-^ J j^i .-^_jJI iA^3 ' ^_^,ijjl 4!l
1. ^j±li\.
Eii voici lii nopie' :
« Au nom clo Diou clcinoiil et iniscrioonlieux.
« Charte de protection doiinoe par Dieu et son Apotre i ceux qui ont re^u
lo Ijivre (sacre), aux chrotiens qui appartiennent a la rcligion dc Najraii ou a
toutc autre secte chretiennc. II leiir a 6td ocrit par Mohammad, cnvoye de
Dieu pres de tous les hommes, en gage do protection de la part de Dieu ot
de son Ap6tro, cf afin qu'il soit pour les musulinans qui viendront apros lui un
pacte qui les cngagera, qu'ils devront admettre, reconnaitrc pour authentiquc
et observer en leur faveur. II est di^fendu h. tout hoinine, fiit-il gouverneur,
ou detenteur d'aulorite, do renfreindre ou de lo modificr. Les Croyants ne
devront pas otre k la charge des chretiens, en leur imposant d'autres condi-
tions que cclles qui sont portees dans cet ecrit. Celui qui le conservera, qui
le respectera, qui se conformcra a cc qui y est renforme, s'acquittcra de ses
devoirs et observera le pacte de TApotre de Dieu. Celui qui, au contraire, le
violera, qui sv opposera, qui lo changera, portera son crime sur sa tfite; car il
aura trahi le pacte de Dieu, viole sa foi, resiste A son autorite et contrevenu
a la volontc de son Apotre : il sera donc imposteur aux yeux de Dicu. Car
la religion que Diou a imposee, et le pacte qu'il a fait, rcndent la protection
1. Ce pacte est certainement apocrypiie. II a ete forge par les chreticns dans le but
dengager les musulmans a les epargner. Chaque nationalite chretienne de TOrient en
conserve une copic plus ou moins differente de Tuno a Tautre (cf. Al-Machriq, revue
arabe de Beyrouth, 1909, p. 609-618, 674-682). Celle-ci est redigce dans une langue peu
surc ct incorrecle.
[2831 CII. — COPIE DU PACTK KT \)E LEDIT KCRITS PAR iMOl.IAMMAD. (i03
iy,j^\ jsJLa Ja\ Js. ^ ^y> A^j CJ— . jl^ ^>) CJV p^ J:»<i arrT^^J <!>--'J
J iy^Jl iL^ * j^lj ^XkiJl; e-L^lj 4^jj -».1) sjlAfr JaI kIj^^ v^<)1j JUI • p. 324.
Vj ij^. jL l^ (»^ ^Ol. sA^l L, lj.»::^j IajU>.j pAjbj^ jj^ J^ (n;>" ^3^J
. !SJ-»J>E5>U Vj >Sj9_/Kj !*J.*»^„
ljJJ:^L Jj olfrj 3-=- isjfr^ ^ ^^ \ <=c-=t_'i vj:.;!^ L, ^!Ai.o jv*Vl vr-L*J
^LJU '^i^lj (»fJb ^Ulj <)j^,j ^ Sjl-xJl ^ifr lj«.f-lj S:.jA^i jL'VL d)U J
C^l^j <;iL ^Ul J\ Ctl:,j CiJj f^ ^LJl J\ ^Ujl 4)1 jj.< V i>^lj v-..^<^^
1. In marg. alia manu : ^_. r;r!>-"j . l^^orle : ._,J'-;.Jij x.L_^,j xU ijL'J' J^ '^s^'^
o!ilii;aloiro. Colui qui n'observera pas ce pacte, violera sos devoirs saeres,
et celui qui viole scs devoirs sacr6s n'a pas de iidelite et sera renie par Dicu
et par tous les Croyants sinceres. La raison pour laquelle les ehretiens ont
merite d'obtenir ce pacte de protection de Dieu, de son Envoye et des
Croyants, est un droit qu'ils se sont acquis, et qui engage quiconque est
musulman, d'obtenir cette charte etablie en leur faveur par les hommes de
cette Religion, et qui force tout musulman h. y avoir egard, a lui preter
main-forte, a la conserver, a la garder porpetuellement et a la respecter fide-
lement; en effet les peuples qui adheraient aux vieilles sfctes et aux au-
ciens Livres' se montrerent les adversaires dc Dieu et de son Apotre et les
prirent en hainc en niant hi mission du Prophete, que Dieu a tout haut et
nettement proclamee dans son Livre'-; ce qui decele la fourberie de leur
poitrine, la malignite de leurs intentions et la durete de leurs coeurs, ayant
eux-mcmes prcpare le fardeau de leur crime qu'ils portent, alors qu'ils ont
cache celui que Dieu voulait leur imposer, k savoir de proclamer et de ne
pas cacher, de confesser et de ne pas nier.
« Ces peuples agirent selon le contraire du devoir qui s'imposait a eux,
ne robserverent pas comnie il eiit fallu, ne suivirent pas les chemins nette-
mcnt traces, et se mirent d'accord pour montrer leur hostilite contre Dieu et
son Envoye, pour les attaquer, et pour persuader aux gens \ par Timposture
et les faux arguments, que Dicu ne pouvait pas Tavoir envoye aux hommes
1. AUusion aux Juifs. — 2. A savoir le Coran. — 3. Le texte est Iroublu.
I'. 1.;
<W4 lllsKtlUK NKSTOUIKNNI':. [2H41
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i>. 32i;. ^,-^lj ■5jt:^l \y^\ a",-^ *j'-*^ * 0"*-^' -^' j-*^' JLflJ tjr'^^' ^^>« ij^ ^flr^'
1. Forte : Al«i iiJUr^ vel i!l*J Ji r,>*^''-
pour annouccr, pour precher, pour appeler a Dieu par sa permission, pour
etre uue lampe briiiante, pour promettre le paradis a ceux qui lui ol)eisseut,
et pour mcnacer du feu cotix qui lui desobeissent. lls allerent plus loin dans
lc crime do l'opposition, en excitant les autres ;'i cc qu'ils n'auraient pas os6
commettre eux-memes, k nier sa revelation, k repousser sa mission, et k
chercher par ruse a le faire tomber dans des embuches. Us viscrent alors le
Propheti' dc Dicu et deciderent de le tuer; ils renforoerent le parti des
polytheistes de la tribu de Qoreis et d'autres oncore, pour lc combattrc,
discuter sa doctriue, la repousser et la contredire. Pour cette raison, ils
meritorent d'etre priv(5s de ralliauoe dc Dieu ct de sa protection; et leur
conduite, aux jours de Honeiu, des couibats des Baui Qainoq;\', de la tribu
de Qoreizha et du Nadhar, fut celle que Ton sait, quand leurs chefs preterent
du rcnfort aux habitants de Makka ennemis de Dieu, contre rEnvoye de
Dieu, et les appuyerent, par des rcnforts de troupes et d'armes, contre le
Prophete, par hainc des Croyants.
« Tandis que les Chretiens refusorent de fairc la guerre k Dieu et a son
Apotre. Aussi Dieu a-t-il declare quc leur devouement pour les gens de
cette vocation et leur alfection pour Tlslam etaient sinceres. Entre autres
eloges que Dieu leur decerna dans sou Livre et dans ses revelations, aprfes
avoir convaiucu les Juifs de durete de coeur, il reconnait aux chretiens lcur
inclination et leur affection pour les Croyants : « Tu trouvcras, dit-il, que
« ceux qui ont la plus profondo inimitii^ pour los croyauts, ce sont los .luifs
285] CII. — COPIK l)U PACTE ET Di', F^RDIT RCRITS PAR MOHAMMAD. 605
J^ ^jkJil ^^\ ^J Jj--J^ (_5^ J>^ L, l_^.^ Ulj .Jj^^JCL-;^ V j^lj jUvj
Uj 'UJl; "^ji V U Uj . •^AALiJl «.« Ljl^lj llcl ll)j jjJja;. ^j=J^ ily ^^^ "^ /wJJl
lijt jl^l Jlc. lijJlfcl aAJI ^Jo ^^^Ij ^I Jjtlj i_^jUiiJI ^ Lx\ jl dUjj
i^\j ^J\ J k.ilwVl ^jr^^ v**U' p^U^i irf^ 0;'-5 ^y^--*^J ^-cJI ^lij
j_^;l * jILjI J CJI^^I iL ^^ jo \jAJ> (^Lst^l iL j^ j»^j jlrH >-'^' O^ ♦?..■«:
c^oj .«Lifr ijxJlj o^l? "^j^' J^ ^y^-^i tnr'* 1-5-^' c^_-»9 p^l ^_^'lj ^^1
1. UL*,. — 2. U--. — 3. 'J«U.. — 4. Ilic macula in manuscripto. — 5. In marg. gra-
phio : . .tS' .fj ^mU ^ J-™,'l _.»j JJj' J-i Pr' J^.=^ a^', -jLvoJ! jL_»J! J-*J'.
« ct les polyth^istes, et tu trouveras que ceux qui aiment le plus les Croyants
« sont ceux qui ont dit : « Nous sommes chretiens » ; et cela parce qu'il y a
« parmi eux des pretres et des moines, et qu'ils ne s'cnorgueillissent point.
« Chaque fois qu'ils entendent parler de la revelation d'une verite faite a
« TApotre, on voit leurs yeux verser des larmes, ct ils disent : « O Notre
« Seigneur! Nous croyons; inscris-nous parmi les temoins oculaires; et
« pourquoi ne croirions-nous pas en Dieu et a la verite, qui nous est revelee,
« et n'ambitionnerions-nous pas d'etre comptes au nombre des justes ' ? »
« Cest qu'en elTet quelques chretiens, dignes de confiance et qui con-
naissent la religion divine, nous ont aide a proclamer cette religion et ont
prete secours a Dieu et k son Apotre, pour precher aux hommes selon sa
volont^ et pour raccomplissement de sa mission.
« Sont venus me voir : le Seyyid", 'Abdiso', Ibn Hejra, Abraham le moine,
et "Isa Teveque, accompagnes de quarante cavaliers de Najran et d'autres
gens qui professent comme eux la religion chretienne dans les regions
d'Arabie et dans les regions etrangeres. Je leur fis connaitre ma mission, et
je les appelai k aider a la renforcer, a la proclamer, et a lui preter secours.
Et comme la cause de Dieu leur parut evidente, ils ne retournerent point sur
leurs pas, ils ne tournerent pas le dos, mais ils s'approcherent, demeurorent,
consentirent, preterent secours, conlirmerent, firent de genereuses promesses,
1. Coran, v, 85-87. — 2. Cest le Seyyid Ghassani, mentionne ci-dessus, p. 601.
(iod IIISTOIHK NKSTOHIKNM-:. |2K(il
< ^c».\ L. lj>:iCj <cUj j^ j:,JJIj <::4==*^ f^^lj *^' ^' -^^ ts^ JjcaJI Jjtl ^
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1. L:-Jo..
doimerent de bons conseils et m'assurercnt par des sermcnts ct des pactcs
(ju'ils appuieraienl la vcrite (pic j'apportais ct qu'ils rcpousseraient scs
n(igateurs et scs contradicteurs.
« De retour auprcs de leurs corcligionnaircs, ils ne rompircnt pas leur
pacte et nc cliangiTcnt pas lcur opinion, mais ils oljscrvcrent cc quils
m'avaient promis cn me (^ittant, et j'ai appris, cc ({ui me causa de la joic,
qu'ils prouvercnt leur d(3vouement, ct s'unirent pour faire la guerre aux Juifs,
et qu'ils s'entendirent avec les hommcs de la Vocation pour publier la cause
de Dicu, pour la soutenir, et defendrc scs ap(Hres; qu'ils renverserent les
prcuves sur lesquelles les Juifs s'(itai(!nt appuv(^s pour me demcntir et mettre
obstaclc k ma mission et k ma parolc.
« Les chr(jticns entreprirent donc de seconder mon action et firent la
guerre k ceux qui huircnt ma doctrine, voulurent la dementir, ralt(3rcr,
la repousser, la changer et la renverser. Tous les chefs des Arabes, tous les
notables des Musulmans ct tous les gens de la Vocation dans les regions de
la terre mont cnvoye des lettres pour me dire le devouemcnt des chretiens
A r^igard de ma cause, et leur vigueur a repousser les incursions dans lcs
pays frontieres qu'ils habitaient; leur constance ^ observer le pacte qu'ils
avaient contracte lors de leur entrevue avec moi et que j'avais agr(3e : car lcs
eveques et les moines montraicnt une in^jbranlable lid(5lit(5 daus lcur atta-
chement a ma cause, le d(ivouemcnt de leurs pcrsonnes, pour eonlirmer la
pdblication de nia missiou et appuyer nia doctrine.
I
[287] CII. — COPIE DU PACTE KT DK LKDIT ECRITS PAR MOHAMMAD. G07
Cli^lj fn-->j (5^ jo U ^ki SUUm CiXi.» ULIl» <J Jo-ij U6^.« ji UjUp <Ui wilf-ij
«LLJl ^J ^ ^yL Ij^Jj .pA^J JIjJ'" ^ ^ ^^^\j iy^\ pSlJj J lji)U>J »P. .329.
j^L 1»^ 'dJI bJi-l L «^j Li^l v^jjsj l^U J^VI j^.. Ia-^-i/j I^' ij^\ cJ^^ ^\
jSyL«j .ijjJi ^*»-j^U . lj)y~S~~>_^ L. j»jj lA; j j • fy,-*^.' k::-— ^' ^ i^ '-■'^. j* • cLLl^
j^ l»j— fcV Ij^^jj J>J' ^y ijji' LJj <»Jj-wjj «UJI 'l-»*l dUij \y^.. j' (♦^r^i cri/'
^Ljj aJi^jj aAJI l-ktl ^iD-ii IjjLjj l^^-^L /^ \JL>u jUc- .-jjS" jji 'jjLjj Sji.*jJ1
.j^jJI
« Je veux que ma missiou soit publioe; je leur deraande de sunir, dans ce
but, contre ceux qui nieraient ou rcpousseraient quelques points do ma
doctrine, qui voudraient la detruirc et la ruiner; de blamer ces Iiommes
ct de Ics abaisser. IIs ont agi comme j'ai dit, et les ont abaisses; ils ont
fait tant d^cfforts qu'ils les ont amcnes a confesser la vcrite avcc soumission,
k repondre h rinvitation de Dicu, de gre ou de force, et a se laisser conduire
(jusque dans rislam) commc des vaincus; et les cliretiens agirent ainsi
par observance des contrats etablis entre moi et eux, pour ne pas man-
qucr aux engagements qu'ils avaient contractes lors de leur entrevuc avec
moi, ct par csprit de zele pour soutcnir ma cause et faire triompher ma
mission.
« Cest par un effet de leur lidele devouement qu'ils firent la guerre aux
Juifs, aux Qoreisites et aux autres polytheistes ; ils se montrerent eloignes
de cette poursuite des biens terrestres que les Juifs recherchent et desirent
en pretant a usure, et rechcrchant Targent, et en vendant pour un faible
lucrc la loi de Dieu'. Alalheur k ces hommes, dont les mains travaillent
pour un pareil lucre ! Malhcur k eux, qui amassent ainsi ! Aussi les Juifs et
les polytheistes de Qoreis et des autres peuples ont-ils merite d'etre traites
en ennemis de Dieu et de son Envoye ; a cause de leurs projets tortueux,
de rinimitie oii ils se complurent (contre moi), et de la guerre ininterrompue
qu'ils me firent comme renforts de mes ennemis; ils devinrent ainsi les
ennemis de Dieu, de son Envoye, et des justes croyants.
1. Expression coranique.
tiO« IIISTOIUK NKSTomKNNK. [2««1
LJ LLii»j ^Ji». ii_/Mj >S-^ \^J j *^J *^ "^^ cJ^ i^ iSJ^^^ J^i
♦ I'. :i3o. (J^i i^.i >^,/r' ^J f>^Vl c~; U ^jiil ^"Ul Ijl ' ^^ljj A*j . v:u.i L. ^j» Vl^J
♦U-JI o.>lf^ Uj '-'^_j-a j>v J| U ,^j-^I__Jlj ^^^J^ (^"S^ O^ '>^-' fjV jU.Vij
V^ <^ Aa-V U 'j^jLJJ r«--^l J^j »L.JI (._^ ' ZX^\ Uj O^ ij^jVlj i^iii
A^ ^' j^j ^^ Jjo' j^ ^ii- j>«) .,^' ^ vj^J^I ^ -v" (>rAj (^^
.|JL>^ 4JUI J^J *iJl i>ta. Ajfc OjL-a) 'Wllw.J JlfJ Ji' <DI
\.« CUI <lXjI^,~iJI Jl*I «..*PtJ Co l_^U ^Ut-al jj^ Ji zX ODj j ^.«..-Jl jlj
jl v:Uw..a-lj iJ \a iU )i_j,*:Jacl) '»wLc »*)AaL.£. Lw Is^l j»^ j»J^_ 1-^3 ^y^ — Jl
1. jlij. — 2. JJj^. — 3. 0'U". — 4. j:,UJ.
« Mais les chr^tiens eurent une conduite toute contrairo; ils eurent de
r^gard pour mon alliance, ils reconnurent mesdroits, accomplirent lcspromes-
ses faites lors de notre entrevue, preterent sccours k ceux dc mes lieutenants
que j'avais envoyes aux frontieres; ils meriterent ainsi ma sollicitude, mon
affection, par raecomplissement des oblif^ations que j'ai contractees envers
eux spontanement au nom de tous les musulmans repandus cn Orient et en
Occident, et ma protection ma vie durant; et apres mon trepas, quand Dieu
m'aura fait mourir, tant ([ue croitra rislam, que fleurira la mission veridique
et la foi, ce pacte sera obligatoire pour tous les Croyants et musulmans, aussi
longtemps que la mer mouillcra la coupe qu'elle remplit, tant que le ciel
versera une goulte d'eau, quc la terre produira des plantes, que les etoiles
brilleront au firmament, que Taurore apparaitra au voyageur, sans qu'il soit
permis a personne de rompre ce pacte, de ralterer, d'y faire des additions
et des suppressions, car les additions portent atteinte k mon pacte, et les
suppressions ddtruisent mes engagements. Ge pacte, que j'ai bien voulu
accorder moi-meme, m'engage; quiconque de ma nation, apr^s moi, rompra
le pacte de Dieu (qu'Il soit exaltc), la preuve de Dieu se dressera contre lui,
et Dieu suffit pour temoin.
« Ge qui m'a engage a agir ainsi, c'est que trdis des gens (du Seyyid
Ghassani) demandercnt pour tous les eiueticMis uu ecrit qui lour servit de
saul-cuuduit, un traitc qui reconuut leur hdulite t\ leurs promesses cn faveur
[289] CII. — COPIE DU PACTE ET DE L:EDIT ECRITS PAR MOHAMMAD. 609
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1. Sic; forte : --'-ii , -v.J' .^J J-~.s-.-^''. =UJ!.
des musulmans, et au pacte que j'avais volontairement contracte avec eux.
Or, j'ai voulu que ces bons procedes de ralliance fussent ratifi^s aux yeux
de quiconque suit ma voie, et que moi et tous ceux de ma vocation fussions
engages a nous abstenir d'elre a cliarge k tous ceux qui s'attribuent le
nom chretien et qui adherent aux differentes sectes chretiennes, et que
08 pacte fiit inviolable, solennel, et obligatoire pour tous les musulmans
et les Croyants. Jai donc appele les ciiefs des musulmans et mes principaux
compagnons, et m'etant rendu garant de la demande des chretiens, je leur
fis cet ecrit, que les musulmans, qu'ils fusseut investis du pouvoir ou non,
sont obliges de conserver d'age en age. Celui qui a le droit de commander
devra accomplir ce que jai ordonne, pour remplir conformement a la justice
le devoir de fidelitc et de respect vis-a-vis de ceux qui ont sollicite mon pacte,
et etre fideles aux obligations que j'ai contractees, afin quil ne soit pas
reprouve pour avoir desobei a mon ordre. Lc peuple, lui aussi, devra s'abste-
nir de leur faire du mal,- et accomplir le pacte que j'ai coutracte avec eux,
afm quil entre avec moi par les portes de la lidelite et contribue au bien
que j'ai fait a ceux qui lont merite pour avoir seconde ma mission et fait la
guerre a ceux qui me contredisaient et qui scandalisaient les hommes. Et
cela, pour qu'il n'y ait aucun grief de la part de ceux qui sont Tobjet de ce
pacte, contre les partisans de rislam, si ceux-ci agissaient contre le con-
tenu de cet ecrit, et contre la reconnaissance des droits quils se sont acquis
sur moi, et qu'ils ont merite d'obtenir. Enlin, ce pacte rappelle (aux Croyants)
PATR. OR. — T. XIII. — F. 't. 40
010 IIISIOIHK NKSTOHIKNNK. [21)0|
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<vi U3 LC:;U1« *^VL JD Ultj /^ .iij»i»M Ojj Va£.j O O Ijj..*..'.« ^^1-3
la reconiiaissance des bieiifaits, entraine la gdnerosit^ des sentiments,
commandc la cliaritc ; il eloigne du mal, ct il est le chemin de la sinceritc,
et la voie qui mene k la justice, s'il plait a Dieu. »
CIIl. II. KCRIVIT LN KDIT DONT VOICI I,\ COPIK.
« Au nom de Dieu clement et misericordieux.
« Cet edit a ete donne par Mohammad bea 'Abd Allah ben Abd el-Mol-
talib, Envoye de Dieu aupres de tous les hommes, pour annoncer et avertir,
et charge du deput dc Dicu parmi ses creatures, pour que les hommes
n'aient aucuii prctcxte devaiit Dieu, apres ses cnvoyes ct sa manifcstation,
devant cet l^ltrc puissant et sage.
Au Seyyid Ibn Harcth ben Kab, a scs coreligionnaires et a tous ccux
qui professent la religion chretienne, soit en Orient, soit en Occident, dans
Ics contrees prochaines ou dans les contrees lointaincs, arabes ou ctran-
geres, connues ou inconnues. Cct ccrit qu'il leur a rcdige constitue un
contrat imperieux, un diplume authentique ctabli sur la charite et la justice,
un pacte inviolable. Quiconque observera cet edit, montreia son attachement
jirislam, et meritera les meilleurs bienfaits que rislam promet; au contraire
tout homme qui le detruira, qui violera le pacte qui y est contenu, qui
Talterera, ct qui desobeira k mes commandements, violera le pacte dc Dieu,
transgressera son alliance, meprisera son traitc ct mcritera sa malediction,
[291] CIII. — IL ECRIVIT UN EDIT DONT VOICI LA COPIE. 611
j\ ji^ C'LkU C>._yL_. <jj>iij CL(Z_. KjiSij Casl; "wli-Jj lol; ■UJI AjJ jo ^i^^l
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qu'il soit piiiice ou sujet. Je meugage k fairo de la part de Dieu alliance
et paclo avec eux et je les mets sous la sauvegarde de ses prophetes, de
ses elus, de ses saints les musulmans et les Croyants, les premiers aussi
bien que les derniers. Cest cela mon alliance et mon pacte avec eux.
« Je proclame de nouveau les obligations que Dieu imposa aux enfants
d"Israel de lui obeir, de suivre sa loi et de respecter son alliance divine,
en declarant proteger par mes cavaliers, mes fantassins, mes armees, mes
ressources et mes partisans musulmans, les chretiens jusquaux plus eloignes,
qui habitent dans les pays frontieres de mon empire, dans quelque region
que ce soit, lointaine ou voisine, en temps de paix ou en temps de guerre.
Je m'engage a les appuyer, a prendre sous ma protection leurs personnes,
leurs eglises, leurs chapelles, leurs oratoires, les etablissements de leurs
moines et les demeures de leurs anachoretes partout ou ils seront, soit
dans la montagne, ou dans la vallee, ou dans les grottes, ou dans Ics
pays habites, dans la plaine, ou dans le desert. Et je protegerai leur
religion et leur Eglise, partout ou ils se trouvent, soit sur la terre, soit
sur la mer, soit en Orient, soit en Occident, avec toute la vigilance possible
de ma part, de la part des gens de mon entourage, et des musulmans.
Je les prends sous ma protection ; je fais pacte avec eux, m'engageant a
les preserver de tout mal et de tout dommage, a les exempter de toute
requisition et de toute obligation onereuse, et h les proteger par moi-meme,
par mes auxiliaires, mes suivants et ma nation contre tout ennemi, qui m'en!
Youdrait a moi, et a eux
612 HISTOIRK NESTORIENNK. |2921
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• p. 336. JLJI v::^ j ijli) jj-vi-.^ iUl ryji\ ,_„ais. jl S^ >_,y jl * O- Jl^ j n^J^ <»jl
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1. \:^.
« Ayant lautoritu sur cux, je dois les gouverncr, les prescrvant de tout
dommage et ne laissant pas leur arriver quelque mal qu'il ne m'ait atteint
aussi, avec mes compagnons, qui defendent avec moi la cause de Tlslam;
je defends aux conqu6rants de la foi de leur etre a charge, lors de leurs
invasions, ou de les contraindre ^ payer des impots, a moins qu'ils n'y
consentent; quc jamais les cliretiens ne subissent la tyrannie et roppression
a ce sujet. II ncst pas permis de faire quitter k un eveque son siege epis-
copal, ni i un moine sa vie monastique, ni a un anachorete sa vocalion
eremitique ; ni de detruire quelque partie de leurs eglises, ni de faire entrer
quelques parties de leurs batiments dans la construction des mosquees, ou
dans celle des maisons des musulmans. Quiconque fera cela, violera le pacte
de Dieu, desobeira f\ son Apotre et s'cloignera de ralliance divine; il n'est
pas permis. non plus dimposer une caj)itation ni une taxe quelcomjue aux
moines et aux erv^ques, ni k ceux qui, par d^votion, se vetent de laine ou
habitent solitairement dans les montagnes ou en d'autres endroits isoles de
rhabitation des hommes. Qu'on se borne a quatre dirhems qu'on demandera
chaque annee a chacun des autres chretiens, qui ne sera ni religieux, ni
moine, ni ermite; ou bien qu'on exige de lui un v^tement en etolle rayee ou
uii voile dc turban brode du Yemen, et cela pour aider les musulmans et pour
contribuer a raugmentation du tresor public; s'il ne lui est pas faeilc de *
donner un vetement, on lui en deniandera le prix. Mais quc ce prix ne soit
determine que de leur consentement.
[293] CIII. - IL KCRIVIT UN EDIT DONT VOICI LA COPIE. 613
\,j Jpcl-:. Jo^ ijiilj i-iliJI Jlj^Vl (^jij -Liiilj ^ijlj ^_^l j.»l*« ^L^s^li
jJ,U ^l^U l^l^ ISl ^lt J^ J j^\ j, Cjtj^ ^ ^LTl j^ >1 ojl^l
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J^ j\ ^>Lj Sji. (vAjAfr <J j_^_ ^iJI ^y>^\ J\ J,~J--JI J^ -Vs-I J^" ^^jAc
« Que la capitation des chretiens qui ont des revenus, qui possedent des
terres, qui font un commerce important sur mer et sur terre, qui exploitent
les mines de pierres precieuses, d'or et dargent, qui ont beaucoup de for-
tune et de biens, ne depasse pas, pour rensemble, douze dirhems par an,
pourvu qu'ils. habitent ces pays et qu'ils y soient etablis. Qu'on n'exige
rien de semblable des voyageurs, qui ne sont pas des habitants du pays,
ni des passants dont le domicile n'est pas connu. Pas d'imp6t foncier avec
capitation, si ce n'est a ceux qui possedent des terres, comme tous les oc-
cupants dheritages sur lesquels le sultan exerce un droit; ils paieront ces
impdts dans la mesure oii les autres les payent, sans toutefois que les
charges excedent injustement la mesure de leurs moyens, et lcs forces que
les proprietaires depensent k cultiver ces terres, k les rendre fertiles, et k
en tirer les recoltes ; qu'ils ne soient pas abusivement taxes, mais qu'ils
payent dans la mesure imposee aux autres tributaires leurs pareils.
« Les hommes de notre alliance ne seront pas tenus de sortir avec les
musulmans pour combattre leurs ennemis, les attaquer et en venir aux
mains ; eu effet, ceux de ralliance n'entreprendront pas la guerre, et c'est
precisement pour les en decharger que ce pacte leur a ete accord^, et aussi
pour leur assurer aide et protection de la part des musulmans. Et meme
quaucun chretien ne soit contraint de pourvoir k requipement dun seul
musulman, en argent, en armes ou en chevaux, en vue dune guerre ou les
tU4 IIISTOIHK NKSTOIIIKNNK. [2«'.
^y^J V^ -*-*^ ^ ^^J in-* ^-^ «^^ (Ir* j>^ (n— *-*' "^" Cr* ^y'^. >^' "^^
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fJJ* lJ^ rr* '-~'^ '-'^^ *-/^ "^3 •'*^.)-*^^ V LlaL-i ^UCJI ^ 'y-*^=^, "^3
1. Sic; forte : ■iJ\J >=>■ Js ,iji.'L.
Crovants attaqiiont un onnemi, a inoins qu'il n'y contribuc de son gr6.
. Celui qui aura i)iou vouiu laire ainsi, et contrijjuer spontam-inent, sera
Tobjet de la louange <!t de la gratitude, et il lui en sera tenu compte.
« Aucun chretion no sera fait musulman par force : Ne discutez que de la
ntaniere la plus honnete ' . U faut les couvrir de Tailo de misericorde, et repoussor
tout malheur qui pourrait les atteindre partout ou ils se trouvent, dans
quelque pays qu'ils soient.
« Si l'uii dos chrotiens vonait a commettre un crime ou un delit, il
faudrait que les musulmans lui fournissent Taide, la defense, la protection;
ils devront excuser son delit ot amener sa victime k se reconcilior avec lui,
en Tengageant k lui pardonner ou k recevoir uno ran^on.
« Les musuliiians ne doivent pas aliandonner les chr^tiens et les laisser
sans secours et sans appui, paice que j'ai fait pacte avec eux de la part de
Dieu pour quc ce qui arrive d lieureux aux musulmans lour arrivat aussi, ot
qu'ils subissent aussi cp que subiraient les musulmans, et que les musulmaiis
subissent ce qu'ils subiraient eux-memes, et cela en vertu du pacte par lequol
ils ont eu des droits inviolables de jouir de notre protection, et d'etre defen-
dus contre tout mal portant atteinte k leurs garanties, de sorte qu'ils soient
associes aux musulmans |dans la bonne et dans la mauvaise fortune.
« II ue faut pas que les cliretiens aient k soufTrir, par abus, au sujot ilos
. 1. Coran, xxix, 43 : .^1 -^ .^"o ^J' ^,l^\ J.I LL^L^ ^..
|2f)5] CIll. — IL KCRIVIT UN EDIT DONT VOICI LA COPIE. 615
l±, Vi JJ<1 V dUi jV (=yjj \y\i*Cl\^ \y^ j\ ^i J IjjU V3 J,~»JLJI »P.339.
.Aj |_J-^JJ )ijl^\ jl |»jj l_^l <PmL~«J r*^y^
*l-CsVI (J IaI*A «-^3 l^l_^^ t5^„ j^ *-^ jv^~oJI X£- *Jil\^y^\ OjLj ljl
ij^ i^ ^k- l^t^lj viUi .^li^ Jj.»i .dJJi. lyil*. Vj ly.^:> JI«a; Ai^Vlj ly Uj_^
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>U.s jl Vj- j (v*jAc.j j,-^A_JI jj^_ ^.j^l J j.>^_ j^. (n-^ -^^ f J^_ "^ i^ f^3 * p. 340 .
CJLL; jl^ |»jl. -»^L dUi J«s j^ -^^rJI "S t/^. !-«-• ^ Vj I^P-lI. jI Uy. jl
\^^ ^JI Ja5l_;jJI b-i»^ IsjJI VI <;L_I J 'U-o_ Vj .Qi=L. C^i ^j Cslc '*Jj.-^J 'UJ
mariages, cc qu'ils nf voudraient pas. Les musulmans ne devront pas prpndre
en mariage les fillcs chretiennes contre la volonte des parents de celles-ci,
ni opprimer leurs familles, si elles venaient a leur refuscr les fianQailles et
le mariage ; car de tels mariages ne devront pas se faire sans leur agrement
et leur desir, et sans qu'ils les aient approuves et y aient consenti.
« Si un musulman a pris pour femme une chr^tienne, il est tenu de res-
pecter sa croyance cliretienne; il la laissera libre d'ecouter ses superieurs
comme elle rentendra, et de suivro la route que lui indique sa religion. Qui-
conque, malgre cet ordre, contraindra son epouse k agir contre sa religion
en quelque point que ce soit, enfreindra ralliance de Dieu et entrera en rebel-
lion contre le pacte de son Apotre, et Dieu le comptera parmi les imposteurs.
« Si les chretiens viennent a avoir besoin du secours et de Tappui des
musulmans pour reparer leurs eglises et leurs couvents, ou bieu pour arranger
leurs affaires et les choses de leur religion, ceux-ci devront les aider et les
soutenir; mais ils ne doivent pas faire cela dans le but d'en recevoir retribu-
tion, mais par aide charitable pour restaurer cette religion, par fidelite au
pacte de Tenvoye de Dieu, par pure donation, et comme acte meritoire
devant Dieu et son apotre.
« Les musulmans ne pourront pas dans la guerre entre eux et leurs
ennemis se servir de quelqu'un des chretiens pour lenvoyer comme messager,
ou eclaireur, ou guide, ou espion, ou bien Temployer k d'autres besognes
de guerre. Quiconque fera cela a Tun d'eux, lesera les droits de Dieu,
sera rebelle a son Apotre, et se mettra en dehors de son alliance; et rien
(il« IIISTomK NKSTOUIKNXK [20(l|
J 1»^ w^_ ^jy*^ (♦t:^^ -kr-'^ .vXjl^^l iU i,U\ <l'' J>-j ^' -^ ij: -*-»^
•^ A»-V CJ; Vj U-t I»,!. A>-l j^X VI ^ .<it *ji-^lt L^ \iji\^ vJLuJI (^.i
j^L...U jAi- ^jL, ^jl. Vj cJ^lcj i_^ j ^^^,.A__JI j^ A>.l ^_jk. w»^l Jjtl
j^L_ 0- »^ J Vi p^U, Vj p^a=.jl iy>, Vj i^-yi Jl^lj ^>)l -i^l ^ jjA,^
^^-U—JI ^U wij^l «^ljtl ^K» l-*^l '}-*^^. V^ 'CUI ^^UI j^ (^>=- V3 (^i.sLi
1' :i'il. ^j_U. J^ J^ lj>. jl^ j»*^«;La> V3 (**>■ Vj Jla-J Vj Sf- Vj r-^L-. ^»^ ^.^^
^J}\ ^ j^A^_ l_^L. ju-*3 \y\^ J:^ p.ljjj p^_i;l J l^U (.11 <Ll* j;;*L_JI j.
.ij^^xJI^ j»^ i^iVI l_yUjtJ ^j ^y. l>Lx. Vj j^^l'. *-^ t5-*JI
jl (v''-'^ ^jA^J^-' fi'-^^ -^i r^-^ (Jr*-^' i>* -*^' '^^ (J^ Srr^' '-^'^
^Jvr^. Vj |^--L Ij.^.^ jlj .^f~«*>M l_^6 U «o ly^* L«-i |v*^l_^j (^.}-^>3 (♦*5J^.
.j»^ v_-r^iyi j-« '^ ly=*:. Vj (^ijy^ (^jAfr j-uil
1. L.i.
n'est permis i^ uii masuliiian (vls-a-vis des cliretieus) cn dehors de roi)(5is-
sance k ces prescriptious que Moliauimad pjeu Abd AUali, apdtre de Dieu,
a edict(Jes en faveur do la religion des chr^tieus. .hi leur fais aussi des condi-
tions et j'exige d'eux la pronicsso dc les accouiplir ot d'y satisfaire comnic
le leur ordoune leur rcligion. Kutre autres clioses, qu'aucuii deux ne soit
eclaireur ou espion, ni secretement ni ouvertement, au profil d'un eunemi
de guerrc, contre uii musulman; quc personne dentre eux ne loge ies
ennemis des musulmaus dans sa maison , doii ils pourraient attendro
Toccasion de s'elancer k Tattaque; que ces ennemis ne fassent point lialtc
daus leurs rcgious, ni dans lcurs villages ni dans lours oratoires, iii daus
(|uelque lieii appartenant a lcuis coreligionnaircs ; qu'ils no prStent poiiit
appui aux ennemis dc guerre contre les musulinans, en leur fournissant
des armes, ou des chevaux ou des hommes ou quoi que ce soit, ou en leur
donnant de bons traitements. Ils doivent heberger trois jours et trois nuits
ceux des musulmans qui font halte chez eux,.aYec leurs botes, ot leur olTrir
partout ou ils se trouvent et partout ou ils vont la meme nourriture dont ils
vivent eux-momes, sans toutefois ctre oblig(3S de ?upportor d'autres charges
genantes et onereuses.
« S'il arrive qu'un musulman ait besoin de se cacher dans leurs demeures,
ou dans leurs oratoires, ils doivent lui donner rhospitalit(3, lui preter appui,
ct lui fournir de lcur nourriture tout le temps qu'il sera chez eux, s'elTor-
gant de le tenir cache, de ne point permettre ii rcnuemi dc le d^couvrir.
et pourvoyant k tousses besoins.
297] CIII. — IL ECRIVIT UN EDIT DONT VOICI LA COPIE. 017
<ul ^ ^ J^ ii>-l L.3 'ijj-vi-lj jL»^l ^ Zj-^\ ^\ 3^^y^^i ^^^ (n^3
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_p' ^^r:' ^^«^.
(c Quiconque transgressera une des ordonuances de cet edit, ou ralterera,
se mettra en dehors de ralliance de Dieu et de sou Envo^^e.
« Que chacun observe les traites et les alliances qui ont ete contractes
avoc les moines, et que j'ai contractes moi-meme, et tout ongagement que
chaque prophete a contracte avec sa nation, pour leur assurer' la sauve-
garde et la fidrle protection, et pour leur servir de garantio. '
Jusqu'a Iheure do la Resurrection cela ne doit etre ni viole ni altere,
s'il plait ii Dieu.
Cet ^crit de Mohammad ben 'Abd Allah qui porte le traite conclu entro
lui et les chretiens avec les conditions imposees a ces derniers a 6te atteste
par : 'Atiq bon Abi Qohafa ; 'Omar ben el-Khatt;\l); 'OthmAn ben 'AfTan;
'Ali ben Abi Talib; Abou 'dh-Dharr; Abou d-Darda; Abou Horeira; Abd
Allah ben Masoud; El-'Abbas ben Abd el-Mottalib; El-Fadl ben el-
Abbas; Ez-Zobeir ben el-'Aw\vam; Talha ben Obeid Allah; Sad ben Mo-
";\dh; Sad ben "Obada ; Thamftma ben Qeis; Zeid ben ThAbit et son fils
Abd Allaii ; Horqous bon Zoheir; Zeid ben Arqam; Ous^ma ben Zeid;
"Omar ben Mazh'oun; Mos'ab ben ez-Zobeir; Abou '1-Ghftlia; "Abd Allah
1. Probablement aux moines.
•it8 IIISTOIHF. NF.STOUIKXNI'. [20«1
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2. In margine graphio : •^-''j^ ^^*
.4 j=nr~* lAf
ben 'Amr lien el-'As; .\bou nodlieita; IvIiawAt ben Jobeir; H^sim ben
'Otba; "Al»d Allah ben Hafal"; Kab ben MaUk; Hassaa ben Thabit; JtiTar
ben Abi 'ralib; a ecrit aussi MoTiwia ben Abi SofiAn.
CIV. RkCIT DE L.\ MOHT DE [M0H.«iMM.\d], QIE hk PVIX SOIT SIR LUI.
Puis Mohammad (que la paix soit sur lui) tomba malade; comme les
fideles entraient chez lui pour avoir de ses nouvelles, il ordonna k Abou Bakr
ben Abi Qohafa de leur faire reciter la pri6re ^ sa place. II mourut en 995
d'Alexandre ', annee en laquelle regna sur les Perses Yazdgerd fils de Sali-
ryar ; il avait regne — que la paix soit sur lui — dix ans et quclquos muis.
Abou Bakr Atiq lui succeda. Les musulmans, d'abord divises ia son sujet,
s'accorderent ensuite sur sa succession.
Le catholicos Is6'yahb" avait envoye au Prophfete — que la paix soit sur
1. Ici Tauteur semble se contredire. L'an 995 des Grecs repond a Tannee 684 de notre
ere, tandis que Yazdgerd regna le 6 juin 632. Elie de Nisibe, apud Barhebr., Chron.
Eccles., II, col. 124, n. 1, place exactoment la mort de Mohammad et ravoncment de
Yazdgerd en la onzieme annee de rHegire, qui commen^ait en 632 de notre ere. Bar-
hebraius {Histoire des Dynasties, p. 162) place sa mort en la di.xieme annee de THegire,
qui commengait en631. Cf. ci-dessus, p. 600, n. 2. — 2. Sur IsiVyahb II, voir ci-dessus,
n» XCIII.
299; CIV. — RECIT CE LA MORT DE MOHAMMAD. 619
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L^_^ dJjLLj dLLJI (^'J) * ^l c^l j;J,'UJl JUs JLJL <^__yj i^i-^ «^J^^J ^^ »p. 345.
Ai-I jl |»^j ^l JliiVL j»^L.£ J ^.JJI ^jLaJl IjJLU a» ^^Ij .La»w oL-oIj L^Lj
lui — des presents et millo stateres d'argent avec Gahriel, eveque de Mai-
san, homme vertueux et savantV II lui ecrivit, lui demandaut d'etre hien-
veillant envers les chretiens. L'eveque Gahriel, etant arrive a Yathrih, apres
la mort de T.Moliammad , otFrit ce quil avait apporte k Ahou Bakr, et lui
lit connaitre la situation des sujets de rempire persan, et ce dont avaient k
souffrir les chretiens de la part des armees arahes; il lui exposa que les
chretiens etaient trihutaires des rois persans, qui etaient en guerre avec les
Grecs. II ecouta son discours, re?ut les presents et se rendit garant de ce
qu'il desirait. L'eveque retourna heureux du succes de sa mission aupr^s du
Catholicos.
Kah eI-Ahh;\r- voulut irriter Ahou Bakr (que Dieu lui fasse misericorde)
contre les chretiens, disant qu"ils pretaient secours aux Perses, qu'ils etaient
avec eux a la guerre, et qu'ils avaient de rinclination pour les J-lthiupiens,
parce qu'ils mangeaient comme eux la viande de porc. Mais il ne lit pas cas
de ses paroles, nestima pas son discours et repoussa ses dires mensongers.
Quand Yazdgerd apprit la demarche du catholicos Isoyahh, il le fit
appeler et lui fit de vifs reproches. « Tu m'as trahi, dit-il, tu as prete
secours a mon ennemi en Taidant de ton argent. » Le Catholicos lui re-
pondit : « Toi, 6 roi, et tes predecesseurs, vous etes notre honneur, notre
couronne et le diademe de notre gloire. Les Arahes contraignaient les
chretiens qui sont dans leur province a passer a leur religion ou hien a payer
1. Ce serait ce Gabriel qui en 605 assista au synode de Gregoire 5^«. Orient.,
p. 478). — 2. Nom d'un juif celebre.
020 IIISIOIHK NKSTOHIKNNK. n^fof
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une capitation. Quand j'eus appris cela, je me suis enbrce de rassemhler
une faible somme pour la leur envoyer. II n'etait pas possible que je les
abandonnasse dans une aussi p6nible situation; aussi bien est-ce pour cela
que j'ai 6te plac^ a leur tote. » La colere de Yazdgerd s'apaisa alors; il
lui ordoima d'dcrire aux populations cliretiennes voisines des Arabes, de
s'cloigner de ceux-ci, et de prcter du renfort k ceux qui iraient les com-
bultre. Le Catholicos fit des voeux pour le roi, et se retira. II ne cessa de
menager habilement les affaires, qui etaient alors difliciles, k cause du
changement des empires.
Abou I5akr mourut; 'Omar ben el-KhattAb, qui lui succeda, conquit les
pays et fi.xa le taux de Timpdt foncier selon la richcsse des habitants. Cette
taxation subsista jusqu'aux jnurs de Mo^ftwya ben Abi Sofian '.
Isoyahb le catholicos alla trouver Omar, et lui parla au sujet des chre-
tiens ; 'Omar lui accorda un edit " dont voici la copie :
« Cet edit a et^ accorde par le serviteur de Dieu^ 'Omar bon el-RhatlAb,
prince des Croyants, aux habitants de Sileucie et de Nahr Bir ', k leur catiio-
licos, k leurs pr^tres et k leurs diacres, sous forme d'engagement inviolable,
de diplome public, d'acte signe, portant protection permanente. Quiconquo
lobserve, sera attache k la religion musulmane et sera digue de ce quelle
contient. Au contraire tout hommo musulman et croyant, qu'il soit sultan
ou sujet, qui lui portera atteinte en violant le pacte qui y est contenu, en
1. Ce calife regna de 661 a 680. — 2. Cf. Mari, p. 62. — 3. Ou encore : par 'Abd
Allah. 'Abd AUah etait un surnom du Calife. — 4. Lecture conjecturale. Ne serait-ce pas
Nehargour, region entre Maisan et Ahwaz?
[301] CIV. — RECIT DE LA MORT DE MOHAMMAD. 621
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«^ -rij^^^ lyHX" Vj .|^jVl jlLsl J j».^ Jr^ -^^ u^-/". "Vi .|3^L_Ji JjL.
Jb Ojl^^l iJL JL ji^ J*., A=-l ^.; Vj -^^1 Sl3>LJ pJtjOii Jl J;*A„J1
1. «.CkUj. — 2. Sic in ms.; lege : »j'-»" ^r' -W J*' ^4^- ^' J^'' J (vide
p. 612.)
ralterant et eii transgressant ses prescriptions, se separe de Talliance de
Dieu et meprise ses droits.
« Apres cela, je fais alliance et pacte avec vous de la part de Dieu, et je
prends votre vie, votre fortune, vos familles et vos gens sous la sauvegarde
de ses prophetes, de ses ap6tres, de ses elus et de ses saints musulmans,
et je me porte garant de votre securite. Je me suis engage a vous proteger
par moi-meme, par mes auxiliaires, mes satellites, mes compagnons qui
defendent le coeur de l'Islam contre tout ennemi, qui m'en voudrait a moi
et a vous. Je defends aux conquerants de la foi de vous etre i charge lors
de leurs invasions'. Dans toutes ces choses vous ne serez ni molestes ni
contraints.
« Aucun de vos eveques ni dc vos chefs ne sera depose. Vos oratoires
et vos eglises ne seront pas detruits; on ne fera entrer aucune partie de
vos b&timents dans la consfruction des mosquees, nidans celle des maisons
des musulmans. Aucun d'entre vous, qui sera en voyage, ne sera inquiete
' dans quelque pays que ce soit. Vous n'etes pas obliges d'aller avec les
musulmans 4 la guerre contre leurs ennemis. Aucun chretien ne sera con-
traint de se faire musulman, d'apres la revelation que [Dieu] a fait descen-
dre dans son Livre, ou il est dit : « Point de contrainte en ce qui concerne
« la religion. La voie droite se distingue de regarement dune fagon ecla-
1. Le texte est ici trouble. Nous ravons retabli selon la legon inseree ci-dessus, p. 612.
P. 3'lK.
622 IIISTOIRK NKSTOHIKNNK. [302
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* 1'. :i'i!l. jV*-Cc. I^^ljil U -'j^^^l^yj ' p^J-li^J O^ j-VjJI Ij^^jii
1. ♦>,-*i^> .. — 2. ♦> — 'Ij ..
« tante, » et ailleurs : « Ne discutez que de la maniere la plus honniite '. »
« Mes mains eloigneront de vous tout mal partout oii vous serez. Qui-
conque agira contre cola, violera le pacte de Dieu et son alliance et le pacte
de Mohammad (que Dieu le benisse), et agira contre le contrat dc pro-
tection de Dieu.
« Ils ont merite que nous fissions avec eux le pacte de ne pas verscr
leur sang et de les defendre contre toute injustice, parce qu'ils ont et^ sin-
ceres avec les musulmans, qu'ils leur ont fait du bien et qu'ils leur ont prete
appui. Jai uiie condition a leur imposer, k savoir que personne d'entre eux
ne se fas.se espion ni secrctement ni ouvortement pour le compte d'un cnnemi
en temps dc guerre contre un musulnian ; que personne n'abrite un cnnemi
des musulmans dans sa demeure, 011 il pourrait attendre roccasion de s'elan-
cer a lattaque; qu'ils ne pretent pas appui aux ennemis de guerre contre
les musulmans, par un concours hostile, en leur fournissant des armes, des
chevaux et des hommes; qu'ils ne servent pas de guide k rennemi et qu'ils
n'aient pas d'intelligences avec lui.
« S'il arrive qu'un des musulmaus ait besoin de se refugier chez eux
dans leurs demeures, ils doivent le cacher, ne pas permettre k rennemi de
ratteindre, lui pretant appui et le traitant bien tant qu'il sera chez eux.
1. Coran, 11, 257; et xxix, 'i5.
[303] CIV. — RECIT DE LA MORT DE MOHAMMAD. 623
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. Vji, l^ lyiL._ 3I l^ ' Jj j-JI O^ ■5^' «^. jl i^^ -^ ^y-^j ^ ._^V1 ^ IjAaI * p. 350.
1. L^. — ■ 2. i.oLi, .jj S).jijj'«.
« lls ne negligeront aiicune de ces conditions, qui leur sont imposees;
quiconque violera une de ces clauses ou Falterera, se raettra hors de la
sauvegarde de Dieu et de son Apotre, que la priere et la paix soient sur lui.
« Ils doivent encore accomplir les pactes et les alliances qui ont ete
contract^s avec les pontifes, les moines et les peuples chretiens qui ont un
code sacre.
« .rafTirme a nouveau Falliance que Dieu a conclue avec ses prophetes dans
la foi, par raccomplisseraent de ces proraesses, en quelque lieu qu'ils soient.
Moi-merae, j'accomplirai ce qui m'engage; aux rausulraans d'observer aussi
ce pacte, k cause de sa notoriete, et de le faire respecter jusqu'a Theure de
la resurrection et jusqu'a la fin du mondc ' .
« Temoins "Othman ben 'Affan et El-Moghira ben So ba en la dix-sep-
tieme annee de riiegire. '■ »
Quand, la quatrieme annee de son califat, "Omar envahit la Syric, a soii
approche de Jerusalem^ les habitants, accompagnes de leur eveque, sor-
tirent a sa rencontre " et prierent pour lui. lls lui demanderent d'empecher
1. Cet edit parait etre le sommaire de recrit attribue a ^lahomet (voir ci-dessus,
n" CIII); il est donc probablement aussi apocryphe; mais ces deux faux contiennent,
pour les obligations imposees aux chretiens, des clauses de Tacte de la capitulation de
Jerusalem, renouvelees dans le statut des chretiens de Syrie redige par le calife 'Omar.
— 2. La dix-septieme annee de THegire commengait en 638 de notre ere. — 3. 'Omar
ne fit pas en personne le siege de J6rusalem; il envoya plusieurs de ses lieutenants,
dont 'Amr ben el-"As. — 4. Cf. Barhebr., Chron. Syr., ed. Bedjan, p. 108: Micliel le
Syrien, t. II, p. 425; Hist. du Bas-Emp., LVIII, § XLV et suiv.
«24 mSTOlKK NI-:ST()l{|i:Ni\E. [30/ii
>U- ^ ^i \^}y} *i c^i \ ^j oaJJ J" y*^^ <^>: y^i ^j ^J^ ^!^^
.*LtJi jLL- jl \i <ii^ Ali^ <:..vJI Jl iLj .^^^l^ <jL- JI j^i ^^^ ^)
ijJl JL_» .^'i \a ^--^**'^ -^^^ ^^* 1«*' ^^ -V-£-U laa-. ^f*£. Aj ^i L ^ L.A»
J (.Ll)! IjL Oyip' o^>- ,_5^ ^_y.xLjl ^,J-a!l Ji; J jl jvjJ IjJLLJ viAJj ,_^ ^^fc
^»*. II _^_J . OJJ *LJI JjCfrlj *l^l. JijJjjlJ .«Jib i^jLaJI v-JjiaJ *LJI Iaa pi
P. 3il. .^'Wl u^Ji..l jL
';*
1. JO.L:— .' ^L;_' ex I— ^u( jacuit (mortuus est).
u
e
les Juifs (le descendre dans la ville, a moins d'y acheter des maisons. II exaugu
leur demande et empecha les siens de faire du mal a la ville et k ses habi-
tants. Ceux-ci lui ouvrirent les portes ' ; il leur accorda un edit portant le
pacte qu'il contracta avec eux. Apr6s ^tre reste dix jours dans la ville et
avoir donne des ordres pour y bi\tir une mosqu^e sur la placc du tombeau
de Salomoii, lils dc David, et une citadelle a cotc de la mosquee, il parlit
pour Modine; il nomma - Mo':\\vya ben Abi Sofian gouverneur dc Syrie.
On batit ce qu'avait ordonne 'Omar; mais redilice tomba; on le rebatit et il
tomba cncore. Les musulmans, etonnes, en demanderent la cause aux .luifs,
qui leur dirent : « Si Ton n'arrache pas la croix qui est arboree sur le Mont
des Oliviers vis-i-vis de la Syrie, le b;\timent ne tiendra jamais debout. »
Les chretiens, qui furent contraints de la renverser, la firent descendre avc(^
honneur. Alors la reconstructiun du batiment se maintint solidemcnl.
Omar, a qui on (3crivit cette nouvelle, en fut frappe d'etonnement; il mou-
rut apres avoir ete calife pendant dix ans, sept mois et trois jours'.
CV. — Recit de la moht de Mar Is6'yaiib Catiiolicos'.
A la suite du differend survenu entre les habitants de Nisibc et Unir
1. En 948 des Grecs (637), selon Elie de Nisibe, apud Barhebr., Cliron. Eccles., i-ol.
124, n. 1. — 2. Cf. Barhebr., Histoire dcs Dynasties, ed. Salliani, p. 173. — 3. Dix
ans, six mois et dix-sept jours (Barhebr., loc. cit., p. 175!. Omar rogna de 635 a 645.
4. Cf. 'Amr, p. 55; Un niiovo testo..., p. 20, 27.
[305] CV. — HKCri' I)K LA MOUT 1)K MAK ISOVAHB CATHOLICOS. 625
A_Lt j^l -OL^lj dJui\ ^ycj^) j^ lAUli' ^l ^y^\i 1>LII ^ -l^lj .dbt
•CJLUa- ijL. vJ^Oj . V.5J; C-J o^' ^*-^- («[^j -f»*-^ ■»— iALTj cJ^J' -*-U <Oj^.ia-
|C *-- *--« -^-i (J3 .'0_i».« 'VSyAj-lj i.3»,4j>M AjLai». C-oOj • ».-' AJI-J 'd- i-...C- '»-J'
v::Joj .ii^^Jl c-^j -uO^^ ilr* k-! >J^ c.»^ o^-jj ii_r^i j_j.U_.JI tzIj "cU |jj
1. tix : |..i.ai^; scliolaris.
metropolitaiu Isaac', I.s6'yaiib ([uitta Seleucie pour aller a Nisibe afin de
mettre Taccord eutre cux. 11 tomba malade a Guedan, et mourut. Cest ia
qu'il ful iuhume, — que Dieu sanctifie sou i\me. — Ainsi la mort le dclivra
des malheurs et des tristesses doul il avait ete accable a la suite du boulever-
sement dc rcmpire, et des outrages au.xqucls il avait ete eu bulte depuis sa
venue au pays des Grecs, ou il avaif celcbre la messe. La famille de Yazdin
sc chargca de sa sepulture. 11 avait ete cathcdicos pendaul dix-neuf ans et
six mois"; il etait bou de caractere et <l'un naturel doux. Ou ne put lui
reprocher que la durete de ses disciples euvers les ecoliers.
Dc ses jours lcs Arabes conquirent IJira ', oii ils massacrereut les Perses
qui s'y trouvaient; et ils batirent Koufa, qui s'appelait Aqoula avant sa
constructiou. 11 en a ete de meme de Basra, qui, des jours de 'Omar, a ete
batie ct appelee ainsi apres la conqucte de Oubla et de Ma'i'san.
i. Auquel Is6"yahb d'Adiabene ecrivit des lettres pour lui recommander les nesto-
riens de Jerusalem et pour lui annoncer son intronisation (voir Lio 'yahb III, Liher Epist.,
ed. Duval, p. 215, 219). — 2. Dix-neuf ans selon 'Amr. Suivant notre auteur, Isoyahb
est mort en t)46/7, ayant ete elu en 628; selon Klie de Xisibe (apud Barhebr., Chroii.
Eccles., II, col. 128, n. 3), en 64.3/4. — 3. Cf. Un nuovo testo.... p. 32, 33; Klie de
Xisibe (apud Barhebr.. loc. cit., col. 124, n. 1); Barhebr., Hisloire des Dijnasties,
p. 173-174.
PATH. Oli. —
ti26 lllSrdllll'; NKSTOHIK.NM';. _;{0(i
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.ij-fr Lw ^ Aa-lj ^l^ s_.,L..l» .p^U- j^ ^jtC'! b^A, L.J |»j^j ^^1 ^ Ij^jli
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!>y^^ ^y iasL.VI «.w- LJj .jLjVI ijL^- iJlL; J j^^^j^ j»A Vj JUI ,^-»-1 y
.^^VI l-^A j_^ j.. A, V ^lj oL-*^V (»aLI 'o^ ;y> SljyJI ' i^^jj' L.
^ 'jj-^_ j'j f>aJI ly;'li Vj <Wl ^l l_jJU VI ^Uwl ^^1 ^j-JJ^ c-^
^j Lji« Lj I *ljJI j^ wL-jj -yi '.^;^' ^;??^' ''•^^ '^y^y' '"^i -(n^^b (V"*^ iii»-
.. H
1. (A""»- '■" ^*^' vespera.
CVI. — ll[NT(>iiti: n IIkhaci.ils. liMi-iiUKt ii dks GitKcs.
Eii ces jours' Heraclius, ayiuit appris ce qui dtait arrive k ses partisaiis,
et la concjuete par les Arabes de renipire des Perses, rassenii)la tous !es
tiveques de Syrie a .Vntiociie et leur demanda dexprimer leur opiniou toii-
chant les Arabes, ([ui venaieiit dapparaltre, et toiichant leur regne; et tjuelle
allusion y laisait rKcriluie. Ciiacnn d'enx dit sa pensee. II dit ah)rs aux
eveques reunis et a ses generaux, qui etaient presents : « Ce peuple est
comme le soir qui tient le niilicu entre le jour et la nuit, et n'est ni clair ni
obscur; de m(?me ce peuple n'est ni eclaire par la lumiere de Notrc-Seigneur
le Christ, soleil de Tunivers, ni plonge dans les tenebres de Tidolatrie. »
Aprt^^s ce discours, les ev('''ques linformtjrent de la bt^nediction qu'Al)raham
avait donnee a Ismad ct doiit parle le Pentateuque- et lui dirent tjue Tap-
parition.de leur regne devait avoir lieu necessairement.
Ileraclius ordonna k ses gens de ne pas s'opposer a lordre de Dieu en
luttant avec ce peuple, mais de se borner k dt^dendre lcs villes et Ics pro-
vinces qui leur etaient confiees, et, dans le cas oii on Fexigerait deux, de
payer le tribut. 11 quitta la Syrie, sans espoir dc la conserver '. 11 aiiandonna
aussi TEgypte, Psisibe et les regions d'aIentour, et se retira k Constantinople,
1. Cf. Barhebr., Chron. Syr., p. 96-97. — 2. Cf. Gen., xxi, 13 et 18. — 3. Cf. Bar-
hebr., IUs{. des Dynaslies, p. 174; Chron. Syr., p. 102: Michel le Syrieii, l. II,
p. 424.
L.JO: CVI. — IIISTOIRK DTIERACLIUS, EMPEREUR DES GRECS. 627
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1. Iu margine.
plongo daiis lc dfscspoir ct accable d allliclion dcvunt lcs evencments. La
plupart des habitanls dc ces regions sc refugierent k rinterieur de rempirc
grec, laissant leurs proprictes. •
Heraclius dit ensuite k ses gens : « Dieu, que son noni soit exalte, est
juste; il n'accordc pas ses dons au hasard; sinon, pourquoi nous enleverait-
il cet empirc, que nous possedons depuis plus de millc ans et dans lequel
nous avons joui dcs Ijiens dc la tcrre conime il a ete dit dans lc Pentateuque,
pour le livrer a un peuple qui n'a jamais connu ce que c'est que le pain,
mais qui n"a vecu que dans le desert, se uourrissant de fruits et habitant sous
lestentes?» Quelques-uns lui donnercnt raison; les autres le coutredirent.
II recommenga a fairc la guerre aux Arabes; c'cst alors quc ceux-ci anean-
tircnt scs armees, commc il a ete dit ci-dessus.
En la dcuxiemc annee du califat de 'Omar, les armecs arabcs se rassem-
blcrenl pour combattrc les Perses ' ; les Arabes campercnt a Hira, oVi ils
logereut dans lcs egliscs et les couvents qu'ils proianerent horriblement,
D'autres avec leurs chefs Sa'd ben Abi Waqqas, 'Otba ben Ghazwan, El-
As'ath ben Qais et Abou Mousa eI-As'ari campcrent a Qidisyya. La bataille
fut terrible; les Perses furent mis cn deroute. Rostam, frere de Yazdgerd, fut
tue avec beaucoup de ses soldats; les Arabes firent un grand butin; ils bati-
1. Cf. Un niiovo testo..., p. 32; Barhebr., loc. cil.; Michel le Syrien, t. II, p. 421,
423-42 i.
r. oo4.
tS2H IIISIOIUK iNKSTOHIE.WK. [30«:
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A.LVI «JiUj <-JI iAA ij jLt--» ^jL ^^..^-iLJI ^X/^' j^i^ O^ *^ J»"^3
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1. jU'.
rent cn cct endroit unc yiande ville pre.s de I.lira ct rappelerent Koufa; son
ancicn nom etait "Aqoula'. Les Arabcs vinient riiabiler; elle fut prospere
aux jours de Ali ben Abi Talib, que Dieu lui soit propice.
Cclte menie annee, Otba ben Glia/wi\u battit les Perses qui etaienl
dans la terre de Maisan el sempara dc (Jubla, 011 il construisil unc grande
ville montce sur Teau qui vient de la mer, et Tappela Ba.sra; Abou Mousa
el-As'ari y planta dcs palmiers et la rendit llorissantc.
A cette epoque aussi fut bfttie la ville de Mossoul, vis-a-vis du Jardin ct
de .Xinive'. Les musulmans devinrent nombreux; ils habiterent les villcs
pcrsanes; ils detruisirent les pyrees; ils honorereiit les chretiens plus quc
les scctateurs de toutes les autres religions. Les Arabes ayant attaquc
Seleucic, Vazdgerd leur en ferma les portes ct s'y fortifia. Durant dix-huit
mois.personne ue put y entrer ni ensortir.
CVIi. — Recit de l.\ mort dHeiuci.ius, empehelr des GiiEcs;
Heraclius mourut en la 992''' annee d'Alexandrc, i\ lAge de soixanlc-
1. Cf. ci-dessus, p. 625. • — 2. Cf. ci-dessus, n" XL. — 3. Cf. Xicepliore 'riirDplKiiic,
t. XVIIl; Michel le Syrien, t. 11, p. '.30; Hist. <lu Bas-Einp., LIX. S IX. 'i. < >u
plutot 952; Heraclius mourut le 11 fevrier (i'il.
f
[309] CVlll. -- IIISTOIHE DE M.VR EMMEII CATHOLICOS. 629
i.CL.Jl j O^^' JO A«3 <jl \.]g:!a i i-U dlLj * _j^\ i_>«i-3 i— jy.^' ^XLj * P. 356
jjjj .oJI __,Ai ii. —Jiyt •,.« '«.rAij j_$aJI iijAsyb IjiiV O-^j <.f>^ >-^-^'-*r*'J
~.. \^j^[* .^y-il 'uUj'' '\;'x. ^::Jo3 .<£\ \ylzij [^\ U«.i^3 'CU* U tljjJI ^^ -^.-^-^^
/^ j-JajjJi) CiUJ' »jy' -*^ iv .1*^3 'Lrjl..,....« L xi ^^1 CULSvw3 cJ^l -^J^'
j_>l dU\ jj^ -Tj^j ^^^ ^'L-i J-f^-^ ^^ o~^^ ■J—'^ -j-f^ ij^ . ^j.k:k-i
.^J\ jL. ^^ J ^_/j orr^ JjX-l J J»3 jjjl ^i^l ^ Si\ l-ijt> * •■ p. 357.
<^ I3 .>JI IJ jjjl_.JLla. ^Ubl Jl ,_::i •cLs ^JJI ^UUJl ^.^j-i^l J03 .<L.>ii ^jJ^ -
cinq ans ; il avait rogne trente ans et cinq mois ; son fils Constantin {Qous-
tantin), quil avait fait participer au regne avant sa mort, lui succeda. Mais.
apres quatre mois de regne, il mourut, empoisonne traitreusement par sa
cousine.
Les arraees se reunirent et preterent serraent k Heracleonas {Harqlouna)
son fils, quelle avait eu illegitimement d'Heraclius, et elle prit en main le
gouvernement. Les ministres, revoltes de sa conduite, detronerent son fils
et lui couperent le nez. II avait regne huit mois. GrAce a ces troubles, qui
agiterent Tempire grec, les Arabes purent facilement s'emparer de Cesaree
(Qaisdrtjya) et dautres places. Puis les Grecs placerent sur le trone Constant
{Qourtous) fds de Constantin. Celui-ci, malgre sa jeunesse, sut s'attirer par
ses bienfaits latfection de Tarmee et du reste des hommes; et gr4ce k Texpe-
rience qu'il acquit, il gouverna avec lieaucoup de sagesse et de fermete.
CVIII. — HlSTOIIiK DE Mvil Em.MEH CaTHOIJCOs'.
Ce Pere etait originaire d'Arzoun ; apres avoir fait ses etudes a Tecole de
Nisibe, il se fit moine dans le couvent de Mar Abraham, oii il vecut dans
unc cellule sans la quitter. II fut nomme ensuite eveque de Ninive. Le
1. Cf. Mari, p. G2 ; '.Vnir, p. .">5: Barhebr.. Chron. Eccles., II. col. 128; Un nuovo
testo syr., p. 27.
t)30
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CT*
Q I- 4
patriarclie IstVyalib ' soii predecossour ecrivit aiix liabitants de Goundisabor,
i|iii liii avaient dciiiande uii iiK.tropolitain pour leur pays, en faisant Teloge \
des vertus de ce Pere, qui etait alors eveque tl(( Ninive. Jls demand6reiil
alors au catholicos de Tetablir leiir metropolitaiii ; il le llt alors vcnir et le
consacra. II ^■ouvcrna ce siege, qn'il occnpa, avcc beauconp de sagesse. Aprcs
la mort d'lsoyalib, Tclection rayant designc, il fut ordoiine patriarcbe malgrc
son Age tres avance. II etait bon, vertueux et cliaiitable, iireoccupe d'aug-
menter le nombre des ecoliers. Ce fut le premier (jui ordonna aux (icoliers
de se ceindre d'une ceinture, pour se distinguer des autres jeunes gens.
Trois ans •apres son ordination, ("tant allt^ a Karklia de Guedan, il y tomba
maladc k la suite de la fatignt! du clicmin, des soulfrances qu'il y avait
endurt^es et de la clialeur. II lefusa de prendre lcs remede.s que les mtjdecins
lui prescrivaient, et disait : « La moisson est miire. » II mourut aux jours de
Otbmau ben "Aflan, apri^^s un pontificat de trois ans-. Ouelquos historiens
disent qu'il etait eveque de Ninive et que les musulmans travaillerent a
le faire catholicos parce qu'il leur avait apporte des vivres lors de leur inva-
sion dans la rt^-gion de -Mossoul au moment de la conquete.
1. Voir ci-de.ssus, n"* XCIII et CV. — 2. "Amr place son intronisation en la ti58
annee des Grecs (647) et en la premiere ann(3e de 'dtlimdn, qui repond a l'ann(je
644-645.
1311] CIX. — CE QUI AURIVA DE SES .lOURS. (i31
.~jL^£jlj 4j Jlxlo)! -«-Ijis-j ^^,=»L i^i 'I !sii;l 4.JbXo3 Ca^ iy~^ ''-•^' (j * ''• ■'■''"■
(«^J ^aII iJjljiJ .'*-S j^> j^* i_/a«; JS-*— .3-3 f-^^ij^ jA r\Z^\ jl |_j!i d.'llA /«Islj
j_,ii«-) Jb^ij . IjJ /.Isl ^LTlaJI p- ^;^ ^ jo jJl i jUJI (j <.Li'Ls jl^r^-i -U, ^l
Oi-*^3 (JV^^ ixlo^ «rJiii Uj .i^LaJlj («j-aJl cjVj .OAjJI iji^ '•^ >-L^3 ^jLpcJI
j_}3^^ (^jS ^t^ (jri/ "*"^. j' 1.5-''-? -(3::^^^ (3r*J-^ ^j?^ jr^ Vj*' '*>J-«-«
ij.4 (--^ .iJ[_,-AJl 'I "^(v*!.»-* ^L^VI (jj-*-*. L.^1 jo) . ^j ''(^r^i' ^^ '-'^,
xs-^i iijXJti Jj is».«j>-j fj^')l ^l o^^J Lwls .'»—..« L.-iJl3 jLJIj (^L^tJVl <JL< -G-I3 'Cs^
1. JLOjl'1 ex i.Tir. sacrarii custos. — • 2. .,l)jJiJI ex p-mim lector, anagnostcs. — •
3. ^rr.—;;' vel ^^rr'^ etc. — 4. fii vel y^, vel ^^iii' etc. — 5. I''ort(! ^^J-i.
CIX. Ck yll ARIUVA DE SES JOUliS. EnTRE Al TRES IAITS I.'|| IS!( iIRE
IIE SAIUtlSO METROrol.ITVIN llE BeITII GaUMAI'.
Cet liomme etait de la regiou de l\adaii ; il lit ses etudes a recole de
Seleucie sous Mar Sabriso' catholicos. Celui-ci, ayant remarque ses bonnes
oeuvres et son ortliodoxie, Tenvoya ti son couvent en Beith Garmai, oii il
oxcrga la charge de sacristain et de lecteur jusqu'a la mort de Mar Sabri.'s6'.
(Juelques-uns de ceux qui (4aient dans le couvent lui ayant port('' envie, il
le quitta et se rendit au pays de Sa'ran, oii il demeura dans la meme grotte
qu'avait habitee Mar Sabriso' catholicos- ; il s'attacha a un anachorete, qui
rinstruisit dans la vie ascetique; il s'adonna au jeiine et a la priere. Quand
Fempire des Perses disparut et que commenga rempire des Arabes, sa
renommee se r(3pandit parmi les fideles et les dissidents. 11 se vit en songe
allant visiter deux villages de Saherzor, appeles Ostin et NapIior\ dont lcs
habitants etaient idoMtres, pour les appeler au christianisme. Prenant avec
lui TEvangile, il partit aussit6t, accompagne des pretres et des diacres. Mais
i'i lcur arrivee aux villages, les habitants les chasserent k coups de pierres.
1. Cf. Le hivre de la Chastete, n° 93; Un niiovo testo..., p. 30. — 2. Voir ci-des-
sus, p. 476. — 3. Lectures conjecturales.
ii3a iiisrniiii; nksiohik.nnk. rai2|
J.J («1-3 VI ^_^ f-^Jkj rjiil «-*7>- -^lj .jlLjiJI r->»-b ^c^ ij^ . jlla..JL i_^)l
f-jj Jj cJ» cji«-jj o. viuAtj (nr^ CljL.» <i) jU ^Ulj ^^^l- c-'*^ ijtS-l J
1 j a "'J IjLUr» L»IJl !iV-=>t>J -Jw)l ji-*J »JA«Sl.S,.4 <C- <J.- ^IS J J.J>-1. jlSj . ijl.i
.0,1 O ■— l«».Jl Jl «JAj^ is*^" >J"^~^J *- '' <J^ *-•»
«Jl ^Lpj L,li . <ii> ij «4-J-J ^^^. J^ k— a-1» . («••^L A_»-lj Jl^ Ou i_^ JujTIj
l*j .j^UiJ jlk-Jl L^ Jj A» <) l:Jo J^;l ,Jc- ijLajj jJ-JI Jl cf^- *j^ ^^
IV ;ii.i. iJjb [xy\ aaL; Ui .^1 'V.i r Zjj\-^j •^i^ j) jJ^ A) iu-. I.x.j;ji.4 LsLp Jlj
1. Jj\. — 2. F!x |;jo! opus.
Alors il remit ti uii pretre douze pierres, sur lesquellos il avait fait le signe
de la croix, ot lui Jit de les jeter h la source k laquelle ils huvaient de Teau.
Une fois quils v bureiit, Dieu inelina lours cojurs k recevoir ses paroles.
Une femme du villago otait possedee du domon; il pria sur elle, et en
chassa Fespril malin. 11 baptisa tous los liahitants; il ddmolit les temples
des idoles et hatit i\ lour placc une egliso.
Puis lcs liahitanls de Beitli Garmai le choisirent pour etrc leur metropoli-
tain' ; il fut ordonne par Mar Kmmoli. II etait tres avance en Age; ses forces
(liminuorent ; mais il ne voulut point renoncer a ses oeuvres. Cliaque annee
il pronail six makkouk de farine d'orge , avec iaquelle il faisait de petits
pains, dont il so nourrissait pendant toute Fannee; il distrihuait le reste
aux pauvres ; il en donnait aussi aux lldolos comme benodiction.
'Otba, gouverneur de Beitli Garmai, ayant entondu parler do lui, envoya
le chercher pour le voir. Quand il arriva chez lui, il le pria daller a Senna
pour prier sur deux de ses fdles, qui etaient ohsedoes du demon; il le fit; il
jeunapendant sept jours et ninterrompit son jeune quelles" n'eussent gut^ri.
Celles-ci rappelorent des ce jour : « Mon Pere. » Le pere, ayant vu ce miracle,
1. Serait-ce a ce Sabriso' metropolitaiii, que I.s6'yahb d'Adiabene ecrivit une lettre
pour lui donner des nouvelles de sa sante (voir I.soyahb III, Lib. Epist., p. KWl ?
Thomas de Marga, lib. II, c. 7, dit de lui qu'il etait present avec ce lso'yahb III ii la
consecration de Teglise du couvent de Beith 'Abe. — 2. Le texte passe ici du duel au
sinffulier.
313] CIX. - CK QUI ARRIVA DE SES JOURS. 033
,_L£.j .Jjl__^l ^:, ^U J .sjij Jmj Lo ^yUsJ -^^1^ -^ j ' jli^l ^jj
■'4ci__^i L-'-»*^ ■1^^:' "^y-^ (./*—'" Ls*'' (^j -j^^yJ' •*-'^' /«*/ .^yuo ■^Ci^i ■'^j^ui
1. tiw ex vam totondit, rasit, tonsui-a sacris initiart'. — 2. .i^y*-'! ex iJiaio pestis.
— 3. ^,»;U' ex iiQi^ petitio, precatio irogationes). — 4. c-^j--! ex tia^ hebdomas. —
,'). .,'t?'- ex jjtao. commemoratio.
lui demanda dc liii cxposer ses requetes ; il le pria d'exempter de la capita-
tion les moines, les pretres et les ecoliers de sa provincc; Otba exauga sa
demande et lui accorda un edit defendant rimposition dunc capitation a ceux
qui scraient vctus dc laine, qu'ils fussent tonsures ou non. Cette regle s'est
conservec jusqn"a nos jours dans cc pays.
La pcste cnvaliit la region dc Beith Garmai; il iit des llogations peudant
toute une semaine, comme le fit David aux jours des enfants dlsrael', et
Dieu lit disparaitrc le fleau; ce soiit ces Rogations qui onl pris le nom de
Rogations des Niiiivitcs'. On fait sa commemoraison le jour de la fetc de
ces Rogations, qui est le jeudi^ Que ses prieres soient avec nous.
1. Cf. II Sam., XXIV. — 2. 'Amr (p. 43) place letablissement de ces Rogations h
Tepoque du patriarche Ezechiel (voir ci-dessus, n" XXXVI). Le livre de Houdra (Bre-
viarium Chaldaicum, ed. Bedjan, pars I, p. 161) semble etre d'accord sur ce point
avec 'Amr, en disanl que ces Rogations eurent lieu sous lempire des Perses. Ajoutons
cjue redition de Bedjan a siipprime le nom de Sabriso' metropolitain de Beith Slokh ou
de Beith GarmaT, qui so trouve mentionne dans les manuscrits. — 3. Les Rogations des
Xinivites dans rEglise nestorienne ont lieu vingt jours avant le careme : le lundi, le
mardi et le mercredi de la troisieme semaine avant le careme. Le jeudi qui les suit,
on fait la commemoraison de Mar Sabris6'. On lit dans le Houdra : ilojj. !'•'•■." -ov^r
^ajL.>j. iLaxj i.oi^ «0114. o^o) >a.a.^v.^a> -v»; ijv^o; ..oioi>-(o : « Le soir dc la vcille du jeudi des
Rogations, cest la commemoraison de Mar Sabriio' qui a etabli ces Rogations des
-Ninivites. »
"^^* IIISTolHr. NKSTOHIKNNK.
Ciui dj^ ju^jL ^j^\ ^_^ui
13 Ki
^^:> Oj^I ^Uj iJUl .:j|_^ ^i _;_, ^^ .^-i^, ^y^ ^^ui oU Ui
t»C- iiyufc «_^ (.IJlj CiJj, ^j 4J,
.Jo-Ji ,^c .^u f-yLjCu
,^ .i ,.*£•
• 1. u^ .,'/,.
•^ r-^
C.\. — llisToini: d'Atiia.nask, conm; soi s le nom iik .Iamai.,
|'\tiiiaiu;he des Jacobites, et de .Iean son discii-i.e'.
Cel homnie, surnomme Chameau iJamal), lut patriarche des .Iacol)ites
pendant quatorze ans- : II avait un disciplc intclligcnt, nomme Jean. II
renvoya en Perseavec Maroutha lemoine, mefropolitaiu deTagrit'. Athanase,
apres sa mort, fut n^mplace ' par ce Jean, qui occupa le siege pendaiit dix-
sept ans. Cest liii (iiii composa la plupart des prieres des Jacobitcs, la messc
de la consecration du rlireme, la benediction de Teau et d'autres choses.
CXI. HlSTUIRE 1)E MaI.KI.s6', :-0NDATE1 It I.K Ol.MIU IfMrrilA-',
Cet humme vcrtueux etait d'un village appele Suse; il se fit disciple de
Rabban Sabor" et re?ut Thabit monasfique dans son couvent. Puis il !.• quitta
et se fixa dans une grotte, pres de Goundisabor, se nourrissant des fruits des
1. Cf. ci-dessus, p. 543, 54.5. - 2, Notre auteur dit aiUeurs iloc. cit.) : onze ans. -
3. Cf. Barhelir., Chron. Eccles.^ II, col. 120; Micliel le Syrien, t. II, p. 433. — 4. En
631, voirBarhebr., Chron. Eccles., I, col. 276; Michel le Syr., p. 419. - 5. Cf. Le Livre
de la Chastete, n" 99 : Oumra l.ladtha (|l^ ,^^ signifie « Couvent nouvcau ». -
6. Surce personnage. voir ci-dessus, n" \A\ .
:il.-, CXi. — IIISTOIRK DE M.ALKTSO ', FONDATEUR DE 'OUMRA HADTFIA. 635
^LaS . AT^L^ "C)»j« 4JL^3 . jAI_i jviJ [aJ^ (_j Aj^lJ .X_-l) 'LJ' Cj«-L)' n^\yM
«^lj^lj iji '«-i ijj>^ 'l-^'l jls •jjjl (j ^j»-^ jl S;-«1j Ij::*^ L_L=' OI «S.SJ ^y^'l
®<£.L-.i ^^J ^''^ ^f ''-'>-'' t5jr"3 ^'-^ ^M^j^^ o'*i-9 •It^3 ^V -'^'' ''-a— =»^»-'1
^ [_^j '-' «^j^'l J-^j^ <J ,--^ .<u"^JI clL J i-Ct (.LL.U jLA_r'l Ol n^^\j
^v«jjl j ^j CjL LJ3 .f-j.i.jCL« ^LUI ^ '^ w~^j ^-^csJI ^;.^ ts*^-' ^^ j'-^'^'
1. Sic. — 2. >!_^«-.J' JL. — .'!. Sic in nianuscnpto. — '1. In marg. graphio : ^^
ai'bres et d'herbes sauvages, et se cacliant aux hommes. Mais quelque temps
apn-s, ayant ete decouvert, un liomme de Goundi.sabor, nomme Gabriel,
lils de Barkan.^^ah, alla \e trouver. 11 lui raconta qu'il avait creuse un canal
auquel il avait depense beaucoup d'argent. Quaiul on y avait niis Teau a
couler, le sol s'etait affaisse en plusieurs endroits,'ou Teau s'engloulissait
completeraent. II avait Tait les plus grands efTorts pour les etancher, mais
n'avait pu y parvenir. Et il demandait au Saint le secours de sa priere. Le
Saint pria i't lui conseilla de jeterdans le canal une pelite croix qu'il venait
dc lui remcttie : Teau y coulerait avec violence et les endroits aliaisses
seraient bouches. L'homme le fit; aussitot Teau coula tres reguliercmcnt
et arrosa ses campagnes.
Les moines vinrent se grouper autonr de lui dans le desert. Gabriel lui
batit a lendroit meme un couvent 011 beaucoup de moines vinrent habiter;
il fnt appele 'Oumra Hadtha. Saint Malkiso' mourut a un age avance: il fut
enseveli daiis la cour du couvent oii lon recite Toihce pendant lete.
A cette epoque, ala suite d'Isaie Tahlaya et de Meskena', anathematises
par Isoyahb Arbaya, apparurent daulres disciples de Hnana d'Adiabene-,
qui seduisirent leshommes, entre autres, Sahdona% disciple de Jacques, fon-
dateur du couvent de Beith 'Abe'. Celui-la, qu'on appelle encore Martyrius
1. Voir ci-dessus, p. 511. — 2. Voir ci-dessus, p. 509-512. — 3. Celui-ci avait
donc adliere a la croyance melchite, non a Apaniee, ainsi que le dil Thomas de Marga
(lib. II, c. 0, lid. Bedjan. p. 64 , mais bieii en Perse, grAce aux disciples de Hnana. —
4. Voir ci-dessus, n" LVI.
■.m.
tilW IIISTDIItK NESTOIHK.NM.. [Mi,
^ ^ij-V- J^i Wlr^i -J'-V rv^ '^"^' " *^'j .i^l U»^l ^ ijr^'^'
._^_^l J^i .j^\ ^\:^ iU— tL.Vl j Ct:^ ^>-'' '"^ ._ii-l ^j-^^ J^i
IjL^ iLiiCUlj iiUI Jt^ ij\ j i}:^ jUUI ''^^ Jvt3 ^l xjj iU- 11::^
®^„- 11
1. Kx ^ ordinavit. — 2. In marf^. : '-9jih,-~ ^ '-'j--r" ;<^- ~ '^- .J^ velj^ etc.
(Tordis), etait ^ son debul orthodoxo; il avait ecrit un ouvrage ascetique.
.\omm6 eveque de Heith Waziq' {lUunlzllili), il abandonna sa foi. I.s6'yahl)
d'Adiai)enc metropolitain dc .Mossoul. qui etait son ami, lui rcprocha sa cou-
duite. Mais il ne se soumit pas'-. II ^crivit un livre sur la foi, semblable a
celui qu'avait ecrit Sahdona; Mar Emmoh, ayant eu connaissance de leur
condiiite, la condamna\ 11 convocjua les Peres k Karkha de Guedan, les
excommunia tous deux, deposa .Sahdoua de son episcopat, anathematisa los
doux livros et qui les avait ecrits, ef cn interdit la lecture '.
Harsaunia, evoque de Karkha de Suse", couiposa uu livre sur la croyance,
qu'il intitula Du foie. Is6'yahl) composa aussi un livre intitule : liapprl
iVidees"'. A cette meme occasion Hiro' le docteur ecrivit aussi un livre oontre
los Jacobites et los Melchites.
CXll. — llisToiiiK i)K Mau 1s6'y.\hb...
Lc rcstc itunKjue.
1. S'il ny a pas ici une erreur, Mah6ze d'Ar6\van, dont Sahdona etait rev^que,
serait encore appelee Beith Waziq. Mahoze d'Are\van etait batie sur une colline qui
domine le petit Zab, a neuf heures a Test de Kerkuk. — 2. Cf. les leltres de ce Catho-
licos adressees a Sahdona et aux auti-es personnages [Iso' yahb III, Lib. Epist., p. 12;t-
138, 202-214). — 3. II semble qu'il y ait ici une lacune. Le sujet de « ecrivit » n'est
pas indique. — 4. Cf. Is6'yalib III, loc. cit., p. 208-209. — 5. Voir ci-dessus. p. 500
a 579. — 6. Ce livre etait contre les Hnaniens (voir Isoi/ahb III, loc. cit., p. 133-134;
Thomas de Marga, lib. IV, c. 25). En lisant ce titre Tardld el-Fikar, on traduirail :
Bannissement des soiicis. — 7. Voir ci-dessus, p. 500-561.
TABLE DES MATIEHES
Pages.
XLl. — Hisloire de Tibere, empereur des Grecs 487
XI.ll. — Histoire de Isoyahb d'Arzoun le 30" C-dtliolioos 438
XLIH. — Resume de ce qui arriva a Hormizd par son fils Kosrau Parwez .... 443
XLIV. — Hisloire ile Rabban Elie, qui fonda :i Mossoul le monastere connu
sous le nom de Deir Sa'id 445
XL\'. — Histoire de Rabban Bar 'Edta 446
XL^I. — Histoire de Rabban Simeon 447 '
XLVH. — Histoire de Rabban Guiwarguis 451
XLNTH. — Histoire de Jean, fondateur du eouvent d'Anliel 452
XLIX. — Histoire de Rabban Haia 453
L. — Histoire de Rabban-Babai' de Nisibe 454
LI. — Histoire de Rabban Yaunan 45&
LH. — Histoire de Sahrona 457
LIII. — Histoire de Mar Yahb, ranachorete 458
LIV. — Hisloire de Rabijan Sabor 459
LV. — Histoire de Maurice, enipereur des Grecs 461
L\ I. — Histoire de Rabban Jacques, le fondateur du couvent de Beith Abe. . . 462
I.VII. — Petite anecdote du pretre qui sacrifiait au demon 463
LVIII. — Histoire de Kosrau Parwez, fils de Hormizd 465
LIX. — Ilistoire du pretre qui s'etait fait mage 467
LX. — Histoire d'En-No'man, fds d'EI-Moundhir, roi de Hira 468
LXI. — Histoire de Yaunan, le fondateur du couvent de Bar "roura 469
LXII. — Histoire de Jacques, le fondateur du couvent de Hbisa 471
LXIII. — Histoire des patriarches jacobites 472
LXIV. — Histoire de Titus, eveque de Hdatta 472
LXV. — Hisloire de saint Mar Sabriso' Catholicos 474
LXVI. — Recit de la vision qu'eut Mar Sabriso', alors qu'il etait eveque de La-
som 485
LXVII. — Revenons a ce qui eut lieu lors de releclion 487
LXVIH. — Recit du miracle, opert; par ^lar Sabriso' Catholicos en presence de
Teveque Maroutha 495
LXIX. — Histoire de Gabriel, le medecin, avec Mar Sabriso' (iatholicos 498
LXX. — Histoire du massacre de Maurice ; Kosrau change de resolution a
Tegard des Chretiens 498
«138 TAHI.I': DKS MATIKHKS. [318]
Puges.
I..\.\l. Morl de M;ir SabriKd' .'.01
LWII KvLuiements qui eurcnt lieu de son ti'iii|ps ,')Oij
I.WIII. - llisluirt' dti saiiit Ziiiui :>m\
LXXIN . — llistoire de Grt^goire, inetropolitain de Nisibi- ."•07
I.W\. - llistoirc du chrtlimiMil qui fiit iiillij(<'' :iiix liiiliil.ints dc .\isil)i', ii
causi' de sainl (In-goirc ."il3
LXX\ I. — llistoiro de Uabbaii Isiiyaldi .'»15
I.X.W 11 llistiiire de iiabban Ciabrona .'ilO
l,.W\'lll. Ilisloire ile Mauricc, empcrcur dcs rircrs .")17
L.\\l.\. Ilistuirc de 'rheudose, lils dc Mauricc, cmpereur des (Irecs .... 51'.)
L.\.W. — Histoire dc Gregoire le .'U' calholicos '>'2l
l.\.\.\l. Noms doschrclicns qui ^l.iicnt au service de Kosrau :>2'i
I.W.\II. - llistoire d'lleraclius. empereur dcs ("irecs .")20
I.X.WIII. — llistoire des lieretiques; controverse des Peres : cxcommunication
de Ijnana ' •'i'.iH
I.WXIV. Ilisloire de .Mar Babai le (Irand ."..'iO
L.\.\\\. — llistoirc de IJnanisu', lc moine 5.'{'i
L\.\.\\ 1. — llistoire dii martyr Georges. massacre par Kosr;iii b'.it5
L.\.\.\\ II. Ilistoirc irileraclius, empereur dcs Grccs, avec Kosrau o'M
L.\.\.\\ III. — llisloirc des ev^qiies jacobites et des sicf^es nouveaux quils
elablirent du temps de leur patriarche Athanase; histoire dc
celui-ci avec rempereur grec 5'i2
LXXXIX. — Cause de la propai;ation dcs .lacobitcs dans rempire persaii. . . . 545
XC. — llistoire de Mal.ai le scribe '. 5'i0
.\t'.l. — llistoire et debut de Mar Abda IWncieii, disciple de Mar Babai. . . . 5'iiJ
XCll. — llistoire de la mort de Kosrau Parwez, et du regne de son fils Siroi . . 551
XCIII. — llistoirc du catliolicos Isdyahb de (Idala . 55'i
XCIV. — Ce qui eut lieii entre Barsauma, eveque de Suse, ct le catholicos;
leur correspondance 5(il
1" — Copie de la premicre lctlre, dont lc piiblic ciit coiinais-
sance 502
2° — Deuxieme lettre de Barsauma adressee a Is6'yahb Ca-
tholicos 570
XCV. — l-lvcnements qui eurent lieu du temps de Mar Iso'yahb Cidalaya... fKab-
baii Oukamaj 582
XC\ 1. — Histoirc de Rabban Sabriso', le fondateur du couvent de Beitli (Juqa. 583
XCVII. — llistoire de Mar 'Abda, fils dc Haiiil' 380
XCVIII. — Histoire dc Ilabban KhouJaliwi, le fondatcur du couvciil dc Beilli
Hale • 590
XCIX. — Histoire de Rabbaii Ilormizd 505
C. — Histoire de Rabbaii Theodore 'i98
Cl. — Apparition de Llslamismc 600
C^II. — Copie du pacte et de Tedit ecrits par ^lohammad ben Abd Allah aux
habitants de Najraii et a tous ccux qui i^rofessent la religion
chretieiine sur la surface de la terrc 001
CIIl. — II ecrivit un edit dont vuici la copie OIO
(^I^V. — Becit de la iiiort de Miili.inmiad 018
:U9] TABI.E DES MATIERES. «39
Pages.
C\ . — Recit de la mort de Mar Iso yahb Catholicos 624
CVI. — Histoire d'Heraclius, empereur des Grecs 626
CVII. — Recit de la mort dTIeraclius, empereur des Grecs: Iiistoire de ses
successeurs (i2.S
CVIil. — Histoire de Mar Emmeh Catholicos 629
CIX. — Ce qui arriva de ses jours. Eiitre autres faits, rhisloire de Sabriso',
metropolitain de Beith Garmai (i'U
CX. — Ilistoire d'.\tlianase, connu sous le nom de Jamal, patriarche dcs Ja-
cobitcs, ct de Jcan son disciple ()^\
C.\l. — llistoirc de Malki.stV, Ibndateur de 'Ounira Hadtha ().'i'i
CXII. — Ilistoirc de ^NIar lioyalib (j36
XoTE i)Es Editecrs. — Lc manuscrit (Idcrit par sa S. G. M"'' Scher (P. O., t. IV.
p. 2l7i, qui contient la deuxieme partie de Yllistoire Nestorienne inedite {Chroniqiie dc
Sdert), a ete acquis au cours de rimpression par la Bibliotheque Xationale de Paris (Foiids
arabc, n° (i6,53i : il a donc pu etre utilisc, et ce travail de collation a demontrc la parfaite
exactiludc dc la copie de S. G. M?'' Sclicr.
EKKATA
IIisi oinE Nestorienne [Chronique de Seeri). Prcmiere partie (II). [P. O., i. V, lasc. 2).
Page 228. ligne 4, lire ^r;^^^ : p. 2,32, 1. 10 ,U3 ; p. 248, 1. 8 i*,Ji*)I: p. 267, 1. 2
ki,: p. 308. 1. 9 11 ; ]i. 310, 1. 7 ->-,-Jj.
I
LE
TROISIEME LIVRE DE EZRA
(ESDRAS ET NEHEMIE CANONIQUES)
VERSION ETHIOPIENNE
Patr. OR. — T. XIII. — F. 5 43
I
LE
TROISIEME LIVRE DE EZRA
(ESDRAS ET NEHEMIE CAXONIQUES)
VERSION ETniOPIENNE
EDITBE ET TRADUITE EN FRANCAIS
FRANCISCO MARIA ESTEVES PEREIRA
■ 1 9r)i»jaQmi»»i9g-^
Nihil obstat.
K. GKAFFIN.
PKHMIS lyiMPRIMEU
Paris, le 29 Juillet 1918.
E. ADAM,
vic. g^n.
INTRODUCTION
Les Livrks D'EsDn\s. — Dans la version ethiopienne de la Bible, les ecrits
(lesignes sous le nom de dU^i' '•, '1-^'rd, sont classes en trois livres, dont
la correspondance avec le texte grec des LXX et avec le texte latin de la
Vulgate est la suivante ' :
Texte des LXX
Version 6thiopienne
dVi' ■• b « —
('Ezr4 I)
dlti' '■ i ■' 'Ec5pa;a'
(Ezra II)
d-H/S. : I: •■■ Eo^pa? P'
(EzrA III)
Texte de la Vulgate
Liber quartus Esdrae
(apocryphe)
Liber tertius Esdrae
(apocryphe)
(Liber secundus Esdrae
(Nehemias)
Liber primus Esdrae
(Esdras)
Le Premier Ltvre de 'Ezrd, denomme aussi Apocaltjpse de 'Ezrd, a 6te publie
d'abord par Ricard Laurence : H6ll£' ' '6«,Primi Ezrae libri, qui apud Vul-
fiatam appellatur quartus, versio aethiopica, Oxoniae, 1820; puis par A.
Dillmann : Yeteris Testamenti aethiopici tomus quiiitus, quo continentur Libri
apocryphi, Berolini, 1894 (p. 153-193).
Le Deu.meme Livre de Ezrd a 6t6 publi^ par A. Dillmann {op. rit., p. 194-
221).
Le Troisieme Livre de 'Ezrd (comprenant les livres canoniques d'Esdras et
de Nehemie), reste inedit, est publie maintenant pour la premiere fois.
Les manuscrits en general. — Voici les manuscrits renfermant la version
ethiopienne du Troisieme Livre de 'Ezrd (Esdras et Neh^mie), dont nous
avons notice :
1. A. Dillmann, Catalogus codiciim manuscriptorum orientaliiim, qiii in Mnseo
Britannico asservantiir, Pars tertia, Codices aethiopicos amplectens, Londini, 1847, p. 3.
tm INIIiODHCTION [fij
1. BibliotliLt|ue Nationulo de Paris, Collcction (Jl- A. dWbbadic, n" ;{5
(xvii* si^clt')'.
'2. l^ibliothiNquc Bodl6ionne d'Oxlbrd, ('.<ul. nrlli. VI (xviii* siecle) '^
:{. Mu.sei; Mritannique, .1«W. l(i. 188 (Cat. Dilliiiann V) (xvi* ou xv" si^cle)";
Oiient. 48'i ^Cat. Wrij^-ht VIII (xvii« sitcle) ; Orii-nt. 'im ^Cat. XI] (xvrt" sitcle);
Orient. 'm [Cat. XXVIj (xvii» si6cle); OrinU. 504 [Cal. XXVIII) (xvii" .si6cle) \
\. Bibliotheque Municipale de Kraiicfort, CihL (ictli. i (xviii' si(';cli!j;
(.W. actli. 7 (1755) \
5. Mission calholique do Cheren, Ms. 'i *.
Le manu.scrit Orirnt. Ibl. .{1)07 tli' ia Bibliotheque Uoyale dc Herliii
contient (fol. (50-03) le commencement dii l.irri' d'Esilrus\ Le ms. Aihl.
24.991 du Must5e Britanniqui; renferme (fol. 04 v.) des fragments du Lirri-
dememie{2, 27 i 4, 22) ».
MANuscniT N°'35 DE LA C0LI.ECTI0N DE A. d'Abb.\die. — Lc manuscrit n" 35
de la collection de A. d'Abbadie est un codex de parchemin de 280 fouillets,
qui ont O'",^^^ de hauteur et 0"',345 de largeur. La copie du Troisihiie
Livre de 'Ezrd est contenue dans lcs fol. 255-205. En cette partie du manuscrit
les pages ont trois colonnes de 38 lignes et chaque ligiie a environ
10 letlres. L'dcriture est en lettres de grandeur moyenne. Le manuscrit cst
de r^poque du roi 'ly^sou le Grand (1087-1700).
Cette copie n'a pas de titre. Le Livre d'Esdras coramence k. la 0" ligne de
1. Catalogue raisonne de manuscrits ethiopiens appartenant a A. d'Abbadie, Paris,
1859, p. 42-44; M. Chaine, Catalogue des manuscrils ethiopiens de la CoUeclion
Antoine d'Abbadie, Paris, 1912, p. 2rj; Conti Rossini, Notice sur les manuscrits ethio-
piens de la Collection d'Abbadie, dans lu Journa/ Asiatique, x' serie, tome XX, 1912,
p. 9-10.
2. A. Dillmann, Catalogus codicum manuscriptoruin Dibliothecae Bodleianae O.vo-
niensis, Pars Vll, Codices aethiopici, Oxonii, 1848, p. 8-9.
.3. A. Dillmann, Calalogus codicum maniiscriptoruni orientalium qui in Miiseo
Britannico asservantur, Pars tertia, Codices aethiopicos amplectens, Londini, 1847,
p. 3 et 4.
4. W. Wrig^ht, Calalogue of ihe Ethiopic manuscripls in the British Museum,
London, 1877, p. 8, 10, 20 et 21.
5. Lazarus Goldschmidt, Die Abessinischen llandschriflen der Stadtbibliothek zu
Franhfiirt am Main, Berlin, 1897, p. 4 et 20.
6. Carlo Conti Rossini, / manoscritti etiopici della Missione cattolica di Cheren,
Roma, 1904, p. 6.
7. Johannes Flemming, Die neue Sammlung abessinischer Handschriflen aufder
Koniglichen Bibliothek zu Berlin, dans Zentralblatt fiir Bibliotheksnesen, xxiii
Jahrgang (1906), p. 11; M. Chaine, Inventaire sommaire des maniiscrits ethiopiens de
Berlin, dans la Reviie de 1'Orient chretien, t. XVII (1912), p. 2 de rextrait.
8. W. Wrigiit, Catalogue of tlie Ethiopic manuscripts in the British Museum, p. 13.
»
f.7] INTRODUCTION 647
la troisieme colonne du recto du fol. 255 et finit k la 28" ligne de la premiere
colonne du verso du fol. 259. Le Livre de Nehemie commence a cette meme
ligne et fmit k la 25" ligne de la troisieme colonne du verso du fol. 265.
Cette copie est divisee en 21 chapitres (1-9, Livre (VEsdras ; 10-21, Livredr
Nehemie). Le commencement de chaque chapitre est indique a la marge
gauche de la colonne.
Le scribe a Copie, par erreur, le texte dans l'ordre suivant : 1, 1 — 17,
70; 20, 1 — 22, 38; 17, 71 — 19, 38; 22, 39 — 23, 31 (fm); mais il a pris
soin d'avertir le lecteur qu'il y avait une transposition, en ecrivant aux
marges des colonnes les notes suivantes :
La premiere colonne du verso du fol. 262 fmit par les mots : iD^pfii' j
^9°ft s (17, 70), ([ui sont suivis d'un -f'; au bas de cette colonne sont ecrits
les mots suivants :
»»^mh : tc^i'^ : 'ThCh-n : <w»^Afl> : Tf^-li : *A : HJP.HA « <Dh^^t\'V • WtfOtn a
La deuxieme colonne de la meme page coramence par les lettres : 9°/i ::;
k la marge gauche de cette colonne sont ecrits les mots suivants :
0 A- : n-He : 'jrij?. : 'IJt/f.^ : Hf MTIA : oomi - zJiJJ^Jt «
A la marge gauche de la premiere colonne du recto du fol. 264, en corres-
pondance avec les mots du texte : '^'hiS^ •- h-f-^t^^yi : (22, 38), sont ecrits
les mots suivants :
/hA^P : 6 : -n^T : -^fl : je.-HA : (Dhtlll '- hC^-f- : aoCD-d ::
Enfm, a la marge gauche de la deuxieme colonne du recto du fol. 265,
en correspondance avec les mots du texte : IB^tVai^fi^ : flihOT-fiV : (19, 38),
isont 6crits les mots suivants :
Ah : «A- : 9°{ti'^ : •f-OTpT : -^fl i OA» : -th^^C^i- : <n»ft+A : "llfl : J&'fl
A ! flJhA* : KA : rfi-f-fl»- : Kft-fcCft;»' :'•
A part cette transposition, la copie du Troisieme Livre de 'E%ra, contenue
. dans ce manuscrit, est tres soignee; il n'y a ni corrections, ni ratures, ni inter-
lignes, mais fait defaut bien des fois renclitique J», employee ordinairement
[pour indiquer les citations.
Manuscrit Add. 16.188 du Musee Britanmque. — Le manuscrit Add.
16.188 du Musee Britannique est un codex de parchemin de 143 feuillets
(grand format in-^"). Le Troisieme Livre de 'Ezrd est contenu dans le manus-
icrit, fol. 106-137. En cette partie du manuscrit les pages ont deux colonnes
rde 21 lignes; chaque ligne a environ 13 lettres. L'ecriture est faite de
grandes lettres (xvi'" ou xv' siecle).
048 IMl!()|)lU:il<).\ I^Hi
Le Licre dEsdrux cominence h la II' jigu,. ,|,. 1« premiere coloane du
verso du fol. 106 et linit k la IG' ligne tlc la promi6re colonne du verso du
fol. 120. /.«■ I.irn' dt' Ntlinnie fommcnce k cettu ni6nic iignc et finit A la
G* lij,'ne do la promiere colonne du recto du Ibl. l.'{7.
Cftte cu|iie n'est pas divise^e en ihapifres.
L'tVriture est peu suigneo; elle n'a ni (^orn-ctions, ni ralures, ni inlcr-
lignes, mais le copiste a omis beaucoup «le uiots «.t de plnases, c.' .|ui rcn.l
la copie ivi)A lautive.
A la fin d.' cette copie (fol. 137 v.), se Irouve le colophon suivanl :
t-iJf.O" : \16\U' . 1: . rtllX M.^.l- : »1/: : OofCM'. , [,/]<l.„^. : „^XVJ.^.V :
atf^^hitl.lh : ^/»Ah : X.i?> :: »1"» : yAV^ : MnOK- : fl»A'l'l|J|/. . f.** :: tny.f,
+n : TinU.hthh.i: : hV^^UA- : Mv^. : rH^'/'l : «"'J'<VA.I>- : riJ^i.ri : 'ry.C : A^JA
ao : «JAr :: h^li :: h^Vi » A^.ll-'> :: /\y.)\-i ::
Le Livrc dc Sehrntir (xi, 1) ciininioncc par li's mots suivants :
.•'•AA.'>.e : fllA^. : JlA^ ::
qui correspondent, sans .loute, k coux du textc grec des LX\ :
Aoyo; Neeiy-ioij uioO Xa>,x<ou.
On avait peut-iHre ecril :
.*A : HVW.y»^ : fl>A^. : Jl.A^*^ ::
TiTRE DL- LiviiE. — Lc Troisibme Livre de 'Ezrd est designe, dans certains
manusorits (:"thi..piens, par los niots : Udll/.- : r :: ot dans quelques autres par
/^Aft : *A- : MlU. ::
DivisioN Du LiviiE. — Le Troisiemr Livrr dr 'Ezrd est divise en chapitres
(9°6i'V' :), dont le nombre varie dans les divers manuscrits. Dans lemanus-
crit n" 3.5 do lacollection de A. d'Abbadio lo Troisieme Livre de 'Ezrd est divise
en 21 chapitres; le commcncemcnt des chapitres correspond aux versets
suivants du texte grec des LXX, imprim(i dans la Bible de Compluto :
Cliap.
1"-
-Esd. I, 1
Ch.
ip.
8«-
-Esd. IX, 1
Chap
. 15" -
- M\\.
VII, 1
2>-
III, l
9«
N(3h., I, 1
16"
Vlli, l
3«
IV, 1
10'
11,1
17"
IX, 1
4'
VI, 1
11"
III, 1
18"
X, 1
5«
VI, 14
12«
III, 33
19"
XI, 1
6»
VII, 1
1.3"
V, 1
20"
XI, 36
T
Vlll, 1
14«
VI, 1
21"
XIII, 1
Les indications sont iailes en marge k rencre rouge.
Texte ethiopien. — Pour nous permettre d'etablir le texte do la version
ethiopienne du Troisiemc Livre de 'Ezrd, M«' Graffin a mis k notre dispo-
sition les photographies des copies contenues dans les manuscrits suivants :
[9] IXTRODUCTION 649
A = CoUection de A. d'Abbadie, n" 33;
B = Musee Britannique, Add. 16.188.
Le manuscrit A, de la fin du xvii' siecle, contient non pas la version pri-
mitive, mais la version la plus ancienne que Ton connaisse. Cette version est
indemne des alterations que le texte de la version ethiopienne des autres
livres de la Bible a subies aux xvi" et xvii" siecles. Le manuscrit B, du xvi* ou
xv" si^cle, renferme la meme version que le manuscrit A, mais la version
B a ^t^ corrigee sur le texte grec des LXX.
Texte d'ou derive la veksion kthiopienne. — Dans la version ethio-
pienne du Troisicme Livre de 'Ezrd on trouve un grand nombre de mots
qui ne font pas partie de la langue ethiopienne [(je'ez). Parmi ces mots
etrangers, les uns sont transcrits du grec et plusieurs ont conserve la termi- .
naison des cas grammaticaux; les autres viennent de rhebreu et leurtrans-
cription tant6t est faite, tantot est omise dans la version grecque des LXX.
Ces faits montrent que la version ethiopienne du Troi.sieme Livre de 'Ezrd a
ete faite directement sur le texte de la version grecque des LXX ; ils indi-
quent aussi qu'elle a ete revue et corrigee sur le texte hebraique.
Par une note ecrite au verso du fol. 64 du manuscrit Add. 24.991 du
Must^e Britannique, on sait qu'un certain mammher abyssin a compare la ver-
sion ethiopienne du Troisihme Livre de 'Ezrd au texte hebraique et aux ver-
sions copte et arabe ' .
Recension dv texte gkec d'ou derive la version ethiopienne. — Le texte
de la version ethiopienne du Troisieme Livre de 'Ezrd est conforme au texte
grec des Livres d'Esdras et de Nehemie, imprime dans la Bible de Complute-.
Charles Vercellone a demontre que le texte grec de la Bible de Coinplute
derive des mss. Cod. Vat. Graec. 330 et 346 (Holmes Parson, 108 et 248) \
et Paul de Lagarde a etabli que le texte grec du Livre dEsdras, contenu dans
le Cod. Vat. Graec. 330, n'est autre que la recension de Lucien '. Nous
pouvons donc conclure que la version ethiopienne du Troisieme Livre de 'Ezrd
provient'd'un texte grec de la recension de Lucien.
i. W. Wright, Catalogue of the F.thiopic manuscripts in the British Museum,
London, 1887, p. 13.
2. Biblia sacra polyglotta complectens V.T. hebraico, graeco et latino idiomate,
N.T. graecum et latinum... studio, opera et impensis Cardinalis Fr. Ximenes de Cis-
neros, Compluti, 1514, 1515, 1517, six volumes in-folio. Nous nous sommes servi de la
Biblia sacra, hebraice, graece et latine, edita a Fr. Vatablo, Genevae, 1586-1587, tom. I,
p. 526-580, qui reproduit le texte grec de la Polyglotta complutensis.
3. H. B. S^wele, An Introduction to the Old Testamentin greek, Cambridge, 1900, p. 172.
4. Paul de Lagarde, Librorum Veteris Testamenti canonicorum Pars prior, graece,
Gottingae, 1888, p. xiv et 461-486.
A — : Piiris, Bibliothoquo Nationale, f^thiopien (d'Abbadie], n" 35;
B = Londres, British Musuum, Add. 10.188;
/tebr., texte hebraV(|ue ;
LXX, texte grec de la version des LXX ;
a veut dire addition;
n veut dirc omission.
*A : h^rUh-nrJbC • hrhd. : ^.C^yft : hir^h ■ X-/rl.^'flrh.C : tf»'><{.rt : «feC
ft : JT-I*- : ACti ■■ (Dhm •■ n*A- : AVf-A- : aoi^q^-l: : CD'}^ : Xrhii. : hitt '- f.
-nA •: -\iao-\\ : y.n, : ^.(^n : 'JMp : «i.Cft : U-fi-h ■ /wi'>«7/»'-h : «r.P.-C?! : fflWnjr 2
A : hi\i,h'ttih.ch ■■ hi\i.h ■■ ftiy-h '■ totD-h-i-h ■■ h''iMi.h '■ nhoDh : hih-ifrh •■
(["■Ph '■ a,'l'h ■■ l\h,?<'flt\.9"h •■ rf,e.ll-^?i :: ao-i.h : hl^-flJ-rr-J- : V^A-K : hAxH-tt 3
h ■■'■ hi\\.h'ttih.i:h '■ ^DA-h •■ r{\{\.oh ■■ haoh : y.dc^h ■■ hs^fti^rh •■ n?.U'Pt
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tBtt-a<.Ch ' tOtt-IVfih :] «nCI-h : <0-|l<.C>. : mVP.R). = B
TROISIEME (LIVRE) DE EZRA
I, ' La premi^re annee du regne de Qiros, roi de F^res, des que la parole i, i
du Seigneur, (sortie) de la l)ouche de 'EremyAs, fut accomplie, le Seigneur
excita Tesprit de Qiros, roi de FAres, et (ce dernier) ordonna par la parole k
tout son rojaume; en outre, il ecrivit, en disant : "Ainsi dit Qiros, roi de -
Fftres : Le Seigneur, Maitre du ciel, m'a donne tous les royaumes de la
terre; lui-meme m'a fait songer a lui rebi\tir un temple dans Jerusalem
de YehoudA. " Qui est (son peuple) parmi tous les peuples? Que le Seigneur 'i
se trouve avec lui, afin qu'il monte a .lerusalem de Yehoudtl et qu'il reba-
tisse le temple du Seigneur, Dieu d'Israel, du Seigneur qui est a .lerusalem.
* Que tous ceux qui sont restes dans tous les pays ou lui-meme (les) a 4
f.-.i rHolSIKMK il.lMtK) 1)E K/.HA, I, .'.-11. [121
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M ^^ s iV :: fl»VfA- ! '>'P^. « Hfl»(:4»>. : flJH-lK.C/. « yV « 0»ii;f; «: H»^A" ! >.A/.1 ! A.
An>J(: ! ^'"ftA ! >,A ! oc/. ! '/.'P i >.'i»"nn.A"> « ^..f^.AA.'^ «
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A > H-IK-C ■ H — 10. mWf-i-^H >] ^'/"'it ■ H — aoWli\\.-i- >] W)! > ^Bof. > m^ i H — a)*iA>iTr ■
yf. >] o H. — 11. m\ttf ■ iV)!, >] fl>nd.e>. ■ nOU. > iVV > H — Hmiiy. > A, •H > fl>S(;i! i fl>;(fl>H ■ H
— Hff-rt» > hfli? ■ rt.o-n.Sc ■ irnA ■ >iA 1 (IC7- "] «>tf-rt- : H^^ci- ■ B — Mn.sc > A — hci- ■ A —
fp > >i»"iiiLrt"'V 1 Xi.v<.OA,!r :] Ki<.<\tb9" ■• >!?"> > nn.A°'v > >iy"-vn > ^'iiAft- ■ H.
exiles soient aides par les gens du pays en or, eu argent, en meubles, en
animaux et en autres (choses), qu'il8 voudront (donner) pour le temple du
j Seigneur qui est k J6rusaleni ! ' Alors se lev^rent les princes de la maison
des peres de Yehouda et de Benyam, les prfitres, les levites et tous ceux k qui
le Seigneur avait mis dans leur ccEur (la resolution) de monter et de rebfttir
g le temple du Seigneur qui (est ^) Jerusalem; ° ainsi que tous ceux qui etaient
autour deux (et voulaient) les aider en meubles, en or, en argent, en ani-
maux et en autres (choses), qu'ils trouveraient bonnes, chacun selon leur
7 gre. ' Le roi Qiros aussi restitua les vases du temple du Seigneur, que
N&boukadanatsor avait enleves k Jerusalem et avait introduits dans le templo
8 de son dieu. * Qiros, roi de Fftres, les restitua par rintermediaire de Mitri-
diitou, lils de Gasabc\renou et les inventoria (pour les remettre) a SisAbdar,
9 prince de Yehouda. "(En) voici le denombrement : coupes d'or, quarante;
coupes d'argent, mille; patenes, vingt-neuf; '"calices d'6r, trente; (calices)
n d'argent, le double; autres (vases), mille. " Tous les vases d'or et d'argent
etaient (au nombre de) cinq mille quatre cents. (Co sont) tous les (vases)
10
3
'i, 5, (i
[13] TROISIEME (LIVRE) DE 'EZRA, II, 1-14. 653
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B — (oiicnm-f. ' B — oinA,^ • B — a>&^r' ' mnAi*/»! '] o B — ■VA**"»- 1 B. — 3. <{-<5^n ']
4.C ' B. — 4. Ej >] flE ' B. — 6. (C/h^- ■ vh-u •] Ao^ ■ i">i^n ■ A, -f.A.t ■ vh-n > B — ^fr*^ >
B — f>i-fl '] «wh-fl ' A, flJA£ . >,.f-n^n . B. — 7. h.'\r' '] «^a?" ' B — 8. «fp ■ B — 9. h
n. ■] Mn. ' A, Tifr ! B. — 10. n>- ' B. — ll. nn. =] nn ■ A, nn. ■ B. — 12. >,H.7..e^ =] >.ha •
B — 13. h/ti..*^'' > A, h^-/.:i--i > B. — 14. n.:)'^ '] OM < B.
IU. 14
qiie Sisabdar avait cmportes avec les captifs qui sont montes de Babilon k
Jerusalem.
If, ' Ces (derniers) furent les enfants du pays qui monterent a Jerusalem ii, i
et revinrent de Tendroit oii ils avaient ete captifs et avaient ete deportes,
eux que Naboukadanatsor, roi de Babilon, avait deportes a B&bilon; (ce furent
eux qui) revinrent a Jerusalem. Les hommes de Yehoudd aussi revinrent k
leurs villes. " Ceux qui vinrent avec ZaroubAbel (furent) : 'lyoses, NahamyA, '^
SoryA, Rohalya, Mardekyos, Masefmal, Sarbatoul, Balya, Rehoum et BalyAha.
Voici le nombre des hommes dTsrael. ' Les enfants de Farios, deux mille ^
cent soixante-douze. * Les enfants de 'Asftf, trois cent soixante-douze. ^ Les *. ••
enfants de 'Erft, sept cent soixante-quinze. "Les enfants de F^ahat-Mo^ab, •>
qui etaient de la generation de Yt\sou'e-Yo'ab, deux mille huit cent douze.
' Les enfauts de 'EMm, mille deux cent cinquante-quatre. * Les enfants de '. »
Zatou'e, neuf cent quarante-cinq. ' Les enfants de Zake, septcent soixante. 9
'" Les enfants de Banou, six cent quarante-deux. " Les enfants de Babe, la, ii
six cent vingt-trois. '■Les enfants de 'Azeged, mille deux cent vingt-deux. i^!
'^ Les enfants de 'Adoniqam, six cent soixante-sept. " Les enfants de Begawi, i3, i4
«:,4 TK()I.SII>MR I.IVIIF.) DF, RZItA, II, l,v;51i. [tfi]
I , i'i, 17% a *?.*+ > hy„'> = «V • iu^iutti y. |'.«|,"|' ■ hnvt: '• Ihlill')';' « !<<"?; ••• * y,'!]
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31,33 ah ! -Ay; s «»•/,«»/;• « **'.'/."l' « ^..yiv-nji' ■■ ry. •■ offjat/: » 'y.^li^l' s rt.VMJ s iiiV !
»; fl)'^i! s «)«} :: o»JiiJ';T>. : y.'!'.'!' ! h.v.hF' •• >iA ! ?»i»"ll.l- s y.d-y. -. «y s «)(f«»
37, !8,3t. r a *,p.'fc+ ! h."u: •■ Xj! « fl';/"'K " )^'/i'/' s 'i-rt.iri: s vv « ««^y « «'iifl'^ « ^^
15. ^■fc-i" i] 0 A — M.-! < 15. Ki. hi»-i: • IJ - ii.lrii-l'^' 0 ffl.linw ■ '^ — ;'.'''K > '*• —
17. rwjft 0 nrt- ■ H — IS. w/mR . H, m-.imn ■ A. — r.i. /iift-ir ■] ^frj'" > B. — 20. .xw: ■ 15.
— 21. n.1- ' A/h.i»" ■] iic.iA.ii.Ay" ■ 15. — 2;5. j.v-F^ ■] t\-nh > vr-p^ > A, wiv-f-i; ■ 15 — 2'i. >,n
oo-l- 1 15. — 2.">. •i-t:f:ii:r' ■] j-r.v-ii- ■ »i>..,j'Ci'" ■ 15 — ■/:.?.i: ■] .•/•<{'i: . B — n)ii.cri- >] flXKrn ■
B. — 2(3. wic""7 '] hi-r' > B — m:)t\-h i] on-nh • B. — 27. o A. — 28. n-«>i ■] x'.*.'f' > ft-n>i ■
A — m.iy. ■] o)>i.A . >!.>. ! 15. — .'50. a»i.pt\ ■ 15. — ;il. hAV" ■] h.A"'li: > B. — .32. h.^.V ■]
hi9" > B. — ;i;5. rt-r ■ Ji.S..t'.- '] A-/.(r'»- ■ B — mK^Mn- ■] «oWiV"/ ■ 15. — ;5'i. K.fC.y > B. —
35. OV.». I B. — 30. h.v:'-/. > B — ^...vrt. ' B. — 3.S. ««.rt-c ■ B. — 31). jt<(:4' •] o B — >bC5»" ■ 15.
li deux mille cinquante-sept. '^ Les enfant?; de 'Aden, quatre cent cinquante-
iH quatre. '" Les eafants de 'Atour, qui etaient de Hczeqya, qualrc-vingt-dix-
17, 18 huit. " Les enfants de Bedfty, trois cent vingt-trois. '* Les enfants de 'Oura,
li», jo cent douze. '" Les enfants de Hasoum, deux ccnt vingt-trois. '-" Les cnfants
21 de Gab^r, quatre-vingt-quinze. ■' Les enfants de Bcta-Lehem, cent vingt-
22,23 trois. ■-'Lcs enfants de NAtoufA, cinquante-six. -' Les enfants de 'AnStdt,
24,25 cent vingt-huit. '"'' Les enfants de 'Asmout, ([uarantc-deux. - ' Les enfants de
26 Qeryatarcm, dc Qifir ct de Birot, scpt cent quurante-trois. "' Les enfants de
27 Harma et de Gaba'e, six ceiit vingt ct un. -' Les hommcs de Malviinfts,
28 cent vingt-deux. -'* Lcs hommes de Bctel ct de Gay, deux cent vingt-trois.
2y, 30 -' Les enfants de Nabou, cinquante-deux. '" Les enfants de MagcbAs, ccnt
31 cinquante-six. '" Lcs cnfants de 'i^hini, deux millc deux cent cinquanle-«juatrc.
32, 33 '-' Les enfants de 'l^ram. trois ccnt vingt. '' Lcs cnfants de I^ol, dc lladid ct
34 de 'Elaw, six cent vingt-cinq. ^' Les cnfants de 'lyarobya, trois cent qua-
3.5,36 raute-cinq. ^■^ Les enfants de Sinft^oh, trois mille six cent trente. •"'Les
pretres : les enfants de lyahado, qui etaient de la maison dc Yesouy, neuf
37,38 cent soixante-treize. " Les enfants de 'Lm6r, mille cinquante-deux. ^" Les
39 enfants de Fasihor, raillc dcux ccnl i[uarante-sept. '" Les enfants dc 'ICrim,
[15] TROISIEME (LIVRE) DE 'EZRA, IL 40-55. 655
*+ ! h,iir •■ Ki • fl>T<D| « * (Dt{.v'znfi •• ^*+ ■■ K^t\.it ■■ 't'H9°h.e\. » ?i?"R* 40
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«fe « -1-/^^^ : ft^fe-fe : i*'i : ft^fe^fe ' ^'rt.in' : *ft«fe+ : KTf^i" : ^*fe'fe : '{.rh.ft :
^«fe'!» : Ort. : *?^'k'^ ■ htlS ' ^'fe'fe •• aoqai^ : ^.4.4. : qi„fi'i : ,^.^4. : 04»^
n4»^ : A^fe^» : ^<C^ ■ ft*^* : rh4-HlC : ^R^fe^» : nrt'J.^"/h : f.ft' ' «7rh.j^- : ft^fe
4* : h6t\ : ^A^fe^» : -^^4»^^ : R^fe^» : rt.HC;'- : M.'fe+ : •fe'^ '• ^ft^fe* : >frA :
R^fe^» : -JXJP : R^fe^» : hm-i- '■ * ^4j4» : K-n^.rt.A'^ -' ft«fe4» : Ofll. : ^^64» :
40. +^5r'h.A >] flJ+S"?^ : B — •hr'R.'l\* ' o-%f 0 .?,''■+ = o-^^f •■ A, tfl)A.e ' rt-S..f ■• B —
nif^fljg I B. — 42. rtV-tJy" 0 A.ft°'V > B — ftlfT' > B — >,*y" > B. — 43. «jn-flN > V;i'V.5r >] fl-flh >
T-tW" • B — rtinP^ > B. — 44. *jf^n > B — <*/fi.A > B — *^-V > B — 45. '\nv > B — 'V4"n
*• > B. — 46. >,;j-fl >] ^-V^in > A. — 47. ?.e-A > B — ;iWi.A > B — 48. i*.e,- > B — yn.r' >
B. — 49. hni^t .] Wii> : B, a jc** > ftfi > B — i.A^(\ . B — nrt. > B. — 50. ?"T'T.'V > B —
v^.i-v > B. — 51. n4--4>- > B — wi<.c > B — 52. nn.e-wi > B. — "7/h-.s > B — >i<:i « B —
53. ncfeft 1 B — ft.^ic* > B. — 53-54. .e*+ > t"? « .e*+ ' >rt-fi >] .e*+ = •(.•"VV-ft- > ft > A, f.*.
+ > -t^VVft-ft 1 B. — 54. ic<6+ I •V».f >] doiible de .^"1;+ . Vft-ft •, 0 B. — 55. ^•fl.S > ft.A >
A. >i-n.eft'A > B — ftm. > B — iydd.i.^f > B — ^ACi > B.
47, 48
49
.-.0, 51
.i2
53, 54
55
mille seize. *" Les levites : les enfants de lyosee, de Qadam'el et les ^^'
enfauts de Iloudouya, soixante-quatorze. " Les chantres : les enfants de ''•
'Asaf, cent vingt-huit. *-Les enfants de Sanourim, les enfants de Salom, les 4-2
enfants de "Aler, les enfants de Telmon, les enfants de 'Aqoub, les enfants de
'Ateta, les enfants de Sabawiy, en tout, cent trente-neuf. '' Les hommes '^-^
de ndtdniin : les enfants de ^^'iya, les enfants de "Asoufe, les enfants de
Tabiot, ^Mes enfants de QAdousa, les enfants de Sehel, les enfants de Fou- ^^i
dan, *■' les cnfants de Labouiui, les onfants de 'Augabo, les enfants de 'Aqob, *•"
*''les enfants de 'Ag&b, les enfants de Sem'on, les enfants dc Hanan, " les *6>
enfants de Gftdoul, les enfants de Gahal, les enfants de Reher, *" les enfants ''*'
de Tarason, les enlants de Niqoda, les onfants dc Gasem, ''' les enfants dc ^'■'
'Azyata, les enfants de Fahes, les enfants de BAse, ^" les enfants de 'Asina, ->"
les enfants de Manamin, les enfants de Nafeson, ''lesenfants dc Baque-
baque, les enfants de 'Afeqa, les enfants de Harouhar, "les enfants de Ba-
sandeha, les enfants de M&houd, les enfants de 'Aris, ^' les enfauts de
Berquesa, les enfants de Sibarta, lcs enfants de Tem4, " les enfants de Nasous, 54
les enfantb de NetsyEk, les enfants de "Atoufa,^Mes enlants de 'Abda- 5»
51
53
h5H TROISIKMK LIVHK) 1)K KZHA, II, 5(1-04. |16]
57 •y.** > M- ' y.^i'.'*' > ./ifn.A • y.^ti^i' > u-.u.cA' > )*.•»."/• . Mny.T > ^'.•/.••i' » ^
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56. >,.f,hA I H — 57. ft.4. i] fl.4.m./. i IJ ^c."!;.»- i Wwri.A i] o H — ini.C* >] 'i.l.y.H- > l{
— /fitnjBV" ■] >.nn.f6-> ■ li — >,•*•••> ■] »ii.'"i ■ H — 58. v^-ve.f A • B. — 59. tcs'"^ t H — m-n
<••« 1 B — iDW,.ek-ir. . .\B — monf- ■ A, m-^M- > B — >.;BJt->. • A — nt i Nn^eW"»- ■] •nA.C'"" <
B — ■>^r"snih.A ■] >iy"a>-ftt ■ >,ft<!>bA • B. — (iO. Jiikf • B, « j^*+ • n-/», • B — fna/* ■] ii.fi.
.r I .\, m.iLe.- ■ H v*/! i B — 61. «n>,y"> ■] >,y"> ■ B — i\n.f • B — >,*n • B — n.citA. > 1°]
iicn.A^ • B — (u:ii.A. • i"] n(:ii.A. ■ B — ■ii\",y,i: ■ B — n>,ft.t iB — <iJtfty"f ■ niwa»- ■] mt
•VA* ' fl»-n-fc*V ■ B. — (.2. "%4i,lbft.J>" • B — atw",i:fo«- ■ \i — ().'i. /h-tCft.-'- ■] n<i>-ft-t;'- ■
B — n+^sn • A A*>!.'»^> • AB — f.o>f.r' ■ B — a.+ ■ nuv^- ■] >iu"/ ■ H — n/.A^iin • .s.a»(>> •]
o B. — 6/1. iD tf-A- ■] (D»i> 1 V^A- I B — «Derimv; ■] mintoo 1 B.
selma, les enfants de SAti, les enfants de 'Asferta, les enfants de F^dourha,
.".6,57 "'"' les enfants de 'ly^hel, les enfants de Reqon, les enfants de Gedel, '' les
enfants de Seffk, les enfants de Hatel, les enfants de Fokert, les enfants de
58 Haclebftyem, les enfants de Amon, ''tous ceux (jui etaient natdnim et les
59 enfants de Abdaselma, trois cent «juatre-vingt-douze. ''' Ce furent ceux qui
monterent de Tarmal, de Tahares, de Kiroub, de Hey et de Niem^r et (qui)
refusereut dindiquer la maison de leurs peres et de leur faniille, alors
60 qu'ils etaient dTsrael. ''" Les enfants de DAkyft, les enfants de Tobiya,
61 les enfants de Niqoda, six oent cinquante-deux. "' De la generation des
pretres : les enfants de Labya, les enfants de 'Atos, les enfants de Berzeli, ({ui
epousa une femme d'entre les fdles de Berzt"'li de GalAad et fut appel(3 de
62 leur nom. ''■ Ils voulurent qu'on les inscrivit parmi les lionimes de nietohesem;
6.! on ne les trouva pas et on les destitua de leur sacerdoce. "^ Le hat^rsetd leur
ordonna de ne pas manger (des mets provenant) du Saint des Saints, jusqu"i\
ce que le chef des pretres fut institue, lui qui revet le diloson (et) qui lixe
6'« (les rites) parfaits. '^'' Leur reunion entiere (s'(3levait) a quarante-deux millc
[17] TROISIEME (LIVRE) DE E/KA, II, 65-70 — III, 1-2. 657
ilira»' : (Dho^-Tr-Ui. • (fg •■ (Dr^. '■ tnii\ai% :■• ' anmH^^i.^i : aiao]i9»/,.'1- : hA/b •• ii5
9"M' " * aJhV-i-fHfOO- : ijf : fllmflly; : rDh.n4'A.I/'0»' : h A^b : 9"M' •■ fl»'?/flJ/: "• 6(i
* flJ^T^Ajrtf»- : «i? : aHnOiY; : fllhh-S.V.irtf»- : j;? : a)%f : fl>K « * fll^l»"V : r/D^ 67, G8
^ihi- : hiviiwao. : /in : fixvh. ■• II. '^ •• ?i'7ii.^'nrh.c = nh,?<'fiM" •■ nx-tf- = a
fl.'h • K^ii.hnrh.c: ■• nny.i-my' ■•• i\h'j"fi)i • ^.hA- = tohtih' ■■ A^wHi-n ■• avk eo
9^1 ■• 1'nc ■• flU.''!' •• im-d. •■ '/'VJ •■ %iv •■ ony : m-tK-d •• 9"'i"> • if, •■ tDhfii(\t\ ■
huv-V ■• i ■•■ rnvn^- : huV'l- ■■ flJA.*P';.'jP'> : flj/li-w^nj'. : anmn^^i-Y/, •■ flioxfl»- ''
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flinXrh : f\n{> •■ m:"i ■■ (nht\/.^h.fi^ ■■ ai-M- ■■ hVh/Aran- ■. j/Aoi. := m?.'/'iii i
TJ : 'VPnh. ■■ rlilin : fl>-rt'/' : h.?<'f\M" : 'VnV. : hfm : hWvS. = -n^irt. := fl>'J' ^
'iA"h ■■ h,V't\{\ ■■ fl>A.e. : hS'f\.i^..^ : fl»^:'"^!»- : »lU«.'-> : fl>lK-nn,A : fllAR :
rtA-l-^A : fl>^:^'/.»li- : at,IM. : '/'/"'P"/ : h-^^^h : ht\/.'h.fi\^ ■ )nan : ^."HH. :
(i5. manlirV..^ : mtfDliyV.V : A — ^A>i. : '/"Jil- :] «V : 1>. — 66. VlAh. : '/"^V :] jiV : 15. —
'>"■ .<!? '] !'!>! = R — <"?•>? =] " R. — 68. rtO/^JiVi-l- : >,n'CI»'o»- :] <"''\'h\\-t:\fao- : (l/hm-fl-lriran-i'. :
15 — (!»()• :] -lld"/ : B — An.|- : ^-VII.Jill/ll.C :] h\"}\\.M\ih.i: : n.|- : A. A>.'Vll.h(Ml.(: : 15. —
6".l. An»-Il7-Il :] «"-jnn : 15 — inA9>,v>, : 1! — mvA' ■■ 15 — m-i\<.C. : AB — (OhAdn :] mWVWA :
15 — ii»V-V/. : B. — 70. fflA.TflH.fV • A — (oat>nr'v.'t. ■• — moO(D-\- •. A, m"iOm-h- ■■ 15 — fflS':|'
vi:.fv : 15 — mnn : A — nnh-v?*?»'!^. : h — <o>,n/!>i.AV. : m-n/- : hu^iSira»- :] o 15.
III. 1. O-n^i > B — <0>,n/.->i.A : (O-fll- : >,irWi;'oo. r ||ft,n. :] O X — Ml^Mfao- : |5 — ,1,)|.n :] O
B — hthfi- i] S I A. — 2. h.frt.n : B — (D>,;V<|.>|>-V. : 15 — tlllVV :] O B — (n||<.(in.A : (OA.P. : M
*.f A 1] O B — (D>,;li:i». 0 O 15.
trois cent soixante (personnes), sans leurs serviteurs et leurs servantes; ces
iderniers (etaient) sept mille trois ceiit trente-sept. ''''Lcs cliantres et les 05
ichanteuses (etaient) deux cents. '''' Lcurs chevaux (etaient) sept cent trente- 1.6
[six; leurs niulets (etaient) deuxcent quarante-cinq; ''' icurs chanieaux (etaicnt) 67
quatre ccnt trente-cinq; leurs anes (etaicnt) six mille sept cent vingt.
(Certains) des princes de leurs peres, lorsqu'ils furent arrives au temple «s
fdu Seigneur qui est a Jerusalem, proniirent par voeu de faire le temple du
, Seigncur, "" dans la mesure ou ils (lc) pourraient; ils offrirent au tresor, m
ipour la depense de rouvrage : or pur : 6I.0UU mines; argent : o.OOU mines ;
l vetcments sacerdotaux : lUU. '" Les prctres, les levites, le peuple, les chan- 7o
Itres, les portiers et les iidtdnini dcmeurerent chacun dans leur ville. Les
ienfants d'lsrael aussi (demeurerent) dans leurs villes.
III, ' Le septieme mois arriva. (Les enfants d')Israel se trouvaient dans m, 1
leurs villes. Alors le peuple sc reunit conjointement, comme un seul homme, a
;Jcrusalem. '■ iyoses, fils de lyosedcq, ainsi que ses frcres (qui etaient) 2
pretres, et Zaroubfibel, fils de Salatyal, ainsi (jue ses freres, se leverent. IIs
P.viii. 01!. — r. xill. — F. j. 43
(158 THOISIK^MK I.IMU'. DK K/U.V, lil l-K. [181
««•/»'«Pdl- •• ot-MrU ■■ tthou , XMi.^'- > at-M' > h/.-l' > <""rt. •- -nhft, > )»'7ll.h'n
WhC « * uhiM'/' > /\'r/"'Pd ' Mw" •■ r'i:u-u •• htnf» ■■ VfiyT ■• f\bt\>\ri»' -.
h')"'i ■■ h/i>nn ■■ 'ry:i: •■ o>hd/.}- •■ «»/*••«•(>•/• •■ to-tiiri' •■ A>i"iii.h'nji.r: i wri
ux •■ <i»iirt(:»i>. •■•• ana<- •- n"/f\ ■■ «»xa-1- • ii\u"> •■ xv/i.*i'- • aiti»r'H'd-i-'/, •■ uti
II •■ ^A-V • V^-A-fc • rUu/" • /"C}-!- • .l«'ll'fl = «•"l'*A.i*- « AAdA'|: « * loWry:
'V. ! irj^l- •• «'•/'■*P<>I' •• IIAV. ! IIAA : i»t:'I' •• «"CV ' «»IIAA ' W^i^l' •• h-ili.h
•iiji.(: • i^A- ! 4» s./i'> '• ruin^A- : iin • .«..•»•>;. •• nx"'/ = A?i"/ii,h^nr/..(: •■•• * «i>,i>"
CKrt •• i*'c:+ ■ rt^riri : «»(:> •• hMi- •■ .e-nh. • imr'V6i' •• hh^iwMhh-i: •■ "'ii.
•/• • ?i"/il.^rKli.(:r^ • A..-/-"/ <'./.•!• •••• ^anmnv •• wr:-/' = A?i/.-n-l- ■• rMArn+c-l- : m
OT-nA'». : <"^/»A/:>. : rn^-n"/'/. : Ar^rih : rt.A."'/.'> : «»A>.A : f\/..i ■■ tl«» : ^'/'X'
h. : A"«»- : fHUII : 'l'e.-<'/> : M"'t ' f\JV{'t\ ' W : thh/. : ^.f-A. ' UlhTUV :
^.■1-//Df ,|V : n-l->.»ll/ : «/MVrt : '>'»•!»■ : 'iCM ' ^fH\.ll'i"- :■ «»niriA/i.'l-' : "if">-1' ' h
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0 B — mhtt/:h ■] <i>Mi<. ' H — «»iii»'(:iiv. . |{. — 'i. •v--A'fc . flAt . A, •'/■At. ■ ftrt-1- ■ H iiri
«•» ■] " A — 5. nAit . I{ >.'vii.Mwi..r. .] <i H — •l'.';.n ■ H — iwi ■ /..•/••';• ■] iiii/..-)'.'!. . H . —
•flA'^ ' H. — II. •wf.-h '] u A — ft-IIJi ' H — jp^llO^ . A — }\.lt\/./.^- I H. — 7. A«»-IIAfl'/. ■ <nA<»»fl •/.•'/. 1
A — Art-ll>. ' rt.A"l'V ! H — <»<{-V ' H — t-Ktii. > B — «l/1i<: '] ■IWh.*'. ' IJ — .c.-l-oxrrit- '] y.H-fKun
01. 1 B — ll-».l|H- .] >.A . Mltl ' H — '^HA.iroo^ .] o ]}. <S. <I>(H1A1.|: .] WIIN ' A, «n>,'/"^lA>..;: '
H — >,'/"Hll>\-,lf .] >.V1I ■ n»<h. . B — ll»lA>. ■] n^lAh. ■ H — >.VH .] >,HH B — »-rt.JP..'1' . A —
h-vijii-uo. .] II H >n)',-V :] (/ ii.;<iio- 1 H — iDt'/.<i>(i). ! H - 'hr'{i/"/.- ■] >.'/"'/! ■ A. >,'/"onu. . B
— M" ! B — «J-^ftA- !] <n>,A ' .e.Al)'/! ' >.y"i5l/'o»- ' H.
batireiit rautel du Dieu dlsrafi pour y faire les sacrilices, comme il est ecrit
dans la Loi de Moise, rhomme du Seigneur. ^ Ils Mtirent Tautel selon la
prescriptioii (de Moise), parce que la crainte des peuples de la terre (etait) sur
cux; iis ollrireiit la au Seigneur les sacrifices du matin et du soir. ' lls iirenl
la fete des Tabernacles, comme il (est) ecrit. Les sacrifices de clia(|ue jour
(otaient) aussi (en) nombre (exact), selon le reglement du peuple — (sacrilices
differents) de chaque jour. ' Ensuitc (ils uffrirent) le sacriilce perpetuel, celui
de chaque commencement du mois, celui de chacune des lctes du Sei-
gneur — tous (sacrifices) saints — et ce que chacun, de son gr6, avait voue au
Seigncur. "Des le commencement du septieme mois ils se mirent h offrir le
sacrifice au Seigneur, mais le temple du Seigneur n'elait pas fonde. ' Ils don-
nerent de Tor aux charpentiers et aux tailleurs de pierres, et aussi dc la
nourriture, de la boisson et dc rhuilc aux hommes de Sclemcn et a ceux de
S^ren, alin qu'ils leur apportassent du bois de c^dre, (yenant) du Libftnos a
la mer de 'lyope, et que de la ils s'en retournassentsur Tordre de Qiros, roi de
Fftres, (prescrit) pour eux. ''La deuxieme annee apres qu'ils furent arriv6s au
temple du Seigneur (qiii esli ii .lernsalem, le deuxieme niois, ZaroubAbcl.
[191 TROISIEME fLIVRE) DE 'EZRA, III, 9-12. 659
H<-nn,A ■ flJAA • rtA-T-^A ■ iDh,?'t\t\ • flJAR • ^^P-rt.R.* : flJhAi • hCf ' ^'^
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'i'R-1- : '}7'I*' : }it\i'h.fi^ "■ *tDhlO'^'h' : flJrtnrll?» : AJ.^H.h-nrh.C : flJ^?iJl--lh H
}>' : ?l'JH : ^.nA- : ht^f^ = •y.C : flJ-?l'|: : A^/AiJ" : U^rTh^C-l: : AdA : ht\/.h.fii •• tD
.c.n.A- : vf-A»'"»' : rTi-nn : n*A : un.^. : rtJA'.rt.n/h?' : A?iiH.h'nrh.c : An : i*.
"fC<- : n.-/- : ?i1H.h'nrh.C := * (DmMl ' hTOhtll' : JlUS'-!' : (OA.fP.n ' ""^ '-
AJlh-J- : hn'Riro«»' : flJA.*flJ-'>'1-J'. : ?iA : .?hrC?* • AflJ-h-|: : n.-1h : H-l-»I-> :
9. >,.fnn :] a fflA.? ! K.f-ft..e„'1' : ffltn.Ro» : m-M: I li — fAO ' A — +.S'^..t'A : 1) — .Rl-fl
<• :] .e.irfK. : i l' A — h.V,h.1X : 1> — CDA.'("I.'.(-/ : 15. — 10. mliC<- : B — h^T.V^- :] «nJT^Poo. 1
B — n^r^VCV :] AtO"/h<. : B. — 11. flJ.P.rt.-n.^J»' :] m.P.rt.-llf: : B — rt>i°/H.MI,f>.f: :] O B — ,f,"1i.
<. : A, .RrtC<. : B. — 12. fllA.'P'C.t"V :] IV.VV.y"! : l> h fl 'i; irai>- :] nA\m-C.\-Arti^ : B — fl>ft,.*'r.F<io-
'/. : B — H^-n^ :] ■>»•'*• : A. O B — rtll : "I^C.r • mC.\e.f ■■ Afl»->i1: : (fc^- : n^^ifiVao- :] O B — .Bflln
P. :] 0»nhf. : B — fl»-flll-;iV : n.ROfl. :] fl»>iVnfl- : Vf-A"»»- : n^V/"/!.^- : B — ,BXK/f.- :] fl».RXC/l>- " B.
fils de Salatval, 'lyoses, fils de lyosede^j et leurs autres freres, pretres et le-
vites, ainsi ijue tous eeux qui etaieut revenus a .lerusalem du (pays) oii ils
avaient ete captifs se mirent a preposer des levites, qui avaient vingt ans et
plus, k rceuvre du teraple du Seigueur. '' 'hoses fut prepose, ainsi que ses g
enfants et ses freres, Oad^myAl (aussi), ainsi que ses enfants et les enfants
de Yehouda, k rd-uvre (de ceux) qui faisaient le temple du Soigneur; (furcnt
preposes) aussi les enfants de Inehad, ainsi que leurs enfants et leurs frercs,
les levites. '"IIs poserent les assises pour rebfttir le temple du Seigneur. Les 10
pretres aussi etaient pres.euts, (revetus) de leurs habits sacerdotaux et ayant
leurs Irompettes. Ouant aux levites, enfants de Asaf, avec les cymbales ils
gloritiaiciit le Seigncur, sur renseignement de David, roi d'lsracl. " (Les 11
enfants dlsrael) rcpondircnt, glorifierent le Seigneur et lui rendirent graces,
en disanl : Parce quil est bon. sa misericorde est a jamais sur Israel. Tout le
peuple dit (ces paroles) a haute voix et glorifia le Seigneur, Iorsqu'iIs
poserent les assises du temple du Seigneur. '"Beaucoup d'entre les pretres, 12
les levites, les princes de leurs pcres et les anciens, qui avaient connu Tan-
cien temple, Iorsqu'iIs poserent les assises et virent le temple lui-memc de
leurs yeux, pleuiaient a haute voix; beaucoup, dans la jubilation, (riaient,
tiM) riioisir.Mi: iiMti; dk r./H a iii. i.i i\, i-.v 1201
M\ ' "//.c}" •■ m.hy.r ■' hot'h\: i n.i- : iv^^.*\'ao- ■. ^'.n»H'. s n«n.^. « .*a •
i^ «»riii:'»> : {\y.i\{\, ■• y.MiAt- ■■ hiti > yv-nn- - ««hAn ■• M"ut-t\i- •■ «liiin • h
A > yhi»"<. = .'»'A i jiMUi. • v/"'». •• hr"i •■ xv.v/. = ■whv-o»- ■. hfif»' ■■ y.xc/i.- ■.
n.'iHi : n.'i'A • nD.y. ■■ ««y.rt-viv = ).'r(:'i.«)' :=
-' -1' ?.vii.h-nj..(: • hr^h ■■ hti/.^h./\ ■■■■ ' tnM- ■• -wi ' iK.nn.A = tifin 1 r/oA?,
YM- • hWnil*'"- ■■ an'.i\,fiK9'oo. : -j,!,»^ .• v,;,'>x- = l'"nA.l'l«''- : ht\ti« ■• iM •• h
"V»|«u. : >,|,/»'y' : ^^'/"'M^lho'»' : r»A-|: : '>/*'(l»-(» : '>,1.V>. : ?.'^"^Wi. : htl.i.,U?'
i •> : '}7.|*' : W.t\ ■• llWr^Wl ■■ llf ■•■■ ffly.ll.AJ'*tf«»- : iK.On.A : mh.VtltX ' fOhti «
■l'i:4- •■ f""\hln-l- ■■ MMill''"»- : /\hti/.-h.fiK •■ ;..iiV : AV • riiAlfltf'»- : iiv*;.'>x- '■ fl.
•/• : hr^Wi ■■■• '>ri.vrt : "i.wi^- ■■ M:hti'i ■■ AA.v : t\h''hiM\,u.i: ■ hrf\\\ ■■ hti/..
■' /,.A : nh//'» : hllllV : 'tlCtl '■ '>'M»' = U.tl '■ «l^,l.l|n : 'l\ih.i:f\ : hW '■ y.VlA
- h9*0- : A,l,lin : y.ll-^! : inhi{i:h9'0«- : .VOk '•■• tnVhtllV •■ A<>A.iro'»- : \\tin :
13 «ohAii 1] <i>(i 1 1. fhr'<. '] h.fhV^. > r> — .■/•A ! .i'.'l(l. ■ 'i:/".ii ■] ll,(','/-(irb ■ .•(•A ■ ^-'1:
/•Mil- ■ l> — X<i-.1) ' •rnif"»- ■ l> — my.{\-'Hi 1] y.n"7ft ■ A — 7.ir*(:,li'1' ■ 15.
IV, I 0/. I y.ih', '] >iA ! .('.rt'>.p.}p«»- ' A.p.(>-'; ■ H — (DA^nv.cy" ■ 15. — 2. >,ri'»;i»'«>'». '] ri/h
u>-r:tir«'>- . |{ >,iiVd ■ .\. v.lr'/» ' I'. — ti^v^ion^ ' v-TiiV/. > H >:!/"/• ' A, y^jfr' > H —
<oA»-J: ' Vw^n-fl '] fl»,.-Vu>oi-0 ' A — >,n.<{./r,/.V '] >,(>./.. ' /l./.'V ' A, hllC.{>-f^ > B — 'Vr/" ' H
— <f.r:ft '] >,r»r. ■ B. — 3. iii«.(in./^ ' 1! - hiiri''"»- =] (UKn^r:!:!»'"". > B — h.t'V '] <n>,.»iv ■ B
— Ar:>,fiv ! v.irv» I B — >,jr"Aii ■ >,n<{.>,.A ■] hr'W/ > B — v?/" > B <.r.n ■] A-cn ' B. —
A. (n>„i,i((i . .(iv.r.ft 1 B — >,/»iii- > B - - ,1,'V» ' A — .5. /Dfvnn- ■ B — y.-^iyrtfon. , |{.
13 L-n chantaut. ''II iiy avait personne parnii le peuple qui ne reconniit ies
aceents dc jubilation joyeusc d'avec lcs cris de lours pleurs, parce que le
pcuple criait a liautc voix, aiin qu^on entendit au loiii.
IV, I IV, ' Lcs enneinis de YelioudA et de Benyam apprirent que les enfants des
2 exiles rebAtissaient If temple du Seigneur, Dieu dMsrael. -'Ilsvinrent vers Za-
roubabel et vers les princes de leurs peres el ils leurdirent : Xous aussi nous
rebatirons avec vous, parce que nous sommes comme vous; nous cherelions
votre Dieu et nous lui sacrifions nous aussi, depuis (le regnc) de 'Asere-
a liadon, roi de F&res. qui uous a fait veiiir ici. 'Zaroubab(}l, lyoses et les
autres princes des peres d'lsrael leur dirent : II ne convient pas quc nous
reb^issions avec vous le temple de notre Dieu. Pour nous, nous batirons
nous-memes au Seigneur, Dieu dlsrael, comme Qiros, roi de 1^'ilres, nous
4 Ta ordonn(j. ' iMais les peuples du pays se niirenl a empecher le peuple de
5 YehoudA (de rebcUii) et ils leur firent arr(3ter la construction. ' Ils soudo^^erenl
(les chefs) coutre eux, afin de leur faire abaiuloiiiu r leur projet, pendant tous
les jours de (Jiros, roi de Fares, jusqu'au regne de DAryos, roi de Fi\rt>s.
[21] TROISIKME (LIVIiK) DE "EZRA, IV, 6-11. 661
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A, "7t<{JSnu ■ B — (Dmn.>hA ■ B — N.j^ftrriroo- ■ B — aoKth^ ■] ^M- •■ «"•«■'h<{. ■ AB —
A>ictnft;i- ■ -iT-w I -{.cn ■] A>iCTcvift.ft : vii»' : 4.cft ! A, ftcni: ! ATr7-.»' : Acn : B — ^i^-Te ■]
>,/!.oo'e ! A, ;e-nA : B — 8. /aU-r' ! «••|l>bA'r>i,y" ■ A, ^/hA : fflll/hA ■ <nT"-tV ! B fflft.
"%0.R >] fl»nA?"TI»c ! B — X/h4. ■] (0X/h4- ' A — >i,ht : B — fl>-.e„-|- ! B — flirf.>fli. :] « ^i-PCf ■ B
- >ictftft//- :] >iCftTCMft.n ! A, ftcft* ■ B. — 9. ^/h.A>i • B — ■n"i.AT"i.y" :] <n-n°i.AT"k.*" ■
A, fl)n/hA>i ■ B — fl)ft."';.<h. ■ B — >i";-nc^ ■ A, flj>,°»-nc-;- : B — h.jvii-^i-v ■] <d>i.j>iii> > A,
fl»>i.3fl'»lt ■ B — jii.Vfl»-.ev ■ B — flJiC'»»!'^.!"^ ■ A, iDi.cMvtif/ > B - fl»m<:i'\'R.e'V ■] mi.i.'\«e.f'i « B
- i\i.tkv.r'i ■] 'hi.iM\$'i ! B — hc»i'i:.fv :] >,cii-.("R.pv ! B — nn.ft-vi.'^v i B — t\wn.v.f"i ■ A,
nnTVl.'/.'rV ' B — >iA'"/.1.'r* ' B. — Ul. <n>,A ! tC4- :] W-A- ■ B ! — ,"h-JI-n ■ A — >iV\ft ! B — >,
ft.v^:c :] >in.<'»/h^v : A — •hiw\--i. •■ .\, h-vv/: : B — ny^c-v : A, nii^c-v : B — "7>,;'t : A. —
11. aottA^h- ! AB — <tVfl» ! B — A"<n»- i B — AhC/l-nn.-i- :] WCT\lft.n ! A, A>,cnC;i- : B — V.li», !
B — n^nS ! "■/d^t : <{.A"; :] ft.e.fl)- : >,A>i ! "^ft/.t : /.A";>, ! B.
iii
• Sous le r^gnc de 'AhsAwiros, aii commencemeut de son r^gne, ils ecrivirent ^
une lettre contre ceu.x qui demeuraient dans Yehouda et dans Jerusalem.
'Dans les jours de Artasasta, pour la paix, Mitridatou, Tabhel, ainsi que les '
autres serviteurs de leurs maitres, ecrivirent une lettre a "Artasastft, roi de
Fares. (En voici) la traduction (en) arameen. ^Rehoum, heelVem, et Semes^y, ^
secr6taire, ecrivirent une lettre d'accusation contre Jerusalem. lis envoyerent
(des messagers) au roi 'Artasastft, en disant : " Pour nous, nous declarons ceci : ^
(Nous) sommes Rehoum, hp'eh'ein, Semesay, secretaire, ainsi que les autres
serviteurs de nos maitres : DounawiyAn, AfarsakawiyAn, TarafalAwiyan,
'AresSwiyan, 'Arkewiyan, Babilonawiyan, SousanakiwiyAn (et) 'AlamewiyAn,
'"ainsi que les autres peuples que 'Asenafer, le grand et le glorieux, a exiles ^°
et fixes dans les villes de Samron et (^dans celles) qui sont au dela du fleuve.
" La lettre qu'ils envoyerent au roi 'Artasasta disait ainsi : Nous, tes ssrvi- "
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h •■ M\h •■ 'JA'/.'/- • //»>-//"-l-h : y.hi.h •■•■ <«AVrth : h.y-\\tn-ih ■ Hihyh ■■ hi
tih ' ytii-iix'Hh ■■ H'n'h ■■ rn(m.('.v : 'ii^-i.-^i : f^MVih ■■ :ih'ri:h •■ h^iw.ho»-
h ' Hrh •■■■ «iJltfnK : •V'i/"/'7, : at-t\f ' //"H.li'!-/- : '"nyl-h '■ \lh\Vl*Mh :
n-lv.»)^n>i : w:i'h"H:h ■■ h'i\\h ■■ \\"»h ■■ y.hi.h ■■ tni.h ■■ -ih/\.1'h •■ y.hi:h ■■ w
•l'ihf\'rh •■ AdA : Vl/"l-)l : Uif\6^ ■■ ll.l,tf»-(:l')l : WVV"))! : h^hMVlh : '"l
htxf^h ■■ h'r-1'U:ih •■ wh'rv-'\V.:f'h •■•■ i\l\y.'i ■■ WiUh ■■ 1""lh'ih ■■ y.hi:h •■ in
ch > hf^h '■ :f'h'n:h ■■ h"m.ha»h ■■ i-hrh ■■ h'r\\fn»h ■■ ■liWiT^lh •■ y.hi:
h ' UlCh •• fl»*//"^ : hM:'/h ■■ h/\t\\\h ■■ h'i\\h •■ Af\rh •••■ *fl»A)iJl : >•/•/" :
12. •>7u' I l{ - >>n>. > uchtx ■] >.n ■ hcvh < A, m-icrt, . B — >,'<»"k)i>. ■ «■•vvA.Vh ■] >.«""/Vrt.
li>» I A, ao-yiMh < 15 h.f<.OA.!;">. ■] <i»fi|>. ■ h.r^.OA.!/"?. ■ H — inch ■] o H — >.'»'i.''i>. ■
A, -,'\v.^h . B — if/hVX-Ph ■ H — M-S.tthii I B — (DfiA^h-ix I H. — 13. t>,y"f.>. . B — jvi.Vf)
*>. • A — >.A-niio»-s I A — >.'\'i;t ■• A. MV.^- > B — <i"V"//"». ■] V7/'">N . B. — 14. ^...f.tKi»-
•V . A, >^,p,)i<i»-VV>. . H — Yir^h ■ H - Ihy^i^. ■ H — >.'7II.>. > H. — 1:1. •(•.-'VV^. ' B — a»n,1,i,:
•». > H — OWx < A — «•;"Vny">. > H - fl»"'/'>rt|>. >] >,i»";lT>. ■ A. >.<n»/"T>. . J{ — >.'7^iu:^>. ■]
>.-7-n^r>. I B — "v^^iA^. ■ A — >.5>"-v>i-». ' B. ~ i(i. •v-v<i.»^->. ■ B — >.A-tni<»»->. > A. —
17. i-.h.r' ' B — •n"i.AT'v.5'" >] mn>x./\'VM" < A, wn/sT/" < B — rt"*ft;p. I A. <Dn"'AWin > H
— >."/-n(:* ' <n>,;i>.-)i-t:u'<ii>. . a, >,"j-n(:-i- > <n>,;jfliit »•<»■>• > B — .e-fiA- > B.
12 teurs, les hommes qui sont au ilela du lleuve, '-(iious voulons) que lc roi, leur
seigneur, sache (ceci). Les .luils qui soiit montes d'aupres de toi vers nous
sont venus k Jerusalem, ville robelle et mechante, pour la rebatir, restaurer
li ses murs et relever ses assises. '^Maintenaul aussi (nous voulons) que (toi) le
roi, leur seigneur, saches (ceci). Dopuis que cette ville se robatit et que ses
murs se redressent, tu ne regois plus limpot et on ne te (le) rend plus,
Ti (parce qu'elle) est rebelle coiilre (ta) royaute, " Mais il ne iiuus sied pas de
voir quon te meprise, 6 roi; cest pourquoi nous avons envoye (des mes-
i; sagers), afm que tu (le) saches, o roi, leur seigneur, '*et (jue tu cherches,
dans les livres des annalos de tes pores, (les renseignements) que tu trouveras.
Tu sauras donc quo cette (ville) est une ville do r(3volte, (qui) agit lionteuse-
ment envers les rois et envers les pays, et que le refugo des esclaves (se
trouve) au milieu delle des son origine et dos sa creation. Cest pour-
ii; (juoi cette ville a et^,devastee. '"(Nous voulons) que tu saclies, C» roi, leur
seigneur, que, dos que cette ville sera rebatie et que ses murs soront re-
17 dresses, tu n'auras plus la paix. '"Le roi doputa (un messager) ;\ Rohoum,
[23] TROISIEME (LIVRE) DE 'EZRA, 1\ , l,s.'23. (i(53
-^n : d.fh'9" • ■i\'h.^'?%r •• (Dfh"%fiy. ■ xwi^ : flj-^n : ?»A •■ i-vA' •■ h^nci- •
^p^i-M/nroo- : ?.A •■ /?.vn<- = flj-n/- = n^^cjp ■ m^hh ■■ «idM- ■■ dAi ■ Kin •■ ^.-n
A • nA9"K ■ Aho»-h •■•• ' ihVCyh •■ tid^iD-^ao-J^ : njTWi^ ■■ -^n.f^ « fflhHim- is 19
h ! ^'i/^a'h : oi-ti-i' •■ tmx^fhd. ■■ Tny-l-h •■•■ fli/.h'n>^ : h»»^ = y.Mih •• oic
h • hr^h-j'h •■ ioh9"W^.:)'h •■ of{V.'i- •■ >7/»'i"h : y.hi:h •• moch : y.hi:h •■
(D-t-^i^hh •• y.aai-hh •• (P'M::i'h •■•■ * fl>>i/^' l-3'.?i : ^'i-^nh •■ iir-\h •■ (\hs^f\t^ -■
Th • flJhoVV -^ : WA"h : 'nrh./.h : W"lbF''\' ' d.Alh ■■ my.o-tt9*ao-h •■ Milx-ih ■■
atptih ■■•■ (Dy.h\i,i.h •• hAhJPo»-^ : /\ha»-'i'\ih : dy,(D'h : K^ih^iK^Vh •■ i\y.h 2'
•\:h ■ unch •■ h'ry.hw.{ih •■ A+njPfl-^ ••. fl»o-*K : hj't\^\^9^ao'h -. my.i •■ -h --
'i-^h •• 'n-ttch •■ hf^h ■■ Kff.-ttn^ih ■■ avi\t,"/h ■■ oitx,y'it\ao'h ■■ AdA : iir^h •••■
*(Df>a •• WK^ih •• iixvcy •■ hc-i-fiti:!' •■ ham ■■ n^y-oo ■. ^,u.9» •. •n^/.ATi. -'
9" •• (Dfl.''7.fiy. •■ Xr/l^ : iDh1ttC\' ' hjJhlH.iraO' : hh ■ 9"t\ti.lt'ao- :: fli^,^. :
Tm-V : fl>-n'f- : K?<'f\ti.9" : flWft-J- : y.lhfi : tthVjit^ ■ (Oh'iy^19*ll«' • (\'>y.
19. tfi>8.1i'i:^>i : B — ^(\,j!h-h ! A — >,y"l-»i>h : IJ — MHlV ■■ A, "AV.^-ti ■■ B — fl»t:iT
>l>i 1 A, <nt:4T7l>l : B — ^,llfl»->l.>l : A. — 20. V^/^Vh :] 'n-A^h ■■ H — a>Jl"'V>->i : B — n^rt»
Ol>->, B — ■fl.h.<:>i : B — ll"7fl^./- > l!.l\"lh :] in-Hl^.-l- : iA"/>, ! A, (O-iidV-h : A/.A»/>, : R
— fl>Pt»-|l}Poo->, : B. — 21. h.y.-l'lKVh : A, .e,,1,-Vft'l'>, : B - >iV".tt>ill.>i : B — 6'Ml}Poo->i : A,
mb-p-nfao. : B. — 22. >,..»-n,li-1}Po'>->i : A, fl»>i.-1-n,hl-JPo»-h : B — >i,.R1ll|,1i>i : A, >,..ft-nH.V>i : B
— oo-nTJi : B — fl>>i.f;'.noo.>, : B. — 23. hctnn.i- :] >,f:nTnnnn.n : A, hr.d:.>- ■. B — ^a.
y" : B n-V.AfV.y :] O AB — OJrt."lO.«'. :] fl>fl>n"*n : B — >,.l61ltiroi>- : B — mhi^h^
Ifao^ j A, fl>>i.:i.R"J}Poi>- ! B.
ht''elte'i''iii. [k) SemesAy, secretaire, aiiisi qii'aux autres serviteurs de leurs
maitres qui demeuraient dans Samarva et (a) ceux qui (etaieut) au dela du
lleuve, en disant : Salut k vous! '"Lt' messager que vous avez envoye est is
parvenu vers moi. 'Mai ordonne qu'on cherchat dans le livre des annales. 19
Nous avons trouve que celte ville, des son origine ct des sa creation, est
rebelle contre les rois, qu'elle est ennemie et que celui qui fuit entre en
elle. ■" Des rois vaillants aussi (furent) rois a .lerusaleni ; ils dominerent tout le 20
pays qui (est) au del^ du fleuve; on leur donna rimpul et roflVande. -'Main- 21
tenant empechez ces hommes de rebfitir cette ville; des maintenant donc sur-
veillez-Ies '" et prenez garde de ne pas les laisser tranquilles au sujet de 22
cette entreprise, afin que le danger (qui en r^sultera) ne devienne conside-
rable et qu'on a'agisse honteusement envers les rois. -'' Lorsque le messager 2:!
de 'ArtasastA fut arrlve, il lut (la lettre) devant Rehoum, be'elte'em, S^mesAy,
secretaire, ainsi que (devant) les serviteurs de leurs maitres qui etaient avec
eux. Ils allerent rapidement k cheval a Jerusalem et en YehoudA et ils leur
tiiil TllolSII-.MK I.IMIi: l)i; K/.ll\ IV, 24 V, !-.'.. [2'i|
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hi-lo»' : tiy.Oi- : hf\ •■ '/•r/.'>X'l' : A»l'/: : VH: - ?»ft«" ' hm.hWA^.C ' '/•"/(/
A"«"- : «»V}^(V'"- : A7.T : ,l'.ll'J ' 0>h.\\f\h'^'oo. : >,rth : •).nh'1" : «/"AJih-Tl' •■ ?l
'/'vn : >'i(:t''ft : <";i„i'X(:i*}''"'- - «»?i'/"ii •■ M\iv ■■ ,\x'Vi:y •■ wwy-"! •■ ot-hi: •• vi
24. -Viu:", I r. - ."h-vxt I 15 — 6<.», : 15 >.firi ■] >.fi«" 15 — HAM: ■ "/o»-> ■ 15.
V, I. ilfio" :] 1^l\ao I 15 — •/•>(i-f. > 15. - 2. "1«"/./. . 15 — rt'>-i:.j'A . 15 mh,h»- • 15 — .(•.->•/
A. ! A - \ih.Y<.f\i\.r' > B. - 3. ■tn.irun. ,] '^AA.iroo^ . |{ ","vy. ■ 15 — |-/l-v.e. •] I-Va ■ A, •/■'.•■/«^•/. ■
15 — anAhW > 15 — U»ifl-|-(:(I-1IA i A — ^i.-J^-Jllrlfon^V. ■ 15 — ntinwao. , A. — 4. f/I.VWC ■ 15
— rtni: :] ft.f.).-!: ■ B. — ."i. 7.fio" :] rnVino^' ■ 15 — •i.wda-o"- ■ A i\n.r > \ — m>i.tiA>.}»'o»- ■]
>...f.riA>.}"o'- ! I! — >.ft>i .] >.noi> 1 A "/•ii>i/- ! B — «>>,..fx(:>.}'>oo^ ■ 15.
fireiit ahandoimiM- il'i'iitr<'|)ris(>) par la forcc. -' Alors la reconstruction du
temple du Seigneur fut interrompue i Jerusalem ; on demeura inactif jusqu';i
la deuxieme aniiee du regne de Daryos, roi de Fares.
V, ' Ilage et ZakAryAs, fils de iiadu, le propiiete, propli(3tiserent sur les
Juifs qui etaient en ^eliouda et a Jerusalciii; ils leur propliiitiserent au noiii du
Dieu d'lsrael. "Ce jour-la se leverent Zaroubabel, lils de SalAty&l, et 'lyoses,
iils de 'lyosedeq ; ils se mirent a rebAtir le templc du Seigneur k Jerusalem;
se trouvaient avec eux les prophetes dii Seigiieur qui les aidaieiit. ' .Vlors
vinreut vers eux ce jour-Ia Tanlanay, prefet (de ceux qui (;'taient) au dela du
fleuve, et 'Astarbouzna, ainsi que les serviteurs de leurs maitres. Ilsleur dirent
ainsi : (^)ui vous a ordonne de rebAtir ce temple et qui vous a donne (per-
mission) d"y travailler? ' Ils leur demanderent leurs noms : Qui (Mes-vous
tous, hommes qui rebfttissez cette ville? ^ Parce que le Soigneur prit en pitit^
et regarda ^avec bienveillance) les captifs de Yeliondii, ils ne les cmpecherent
pas (de rebatir), jusqu'a ce que revint un (nouveau) message de la part de
DAryos, et ils ne leur firent pas interrompre (le travail). Puis ils deput^rent
[25] TROISIEMR (I.IVRR) DE RZRA, V, c-ll. fi05
i: •••' *^rn^«|J •■ n^/nXV/iT. ■■ Ml- •■ «f.>fli. •• 'l-i-i-Wjf. •• OTA^ih •• «UM- ■ <{.AT : e
(Dhft'/f:n-1IV • rDh^^C'/' • hPh-WlArao' : hd.CtiUV..?'} ■• ?iA : 'IfiF'-!' ■■ dA
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f:,h^- •••■ fi/^rh •■ Ay,i:?-{\h • -ii-rh ••■ *h«nK : ^t-hrch •■ w-a-k : ?.^ii>tf». s
h •■ n-/^h : M^-ih •■ •nwi./. : ^.(>-p,K : '11/1 : n.'/' : hr^^inh ■ 'jn.,e.A : flj^h-nj
h •■ ?,h'if,.h •■ nh-tt'ih : l^",y.h •■ ron«na./.-|^ : tlddh : >h.(:K : H^flJ^P^l : tD-
M- : ^/.V'|:>l : fl»,R«f.T'J>l : fl>«?i'/:^ : l-nCh •■ (D-tl-i' : ^..e.^eirffn-h :: * (D-t-flh^ '■>
tiiya^h •■ tiA.ffat-i-liirav-h : fl)'}(l,A-o«>-?» : od',.)^ , hmlna^^h •■ ^'iWif^^h ■ tD
fm^.h : inUnYia«-h •■ niih •■ ^"i-M-h ••• *fl>?lft'^'/:il'0'»'Ai : r/.'/"l"i'l/'0»-h : h«n 1"
h •■ "i^chVh ■ M\h •■ :i'hrch •■ hti'ni:ii'ao.h .■ a>iO"'}'/:^ : dy.(D'h : atHoi>/\
hlni:irav'h •.: mwi-ih •■ .+Ah : hai-rh-^h •■ h^iiih •■ ^n^-h •■ 'i.l^ih •■ hin w
ci- •■ hm.h-n.hA.h •■ hrt\\\ •■ tfiy.h •■ mrff:ch = w/i^jxh : wiih •■ a,i'h : ii
'Th»l^-h : l',h'i?,h ■■ hr^^f/oh •■ nU-^h : "/««"l^ : fl>r/lVRh : il-n- : htl/.'h.fii
(i. ■/•■»l-v.R 0 -l^v^nA^l- : A, fvlAl- •■ B — (Btiltti-R-iiv ■■ B — a)h:)>tii-twao- ■. B — t\Vi
ft* > A. fflVjCrt* ! H — >iA ■] fflJiAl: 1 AB — "V6/.I- ■] <»*ftt ■ '^fl^l- ■ B — ^iio. :] ai<c>(ii. ■
B. — 7. *A- I A ~ fion»^^: :] fl)-ni- : .e.>il: : «D«-wi'i: ■ H. — S. l-hVCh > B — U-l\-h : B —
•n<h.c>> ■ B (D<:ii-iih : B — (idn'/h : B — (Dn<n»«»'<:i->, i] a>n9",i,d.^ti •■ H — m6h :] nflfl». ■
B. — 9. flJtrt>»Vlfin>.h 1 AB — (Oao-rh :] <m^h ■ B — 10. fDhH^^^Wao-Xh ■■ B — Mff^h > B —
Maoh :] Yitfnni». ! B — io]iao'\-h\i-tirao.xh ■ B. — 11. (oha>-^h.Xh •■ B — ^"j-ncth : >.y">."Mi.
h-n.h.ch : B — hy"'\ii>. ■ B — ■•/.'h-i/,- •■ B — m/h>xh :] ,hynh ■■ A.
un messager au sujet de cette airaire, '' ailn quon comprit exactemcnt lalettre o
qu'avaient envoyee Tantanay, prefet (de ceux qui etaient) au dela du fleuve,
et 'Astarbouziin, aiusi que les serviteurs de leurs maitres, les 'Afarsakawiyan,
qui (etaienti au dola du lleuve — la lettre (qu'ils) avaient envoyee au roi
Daryos. ' Voici les mots (qui) etaient ecrits dans la lettre : Salut au roi "
Diiryos! " (Voulant) que toi, leur seigneur, le roi, tu saclies tout, nous sorames **
alles au pays de Yehouda, au temple du grand Dieu. .\ous avons trouve
qu'ils (le) rebAtissaient avec de belles pierres et avec des charpentes de bois
etrangers qu'ils posaient dans ses murs, et que cette entreprise se hatait par
leurs mains. '^ Xous avons interroge leurs anciens et nous leur avous dit : '■>
Qui vous a ordonue de rebutir et qui vous a donne (permission) de tra-
vailler.' '"Nous noue sommes informes de leurs uoms pour te les ecrire,
alln que tu saches les noms de ces hommes et ceux de leurs princes. " Voici 'i
les paroles (qu'ils) nous ont repondues : Nous sommes les serviteurs du Sei-
gneur, Dieu du ciel et de la terre. Nous rebatissons ce temple antique (qui)
a ete bati il y a de nombreuses annees. Un grand roi d'Israel Ta bati et Ta
iii
>m TKOISII.MI il.lNUK Dlv K/liA, V, lJ-17. ^ [2((1
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>{t:>i • ««AA.ii^ ' /.«^/./.^. •• n./" ' h''iw.h\h\^.i:h •■ \\h.v^.'f\M"h « atwry.hi-.h :
i: ^"7.1.7. • hM\ ■' y.h\l.h : 4'//.'>}4-}"h : ath.'l'/i.y,'»>h '■■ " (oy.hW.i.h ■ h*">h • i.'\'
y.h •' 'il'/"h •' ■'ii^'n'h •' at'l\\- ■ WAh ■■ l/«"»l"/n-1-/. : l/'>'li>' : nn.A"'>K : tl
tn>h : i^wrch •■ i}»"h '■ «/uvn^. : i-h/^h '■ hwwh ■■ y.,Vi^''^*h ■ hwvvh : n.
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h >] rtrt.ft<ixr:>i I A, t\oi>:it\i:h • H — (dou.-jii.i)?, i] «■•.ni.ih > B — Ifi. tf»»>i>. ■] >iy"*>i>i ■ A — ti.fi
•nsch ■] i\.i\ny,i:h • A, «■•.jftcj, ■ B — rt>.('>,i- ■ '^"y./, ■ B — >,fni ■] >>'/ri ■ \i — r,h'//crh ■ m
>».l-<C»<n»>, ■] o B. — 17. aJ.p.>,ii.>.>, :] o B — -^tvwh ■] .•■/■»'i«'>, ■ B, o A — n.-I'>« ■ B —
li«Di|»/nl->, ■] iiumn-nVt ■ A, ii.->i|>, ■ B — iivvys ■ 15 — ■|->,ii"C>> ■ B — >,1ll.^<n»'>, I V//"
h ■] ■h9"-yiA"h I 'h-in.hao-h ■ A — A>,1l>. ■] All>. ■ B.
li
construit pour (les .luifs). '-Lors(|uo nos peres eurent irrite le Dieu du ciel,
il les livra entre les mains de Ni\boukaclanatsor, roi dc BAbilon, (qui) detruisit
1! ie temple (du Seigneurj et exila son peuplc a Babilon. '^ La prcinicre ann(ic dc
li son regne, le roi Qiros ordonna qu'on rebatit le temple du Seigneur. "'Quant
aux vases du Seigneur, en or et en argent, que N^boukadanatsor avait enleves
du temple de Jerusalem et avait mis dans soii palais royai, il (les) donna k
\:> SisAbdar, gardien de son tresor et son intendant. '11 lui dit : Prends ces
vases. (Les envoyes) partirent et mirent (les vases^ dans le temple de Jeru-
1« salem, a ieur place. '*Ensuite vint Sisabdar; lui-meme posa les assises du
temple du Seigneur i Jerusalem. Depuis ce jour jusqu'a maintenant on le
17 rebfttit, mais il n'est pas acheve. '' Maintenant, si le roi (le) veut, on cher-
chera dans la maison des tresors du roi de Bftbilon. (Cest) afin que tu saches
que le roi Qiros a ordonntj de rebMir le temple du Seigneur ii Jcrusalem. Con-
naissant i cet ordre emane) du roi, leur seigneur, depute-nous (des inessagers
pour nous faire savoir) que tu ragrees.
[271 TROISIKMF, LIVRE) DE E/RA, VI, l-S. 667
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h • }f.hU.i.h '■ MD'h'l'.h •■ '>'P.C.>i : flJ-ftf- : otJiV-K : fl»-ft'f' : n.'f- : ?»^H.^'n
,h.ch ■■ fl>h'V.e.-7?'fl»- : AA.+vf- : i?.U'p,h ■■ y.in<h •• 1-m.h •• Hn.'f- : hin.h-a
,h,Ch '■ fl>J&r7i'>X-?'^ : atD't\'l' ■■ aoi^^ih ■■■ ' Wih ■■ hWWO-h '• 0"ith '■ ^"i-l-i. »
VI, 1. V-n^t • l\:»l ■■ B. — 2. mi^n ■ B — nm-M- =] a>-t\i- ■■ B — >./Jit ! B — (0X/h<i: ■
B — tnHK: 1 B. — 3. "itm-l- 0 o AB — n>.'Vl- :] o B — fKt 0 x : A. — 4. iB,e.ii>Af •■ A —
h-VA 1 Z^/.v A. ••,°l'\ ! B — at^D-nyao- I R. — 5. llhdxf/, i A — VIHln.eT^C > A — I1.1- = B. —
0. mjiiiiioo- :] hiiiio»- ! A - Aoi'0'i:V1- ■ B — fVtV.e. ■] o AB — aJJifttcn-liy ■] hnt^n-niT ■
A, >,fit^n-niv ■ B — >,.-)d-}t-tira<y •■ A — >.'i:r.niii(i)-rv ■ B - <D>,HH<n>- ■ B. — 7. K-i-nTiP». ■]
>.-n>.}^>. : A — fl>->.t>, ! vpfh ! 15 — fl»-nt :] iifl»-nt : B — n.t>. ■ B^ — >.^n>.-n<h.c ■] ■n>h.^.>, •■
B — m-^ji-iy^h B ■ — ftrt..';'Vt>. ! B ~ (oy.^hnfh > A, fli.tvvv»}»'^. ■ B. — 8. O-^l-h ■■ A — ?"V1-
th 1 AB — Yv.^itifao.h 1 A ~ Art,.*v^>. 1 B — n.t ■ >."ni.>.-nw».c>. >] o B— >.irfl»-nt ■] <»•
ntN ■ B — O-ttfao-h > A>.<n»^-Vt>. ■] O A — 1l>.9>.>. ■] 9>.»>, ■ A, V>.9>. ■ B.
VI, ' Alors le roi Ddrvos ordonna quon ouvrit h^s livres des annaies des vi,
tresors, qui etaient a Babilon. - On trouva dans la ville de Bori un livre, i
dans (lequel) etait consigne un fait memorable et (qui) disait : ' La premiere 3
annee du regne de Qiros, le roi Qiros ordonna au sujet du temple de Jeru-
salem et au sujet de l'emplacement de Tautel ou Ton sacrifiait. II ordonna
que la diinension de sa hauteur (iut) de soixante coudees; ^ qu'on elevat trois 4
rangees de pierres et une rangee de bois; qu'on donuAt de la maison du roi
(rargent) de la depense, * ainsi que les vases du temple du Seigneur, en or 5
et en argent, quc Naboukadanatsor avait enleves du temple de Jerusalem.
'■ (Daryos) ordonna aux prefets (de ceux qui etaient) au dela du fleuve, r,
Tantanav et 'AstafbouznA, ainsi qu'aux serviteurs d(^ leurs maitres, les
'Afarsakawiyftn, qui (etaient) au dela du fleuve. II leur ordonna, en disant :
' Restituez maintenant les vases a leur place dans le temple du Seigneur ; ?
permettez aux anciens de Yehoudft de faire rceuvre du temple du Seigneur
et de le (re)construire au meme lieu. * Moi-meme j'ai ordonne; gardez-vous s
liHK ■lUolSIK.MK (LIVnKi l)K "K/ll \, \ I. '.i-i:{. |281
h ' s.^/Myr""^ ■■ AA..''".'i- : y.uy,h ■■ <"A.i»iA>»}''«»h • .hM » n.i- ■• >.
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" ii^y.tn-i-h •■ hnrh •■ tnahii- ■• <i.,f.r/i/- : <ii.A-*;h ••= Mh •■ ^inni-h « »r-
ti-h : rtdhh : IIOArHh : ll>'|-A : ^^tWh ■ y.irhh ■ 60h : h'rtti'i\-\' « ll.l:
h •■ tuy.{\')'fiK'^*h ■■ l\-i:h •■ tns'.')''\'t\'/'h ■■ tni\A-/.h ■ \V"W'h '■ y./.Mh ' hHlW)-
1- h •■ *aitn'h'\:h h^m.hw.^uch ' w^iyy.h = t\oo.h • uvh « y.i^.'\hooh « M'
ti-oo-h : V//"-1->, : tnhihn-nh « ?.A ! VOt\ai.h : ir>'/->l : .'''AVK : aihf\h ' .1"/
/"h.h : hy.'ll\roo.h : »U/n>. : yiMh ' 11.'/- « A^/ll.hnr/i.r:?» « ll/..t'<.AA.i»"
li h ••■• tuMh : y,i:v't\h : Airiivi-A : \\'m\\h ' y.'Hi<h ' yt\\'f\i'roo'h «•• *athr
9. a>h.;i-n.'h-t:)« i] K:>^tt=l"l:ix ' A - hAWy^-lh ! A — fOhniA.'/. i H — fthyA^lh I 15 — w/"(:v
.e.i:»» I atfOfi-iih i (d-)>-iia'/.>. ■ 15 — ilh-y""!». •] iiiiaaa:»- i A — ii.f.ii.A-^to»->. ■] .('.ilA-^io»-». ■ B. —
10. fi'ltt<->\ I H — •l-CIVS ■ .\ — tn)lin'h ■] >l<n» ■ A — A>,'/"'^ll>. ■ U - ,1i.('.«)|- ■] #li.P.*»1-h ■ A
— aiA-S-h I l{. — 11. ).'/>. ■] !»>.». 1 |{ - Miti I A, rt-ll>.>. ■ l{ Uhl\mh ■ A, ii"fA(".>t ■ IJ —
.•PA>. ■■ i> — «»ii.m>, I IJ — >iHiin^>> I .<'.<:nB>. ■ B. — 12. on»->.-;:'/.>. ■ B — ii;iw>. ■ B — n<io->. ■
ii-V.e.<'.>. ■ A — <D,1i-)iil>i I B — f>,A(ii.>. : .\, V,Am.h ■ B — .<J'A>. ■ B — >i<»i>>. ■] >.<»i»>. ■ A —
.K-iiK.), ! B — <D-j^,i.'/"o»- 1 B. — 1.!. ■i-,-v;fi 0 fV.-*- I A, +v/-i I B — <»>»A>.>i ■ B - mn.-i^av
•Mv I B — (D>,-/-ru:i- ■] -n ?) 7-n<: ■ hinc.-i- ■■ B — h.-jnnoti/"'"" ■ A, >,;>ft-ii-tif<ii>- ■ B — ■.itiwao. >
AB — ihk'" ■] o Mi — fi.ttti. I A — iioyi^ ■] wn-^io- ■■ B — tofi\=i-i: > A, a>yx.y{fl"l!h > B.
de lairo (iJu mal) au.v anciens de Yehoudil el de les enipecher de
rebatir le temple du Seignour. Dc la maison du roi (et) des tributs (de
ceux qui sont) au dela du fleiive donnez (rargent de) la depense ii ces liommes
ot ne leur faitcs pas interrompre (le travail). " Prenez o-ai-de de no rien
omottre; (^donnez) les veaux, les moutons et les boucs pour le sacrifice du
Dieu du ciel; le froment, le vin et Thuile qui (sont necessaires) chaque jour;
ce que les pretres de Jerusalem vous diront dapportor, apportez-le; donnez-
leur chaque jour ce qu'ils vons demanderont,. '" afin qu'ils fassent rofl^rande
ot le sacrifice au Dieu du ciel et qu'ils prient pour le salut du roi ot pour
11 le salut de ses enfants. " Moi-meme j'ai ordonne que pour tout hommo qui
aura transi>resse ma parole on prenne un inontant de bois de sa inaison,
quon Ty pende et quoii le tue; j'ai ordonne qu'on traite pareillement sa
12 luaison. '■ Lui-meme, le Seigneur, dont le nom habite \k, renversera tous les
rois et les peuples qui transgresseront ma parolc et eleveront lours mains
pour detruire le tomple du Soigneur de Jerusalera. Moi DAiyos, jai ordonn(>
i^ de fairt> ainsi avec soin. '' Alors TantanAy. prefot(de ceux qui tHaioiit) au del^
10
\r,
[39] TROISIEME (LIVRE) DE EZRA, VI, 14-20. 669
-H ! -i-vt-^y. •• tmfiihh •• "idF-i' • i.t\n •■ (Dhhtca-n*,' • (Dh^nc-i- • hphni:
Iftfi». ! hfi •■ -lin.irtf»- ! nh<n> : A^h = ^C?-tl ■. ^?-/^ : I-IH- : h^nU' : (Dh^^M'
■U :: *fllA..*V'l:irtfO. : A^i^.D-^ : fWi^JX- : (OA.VV.y'} • hin : jP.Vinf- : A-O»' :
rhl : ^n.^ : fflHhC^ft : (DAR : rh^- •: fflWlW. : flJ^+«n>- : ([^hm ■ h9"Ah : ht\
£'h.fii • ai([^'hm : ^C.h •• (Di\C?'t\ • aihC\'{\t\J' • 'il-o' -. 4.ct\ •• (Dd.9,9"?' -.
Afl^Jl-l: : n,V : htm : iPA-fr : Aw'f:+ : (DCl'' : K^C : n<^.^-ft : 'J»«'.f. : ao-ilA^
+ : AJ^iCP-ft :: *flJ7-n<. : ^.'fe+ : ht\/.h,i\ : flJJlUVlh : (Dii.V^^l ■■ (Dht\ : '^C
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'l- : nhOT : MaO' : rnAA.'P'fijP'> : n'Vn : n.J^O». : hOT : ^.l'+VV. : AK^II.^-nr/l,
C : nA.e<.<^A.i'" ! nh»n : ^',hV. ■■ flJ-ft'/- : fffl^',hd. : <n»-rt. :: flJ7'n<. : ^fuh : •'
ft** : «f.AftjP'} : ?i«n» : iflJg : Au-C* : +'{''?. : flJCI !' ^(Oh^iR^th. • ChflO^' • -'
l'l. .P.;>.>X. : H — fflA.^>a>-rV : A, m/i.'1'm-fi ■. H — jP.^iMB :] .R^-+'/P : 15 — <0/fl>«- :
A fl>>,*on- : A — hr^f^n :] hy"'^! : A, >,"/ll.MI A.r. : hS»"'^^! : J> - (Dhf;|ftft;»- :] «OJir.nTCln
rt.ft ■ A, hi:(\c.n.4' : B. — 15. fflc-v : H — '^^i: •. H nn.e.n .] noAft : A. — Ki. «KWPiD-.py :
B. — fl»>>rt :] >,A : A — 17. ftoi>4>.e:/}i : B — >i/M»/"t : H : B — fl»ep :] TflJg : A — h-fl/hh» :] O
B — JiOT^ 1 M ! B — fl»€nMift>, : >,l\"l(i : or : B — tDime :] O H — /Ji/S-ll- : hmfk. : B — "UtM.
>bA :] a ime ! B — rA-Fon- : B — A.T.Iin : A, rth/Till-ll : B — 18. flJrtrt.-PII.PV :] rtrt-IIIJ^^V : A,
fl>A.'J'fl»-.t'V : H IVin ! IIHO»' :] nn(I.X<>»- : A ll«n :] >,rt : B. 19. ()l»"<. : rO/.n-O' : B
+-S'"/.e. 1 A. -m^T. : B. — 20. fl»A.i*fl»-.ev > H — min-i\,it.' :] mn-n,lf : A Ah^-A- : B — fl^fth-vcir
«»• : A — fl^rtf.^ftoo-V. :j fl»rt110<»-i; 1 B. —
du fleuve, et Astarbouzna, ainsi que les serviteurs de leurs raaitres, qui etaient
aupres d'eux, selon que le roi Daryos Tavait envove, executerent (rordre),
sans rien omettre. '' Les anciens des Juifs, ainsi que les levites, b&tissaient (le 14
temple), pendantque leur prophetisaientle propliete Hage et Zakaryas, fils de
Hado. lls rebatirent et eleverent (le temple), sur lordre du Dieu dlsrael et sur
Tordre de Qiros, de Daryos et de Artasasta, roi de Fares. '' Ils acheverent le 1j
temple le troisieme (jour) du commencement du mois de 'Adar, la sixieme
aniiee du regue de Daryos. "' Les enfanls d'lsrael, les pretres, les levites et le "'
reste des enfants dcs exiles firent la dedicace du temple du Seigiieur dans
lallegresse. ' ' IIs ofirirent pour la dedicace du temple du Seigneur cent boeufs, i'
deux cents belicrs, quatre cents agneaux et douze boucs pour les peches
de tout Israel, selon le nombre des tribus d'lsrael. "11 institua les pretres is
selon leur loi et les levites aupres de leurs collegues, afm de servir le Seigneur
dans .lerusalem, comme il est ecrit dans le livre de Moise. '''Les enfants i'.i
des exiles firent la Paque, le quatorzieme jour du commencement du premier
mois. ""Les pretres et les levites se purifierent eux-memes; tous furent puri- 20
VII, I
h70 THOISIKMK (I.IVUK, l»K K/|{\, \l, Jl Jj — \ll, l-ii. [lio
hlJV'> » tf»A.4*«i;y'> > flJif-A"*"»- ' VXM»- ' «'rn-tl/li. ' 'iA.h ' At^A-««»- ' ^.«fc+ i
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\ II, 1. tD^-rK-^f. ■] lo^h-rw < B — 'vvtf I B — nan-',"!^"^ . H — >,r:-rnft;^ •] ^nnTinirt. ■
A, >,(::^rt.n;^ > B rtCf. • B — fl>A>! > >iiu:.f •] o B — ,hA<1'B > AB. — 2. rtrt-y" • B — )i.A)i.<ii
II • (0 .\. >bAn."Hi ■ li. — ■). Cf"ir.y ■] >,"'/(:.«• • A — im/«ivV • B. — 4. nc.f- •] Hiicf • A —
n.* • B. — ,"). >,v>-,i.. • B — >,i»"y.(n. ■ \i. — G. «^cv- • B — »d>,ii/!. . ''•/>,i>"c ■ A. m^ih^ > B
— (n.('./n(lT-ll ■] (D.tt("(|'P^n • B, d. Dill. />e.c. rteM. c. 12.'{0. - (n.p.ni(iT-n • ... U) X,*.^' ■ >>fl/.-
>bA ■] o X.
lies. lls immolerent la Paque pour tous les enfants dcs exiles, pour leurs
•ji Ireres, les prtjtres, et pour eux-mcjmes. -'Les enfants dlsrael mangerent la
Paque, ainsi que les exil(3s qui (itaient rentres ct tous ceux qui t^-taient revenus
vers eux de rimpurettj des peuples de la terre, alin de chercher le Seigneur,
•-'•i Dieu d'lsrael. "■Ils firent la f(?te des azymes, (pendaiit) sept .jours, daus Tal-
l(^gresse, parce que (le .Seigneur) les avait rejouis, avait tourne le ccsur du
roi de 'Asor vers eux et avait affermi leurs mains pour Toeuvre du temple
du Dieu d'lsrael.
VII I VII. ' Ensuite sous le regne de 'Artasasta, roi de FAres, monta Ezra, fils
•2 de Sorya, lils de 'AzAryt\, fds de HalqeyA, "fils de Salom, fils de Sadoq, fils
:{. 'i de 'Elkitob, ' fils de Samarj^a, fils de 'AzaryA, fils de Mfiriroq, ' fils de
Zaryo, fils de Sawey, fils de Baqi, ' fils de 'Atsanohe, fils de Finhas, hls de
ii 'Art\zar, fils de Aron, pretre, ancetre de leurs premiers (prfitres); " lui-memc
monta de Babilon. 'EzrA etait instruit dans la loi de Moise, ([ue le Seigneur,
Dieu d'lsrael, lui avait donnee; c'etait un ecrivain exjn rimriilc. Le roi lui
donna tout ce quil voulait, parce quc la faveur du Seigncur, sdu Dieu, t3lait
[:il] TROISIEME riJVRE) DE EZRA. VK. 7-14. 671
9°aht\'l' • .P.*+ ' }xt\/.h.i\ ■■ (Dh9'"i •■ hUV». '■ (Dltx9°'i : iyVVJTr '- anmii9^/.,'i :
fl)OXfl»"Th : fllV;'"?'^^'* •• fl>'ft''' •• A>.f<"'^A.l'" •• hfn* •• "/«n* •• '}»»'|- : ao-i-n/^
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C : AhrAh : rt'^^- : >?»HH •: ' h^iWtt-h : Irf-A-fl»-^ : hhh : ff./L^-^ih • h9"aft\ li
i' : ft*+ : ht\i'h.i\h : atiW.-^tV.h : Oih.VP.yii.h : ^.M-h : h.?<'f\ii.9"h : r
t\i\,\\h : h?.M'h •■■ *h\mh : ll-rh : ai{\'ttO'\'h ' aoa^TnCI.V-h : d.^9'ao- 14
7. A.'Pfl»-^"/ ! A — mooWi^i.", i] fll>,y"> : ao\l9"i.-i : B — mYiOOI^ : A, flJ1iXfl»'¥ = H —
mV/i-s-ij^-V ■] fl»T*fl»-yv ■ H — nn-o- ■ H — >,«Dt ■ B — i\t,c-l-(\ti^ ■] AhCfiT^cli rt.fi ■ A, Ahfic.-»-
fi I B. — S. fl>nx-^ ■] njv/h- ■ B — nvy"fi ■ A — mr.-v ■] «voo^ ■ B — «>;&>,* ■ ... ■vv-a" ■]o B
— u>-n'\.'t I A. — 9. .fflCT- ■] a h.P^.OA.!»" ■ A — fl>+.S"7, ... n(LA°V :] 0 B — flJ>,cn> :] htfu : B —
;vy"fi ■] •>i'"t ■ A, o B — hr^^Wi ! A — '\dA.ih ■] i'"fiA.ih ■ AdA.!»- ■ B — 10. AP ! B — jp.inc : B
— 0>.B?"0C"<n»* ■] .ft?"l»Co»- ■ A, (Ofi^n.ihCof ■ B — «DV-V/li ■ A. — 11. >,C-l-rtfl;»- ■] JiCfiTinirt.
n ■ A, ht\i-:H- ! B — n,h<(. ■ B. — 12. hctrtfi.i- ■] >,cnTC^rt.rt ■ A, >,nci-.i ■ B — rt>,-Jii.h
■tt<h.C. ■] o B. — 13. R'P.4' ■] Aiin ■ B — (nA,'P<i>-^V>.>> ■ AB — .R/h-<.>, ■ AB — f\,e.iif<.h ■
A. — 14. fl^n-n^v-tt^h ■] fl>?i ■'A. mn-tthtii'""- ■ B — inx^wc-tirao.), : B — nfl>*nt :] nfl>^ftt : B.
avec lui. ' Monterent (avec hii plusieurs) des enfants d'Israel, des pretres, '
des levites, des chantres, des portiers et des ndtdnim. a .Jerusalem, Li sep-
tieme annee du regne du roi 'ArtasastA. " lls arriverent k .Jerusalem, le cin- s
(piieme mois; c'etait la septieme annee du regne du roi. 'Wu premier mois
ils commencerent a monter de Btlbilon, et au commencement du cinquieme
mois ils arriverent a Jerusalera. En effet, la raain du Seigneur, son Dieu,
(etait) bienfaisante envers lui; '"car ie(Seigneur) avait pousse le coeur de Ezrd
a rechercher la loi de Moise, k la pratiquer ct k enseigner aux enfants
d'Israel le droit et le jugement. " Tel ctait Tordre de la lettre que 'Arta- i'
sastd donna k^ 'Ezra, pretre, redacteur du livre du commandement de la
parole du Seigneur et de son jugement, qu'il donna aux enfants d'Israol. II
disait : '■ Moi, 'Artasasta, roi des rois, a Ezra, redacteur de la loi du Sei- \-i
gneur, (voici) le commandement (du Seigneur), Dieu du ciel, : " J'ai ordonne a ^'-^
tous ceux des enfants d'Israel, des pretres et des lcvites, qui voudrout aller
a Jerusalera, d'(y) aller avec toi. " Le roi et ses sept conseillers ordoiincnt de i''
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ti72 TI{()ISII;MK l.l\Ur.j UK K/.ltA, \ II, 15-21. [:i2]
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l^ h hfiK\ir\h ■■ OlhtVIOh ■■ Olt/n.lxtl", : htVltlh ■■•■ WWh •• 'l'U.h : mC^h '■
oi-ttu:h • ht\\"\''/*'Axh • .ixwiwth •• oi«mi:h •• onwih = :i-t\r^,'h • ^-rAyiJi
" «'••h • tl'\'/.d.h •■ '•n\^.-h •••• o>'>'/H'>.^ : i/^/nniw»-»! -^i • A"/(l/. •• (».'/• • A-iK.hn
-' ,\\.i:h : hi\hh : i\^y:t"> : hnW.hi^.ix.i.h : \\K\'^.'ftt\.rh •■•■ Oli\tl9,'/.h •• htif^h ••
W-\'i.^9:h •■ t\-\'UW : \\.\' • h"n\.h'i\.U.i:h ■• l/'|-r)-(l^ : (Hl^i : ?i«rV : i\.'\' : f/n'}
'n/''1'Vh : t\:fwh •••■ oiMh : hi:\'t\t\:fh •■ ii/^h •■ '\'hHwh - hw-w^th ■■ aw-
A-K : Pnh ! l\"'}dF"\' : il.t\''th : tfA"h : Wtlh^\}0"-h.- 6'\\6'h ■ hWih '• 0»X*/l
15. ioi-A--i,h 1 tn-n<.c:i,h : \> - *.imh =] /», = It. Ki. rt>i|fl.P.'/.>i ■ .\ - «mi-IK.f: ■ I! —
m-wx 1 A. — 17. iili^ft-o'>->, ! 1} — ml\r'y,M-i.h > H — ii^Tfic > \l y"/"'('fl". ■ H >.'y"'\t"«'>- i
A — <Do»,hn>i>. 1 15 <»>.<i";ft>i > A, <n>,<i-/"i>, ■ I'. — >,ri";ft>, =] >,<i";",>, . i{. — 18. iiii>. ■] <d>,!;"-ii
h : nii ■ IJ <nc'(->, ! <i>-(K.<'.>. ■ H — <ii-(K.i:>. ■] " .\ - -iiiiinih ■] •(Ui>. ■ B — <i>";(u:». ■] <n
VIIO. ■ \i — <n(iii>. .] iiii>, . .V. iiii : i; - :i-fr'<.h ■ H - rth^r^^^^niw-h ! I{. — l'.). m-T,H'y.'/,h ■
B " A";-(i<'. .] ii7ii<'. ■ .\IJ >.ii>.>. ■] mi»-n>, . vn>. . >.'r"/>. ■ >.ii>.>. ■ \i — M-sf^-r ■] 'Imv"" ■
B. — 20. <nno.('.nh . l> - un>, ■] -i-wh . 15 '"'■•/-ir'^h . l>. - 21. ^.c-i-nfi;»- ■] >.(:ftT(:iin.nh ■
A, >,n.-^^->. > 15 — ii>.ini)i>, I B — tf-A->. . B — mi/!>. ■ (0 A.
1'' les envoyer, afin d'examiner la lol de leur Dieu, qui (est) en ta main. '"Le roi
et ses conseillers envoient de lor et de Targent pour le templc du Seigueur,
1'' Dieu d'Israel, qul habite a Jerusalem. '" Que toiil .•mlre or et argent, qui
aura ete trouve dans toutc la province de Babilon, (soit) roHVandc du peuple
I" et de.s pretres. qu'ils feront au temple du Seigneur de .lerusalem. " J'ai pres-
crit tout cet ordre dans ceth' lettre. Pour les sacrilices et pour ies libations
qui seront faits a lautel du temple de votre Dieu ({ui est k Jerusalem,
(apportez) des bocufs, des moutons et des agneaux. '" Avec Tor et Fargent
qui rcsteront rcjouis tou peuple. Employez le reste de fa^on a plairc a votre
Dieu. " Quant aux vases que j'ai rendus au service du temple du Seigneur,
ofrre-(les) devant le Scigneur qui (est k) Jerusalem. -" Les autres choses,
sil y en a, que tu voudras donner pour les besoins du tcmple du Seigueur,
1 donne-les, (les prenant) a ma maison royale, c'est-a-dire au tr(3sor. '' .Moi,
'Artasastii, roi, i'ai prescrit (cet) ordre a tous (les fonctionnaires) du tresor,
qui (sont) au dela du fleuve : Toiit ce quc vous dcmandera 'Ezri\, prt-trc et
[33] TROISIEME (LIVRE) DE EZRA, VII, 22-28. 673
OTim-ni- : ffl/?.7K : (on.ai-\h ■• uhfi^Ph •■ •^At--^ -■ * aw-a-^ : n,Tli7^ : hhV -'
'^h : ^'•'ly.h ■■ ^.ri-S"K ••: rO»*h : h.jl-dCh-h ■ ^\' ■■ hr^ih = fl^^^-h ■ XXtmh ■
Kiff^^ih ■■ «w'>rt-l-^ : ^(>A : »»'}«1/"-|.7, .. AJT-/*'^ : fflAdA : flJ-A-S-^ :: * (Oh ^'
'}.>ai..5r^ : Jiuvl-^ : ait\,*?v.nh • WAha»-^ : Hi»"4-h : (Dt;:i-f;v.ni.h ■■ fl»ox
fl^l-JC^ : fl»?»A^ : ^.7'n<.^ : (!.'/" : ?»1H.^'n,h.CA : (0?!,(\t-h'l'i.h : ^.'l">/*'h.A :
fllhAnh : H'l-+'},e.?'o«» -^ :: fl)^'}'/'}'.^ : d'M/.h • (Mlffoh ' 'Vntt.Uh : Ahln.h 25
'nrh.Ch : \lf\dti,hh 'Vf"h • 7MM-'\'h ■■ fliOTV..'}^^-^ : )naoh ■■ V.^n^iWo^-h •
t^Yi-tfh ■■ rininh ■ hAh : '^iiF'\- •■ d.h'']^ ■■ (nAii-n-o^h ■■ htih : ,?h'r<'h ■■ /ii
"ih ■■ t[hi\\.h-tt,ii.i:h •■ (Di\hMh : h.}fh'r<h ■■ 'rmi^^ao-h ■■■■ flJAv^A-^ = nh, -''
i'm.h ■■ ,\i •• hin.h'(i,ii.ch ■■ flJrii-j : H'/^'h ■■■■ aiiuvh •■ y.'\i\aYih ■■ (o\\i.h ■
A^/^l-^, : flJHJ:^ : A/nCnC?^ : flJHJlh : AaD^U"i'^h • (0\l'/,h • Al-nCVl"^ ::
* flj^.n. : >>'H/.. : .e.^n<:h : ^-/n.^nr/uC : hTtw^a^' ■■ t\h{\v.'i ■■ Hfl»^.e : fl»-/i ^-
•/• : An- : h-i-hr : h««. : ^Jrj^C : n.-f- : WhS^At^.^ ■■ (Oi.^KO : rl^W.^' '■ ^ -li
22. -r^hh-h :] >i<n..»,! B — <n»ifio>« •■ AB — a»/^/ic-vh ' B — r^cifih > B, mcsfih •■ (0 —
antn-n^l-h : AB — ma).p.5-h : B VA.r.h : B. — 23. flAlh ■] t/. LXX, <"h7-h : AB — ;aiiw
V ■ B — <n>->iM-», : A — W^bH :] : '\(H\ : A. — 24. h-i^ao-h : B — am.va>-fih •■ A — W-Aln
<«0'h I l\,VV.fi ■■ B — mv.-i-¥w.fV>.h •■ A, ynn : ^^•Vi:.i''/>i : B — mhOafH^'i.h : AB — afh/^i.h '
r> — mMMh' B — h.^-Vfi>i.h : A. — 2.">. >\,h'i:V>i i B— <D<ii>li.VVt>. : A — h.fhr'<.h ■■']>il\ ■■ Vh
•?"<. •■ A — r^ucyao-tt :] i)7(r<»«'->i : A. — 2(;. ii7-n<:>i : l{ — /'h? :] a -i-n/^h > ."hih ■■ A— n7.ii.v :
B, <Dntll.V>. : A — .e.tl-.VV>i : B — l\V"l-h :] .e.oo-^fh : B — fl>IIV.h : (2")] (I .Rao-^ : B — A-|-
nr.mrh :] jR-l-ncnO. : B — A<n..>utq:^.>, .] y.:i-4.u>Vh : B — A"/-nCV^>i :] Si-t-^i^h : B. — 28. rn
<n>"7VlC-tU- :] ^nx^YlCllO- : B — Ottfi^ : B — <D>,n|-.-<n411- : A — «DiroA^lll-tiroi»- : B — .B>.<:7- : B.
redacteur tle la loi du i)ieu du ciel, pr6parez-le-lui : "■ environ cent talents 22
d'argent, environ cent mesures-qoros de froment, (environ) cent jarres de
vin, ainsi que du sel sans compter. '^ Que tout ce qui a trait a la loi du Dieu 23
du ciel soit a lui! Gardez-vous d'intcrrompre (la construction) du temple
du Dieu du ciel, afin que (son) chatiment uarrive pas sur le royaume du roi
et sur ses fils. -' Vous aussi, pretros, levites, vous tous (qui) chantez, ndtd- -i^i-
niiii. portiers et (vous) ([ui faites Ic (service) du temple du Seigneur, ne
prelevez pas (sur le peuple) des tributs (qu'il) ne vous est pas permis de lui
imposer. '-' Toi, 'Ezra, selon la sagesse du Seigneur qui (est) sur toi institue ■>:,
des scribes et des juges, afin qu'ils jugeiit tout le peuple qui est au dela
du fleuve et tous ceux qui connaissent la loi du Seigneur. Quant a ceux qui
ne la connaissent pas, enseigne-les. -" Quiconque ne pratiquera pas la loi 26
du Seigneur et la loi du roi sera condamne aussitot ou a la mort, ou a la
perte (de ses biens), ou a la flagellation, ou a la servitude. '■' Ezr^ dit : -i'
Beni soit le Seigneur, Dieu dc nos peres, qui a mis dans le coeur du roi (la
resolulion) d'honorer son temple dc .lcrusalem! '" II a envoyc sa misericorde 2»
rATK. OR. — T. XIII. — I'. 5. i'l
(17'. lltolSIKMK LIVUi; |)K K/.KA, Vlll, 1-0. [341
df\.v •■ ii^-.f.v/" ■■ ■>•*•/" I «»«'"'7>i(:/;i*- ' (Mirrt-w- < 'f"'\h)ii- ' '>'!•/" I 'xiy.-i- :
«'XVi^ll- ■■ M ■■ ll>i^. ' A-Vll.h-fl./i.C i ncyi-l- • >»>•/• > iM«»-1- •• A^iM' » (Ohtxi-
:ii\Klv ■■ h'}"! ■■ ht\/.h.f\ : «»A>i»l/;l/'«'- ' ¥.6V.l- • rt\h.\' ■■■•
\iii I "(iiAA- •• ho"-iu •■ "»'\hM- > hivitiruo- : hti I •/"V"A'is > y.fii:-}- • mA.\' =
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'^ «»l'"rtA.I»- : rt(l'* : dy.Oi- •■•■ inh'ri •■ y.** : l^-f.TJ? : l/(I.f.'J? : «'A^. > "?.»I>h
' A : (n'rt\t[.th : •/(■ : (V^.<l»- :: (l»>,i»"V : y.«/."/' > V-^d > h-t^y.y '■ fl»AI'. > y/li/i.A >
\ III, 1. m>,rt- i] >,A' > l{ Mi'i:i'"''"- '] n,ii(iH:»:ir<n>- . 15, i'i <i v/"f:wi^ ■ iiir^c.M- >} 15
■i"i«(\'k i] o IJ - jKftr.?- ■] '^c.r I 15 hc.i-dn.-i- ■] hcnTciirt.n ■ A, hnc.-t-i- > H — -nu' ■ «iii.
ft"V ■ B. — 2. •icny» . I{ — ,ft^>,-/r. . \i — ^J-VfA • H — ,hrti-n >] /hm^n > (''.) A, o B. —
3. fl»>,ir> . ip.4:+ 1 I"] a«>,y".p.'i;'^ • A — «>>,!»"■/ . .e.*.|. . nii.*.»' ■] >,A ■ >.y"> ■ ^o».Ajt • n»>v^ H
— n>>i?"> ■ .p.4:.h ■ J ] <i»,y".p.*.i' ■ A. >,'/"m-n;- ■ .p..i:'(' ■ I> — 4.(:n ■ H — iinr..t' ■] immr.f ■ H —
•;-i"A./- ■ .\ Il-/"A^: . '). M-m. : |{ — d.p.fl»- ij o Al>. — 'i. <D>,'y"'/ .] >,y"> ■ H — /{.,),•'>• ■ 'f">,-ll ■]
4.>,1- : (i»->,ii ! .A. .{.),> : (ii,..>-",ii ! H — >tA.i^.K>iii ■] fl»>>A.U',i'.>,it ■ A, "»>..A.'/. ■ H — IIC.P ■ H. —
o. fl>>,5»"> ■] >,y"> : .\IJ ii-f>i.n ■] Torf. Ale.v.. o AH. — rtli.'/.p . .\, rt.>|-5r.p ■ H — OIM' ■ H
— i:v ■ H. — (). >,.•;.■> ■ mi..»^ •] ),£<rii..?,- • A, h..s.v-ii..p.- > H — <a ■ B. — 7. h.A. > «••rtjp >] >bA.fn
•/. ■ A, )bAfn.f ■ H — M\h ■ A, jt • B. — .S. ,p.*+ >] o AB — ii-fi.p.-y )] «iii-n.p.->' •. AH. —
VI. ll.'*'.* .] o A — f),!! :] ),.filll ! H — h.».V:.v :] rt.p.di. ! H — .cti^bA <] .P.fh."?. • B — ti.ymi,
fl>S ■ B — d.R«>- :] (I A .
sur moi devant le roi, ses conseillers et tous les granrls princes du roi. J'ai
ete alfermi moi-mc^mc par la main bonie du Seigneur qui a et^ sur moi, et
j'ai reuni lcs princcs d^lsracl, aiin qu'ils inontcnt avecmoi.
VIII. 1 ' Voici les princes de leurs peres qui furent comptes pour monter avec
2 moi de BAbilon, sous le n.gne du roi 'ArtasastiX. - Des enfants de Finehas,
Gersem; des cnfants de Yefamer, i)AnyAl;.des enfants de Dftwit, Halous.
;; ' Des enfants de Sakeny& et des cnfants de Ft\ri'cs, ZakArya; ceu.\ qui furent
■i comptes avec lui (ctaient) cent cinquante hommcs. ' Des cnfauts dc Faliat-
Moab, 'Elehouvane, fils de Zarya; avec lui (claieiit) dcux ccnts hommes.
.-, * Des enfants de Zato'es. Sakcny&, fils de 'A/eqa; avec lui (etaienl) trois cents
f, tiommes. " Des enfants de '.\din, 'Obcd, fils de YonAtAn; avec lui (etaient)
: cinquante hommcs. ' Des enfants de 'Klc, Yosyi\, fils de 'Ateli ; avcc lui (ctaient)
s soixante-dix hommes. " Des enfants de Safatyji, ZabedyA, lils de Mikc\'^l; avec
..I lui (etaient) qiialre-vingts liommos. '' l)i's lenfants) de Y(t"ali, OubAdyA, lils (l(>
[3,-1] TROISIKME (LIVRR) DE EZRA, VI II, 10 17. 675
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>,r..f A > ml\(\"-ly >] me\.e. ! hCfA ! fl>A.p. > ft"V.»> . B — flJA^A"!-?" . B — mi\)^9" 1 B — fliAV.J-
•» ■] 0 B — flJAA-^hS»" > A, mAft-D?" 1 B — y"'\>,Vl^- ! ml\VtS.-i\ > fliA^^AV;»-"» ■] O B — flJA^^A-T;!'
■V ■] fl>A.e. > '!i.AV.J'V > A. — 17. (>i>Ah)i > A — >,..s. >] h..t„iS, > A, o B — fl>fl>£.Rti- > )n<c > m-n
■I- > hi-VaO' >] II B — Jion 1 jel-V7<. >] mriC.^i^fa»- > B — in ■ K-^i- ■] O B — mWI-^lh >] A>,;1'(:
> > B — v.J-s^y" >] >,A > o>-ftt . h;>iy" > B njtft>, > «n.nv >] aikrh > ■nM.c.h < B — ho» . .t"
y"X'>,. ■ A> ■] lOin.h ! l\;h > B — ooHV^-iV ■] «nllo»-^V > B — ^y^^^Vih > B.
Yahel; avec lui (etaient) denx cent dix-huit hommes. '" Des enfants de Ba'ani, 10
Selimet, fils de YosefyA; avec lui (etaientl cent soixante hommes. " Des enfants n
de BekAy, Zakarya, fils de Zekfty; avec hii (etaient) vingt-huit hommes. '- Des '-^
enfants de 'Azagid, Yonan, fils dc 'Aqiiton; avec lui (etaient) cent dix hommes.
'■'Des unfanls de 'Adoniquni, les derniers; tels (etaient) leurs noms : 'Ale- i-i
fata, Hawiya et SamA'eyd; avec hii (etaient) soixante horames. " Des enfants h
de Bagowiyat, Awetay et Zekour; avcc lui (etaient) soixante-dix Iiommes.
'■* Je les ai rcunis aupres du lleuve qui desceud vers AhewA; nous sommes i5
demeures la trois jours. Jai recense lc peuple et Ics pretres ; nous n'avons
trouve la (personne) parmi les enfants de Lewi. "'J'ai envoye a 'AlazAr
'Aryiil, Samayft. Halonim, llarel), Heln^tana, Natan, Zakarya, Souham,
princes, Yoreli, ills de 'EhiEitAn, (tous) savants. ''Je les ai envoyes au
prince 'Kdou; je leur ai donne de Tor et j'ai mis les paroles (qui con-
viennent) dans leur bouche, afin qu'ils parlent a 'Edou et a ses freres
ndtdnini dans le lieu de KisA' (et) aliii qu'ils nous amenent des chantres pour
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07« TaoiSIKMI'. LIVKK l)K K/.MA, \ III, l«-2:j. |;}fl]
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i-i «K/o^j^: : Ai^A-tf- : >»A : fi^.p."'/}»' " * fl>jii>"v » «>rt>iAV » -vn » >i'/"Aiiv » nn
IS. WhV^KK 0 WAV-h ■ B — n>i,R 1] >,ftoi. I >,.p. ! H >, 'y/^ViV 1] >,°/H.>i •IIA.C • B — wff.^ I
l> — n^irt. ! «nd.n 0 >,•/"■/ > nn/, > fin.p,- ■ 15 •h-/'"/ ■ jp.'i:'i> ■ «"/iiA. ■ H >,n^h.A ■] OA.A ■ A -
n»rt.r:ii.P ■] mM+.s.ii^»->. ■ Mm. ■ |{ (D.p.'I;'|! ■] ^.•f.-l' ■ li <d>> ;V'I.'i»- ■ B — .i;m?{ ■] m",wc.i: 1
<Du><n>-V-|: 1 B. — l!l. fl>;'ft.J'V ■] (Ot\.f, ■ B '^.i-i > B KiV.lht ' B. — 20. V-t>.y" i B — m
«•ny«n»^ ■ B — ii>oi>'»,vn:i/'<ii>-v. ■ IJ — Art.Tm-.pv ■ .\, A.A.'i"i:.fv ■ B — v/.'/.y* ■ B — mbA"^- ■]
ft/"/!. ■ A — Wffo^fi ' B — fflsn-i-.inflYi?'»»- ■ A — nnhA"?-»:»'»»' ■] fl»mi»n>. ■ hO^mroB. , jj. —
-'1. fl>nnn ■ B x<n> >] mnoo- ■. IJ — aai ■ mv •] «ca"; ■ -irn > B — v,h'/"i/" ■ B — r:>,nv • B —
>,'"/ll.>,1IW>.f: ■] >,i»"A1iV ■ B — Vl'*'.^-* •] fl»-A'.P.V ■ T/.=f/ ■ B. — 22. ;',rf.r:v ■ B nrtA-F ■ ,\.
n>,APoo- ■ H — v.p.A ■] fl>;v.p.A ■ B >t9"f>c> ■ B — >,««» ■ >,n.A" ■] >,n"o 1 vn.A» ■ .\, o»>,n.A" • B
— ii>;'..f.An ■ aB«,t- t B — '\4A ■ tf-A- ■ B. — 23. fl)n'/"OV. ■] (\-/"iy/. ■ .K. mlW"",'/. • B.
is le temple de notre Dieu. " Ils nous ont amene, par la faveur de notre Dieu,
bon pour nous, un homme savant dentre les cnfants de MAlieli, lils dc Lewi,
lils de 'Esra'el, et Scrkeya, ses enfants et ses freres; (ils etaient) dix-huit;
i'J ''■• 'Asebeyas et 'OseyAn, des enfants de .Mirari, ses fr6res et ses enfants ; ils
•20 etaient vingt. -"Des ndtdnim, que David et leurs princes avaient donnes,
afin de servir les levites; les hommes de ndtdnhn (etaient) deux cent vingt.
■Ji Je les ai reunis chacun par leur nom. ■' ,]e leur ai preclie le jeune aupres
du lleuve 'Aliewa, afin que nous nous allligions nous-memes devant lc Sei-
gneur et afin que la route fut heureuse pour nous, pour nos fils et pour toutes
22 nos creatures. --' En elTet, j'ai eu honte de demander au roi ^es soldats et des
ehevaux, pour nous delivrer des ennemis au cours de la route. Car jai dit
au roi : La main de notre Dieu (esti bienfaisaute pour tous ceux qui le
eherchent, mais sa puissance et sa colere (sont) contre tous ceux qui raban-
ii donnent. '- ' .Nous avons jeune et iious avoiis prie iiotre Dieu poiir (toutesi
[37] TKOISIKMK (F.IVHE) DK KZHA, VIII, 24-:«. 077
JZ.V : ntl-U ■■ (Of\9"0'/. •••■ *<D<i.ATlfh • Vffle = hiT^rD-ft-h • tmfiM}-i'jrao- : JjU'?
'1- : (DA/.,h •• fl)^rt.n.JP •• fflVWe ■• 9"ftA.I/'tn>- ! ?,{>"> ! h'>V.\rao- v. * mf.htD'
h- : A"<"»- : fl'C+ : flJ-n^./. •■ flJ'}'PP : 0,'/' : ^9"AlnV : H+^S.<n>- : H<«.>fll : JT-
/>' : fl)/wo7hf:'/:ih : fl)<wAhh-/:i)- : fl)»fA-o»- : ht\£h.6\. •• hA • i-^chn- : h9"V
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^fih •■ (o-M: •■ fl)^* : lo-nu: •• '^noh. : A?i"/H.h'nr/i.c : >i'rAh •• hav.^ ■•■ *•> ^'
llh : ?i'}h : fl)d+n' = ?ifth : -IftAfl). : Wl : 'W.Ahh/:!»''"'- : Ahl/Vlh •■ fl^A-^P^
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-nWi.C « *fl)^.Afl)-h- : rt-fl»- •■ fl)'w»rtifl)-liJ''flB- : AJlUV^- ! fl)AA.'P'/JJP'> •• n-v-A w
«fc • rt*A : -n^-C : fl)C* • (DM-a • ayiV? : H^fl)A-S. : A,f<.<VA.r : An./' : h
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8
24. fflArtTJi- i] a»'^+y"n- ■ B — Toig ■] o B — ««.'^j.ti^. > B — vjot^ i] o A, a iate i B —
ft<{W> I fl>A£ I Srt.n..e ■ (OVlDH : y"nA.iroi>- ■ B, O A. — 25. ID.P.A(n. : H-lfa». j B — tOan/^liWtO- •■ a>
VlfOO' i] n4'.e"" ! Vf-rt"«"- : H — >.y"UP :] HP ! B. — 2(). ft»<in. :] rt»* : B — '^flft : li.tlPo»- :] a -n
<.<: 1 A, o B o)«n.»ii(ii.ii}p : B — %y, I m.vmH : B — <n>iift,t : •n<.c 0 ivr ■■ •n<.c = A, •n<.f. : B
— fli;tf : -vpf > •n<.c :] 1 1 inniA..^-t : •n<.(; : A. vme : •(k.c : n-^vf. ■ B — anxit^-t- 1 (2°)] o AB. —
27. ;tAA :] +<f..e„l- : B — n"7>.?" : A (?) — flJ-VPf 1 (2-)] WWlVr : B — fl»+n-% : fl»C+ '] fl>
+-n>.. : fl»C+ : A. 4»fr6 I fl>C* ' B. — 2S. hTr^-0»^ : B — fl»ll/ : VPf : B — «.•Vt :] a >,1H.>.
■nrh.C ! A — «••n'^ : B. — 29. mb-l-a- '] fl^t-^+n- : B — 'l-RAW. :] ;Jn»<h. 1 B — -jn :] O B — fll
A»IU'?^ ' A — fl>A.'Pfl>^rV ' A — aoHV.-i'!- > B — tittVWao. :] n<hfl>-C-l:Vlo'.- ' B — nA^PiC ' M- ']
Aft.t ' B. — 30. iin\thvaff^ : A, fliA.'P'fi^Tr : B — H.ftfl>rt.S- ' A — n-v-A-fe ' ft+A ' 1K.C '] o B.
ces (choses); il nous a entendus. -''J'ai separe douze d'entre leurs princes, o-,
ainsi que Sariha et Asibiya; douze (etaient) avec eux d'entre leurs
freres. "'' Je lour ai pese Tor, Targent et les vases du premier temple de notre 25
Dieu que le roi, ses conseillers, ses princes et tous les enfants d'Israol, qui
se trouvaient la, avaient envoyes. -'' Je leur ai pese dans leurs raains et je leur 2s
ai livre six cent cinquante talents d'argent, cent vases d'argent, cent talents
d'or, ■' vingt plats d'or, mille du chemin des K.araiinim, ainsi que des vases dai- 27
rain, chacun pur, bon et recouvort d'or. ■" Je leur ai dit : Vous etes les saints 28
du Seigneur; ces vases aussi sont saints; Tor et Fargent (sont donnes) en
offrande au Seigneur, Dieu de nos peres. "" Veillez donc et gardez (tous ces 211
objets), jusqu'a ce que vous (les) pesiez aux princes des pretres et des levites
(et) aux prefets de leurs peres, qui (sont) a Jerusalem sous le portique du
teraple du Seigneur. '" J'ai pese et rerais aux pretres et aux levites, en les
coraptant par sicles d'argent, Tor, Targent et les vases, afin qu'ils les portent
:io
«:« THOISII-.MK I.IVRK DK IIZKA, Vlll, M-'.m. m]
ini:"i ' U"" • iMl I h.V^-flM" fl»>»y„i»- • Ahr^tlV = '/"ftA.V = i»hF::'''it ' M"
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I»- ■ >iA"iH(: ■] AhA-iMC ■ H ifc-VWiA ■] " r'{\fk.U- ■ H rofil-IIA- ■ B — f-'». ' H — lO-i^Jf.-y ■ IJ
— fl»A.e. ■ II.X'1.' '] M>>'i'"'/ ■ n'irv.f ■ H — A.'Pfl>..fV ■ A. — .54. fl»-l,-A4''-V ■ H — fl>.P.Afl»-V '] jP.Atf»-'/ ■
R — aifi„hV-yoo- 1 H «»->.|- ■ 'VV.fC ■ B — attkVafyi ■ ,\. — 3.5. ■(•i.«»-«>. ■ H jp.'I;*o"- ■]
.e+ ■ B — hAuy")- ■ H — fl>>.0"/fl ■] >i'nA. i B — atao,ht\"i ■ >.'i";6 ■] tmA\t\", ■ >.fn* ■ A, «>
>.<17d > H — fl><n>/»"|'<moi>- i] «o/"1'rt*oo- : B. — 36. atO-nVao- ' B — a»KA\i. '] «"llif.AI- ■
H — u^Aoi^^Ml-l- • >.A ■ "'IttyA- • i.t\"} ■] mA<"»A>.>l^- ' fl>A"Vft/lt ■ .CA"J ■ A, o B — ath.WttC.Vao- .]
atWhh-t-ro'^ > H.
:ii A Jenisalein j)i>ur le temple «lc iidtrr Dieu. "' Ensuite nous somnies partis
(lu fleuve de Ahewa, le Jouzieme (jouri tlii commencement du premier mois,
pour aller ii .lerusalem. La main de notre Dieu (a ete) avec nous; il nous a
d^livres de la main de nos ennemis, qui ont lutte contre nous dans le cliemin.
32, .33 '-'Nous sommes arrives a Jerusalem; nous y avons sejourne trois jours. '' Le
quatrieme jour, nous avons pese tout Tor, Targent et les vases dans le temple
de notre Dieu et nous les avons remis en les mains de MirAmot, fils du prfitre
'Oreyo; avec lui (etait) 'Arazftr, fils de Finehas; avec eux (etaient) YozebAd,
:i'< fils de Yosa'e, et Nahedya, fils de Beniwi; c'etaient des levites. ''Nous leur
avons tout compte et pese ; nous avons inscrit, ce jour-la, tout le' poids (de ces
:i.i objets). '• Ceux qui etaient revenus de la oaptivite, les enfants des exiles, ont
offert un sacrifice au Seigneur d'lsrael : douze boeufs pour tout Israel, quatre-
vingt-seize moutons, soixante-dix-sept agneaux et douze boucs pour le
.3fi peche; leur sacrifice (a ^te) pour tout le peuple. "'J'ai donne la lettre du
roi aux intendants du roi et aux princes qui (etaient) au delii du lleuve.
(Geux-ci) ont honore le peuple et le temple du Seigneur.
|39i TROISIIvMK LIVHK DK KZ15A, IX. l-(i. (i7'.»
ItA-ii : Kl'd.^(n- : /h-Hn ■ }xhi-h,^ ■■ fl>hUV-> : (Dt^V^n ' ?i{^'TiTn : 'r.P.-
C : ncW-^ffo- : AJjVJiJP^J : toti\hm.9''i = lDhi„i.\\.9*'i • (0^hJ^h.9*'i ■ (Ohh
«^ifP') : flJAfl»hn,?''> : fl>AK'Prt,<:,?''} : IDAhTd.?''} ■■ * (DhiD-fltt- : ?i9"fl»-rt-|- : 2
^'PA^.irtf». : rn^rt-I^Prtn- : ^.**fl»- : fl)-f-ROT<. : HCh : *S.ft : nrlilin : 'r.P/
C : fl»»»<\?,lnlJ: : -V-n<. : '/'nA.iro»- : nH'!: : :'>(n.h't- ■■•■ (Dfltt ■■ (V^dVl- : \l'i'l' •■ --i
^ll ' IPrllTlV : A-nftf : <n^X'i'.e : fl)rhH'jVh : flJ>KJ?.ll- : hiTfldC-l- : CKftP •
(DMCV ! X\Thi»"f : (DhrW : '/nCVl- : -l-Vh-We : flJ^-tv/rll-Vl- : ^XF « flJOTXh- ' '
•Vn.f : W-rt-tfO- : hA ! y'.d.CV9' • hhm.h-i\.ly.C : f/jnn-J'. : .*A : hjT^Ah : ?ift
/.h.^ : n^i^-f' : fl>-M.' : l,'JP-<">- : A<f.Aft,e'J : (Dh^ih ■ VnCVl- : -IVVHf : hh
h : 1.n. : /ro/"'Prt'|- : (VCVl :■■ flJJ^n : VlJ : 7.11. : «d/»'*^^./. : {iCM : '|-^"/?,Vl- : o
,Th<n»-irf : 'Ajr'.e."V<i : i*>rnTVh : ^AOrtP : mhK^i-^ • fl»^ft-J-n/.Vh : nn^ihe :
aih'i"ih\\' : h^^D-f : -Vn : ?»'7H,?»'nrh.C •- * fl>?in. : h:^«i'.C • ^i'}/"?» : ^XP : '
IX, 1. ;iriv : A — a»„'hii-ii > IJ — wy.n.nt. ■■ B — h.t<{.A<ii- =] '^nn s •v.s.l-Po"- : H wviovii-
i I B — aiA,<Pfl>-^V 1 A — >i?"Alin : y"£-C : ncn^Oo»- :] AA-II-II : >iA : Cl^.*'» : >.y"il»'<n>- : B —
AVlTi}"-» :] HW?»'/ : H fllAtl.(ll.JPV :] (< B — fl>A<!„CH,}»'/ : B — fllAh^^knnr : A, fllAhTVm
•> : B — (DlifMi •■ A, (BA'"/hn.m"/ : H — flJAT'),^.?'-» :] <' WAin» : A — fl)A>,'Prt,i}P-V :] O A,
fl>A>if nC : H. — 2. fll^/-.(;<n><. :] (n,{.Art : B — IIC>. : B — n.YilKl :] (Ift.P. : hrliHn : B — •i-fl*. :]
-in-*; : H. — 3. wh/iv-v :] o B — fli^irvii- :] (ohn.i-.-ii- : B — ■>,■/" i\6i:-t- :] ny^ci •. B — fl>n>ic
t : B — VX-P :] fl»-J»f 1 B. — 4. tl^-A-oo- : >irt : f.tS.C.ViP : A>,°/ll.h^n<h.C : .e.-rtUVi. :] >,A : fi,t!.CVV
o». ( A>,°/H.>,-nrh.c : .e-i-nn-i; : »r^A»<io- : A, .p-vnn->. : tr-rt-oo- : >,A : .f<C.*<. : B — wC\t : B. --
5. iwcm 1 B — u^mTtt- :] >,n.e-ti- : flirtfliTlh 1 B — fl)>,»'i:f :] o B — n-n<:iiH' :] o B. — 6. h:!** 1
A — >,>/">, : B — ;l<n.P.>,> : B — W-r-i : B — <n>ArtAt :] «ro^PrtAt : A — flJ^HIf : B — %pt > B.
IX, ' Apres que cela fut termine, les princes du peuple vinrent a moi et me ix,i
dircnt : Le pouple d'Israel, les pretres et les levites ne se sont point separ(3S
des peuplos de la terre; (ils ont vecu) daus l'impurete des Kananewon, desKe-
lewDU, des Ferezewon, des 'lyabesevvou, des Amantiwon, des Moabewon, des
'AwAserewon et des 'Amorewon. -Ils ont epouse (beaucoup) de leurs fiUes; 2
ils ont donn^ en mariage leurs enfants; la semence sainte s'est unie avec les
peuplcs de la terre; les princes aussi se sont associes avec eux en ce peche.
' Lorsque j'ai entendu ces paroles, j'ai dechire mon vetement et mon manteau ; :!
je suis devenu triste; j'ai arrache les cheveux de ma tete et les poils de ma
barbe; puis je me suis assis, etant triste, et j'ai baisse mon visage. ' Tous ceux /j
qui craignaient le Seigneur vinrenta moi, afin deproferer avec moi desparoles
(vers) le Dieu d'lsrael au sujet du delit des exiles. Mais moi, je m'assis, etant
triste, jusqu'au moment du sacrifice du soir. ^Lorsque le moment du sacrifice ,>
du soir fut arrive, je me levai, etant afilig(3, apres avoir dechire mes vetements
et mon manteau; je nic mis a genoux; jo levai mes mains vors le Seigneur
et je dis : '''.rai honte de lever mon visage vers toi. En efi^et, nos pech(3s c
liso ll{(ilSli;\iK I.IVUK [)\: K/.KA. IX. 7-11. |'i(»|
«DiixJi ?irtii = rt"vji'. •■•■ hti" ■■ «"'i'M.i/«'»- : AMi'/;'/ = nx;^^.v •• iia"V • >\t\
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>,vii ■] >.n«n 1 A — v,n«» ■ h-i-ncA- ■v.i.v ■ H — i\.:':V"i'i > B mj-j.vwi' > l'>. — lo. irvi- > B —
lUi»- . (lAi". >] All«'" ■ "lAin . |{. — II. IIV,^. .] HfljP. 1 |{ — Vll..f^ ■] inVII.^-ttl > H — •f"!f:C'n. > H
— >,v-r ■] iiViVi- > !"> - •t"Ki'. ■] Ay".e.-r: . l{ — rni-o^- > B — iiT/^yo». > H — «oaat >] " !/".e.-(: ■ H.
><ont nombreiix; ils sont eleves au-dessusde nos trtes; notre delil est grand; il
7 est paiveiiu jus(iu'au ciel. ' Uepuis les jours de nos peres nous avons 6te dans
le delit jusqu'a ce jour; nous avons dio. faits captifs par suite de notre peclifj,
uous, nos rois, nos pretres et nos fds; nous avons ete livres dans les mains
des rois des nations; ils nous ont tues avec Icurs lances, ils nous oul fails
oaptifs, ils iidus ont pilles; nous avons ete dans Topprobre de nos visages
s jusqu'aujourd'Imi. * Maintenant uous avons eu un peu de repos, lorsque
uotie Dieu s'est montre clement envers nous. Notre Dieu nous a gard^s,
nous a sauves, nous a donne courage dans son temple, afm dilluminer nos
a yeux; il nous a fait reposer uu peu de notre esclavage, ' car nous avous
ete esclaves. Notre Dieu ne nous a pas abandonnes. (mais) il nous a donne
grftce devant les rois de FAres, aiiu qu'ils nous douueut notrc nourriture,
qu'ils houorent uotre temple, qu'ils rebiitissent les ruines de Sion et qu'ils
10 nous donnent courage en Yehouda et a .lerusalem. '" Maintenant que dirons-
nous, o Seigneur? Alors que (les clioses) tournaieut (ainsi) pour eux, ils out
11 transgresse tes commandements, " ([ue lu uous as donnijs par rintermtidiaire
de tes serviteurs, les prophetes, a (pii lu as ilit : La terre dans laquelle vous
entrerez pour en h(jriter est une terre impure par suite de la souillure des
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V,
X, 1
r41l lUOISIK.MK ,LiVI{K DK K/.KA. I.\, 12-1:. — X. 1. (JSi
M.irao.y : h,:t-M*Ptitt' ■■ A^.'fc*yio»- : mhjVix^ihah^^ao. -. ath^^an^' •■ 9°t\
rt.lfon- : A^A9" : h^ : "^X '}0- = fl»'l-nAO- : i[^M-J' • t{9"?:C '■ (D-J'(OCt\9*ao- :
Afl»-A-.e:-ln'n>- ! A^Ai»" « flJW-A-Tl : HotX^» : AdA.V : flJihe • 'riHiJV : (Dttdn
f •• :'i'rti,h^V •• ht\»" ■■ hi-i' •■ h'rAlr)> : rtrh-lh> : ?»9":i'm.M-5r : it-ao^'? ■■ oi
"ill^-tt '■ \'Ci. ■ -l-hH-Hll :• htl»" •• ■\',him(0''i : y»ftA : htl^H-tt '■ /i,'1-l-«n*J«JV :
AHA-*- • ntih.:i"\'i:v^ ■■ hrM = hjp.^'Vj := hiii.h -• hrMn •■ hti/.h.fi\^ ■• Hfr
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B — «DK.;J-n-)-nv>>fl>'}>»<in' : B — rn>,.;)-u>'Vf. :] m,p,1vhi»'f. : B — ffl^-IIAO- :] o B — (D-Wi.tiVoo^ :
B — Afl»-ft-.e.-Vlli:>- :] (nArB-A-.?.ll«n- i IJ rt'VAV" :] A^y" : 15. — 1). Xfttfn :] (D},n<n> : B — >,•>
t :] hM : \1«»» : V, — tith^Wl :] fl.li» : 15 'h9":',m.hYl :] >,"" : XH.hV/ : !'. — VVoufV :] h
■'/11 : /oufTV : B — ^ (irVfl<l"(l : Vi.i. :] (D;i,P."J> : B — ^-MlHVl : B. — 14. hfKn» :] O B — •(•<ro<h(D-
> ' H -- h.^-1-<n"V> : B. — 15. >,->■(■ : II :] VVII : H — >,n<»D i hAH : H.R-K»-?" :] (D?,.,eYlA : <t"i.'<n> : B.
X, 1. (D-r;nrf :] ll|-;)->V- : B (l4'.(^-<n' :] (('l-^n. : B — "V-Vn*: i 'Va? ' B — ^h 11-11 : -nH:! :
■nnf :] o B.
peuples de lu tcire et par limpurete dont ils Tont remplie. '" Maintenant
ne donnez pas en mariage vos iilles i leurs fils ; iie donnez pas en mariage
leurs filies k vos ills; ne vous entendez pas avec eux; ne leur faites jamais le
bieii, afin dVtre lorts, de manger la benediction de (la) terre et de (la) laire
hcriter ii vos lils a jamais. ''Tout cela est venu sur nous par suite de nos
mauvaises 03uvres et par suite de nos grands peches. Voici que toi, notre
Dieu, tu nous as debarrasses de notre peche, afin que nous nous convertissions
et que nous gardions le reste de tes commandements. ''Parce que nous nous
sommes apparentes aux peuples, ne te fAche pas contre nous a jamais, afin
de ne pas faire rester loin de nous ce qui (doit) etre sauve. '' Seigneur,
Dieu d'Israel, tu es juste, toi qui nous as fait rester et nous as sauves
devant toi aujourdhui, en ce jour dans lequel nous nous trouvons en notre
peche. En eifet, personne ne se tient debout devant toi a cause de cela.
X, ' Lorsque 'Ezr^ eut fini de prier et de supplier, en pieurant, et lorsquil ^, i
eut prie devant le temple du Seigneur, beaiicoup d'hommesd'entre les enfants
d'lsrael s'assemb]erent aupres de lui; une grande reunion se fit avec les
femmes et les jeunes gens (des enfants d'Israelj; le peuple versa beaucoup de
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082 IIUIISIKMK (1,1 VKK Dl K/.l{.\. .\, J-S. ]/i2|
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■i-l\<i. I A>,n<iA.A 1 (l>,Vt'll " «Xl.li/: ■] o B. .{. M->n'.p.- i A — iDh.e.-fa». i AH — .|Bft.e,-.S- i l{ —
tu-Vi^ii i H — (D/i»';<oo- 1 H — <D.«'.°/ri<. I H — nti«n» i /"h"/"/ >] ll/li"/"/ > H. — 'i. fV>, ■] l-V/"
>, . A, «il.'V/">> ' B — 'kAA.V 1 H - mV»V« i H. — 5. Ah-VAIlt ■ A.'/"l,'.t"V ■ B — (»A>iUVt ■]
floiwv-v ■ A, () H. — 0. (Dtv/">, ■] (n>,y")i ■ i>n 1 fv/">, ■ li ~ >«.n)i..i'.v.- ■] «■>'-sv • y"»'/'l- ■ H —
>,AOii ■ H — .i-<. ■ H — of ■] " B teAih ■■ H — "VflA.-Fo''- ■] •VA'/')'»"'. ■ H. — 7. (Drtdh- ■] <d>,
ntvAA ■ H — «■•'\>,vt ! H — (»-nt ■ »(^A- ■] >,y"»f-A' ■ (»nt ■ H. s. «"o^^it», ■ <D<:nv/:v>, ■
B - >"r'i:>,.>, >] Vihcoo-h > H -iVYh > H — fiVAryh ■] ^(D"/ni}p<io->, > H.
2 larmes. -Sak^ny^, fils do 'lyikht"'!, des enfants de 'Elam, parla et dit a 'Kzri\ :
.\ous-m(?mes nous avons peche contre uotre Dieu, j)arce (]ue uous avous
epouse des 1'emnies etraugeres parmi les peuples de la terre. Maintenant il y
3 a espoir pour Israel a ce sujet; ' cependant concluons uu pacli' axev notre
Dieu. .Maintenant fixe uue epoque aux eufants d'Israel a ee piOpos, alin qu'ils
chassent leurs femmes avec les fds quelles leur ont enfanles. Leve-toi; re-
prends-les commc tu voudras sur Fordre de notre Dieu, afin qu'ils agissent
4 selon notre loi. 'Leve-toi, parce que cette parole est tou alfaire; (juanl a nous,
.1 nous sommes avec toi; sois fort et agis. " "Ezrft se leva; il fit jurer les princes,
les pretres, les levites et tous les enfants d'Israel d'agir comme il leur ordon-
0 uerait; ils jurerent. " 'EzrA se leva de devant le temple du Seigueur; il alla
vers Tarche des aumones. Yohauau, fils de "Elesab, y alla avec lui. (EzrA)
ne mangea point de nourriture et ne but poiut deau, parce qu'il se lamen-
: tait sur la rebellion des exiles. ' Des messagers auiioiK(Teiit dans lout Yehouda
s et (dans) J(5rusalem, en disant : ' Quiconque ne sera pas arrive pour le
troisieme jour, eoiumc les priuces et les ancieus out onlouue, qu'ou delruise
',3 TROISIKMK J.IVHKj 1)K K/IIA. X, 9-1',. «83
T«hh.h • W-A-)» • -iV^-h •• ffltl.JPll-Jrh : ^'''PATP^ : ?!{'"> : '^mCa^h •' A
i^.An.e')^ :: (Di-p-nh^ -. W-A- : rtnK : .C.tiJ^ : ffl-flJ.ejT» : ffl-fth : A,f<.^A, m
jr* : (D(['ixOO''i'^ : I^^A-ft : aofp{,p^ : hao : .j.rtjj : fflCi : nWiOO-rt- : tiX^^tm^ :
'VnV. : W-A-O"- : i^hli-n : tD-ftl- : tnT.-^tt : 0.+ : h"/II.Knrh.C : «n?.COS. : n?i'>
1- : h<lir'"|- : ?,ftoi> : T|V9" : J?.fl»C.e.' :• fl»i''>/»'?l » dTf/5. : »im : flJ^n.A"»"- : 1 '
hi-laoA '. ^nfllr)(n>- : H?ifl»-rtnhtf»- : Xi-rflJ.ftl- : Mti^t- '• Vll./..'> : fl»fl»rth
oo. : <\dA : >(n.h'l' •• ?»ft<'.-^A :: fl>J?.hH.Jr : hhlt'^9' '• A?i1H>.nrh.C : ^9"A H
h : ?in*e> : flJ^n^. : U-ST • n*J?"^t^ : fl»'f<{.AnV : JtiT^/hHn : r.^C : fl»?l{P"
h'Jft-1" : >h.<i-1- :: flJ?lflJ-/*'?l. : WA»<n»- : iliHn : flJf.n.A- : 0{[.9' : 'HV7C : A l^
> : H^JI-nC :: * fl»n/h'|: : nH-i : .Tilln : flJh/.J»"'l- : 'nrh.C : fl)A.,^hA : ^.hH. : h 1 '
'nxvh-f-o"»- ! ?,ft«w : h.Vi ■■ n-n^. : htii'i: -■ dM- -. flj^i.jiv : in/. : rtKP- = hfl
ao : hnH^iJ : '>(n.h'\' '■ n'H'J'1-' : >1C :: * flJ 0*111 '1: : J?.«w>X"h. : W-A-t"»- : »«ii\}, i,
h-^ ' A-H-ni : HW-A- : hmCt : ?,A : ^flJ-rtn* : ?,rflJ-/l-^ : h^Jftl" : Vh./. -I- ::
flJ^.^-^J-nhl. : nd.ti'^U'0»- : A..*V'J" : ?lliT-C5l : flJ^Vi^-J-J^J: : jTftA.lfO»»- : h
0. flin>i"7V1: I A — n.-loo-ft ! »A«n'^ i B — fl»-ftt 0 nfl>-ft(- ! n — onOfl :] ?"C>in ■■ f<C.Af ■■
V, — «j.echs- ■ A — fl>.e.r.o.s- • n>.vt > d.cs'"^ 0 >>ft">» ■ ii/.yt ■ •n/h.c ■ B — >ift<n> ■ iivy" ■ .Rfl>
C.e: '] o H — .e.fl>c.t- ■] " fl>>iC«"<"»- ■ fl>>i»ir>i. > ii.RitAJPo»' ! >%vn.e!r ■ •ll»|: : >7C ! B. — 10. >,
■>t<">-ft ■] >iVt<">- ■ B — VVftt ■ Vh.C ■ B — '\flA i] O B. — 11. txhX^^r •■ B — iwVP i] HiwVf :
B — ot\i.tim- ! A, iDtAAm- ■ B — >,?"},An-n : V> — fl»>,ir>,Vftt ■ Vtuc ■ B. — 12. •vnje ■ B.
— 13. •flW:J ■ B — .p.Mfc ■] a A<i:m^V : B — ftV-.e. ■] iwvi" : B — ;ini,>,tV ■ B. — 14. .p.y°»>H ■
A — •hvh6'i ■ A. h-VT-cv ■ B — vvftt ■ v»i.c.ft ■ A, hvftt ■ >n.c ■ B — n>,.c-"%o'<«»- ■ A, n>i.e.-
"lu-oB- . B — A^-^vt : A. fl»A,.*vti 1 B — h-vrci : B.
tous scs biiMis et quou le retranche Je rasseiublee des exiles ! '^ Tous les o
homines de Yehouda et de Benyam se rassemblerent a Jerusalem en ces trois
jours-h'i, au neuvienie mois, le ciuquierae (jour) de la decroissance (de la
lune^; tout peuple (etait reuni) conjointement sur \a place du temple du
Seigneur; ils tremblaient a cause de Thiver, parce que la pluie tombait. '"Le in
pretre 'Ezra se leva et leur dit : Vous-memes vous avez peche, parce que vous
avez epouse des femmes etrangeres; vous avez ajoute (ce peche) au peche
d'Israel. " .Maintenant remerciez le Seigneur, Dieu de nos peres; faites le u
bien devant lui et separez-vous des peuples de la terre et des femmes etran-
geres. '"Tout le peuple repondit et dit (a) haute (voix) : Cette parole (que 12
tul nous (dis), nous (l)'accomplirons; mais le peuple (est) iiombreux et c'est
Thiver (^en ce) pays; '■''nous ne pouvous pas maintenant les taire venir, parce 1:5
que ce n'est pas ratlaire dun jour, ni raffaire de deux jours. Voici que nous
avons augmente le peche a ce sujet; '^mais tous les princes de notre peuple, xk
de chacune de nos villes, qui ont epouse des femmes etrangeres, viendront;
les anciens de nos villes se rassembleront eu leur temps et les juges (seront)
t.K4 I IJdlslKMK il.lVUI-.i l)K 'K/U.\, .\, 1.-.-22. [W,,
1 1: •■ yn: ••• ' «Mh1,|: i »••',•;'•'» » «•AI'. » hrt.A i ««Aliy •■ "»A)'. s JiA>'6A » yftA.
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»iiJV-"l- h/\ •■ hai'{\{\' •■ h'rh'il\'\' ■■ vti./..'1- : h'r'1 ■■ ^.«1;+ •• ?'(\.6 •■ aii\y . v
1 • rt.y..'!' • «»h:'"i;«M'. •• «"^ft.*' ■■ «»^A'^.ll.r: : atif/..'r ■■ <H'J>JAy ••: «UDI/II- : ?,|?'. :
-" aiy.{\y.'.^. : h'>A/:yiro». .• atynh- ■■ hn\y.'i ■■ i.:>V'o- : hM./ : rr/rt ••: *ath9"
-I V : ,f.'/H' : h."i.i: : hV>. : ««'IMI.f.-y •: a>h'r'l ■ ^*.'/;'!' : "/.CV" ' ^/"0/li.A « fl>h.
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"iCr' ■ H — o"0.lhA ■] «nO.luA ■ H — «■JuA.p ■] >..A.P ■ H fl»Ol»".p ■ H — fl»ni.>' ■ H. — 22. w
yxr'.e.'b't' . AH — ^ftix: .] -j.ft-r. ■ H — h.Avy ■ B — fl»"y/».n>. ■ 15 — fljn^WA ■ B — «>V;»-v>i.
A ■ B — (nfi((|.P; : B — a>h.At i B.
avoc eux, afiu que soit detourne Je nous le chdtimeut ile la colere de notre
1.-, Dieu, qui nous a atteints par suite de cette affaire. '^ Mais que Yonatt\m, fils de
Asel, et Lk7.\d, llls de llaleqel, se trouvent avec moi au sujet de cette
ii; (aHaire) et que Mesoulam et Salati, le levite, les aident ! '° Los enfants des e.viles
firent ainsi; Ezra, le pretre, s6para les princes de leurs peres, chacun selon
leur maison et chacun selon leur nom. Ils siegerent au commencement du
17 ilixienie mois, afin d'examiner Tailaire. ''lls terminerent (railaire) de tous
les hommes qui avaient epouse des lenimes etrangeres, pour le comnien-
18 cement du preniier mois. '^'Ceux d'entre les enfants des pretres (jui se trou-
verent avoir epouse des fenimes cHrangeres etaient des enfants de Yosd'e,
i;, tils de Yosedeq, et ses freres, Maaseyft, 'AV^z^r, Yftrem et Gadalyft. '''Ils
mirent la maia sur leurs femmes, les chasserent et ofirirent des beliers
io.2ipour leur d^lit. -" Des enfants de Emer, Anani et Zebedyt\. -' Des enlants
22 de "Erein, Mast\hel, ElyA, Seineya, Yc\hel et 'Ozeya. -'Des enfants de Pas-
■2f.
:jii
3:5
[',5| TROlSltME (LIVRE) DE EZRA, X, 23-33. 685
P-H-n^ ■■ (Dft9°"i. •■ m^^^ • iili.l)' ■• ^A^T ■• «nA^h : J?.l)-^ ! flJh.A^H.C « © -.
MT^flJ-ft'/" : OTHy"/..^ : ?»^y.C K a)h9"^ ■■ 0}\fl»- 1" ! lA.?" : (Oh(n.t\>9'' : flJh*
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flJHhC^ : (Oh,yh.fi>. : flJKn,^. : flJ^^iT'^ : fl»h.A^ ■: * flJ?ll»"> • ft*+ : HI-JP
^bAP-V : flJ^bArt.n : (Dhi^-t-ty : (Dh.CPl' = flJHH-?, : «•/'TI^ •' * fl»?.9"V : A**
nn. : P-rhV^ : fl)rh'>^V : flJHtl. : flJ^J-fcA. :: * flJh9"> : R«ft+ : n^JrhU" : «^fr-^U"
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/l^VJl : ihA-n : n^rh : flJ"7rt.rh : ffn;j-'}(P : n-rt.A,A : flJ;i-V 'J : flJffnVrt.A ::
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j^,»^ . r»x^;|, . rtfl^ce :: flJhJJ"* : ^.«ft+ : h.t\9° : «»;h'}^^ : fl)"?;!-^ : h;l-Hn.
23. fl».y"<B'ft-|- :] ^y"fl»-n|- : B — A.'Pfl»-.rV : A — »'-Hn.t : B — aiftoo- : B — Art.l^ :] <0(\h,lh 1
B — *A.PA : B — ooAhYl : .P.O-S :] fllA-S.V : fl>V/h.e:o»- : B — flJjbA^^lfcC = B. — 2'l. fl)>,y"fl)-ftt :]
>,lF"flJ-ftt : B — JiOVr. :] h.h,l\V-C. I B — >iOO»'^ : A — afhr"r ■■ OOm^h- :] >iA : h«« ■■ W+X : B —
m),(n.H.r' :] fl>ni.A.i^ : B — a>h.f„ :] fl»>,rfi.S.1- 1 B. — 2.5. fl)>.?"V :] >>'/"> : B ~ >,i»"> : ^..|;+ 1]
"hVR-P.-l- ! A, >,?"fl»-ftt : R-k* : B — -$.<5V-ft :] oi>X-H^Tr : B — fl>Pll.e :] mf^\y : B — m«T.A
.m :] «T.AT1.P : A, ?"A1n.e : B — flXlVjPO :] O B. — 20. h.'\JF" : B — oi>.-»-T.f i B — fl»-H>lC.P :
B — a»,n,.S. : fl».e/.'("> : fl»i.A.e :] O B. — 27. fl»,.A.ft.-(l I B — fl>hA^-V.e :] A=|-Tr.f : A, A.JTr.e :
B — mh,CT"1- :] fl>K.T't : B — fl>Hn.S. :] <niirii: : B. — 28. fl^/hVV ' B — «"111». = m"rbft, :]
fl>H-nje;A. : B. — 29. fl»,J»"> :] >,i>"> : B - lyiihV :] nV-/h?" : B — •^(l-'\r' :] h.M9" : B —
•^lVti. :] (» B — hfif : Jffl-n :] .e.e'»^ : B — A)ft.h.A :] nA'W,,.e : B — mftS.V^- :] («"t-^/V : B.
— 30. tithH- : 'PMI :] -«.^11..^ : T'Vn : A. 'i:,h..^'.>" : B— MVh :] hn.."!- : B — ir.>lA-n :] i>lA.5l" :
B — ni/h : B ~ fl>'^ft./h :] "VVft.Wi : A, flloi>ft./l. : B — 0O;JV.e : B — n-ft.A.1»" : B — fl>./y'V :]
fl>,*>.>! 1 B — fl>ODS'rt.A :] ^'"Vft.A : B. — 31. >b/5.y" I B — >i.A'>bll.C : A, h,A''V.H.C : B — fii.y : B
— OOA1l.e : B — (19"^ ' AB — H.-^V-i :] rt ftiF"FV : A, ft.ire;V : B. — 32. ■flTr.f^V. : B — «^A/h. :
B. — 33. >bft.y" : B — m-n:'-^ :] o B — >bAA.e„> :] KM-fJ- : A. fl>A<f..«L^ = B — Kfi-'^ ' B.
kor, 'Elyona, Mahasa, Seme"el, Natenael, Yozabed et Eles. -■'Des levites, -ii
Yozabed, Same i, Qolya, (appele) aussi Qolyat, prince de Yehoud^, et 'ElyAzer.
-'Des chantres, 'Asafer. Des portiers, Gelem, 'Atelem et 'Oude. -'DTsrael : 24,25
(les enfants de F&rinous, Rameya, 'Ozya, Mclekya, HamSmi, 'AlAzar, Mimaya
et Benyah. -^ Des enfants de Hlam, Matanya, Zakarya, 'Iya'el, 'Abedi, Yare- 26
mot et 'Elya. -'Des enfants de Ziiteya, 'Elyona, 'Elasab, 'AltenyA, 'Ermot, 27
ZabAdi et 'Ozy^. -^Desenfants de Babi, Yohanan, Haneyana, Zaki et 'Atcli. 28
-'•*Des enfants de Baaham, Masoulam, Maloke, 'AdAya, YAsAb, Se'eletYare- 29
mot. •■'"Des enfants de Fahat-Mo'ab, 'Adana'e, Nekaleb, Baniha, Masiha, 31.1
Mat^nya, Bouselel, Tanoun et Manasel. ^'Des enfants de 'Eram, 'EIi'ezer, 31
Y'asouya. Melkeyd, Semya, SeuKjyon, ■'- l^inyami, Meleh et Samarya. '"Des 32,33
enfants de 'Esem, MatAnya, Mataf, Atazaliel, 'Elfadet, Eyarame, Menase
tiSt) TUOISIK.MK tl.lVHK) DK K/l{.\, X, ,J4-4/i — .\l, l-;i. [''"1
1 ;j'.>7<{-/;yA ' njy' <«-s..e • »iA+y • "hhy > y<:.r"i- • h.Ayrt-n • ' "V-l-jy • r:^'
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ht\)n9^ao- : fi>,-}./. : hy.u-y: •■ h/\ ■• y:"ii' • >iA : lCi- • >i'/'V • '/.'!» • <'»n>i'>'/' •
' h.V<-fif^r •■•■ <'»,i'.(I.A-V. ' ?iArt ' .P.-VV- • >iA • /•(:*• : ^i-r^iA • 'l'1.ann. • (M
.■i4. ^^.)f.y I |{ "V/./ifA ' l>. >'). ir/..i'A I A. a'/.f > iy/.y > H - m^y^y >] (i.c.»'. ■ 15 tiA-i!
y I B. — 30. VVi.f ' — '{ .«*/.'(".'• ■ 15 h.AyMi > \i. —.'!". -/;J-v U —*/'•.■'•■>'/ ■]« A toHl
<• >] anit<. I A, cl. LX.\. — 38. mj/.*.* > V/^y. ■] jp.-l!'!- ■ anv/^f. > A, .r** • n'>ts ■ H — mx.4:4' ■] "
A — n.'n.e. I l{. — 3'J. mfiAy.f ■ R - fl»»h.e.. ■ H. 'lO. inh"'ni.e: ■] «"""Ii.p.- ■ H. 'il. wKtl.i:
A ■ B — an\--,fiif > 1$. — 'i2. ««n-A- ■ mh'"ic.y ■] flJrt.rt-"/(:.f ■ |{. — 'i3. VIH ■] .flH ■ A - mn-llV >
fl»ns'>^^ ■] mi-i-ns?:}! > H. ~ 'i'i. >.'y">iVft^- > '/iu<!.^ >] >> vn-i- > •/M.c.ft ■. A, V/fti- > >)i.r. ■ H
— fl»n ■ xykifv ■ >.v/n-.e >] o B — >.y"ii)'«'>. ■ A — >,a ■ fl»A^i ■] «xoajp. ■ B — a»*»». >] o B.
.\1, Titre : .-(•Art.V.i' > fl»A.P. > 1i.A.f > [.*A ■ liWiy"^ ' fl^AjP. ■ 1i.A4'y >] li, o A. — 1. «>»•> ■]
o B > — nuA- ■] rt.ii.,i..A- ■ H (ir'i- ■] » > .\ — i»A"H. ■ H - i)Afl>.ii. ■] « >.>■!{ — n'"/'><t.e,- >
A — n''7'V<<..p. ■ nvc ■] ort-viu. ■ H. — 2. ,h;-/. >] /iivv.i' > H ii>.v/- ■ >..p.i».p.- >] o B — >.a ■
tr.4. ■] <o>.A ■ tr:4- ' .V ~ >.y"> ■ 'i.i' ■] >.'/»">.a ■ i-Koin. . B (on>.vi- ■] ii>.v-l- ■ H — >..v<.rt
A.'.;"V. . \. J. (n.p.«.AV. > H ~ >,n ■ ic*. ■] >.j»">.A : ic.i,. ■. \ — >.'/">,a ■] ^•/'"A > A — ir;r: >] -ii
<h.(: > H — (o-nil-;i > l-dvn ■ B — A>..F<.1A.J(" ■] n>..f<.rtA.5'" ■ H - tVrt-/- ■ A — a».>,f >] AB.
3'i, 3.) ct SemeyA. ^^ Des eufants de Hanem, lladoutlouyA, Mj\ritiyi\l, ■^'B^nytt,
3(5. 37 Wedouva, Kalqeya, ^" 'Akeyu, Yuremot, "Ely.soub, " MAtenyA, MetAnen et
3«, 311 Gaberou. " Des enfants do Hanouy et des enfants de Semey, '''•' Salemyd, NAtftn,
41), ■,!,« Hadou, '" 'Amakad, NAbouse, Sisor, ^' 'Ezeril, SoulounyA, Samdryi^, ''-Soulou,
'i3 Amarv^ et Yos(?f. ''Des eniants de Nabouyi\'rl, TaniAty<\, Sedem, Zftben,
4'' BanadouyA, 'lyo'el et Biinyi"!. "Ce sont tous ceux qui ont epouse de..^
fcmmes etrangeres; il y cut parmi elles des remmes (|ui leur engendrcrcul
des enfauts.
XI. 1 XI, ' U arriva quau mois dc Sakelou, la viuglitjme annec, alors que ,je me
■2 trouvais dans lc cbateau de la ville, '■Hani\ni, Tun de nos freres, viiit (vers
moi) avec des hommes de Yehouda. Je les iuterrogeai sur les Juifs qui etaient
sauves et (sur) ceux qui et.iicnt restes parmi les captifs, ainsi quo sur Jerusa-
3 lem. ' Hs me dirent : Ceux qui sont sauvos parmi ccux qui sont restes (et) parmi
ccux qui sont captifs se tiouvcnt lii dans hi ville, ilans une grande souHViince
/i7] TROISIKME (LIVRR) DF, EZRA, XI, 4-9. 687
y>, ■• A^,f<.^A.?" ■■ ■[••ir-f- • fl'h'.'4'X.yi •• fl>-(>,e •• nh^^i- « ©hr-H ■• m •• rt
«VdYh : H'M" ■■ Vl<i ! nhjE.Vl- • flJVncVh ! «««PdA ■• h^fh' ■• flJhXfl>-9" ! fl)?,X.A. ••
*.I^OT : hi»»'^»! ■• A'^?. :: fflhn. : ihfl : Ah : h^H.^ : h9°fi\\ = rt'^?. : OttS' •
fl»:^,eA : ffl"?<.5r' : H-IO+n : h.^>h : fll{P';ii<'.'hh : AhA : y^Mh : flJAhA :
fO+n* : 1-hHHh :: * fl)^.h-V : hl*-;l"f" : hnijn : flJ^dJ^.^J-fch : hr"' : ^Ch^- :
«•'l-ft"?!» : }\A"'|- : inCh : liil' ■• XA,e.h- : P-9" : nH-J: : dA^ : «"OAfJ'. : fl)
A.A.'/-Jr : {\M'\- ■■ ft*+ : ht\i-h.f\ •■ hl-mlllh : flJ-J^.^V^. : Ah = nhH' ■ '>
m.h-fo- : A^.«fc+ : htlih,^ : HhnA- : Ah : toMi. : «»0,'»' : hn-PJi : hnM ■
Ah :: fl>V]rTli.e.Vh : (Dh,0^'m ■ 'IhHHh : flJVf-Vih : fl)h,;h?h :: * 'hHhCh. :
.''•Ah : HhH-Hh : Aff»'rt. : «l>^A'V.h : hJH : '1 'nA : ?i9"h<w : 0h(O'\\O^'/. : h
HtlflJhff»- : MX. •■ (0'M- ■■ n^hflJ-C'!- : flJh/hH-n :: ' COhao{\ : .|-OTf Tho»' : 'Tfn.
f : fllO+nho"»- : -IhH-HP : flJ?nCh'/'?' : h"«'i. ■ hi\\\ ■ hK*ii, ■ rt"??. : 'l'H/.
flj-hou- : ?,9"lJe : ^OT^Tlh"»- : fl>^ft'/';>'nh]no»' : fl»-ft'/- : -H^-l-" : •HJi.C : H
5. •^a.R •■ B — Ilt04-ll :] <nt"i'>-fl ! B — ffly^.li^^Vi = B — l"^*n- : B. — ti. mOft.RV-t>i =
A, ID>,fl.P.V-tn>. : B — m^f.»,f. : B — XAf : A — «""iAtlL : B — >,nn> :] JiOrt* : A, HhnflV :
B. — 7. ©VlU.e-Ttl : B — <n>..°V'J"n5' : B. — S. tHYlCti. I .*Ah :] o B — HMmn > A — >,-VH :
^-OA :] m^-aft" ! B — >xl\m-\\0O--l. : AB — <»-fl|- : n-lirn-Cl- : mJiAHn :] wni- : hAH-fl : B. —
9. m",4-i\Woo' 1 B — ixTfihWov- , B — fflhftt.-JnMfin'- = B— .ft-V^C : B.
et (daus) une profonde misere. Les murailles de .Jerusaleni ont ete deniolies
et ses portes ont ete consumees par le feu. Wlors, quand jeus entendu ces 4
paroles, je pleurai et je massis (pendant plusieurs) jours, afin de me la-
menter, de jeuner et de prier dcvant ie Dieu du cieL 'Je dis : Loin de toi 5
(de perdre Israel), 6 Seigneur, Dieu du ciel, grand, fort et terrible, toi qui
gardes ton pacte et ta misericorde pour ceux qui taiment et pour ceux qui
gardent tes commandements ! '' (Jue tes oreilles et tes yeux soient ouverts 1;
pour voir et entendre la priere de ton serviteur, (priere) que je fais aujour-
d"hui, jour et uuit, pour les enfanls d'lsrael, tes serviteurs ! Nous te supplions
.au sujet des peches des enfants d'Israel qui ont peche cuntre toi. Moi aussi,
ainsi que la maison de mon pere, nous avons peche contre toi. 'Nous avons :
ete inlideles; nous n'avons pas garde tes commandements, ni ton jugement,
ni ta loL * Souviens-toi donc de ta parole que tu as prescrite a Moise, ton 8
serviteur, en disant : Toutes les fois que vous vous serez revoltes contre moi,
je vous disperserai moi-meme parmi les pays et les peuples; '■'mais si vous '.1
rcvenez u moi et (si) vous gardez mes commandements et les pratiquez, bien
que vous soyez disperses jusqu'aux extremites du ciel, je vous ferai venir de
la et je vous rassemblerai dans ce pays que j'ai choisi, afin que moii iioin y
(i«H TUOISIKMi; IJVHb:i DE ■R/.UA, XI, 10-11 \ll, 1-5. [48]
1" :''/.yA\' ' t)</" : y."iy:i: > M"v ■• <i»-fti;|: « " M"" ■■ h"H\t:i:h < >i'""'}'|.' > uhi^u
n -flh » >iA I (l,|ih 1 iV^Mx : a>t\hyj\ ■■ X-><»1' « rhrt • A»l ■ ^"/11.^ = hWtM ■■
yxy^i • xA" y- • Aj-ncJi = <»xA-t'«'- > ^witn.i-M ■■ hh ■■ y.A.^Vfi- ■■ y.vt.ih >
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' *«»Ml.A" : A'>7/" : ,T!iy«»- : >•»/" : t\",M" : ll/it': : ^.^.l.^lml : lAV : h'/» :
• Hli: : iU- : W-lCO"- : /\hl\ahV : '•'ltf,'\' : «»^V4'X.'/'/. : «»-(tJ? : n>iO'|- « * «»
.f.ll.AJl : •>•;./" : t\h'H' • y"'>l' : V>rr ' hH- : tlil' : «»XA^.h- : 'Vll : h
'/"Ah : rt"7,e. :: «»>,ll.A" : A'>'J./" : h(f" : '1-d.^'y: : >?■/" : ,('.'l'«i„"/rli » 7XP :
10. anm-ti 1 M — D-iti^ I .\. — 11. ^»»"X 1 |{ n>.rt. ■] ■>■/•/•• ■ .\. •nXrt. ■ I! — .ItiA^n. 1
IJ — wM i] >,•/ I H hft^-f i] o H.
.\ll, 1. «iji> i] t> H — >iin. i] ",»i> 1 H — br'i- '] )<■ ■ A — ha»-t- 1 H — l\M:-l-(»t\:i- ■] A>.r:
fifccn.'- ■ .\. A>,fi<:ft.-I:r:;^ • •VT-/" ■ H — .^jc^TiP 1 H — iny.-, ■] ai,e.ti-v ■ H — mh.Vnt- ■ n*
Jt"*U- ■ >.»l-l' ■] «»>,An ■ JIIIA" I nfl.e; ■ «n-V.lV^tl»- ' (1. n4'.e.-"*U- ■) H. — 2. >.-!rH I >..l>'»tl ■] <n>,,
>i> 1 H — .e;A(n 1] 'i7"/h ■ H — >,»l-.e. ■] MlV I -V/h.A. ■ H ~ (e.<!-;h)i- ■ B. — .'{. >,on ■ IIIC. 1]
l,\.\, o AB — •n-reo'^ ■ -V — nncr«"" ■ Ahnrv ■] ir/cn".- ■ Aini<c ■ >.ni;> ■ H — «>•>,? i A. -
.■). >,<ro 1] >,«m I H — if.'»fflV. 1] mH({.V'n'/. ■ H — ■inco»- ■] 'inuroo^ ■ H — flJ>.,h'V» ■] «d^VWA > B.
in
Jcmeuro. '" l']n efTet, ils sont tcs serviteurs ct ton peuplc que tu as rachet^s
11 par ta puissance et par ta niaiu forte. " Loin de toi (dc les perdre), o Sei-
gneur! Que tes oreilles ecoutent la priere de ton serviteur et la priere de tcs
serviteurs qui veulent craindre ton noni! Secours ton serviteur ct envoie-lui
ta clemence devant cc roi. Pour moi, jetais un cunuque pour le roi et je lui
versais k boire.
XII, 1 Xll, ' II iirriva qu'au mois de N6san, la vingtiemc annee duregne de 'Arla-
sasta, lc viii se trouvant devant lui, je pris le. vin et le servis au roi, sans etrc
•2 maltraite devant lui. "Le roi me dit : Pourquoi aujourd'lmi ton visage est-il
tristc? Tu n'es pas bien dispose, parcc que le mal est dans ton cccur. ,reus
:t extremement peur et je dis au roi : ^" Vive le roi a jamais! Comment mon vi-
sage ne serait-il pas triste, puisque la ville, demeure du tombeau de mes peres,
> a ete dctruite et que ses portcs ont 6te brulees par le feu? ' Lc roi me dit :
5 Pourquoi toi-m^me poses-tu cettc (question)? ■'.lepriai le Dieu du ciel et ji^ dis
au roi : Si tu veux, 6 roi, que mon visage devienne joyeux devant toi, cnvoic-
moi au pavs dc Yclioudft, villc dn tombcau dc ines pcros, ot jo (la) robiUirai.
[49j TROlSIEiME Ll\ REj DE EZRA, XH, 6-12. 689
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U. (Diir^^X ■■ "h-i1- ■■ +>11C 0 flJ^tUAV. ■■ 6'1'(1+ ! >.Vt ■■ 1-1-ttC 1 B — "?>iH.>- > B — afl^tS."t^
II- i] o B — %.?,-«'l ! AB. — 7. >,<n>n 0 fl».<»"n 1 B — -in '"] oB — y-UK^X ' B. — 8. fl>o»»
/hA 0 mx/hrf. : B — A,t 0 o B — '^.•i-n. : B — oeg. ' •^y"v : A. "inj^ > ^-r^v > B — fiax > A —
(IH :] flJrlH I B — fl>h<;^t :] >.V*« > A, fllft>i<:*t : B — n-f.Tl^ : A. — 9. <n.'\>,Yl^- I AB —
tHH. :] «LA? : triH. : A — fl>i>}P i B — onAhYl • ^fie^ :] <n./»>,Tit : iViJ.HJI: : B. — 10. A-?
•iiArti, : B — hcvH >] hihex ■■ A, >.if>. i B — n-nc. > hvivl > t-m > hTf^e > A, tii<: > >.t
>. > B — flJ)..Vfl>-H<»>' > B. — 11. fl)n»-/h > B. — 12. %^n- •■ B — >..efl»- > A — "V^SfH I B — u
A- : B — flJ^AO : ■Vn.P :] fl».A-|lf : B — >.VnO :] U nVn.f i B.
* Le roi me dit, ainsi que la reine qui etait assise a ses cotes : Quand donc «
retourueras-tu et quand reviendras-tu? Je me rejouis devant le roi et je lui
fixai une epoque; il menvoya. 'Je dis au roi : Si tu veux, 6 roi, donne-moi '
des lettres que je porterai aux princes de (ceux qui sont) au dela du fleuve,
afin quils me fassent parvenir eux~m^mes au pays de Yehouda; ' ainsi qu'une 8
lettre pour 'AsElf, gardien du verger du roi, afiu qu'ii rae donne du bois avec
lequel je couvrirai les portes, les murailles de la viile et la maison (oii) jen-
trerai moi-meme. Le roi me donna tout par la faveur benie du Seigneur.
■' J'allai vers les princes de (ceux qui etaient) au dela du fleuve et je leur remis '■>
les lettres du roi. Le roi avait envoye avec moi un officier de larmee et
des cavaliers. '"Sanabel&fAronawi, Tobya, le serviteur 'Amonawi appri- i"
rent (cela) ; il ne leur fut pas agreable que soit venu un homme pour faire
le bien aux enfants dlsrael. " J'arrivai a Jerusalem et j'y demeurai pendaut ii
trois jours. '- Alors je me levai la nuit, moi-meme ; peu d'hommes se trouvaient 12
avei' moi. Je n'exposai a personne (le projet) que le Seigneur avait mis dans
PATR. OR. — T. XIIl. — F. h. 'l">
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• iiiO TUOISIKMK (IJVHKj DE KZHA, XII, 1.1-17. |50J
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A, on-V-^ill- ■ H — (0«o'V'^'n1'/. ■] a Wll ■ >,W.(O.K . H — (0>,.^>,<ii><. . H - >,VH ■ ^i^-nr. ■] H
>il-nc I H - ath,t\\v.u:V: . H -^ (da>iuV1- . B — (DA>,njKt- > A, (D",n,»'.-Po'»- ■ H — (OAO-^-nl- >]
O B — <oA>,A ■] <o>,,>,A ■ B — >,A ■] o A — ;6711<. . B — -/•n<', •'] 0 B — <o->,-r . ^'^.^: ■ H
— >,.V7r.vi- ■] o 15. — 17. >,n.A-<»»- >] <D>,n.A"<«»- . B — ih-ir"/ • B — mmiao ,] ntioo , u -
h^D-VB ■ H.
mon cceur, (ni) cc que je ferais pour Israrl. II n'y avait pas aupres de moi
13 ile bcte, sauf cclle sur laquelle jetais monte moi-meme. '''Je sortis la nuit
par la porte de Golieel, qui est en face de la fontaine du figuior cl vers
la porte oii les iiommes versent (ics ordures). .J'allai Je long des murailles de
Jcrusalem qu'on avait detruites', et je parvins aux portes qu'on avait brOlcics
r, par Ic feu. 'Me traversai la porte de Hen^ pres de retang du roi ct je ne
1,^ tronvai point d'endroit par ou faire passer la. bete que je montais. ''* Alors je
montai Ic long du tleuve pendant la nuit et j'allai par les muraillcs laterales,
Ki jusqu'a ce que je parvienne a la portc de la vallee. "'Lorsquc jo revins, per-
sonne ne me vit. Lcs gardes ne surent pas que je faisais (cela). Je navais
rien dit aux Juifs, ni aux pretres, (ni) aux grands, (ni) aux gardes, (ni) aux
autres (gens) qui faisaient roeuvrage ; jusqu'a ce jour je ne leur avais (rien)
i: dit. "Ensuite je leur dis : Voici : voyez raffliction oii nous nous trouvons ;
(voyez) comment Jerusalem a ete d^truite et commcnt on a brille ses portes
par le feu. Venoz, rebatissons les murailles de Jorusalcm, afiii de no pas (^tre
[51] TROISIEME (LIVRE) DE EZRA, XII, 18-20 — XIII, 1-3. 691
■} : tmii^^i :: ^fflVIChJPo»- : n\\av : dft^h-i-i. ■■ h^O- : AhlH.^-flrh.C : {\'C\\ 1«
■|- : Oi^M, : J-h/*' : H^n,Ai •• fl»hn,A-<n>- : -hJ/^-h. : ^/h^X" ■■ (0?,'}pa^ : }i
f^VAfao- : Ai*'S\ft K ^fflrti'"^- ! rtV-flAT •• ^it^S-^R •• fflrn^^ : i-flC •■ KT"?'^ = tD% 1 1
i*>y" •• o/.n-e •■ ©rtrh* ■ A(iA.> > fl»^A'iv/W'4.v = fl>^.n.A-v = r^j^v- ■ m-u : >t
C ! H'l!-7'n<- ! K^J-lvn»- : H^.?«HH : Tr-b/^' •• OV- : hl^ao- i -fOAfll. •• 'il-i*' ■■
* fl»i7Ch?»«n- : .'«•Ae : flI?in.A"tfn- : M>"Ah : A*^?. : ^d!^M • flJ^AV : ^l"/nC ^ '
•f:ii- : H-V"/?i : flJVrh^iX- : A-"!: : mh"i'\'00'i\ : hAnJTro- : JrjrA : fl>Kfr'l' : fl»
Hh/. : n^.f<.^A.'/' :■
(Olirh : h.A.frn : JlO-J : 0{\.¥' ■ (Oix'>'P.O''/, '■ JlU*?^' : fllr/iW- : M+X : XIII I
A.4-AT* s fl)?,0»'}'(: : m<f.C'P : fllO+tf»- : •^;^-/."/ : ?,f|h : Ti<«..P. : jr'?l'Th : fl>+
.P.fr : ?ifth : 'TVii.^ : rhVV^bA := *flimnirtf»' : rhW- : AnK : A,^<{ll : fl^flT "
nU'0»- ! ft«fe+ : HnVhC : flJAft : hn.C •■■ fl»Ai'>+X : h.\l'Uh.V.'i : rhV«. : ft* 3
18. <:jc:>«i ' B — fli*A->. : B — fl>>,n.A"<in- :] to,e.n,/\% > B — 'hJf^Vao- : A. — M. m{ir"H •■ B
— ftV-flT I B — ^CiV ■■ A, hC.fV. ■■ R — 7-n/. ! JiT-V : B — llWflD : h^^n^e : B — m(\M: •■ '\ll
M :] a>(\A>l : B — IO>,ntW>'K.> :] «'•*>%- : >«.> : B - nr>7C : B — OV- = hV^-O»- : tOAfll. =
■V7.I»» ■] O B. — 20. -V^-»"/?! :] -VX-^iV : B — fllVJi-V» :] -V^h-VW ' B — flJ>,-V*0».rt :] >,-V^-00-fl : B.
XIII, 1. °/n..R : B — ■W+X : A — Kc.i\in.'t; : B — m^CV :] win-iV : A, «l».en}P ! B — m
>,+oD- : B — •r;itV :] fl >,A 1 TVA.S.V : H — 'TVA.e ' 9"M- '] TVi.S.llo'»- : A'/"^- ' B — ?">,
^ :] X I A — m-t-Rih '] •r-.efr ' B — >,Ari •] flj^nti i B. — 2. mmp\raif :] 9"t\f\ • B — /hvx. <] o
AB — n-n>. : >«.^<5f :] A-tlh • .P.+ : >i..P<5l> : A, rtMlh : .e** : KfliP > B — flimnO'»'»- :] <oy"rt
A : B — .^4;+ i H-n»lC :] .e.<t- > linilC > A, .P.'l:+ : IIIHlC : B — h-m : B. — 3. fl»>,'V+6 : A —
>..>lt>b<!.V : B — .e+ : A — fllACI* '] T'i:<.1' ' H — fllO+o»- '] fl>rt»<C<. •■ B — -Y^ri-t/h • B —
«roOO-tV : A. "WB-tV : B — fl>onVn°/tV :] il ?"ftA.iroo- : B.
negligents. '* Je leur exposai comment la main benie du Seigneur m'avait aide ; 18
(je leur rapportai) aussi les paroles que le roi m'avait dites et je leur dis :
Levez-vous; rebatissons (les murailles). Ils affermirent leurs mains pour le
bieu. ''Sanabelat 'Aronawi, Tobya, lc serviteur 'Amonc\v\'i et Gescham 'Ara- m
b&wi apprirent (cela); ils rirent de nous et nous meprisereut; ils nous dirent :
Ouest-ce ([ue cette affaire que vous faites vous-memcs, (mais) que le roi n'a
pas ordonnee? Est-ce que vous-memes vous etes revoltes contre le roi? ■"Je 20
leur rapportai ma parole et je leur dis : Le Dieu du ciel nous aidera; nous
(sommes) ses serviteurs. Levons-nous; nous (allons) rebatir pour lui; mais
vous n'aurez pas de pari, de droit et de souvenir a Jerusalem.
XIII, ' 'Elesouba, le grand pretre, se leva avec ses freres, les pretres: ils xiii, 1
batirent la porte de piwupcitege [du troupeau] ; ils la couvrirent eux-memes et
ils fixerent ses battants jusqu'^ la tour de ceijt coudees; ils consacrerent
jusqu'a la tour de Hanana'el. " A (lun) de leurs cotes b&tirent les hommes de 2
lyariko; a Fautre cote d'eux (batirent) les enfants de Zabekour, fils de 'Amir.
'Les enfants de 'Asenha batirent la porte des '^ketfirdn [des poissonsj; ils la »
mi TliOISIKMi; LIVUK) DK K/HA, \lll, 'i-ii. [52]
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A s (OA^. •• .ud-ii^y •■ uif,.^.djr :: unvmrao- -. h-w- •■ hh •■ iWiy •■ «'a^. :
p-o+r ■■ a)h'ttK^ii^9' •■ ■m ■■ hA'<.fn\,'r ■■ hfih •■ h/.V'V •■ «/"fi-v-n ••■ ' atnmr
a*>' i h"l\V ■■ <i.«{„J&A : ail\y. : /|,.C: •• tm^htX > tm'ii.'^ '■ 00*'^, : tih,V^'flM" ■■
4. «DSiii .] >, VII- . A, fl»>.:VH- i H — ipwao' .] () 15 — "V.^j.i"^ ■] >iy*> i i-l^f > B — O^f.f •]
h.i:y > l> — iMih,A ■] (Dii.-11/i.A 1 A — mmftirao- . >,ni . •^i.Mr' > ... }u-n)t,A .] o B — mmmr
ao. i] (Dy"firt.u'o«»- • B — >.->ii i] >i;vii' 1 A, " B — (\y,:i- > \i. — ■>■ tDmPVao. .] mr't\/\.ii'
uo. , li ~ >,;!«. , AB — ■u-f-ih.i i B — Kf9"/,-h. ■] <n>,.riih- i li — «■"\>,vi-i:ir<in- i] f:>,^
«lo. I JJ — ^i.ira». I B — h-vfit^*!**»"»- ■] o B. — 6. >,:ii^ i AB — Mft ■] fiO->i i B — <{.«.* ■ B
— n.Jt.P ■ B — T^O.-tV ■ B — maoft\"if/ .] o A — 0'J'ii»- ■] >,*<»■>• ■ A. h+iii»- i B. — 7. >,;'.
!!• ■ A — n.rt.>i 1, A/hl- ■, >,(!.(; ', V/hfl>-«: ■ />ebr. — 7. B omet toiil le versiet. — 8. mm^
oo. , S. — >,;iH I A — mmWao. ,... rD>4.<.<.?° i] o B — X.*.^.?" i hebr. — mm^xFao. , >,-)
M- 1 (2°)] flimnin». I ),->H' I A, fli^,)!!- ■ 'y"nA.iro«>. ■ B — f->,+?" ■ B — m^-nfs^hv ■ B — -jn ■]
o B — onco-n ■ B. — !t. mm\\\roo. .] m^-r^vi . B — <nA.p. ■ /h-r. ■] o B — Jifl»-^ ■ A, >..e.-.i'
"iv I B.
couvrirent eux-memes; ils fixerent ses battants et ils poserent ses serrures cl
'i ses verrous. 'Mii-iimot, lils dc Ouryft, flls de Qos, commen^a (a batir); a cote
d'eux Mi'sclam, fils de Beiakya, lils de Mcsi, et Zi-bel coinmencerent (a
5 batir); k cote d'eux Sadoq fils de Baliana, commenya (a biUir). ' A c6tc d'eux
les hommes de Teqolia coiamencerent (a batir); mais les 'adrohem, leurs
princes, ne baisserent pas (leur cou) pour le service du Seigneur [= de leurs
(i femraes (sic)]. *A cote d'eux ceux de Yos&e, fds de Ft\st3qa, et Mc^soillam, fils
de Bedouyft, commencerent (a b^tir) la porte de Yesna [vieille] ; eux-m^raes,
ils la couvrirent; ils poserent ses serrures et ses verrous et ils fixerent ses
7 battants. ' A cote d'eux Meletyft Gab^onawi et Yfidoun MArona-\vi, Iiomincs dc
GabA'on et de Matsefa, siege du fahat de ceux qui etaienl au dela du lleuve,
8 comraencerent (a batir). *A cote d'eux 'Ouzoucl, fils de llartl-hya, ct les l.wit-
roufem [les orfevres], coraraencerent (k b^tir). A cdte d'eux ceux de IlanAnyA,
fils de Yo'aqem, coraraenc^rent (k batir); ils proIongt;rent .Iiirusalem jusqn';\
'• larauraillede la place. ° Acote d'eux Ri\ft\vel, fils de Hour, prince d'un quartier
[53] TROISIEME (LIVRE) DE 'EZRA, XIII, 10-16. 693
*fl»mnU''n»- : h-W : ^*i',h. : ©AA ■ h.CP:*' ■ a^Trl/i ■ hlf^d ■• (1.+ « fflh?" lo
^:'^d.iroo- . ;.j-T,H' : rhrnft ! tDA^ ■ hflil^rh.?" ■" ^m/i^qaD .- J^-^n- : '^Ah^ : 11
fliA^. •■ h./.r ■• rn^^-n = flJA^ : d.fhl' ■■ Th-tt ■ hh\\ • '^'Si.f. ■ 9*<J.?" «
fl»?«9"'Vn.irtf»- : AiTlH : «^A-?" : fl^A^. : h.AjP = <wAW1 : «d^^.<(. r QiD-f^ : A 2
A.P<.OA,J»" : (0-h\''/. ■■ (Ohd^lllUi. :■ (Dhi*?, ■ Hq:T'/" : toA : h-\W •■ j^.i^h^i^. ■■ 1!
iM-i •■ mhh ■• J?.Vn<- : HV'> : fl>?iO"-'M.- : iMfC'? : flJO+m» : •«,":'"/:'/ : (Daoof^.
■t:'/ : (Daoi;tl1'i:'/ ■■ (DOipCP : {'"h-l- : l\hao'> : ^.h/; : ^<i<|:> : htlU : K^+J^ :
{'"In^JflJ : rhtf».^' :: flJ?»9"fl>->l'|: : K^+X" : ^-VH : 5>"Ah^ : flJAft : ^J.ll.-n : oo i.
A^h : Ofl>-.^' : Hn.-|- : rh<{';" : (D-hUi. : flJ^^^xeU-^ : fl'?.**^. : m^f.CP : flJO*
ao. : 'tr-^-t:'/ ■' (OaoOf,.±'/ : flKwVm-I.-V := ^flJK/.^-^ = iPT'^,*'^ : V+d : H7V i^
-f- : ^T-/»' : ht\\\ ■■ ao-ilt^ : «dOCT : H^flJCei' : hrOl/. • HV.I' ••■ flJJiJJ^je^^V^ l.l
10. mmoiftio' i] flJ>i5'"->ll.if<w I B — fit^ 1 B — h.c.V"i- 1 B — h-V«4 :] >,-V-S<: : A — w>.
j'".e'i<{.i»"o»- ■] tir^-^n.irao- , b — ,ii«nfi >] >,m-^ ■ B — >inni*h,9" i B. — 11. <d£?<i» j B — >,i
II 1 A, >,VI» 1 B — aoAXif ! B — <n>,ft-(| 1 B — i^-> 1 i»>,-r) :] <f./f>?" ■ fflTMI ■ A, «J.-VO ■
«D-Ph-n 1 B ~ 'i-p./.r' > B, hi:l>r. — 12. <D>,?">n.i> ■ B — KiH ■] <n>,li ■ B — fiA-y" ■ B — 0
^©•■S i] hRf^f ■ B — <o<i^>,-r:i 1 B — mtili-^-tu-i. ■] mhVA^.u-i. •■ B. — 13. <d>,v+JI ■] >,Tr+
>i 1 B — *<» 1 A — >,-»H- I je/h-VJ^. i] o B — .RlTrji. ! A — /hV-Tr ■] <n^v--v ■ B — nVV ■ B —
<D>,"|»oo- 1 B — <DT^B-tV ' B — ^DfliwCt • i'"^,^ ■] <d;i;V I B — J.Tr+X ■ ^"Tl^V^D ! ,ha«/!: :] h
•V+X ! <n>VlA<D I Aao.e: ■ A, hT-t» ■ n->n : .ftnO- ■ fl.e<D^ ■ B. — 14. <D>,oi» : <d->,-J: 1 B — >,->H !
B ~ iHn ■ B — <n>A>,n ■ >,<D^,^ : A, <n>A>,Vl : txV.e.- < B — lin.t : ^69° ■] lin,.-Ml^n ! B — rtlAC
'P :] JDrtlACP : B — <D>,4i<li>- i A, <D>,+oo- : B — <DOi>0B-tV ■ A, <D<TVB-f:V : B. — 15. AB
ometlent la prcmiere partie dii verset. — <D'v<'.<i:^- : mr^v^ii'^- ■ B — 'i'H> > H7V1- ■ 'VT-/^' ■]
ll4ij^p ! <DH4!<!i^ •■ t\-frr' •■ B — oo-vcT ' B. — 16. <D>,y.(^'V<tU" ■] a tf-U ■ B — iAi"%f > B — >,H
tt-A\ ■ B — aoAMi 1] <DanA>,1[l B — oo-yi^. 1] 0 B — >,<D^,^ 1 AB — Hn.(tC ' B — Ip.ejao <] W^- :
•vn ■ B — n.-^ : :i.f'\v !]n.;i"n?" : B.
des enyirons de .lerusalem, commenga(a b^ir). '"A cute d'eux Youdouhe, fils lo
de 'Eremota, commenga (a b^tir) en face de sa maison. Apres eux Hatos, fils
de 'Asbenht-m, commenga (a bfttir). " De nouveau Melkya, fils de 'Er^m, ii
et 'Asftb, lils de Fahat-Mo'ab, commenc^rent {k batir) jusqu'i la tour des
iidtourem [des fours]. '"Aupres d'eux Sftloum, fils de 'Elya, prince d'un 12
quartier des environs de .Jerusalem, commenQa (a bfttir), lui ainsi que ses ser-
vantes. "Hanoun et ceux qui demeuraient k Zanftn commencerent ^ bfttir la 13
porte du chemin de la vallee; ils la batirent; ils fixerent ses battants et
poserent ses serrures et ses verrous. Cette muraille avait mille coudees jus-
qu'4 la porte ou Ton depose les cendres. ''Depuis cette porte Melkya, fils i'i
de Rekeb, prince du quartier de Beta-Harim, commenga {k bfttir), lui ainsi
que ses freres et ses enfants; ils la couvrirent; ils fixerent ses battants et
poserent ses serrures et ses verrous. 'Ml (b^it) la muraille (depuis) les pis- 15
cines de la fontaine du jardin du roi jusqu'a Tescalier par ou Ton descend
de la ville de David. '" Ensuite Nahamya, fils de 'Azftbouha, prince de la moitie k;
«►4 TltOISIKMK (I.IMtl', l)K KZHA Nlll 17-J,!. ^541
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<o>>y">ii.u- ■ 14 — >,>n >] >.-/M ■ B — hMf ■ ii — >iii>-.tv ■ AIJ — 11*'^'» ■ A, ii'/',!..'» I |{ —
mHhJilf^.lht'] o |{. — IS. o H — l!t. in>.5'",^'>iil- 1] (ii>,'/">ll.lh ■ H — >,)ll- ■ .\, >,;',ll 1 H
— t-(\-6 • H — <n»n.C 1 H — oDTy ,] affr > A, anin- 1 H ani\ti.c.i- •] "'/•><(.£ ■ H "■/
>,1l>^ •] aos-in 1 .\, O H — «««■'^CI.U' •] tDauhHi.U- ■ A — <n»>,nrir/: ■ A. — 20. a»>,JI"-HI.I^ "]
>,y"->n.i> ■ fl»,5'">ll.O' ■ A — h-J>»- ■ H — iin-C ■] Hll- ■ H — maonyi . y,"l9" ■ t\-U ■] ma»iu-f • i\-
+ ■ .??>"> ■ H — "VMrV-J: 1 AB — H./: ■ ll.ll"ll ■ H. — 21 . >,;V1I ■ H — IhC.f . H WAjP. . •/;» >]
o B — anm',- ■ B — n.^/- ■ >..rt.on '] iw'A.i^n > H. — 22. >,;',in . 15 - mmu: ■ A, hi\.Mc. ■ 1'..
Aeir. — ^.i. h;iH- ■ H — rn",n^ir/. • H — «n^y^.^-VAw- ■] m>,y"->ii.U' ■ H — >,;>|^ ■ H — >,ii(:.s' ■
]{ — a»/\M ■] n.e.n.A ■ H — +<.n ■] nj?a»rt . H.
du quartior de Beser, comnieiiQa (abAtir) jusqu'a la fagadc du tombeau di-
1: David, jusqu'aux piscines qu'oa avait faites et jusqu'a la forteresse. " Ensuite
les levites commencercnt (a batir) : Rehoum, fils de BAni. Ensuite 'AsAbyA,
prince de la moitie du quartier de Qe'ela et de ses environs, commenga (a
18 batir). '" Ensuite ses freres commencerent (a b;\tir) : Bedou, fils de Hana-
ni deltA, prince de la moitie du quartier de Qe'ela. '" Ensuite 'Azour, fils de
Yose"e, prince (du quartier) de Masefa, commenga (a bStir) depuis (rendroit)
oii Ton commenga a doubler la dimension de Tangle et (depuis) lescalier
■20 qui (est) aupres de cet angle. '"Aupres de lui Bourouk, fils de Zabour, com-
raen?a (a batir): (il bfttit sur) une dimension double depuis cet angle jus(ju'a
Lj la porte de la maison de Elesab, le grand-pretre. "'Aupres de lui Maramot,
fils de 'Ourouyii, fils de Qouts, commenea (a bAtir); (il biUit sur) une diiuen-
sion double depuis la porte de la maison de "ElesAb jusqu'^ (rendroit) oii
22 finissait sa maison. -"Aupres de lui les pretres, hommes de Azeker, coni-
23 mencerent (a batir). -^ Aupres de lui Beny^m et 'AsAbeni commcnp(>rent (b.
batir) devant leur maison. Ensuite 'AzeryA, fils de MasAsSl, fiis de HauAnya,
20
2S
30
[55j TUOISIKME (LIVRE) DE 'EZRA, XIII, 24-30. 095
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'1' : tf-rt- : -tthfL '■ na ■■ h^i^/. : ^OJh : n.-|.- •' ' (OhrV? : ?i-VH : «V^* : flJAft :
*h.<^f: ■ hii^t'. ■■ n,-i.' :: (ohrii ■ h^iu ■ firy ■■ fl»Aft : h.\i,'iy ■■ o.*n. : K^+
X" : Xn^lJ :: fllhJT-lin.ll- : K'VH : «hVJ.e : fflA^ : in.ii.ry '• Ofli-i > flJAft :
rt.A.*h. : rhrt.rt. : (Dy^lao : otTS" '•' flJhJ^-UP : K'W : "XA-A'/' : fl»Aft : n.<:-h.^ -•
24. o>>i?"tn,o- : u>>,i>"ii .] A — ^•rs.er < B — «■■rtiv > B — >.ftn ■ "V^iHV^- = A, >,y"v •. Th
IIV-J: 1 H — <n>,nil : 7» :] >,nn : nll"|- : B. — 2."). iACi > B — fl>A.C :] O A — fAtV >] th.fH' >
B — "V^iHV^ : «B-V-VA.e- : H.efl)»>, : >,yft.-|: : A, "7>,nV|- : "WA.e : lUI: : B —Mf: : A, 'VBje: > B.
— 26. T-tio»- ) B — h^A >] «TVAjC ■ B — ^.e-o» >] ¥%«« > A, ?>^ > H>ll : B — KttAi'^ >
A, «•O/hi; : B — •"i-^ti.R > B — n>,irh<j:>, :] o B. — 27. afhr^vv :] o A, h>,9"mp : B - >,:i
H- : B P*,h.-V : B ~ Rlao ! B — -hr^K-ilii :] >,>"> : M^. > B — "V-V/CP. > B — Hfha = A,
HfVn, : B — HPWl. :] tl H>,?"Uf : A — MVi: > A, "«CVV B : — hT-A > B. — 28. XiT-^ftA- :] A
4'>.e > B — 'w+x : B — >,;VH- > B — >,-v«<: :] o B. — 29. >,:in > A — n.e„.* > B — w,."*c > B
— >,-v«<: =] h-y^.x. > A, n.e.fl>rt = B — >,:in . (2°) AB — n"y..e > B — «v+n. > B — >,-v+« > x-n/hi; >
B. — 30. fl»,?"on.o> > A — >,.-iH > A — fn.A."V..f > B — a)/hT'V > B — n.A.rh. : thA.H. :] n.rt.W,.
.^fl^-fi > B — Atihd. > hebr. — 00.^.,- .] fl^Tf . A, onrtiy : B — >,:1H > B — "ifrl"? > B — -n^
tl..f > B — >,->«<: :] on;)n. . A.
comraenga (a hk\\v) pres de sa maison. ^' Aupres de lui B^ni, fils de HenodAd, 24
commenga (a batir); (il btltit) sur une dimension double depuis la maison de
'Azarya jusqu'aux angles et jusqu'a la fagade. " (Ensuite) FAlel, fds de Yaliewa, 25
(commen(^a a batir) en face de Tangle et de la tour par ou Ton sort du palais
du roi, (du cote de) la haute cour de la garde. Aupres de lui Fedeha, fds de
F^oros, commenga (k batir). -" Les ndtdnim qui demeuraient a 'Ofel (commen- 2«
cerent a bMir) jusqu'^ la fagade de la porte orientale des eaux et depuis la tour
exterieure. -' A partir de la les hommes de Toqoh^m commencerent {k bAtir); 27
(ils btitircnt) sur une double dimension depuis la fagade de la grande tour
jusqu'^ la muraille de 'Ofel. '-*Au-dessus de la porte des chevaux et k par- 2s
tir de la les pretres coramencerent (k bAtir), chacun en face de la place de sa
maison. -" A partir de la Sadeq, fds de Hemar, commenga {k bMir) en face de 29
sa maison. Ensuite SAraya, fds de 'EkenyA, gardien de la porte orientale,
comraenga (a batir). ^" Aupres de lui Hananya, fds de TelemyA, Hanoum, fds
de Selehe, hasesi [le sixieme], coraraencerent (a bMir) ; (ils bfttirent) sur une
30
>\sm rilolSIKMI'; 'LIVRP.) \W. K/.MA, .\lll, :<l-32 — Xl\, 1-5. [50]
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>iA'V ! i«V ' «»"?.'!• i A-tf»- ' X-^A-fw- ' ArtA • i:)i/ifl»- ' «»>i'V/*'CVfl»- • H-nj..
/. ! •/•%<u-}»'.r.tfo- !! * fl)^,l-i*'«»-(: ! A-o»- ! :''<n.>%'r<"»- : >i'/"*.«'.""VLh • mh.l-y.T
31. >»:ifr • A — "Y.Ali.j' ■ A, f"A\\f • H ft-<i<<. ' \ — rti!-.fc • /le/tr. — w.-i-iy" ■] .•'•kJ'" ■
A, V'tii-' < H — irAft. ■] iriiAA. ■ 15 v"<"h'»*» ■] «■><{„.'»•>; ■ H >i'>-fl ■ IJ vx ■] «"••»rtA
V I B. — .{2. oo-^C"/ I IJ ^.•.■ridi.-l! . I{ hVII- ■] it>h:in- . A. fl»,;!^ . H — VIMI-V ■ l{ — f:fi
*» . A, Cfli^A. ■ 1$.
XIV, 1. rty""i ■ AIJ — {lfi\Ain ■ B — •f-J'".^ I A, •J"/°0"i ■ IJ — mh:lm--\t •■ \i. — 2. ;l',n.A"«iO' ■
B — n*.?"" . J.;!*!.'"- .] Ah.-iHli». ■ t\')V'ti:i. . B — (n:%y.i\ . oy^if» .] o>li:ijKA ■ l'/"C'V > A, o
B — *"•>*■ i] o B — h^fl^JV . 1{ — fW..('.vV- .... .P.tf)-df. ■] o B. ^ :5. >,'"/V'i:^- 1 B — >!«/"'.•
i; ■] a r'HI\,th . A — lotfl-VA- ■ A, mtfl/JiA- . J{ — >.'/">. ■] afha»V ■ B — /hVx. ■] yo- . m(l
AO" . B — fOCi- ■] .f.«o»h. • B — m.e.i^'i: .] <d.p.'//">.. . B — 6-fl> . B — hCV-tifao- I |{.
— 'i. M""! . B ftV.A-VV . B — fl»«'l<ii . B — r»/h'VC."<"" . 1{ — -l-imat. ■ B. — .">. mh.tftau. >
B — :im.>.*oo- ,] i;)f<.D. , B — ■hr'¥.e:'"t'n • ... f^'»^. .] o B.
double tlimeiision. A [lartir de la Mi^soulAni, iils de Btirakiyil, commen(,'ii
si (iibAtir) en face de rarche des aumiiups. ■" A partir de la M^lekyA, fils de Sari^fi,
commenga {k batir) jusqu'a la maison des ndldnim et des liommes de ropdli
[des marchands], en face de la porte de ia reconnaissance jusqu'^ la colline
■ii opposee '-et jusqu'au milieu de Tescalier de la porte de piroupdteqe [du trou-
peau]. (A partir de la) les fondeurs et les honimes de ropdli [les marchands]
commencerent {k batir).
.M\ . 1 XIV, ' Lorsque San^bel&t eut appris que nous avions rebftti les murailles,
•1 il se f^cha extremement; (cela) ne lui agrea pas. 11 se moqua des Juifs. '11
dit devant ses freres et les ofiiciers de S^mron : Quelle est la force de ces Juifs
insens^s qui rebatissent leur ville? Les laissera-t-on rebfttir, sacrifier et
terminer (la construction)? Fussent-ce * des pierres, elles aussi seronl
.i brulees (par le feu). ^ Tobyft Ainontiwi vint vers lui. IIs parlerent entre eux :
Ouoiqu'iIs aient bAti, les renards ne monteront-ils pas et ne detruiront-ils
4 pas les pierres de leurs murailles ? ' Ecoute, notre Dieu, comment nous sommes
devenus (un sujet) d'opprobre; tourne leur opprobre sur leur tdte ; avilis-les
i dans ce pays de leur oaptiviti': " iie couvre pas leurs pech^s devant toi et
[57J TROISIEME (LIVRE) DE EZRA, XIV, (i-12. 607
rti»"»- : rtT-dAT ' fflrn^i.e : mrtnK : o/.-n : mhT^^v.n •- fflhnrnT^^'» : h»»
01:7 : i:^ : Ah/.VI" : /i.P^rtA.l'" : h''!»' '■ f^.^.-f-t-A- '■ ot-i-rdO' '■ i,f:i'f.
n'/-AW-l'" : lOK"iai\\ao' :: * fll^,9«"M ; r/DX-h- : (D-l-p-iih' '■ W-rt»0»- : 'inV, : fl»n ^*
/ny. : i\ht\ '. \\ao : ^.^-l-A^P ! A^.f<.«^A.9" « fll}^AJ?.V : -^n : h^rAhV : fl»h'> '
nC:V ! «W04»n : A-»»- : «njJA-f' : fl»A.A.'|- : ^^au : iJttfO- :: * (D^.{\, : ^||.^, : ^. Ii
ho» : ^''^A : JIC : mn-fX^. '■ Xn*C : -nW"^ '■ flJ-JAJ : A,7hA : AxX9. • h^^^ '■■
*fllJK.n,A- : 00 : Kfh9°<' '■ (Dh^^CM' : ?lAh : "jnfl^-h : «^hhft-tf»' : fll'>+-> H
A»Oi>- : miC^aO' : flJVXCh : "/•nt?*"»- :: * fllh?"-» : ^n : «"X-h. : >I^I>-Jf^ : h l^
A : f.Vn<- : i>"ftA.ir<n>- : flljP.n,A-> : OlfCV : ^H.>f-h : h<W : 'M-^^nh : W-AV :
((. u 15. — 7. (i'/"", • B — ftT-n'»'!* 1] nv-iiTT 1 A, nv-n-r ■ B — «^«c-n > H — <D>,j»"V'e
^•» I A, wh"'IVV.f\'i ■ B — <0Ni|fnv«e.f> ■] O B — «^CT- ■ H — >-:i 1 AW^iW- ■] a>-M- ■ >i<:'i:
•(■ • B — h-iH- ■] >.;1H- ■ A, <n>,-iH- ■ B — fo-1-r'CtO- ■] atMai. > B — /i.e:4.R • nf^W-f •] o B
— fl»h.:iflJHo»- • B. — 8. w-ivao- 1 fl>i-.'>-n>.. > B — fl»mn,<: • n>.fi •] 0 B — ja^/j-i-A"? • B. —
9. im<^^n I B — on"iA^l' • B — ii-j^ao ■] n')',?:'"» . B. — 10. gytao 1] i''l"r+m • B — ^c, >']
PC. • A, ec > B — a>"i-iU > Kn-C. ■ •nH''V ■] o B — «>•>;».)' ■] atfi.'h»,{\ ! B — hi^iW- ■ B. — 11. fli
jen.A' ■] o B — h..p<n><.> ■ oc.y • B — fl»>»..fic>.e •] o B — •vnfl»-* • A — «d-vtcho»- •] o B — fliTxc
r. ■] flJTJiifft ■ A — i-nc»»- ■] /hixi . B. — 12. >,A • .e>ii<. • ?"rtA.w«n»- •] o B — fl>.Rn.A-i • B
— Oi»'C^I- • •».H..fl- ■] o B — •>^';in>. ■] TrflC"» ■ H — H>.fl»-/.oo. I AB.
1;
ne les efface pas, parce qu'ils se sont indignes devant ceux qui bAtissaient.
° Nous avions reb&ti les murailles; toutes les murailles etaient restaurees
jusqu'au milieu. Le coeur du peuple etait (dispose) au travail. ' Lorsque 7
Sanabelat, Tobya, les gens de 'Arab, les 'Amonawiy^n et les 'Azatonawiyan
eurent appris que ie haut des murailles de Jerusalem s'elevait, ils comraen-
cerent a combattre; ils se facherent extr^mement; (ils en arriverent) aux
altercations : (cela) ne leur agr^ait pas. ' Ensuite ils vinrent, se reunirent >s
tous ensemble et se querellerent, afin de lutter contre Jerusalem. '' Nous 0
avons prie notre Dieu et nous avons place des gardes contre eux, jour et
nuit, devant leur face. '° Yehouda dit : La force des porteurs s'est afTaiblie; le 10
travail de largile (est) p^nible; nous-memes nous ne pouvons pas rebdtir
les murailles. " Nos ennemis dirent : Qu'ils ne sachent et ne voient (rien), 11
jusqu'^ ce que nous entrions au milieu d'eux, que nous les tuions, que
nous les transpercions et que nous interrompions leur oeuvre ! '-Ensuite, i->
lorsque les Juifs qui demeuraient avec eux furentvenus (a Jerusalem), ils nous
dirent dix fois de nous reunir, nous tous de tous ces pays qui sont autour
«98 TR(USlf;Mi; I.IVIIK) l)K KZHA. XIV, i;i-17. !r.«
l»".f."t/. > h/.H-l- ' l»"ft'P(: ' UWV > h'l'y"»lJ"«»- Ah/liH-n : mttlFaO' , y-ftA ••
!• i^pv • ji^^A-w»' i ir/. ' rnrv-l- > <"iiv. • n,hii •■■■ (oM"» •■ {ii\ > iJOiyu»' , /•
i"lM\' • «MMl.A-tf»- • A(lll,f--f""- : <'»A?.A'/. • y.-UM-VV*"^- •■ tf»A?iA « IC^- < «1.
•11(1 : ;..-i-'r(:i*ii. = wri^uo- ■■ luhiy' ■■ A^rAJiv •• ott.y. • ai-Ki»" < «»/-/i"f'
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1 . y/:>i«"- ■: «'M;"'ii •• f\'ro' •■ oi:'i • h"" « h).«»(:vi/'"»- • o»"'/.rii •• h^iu.h-n.h.
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xfl».<. . fl».p,7ii<. .] fl>vn<. ! .s.n.1^ ! (D'vii<.v. > H — n>)i.A.A ■ hcbr. -^ 'i-ni ■] o B — fl»n>.;4-i: ■ A
— \e.VV'*^ > -" ] >>rtl:iro<»- ! A.
1.1 (l'eux. " J<' (los) plagai du c6te de la partie inferieure, dcrriere les murailles de
defense; lA je plagai les peuples, chacun selon leurs tribus, avec lcurs armes:
14 les uns avec des lances, les autres avec des fleches. " Ensuite, lorsque je
(les) eus vus, je rae levai et je dis a leurs grands, a ceux aussi qui etaient
sous eux et au reste du peuple : i\"ayez pas peur de leur faee ; souvenez-
vous do notrc Dieu, grand et augustc; combattez pour vos frcres, vos fils.
15 vos fiUes, vos femmes et vos maisons. '■^ Alors nos enncmis comprirent que
nous connaissions (leur projet). Le Seigneur changea leur dessein. Nous
rctournamcs tous aux muraillcs et nous revinmes chacun a notro travail.
ifi '" Dcpuis ce jour hx rnoitie d'entro nous nous servimes a 1'ouvrage, rautre moitic
d'entre nous aux armes. Nous restAmes h garder le devant et le derriere. Les
uns avaient des boucliers et des lances; les autres avaient des fl6ches et des
arcs; d'autres avaieat des cuirasses; tous les princes (etaient) derrifere les
17 hommes de YehoudA. " Ceux qui bAtissaient les murailles et ceux qui portaient
des fardeaux portaient (les armes) ettravaillaient; avec une main ils travaillaient
591 TROISIEME (LIVREi DE EZRA. XIV, 18-23 — XV, 1. 609
18
2.i
//i.^iro»- •■ fl',f.i.e."|j • fl'V4-»h. •■ +f:'}rt : ■'itt,? ■■ jm- « fl»?in.A-o»- •• Aon^.l- = '^
rtiA»»/\MFi'i- ! flJAvf-A-rt •• /iii/n • ivi-u ■ 'n-iiCi ■ on..e. = 'n-nc ■ (o-h^ ■ mmf
"i "■ m-iMfi ■■ iui^iiA' •• iD-y\-/..h^ •• nhrt. • nhrt. •■ ?.'/'JiAh. -■ fl»''kn = rt'^* -■
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'hii>rt •• '}inc •• in/.> •• fl»'w'j^.4.v : f^/y^-h ■■ iv? •• r/i+A •• nt • Vi-.T'/- • fl»fl»
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*fl»h> : T^/C : On.Ji'. : fl»-fl'/- : h<lilin : fl»h'Jft'/:i/'ow5'. : fl'1lfl : n.>itf»' : K?. ^^ ^
18. fl>.e.>.^-|! ■] o A — afitt.WaO' : n><{.,h. ■ +0 ' B — OA" :] o B. — 19. A"HI.B-F<n>- • B —
Atf-A-ft :] Ali^A- : B - '•iilfi : B — -/•(ic :] -/■lir.V : B — iDV,li>ft ■] mun-i. > B — h.-'/X'i:* > B —
m-y^iiht' ' A, <nVV<i;i* : B. — 20. mijn : B — y.^-fTh : B — AV :] 0 B. — 21. ai-y/hVft :
■V°/nr. : 1-tm "] O B — man-iifMuif > B — ,li'>A- : B — nt : A — tOin :] IIV^ : A - ,1>H : A. ,h
X : B — ■hr'-Ln. : POC-/ ! •/.ll :] >i«l'V7A : ";'l'll : X-ll/hi; : B — >,nil : -/.11. : fimdh. : irlMlllV :] >l
ftli •• >i4n.v. : B. — 22. mMiHWyao- :] wnnijpfl»- : B — .e>it : h''l.i 0 fl»->«-l- = "i"l.i ■■ B —
.e.n.* = B — o"OAt : OAui. : fl«A.A,-^ > ■/•+'VP : 1-ttiVao' : A — -/•(ICVnn»- J B — 23. m>,Vft :
l»Afl>-fr : Vr > flJft-nh : on"i'1-n : '■•«.■.«V> : flJJiAn : >i9"fl>-n/:->V : ll>i>i<:A = fl'>i.>i/h.S- : "n^ift. : B.
XV, 1. 0>|lV 1 7";C : (l(I..K : rt»-ft|- : >i,1ll|ll :] «>.ft"/";<. : .Iril-ll = B — fl>n-Vn : h-^l\±irafX >
A, mh'i(i-l:ir'ao- > B.
18
1!)
20
a rouvrage et avec raiitre main ils (tenaient) lenr arrai". "* Tous les batis-
seurs (avaient) des epees ceintes a leurs reins et ils btitissaient. Le sonneur de
trompette se trouvait aupres de moi. '" Je dis aux grands, aux princes et a
tout peuple : Notre ouvrago que voici est un ouvrage grand et considerable.
Nous ne sommes pas proches, (niais) nous sommes eloignes les uns des au-
tres; -" la oii vous entendrez le son de la trompette, venez vers nous etreunis-
sez-vous (a cet endroit). Notre Dieu luttera pour nous. -' Quant a nous, accom- -n
plissons notre ouvrage. Que la moitie d'entre nous prennent les armes, les
uns la lance et le bouclier, les autres les fl^ches et Tarc, depuis le moment
011 monte Taurore jusqu'au moment oii les etoiles apparaissenL ! -- .1'ordonnai -i-i
au peuple, ce jour-l^, de sejourner au milieu de Jerusalem et je leur dis :
Pendant le jour trouvez-vous (la) ; pendant la nuit travaillez a votre ouvrage.
"'' Mes freres, mes enfants, les gardes qui m'accompagnent et moi-meme 2.3
nous ne quitterons pas nos vetements ; lorsque nous irons au reservoir, nous
irons munis de nos armes.
XV, ' II y eut une grande clameur parmi les peuples et leurs femmes contre xv, 1
7(1(1 l|{(»ISlkMK (I.IVIIEl DK KZHA, \\ . i-K. [(101
2 ihff: « n i >,A ' ^'.•iiA- > y.-ti^^ " fl»h«i'A>;.v •■ hm > •tiii:'») • j/iiV < '>'j"/>i » a
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" O»- : «»>llKA"«"' : n^il." : -|V/">1. : l/H.XVl""- « h^htth. : A"tf"- :: «^^ll'"!/ « >l'>
•1A-/V « 011.4' : h'i"i/\:> •■ «»>in.A'«"- : '>*iiV : Mvy.irao. •. aii.xv : hy.ihy: «
>lA » •/•lA-y./IV : -Vll : >i/7il||l ! n^ + JP.V : «»>i'>'|-«"- « ''\tt'y.(\V « (I.J^lriO»- « fl)
2. II 0 (»(1 1 IJ — je.n.A- I A — JP..J;'» 0 >>■/"■/ 1 y.-i-.-V/ • 15 ■•rrfh <] >..>"/>.> ■ 15 — tf/l-'/ ■■ l*>
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XjC ■] «Dinflj? < H — (OWWy-t'/ ■] «niivn.pf/ ■ H. — .">. wnfn-y.oo^ I H — .ft:|-;>'f:0- i H — a»/i:>'
•^>.R 1 A — f.=t:wo- ■ H jp.'i:'V/ ■] <n.p..|;.» . A, «••fr.p.v > H — on.p.^- ■] on.p.»- ■ A, •vnjp.-i:'/ >
H — a»<vfl.e > H. — (>. K..e:<S.jl. >] 'nA.p.-4..p. . H. — 7. v.rro»- > H — >.J.-ini- > H - AJ.njP.-Fo»- >
A, A'vn.e-P<«o- ■ H — iin.x-ii<n>- ■] An.»ii<»»- ■ H. — «. ";ii.p ■ H — my.n.fir-ao^ > H — hjeo-jp,- >] a>..p.
U-.^ > H — vn >] (' H — mK^l^-aftt > H — mhC.anao. .] hcyoo^ < H.
2 leurs compagnons, les Juifs. - Certains disaient : Puisque (avec) nos fils et
nos fiUes nous sommes nombroux, prenons pour nous du ble a manger,
3 afin de vivrc. ' D'autres disaient : Nous avons engage nos cbamps, nos
4 maisons, nos vignes, afin d'acbeter pour nous du ble a manger. ' D'autres
disaient : iNous avons eniprunte de 1'argeMt (pour paycr) l^impot que nous
•i donnons au roi, sur nos champs, nos vignes et nos maisons. '' Maintenaiit
TAme de nos fr^res (est) comme notre ame et leurs lils (sont) comme nos
fils. Voici que iios fils et nos filles sont opprimes et asservis. Alors que
nos fils sont opprimes, nous ue pouvons pas les delivrer et les grands nous
r, prennent nos champs et nos vignes. " Je devins extremement triste, lorsque
: j'entendis ces paroles. ' Lorsque j'entendis leurs clameurs, j^afiligeai moii
coeur, je gourmandai leurs grands et leurs princes et je leur dis : Pourquoi
« prenez-vous (le bien) de votre prochain? Flestituez-(Ie)-leur. " Ensuite nous
nous r^unimes en grande asscmblee et je leur dis : Nous-memes nous
avons rachete nos compagnons les Juifs, qui avaieut ete vendus aux peuples,
de notre (plein) gre, (mais) vous, vous vendez vos compagnons. IIs se lurcnt;
1(1
II
I-J
l.i
[61J TROISIEME (LIVRE) DE EZRA, XV, 9-14. 701
>7C ! H'>in<- •■ h-j-i-tf»- " hM' •■ n<i.^y s }xi\i.}\ttth.c ■ ^m- ■ hr'i ■■ f^rxfi-f-
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f.*M 0 ffl/.liliVn •• >iA : VhVi. ' lOMX ' B — ir»Vr'>. >] <D|)-nS'lf<n»- : B — <D>,Y1A°0»- : B —
fljficvf :] o B — >:i.e.-"» :] o B. — 11. ^v^o»--/. :] o B — h.»A.ee :] 1-tS..e.e- ■■ B — >,"/•«>.. :]
OJJ.flt.S-Hh. : B — mhbBR : B — mn.H- : B. — 12. ',-i-nyx : B — Tr°?nC : B — (D>,.?"Vtl; :] h.?"
•Vti ' B aJhy-OAIIiPO»- : A, IDhaOtilAXtyo^ ' B — f,Tni. ' B. 13. <D>,n.A° : B A.eTr?
Ctf». I B — fi^^U > B — .en-Tf '] A.KTI--V ' B — V-firoo- ,] a >,no» , B — h^^JiH-n ! B. — 14. <d7,
9"i\ao i] 7,»->,o» I B — f»»»».?.!!- : B — 0»A>,11 > <D-n^<C : B — >,n^ : AB — 'Vo»-/' : B — Ah
Ctftn.-»' '] A>,n-bCA.'- : A, A>,rt.feC,J- : B I»>A*1 : <D11A>bt :] «i<Dg : B "VlWCt ' <DriA>bt ']
ivogt ' B — ho»t ' B — <D>,-vn : B — <D>,:HD-p , B — ji> '] KVi > B — ^^ni^v • B — >-ff-¥
■V '] O B — nt>,-/At : B. ,
ils n'eurent point de raot k repondre. " Je leur dis : Cette chose que vous n
faites vous-memes n'cst pas bonne. Dans la crainte du Seigneur n'irez-vous
pas (loin) de Topprobre des peuples, nos ennemis? '" Mes freres, mes enfants n»
et moi-meme, ce que nous avons prete (en fait) d'or, de vivres et de ble,
nous (le leur) en faisons remise. " Je leur dis : Vous non plus, n'exigez u
pas (le paiement de leurs dettes) ; restituez-Ieur aujourd'hui leurs champs, leurs
vignes et leurs enclos d'oIiviers; rachetez leurs maisons et rendez-(Ies)-Ieur.
'■- IIs dirent : Oui, nous leur restituerons (tout), comme tu nous (ras) ordonne; 12
c'est ainsi que nous ferons; nous ne leur prendrons rien. J'appelai les pretres
et je les lis jurer d'accomplir cette chose. '''Je secouai la frange de muii la
vetement et je leur dis : Que le Seigneur secoue ainsi tout homme qui n'ac-
complira pas cette chose! Qu'il sorte de sa maison et de son travail et quil
soit secoue! Toute rassemblee du peuple dit : Amen. IIs glorifierent le Sei-
gneur et ils accomplirent cette chose. '^Depuis que j'ai et^ constitue leur i'i
prince dans le pavs de Yeliouda, (depuis) la vingtieme annee de 'Artasasta
702 rUOISlKMI': il.lVHI':) DK KZUA, XV, l.-.-l',i, 1021
■f' ■■■■ aiM I <"h:^'/;i' • hTh*»' •■ iiV ■■ /i.rM^V • M>"'/ = ,7.llfl : ),yjA ' r»^V'> •
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lunott^i : >i.y:i:)i"'i > ■iiu: ■■ <»y. «»:*«•»•>. » •/•i*'A/n- : ArtA.i/'«'- : An.iiri : <«•/.
„, j|».}»»au. :: 0)^'}^ : A./IUni- : »l"7l/'<"»- : h(l'»' ■ i./..\)\V : ^."IW.hW.U.i: ■■ * 0»h
t»>'/. ■■ '/(K. : ll'>'|- : h/.'!-/- : /»A/I : l/Mfl(l.f.'Vj- : A/iA.|/'«'- : <«/<C.|/|-J'. : }x.9'V
\- /,¥'\Y ' Oi^t-h' : yA'.^\' •■ HVhi •' l/i* « <0'ft/- : "HM: ■'•■ fllfMlA- » >,A : t/nj^h' •'
•^n.f s hjf.l/-.»',- : <infA'<"»- : «•»A?,>l'l' : A"/IH; : >,A •/•/inh. > l/f : ^{'"«'•ft/- :
^*'l,»in : >,A : (/«»..f.'V : Th^' ■ «»:^1»"«V : 11?,^. : >,A : y.fl.fW- '■ at'M' ■ "Uy^V '•■
1« tt»IIJf.-l'/n(: : rt.O,f.V : IIAA : (>A'IV : Al/'/' : >,W,'|. : ««A.f.-rt/: = hiVld : ftlW/,
•1- :: ahUiVh •■ l/^'.'l"/m: : A./' : anny.'/ : AA : '>i"i: : ««Tj^A : '>rt'»'.(: : h^OO' :
AU'(\"a»' : «'>,>ll : 'f"in'ni ■■ 'Ihlh. ■■ h.:''n'/"t\' •' n-l-d^/A'/' : h'i/"htn" : Ml
\'.< A : fl./iy. ■■ hhtf" •• Jl(l'.f.- : '>i.\rti». : Air>'|l : «Lll-n :•. */I/h/.>. : h^lll.h : 11
i*",y. : j^A" : tnacAv •• Air>/.- : «Ti,'ii-n ••■•
1.".. «DuuWVVft >] o B — •|.|'.l'"^- ■] <n./'.S.«ii>.rt ■ H — ini'/- ■] o |{ >i?"'>.P.<ii> 1 B — MflfljP. !
.\ — iD,h..t'.}'''"*- ■ H — tnmy.-Vi, ■ miDr.-l''/. ■ .\ — ufVt ■ >iWi.'i. ■] o |{ — (ili;7 ' H — -S.jp.C*!
oo 1 A — <D.e.'(;"F<">-'/. ! •/•i»'/^ni- ■ '^dA.iro'»- ■] o |{ — ofi.y^fao' ■ A^Kliii-n ■ l{ — Ji"?». i li. ■ —
n>. irv-^ 1 >^^.v.\- ■] ii"i<'.'i:'l- ■ H — fljj^A- ■ .e.'i:'l'f > ... 'V-rif: >] o H. — 17. myiwtf > H — •vruf >]
or I A — fl)j^A"u"- ■] if-A"'»»- > H — oi''\>im^ i^ o \i — A";-ric ■] h-i-iu. > a"/-«<: > H — hfl».jp.-> >
A, "lahjt^i > B — r'>\^- > fl>;iy"0 ■] Jfo».'/ > H — ,prt.ne > H — "W.p.-v > H. — 18. AU«n> > ^' > H
— fljfi.e^n-J: ■ M"Hi >] flJhi"/* ■ ]{ — ft,i- '] o B — "if^i: • H — <»»'P6A ■] o H — 'irnojr: ■] <d'/
rtl-'i: ■ H — <iblh. ■ .\ — h.;ii»'/"n- ■] ilh.;4i»'/*'ti- ■ H — ^iVA"^"»- ' H — Mfi ■] Art.rtjB > H —
A1IV-J: > <"h1l-ri ■] A/kIiU-II > H.
jnsqiiii la trente-deuxieme annee. (en tout) douze ans, mes freres ct moi
depuis cette (epoque) nous n'avons pas mange, (le prenant) au peuple par vio-
15 lence, le pain des gouverneurs. ' ' Mais les gouverneurs anciens qui m'avaient
precede les greverent (de charges), les depouillerent, leur prirent le pain,
le vin et Tor par (prelevements de) quarante didrachmes d'argent k la fois.
Leurs cnfants aussi s'imposerent au peuple et le depouillerent; mais moi
16 je ne fis pas comme eux, parce quc je eraignais le Seigneur. '" Lorsquils
fifent les murailles, je ne les ai greves d'aucune (charge) et je n'ai pas acquis
i: (leurs) cliamps. Tous mes enfants (etaient) r^unis la pour Touvrage. ''Ceux
qui vinrent la pour Touvrage, Juifs, aiiisi (jue tous les princes, et ceux qui se
reunirent 14 d'entre les peuples (qui) iious environnaienl etaient environ
is cent cinquante hommes mangeant k ma table. "* (A) ceux qui travaillaient
(nous donnions), chaque jour, (comme) nourriture, un bo3uf et six moutons
gras; le bouc etait reserve pour moi; nous leur distribuions t\ tous le vin,
tous les dix jours. Alors qu'il y avait autant de depenses, je ne cherchais
pas par violence a leur preudic la uourriture, parce (juc la servitiido de ee
[63J TROISIEME (LIVRE) DE "EZRA, XVI, 1-6. 703
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— 2. ftT-OAT : B — •J.a>J»" : B — ^-JIA : B — VVVAIAh : B — n,h<>AVh : B — -$0)!: : B — >,
ao-;i:il :] ffl>.on--Vn : B — filtt^- : B. — 3. Mt ' Hl.iro»- : B — ■Vfl.eK : l-flCh > B — fOiRh .
B — 1'n«:Ji ■ B — ai-hr'\Hioh :] Wht\aoh : B. — 4. >,Cndt : •tH..f|- :] O B — Ahn- : Yl"?»'''»- :
B. — 5. ^r^l? :] o B — ft.VIIAT : B — fl>A.e: : B — mhVf.h :] m<(.><B I A — ooWWlA :] ll-l^»
A<C. : B. — 6. •/■n5»"'V./' : A — .■l-"l\tC\tOO-h : A — ->-MI<: : B — "WA.-I^h : B — •|-ATrX>i :
B — >,-V|- :] ■hV1- : B — .fi>,-t>, : B.
peuple etait pesante. '■' Souviens-toi bien, 6 Seigneur, de tout ce quej"aifait i»
pour ce peuple.
XVI, ' Ensuite, lorsque SanabelAt, Tobya, Gescham TArabe et tous nos xvi, i
(Minemis apprirent que la muraille avait ete rebatie et quil ne restait cn elle
(rien) do detruit, ils furent consternes ct leur ame ne resta pas (calme) en
eux. Ce jour-Ia nous n'avions pas encore place les battants des portes.
■ Sanftbelftt et Gescham me deputerent (des messagers), en disant : Venez, 2
rassemblons-nous a la campagne, dans un village. Quant k eux, ils avaient
projete d'executer uii mauvais dessein contre moi. ^ Moi aussi je leur deputai 3
dcs mcssagers, en disant : Vu que jo fais un grand ouvrage, je ne puis pas,
maintenant descendre vers vous, afin que rouvrage ne soit pas interrompu;
(mais) des que je (l)'aurai acheve, je descendrai vers vous. ' Ils me linmt 'i
dire cette parole quatre fois; moi aussi je leur fis dire la meme (reponse).
^ Sanikbelsit me deputa la cinquieme fois son fils; il madressa par lui une s-
lettre qui n'etait pas cachetee. '^'La lettre disait ainsi : On a appris, chez les 6
peuples, que vous avez projete avec les Juifs de faire une revolte. Cest
pourquoi, tu as reb&ti toi-meme la muraille, afin qu'ils t'etablissent leur roi.
12
704 TKOISIKMI': I.IVHE) 1)K E/ltA, XVI, 7-12- [<i''l
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— 9. t^A1lo»->. .] ai:)-^l\fo<*-h • ir-A^ia». . H — -V.nA.V.h . H — V.P.Vl'»"«". ■ A — fl»-V»lA^«»' • A
°J-fl<;>. .] ru . H — >.»v>,h.>, • A — >,.p.<».f ■ H. — 10. M ■] o H — '"i^y. . A ^i^/A • B —
"l»n/h.A . B — <i>.>,|:>. • B — Wi*<l». •] +-Cn'V • H — iD-/'h6f ■ A, <D'V.SnR ■ B — A-¥"1i-/' ■ o"
♦jp.n •] o H — <o>,.^(:>- .] <DVf.>. • H — '\6A.v .] 'iotk'/ > H — A6A.V .] a afm.-/. ■ <D.>,-t . <D.e.n.
A>. ■ H — <D^.<;-/.A.)l ■ B. — 11. >.ft.A°o»- ■] ■MIIIA- ■ B — lino» ■ >.> '] IIHo» ■ .\, lljP.>lA • B —
«•j-f ■] o B — <Dn>, . <».fn- 1 n,^ .] ni:^, ■ <d->.-»: ■ n.-i- ■ B — ^D^i^-^D . A, mAif.v > B — >,-vfl •
>..jf.n<D^>, .] o B. — 12. <DVi). ■ >,>.«»r:)i. ■] <D>.>.«»r.)ino». ■ B — n«» ■] " B — h.iJiV ■!$ — >.
n»» ■ ivnp . ..^A ! >n..f. . '\AA.f ■] o .\ — <D<n-(i^rt ■ b — <DftvnAT ■ B — onn. ■] mhMY • B.
7 ' En outrc tu as institue pour toi des prophetes, afin qu'ils proclainent dans
Jerusalem et quils disent : (Un roi) regne en Yehoud;\. Maintcnant venez,
afin que nous deliberions conjointement. Sinon nous ferons dire au roi cettc
s chose. * Ensuite je hii deputai (des messagers), en disant : Cette affaire n'est
'.1 pas telle que tu (la) dis; c'est toi qui (la) tires de ton imagination. "Vous
tous, vous m'epouvantcz, en disaiit : Fatiguons lcurs mains et cmpe-
chons-Ies de faire cet ouvrage. Mais maiiitenant je fortiiiai nics mains.
1(1 "'.I'entrai moi-meme dans la maison de Scmey, fils de Dalcha, fils de Mclaiiel;
c'ctait un eunuque. Quant a eux, ils (me) dirent : Entrons dans le teiiiplf
du Seigneur et fermons la porte du sanctuaire; on n'ouvrira pas cetteportc;
11 (en effet), voici qu'ils viendront la nuit vers toi (pour) tc tuer. " Ensuite jc
leur dis : Quel est rhomme comme moi qui ait fui et soit entr6 dans mn'
maison, ait echappe et soit (reste) vivant? Quant k raoi, je n'entrerai pas.
ii! '- Voici que j'ai su que le Scigneur ne Tavait pas envoye vers moi, pane
17
1!»
[fir,] THOISIKME (f.IVRJvi DE EZHA, XVI, L3-l'.i. 705
>nf- • .•'•A •• vn.^. ■• A(>A.f :: flirnnjp • mrtvnAT • ortn- •• Anh •• A^A-f ••: *h»n = i3
hv-ciro^- : mj.^iu: • hf"' •• hlfi-e = a.-j- •• h«» = >ii/*'c ' chM ••• *'/hJic?("" : r.
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h^d « * (Dtth^ryi: : ffn<P^A : ,en')/'V- : '/n}\A'i'.'/- : 'Vn : rn-njP : ?»A : fr/.
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W^Ti •• hTtl-nh •■ ,e.j).J^, : ?iA : ■\-ai>,U^' • TMAra»- : hi\fm • r/i«"-ll- : fl»-?.-*: '
Arth.'}.e : fl»A^. : "l/.uh. : tDV',Wi : fllAS^ : hOi'{itt : Afl»A/' : "Zrt.A.'/" : fl»A
'/• : nrt''7>'i :: WU-^.T.-f.J'. : VlV- : .t'.V"/<. : n4'.e.''Xf : rD(Prt'/v/.fl»«<- : Vn.tt : H.
l.'i. Muriroo- 1] rt <D>,"/(ir. : A'76ii<n>- ! rr)>,7.7. : H — rD>,7-ni: : H — ti«i> :] >,n«" i IJ — h-^nc :
B. — 14. mnviiAT : H — '^AA.fi: : H — ■/ii..i'.l- : .V - rnA'/-"i.e.c : ... .e7.co^v. :] mA',"-^ : (r/n..ftn :
fl»7»?"nl : ->,P.'V}>>oi>- : A>,A1l|: : HUVl- : >.A : .('.J.Con-'/. : H. — lo. "i^ri:-!- : A — A»Ao'>1- : >..A»A, :
B — n.7<D« :] •im^, : A, njVy^h : <Dl»>>..e = B. — ll' roji'/ : r^n :] rD>,y"11 : B — n?"0' :] d >f-A"0»' :
B — (lr:> :] HCh : A — >,rD^.e.V : A, ■^<D-.P.-'/ : H >,'.;"'\ir/ :] a Ji> : B — /V.Xoi. :] (DfvCXoD :
B — .C.M- :] (D->,/- : A. — 17. ffln^oVV* :] n>,"7V/; : 1} — .l'mi>- :] 1-<f.'/(D : B — ol.«,>,<i:^- :
J$ — oi-njP : A — >,A : V,haf<. :] >,y">n : B — •^ttf.V : B — mWinttft. ■■ y<i>'Ah. ■■ '^dA.ICoo^ ,]
ir,VAta>-<. : •>n,lh : AA.iroo. ! H. _ 18. -nH-l-» : A — r^tl/UU- : B — A(tJl.Tr.P :] AII.V.1' : A ~- >,/!.
«h. 1 B — hrD-nri :] (nh(Di»r| : H — '^it.A.-l : B _ nn^V-^.- : B. 19. (DU>V.('.F>. : )>'/• : .tt>'7<. :
(l'1>.e"%<' :] O B — ■/(1.(1 :] (n>(|.(| A — tt.hU-i. : B — .eoi>»>,. i •JO.f : mt^C :] " B .V.IC.OO--I. : B.
(|u'ils avaieut prophetis(3 les paroles i.\\\\\ proplKite contre moi. Tobyi\ (et) San^-
belat ont stipeii(ii(3 (cet) homme contre moi, ''arin que j'aie peur d'eux, que 13
je me fasse une mauvaise renommee (et) afin que je me deshonore moi-meme.
' ■' Souviens-toi, ("i Seigneur. de 'robyA, de Samibelal, de tout ce qu'ils ont i'*
fait contre moi aujourd'hui, aiosi que du prophete Nou'fidya et des autres pro-
phetes qui (voulaient) m'(3pouYanter. '^Nous avons acheve la muraille le 15
dixieme (jour) du d(5croissement (de la lune du mois) de 'Ayloul, en ciiiquante-
deux jours. "'II arriva que, lorsque nos cnuomis apprirent (cela), tous les le
peuples qui nous cnvironnaient eurent jieur; ils eureiit peur e.vtremement ;
(cela) (jpouvanta leurs yeux. Ils surent que, grace a notre Dieu, Touvrage
avait ete achevc ce jour-la. ''En ces jours plusieurs notables de Yehoudii i'
firent de iiombreusos lettres, qu'ils adresserent a Tobya; on leur apportait
aussi (des lettres) de Tobya. '* Eii elfet, il y avait beaucoup (d'hommcs) parmi i»
les gens de Ychoudaqui s'(3taient conjures avec eux. parce que (TobyA)
etait le gendre de Sakenya, fds de Aruhe, et que Yohanan, son iils, avait
epous(J la fiUe de M(3S(3lt^m, fille de Basamada. '" Ils racontaieiit dc bonnos 10
(choses) devant moi et ils envoyaient (des messagers) parler do lui; ces
p.vrn. ou. ~ T. xiii. — f. .'i. ,',e
70(i TH(i|Sli:Mi: (Ll\ UK 1)K K/ll.\, WH, 1-5. [()«!
hu' 1 y^/nxh. ' -^1».? ' «»>'j/. ' \iM'f. ' yathy,. ' ■'iiui- ■■•■ (odMn « flH\y > '«>«
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.h..f.iV ■ >iV"> : •(lll-;'.V ■ 15. >. >,V'1'>\./li ■ A — in..+-(. i] i».<j+ i B — 0/h.R ■] « «m-|l/li ■ H —
«"•0A1- ■] (»un"/Ar- ■ B — *()«•. ■ B — (D+t<. ■ AB, Dill., Le.v. — "."-v/:v ■ B — ma»",')'i];. ■
B — fl»-n-|- .] (> \i (i>irt. ! -fi^irt. ■ llO-n<!.l: ■] ^-Vfl-Fo-»- ■ B — m'h?.m.(\ > \i — >il-n-« ■ B — .p,
n.-»: '] (\,/- ■ .c.d.-/: = B - (i».i'X'/0- ■ B ",'1'|i . B. — 'i. "/(i..r. 1 vii- ' l{ — .R>i(: ■] " l{ - m
Aii-nrt ■] a»,1rii-fl ■ B — XA ■ .('.'/(K. ■] " B "/.«;. •] (d"/.s. . B. — 5. A-flC ■] o B — (nJi^A"
ao. ■ >„1,l|1l ■ B — A-7"A« .] o B — m|-/"A'l: ■] flllW/A7- > B — ./•jP.iT^-V. ■] •/•.C.»"^ ■ li — flll
>icr ' A, nii-vc.-)- ■ B.
(leruiers niapportaienl (ses parolcs) et iui reportaient aussi mes paroles.
'Pobya envoyait des lettres pour m'(3pouvanter.
XVII, 1 ' Apres que les murailles eurent ete reb^ties et que jeus pos6 les portes,
2 i'ai instituedes portiers, des chantres et des Iiivites. " J'ai ordonne a Hananya,
mon frere, et a IlanAiiya, prince de la ville, k Jerusalem, parce que (ce der-
nier) etait un homme droit, qne tous deux (jtaicnt (dos hommes) craignant le
3 Seigneur et (ju'ils valaient mieux que beaucoup (de gens). •' Et je leur ai dit :
Prenez garde de ne pas ouvrir les portes de Jerusalem avant la chaleur du
soleil. Pendant le jour fermez et veriouillez leurs battants; pendant bi luiit
(jue les gardes parcourent Jerusalem, chacun a leur tour! Que les hommes
(jui sont sentinelles passent tous la nuit devant leurs maisons et qu'ils rcn-
'. dcnt severe (leur) garde! ' En eflet, la ville (Jtait grando et vaste; los gens qui
v demeuraient etaient peu nombreux ; personne iie batissait encore de mai-
i sons en cette (ville). ' Lc Seigneur mit dans inoii cieur (ridee d'un recense-
miMit g(in(_'ral). Je reunis tout le peuple, .scs grands et sos princes, pour (les)
doiKiiiibror. Noiis iions sominos aussi asscinbl(5s ; iioiis avuus trouvo un livro
[67] TROISIKME (I.IVUE Df: 'KZRA, XVII, 6-23. 707
•>-A* ■■ 4'ft9"'lJ: ■• nnoi:!' •■ at^nfi^ -. »i>xvhf ■■■ h/i- > ha^iu •• ftnh- n
^h.c ! «c'\ri^7 ! ?»A ! 'JCT- ■• hr-w : •/•%fl)m. : hA : hV-iifio^- ' Vfl-hWiiC '
Trtl*» •• nn.A-'} : flJ^ii-fll. : h,?<fli\f9" •■ (Uf\,h.C:av. : f. il.fi :: Vf-A-OW : ?|A :
h-tOi. : fl>-A'/- : hVluiVaO' : i>"rtA : H<.nn.A : flI'/'f|A : V-flft : (O^nWr.V : fl»"/
«C^ ! fljRWi?"^V : fl)/h.'^J;i'» : flJ^/nCJh.';" : flinA^^VrA : (D^./.'fiM ' fljRC-fl
«l^ •■ fflWhl'" : flJ-nAV : fl»»«'^:rt(: :: hA- : hfi^^ : dftfl)- : ?i9"> : rlilin : ?.ft/-^.
A « *fl»A«fe* •■ hW.Pt\ •■ 'Ki : fl»iiP : fl)(ffl»e :: * fl)^.*'!' : rt^-TJ? : V^f^ i flJffflJg *•'
^fl»^** : Ti/:. : *:«: : fl>Vflie :: * ^.«fe'l' : «f.'}:^'^ : ^i-r-T-fl^-A.f. : P-"i(t : HP-n-n :
Kf •■ aixf : fllVfl)-!; :: * ^.'k'P : "lA"! •• ij : fllg? •■ flJ.VflJo :s ^^.'ft'^ : H'|:J& : ?ijr :
Wi^fD/; :: * ?.'fc'(' : H'/; : :i;V : fl)S " * ^** • nf- : %f, •' fl)^fl):i: « * ^t^ ' n.n. :
%i : fl)Kfl)?; :: * ,?.'ft'l' : hrt'/..^' : y?f : (DrV : fl)Wfl)e :: * ft'fe'1' : hP-i..'^^" '
%i •■ (D:K(D% :: ' J'.'fe'/' : ni'R : 'KV : fl):»Jfl)Vi :: ,'?.'fe'/' : 1.,'^'* : IP : fl).7fl)g :' *ft ly.^o, -1
«fe'1' : hmCm : Hr'hll4'.e : 'UDX •= ^.«'.'fe'^ : rh.ft9" : rg : fl)Kfl)?; •: * R«fe'/» ' ^2, if
(). M:t\l\)t : R — vniii.eV}<C ! A — wil<h.(r«''-"i > B. — 7. huv-^.Jico»- : A, h-^i-tiWtio. , h
— <D>,jrv.f ! H — mMic.f •• H — <D.p.<ii"V..ev = B — <D<h."7kV : 1? — (o<h."yvir' :] (/ (d>,a-SVP. >
B — iDtn.c-sti.i'" :] o B — lonAn^vyrt :] nAn"Vi'"n : .\. «onAnvi^-n : H — fli'i:<!..s.n : B— wg,
00«!.« : B fl>VI/'i'" : B fl»n6V : B «DOonAC : B (aoV(\i: : /lubr.) -V-A* :] O B — >,
pm- ! A. — 8. MCtl : B — fl»iV<Dq ; H. — !t. n<{.(i'.t' 1 B. — 10. /b<!. ; B. — 11. iV""/ •■ A, g.
■>x-l-ao- : B (i<h^- ! •rix-tt :) — >i1"^fl'-A.(L- ! A — VM i B. — 12. >bA"V ! B. — 13. ti-Ufi I B
— Ol^-ifll^ :] W/i 1 B. — 14. ^y. l] %;if : A. — 15. n<..tt i B — «V :] YV : B. — 16. %y I A,
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B. — 22. '/.i>r- : H. — 23. (un : B.
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dans leqiiel les anciens avaient denombre ceux qui etaient niontes. Ce livrc
disait : * Ce sont les indigenes exiles, qui sont montes (du pays) oii ils etaient e
captifs, que NAboukadanatsor, roi de Babilon, avait deportes et (qui) sont
retournes A Jerusalem ct a Yehouda, leur pays. ' (Ce sont) tous ceux qui sont v
retourn(}s ii leurs villes avec Zaroubabel ct avec Yosa'e : Xahamva, 'Azaryfi,
Dahamytina, Hemanem, Mardakim, BalsemAmes, Faradis, Darbetay, Naham,
Be'ena et Mafsar. Voici le denombrement des homrnes du peuple d'Israel :
" Les eufauts de Fari'os, 2.472; ''lesenfants de Safatya, ;372; 'Mes enfants s, '>>, lo
de 'Era, 652 ; " les enfants de FaTitama, de la descendance de Yosche 'e de Yo- ii
bab, 2.818; '- les enfants de 'Elania, 1.254; 'Mes enfants de Zatouy, 845; 12, i;!
'Mes enfants de ZAti, 860; ''les enfants de Bayou, 648; "^les enfants de i'i, 15, 1«
Bebi, 628; " les enfants de 'Asgid, 2.322; 'Mes enfants de 'Adoniqi\m, 667; n, is
'Mes enfants de Bagewi, 2.066; -"les enfants de 'Eden, 655; ■' les enfants iii,2o,-2i
de ■Alartft, (fils) de Hezeqya, 98; -- les enfants de Heseni, ."528; '-'les enfants 22, 2:}
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;(!'i. ;(); i lojj i A. — 25. -/iiw > l>. — 2(i. o li. — 27. o B. — 28. >,ii,"'/'i.''l- ■] (1.-J- ■ M-onH- ,
B. — 29. 4.C.yUi:r' > m;Pd.i- > «n».**: > B -- «n..;./,^. ■] .^rf./!. i A — %y. > m;-i . U. — :{(). mv-il), ■]
«Dm^flWi 1 B. - ;n. <nMi."yn ■ B. - '52. id.j.i'. .] fli,i.,('.y . B. — 'M. 'Mr' '] h,A"V/ji ■ B — ;»i<Dij
g i m;/ I .\. (DMDiiiDvv : B. — :5.".. >,./i.'^" : B. — ,'J7. fr-.s.c.-.p ■ B. — ;i8. nvv ■ B. — ;{'.i. m
nuv^Ki > B. — 'lO. h"'H: ••] ii.Aft : B — .i;;»! . «dvihk .] •i,nK > B. — 'ii. .(.n>i'i' .] •{.«./(.. . 1$. —'12.
thi-r' ■] h.^?" ■ B — iViDMu;.; . B. — 4:5. ii'V.e.'/"VA . B — >,A : B — "i..<;..e .] h.e.y > B. —
4'i. a»>,A ■ .e,ii.y"<. ■] >.A ■ u.r'u.r'/.. > B. — 'i,'). «dooid-I'/. . .\, id-^vw.-v^-v. ■ B — >,rt»c ■ B —
in.A"7'V : B — >,/n.in : A, >,<n.<n > B — y > idiiudS .] .irviDiviD:;.; > — 4(j. fflA-f», >] " B — 'f-l-.H^
ji" . B — rt,>, ■ B — w.rt.<i: ■ B — 7n>,^ ■ B. — 47. ■fc.'\ . B — ^f,'; ■ B.
2'i, -jo (ie Bek, 324; ■' les enfants de Ilarif, 112; -"les enfanls de GabiWm, 9,'»;
•21,, 27 "les liommes de Beta-Lehem et de Netofayil, 188; ■' les honimos de 'Anaton,
•-8, 2» 128; -"les hommes de 'Azemawit, 42; "" les hommcs do Qeryt\t&rem, QAlirA
oo, :u et Beros, 743; ^"les hommes de Hardmd et de Galta, fi21; " les hommes
:?2. 33 de Makemes, 122; •'- les hommes de B(3t(^l et de Gay, 123; " los iiommes
3'i, :i.-. de NAbeva, 152; " les Iiommes de Eiam, 1.2.50; " les enfants de 'Erani. 320;
:ifi, 37 " ies enfants de 'lyariko, 345; ^'ios enfants de LodAdouyA et de llano, 721;
:w, .ti) "' les enfants de Sanana, 3.930. ^^ Les pr(itres (qui (Jtaient) les enfants de
4n, 'ii Yodaiie par ia maisou de Vose'e, 973; '" ies enfants de 'AmAr, 1.052; " les
'•2.43 enfauls de Ft\sakni\, 1.247; *- les eufants de llaram, 1.017. '' Les levites
(qui etaient) les enfants de Yos(5'e, (fiis) de Qadi\myai, (jui ((jtaient) les enfants
'''1, '" de 'Edouyii, 74. ''Les chantres (qui (itaient) ies cnfants de 'As!\f, 148. " Les
portiors (qui (3taient) les enfauts dc Saloum, les enfants de 'Atcr, lcs cnfants
de T(3lmiin, ies eufauts de Haqou, les enfants do llat.L'lo, les cnfants do Si\b(\
ir. 138. '* Les liomnics de ndtdniin (qui etaicnt) les enfauts de Sc>"A, los enfants de
'■" Ilascf, ios enfants deGabe'at; 'Mes eiifants do (Jouli'», les oiifants do 'Asiiyi\,
1*;, 57
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B — M.rt.rt.?" ■] iC:fl : .e."»' > ft-5'" : A. — 53. n*-fl : B. — 54. nftA"-F : B — ooip,.S : B — M(i
•V I B. — 55. •n-nc;»-#h. : A, n(:.(vh. : B ft.ftc* > B. — 56. >,"?.p, : B — Mm,/,. : B. — 57. ^J
m. • B — *<{-S : B. — 58. f^h.A : B — ■S/5+-V : B. — 59. ft<.m..p : B — iVlf.VlT : A, <C»1
C<n I B — MKf^V. :] .e.^- : ftn.eir l B — .e^:.^ : Mn.9" :] .e.f : A."19" : B, /. WAjP : 'hf'l :
LXX. — 00. V-ti»" : B. — 61. >,1>"> :] O A — n>»l.<.-n : lOh^:; :] mt^^.n.KTr : B — Wfn.C. I
B — «D",nR : B — n.i- : }^n'i:irao- :] n<ii(n-(:i:i»'<in- : mhnyi- ■. hn-iiiro»- : B — >,j>"<»-ftt :] rj A.
02. inAf : A — 'V*.^ :] *.^ : A IO'_ilDU :] <D<i : B.
les enfant.s de FAdan; " les enfants dc LabenA, les enfants de 'Angab, les 'i,s
onfants de vSami; " les enfants de HanSn, lcs enfants de GAdeJl, les cnfants de
Ga'cr; ^"les cnfants de l\e'ayA, les enfants de RAson, les enfaiits de Nicjod;
^' les enfants de Gczem, les enfants de 'Ouze"e, les enfants de Hafer; "'■' les o', 52
enfants de Fc\s(?, les enfants de Meseno, les enfants de Nc^fAsesim; " les en- ss
fants de BAqoe, les enfants de Haqifou, lesenfants de Harouin ; '' les enfants de .vi
Basalot, les enfants de Medi\, les enfants de HadAson; " les enfants de Ber-
tahe, los enfants de Sisart, los ciifants de Hennst; ^^" Ics enfants do 'AsvA, les "^c
enfants de Halifa; '" les onfants des scrvitenrs do Salomon (qui claient) les •'>'
enfants dc Sati, Ics enfants dc Safarit, Ics enfants de Filed ; ■''" les enfants dc "'^
Yalia'ii, les enfants de Dariqftn, les enfants de Gftdcl ; ^" los enfants de Safaiya,
les enfants de Hcgol, les onfants de Fakert le Hatsibawi, les enfants, fils dc
Hamim; "" tous Ics liommes de ndtunim et les enfants des serviteurs de Salonion,
392. "' Voici ceux ([ui monterent de Telmel, de Tarcs, de Kiroub, de 'Adon et do
Yameker, et (qui) refuseront dindiquer la maison dc leurs peres (ot de dire)
6'ils (etaient) de la descendance d'Israel : "- les onfants dc Dalva, les en- «".i
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7111 THOlSIKMi: IIMii: \)\: i:/.lt\, Wll, (i:i-71. |70
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k: I A t7"A'i: :] h-iitih I |{ — •hr''>i\>'iYi>'>- I A. — (>."). >,i.r.n.<- > AH - ii->.',.n i l'y,A'i >
A, ii'>.'!-n I icV-s-ov I li >in«" ■ >,«" ■ A, >,nti ■ >,n«i» i H — ^finoiv. ■ H — ii.i'.A-iin ■ y,.t\"(>'i ■] ii
y.ntxCao- I H. (iii. .i'«''-<'. I <"ii(i(i- I H — ii>,vnA ■] >>vnA i AB - in>,>,"7i:i»'«o. , |{. - Cu.
<Duj(D% I H — <ii«i>ll!»"<i."V I <n«i>||'/"<!..'i|. i] utlt-l^-oo- : ii»)]'j"i.^- I A, <D«D|iy"/,.-v I <n«i>i|.^"(:-V i H.
— (JiS. o H. — llll. <n>,";"'/A.I»"oi». > .ii;t! > ininin/; ■] i> H — r»>i>,.>i.")«i». i H — <D;/;y i] <ni;'y ■ H. —
70. <D>,ii">,r:>,nr ■ mw». ■] o H — <Di)n ■] (n^niin- ■ H — A«i>'\>,ii->- i A — wrtcn;»- ■] >,ni.(:n;»- 1
A — Aau^^Mi-v ■ /h-fccn». ■] >,y"> I «»>>iirf.Ai- I .ii-H-ii ■ (\-'"i..v ■ M\h. > H — /i.tr:n.»- ■] " mud •
A — (D.ni- ! «i>ii7(i ■] A«i>ii7ii : A. (D.ni- ■ «liinn ■ H moi. ■ .p.^..ih«i> ■] 'ivr > •viu: ■ ikdc
* 1 1{ — Oixci- : •y"^,/- ■] .rt! ! H — (n>,'i:.i"»'l- ■ H (D>,Annt- i] (D"7.jiVV ■ H ,U'/"I\I- > 9"
>,+ 1 mu"\fi i] «j ! H. — 71. iiwv> I H — >,!»"> I >,r:>,nt ■ >,n<D. ■] m-h'J"-/ > ,'hni(L(»'«i»^n • H -
>,ilh. ■] ll>,il>,. ! H — f\m\in > «••AMl-l- i] ll«n»-imi > tt"iao-l: > H — mi:4> > f.ithoo :] <DC+ i
.P,<5*'7i- I .A, «nC* ! H.
r,:5 fauts de Tobyil, les cnfants de Ne([0(l, (^i^. ''■' Parnii les pretres (il y avait) les
enfants de '1'lheya, les enfants Av '( )iiiios, les enfants de BArztMi; (ce dernier),
parce qu'il prit une femme d'entre les filles de Bdrzeli le GalildAwi, fut ap-
y;, pele de leur nom. "' Ceux-ci chercherent le livre dans lequel ils furent denom-
,;., br(3s, comme(c('la) avait (jte prescrit; (mais) ils ne le trouvercnt pas; ''c'est
pourquoi on les deslitua de leur sacerdoce. Le liatersetd ordonna qu'ils no
mangent pas des (viandes) sacrees, jusqu'i ce que fut institue un pretre pour
revetir le (liloson. ''" Toute cette assembl(3e fut additionnee; le total (s'eleva)
a 42.3(i0, sans les serviteurs et les servantes; "' ces derniers etaient 7.)5I?2;
les chantres et les cantatrices, 245; '■'" les mulets, 245; "Mes chameaux, 435;
les Ancs, (5.620. '"'((,>uelques-uns) d'cntre lcs clicfs des pcrcs donn^rcnl
pour le scrvice au hatersetd, pour le tr(isor : or, mille dracliines; coupes, 50;
Yctcmenls, 530. "' Pour le service des pretres (quelques-uns) des chcfs dcs
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r.s. 6ii
70
|71| TllOlSIKMK (I.IVHK l)K E/RA, XMI. 72-7.! - XVIII, l-'i. 711
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i.t1i0O : flJg? : jr^VS'!' : n^-C : ath/\nM'X '■ ii1'tt/. '■ hU*i'^" : 'X(D% ■■ Wi^ "i
<• : »iiK,'-l'3i : fliA.*P'e,?'J5'. •• ath^a*'^''/. ■ anmwpw.-Yi. ■ fl»r1rijn5'. : flJrtnh : V^i-
>.'/'>. : fl>W-A"0«»- : ?ift/J.h.A : Oi-M' : ^U7-«iir<»»' •-
fllflj^r/. : ^'n<> : flJCV : fl^h^JlA?- : 1nf-A-0»- : rTMin : fl»VfA"<"»' : P.*+ : "h ^^VUI 1
ft/./bA : 'l^inh- : ?i'rWA- : nA^a}'C.-\:\rao. : 'VnV. : fl^ft-l- : OoCA-tt ' 4».?.-«" '
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fn-fU : nhmi •■ hlll.h-ttih.C : A?ifl/. ^..A :: * aih9°R'h ■ 6lli- • hWi ■ hi'.!' '• * -
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A : IPC*!* : And : fllCV :' flJ>»'}flfl : 4'.?."»» : fmCl-tt '■ Hllfl : ^.^J+Jl : ''l"i'f- •' ^
«^J?. : hTh^ •' JP.IA-C* : Oih?. •■ hhX\ ■■ 'MC : ^^'tro ■ ftF-O»- '■ mhlM-O^' • fl»
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aWo». : B — (BtlMV+V. : B — (nA.'1'ffl-rV : A fl>>.(l<I»"1-"/. : A, fll-^Xfl»-!*. : B — Vl.y" : B — 'hll
i-ibA :] n >fl<. : B — ^AT-^? »"«>»• : B.
XVIII, 1. IOttK.h :] fl»>iO'. : u.r:.|. I B — t-n>i : B — fl»,Tr7A7- :] h'V?A?- : B n'lifl>-C-tlf"
»»• :] h-^'h/.tl'ao- : IJ — >,>.m :] 'Wl-X : A, !/"'1"P<n> : B — (Df.tt.Ay :] .e.tt.Af' > B — ^<{t '
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»f-A"<n»' : B — An""/.!» :] (Ohl\'J"Pao- , \i — !».<'..(. : B — fl>r.-> : 0-n>i : B. — 3. "iTr.|.X : A —
fl>h-»nn : ... r-VI- ! '"I.e. :] O B >i';"7.ll. :] >iO» : Ml. : B — fl»''7>l!'"/..V.i;-Oi>- j] o B — fllhW?"
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m^T-A^tf > B — fl)Wifry" : fl>Wirt.n.«.v :] o B — nni>ir:.«' : fl>'"/.oh.A ' B.
pores offrireiit au trusor Ju service 20.000 draclimes tFor et 2.200 miues d'ar-
gent. " Les autres gens qui restaient offrirent pareilleinent 20.000 (dra- "-!
chmes) d'or et 2.000 mines d'argent, ainsi que 67 vetements pour le service
des pretres. '^ Les pretres, les levites, les portiers, les chantres, le peuple, '^
les hommes de iidtdnim et tout Israel demeurerent dans leurs villes.
XVin, ' Le septiemo mois arriva. Tout le peuph> s'assembhi et tous les xviii, i
enfants d'Israel se reunirent de toutes leurs proviuces, conjoiutement, sur la
place devant la porte dc Feau. Ils dirent a 'Ezr^, le secretaire, d'apporter le
livre dc la Loi de Moise, que le Seigneur avait prescrite a 'Israel. ' 'Ezra, lc ■-
pretre, apporta la Loi devant rassemblee des hommes, de leurs femmes et de
tous leurs sages, afiu qu'on (l')entendit, le premier (jour) du commenccment
du septieme mois. ' II (la) lut sur la place qui est aupres de la porte de Teau, -i
depuis leleverdu soleil jusqu'a midi, devant leshommes, leursfemmes etleurs
savants; tous ecouterent (attentivement) le livre de la Loi de Moise. ' Ezra, 4
712 lUolSIKMI I.IVUK l»K i;/|{.\, Wlli. :,-'.). [72J
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A iDh.c-fin ■] 'I «nilii.f ■ H — a>fi<.(\.y I> — my-i-i ■ ... (iirt.'("i;.fV ■] o H - mrt,'(>(D-.i"V ■ A —
((■•(ii.i'..-»>V . rt,1,ilii .] J(.tto- 1 vn I ,'j,-i(ri . my.iny.^-voo- ■ H "■>«-,li,<. ■] .•(•« ■ «■>>\/(i'i: ■ H *(!'>• ■]
(/ li"rt"ii^>- . H. — S. (DhVIIII- ■] AVIIII- ! H (D<i.«i(0">- ■ ... .l'V-lin- i] ani.x:l\ •• mM" ■ (»rt,ti.'V >
<D|'(ii.e.* ■ iiii-i»,ii,<. . A, liebr. — 1). loy.n, . V(iii;".e ■] (nvvc"!»»^ ■ n>(ii"7.i> ■ H — >,n/:r:n;»- ■
A ll(D->,(: . ,li/;(:n.<- :] o |{ - mf,A,^. .] X,(i,{. ■ A (Drt.'(>(D.J|>V I A, <Drt.'(.>'(.>.J>V ■ H (DH I
>,rt ■ .e(ii..e.'1>y>uo- ■] mhmv^i-Va»- ■ H — y.\\.isri>»- ■] rtt^ft^oo^ ■ ^lini-n i B — J^.-l-inn"- ■ H — mu.
^'Wta. I B.
le secretaire, se tint debout sur une estrade dc bois qu'oii lui avait faite, pour
qu'il parlAt. Sc tinrent debout avoc hii, k sa droite, MAtva, Samya, Hanftnya,
Urya, llalqeyA et Mahasya; ;\ sa gauchc, Fadeya, Milkey^i, llasoiim, llasc-
r. ktHsena, Miselom et Zekaiya. * 'EzrA ouvrit le livre devant tout le piuiple;
r, alors quaud il eut ouvert (Ic livre), tout le peuple se tint dcbout. ° Ezra heriil
: le Soigneur, grand Dieu; loiil le peuple repondit ot dil : Amcn, Amoii. ' IIs
eleverent leurs mains, s'inclinerent et se prosternerent devant le Seigneur
sur leur visage, a iorre. lyoses, SaroubyA, Yi\min, 'Aqoh, SaraatAy, lIoudyA,
Ma"asya, Qalela, AzArya, YozAd, YohanAn, FahoyA et les levites oxpliquaiont
8 au pcuple le livre, et (tout) lo peuple coiijointement (itait debout. " Ils lurent le
livre de la Loi du Seigneur, et EzrA leur enseigna les commandements ot le
■1 jngemoiit du Seigneur; le peuple etait silencieux, pendant qu'on lisait. " Na-
liainyA, qui etait le hatSrsetd, 'EzrA; le pretre et secretairo, les Iiivitea et
ceux qui expliquaicnt (la Loi) au peuple leur dirent : Ce jour est uii jonr
saint pour le Soigneur Dieu. .\o pleurez pas et ne vous lamontez pas. Eii
ellet, tout le peuple avait ploure. lorsqu'ils cntondiiont los parolos de leur
[731 TUOISIEMF, fLIVRP:) DK EZRA, XVlll, 10 15. 71.3
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flB-rt. ! hff" ! y.-itK' ! .<'.*'/• ! ht\/.h,/\ : n^nj^Ai- ! nn^/A = nA-nr* : flxiv :
*fl>h«n : yhTO- ! ^+A : fl)JPft'/'^A^. : V//. : nWA' : iU^afC.±\raO' : fl)n^.f<. 15
10. 0)fl>f. :] n^C • I! — TO-oVt :] O 15 — fflrf.'/fll. I H — >,nfll« : nOA- :] O 1? — A>l°JH.>l-n/)l.
«: :] A>i°JH.>i> : H — fl).>,-fc :] O B — fl^>,-|: :] rt fll>,,;l-fll..^-* : AnTIO»- : «IhT-XVji- : r.>%nilo'>- : B.
— 11. fl»A.'Pfl>-.«'TrA : A — hC.aooo^ : B — -^.e-J- <] h.^-nHS : B — fl»,..'fl>-.^'j! : AttWaf ■] O B
idans le veis. 10 — bt\h- :] o B — je>,-t :] o B. 12. .R^nAO' :] flJnAO- : B — fl»jentP :]
fl»A-|-P I B — flJ.C.ATr<D. :] (D^>fll. ! B — An,Jl«n>- :] n.;<0»- l B a>7-n<. : Oll.f : ^-V-r^i- 0 *»
Ttt>f > n'^a.e •■ *s:/^";h^ : B — iir^o- O » B — flirm-* >] o B — "h-rfin : B. — 13. htt-^if
af :] n<(ifl>-f:tl/'<">- ■ B — Atf-A-UO- :] llW-A-tf»- : B — flmUS'-^^ :] VlOS-V : A, fl»lUV>X : B — fl»
rt,.|>fl)..i-V5. : AB — W-A- : B. — 1^1. n>,.p. : oi>-rt. :] Ao"-rt. : B .er/iu. :] .e.tn^. B— no»XA> : nn"i
A ■] n*VA : OOXA^- : B — nn"lA : nnnrt :] nn-^A : l-n* : A — IBC.''i :] « flJ.P.V-IK. : fl>-n|- : onj^Al- !
B. 15. flinot. ! yl\9"0^ : ;h/\ :] O H — fl>.fn|->A^ : V?/. :] my.yr.^y : ol>T'1"V : H ll.llflJ-Ct
iroo- :] Ml-tiWoo- : B — IDh.V<.fll\.9" : B — nh.f^.OA.i»" :] cl »0 : •l-^l^^C-l- : B — n-n'iA :] fl».Ra
A-oo- ! rtlU. ! B — 9>,. ! X,^m. :] Af<. : afV<. : B — •feXA : '^r.rt.VA... Art : •fcX.A :] •feAA =
ll.e.:^ : fl><fertA : >U^C:(l9" : "V.<Crt.Vn : (D-feflA : rtrt : 'fertA : H — *X.A :] 'fe.XA : A — AVII.*'. :] (D
V-n*. : B - Ol>XA-> .] n",rt : «l.«-'|- 1 1*,.
10
Loi. '"Ils leur dirent : Alloz. mangez, buvez des (choses) suaves et envoyez-
en une part k ceux qui n'en ont pas, parce que Cf jour est saint, parce qu'il
est la fete du Seigneur. " Les levites faisaient garder le silence et disaient n
au peuple : Cessez (de parler) et ne laissez pas se decourager vos coeurs,
parce que ce jour est saint. '"Tout le peuple s'en alla manger et boire; ils en- 12
voyerent une part (des mets) a leurs conipagnons. lls firent une grande re-
jouissance, parce qu'ils avaient entendu les paroles (de la Loi) et qu'ils
avaient compris ce qu'on leur avait lu. '''Le lendemain, les princes des peres n
de tout le peuple, les pretres et les levites se reunirent aupres de 'Ezra, le
secretaire, afin qu'il leur expliquM toutes les paroles de la Loi. "Ils trouve- u
rent ecrit, dans la Loi, que le Seigneur avait ordonne par riiitermMiaire de
Moise que les enfants d'lsrael denieurassent dans des tabernacles en la fete
du septieme mois, ''qu'on fit entendre (cette) parole et qu'on fit circuler (ce) is
71', rUOlSIK.MI': MVIIK l»K K/,l<\, Wlll, Hi-ls .\l.\, 1-2. [74
fiM" •■ ntr/.A = vh. •• >'.ti/. • tnh'ri\h- ■■ txA = "'/.crt/jft • «»t.xA = n+A:'-
•l- . <»'feX-A • ll^.-l- = <»'kXA ! •t^C.Tl •• «»*I.'.KA : ^A ■• «IsJ^.A : AMl./. > '/»XA> •
11. ntu/u i xMi.'r. "• ' <«<i»<«.<- > «i»'»i'n ' tnhTK-h- ■■ <»'mk. = ""'am- -■ vr-A"»"»- » «»•
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A"""- : .Ivlin : t»>'AM' : ?»A : hitn. : ?,'/'1in : /•7.*»«». ' «»'/JK. ' UhM' ' '«>A
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A^. : >'B : «»Ay. : r»A'J. : {\ht\A-h.f\ ■ ht\h ■ y.hll ' h^i.C : «»in<. « 110.? :
"f -ViVMr/- : i/'A"<"»- '•■ *«»h'Hin- : A-a"- : .txl •■ h''m.htt'l\.i: - hil' - 9.'tt,h^' -
h'r'\'y,"'i.^' •■ dAl" : ht\\\ '■ y.-^^.-v ■■ «>jiK- : nuA : rtn-^ • «wxp^A .• «j^//» : f\
f"i^' •■ 6M' •■ titfyh' •••
XI.X, 1 *«i^««» ! •/•rt-O- •' AX*A«w"/' ! tO'h'l'- ■ aH:"l •■ '/-.'J-nh- .• ^.«fe* ! >ifl/'.h.A : fl»
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l(i. unxA-t- '] (i"ift ! "'•xft-"r- ' H — >,'/,1ifi-»:ir<i"- ■] >,vl'X.ii"<"'- ' 15 — «>wn-r i >,a».<;-/:w"oi». i
li — '^oa. ' l{ — (iKn-n-i-'/. '] (nin-ni- 1 1? - w+>t '"■/.<•. '] "r'/'i'>t = "■/.»'. > A, ir/f: i 15 1 <nn«"
n-^n ' hv+x i] miio"!:'!!! ' 'vu-f, •■ .\, (n7,n^i •■ W I7. vi"-/»- . ,p..i:.|. i >,ni!>t.A '] .p..i!.|. ■ 7,n/->,
fii ' ■t\-nroo. 1 B — iiiA.e. I <DA>;. ' A>,n<!.>,.A '] <i 15 .f.>,i- ' >,"K ■ J5 — "'•!.»' ■ 1* — )^ft"<"" ']
(otr-A»»"- ■ 1$. - 18. wv/iiil- '] >,-Vllil- ' 15 x-lM.-i- :] X-ll<li ■ A — >x9"-l'y,'"l. > A — y.:'./.
^ '] II rtA-1- ■ H tVlti ■ H («>,<»» :] >,<1" : ii (nd>,. l] o H.
\IX, 1. -l-nO" ' H — AX-A<'"-1- l> — (ny«j"- 1 A — I»"». I H. — 2. m^ao. , fli-;-;»'/f. i] (n(-,-j
•||>,. I tD^ao. I A.
mot dans loutes leurs provinces et clans .lerusalem, en disant : Partez vers les
montagnes et apportez des branches de myrte, des branches de palmier, des
branclies d'olivicr, des branclies dc cyprcs et des branches d'arbres touffus,
ifi pour (en) faire des tabernacles, commc il est ecrit. "'Les gens partirent aux
champs, apportcrent (des branches) et firent tous des tabernaclcs sur leurs
terrasses, dans leurs cours, sur le parvis du temple du Seigneur, sur la place
17 de la porte de Teau et sur la place de la porte de Efrem. '^Tous les gens qui
etaient revenus du (pays) oii ils avaicnt ete captifs firent des tabernacles et
demeurerent dans des tabernacles, parce que les enfants d'Israel n'avait'nt pas
fait ainsi depuis les jours deYose'e, lils de Nawe. petit-fds d'Isracl, jusqu"a
18 ce jour-la; ils firent tous une grande rejuuissance. "On leur lut la Loi du
Seigneur qui avait ete retrouvee, depuis le premier jour jusqu'au dernier; ils
firent fete pendant septjours; le huitieme jour ils sortirent (des tabernacles).
XIX, 1 XIX, ' Le neuvieme (jour) du decroissement (de la lune) de ce m^me mois,
2 les enfaiits dlsrael se reunirent, jeiinercnt et se revetirent du cilice. ■'Les
enfants dlsrael se separerent dc toute nation etrangcre. Ils se tinrent de-
bout et ils supplierent (le Seigneur) ti cause de leurs lautes et a cause des
[75] TIIOISIEME (LiVRE) DE "EZRA, XIX, .^9. 715
(DJ^a»- : fli'/;j>\'. : nih^ii' •■ i/Jpo'»- : (ottM-l' •■ :'>m.h'l- • Ml'J.M/'o»- « *fl»*
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flior:h}p : Ahi\\.h'(\,h.i: ■• M»"Ah'/ : ji-r^/Ai»" : a^/A^ :: fl»nc:vi- = ft«" : ft.nwi
•/:i;- : (Dh6'tty.9* ■■ nWA- : n/.lTl' : mhttih^' ■■•■ *fl»J?.n. : 6l\/.- •■ h'}'/" ■• fl>-?i'|: ••
n.lx'i:^'h : ?i"?ii.h'n,/i.(: = hvt •■ inch : rt"?? : A^ny-I- : flJW-A- : :'',e.A"'} : fl)?"
.^/.i : fl>if-A" : nahti-b:^' •■■ (oh^i'!' ■• ;iv/»p. : t^A» : Wf\ •• flJAh : ^.rt";S^ : W-A- ■•
«»A?ilT/" : rt'^,e. « * h'»'^ : hl\\.h'tt,i^.c ■■ h^i-t ■■ H'V..e.li ' tih'tti:'/9" ■■ athaf
Ww- ■■ ?!?"> : ir.e.v. : }nf\^9*'i •■ flirt«D.e,yi : ft'/*» : h-ttC'/9" •■ * fli/.h'nh : AO =
^^hao-i : n*.^"^^ : fll-^he.Jih : h.^V : X\tn> : '/J/n : 9".^.'/. •• hV5l?''> •• flJh.m.
9*1 ■■ aihTd.?*'i ■■ (D<LC.n.9*'i ■■ fliAi.,en-rt.?''> : flJlClrt.JP'* •• A-l-- : fliAHCh. «
fllK+JJ^h : .*Ah : hh'"' ■■ J\.e."* : hi'\' •■• fllC^.h : rTlTT»*"»- : Ahn^CV ' ^n
3. fli^on- : ... A>.";il.Ml/l..r. :] O A. — '1. ao-^C/iao- ■■ H — AA.'l"i:.J'V :] A.'l'(n-.fV = A — +.S
°?.FA : B — l\i-r'S'ei : A ?.<! ■■(I.f ' B — (l'Vll.,e. : H — .*A : B. — 5: a>f.l\,6i9><t«- :] " AA.'P'e
.fV 1 B — <{-i\b : A fl''^^''?..PA : A, fli+.S''V.f A : B — «JilOiJ^ ' AB — fDdOi- ■■ B — mhbn.v.9' '
B — HiM^ •■ B. — (5. a>,e.n. ■. dii^ :] <D.f,iuA- ■ A — n-lv ■■ «"V.eY- :] ^''V.ft : B — a>9"KC
>. : B — fl>hV-|- :] hVt : H — //l.f. : .\H — ll^-A- :] »^A- : H — rt"V.f. =] b-^y^ ' B. — 7. HV<:
J&f 0 :i<J.f.f = B — lOhOfH^h^O- : H — >,y"V : '/".e.-<: :] >.y".e-<'. = H. — S. fl><:ri-nt' : B — 5»">.<n.-V :
B — fl>/->lf.e.ti : A — >|.SV ! B — flHl.T}PV : A — flJ>.'P'i{.}»'V : fl»<{„r.ll.}PV :] O A — fl^uf-IKWjPV :
B — flJO-^;;"»! : A — ^Atl ■■ B. — 9. TVC»* : H.
peclies dc leurs percs. 'Toiis se tenaient debout, chacun a leur place; on leur
lut la Loi de leur Dicu; ils supplierent le Scigneur et adorerent lour Dieu.
* AupresdeTcscalicr des levites se tinrent dcliout YostVe, les enfantsde (^)adam-
yal ct Saramyai lils de 'Ar^bya; ils cricrent vers le Seig-neur, lenr Dieu, a
hautc voix. ' Yose"e et QadAmyal leur dirent : Levez-vous ; b^nissez le Seigneur,
notre Dieu, dc siecle en siecle ; benissez le nom de sa gloire ct exaltez-le en
toute benediction et glorilication. " 'Ezra dit : Toi scul, tu esle Seigneur; toi-
mcnie, tu as fait ie ciel dcs cicux ct toutes ses forces; (tu as fait) laterre aussi
et toutcequ'il y a cn elle; toi-mcme, tu fais vivrc toute Anie; tous les anges du
ciel tadorcnt. 'Cest toi lc Seigneur; c'est toi qui as choisi 'AbrehAm, Tas fait
sortir de la terre dcs Kaladewon et l'as appcle dc son nom Abreham. *Tu as
trouve son coeur fidele devant toi; tu as fait un pacte (avec lui), (t'engageant)
a lui donner la terre des Kananewon, des Ketewon, des 'Amorewon, des Fcr-
zewon, des 'lyrtbousewon et des Gergesewon, a lui ainsi qu'a sa descendance;
tu as tenu ta parole, parce que tu es juste. "Tu as vu les soufTrances de nos
peres dans le pays de Gebets et tu as entendu leurs clameurs dans la raer de
71« HtolSlKMI IIMii; l>l'. K/UA, \IX, 10-17. [7»]
10 ./i./'. • "Itm ■■ tnfy"'lfth lOCui: : JlilAi/. I KVA'/.. '.: "«»7(l(:Jl : -l'hV"/. > «»«"
•n.h.<. ■• >i/»''" ! ^^«"(:>iir«i"- •• \u»> •• imw. ■■ f\/tti.i}'tn- -. muuih > Aii •• /i«» •
,1 ?»AJi • V-r ! mrxMi ' il-l: ■ fth-V ■■■ af,d.'t' •■ d.li/. ■■ ri4vf.'"/.i;'«"»- ' «»:^A^- : Ki
■I' > "VMlA ■■ «l/liC ■■ iH'M- • V-t\t\ •■■ (i»A>iA>. *'..•;>}"«"• : h/"/ii'r»itf«>- i fl»-ft
ij •/• . +A^. • »i«» 1 h'iVi •■ m-M' ■■ '"ly. •■ •ni/-l " ' (/»«»/i..7i»itf»- : tt^iTF. : J^.w.
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c>«nt .] >,j»"."l.(:i- . 15 — .e.-HiK ■] .e.fih. .15 (B>,-v/-n .] fl>>,v/- ■ 15 — •/-•v.e.f ■ «"«v^v . 15 — h.:i
j^yVao- 1 15.
iii 'j'^retra. '" Tu as lail iles miracles et des prodigessurGebets, sur Pare^on, sur
tous ses liommes ot sur lc peuple de son pays, parce que tu as su quils s'6-
taient eleves contre (les enfants d'Israel). Tu as fait pour toi un nom (fameux)
II jusqu'aujourd'liui ct jusqu'i ce jour. " Tu as divise la mer devant eux, et ils
ont passe au milieu de la mer sur le sec. Ouant a ceux qui les poursuivaiont, tu
i> les as ongloutis dans rahime, comme uiie pierre dans beaucoup d'eau. '"Tu
les as guiiles par la colonne de nuee pcndant le jour et par la colonne de feu
pendant la nuit, alin de les eclairer et de leur laire voir le chemin dans lequel
i:! ils iraien*. "Tu es descendu sur la montagne de Sini\; tu t'es entretenu avec
eux (du haut) du ciel; tu leur as donne le droit de ta justice, une loi droite, des
1', commandemcnts et de bonnos roglos. "Tu leur as fait voir ton sabbat saint;
tu leur as ordoune, par rintermediaire de Moise, ton serviteur, les commande-
1.-, ments, la loi et les rogles. '^Tu leuf as donne le pain du ciol comme nourri-
ture; lu as fait aussi sortir Teau du roclior, Iors({u'iIs ont ou soif; tu leur as
dit dentrer pour heriter de la terre sur laquelle tu avais 6tendu ta main, (leur
[f, promettant) de la leur donner. '"Mais ils raidirent leur cou et ils n'(5cout^rent
i: pas ta parole. "Ils ue se tournt^Tont pas vors toi ot no liront pas atteutiou A
IS
[77] TUOISlIi.Ml': (LIVRK) UE E/.RA, XIX, 18-24. 717
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hiarao.l : ^,>4.'J :: Unhltth^tt '■ >?/"'/• : fl»hr1iHn : ai\\i.M^aO' : fllflJ^Crt- : 9" ^^
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ii^nf. '■ mhnhi^an' : «/'.e../. : }^'ii' •■ -in.A"»»- : fihiVP.iroo' : mm^.iiV ••• *m-t"? ^a
4"nia»' : A?iA : .c.vfl<- : a}'t\'i' ■■ ry:/. ■• hvn : fl»h"/n^htfo- : fli.ft'i- ! hy.v.
IS. 7-n<C ! I{ llftllj" : 1! >.<>"■"/•;.• 0 Xrt ! >i<>'>--V-|: : H — hm-HM •■ P. — >il'""J-|l» : A
— >.y"*0^tl :] >.5»"«m I H. — 19. <ro'VA^»->. : 15 «■•^-iJiao. : IJ — <DA.rt.-|V. :] iofi.i\-l't, •■ A, /WA.
ti : H — tt09"X. > A — h-il^/liVi I A — <o>,r.'VP.»'<'"- : B. — 2(). <n>-v^ftji i H — .c/n-nooo- : H
— mfDO-nVao- I f2")] IBD-ni'»''' : H — l\Kr'ha«- :] >.<n> : ^9"(h : H. — 21. fV : "$ao-]- : A.rt,e,)i<n>' :
B. — 22. mhnH6)l : H. — 23- flim<'.nT :] in/,t\f < H. — 24. rtWr ■■ A. »!¥>.■> : H — Hll«n> :]
Yl<nJ I H — >i.e„l/"on- : B — .e./.H.V.yoo- :] .ei^nc.iPao. i I{ — lioi. :] mioo i B.
toi; ils ne sc souviiireiit pas de riionneur que tu leur avais fait ; ils raidirent
leur cou; ils instituerent sur eux des cliefs, afin de retourner au pays de Gc-
bets, a leur servitude. Mais toi, Seigncur niiscricordicux et eleiuent, lent a la
colere et plein de inisericorde, tu ne les as pas abandonnes. '*En outre ils
iirentpour eux un vcau en fonte et ils dirent : Voici nos dieux qui nous oiit
fait sortir de Gebets; ils t"irritcrent extremement. '''Mais toi, parce que ta nii- i''
sericorde (est) grande, tu ne les as pas repudies dans le desert ; pendant ic
jour tu ne leur as pas retire la colonne de nuee par laquelle tu les guidais ;
pendant la nuit tu les as eclaires avcc la colonne de feu et tu leur as fait voir
le cliemin dans lequel ils allaient. -"Tu leur as donne Tesprit beni, afin dc -"
les rendre savants. Tu ne les as pas prives de la manne, (la refusant) a leur
bouche, et tu leur as donne d'e Teau pour leur soif. ^' Tu les as nourris pendant -^
quarante ans dans le dcsert et tu ne les as prives (de rien); leurs vetements nc
sont pas devenus vieux et leurs pieds %ie se sont pas ecorches. "Tu leur '--
as livre les rois et les peuples; tu leur as partage (leurs pays), et ils ont herite
de la terre de Sewon et de la terre de 'Og, roi de Basan. -^Tu as rendu nom- -'
breux leurs enfants, comme les etoiles du ciel; tu les as fait entrer dans la
terre que tu avais promise a leurs peres, et ils en ont herite. -' Tu as ecrase ceux -'*
l.s
718 TUOISIKMK (MVKIv; UK F.ZMA, XiX, 25-29. 178]
fl»- » i\^ff:"'i.ii'o»- .: uiv/"h. > Adjv. ' oi\y.i- ■■ '"«v.rt- > h-ny-i' > «'/'A-?! >
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— «n-Mi+r- > r. <i»"/6x.c > J{ ii>ii'Cii>. = 1! - •i-r'-i :] () .\ iijK^-ntA >] (iii-^ > J{ «»011
/h- > «n/tio- ■] ior>n.v > ti."io- > 15 — (i/.»!'^ > ";ii..c. > 11. -!»i. (i("iA«i.ti > H — vi»'»}'' I H — fo-ri
H-;l >] •riH-:i'V 1 A — a>diK4.R > A — 1"/"0^\i • \i. — 27. .('.0'1'.f.}"<i». > li — (nriorii' > H — «>'.(•.;'/
>.(• > H <D>,jt^;i-v»io'" > H — 'hr^h.e: > >.A >] >.!/">irt > A y.l^t-f.yao. , \i. — 28. hh/.i- ■■ H
— (l''[».e.'"tli >] '>.e.'"iii > H — a>:ig.1oo. , \i — «onr- >] riflj.fit ■ B — wn.i.fi^ao. > B — i"/<. > H
— aj>,.t^;iv»'o>»- ' H — ^ (i-rni;i > B. — 20. ffl-ftt > ,i,"/vi >] iri > ,i>"/»i > B — (iiirii: >] «DHr»* > B
— P/hP : B — nJ«'»/i.rn.»i 1 B — a»"(A(n.)i > B — at-iiw.^ii • H
qui tlemouraiont dans la terre de Kaiii\';\n i'l tii ;ts livre dans leurs inaiiis les
rois et les peuples de ces pays, afin quils les assujettissent devant eux, comnie
25 il leur plairait. -'Ils ont pris de grandes villes; ils ont herittj de maisons qui
etaient rempliesde toutes(sortes de)benedictIons : puits (bien) creuses, vignes,
oliviers et toutes (especes) de legumes a manger; ils ont mange et ils se sont
■26 rassasitis et engraisses; ils ont joui de tes grandes benedictions. -'''(Mais)ils se
sont rtjvoltes contre toi; ils t'ont abandonnc; ils ont rejete ta Loi et l'ont mise
dcrriere lcur dos ; ils out tue tes proplielcs, qui lcs reprimandaient et leur prtj-
•j: chaient dc rctourner a toi; ils t'ont irrite extremement. '-'Tu les as livres dans
la main de ceux i[ui les maltraitaient et les faisaient soufFrir; lors(|u'ils furent
persecutes, ils ont crie vers toi, et toi-mtjmc tu les as ecoutes (du hautl du ciel ;
avec ta grande misericorde tu leur as donn(3 le salut et tu les as sauves dc la
•j8 main de ceux qui les maltrailaient. -'Lorsqu'ils se furent repostjs, ils (ne) se
sont (pas) tourntjs (vers toi, mais) ils*ont fait Ic mal devant toi; tu les as aban-
donnes dans la main de leurs enncmis, (qui) les ont maltraites ; de nouveau
ils ont crie A'ers toi; tu les as (icoutes (du haut) du ciel et tu les as sauves
•2".j avec ta orande misericorde. "' Tu les as exhorti3s de se convertir ft ta Loi, (inais)
ils ue t'ont pas ecoute ; ils ont peche contrc lcs commandemeiits ct contrc lo
M
[79] TROISIEME ([,lVRE,i DE EZRA, XIX, 30-35. 719
^.l-OTprn- •■ oa-ti-i' ■ Alh = (oK.{i9^0'\\ • oiKnfr •■ fll-JiH-wh ■■ tDnvf-Jih •• »nn
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V-d : fll:^jPA : flJJ)n.i?. : fln^.i»" : lie'}*'^ : h.^JS" : (OriX^L^ ■ hS.\\'"i • 'i^rll :
n'>.e.''y.h : W-A- : »l'l: ! rTli''??"^ : ?i'}'/" : ^lhniV : fllA>1/* 'VV : fl»A'W.AhJTl:V :
fl»AJlU'.''/:> : fl»AVn.JP'/:V : fl»Ahn'/JJ : fl»Alrf-A- : rliThnV : Ihrhfm : «D«p,iAj/'oo. :
AV?/"'/- : hfrC : htlh : P"/' : fl»hAh : M'/: : *A'l- != fl»h'>'/' : «.t* : nWA- : «
Ilh9"«?ih ! f\dM •■ htxan ! C'|.-|> : n-nilh ■•■ JiW/. : flli7/"'1V5'. : fl»«n/\?,h.|:V 31
Ji : fl»»ll)V'/:». : aihttHl^^. : Ai.7'n<. : /1i7h : fl»^..eji"i»"h. : 'ThhHHh : (0^""/^ :
tihti^idi] •■ '\i>A.iro»- :: flj?itf»-7'i.'5'. ! hA ! fl»i;'nh«o' : n»»'}«i/".>h ! flin-mi «
:!• : •>.<.'ll"h ! 'r.f."<: : C>.n : {l-tttlx-l- •■ flJI/nho»" : ^R-^lirof : fl)h.'/-«|>'Jf. : A
30
30. ••,a»:H- :] o B — •iiH-;> :] n-riii'^ i B — no»'/<Lnri :] «n> V(:.nti : B — wh.yKr'o-i\ : 1> — m
>i"/n>ilioi>- :] a flJ-nt : hS. : flir««>- : B. — 31. r^lti^ll :] "/UAJl : B — 32. hl^-AVl^n : B — ID
Oa..e. : ;i.eA : B — flJ"?*.?" :] O A — llf^^-n :] <ni'"y'1>-rl : B — ai9'','hif- :] ny.TKCI: : B — h.
fitfi :] ;B1i-'V > AB — A-Srti : B — «;tin-/-> :] « nv : B — a>A>7i^-t> : B — a>Mt-l\f'ao- : B sn-
C :] hCC. : A, ni»-r. : B. — 34. alon^rViV)»». : B — (n>,n'i;> : B — <1i711 :] <t;)'.P.n : m,1,ni : B —
mK.vKr'0- 1 B — rony-ftri > B. — 35. fl>n-rni;i :] rt»-mi-;i : B — cv.-n : B — n-n/ii-i- :] n'i:<iii- : B.
droit (|iie tu as fait pour les hommcs (et) dans lequel ils (doivent) vivrc; ils
ont tourne leur dos et ils se sont revoltes contre toi ; ils ont raidi leur cou et
ils t'ont rcfuse (obeissance). ^"Tu les as supportes pendant de nombreuses
annees et tu les as exhortes par ton esprit, par rintermediaire de tes pro-
phetes; ils n'ont pas fait attention k toi et tu les as livrcs aux peuples de la
terre. ■" Mais toi-meme avec ta grande misericorde, tu n'as (rien) fait contre si
cux pour les aneantir, parce que tu es puissant, misericordieux et clement.
'- Maintcnant aussi, notre Dicu, fort, puissant, grand et auguste, (toi) qui gai-dcs 32
(fideleinent) tonpacte et ta misericorde, qu'eUes ue soientpas petitesdevanttoi
toutes ces souifrances qui nous ont atteints, (nous,) nos rois, nos princes, nos
pretres, nos prophetes, nos peres et tout notre peuple, depuis les jours des
rois de 'Asour jusqu'aujourd'hui et jusqu'a ce jour! " Tu (as ete) juste dans ^3
tout ce que tu as fait venir contre nous, parce (jue ton oeuvre est droite. " Mais 3'.
nous, nos rois, nos princes, nos pretres et nos peres n'ont pas accompli
ta Loi ot n'ont pas fait attention a tcs commandements et au temoignage
quc tu leur as fait entcndre. ' ' Quant a ceux a qui tu as donnej dans ton 35
royaume, avec la grandeur de ta hontc, unc terre vaste et grasse, (l)icii ipu^) tu
7-'() TliKlSIKMI'. (I.IVIUv l)K K/UA, XIX, .tti-.iK - X\, I i;{. HO
ti > ti»h.i'f*i>y.nv •' >i'/"Mn' = '/""/iir.'"'»- •'•• ' vi>- ! -i-vw ■' v-'}" « i»'ry:i:\ ■• h
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' " A."7A.>I : «»"7A-ft : ti»il./..ll" : ll»>,"7./.'/"'|- : «"^..II.^^.Jl' : «»>'r>y'> : fl»'/.}l/;A :
" " «»l|/.»l : «•"'/.AA'/" : WhWy : Wl.yTT > UKUy > fl»IIAAjP : fllrtA'/',? : h
••> A- : »IUV'> :• fl»A.'l"/.'.e'». : \'-f\f\ : fl»A>'. : >.»l'>.f : fl»ir>V- : llh'J"y.'l:'U > hfiP >
iM, 11 <u./.>j«rh.A : «»h:'"/.'i»v. : f\tviy > «»,/.';..*• : fl»'i''>?i : ut/..Ay •■ fl»#/.V'> : fl»
IJ II "7.A/. : fl»<{.|l-n : fl»W.A»IJl' : t/»ir.' : a)htU.-l\y : fl»rtir>y : UKluy..'r : fl»AIU
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XX, 1. iiJ>,A- i] a>f\ot\ 1 li ■/,i,'j"y .] '/,ii"7..t' . 15, o \ — Ji-l.cft;*- >] hCiuc.tt:}- . A, o H —
/h»iAjp •] oB^Ay > H — «»n>i'1'.». . IJ. 2. <o>,r..)' .] m/sy . >,a.»' . H — m",m:y . H — mM'/"
y .] fl»A.P. . M'/"y I H. — .!. <n<.n.,i.(: .] m^.p,!.'.;" . H — mh"'ICy .] <»A.i'. . ,li(:>! . H — m"7.A
^l.f . H. 'i. (0,h<iin . (Ort."7A.1l ■] (OA,P. 1 M'/. ' H — (D"7A"n .] (0"7A- . H. — .'>. mh"'l.i- • 'I"
1- ! .\, mh"'U'J"t ' J> 'o>,ri..e.-.i' . H. — C. (Dyv.cA ■ .V. (o-T./fA ■ H — (»;.i',-/;A .] (ixnvr'/ .
H — miio> ' A, (D(u:"ii H. 7. («"^n^w" ■• r. (o",(i.t' ! 1! m'r'yr.'j"'/" ' H. — H. (on^^'/".!' >]
(»n°7..e ' H. — (I. (»A'("(.'.i"V/. .] (»A.'("(.'.i' V ! >,<>"•■'/•;: ! H f-nn :] (ovnn . H (Bn"/f. >] (»a.p. .
(iv.f. ! H — Mn ' \i m'i-y,'/"h.A .] (»'>.e.'"/..K . H. lo. (»>,;','/;i».'/. .] mh^ifU' . H — n(r'/.f .
i: — (»>„(..';.f i H mi„/\y > (»jiV'V .] o H. — 11. o H. — 12. inii:' .] o A — mh»M\.y > H
— (onir/..f ! H. — i:>. m,u.y,.'/" > w — m/sn.',:/- !] (o,p..i:.|. . •nv.f"/. . H.
(la) leur aies donriL-e, ils ne toot pas serviet ils ne se sont pas detournes dc la
3ij malice de leurs oeuvres. ^'' Noici (jiic nous somnies asservis aujourd'liui et
que la terre que tu as donnee a nos peres, aliii quils mangeassent ses fruits,
:iT ''estlivree aux rois (jue tu as envoyes contrc nous par suitc de nos pccli(''s;
ils sont les maitres de nous-m(3mes et de nos bcstiiwix, comme ils vculcnt;
:t8 ils nous ibnt soufTrir grandeinent. '* A cause de tout cela nous avons an'criiii
uotrc foi et nous avons transcrit (le pacte sacre); ont sigiu' nos princes, nos
levites et nos pretres.
XX. I XX, ' Voici ceux qui onl sigmj : NahamyA, le hatersctd, lils de Hal<f\lyA, Sa-
■i, 3, '» doqvfi, -'Arya, 'Az;\rya, Aramya, "FAsilior, 'Am;\ryA, MilkvA, ■'llalous. Sim;\-
5,6,7 lck, Malos, 'Kiram, 'AmirAmot, 'Ibidouya, '''DanyAl, Gii-netel, Barak, 'Misa-
8, '.I lam, ■Abya, Miyamciii, "Nozya, BalcsyA, Salamva; cc sont les prctres. "( Voici)
les levites : Yoses, fils de 'AzanyA, BAnyou, (|ui (!"tail dcs enranls dc '.\diU)o,
"i- II Qadam"(^'l '" ct scs freres, SabAnya, IIii(Ioiiyi\, Qantsa, F(jl3'a, llani\ii, ".Mi-
li, i:i li\'e, H(''lioiili, llas,iky;i, '■■' Ziikro. AzAri^byi'!, Sabi\nyi\, "li(''d('m d l.cli("'nc-
<<» f •«T. MIOHAH
-''1-L6Q6
[81] TROISIKME (MVRE) DR EZRA, XX, 14-29. 721
V :: * fl)OTA?ih'l' : A-M-fl : 4-<ihil ■■ (n^.,h-1- ■ TY\-{\ •■ ffltAlT' : fflfr-fijP : (O^Ui. : 14
*rDn-3iJ? : (OP^t : flHl,.S. : fflh.^iT.e : (0{\.'t^. : fll/b^ij : «^«1.1^ : fl)flinl4',e : 1> 16 17
mhWC. : flJhr/lS-jP : fl»h.A.9" : flJn.rt, : fll^Kf.V : fllhV-f-'l' : flJTQ.A : flJJl;» is, 19. 20
n.rt : flJ''^*^^-?" : flJ^^-JlC : ' flJ"V.rt.H.n.A : flJrt^-^» : flJ«i.AT,e : flJr/iV'> : flJhVJjP := ^l, 22
*flJirrt.A : flJWlVJ : flJ/'rt.;i- : f/J^rt;i-A'7i.ft : flJ«i.,e..e. : flJrt.n.«ft/-. : flJWlJ^ : flJO 23,24,25
V*^ • (Ohtlf.y : *flJ^UjP : flJrli.Jl'> : flJ^VJ : flJr/l"7.A.h. : flJr/i.^9" : flJnhV :: 2«, 27
*(DhA'/, •■ '\'CA' • rTKIin : J|UV'|- : flJA,*P'/JjP'J : flJ^/XflJ"!- : flJ^/ni/?"/?.-? : flJrt-nh : 28
«,";i->.J»" : ?iA : '/\i.AriV : hr.lil/n : '/'.e.C : l/,e.nflJ-?i : flJ-ft'/- : rTiT = JilH.h-n
r/l./: : (OKitX-^OO'^ •■ flJ.e.**»»'}'. : flJ?l<PA.S.I/'o»">. :: flJW-A* : nirt.-n : l/jP>t9"C : 2J
flJH,eft'f'}^'JO- : h'>V,\rav- : Onjt^.-f-tf»" : '\-/.-'}ao- s fll-Z-^Vr/iA- : fljPh- : XxA"! • h
»D : JP.,h<. : n*7i7 : 'h'n\\.h'i\,h.C • H/flJ-lHl : fl>-rt'/' : ?i^l)- : A<n»-rt. : /•n/. : h
14. m<ml\-h\i-\- 0 oi>A>itl/- : B ~ 4.Ah(\ :] o"»(l,li. : B — OJA/Jl^ : r'>>-(l :] mi.M ■■ mf»h(l :
A,' vw : fl>'/"";-(i : B — loMr' : B — fln(v*.e > B — fl»(i.i :] je*4' : B. — 15. fl>n->..e :] n'/..e :
A, n.k.e : B — <n.).s :] ;»•; : A — fl>n.'J. ! B. — IG. fl>n:i,e. :] fl>n->.e : B — fl>h,^,'i' : B. — 17.
fl>hfl>-.^- :] SC : B — mm-i: :] O B. — 18. h/h''...? :] O B — fl»,.A.ir» :] fl^h.'»?" : B. — 19. fll
yt&V I fl»>«¥*^- >] fl»i^<f.T-|"I" : B — fl>vn.A :] mw,. : B. — 20. fl>n;>n>A :] mttp£„l\ ! B. — m«%(t-
«»5»" . B — fl>h.Hf. : B. — 21. fl)"in,H.A.A : B — m(\K'\- : B. — 22. fl»<CAT.f : B fl>^ • '/ ]
fl>/h'?'V.f : A, O B — m>,VTr.f :] O B. — 2!^ a>(rA,A : fl>/hS'V :] o B. — 24. fl>,f.;?.B : B — fl)<tn..4>
/!. 1 B. — 25. fl>/l>0 :] fll/h^Vi* : B — rDhO.('..f : B. — 26. fl>hUy :] fl>/h.e..P ! B — fl».S"V :] 0 B. —
27. (o,h'^rt.A ! B — mttw :] 0 B. — 2.S m'hf,m-^ :] ■VBfl».'*. : A, m"ibm-^- -. B — «^rt-nh : "i' .»•'/.
*/'" : ] rtnS : T-fcVo» : H — >,A : t/.A<l). : >,in','>,1in : V HX :] (Olf-A. : n(l>, : tt.i^.C. : B — W
^VA^OO- : A. — 2it. 0>H.efl.|.XVO. : h-.VP.iroo- ■. on.e.-t^o». :] nXl.e.llA : ^'"flA : n.>lo». : B — ;li.l
o». I A, ■\-i.'lV : B — 1.oi>/hA' : AB, Dill., Lex. neth., l. :>1(5. — fl>n>,. ;] mn- : B.
nou. "*(Voici) les princes du peuple : Farios, Faliat-Moab, "Elam, Zou- 14
touya, Bene, ''Bouniya, Gada, Bedou, "'''EdAnyA, Bahay, 'Edan, ' ' 'Ated, i">, i«, 17
Hezeqya, '.\zour, '" 'Ahadouya, 'Elem, Besi, ""Aref, 'Anatot, Nobel, -"Ba- is, 19.20
gabesa, MisAhnim, Ezar, -'Mesezebel, Sadoq, -'Falatya, ilanan, 'Ananyji, 21,22
-''Hose'e, Hanan, "OsetA, ""^ 'AsatAlo"es, FAday, SelieqirA, -'Haso, BonAmA, 2^. 24,25
'AsyeyA, -'' 'AhyA, Henen, AnAn, -'Hameleke, HerAm et Ba'onA. -*Les gens ^c, 27, 2s
aussi qui restaient : les pretres, les levites, les portiers, les chantres et les
hommes de ndtdnlm qui s'etaient separes des peuples de la terre entrerent
dans la Loi du Seigneur, ainsi que leurs femmes, leurs enfants et leurs filles.
-''Tout sage et (tout) savant, ainsi que les grands qui encourageaient leurs 2'j
freres s'obligerent par des maledictions, jurercnt entre cux et rentrerent
dans ralliance (sainte, s'engageant) a marcher dans la Loi du Seigneur qui
a ete donnee par Tintermediaire de Mouse, serviteur du Seigneur, a (la) gar-
der et a accomplir tous ses comraandements et (toutes) ses prescriptions.
F. 5. 47
1T2 THOISII.MI'. I.IVMKi 01-; K/.RA, \X, ,K) V.. [82
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M"i'fit\ h'rA-^,.v •• Ah<ii»in > riJi.c » «»»)«" • ;..'.7i/'rftn ' h^rA^/.irtf»- ••
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J3 AA • 'i»"']- : M^HW. > n./- : hr^^Vl : A'V'rm'|- : in'.n'UhO- : ')'y:'"/.U- : «'A
'">M*M- : \IM' : (»A'l--(:ilV : 1/A'i'. : ("Art')/!;/"». : roAhft/l.C-». ! wAnOA-l-
>. : Ut/\^V:fl1''/, : «»Al/nn^.V : :''(n.h1"l : /lll : Hl-- = yM-tlCV- : /ih{\/..h./\ : «»
3'. A"H1/. : n./- : ^'^"A»lV :• <l»'/(J|ltl»-V : \IVhl: : hrWl : Mt/\ : '/"•CnV : ^fJtf»- :
>li;V'l->. : ("A,'/"/.'.!"». : rM.h-llll^. : ll.f J4<l»-(: : AU.'/- : h'rf\)\'l : Ut/{hi\}fl' : hiVll
> : AA : "/«»•/• : l/yV.»'. •«|. : A'y"/"'/*(i : >i''/ll.h'n//..(: : hr^^Yfl ■■ (Ih^» : X//..«i"- ■•
.50. A>t.'>ilril I ■ll,ii.<:>. : r». il. in.lnin > 15 — .P.«"'»>.. ' ."•ft-r = <1i'V ■] <> H, delendum est.'
— ,)'<n'X->,. . AV'7.l*- 0 .»"V"r<". ' A/-;.IC<"»' ' IJ — <».t'>.><i>. ■] lll'>.1<". ■ U Wft"Oi>- 1 l{ — flrt
M- • 15 — <mi«" 1 VrtV-lll- :] ii>ftV-ll1- ■ A — n'V«'>1- : "i.f.Vl- ■ "Ml"/.1- :] <nn"<«"1- : •>.l'.-7l- ■ "/-11
"/.•>• ■ .\, no-nd : 'Vtfol- 1 B 'i.vj :] " 15 — ti-A- ! >.,(•■ ■] ){ti" ■ tif, ■ (!•/: ■ J{. — .'52. .vAftt 1 IJ
>..e„iH 1] o H — Art<1'A :] A.i'..i'.-«ni'"/ ■ — Af^n*: :] A-vn.'. ■ B. — 33. «.«.•■.«■ft ■ 15 ~ ml^anf-po^- 1
IIA<{. : B <nA-K-r:<l'/ : IIA'.: :] <nA'(-r.'rV ■ 15 — <nAftVn;M-V. > \ — <nA>,ftl)f:1'/. : B — ^nAn"!'^^^
V : 15 - <»A-lM'.ft^1V. ■ 15 - wAnn.e.V ■ 15 — ;V/n.>,1^V. ■ B — nil ■ H/: ■] lin/: ■ 15 ~ yft/^ft<:i'. ■] ^ft
■1-O.P : A, filtr'(:f- > B — <DA'7n<'. : n.-/^ :] <nA'7-n<'. : .V. <nAII./- ! 15. — 3'i. <n-;",0(n.V 1 B —
ArtA ■ '/-r:<J/ ■ liliii>' :] '^AA ■ '/••■Cirv : 6(l<n ■ A, A(l<n : B — fl»A.'l'/n-.fV'/. ■ \ — ng,llafi: > Ali — fl>
i\"rnyl- ■ 15 — ii.ev.'i- ! B Ai/"/"'/'"/ ■ J>.
!i) '"'(Nous jurames) de ne pas donner inis filles en mariage aux gens du pays
'1 et de ne pas permettre lc mariage de leurs filies avec nos enfants. •"Quant
aux gens du pays qui vonaient a la Loi, ils faisaient du comnn-rce et s'oc-
cupaient de tout trafic le jour du sabbat. (Nous primes l'engugement) de ne
(rien) leur acheter le jour saint, d'ob.server le sabbat (de la terro) rannee
d'exemption qui (est) la septieme, et de n'exigor (le paiement) dcs dcttcs
'■■- d'aucune main. '"Nous fixames la regle (qui nous obligeait) a domier le tiers
i:i d'un sicle, chaque annee, pour rouvrage du temple de notre Dieu, ^'pour les
pains qui etaient ofTerts devant lui, pour lo sacrifice perp(3tuel, pour rofTrando
perpetuolle, pour les sabbats, pour los n('^omenies, pour les ftjlos, pour les
(jours) saints, pour nos pechcjs qui ont cte expies pour Israelet pour l'ouvrago
'•'' dii temple de notre Dieu. ^'Nous tirAmes an sort lequel (rentre nous apporte-
rail le bois ponr loffrande (parmi) les pretres, les l6vites et le peuple (pii
apportent (le bois) pour le temple de notre Diou et pour les maisous de nos
pi-ros, ciiaquo annc''0, afm de ialhunor h raiilcl du SoigiKnir, notro Diou,
[831 TROISIEME (LIVRE) DE EZRA, XX, 35-39. 723 "
at-M' ■ h^n- ■■■■ tohoD : fi-nh • Ihr'! •' -i^n •• ?ihA ! r?:Ci • m+^J"* : «P^ • r.
WA- •• '1'9":'' •• dOV •■ AA : 'ioD^ ■ hW>\- •■ }x1]\.h'n>h.C « *fflnw-<l ! fl>-A-.«::> : )(i
fflHhJftOi : ahfm •■ XVhl'- : tO-M' ■ hd-1' •■ fflllWv: : ?lAU9">3'. : mao/..h^ :
KnT^.V : hOT : VnK : An./" : h^rAJlV : AhU'.'-|' : ?iA : ^.'1 •+>?• : nn,/' : h'/"A
yi> :: fll+^^X : ftCV.P.J'. : fflVil. : WA' : dO^fii : fllfllj?,^^ : fl)4"n?»V : '.'n?! : 37
Ahi/v-l- : -^n ! n.'/- : 9"x*P'l' : An./' : ?i''hi.^n,h.(: « fli^jft/,.-!- : r.p.-cv : A
A.<P'/>e'} : fllAA.iro«»- : h.*?'P.S'i •■ JP-nh. : "//»V. 'I- : n»f"A- : hVb/A : A"?'nC5r «
*fl)»l> ! hirjjr. : flJAft : hl"'i ' '/"flA : A.*P'fi.e'} > fl>-A'|- : ^/»'/..-[:(). : AA.*?'^ ■ 38
fl»A.*P</;jP^rt : Villl- •■ "//"/. 'h : "/ft/. -l- : An.'/' : ?.'/'AlflV : fl)-ft'/- : «"•-'{f : 'rJf
«P^- : Hn,'/' : h1\\.hn,\\.C :•• *?»ft»» : '^n : ao-^^l-n ■ ^ntn-h- •■ R^fe-f : hhi-h. oJ
A : fl)^.** : A.'/; : «/'^5"% : ftCV.t'. : fl^fl)^."» : fl)4"nh : fl^l/f : l/A" : ^'Pf : *
J^-A-V « fl)hUV-l'>, : fl)?iA : it'.-1'+VP : fl)0Xfl)"il'5: : fl)r/»H9"^^:r : h»" : A.'»'!]?:
1 •■ n.'/" : ?i';"Ahv ••■■
35. Vllft > B — +>!'^. i AB — jr.e-C> :] 5»".e-C : H — tt-h- ;] «ntr-A- : B — +?"'^ : B — bd"/. >
B. — 36. mwnt> : A — «inTV.» : A, >,ri'V"i5L : B — rtn.j- :] n.n.;- : A, An.i- : B — nn.i- :]
ftn.t : A — AJlUY-^ : >iA : .P.1+>B : nn.l' : h-r^^W :] O B. — 37. (n+.S"7. : H — r'C.'fVl. : B — 60
a»-V. > B — wmjRTfi'. : B — m.l"n",v. : 15 — vn : n,l- : y"»'l'1- :] AVJ^-T^ i B — fli>,n<!.|- i A, hlt
i.1- : B — r\e:c.t ' B — fl>AA,o*o»- : A.-Pij.f v :] o A — )\f^i--\- i AB — mihfoo- > B. — 38.
mliV 1 HUVV. :] «DAVlOV i A, mA^lWVlCV. : B — rDA.P. :] O B — IV.VP.fl :] O A — Wftl- :] «D-Vi-J; I
A, i»"nA i «>•>.* •■ B — h/»*^-co. i B — fl)A,'i"i.».evn :] a ([(y.wao' : B — fvci- :] .f-nh- : B — >i
n<!.1- > B — "i/'"^-1- :] >,ft/.-1- : A, o B — fl»-ni- i] mm-M- ■■ B — of^f :] o A. — Hft.1- ■] An.1- i
B. — 39. Vn : «»-in-n :] Vn : 0»--Sf : '/"»1'-1- : A, AonllTll : B — .p-ft>H i B — (DR-tl-P • A.'e :]
fl»A.'P'i;.fvn ■ B — •i'fi"i. ■■ ncvi" : fl><D.f.v ■ m-i-u"! ■ B — id>,a i"] o B — flj>,flfl»"i'V. ■ A, flj-vvfl^-vl-
>. > B — >^-VA.e:*7 : AB.
comme il cst ecrit dans la Loi. ''(Nous primes rengagemeiit) d'ofTrir les -'5
premices du froment de notre terre et les premices des fruits de toute la
productiou de nos arbres, cliaquc annee, pour le temple du Seigneur; ■''''d^oITrir :«
les premiers-nes de nos fils et de nos bestiaux, comme il est ecrit dans la Loi,
et lcs premiers-nes de nos boeuis et de nos troupeaux de brebis, dans le
temple de notre Dieu, aux pretres qui servent dans le temple de notre Dieu;
' ' d'oirrir les premices du ble, des fruits de tous nos arbres, de nos vignes et dc
nos oliviers aux pretres, k Tarche des aumones du temple du Seigneur; (de
donner) la dime de notre terre aux levites, afln que (ceux-ci) ofFrent dans
toutes nos villes la dime de notre travail. '"Le pretre, iils de 'Aron, etait
avec les levites dans la dime des levites; les levites offraient la dime
de la dime au temple de notre Dieu pour Farche des aum6nes du temple du
Seigneur. ■'■'En eifet, pour le tresor les enfants d'Israel et les eufants de Lewi
oITraient les premices du ble, du vin et de riiuile; lil se trouvuient les vases
sacres, ainsi que les prStres, les ministres, les portiers et les chantres, afiii
que nous n'abaudonnions pas le temple de notre Dieu.
37
39
72'» lltnlSll.Ml. i.l\UK UK l./l!A, .\.\l, 1-7. [84]
\M 1 *io>(K- • '/»A>»»l|- < «lilin ' tn-M- • ;».P<«^A.'/' •• rt>?»A • iCi' ■■ «Iriin : 10
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., -n : «"A*". : •l.-S.JP : rOA^. : 5?..A">. :: >»A- : WA"tf«»- : M^/l^ : •f.<{.ft : >»A : ^-Vn
■ <• : h.V<.f\ti.'J" •■ OV •■ tnxaiX : A^tf»- : JWJ'^ :: «»>»A-Jl : M*'/' : n^JJ?}/" : A.
X\l, I, (B-ni- .] o li — ije,- 0 >i.e.- i A — «)>,A I l-ci. > ... h.V<.'\M" ■] " 15 wj-ft'^-»: ■] fflji
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je.fl». 1 .\ - n<<.'<'.e.ti ■ H. — >■ o>"\'hXfl- > /«n'»:i»"oi>- :] «■•'^Mi^- ■ n,bafC.\- > H — loufM- ■] m-n-/- ■
A, nwfil- > l> nn.P.<nA ■] n.v,ini\ ■ A — wnuvV ■ .\ <nA.'i:'(.'.l'"/'/. ■ H — io'{:>-'Ho-fiX ■] " H
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.P.'»;+ ■ nv.t"/" ■ .\ — >.'/".P..|:'^ ■] «n>,'y"Vrt. ■ .P.-l;'!" ■ H mA.P. ■ MMI ■] <n>,ii.-n ■ H — ni»ir:.pfl ■
H — fi'i:'i\p : H — <{.(:n : H. — ."). (n"'/An.p ■] <nAn.p : H — >.')i.p > H — pv.n ■ H •(.-.«'...p ■] •/:.';.
ft..C-.e ' H — /.A""/. ■ H. — (i. <{.<{,A ■] n.<{,fl ! H — .iiV ! foit ■ H. — 7. rn>,A-'/. :] inAA.iroi»- ■ H
— rt.A" ■] rnrt.A- ■ 1> — •"l.(t'\r' ■] >,"7.V ■ mrt-A9" ■ A, >,•"/.'■/ ■ rt-A/" ■ H — P/hjP; B — *..e-.P ■ H
— <PA.P ! H - «■•-Jh.A ! H — hVPA : H.
X\I. 1 XXI, ' Les princes du pcuplc dcnieurerenl dans Jerusaleni; le reste du
peuple tira au sort. afin d'amener un dixienie (de la popula(ioii) k demeurer
dans Jerusalem, la vilie sainte, et les neuf (autres dixiemes a demeurer)
■> dans leurs villes. " Le peuple benit tous les hommes qui, de leur gre, deraeu-
rerent dans Jerusalem. ' Ce furent les princes de leurs peres qui demeu-
rerent dans Jerusalem; dans les villes de YehoudA dcmeur^rent tous (les
eiifants) d'Israel, chacun dans les villages de leur province, ainsi que
les pretres, lcs levites, les (horames de) ndtdniin et les cnfanls des serviteurs
4 de Salomon. * Dans Jerusalem demeurerent(plusieurs) des enfants de Yehoudu
et des enfants de BenyAm. Des enfauts de Yehouda (etaient) : P^atiha, hls
de 'Azeb. fils de Zakflrya, fds de SamaryA, fds de Safatya, fds de MAlel^m;
,s des enfants de Fares : Mi^lesya, (ils de BArouk, fds de KAlyi\, fds de
i; Ozva, lils de Didyii, fds dc Yorib, iils de Toudouyii, fds de Dchmi. " Tous
les enfants de Fi;\res qui demeurerent dans Jcrusalem (etaient) quiitre ceul
7 soixante-huit homraes vaillants. ' Voici les enfants dc Benyi\m : Sclo,
hls de Mcsouliuu, lils dc \oh;id, liis dc F((udouyi\, iils dc Ooloyft, fds do
[85] TllOISIK.MP; I.IVIiE DF T.ZR.V. XXI, S-IC. 725
rt- • flJAft •• "%{i-t\9° ■■ (D^?. ■■ P-rh.Cl" • fllA^. ■ MjP • fl»AA : *A-,e : flJA^ : OB
Phfii •' atfii^ : M'^A : fllAR : jPft^ := * fl»?!?".^'^^»' : lfl.A.A : BV ' 0)^(ax ::
*fl»^,P-h.A : flJA^ : HJj<J : fllfl^?!-!.- : »Dftq'.',°<^ : flJ.ftl^^J : fl»A^. : hfllr.? :
»»h„^'> : »h9°^'i1xl:U' : A*A : JZ-JC :: a)lh9°UV^'1- : ^A^ : fl»AP. : P-/:.-!! : fl»
^Wi : *fl»^(:.e : fl>A,^ : rtA*JP : flJA.e. : "ithf\9" • flJA.e. : «^^-^ : flJA.?. : "7CP-
^- : flJAft : ^fc"nll : av:}{\, : lU' : ^^ll.^-n^h.C :: * Oih^^^Kira^i. ■ J?.'in<. : 1
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B — fl>A.e : hihtl. : fl>A.e : '^(t-<\ao-^ : fl>A.e : >i"lC :] O B. — 14. l-.-J-Vrt"* o»- : B — (Doi«0'i:V
<n>- I A — mi>iA : B — (BAS. : /hJ./.A.y" :] (* B — ,hXf.tb'r : Itcbr. — 15. iX-nf :] >irt : rtoo
^ : B — fl>A.e. ! >irt-C :] fl>>irt-C : A — fl>A.P. : hW.i- :] fl>>iH.^ : B «>A.P. : /hrt>l.tt :] (D-l :t-",V :
B — a)A£ : P5l :] 0 B. — 16. 0»11 : B — fl>/hll.-n : A, a>ilfll : B — noi>-f>i.A : B — ^iOnA^ill^- :
A — '»rtA ' »H1C : ... A.f-ejPTr :] O B.
Magael, lils de 'Atyal, lils de Yasya, " puis Gebesel : iieuf cent vingt- s
liuit (liommesi. ' lyo^el, fils de ZakAri, (qui) etait leur prefet, et Yehouda, y
fils de 'Asanya, qui etait le magistrat (place) sous lui dans la ville. '" Parnii lo
les pretres : Dalya, fils de Yorab, Yakan, " Sorya, fils de SalqiyA, fils de ii
Mesoulam, fils de Sadoq, fils de Miiryot, lils de 'Afobak, Fintendant du
temple du Seigneur; '"leurs freres (qui) faisaient le service du temple du i-
Seigneur (etaient) huit cent vingt-deux. 'AdyA, fils de Yeroham, fils de Tse-
lalyali, fils de 'Amoutse, fils de Zakftryd, fils de Fasihor, fils de Melky^;
'■'leurs freres, les princes de leurs provinces, (etaienti deux cent quarante- i^
deux. llam&sva, fils de 'Azaryi\. fils de 'Ahazi, fils de Mesoulamout, fils de
'Emer; 'Meurs freres qui pouvaient combattre (etaient) cent vingt-Iiuit; i'»
leur prefet (etait) Biizyd, fils de Hagidolem. " Parmi les levites : SamayA, fils i^
de 'Asour, fils de 'Azira, fils de HasAkay, fils de Boni, fils de Mak; '" Halib, llls in
de Samou'eI, (etait prepose) k Touvrage exterieur du temple du Seigneur par
72r. 1 i;oisii;.MK ijvitr. di'. 'i:/ii.\, \.\i. j7-'r.. (««1
i/ii^, ' <"Ay. ■- M'i- ' «"aMi •• iiiiMA •• y.o-y, : </iAy. = a/-/;„ai; : uw-inHsy
,1. > «»"y.rt.'.iii = ?i'/'/i:'"/,*i»- ' (iihA.>;>i > ««a^. = rt"7"/iJ • «»Ay. • 7.nA = «"Ay. :
IH, l> >!;„-H-'|:'> :: i^A- : M"l'.y'i ■■ «'•/l/- : WH: : 'Vy.-M' : |iV : afirUlo :: * OI(iX«l">
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0-\u .] (' H — ii'/. : <i»A,e. 1 ,(irt.ii.f ■] (r/./i.ii ■ <nA.('. . >.ft.n.e . H — <nA,p. ■ «»;>■•>,»• .] « H — ws
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ili ■ ,1.'ll-(l .] \ir"i'>Poo. . A,1ril-(1 > B — #1i-ll-(l ■] a mMtty^ ■ iU. ■ ,1.1I-(1 ■ A. — 2,'.. ^nAW-A-oo- i
MT-dirao. I B — Wi.'/'A ■ r. 4'(:,e = :>•(:'/" ■] .•l-Cei.C. ■ B — <n>,'(.'A.S.'/ > A — <n>,'r'A.S.'/ > ...
<i>,i'/hx.(:.e .] (' H.
les princes drs levites; " MatanyA. fils de .MikA, lils de ZabAdi, lils de 'Asal',
prince des chaatres de Yehoudi\, lils de Latalelaii, iiciqeboqeyilli, MesfinAli,
(Tun) de ses freres, et 'Aleda'e, fils de SamA'iili, fds de Gebt\l, fils de Dedou-
loun. '" Tous les levites (qui demeurerent) dans la ville sainte (etaient) deux
cent quatre-vingt-quatre. '" Les portiers (etaient) : 'Aqoub, Telmin et leurs
freres; les gardiens des portes (etaient) cent soixante-douze. ■" Le restc
d'Israel, pretres et levites, (demeurf'rent) dans toutcs les villes de YehoudA,
21 chacun dans leur heritage. '' Les ndtdirim habiterent a 'Afol; Tsiha et G6sefA
22 (etaient les chefs) des ndtdnim. "■ Le prince das levites k Jerusalem (dtait)
'Ouz^, fils de Bani, fils de Hasibyft, fds de Mat;\nya, fils de Mek^. Parmi les
enfants de 'As&f qui chantaient (quelques-uiis etaient) devant rouvrage du
2:3 temple du Seigneur, - ' parce que lo roi leur avait ordonne (d'etre) ainsi ;
2'i le tour des chantr(^'S (tjtait) d'apres Tordre de chaquo jour. -'Patya, fils de
Bi\syti, et Zab'el, d'entre les enfants do Zouri\, fils do Voliouda, (otaieat)
25 devant le roi pour toutes les alfaires dii pouplo •'^et p(Uir tous los
bourgs de la campagne. (II y avait plusieurs) dos enfants do \('lioud;\ ipii
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i.S7: TUOISIKMI-: J.IVREi DK K/.HA, XXI, 26-3(5 — XXII. 1-7. 727
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fll»D^,Cl-,e : <Dn,A..'JU : * flJA."Xr>.e : flJP^n : m\h^{i.? : flJ°/A.flJ- : mhV^ ■
26. <Dnri-"7.-s. ! <n(i,i- I <f.A.T :] (' R — «nrivnn 0 yfin : >,.vfin : B. — 27. <nnwi«c : mft.>,
A :] O 1} (nn>r.nn»'h :] (Dfl>-ft|- : (UCrt.n.<1l : 1! m(n-ftl'/. :] (D(I>.ft|- : B hlfT-^Jiran- : B.
2,S. (nnA.'^'^'!- : o B. — (Dn.'";.>i-V : A — 211. o B. — .iO. mwi^h •■ toM/iir' •■ atAiH.^fh,r' :] 0 B
(DAll.ft : (D>,'PA.S.V :] ("(D-ft/- : .fll.ft : IIUO-M- : hflV-SI:'/ : B (n>,l|,.J. : (D^TA.S.V :] O 1}
a>^.V.<. > ll,i:ft.ft.<h : B — >,njl : ■fc'\;- . /V?" =] O B. — 31. "V.^JO^, : a>'^l\\.'"l>i :] >,}>"> ! lA"?
V^m ■■ B — (n>,.i'>, ! (nn.|.A : (nhTA-S.V :] o B. — 32. o B. — 33. o B. — 34. o B. — 35. o B.
— 36. n.Vaff-1 ■■ A — ttaoW^Al- :] oi>liAA|- : li.
XXII, 1. (nrtA,|»'oi>. :] Art.irfi'. ! .\ (nA.'l'(n-.l'V : A — 7,A :] O H — "iC.l- :] rt ir*ftA.lJ'(ii>' :
B ft'\-t,t'A : B (nC-ftft : A (Dft/..<1,.l' :] O l; (Dh.1l<{.y" : AB. 2. (D»|<!'/" ! B (D
>,A-li. : l> — (n;4(n.ft :] o B. — 3. nift,ii.v.e :] ft.Ji.».e : B — ai^ihr' ■■ m-i.^-r^i- :] o B. —
4. o B. — 5. o B. — 6. o B. — 7. (D'^a.(d. : ... aiM^hf :] o B — a>i\},:yi'.ii'on- ■■ B.
demeuraieiit a Qerya-Tarem avec leurs filles, a Deboii avec li'urs lilies, a Be-
qaljel, a Yaliatsourva, -'' a Boumidi, a Beta-Falel, a Yoses, -' a llatsar, a 2«, 27
Sou'al, a liersabeh, dans leurs villes, ■* aussi a Tseqel^q, ii Mikan, -' a "A^-u- 2s, 29
Remen, a Tseraah, a Ramot, ^"a Zanfth, a 'Adalem, a Hatserehem, a Lakis :«>
avec leurs fiUes, k 'Azaq^ avec leurs fiUes; ils habitaient depuis Bersabeh
jusq^u'a la vallee de Henom. " (Voici) les enfants de Benyam : Migabc\'e, MAke- ai
ma'e, 'Aya'e, Betel et leurs lilles, ^- 'An&tot, Rob, 'AnftnyA, '' Hatsor, Rk- 32, 33
ma, Gittiyem, " Hader, Tsebou'em, Mildt, Xi\la, 'Ounou, Ge et Harisim. 3'/
(Plusieurs) parmi les levites (demeuraient) eux-memes (en dehors) des
partages dc YehoudA et de Benyam.
XXH, ' (Voici) les pretres et les levites qui monterent avec Zaroubtibel, fils xxii, 1
de Salatyal, et 'lyoses : Sarahyft, 'EremyA, 'Ezrft, -Rorim, 'Elouk, Hatous, 2
^ SekenyA, Rehoum, Meremot, ' "Oude, Genetevvi, Abva, "' Miyamin, 3,4,5
Ma'adyi\, Belegah, " Seme^ej-a, Yoreb, Kede'eyA, ' 'Alew, 'Amoq, HelqyA et r,, 7
'Edaeya. Cetaienl les princes des pretres et de leurs freres dans les jours dc
72S 'lltdlSII.Mi: I.IMIK DK K/HA, \XII, S-2'2. 88|
<»«h.A'Vy ' ti>>x.K}\y •••• }\/\- •- o"fi'i-ii:u'a"- • AJmvl- > <"h:i"/!ir«»>. : lUfxVdh •
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I ' o"^MH- •■ iM.<»-(:/:ir««- : Ar^cji' : "'ir.y •• hh.i.ry •■ MWiy •■ M-u/.. : "'/.rt-
1. I f\'r •■ (lt/\h"'li:y •■ t'//.V'> : A"'/A-VI : fV.i-J : Art.ll,/.Jl' : V-M'. ■■ A,l.<t'/' »
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1» \i\u. •• /\"'i:iy"'i.'r •■ /\o"-hy:y •■ d.t\.'ny. •■ /\\\.t\.:>y. •• t\*i»h •■ /\/\."'itty •■ y.n-
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— A.l'.A.'i. 1 U. — 12. VV+S»" 1 ii — ti>. ■] O H — man/^-hfU- ■] oi"»,!!!/- ■ A, «■>Afttl-r- ■ H — A>u
/..•/".v ' li /(■'.■■V.i' >] iDjtVV.j' ■ A, 0 B. — l'{ (\"i.\u.- > A - «"irt-A-"'/ > A, "■/.rtA<"> > B —
<HAV7.(:.1' > 15. — Ki. A"7A-^l >] A."7A-»l > A — V'.-;)-V >] 0>V-,:i-r > .\ AA.MIWi.f >] A.A.-(WI>.f ■
A, (' l{ — frt.'i: >] (* 15. — l.j. t\,i'/..V" >] tx.,i'/oV" > A — A'"/.(:f'l- >] rt."7.(:fV > A. — 1."). o
B. — 1(). A';.VV'V >] (U.'/'.1"/ > A. — l(i. o R. — 17. o 15. — is. o 15. — li). iaAr-<;.-(i >] wrt.
f-<{.(l > .\ — rtf-.-.d >] t\y,(i ■■ A. — 10. o H. — 20. rt>,'J"'1' :] rt,>,'(»'> I A. — 20. o 15. ~ 21. rt
.(u-l-y >] rt./(i.'l'.f > A. — 21. () 1$. — 22. rt,'Pin-.fV > \ — inVtUy, >] fvli.S ■ iDf,l, . A, f/(i>i > H
— <nf /(i',-v >] o B — iDiO,..';. i] o 15 — »;i,<j.v > A — tixfiT. >] (fi.c.v. > A, i.^./ii; > \i.
8
i.l
10
11. li
13
r.. 1,-.
11!
i:
IS. 111
20, 21
lyoses. " \'()ici les levites : 'lyosfes, Banouy, (^)a(I.iniv;\l, SarabyAl, Yehouchi,
.Makaiiyii, pour les louangcs, ainsi (jue lui-memo avec ses freres, " BA^iibacjva,
(Jluiou et ses fr^res, les iiitcudants et les gardions. '" 'lyoses ougeiulra
'Iva'aqem, 'Iyti'aqem engendra "Kly&scM), l^llyastib engondra Vobada,
" YobadA engendra ^'onAtAn et Yoiiaiau ongeudra Ye'edou. '■' Dans les
jours do ^ o"aqem et de ses fr(Jros, deviiiront pr(''tres et princes des provinces :
par Soryii, Mtirya; par 'Kremya, Ilananya; ''])ar "EzrA, .MtisoulAm; par
'Auu\ryi\, Yohauan; ''par .'\'l;\louk, Yoni\lan; par S(''bhayi\, "^osef; ''par Ho-
rem, 'Ad(3ni\'e; par Miryot, 'l']Ii\qi; "^^par 'Idoyce, Zakc\ryi\; p;ir G('ui(it";\, M(''-
soukim ; '"par 'AbyA, Ziik('ri; par .\liu\i\iiiim, par M()u'adyi\, Fiilili\y:
'" par Rtilega}^ Samou'a; par Simi\'(!yi\, Yeliouni\li\ii; '"par Yor(3b, Mi\tt5n!\y;
par Yodi\'e, 'Ouzi; '-" par Sisi\y, (labi\y; par Amoq, 'Eb^d; "'par Il6qyi\,
llali\kyi\; par 'Eda'eyA, Ni\li\n;\'i"'l. -- Les l(3viles (qui (itaient) daus les jours
de 'Elyiiseb, YohadS, YobauiJui ot Yououdou, princes de leurs provinces,
[89] TUOISIKMK (IJVKIv 01", E/.UA, XXII, :>3-29. 729
•fl : flJp-Wi^ •• Oif-.W^i ' <DVh.^ ■ XVh.4.^ • aDt\^'i\.\' : tt^hafC-llWaf- •• fflhUV
^i. • naD'i'nr''t' -■ fic^-ti •■ d.cfiv, - m^t^ ■ a.'/? ^ 'wy\?,h^ .- n^hflj-c-tirin»- s 21
^•,^.41 •■ fl>-ft'i- •• 'wJ4v/i«i. : 'T-ny-l' •■ n/wipi^A ■ p-WiV» = flJAJ?. •■ /hA-rt^u ■•' fl» j>
'/«"^hhi- » A.H"nn ■■ "i/.-ay ■• (Dfii-ny ■• (nh.v-{iti ■■ flJA.^. •• '^p,ry^ ■• inh>
'P.\ra»'i^ : 4'.<'.'7.i)- : .ev-nn- : «>.t'.rt.-n/h. : n«'>'ii«»-/. : ^v.^- • n\(\. •■ hiii.^n
,h.c ■■ \\i\ ■■ 'vn.-f"»- ■•■ 'tmnt-iy : rtin^o+jp • «•/•n.p.-.e ■■ wLfiti-r ■■ flJrnA.'/" -"
•} : fll'}*'^ : WXfl»"/' : '^Oi-^im' • mO-\"n-\' ■■ tmy:/.\\ : tih^i^K^ : * JiA- : n«» -'■
Vdii ■■ ¥0419" : fl»A?. : ^.P-ftft : flJA.f. : h,V'f\.y„^ ■ (\tn>*¥bt\ = ^.1x9".? ■■ «oftV
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PtfO- : AhUT-1- : flJrt.*P'/JjP'J : fl>-ft/- : n'lifl>-C:-/:iro«»- : h«» : jP-rX-hJPtfB- : h.?
<-VlA.9" : h»» : ,l'.^n<. : "".^+Wl : fl>-|'V/*Mll-/- : n'hfl>-Jl'> : «'n^V^A.'/- : aH\M'
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B. — 27. ho» >] o B — A>,^'i:t :] hiV1- : B — fllA.1"i;.eTr :] o B — ««tfl^-il- : (D'^-l/\.H- : A,
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h>,7^|- : B — fl>>,5»"5r : •',H.e. : %,n.-i.in. :] O B. — 29. fl»,!'"^-!- : •/.A..)A : fl>>,?">„'>l,*At : /.nrt !
<i»,ii.''Vi'> :] 0 B — h-^iii : B — >,(i)-.p. : h.r<.ifk,9" : A, nh.r<.'\/\,r' : B.
ainsi qiie les pretres, ont cte inscrits sous le regne de Dftryos. '■' Les enlants 23
de Levi, princes de leurs provinces, ont ete inscrits dans le livre des Anna-
les, dans les jours de Yohanan, iils de 'Elousa'e. '-'' Les princes des levites 24
(etaieut) : "Arabyft, Sarabya, 'lyoses, fds de Qadamyal, et ses freres; ils
chantaient devant (le peuple) et glorifiaient (Dieu) avec les psaumes de
David, homme du Seigneur, chacun a leur tour. -* Matanya, B&qiboqya, 25
Oljadya, .Misaloum, 'Talimon et 'Aqob (etaient) les portiers et les gardiens
des vestibules des portes, -'' dans lesjours de Yo'aqim, ills de 'lyoses, iils de "2«
'lyosedeq, dans les jours de Nahamya, prefet, et de 'Ezra, pretre et secre-
taire. "' A (Fepoque) de la dedicace des murailles de Jerusalem, on chercha 27
les pretres et los levites daus leurs provinces, afin de les faire venir a Jerusa-
lem, pour qu'ils fissent la dedicace et des rejouissances avec des danses et
des chants, avec les cymbales, le psalterion et la harpe. -" Les enfants des 28
chantres se reunirent des environs de Jerusalem, des villes, des villages, du
village de NetefAte, -'•' de la maison de GelegAl et des champs de Geba'e et de 2n
'Azemawat, parce que ceux qui chantaient leur avaient bati des villes autour
7.S0 1 liOlSIKMK I.IMtl l)i; i;/.li\, Wll, ;{()-38. [«0]
"' jivx. •■ A'«i«- . hirjv. : ht\ ■■ y.u.r<- ■■ otn-y. . ;,.t'<.^A.'/' " *rM/,'>XMi. : i:h
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,/l'.>. : y.{i.l\,lt. ■• iVi'PV : tm']l""V. : >J'/.''|- : 'n>,rt. : ?,"/ll.hn,/..(: : atf,]!/.. : J^
s: ,/,«^. : «>.f."Vlirtf'»- :: * afii] : h'i'\'V, : Oy.i : <l»'>.f.'^ir«i»- : UCl. : A^A : tm",
CJ : 1/7/. : >'i'/.'-l- : «"''/C'/ : l///"AdA/- : ^,/.'!!- : l/ll./- : '5'/M' : htlh > hi^f. >
■M "ly. > Xd-I,'/; •••• <"»IA>, : "l^yV : hfi : VMat-^,. : 0.'»«/D : (li>,V : y:",(:.U'""- :
30. >,-»»<h. ■] II h.f<.OA.'/" > l{ — CMuo- i] <( M A,'|'<u.r'/ ' A - mrtOlXn-l/ i A, rt>ft",()io.
», I H, (inAhV^XV. 1 ■') — mM.V.^^i. > .\, inh<'.'i:.|'-«". ■ l{. — 31. fl»,*/."/}''*"'- ■] m>,"/(l>,. ■ «■"»>,
lll- ■ IJ »«»AAA|- ■ h/.^i:-!- ■] o IJ — <n(M"/"t|. ■ A - <n>,'M'"tl- ■ ... /Iirt.(;;> ■] o H. - .32.
!»'(».* ■ in+Ai''"». ■] A. 3J. o H. — 33. -MW.yty ■ H "'irt.V" ■ A. — .5'i. <o>,,r."/".j' ■ H.
— :!."). miDic.cn ■ H — n"7..e ■ H — V.+"/.('. ■ H - "7.li.e ■ H. — .3(1. <D>,;it'o'/. ■ H os»"
.1' ■] Art"?..!- ■ H — <n>,-ll.fA ■ H — (n".tA.A.('. ■ ... (n,|,'r/. ■] (i H — n-/1'f ■ <n>nioo-<'. i] n««»1l
«•>•/'. ! H •1'.e."7:irfl^». ■] n-l'.^"*!»'*»»^ ■ H. .iT. (nxi ■] •,() ■ H — ",'rP}K ■■ \ — >,V+X ■ 0
y.i ■] >,'/+» ■ H (0'l',e."'iu"oi»- : oc». ■] .('.rt.-n.li ■ y"nA.i)«". ■ (n^ic». ■ H — ArtA >] o H — «■»
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A — ••liv.f : A. — .3S. 0 B.
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de .J(?rusalem. "' Les pretres el les levites s^iitaicnt purifies eux-memes et
avaient puriHi'' le peuple, les portiers et les murailles. " Je fis monter les
princes de Yehouda sur les nuirailles; jc rormai doux grands ch(jeurs et (je
fis) une procession a droite sur le haut des mnraillcs de la purte du fuinier.
32 ^- Hos6'e alla (apres eux) et les suivit lui-memt' et la moiti(3 des princes de
33, 3'f Yehouda, ' '.Zak;\ry^s, 'Ezra, .Mi^soulani, -'''Yehouda, Benyam, SoryA, 'Kre-
:i5 myi\. ^'(Plusieurs) des enfants des pretres avec des trompettes, ZakAryAs,
fds de YohanAn, fils de Sam^a, lils dc NAtany^, lils de Mii-keyA, fds de Zt^-
.•?(! k(iur, fils de Asaf, ^* ses freres Samya, OzyAl, Melelay, Gal('day, Maay, N;\-
t;\n"el, Yehoudft et IlanAni glorifiaient ile Seigneur) avec Finstrum^Mit du
psalterion di^ David, Ihomme de Dieu ; 'Ezr;\, le secretaire, (etait) devant
••iT eux. '' Pres de la porte de la source et devant eux (le premier choeur) gravit
rescalier de la ville de David, ainsi que rescalier qui (est) dans la parlie su-
p(?rieure des murailles de la malson dc Davld jiisqu'^ la porte orient;ile do
38 Teau. ^' Le second chceur alla £i gauche; iii(ii-nu>me (j'allai) dorriere eux, aliisi
que la inoiti(' du peuple, siir la murallU^ (|iii est la [larllc siipi''rleurc de la
'll
[91] TROISIEMF: UVJiK) DE E/RA, XXII, ;!i)-44. 731
aiao-iSA' •• rlrW-n • ?»9"A^A J h^AA' • HwnAAAI- ■• Ti<{..^ ■ h-f','*P.n '• «?»
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^'H'X ■■ A.<-ATtL •• m+fl»- : nh'H'X : iWTn^- •••• ■ fll^+tf»- : iTlA^i,'»- : 1'l.?l' '■ *"
fln.-|' : ?.'7ll.hnr/i.t; : fllhV : a)tm'i^lA' • tmi\hW' ' ri\M : fl»hUV'1- : h.A
(P4;'/' : aumhtxy : fl) "?.'>.?"?.'} : flJ"7.yiJf : flJ^.A.P-KJ'. : fllHhC.e : a}.h',"i.9 ' fl»"
'P+(> :: *aumht\y ■ IOii'"lfl? : fl)^.rt.''/»lf: : fl»h.|/. : fl»!'-','^ : fl»»"Ah,e : fl»h.A
9" '■ athn./. •■ aiyi\.*rO' •■ oontr/..'} : (oy.tt./.i) : «»A>ih :: * af^O' • y.hl' • h
«Xt : »n/*'*pd./- : »(1.? : fl»'/-<f./" J.- : hhao : h^ll.h-nr/i.C : hft-/'r./*Vhfl»- :
i.f:A'?. • a*-\'&.rM •■ h^iMti^' ■ fl»ft«/;*tf«»- : oiVixro •■ 'l-V/^M.-f-o»- : ^KS
^Ah.r •• Jifth : CV^» ••: fl»»/.0»- : .f.h'/' : K"^/. : A.P.fl» : ^iA : fj^fl" : »»m
•n/" : <P-J^if : •rX'?'!' ! l/wnn?. : U'py,'%it'l' : fl^H"//»'/. 'l- := fl^HJl : ^ft'/;i'n
h. : f/D/\3«,y|./- : hU-^C : lF|<i:A"0O" : Ahl/V'/' •• a)i\,'P'PJ'i : ?ift«W : '/««./"rh. :
.19. fli),i»"'^rtrt : >,'/'(-x 0 o B — °rv<l'X ! (1°) A — ©>,•»</•» = iiA>, .] o B — hv-^x : (2°)] ",-><^
>i : A — fl>>n : Wi-m ■■ Mvl:y/.'i =] flirMl/ = >,»i : >,»•(•;< : ■l:.v£'i : B — flloWfC.e.V. : M.KA ■■ B
— fl>"'/'V({..e. : /h'"i>,"|- :] 0 B hV'1-X :] ■V'1'X : A — A-C'n.T<6 : B — n-VV-l-X : A — fl»*0O- :
n^-y^hX : A''7'n<{. :] O B. — 40. 11Ah.|- :] K : A. — 40. O B. — 41. n<n»T^»4 :] nT*0 : A. —
41. OB. 42. flJOl.hftl' : ... fl»Mt<{ :] o B — (D.Prt.?"()- :] fl>ft'/">,. : B fl>.P.II.^O : «n»A>,Yl :]
a)t<{.'KS- : B. 4.1. .K>,/- :] fl>->,|- : B — On.f : <n»/"'Prt/- : B -- >,/"/'iV'<'-<"»- = A — «>■/•«
^"•V : B — >,nH : C->-> :] HCh-l- : B. — 44. ;E>,1- :] <!»•>,■/• : AB — H<("fli'".P/- : fl»H>,/»"^t : B
— fl>1(V. : B — «>A.<(»fl>-.l-V : (1") A — nWT^- >] »lUV : B — fl>rt.'Pfl>-.rV : (2") A.
Vt
tour des fours jusqu'aux murailles de la place. ■"' (Le cortege alla) depuis la
la porte dc "I']frein et la deuxieme porte, aupres dc la porte des poissons, de
la tour de 'Anan'el et de la tour de Ilameat jusqu'A la porte du troupeau;
ils s'arr6terent a la porte de la prison. ^" Les deux choeurs se placerent dans
le temple du Seigneur, ainsi que moi-meme et la moitie des princes avec
moi. '' Les pretres 'Elyaqim, Ma'asyt\, MinyAmin, Mikyfi, 'El6yo'ani, Za- 41
kArya, Han^nya avec les trompettes, '- Ma'asyH, Sama'eya, 'EIe'azt1r, 'Ouze, 42
Yonftn, Malkya, 'Elam, 'Azeri (celebraient le Seigneur); les chantres fai-
saient entendre (leurs chants avec) Yezerdh, (leur) prince. '' IIs olfrirent, ce 4.-)
jour-l^, un grand sacrifice; ils se rejouirent, car le Seigneur les avait rejouis
extremement; se rejouirent (aussi) leurs femmes et leurs enfaats; leur joie
s'entendit a .lerusalem et meme au loin. ^'lls etablirent, ce jour-la, des 4'i
hommes pour garder les tresors de rarche des aumunes, des offrandes, des
premices et des dimes; ce que les princes des villes recueillaient etait la
part des pretres et des levites. En efTct, les pretres et les levites qni se te-
'.6
7;{2 TUniSIKMK 'l.lVHP.i \)\\ 'K/.l{.\. Wil, '.5-'.7 - .\.\lll, I-''.. 192]
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* M"ih •■ h/.'l- •■ {xy.f,- : i^rt" : iH-y.»"/. : h'J"ht\/..iu/\ ••■ ' tnhT^y.f"» •• Hi-l- '
h.A.f^^n}'. : Jnr> : "/.•«•lU : <"»•>;? : 'rX*l*'1' : m\,l- •■ hT^il"! : ^^-n- : Ar»-ny ::
- 45. m^S^^iV 1 ]{ — r'i:0-\- ' A — «•iliKo-VV. > .V, (""lOm-IV. ■ Ti. — 46. .B+fli.oo. i] ^,.|.jp;
y" 1 li — (»•>,•»: I ha»\\r'i'i ' B - mfi-m- I |{. 'i7. (i»(i"»'i'6rt I '/./i'/".t' ■] nrfiVoo^ ■ H
— flH)««i>.-V>. 1 A, flJ-MJfl»-». ■ H — '^"7.4 ■ H - «o.p.runij^ic^ '] «•.(•.•t.e.-fiyo"»- ■ IJ — AA.'rfl>*.C
v ' A — fl»rt.«Pfl»-.fV ' A, A>'i"(.'^'V ' JJ x^^i-MCJ""»- >] .K<b.p.ft}^<"»- ■ B — •^c"» I B.
XXIll, I. flifl^>,t ' AB — ","1.^. • B ~ afh(\ii»^roo- 1 15 — h"'}'iv. • B - ofrMv.i. ■ B.
— 2. >,ftin. . ... (i»l)"V.P. :] 0 r. — (nOrtll}»' :] (D>,n-|(|,l.}»' j B .e,^."l'l"ao. , |{. — ;j. •J-AjP.^,. ■
)r-A-«»- ■ B — >,y">.n/.h.A '] (»•«•/• ' 'hhih.A • 15. - 4. h.A.f0^nv. '] ^.A.pnv. ' AB — >,yAiiv ']
>,}n*AV ' B — +<.n : B.
45 naient (la) se i-ejouissaieut eu Yehuuda. " lls observaient la regle de leur
Dieu et la regle de leur purilication. Les chautres aussi et les portiers (se con-
'»G formaient) aux proscriptions de David et de Saloinon, son fils. ''Car dans les
jours de David, AsAfavait ete etabli le ciief des chantres ; (ceux-ci) chantaient et
47 fflorifiaient le Seiijrncur. "Toutlsrael, dans les jours de Zaroubi\bel et dans
les jours de Nahamva, ainsi que les chantres et les portiers, chantaient, cha-
quo jour, alternativomont ; ils benissaient les levitos, et les levites honoraient
les enfants de 'Aron.
XXIII. 1 XXill, ' Ce jour-la, ils luront la Loi de Moise et ils (la) firent entendi-e au
peuple. Ils trouverent (le passage) oii (Moise) disait quo le 'Amoni\wi cf le
2 Mo'ab:\\vi n'entrent jamais dans le temple du Seigneur, -parce qu'ils no sont
pas allos a la roncontre des onfants d'Israol, avec du pain et de Teau, et
qu"ils ont soudoye Bala"i\m, pour qu'il les mandit; mais le Seigneur re-
3 tourna sa maledictiou et benit (Israol). ' Lorsquils eurent entendu la Loi, ils
4 chasserent d'lsrael tous (les etrangers) qui s'etaiont unis ^ lui. * Aupara-
vant 'ElyAsab, pretre, (etait) le gardien de rarcho des aumdnes du tomplo de
10
[93] TROISIEMR iLIVRE DE EZRA. XXIll, 5-11. 733
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flo. ! viy.A"tfi>- : AA.'P'R.e'j ! flJVf-A- ! rtn?» : li^^Th- : oi-M- •■ hfii\y,i:irao- :
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/hV :] ?"V/h-V : B — ft./h.-V : B — mi)/"<!.t . A, fflV^^ti ' l> — rtCVP : B — <B'l-nd : li —
ftA.'pm-.ev : A — «DA-^fljn-». : B — aiM'y,r'.f-i-x < B. — (i. «nini :] <mi : A — (Dini : W-A- :]
«DhVrt : B >..f<.Ort.y" : I»A<D->1- : B >ift«" :] h<m : B A>iC-|-nn.-»- :] Ahf.nT11.rt.ft : A, ASC
ftf.ft.l- : B — ,l.r.tl- :] m^CIV ■■ B — >,ftMlT<1i11>" :] hft-l-l/llllP : B. — 7. mmV-l! :] fl>ft"Vfl»l- :
B — m-tii :] AVfl/. : B — KM-1\ ■■ A|{ Ml-.C. : A — A(n-n.e :] '^ftA : flHl.e : B — a»^>i.f ■■
fKVV ■] flJ?-fl<: ! A»-|: : y"»'P/- : R — n"i((.e : B. — 8. fl»h.'V.?oi>>. : A. — 9. flI>,II.A" : B —
tf-fr-oo^ ■ B — fl»,"jnnn- : B — V-H- ■■ •Vrf :] VV : B — (D<n>W)V :] man^e.yf; : B — «Dft.li.
•V >] ft<h.V : A, fl>ftV.V : B. — 10. h.<Dlino»- : B — AA.Tfl>-.PV : A — m^lfav ■■ ft-ll?.. : B —
hd^-SfcWon- 1 AB — A.1*0>-.rV : A — (D»mliy"l|?",!.V : B. — 11. flJt^lh-.RJPtw : B — Aon^l^H^ :] O
B — +:l.C> ' B — mH-t-f^^nfoo- -. A, fl>'V'h?"ti}''««"' : B.
notre Dieu, le parent de Tobyft. IIs firent une grande arche des aumones; la
se trouvaient, avant qu'ils les ofVrissent, les dons, rencens, les vases, la
dime du ble, du vin et de riiuile, la part des levites, des chantres et des por-
tiers et les premices pour les pretres. '' Pendant tout ce (temps) jc ne me
trouvai pas a .Jerusalem, parce que la trente-deuxieme annce du reg-ne de
'Artasasta, roi de Babilon, jVHais alle vers le roi. Lorsque j'eus termiue le
temps (de moii voyage), j'obtins conge du roi. 'Je retournai u .lorusalem et
j"appris que ElyAsab avait mal agi envers Tobya, (en mettant) rarche des au-
mones dans le parvis du temple du Seigneur. " Ils m'irriterent extremement;
cela no me plut pas. Ensuite je mis tous les meubles de la maisou de Tobya
hors de Tarche des aumones. ''.Je leur dis de faire enlever tous les coflres, et
je rapportai tous les vases du temple du Seigneur ainsi que les dons et Ten-
cens. '".le m^apercj-us qu'ils n'avaient pas donne aux levites leur part et que
tous les hommes s'etaient retires dans leurs villages, parce que les levites et
les chantres (ne) faisaient (pas) le service (dutemple). " Je reprimandai les u
princes et je leur dis : Ponrquoi avez-vous abandonne le temple du Seigneur.'
10
7.Vi TUOISIKMK. IJVIU DK K/.I5A. .\.\lll, 12-lS. [!K.
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12. hl\l-l- > H. — 13. flJ-^rtrt : oi>-Jlvn : /"C."VV i] n>«i>riiin. : B - "i.rt.y" i] AA.?" i 1$ —
00/4' I H — fl>4-.P..V : B — A.4'fl»-.l'"/ : A m«i>;l--/.l' :] wVVy I A, V;^»^ I 1} — h'/"'!'/'
oo. 1 B — rt>.;i'i.'i/'<">- 0 A>,Hi-<{iroi>- : .\ -- a>h.^-fy"i\i\ • A — mnc.w- ■■'] nmw- ■ A — mo-ko
■J: .] O li. — 1.5. fl)|l>i"7V-/: I on<('flA i] fllfli^M: i J,"?./. i H — V/ll :] O B — J.^,.^-? i] h>i'/-"; ■
B — fliflj.e.V/. : r. — flJMHrtir. i] <n>,Anft>. I A, flJhAH'». i fl>nrtn>. ■ B — fl>w-rt» ■ ^/, •] ?<• i >><. i
B — yh^-m. I 1> — >,no» : y/iviii^ :] txou : '7./IV i H - >,'/ii i h.^hof^rUiran^ : f/rtt<. :] mini. I 15
— fl>>nr.>i- :] o 15. — Iti. >,"/>. : A — n/t.r^.iA.y" .] <nn>,.v<.OA.y" i l>. — 17. «n-i-^^ih^.jPiio. , n
— Aoi>A>,11-|- i] AjP.'l:+ I B — ll>A'Vn;a|5oD. ■ B — •hltv : B. — IS. H-l- i] il-t : B — iD^^ftA i] «nrtA
Mt I B.
12 Ensuite je les reuiiis et je les pla(;ai cliaeuu a leur foiictioa. '''10111 Veliouda
13 otlrit la dime du bie, du vin et de Kliuile au tresor. ''(Comme) preposes au
tresor (je niis) Elem, pretre, Sado({, secretaire, FadtJliA parmi les levites et
avec eux "AnSn, fils de Zekour, et MatAnyii ; ils etaient charges de faire eux-
1', memes la repartition pour leurs freres. '' Souviens-toi de moi, 6 Seigneur, au
sujet de ces (choses); iie fais pas disparaitre ta elemence envers nioi ; (soii-
viens-toi) de ce que j'ai fait dans le temple du Seigneur pour sa conservation.
15 ''' En ces jours-l^, je vis qu'oii pressait le vin, en YolioudA, le jour du sabbat^
qu'on entassait les gerbes et qu"oii chargeait sur les aiu!s le viii, les figues,
le raisiii et toutes sortes de fardeaux pour (les) apporter a Jerusalem, le jour
du sabbat. Je leur signifiai de (ne rien)vendre. Lorsque leurs chefs se fureiit
ic assis, je m'assis au raeme (endroit). "' IIs apportd^rent diipoissoii et toutessortes
d"autres marcliaudises, (qii")ils vendirent, le sabbat, aux eufants de Yehouda
17 a J(:'rusalem. '' Je ri^primandai les priiices de YehoudA et leurs graiids
et jo leur dis : (Ju'est-ce que c(Hte cliosc mauvaise que voiis faites vous-
18 memes, et (pourquoi) souillez-vous le jour du sabbat? '" N'est-ce pas aiiisi que
i;j
95] TltOISIliMK (MVRIvi DR EZRA, XXIII, 19-24. 735
OiC ■•■ mhVt-oo-i. ■ 'l-'BAVi- : OT'}rt..j- : M,t\ : hft^^bA ■• (0:h%<r'i' ■• fi'i(\'l' •■•■
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■\' ■■ h\Un'i : mh'rW'P..Vi : fl>'/"?in'/.',t"} :: fll^.**"'" : "ll/. : hiUni : y.'l*;i -''
19. M-a"- 0 h*«"- ! A. ^n : >,.|.«o. : ij — -,-11:'/ ! A — >.?"-1'.^o" :] >.viiA ! B <n>,inni
}»oo- : H — •'/•;i|- ! U — hJ-C^lOI. ' >«flVl ! rjA'1: : nVII'»- ] Tijrjio» : ;lArf.V : nVlH- ! h,:>-C"HO. :
B — <D>,i>"fl>/..il-V :] o B Mk-^-nti- :] <n>,d'l"IHl- : B — -¥-V;l- ! B — ll.l'.l|>, ! I{ ~ ><<;!] o B
— rt-Vn^ i] a >,Trll ! fi^ahC. ! B. — 20. >,floi. : .ft>||<. :] <D>|I<. : B — ivy,.(\X' =] o I» — m-l-ui
,e,rtl :] (DiKjKfn ! A — «Dlw.Rrtl : tf-A' ! 'tT :] O B — ^,'/"» : h.f^.OA.5'" : hV-h ■ \. — 21. y">,
i I B — VV-n*. :] -V^K. ! B — •^^.V-^f ■■ AB — .P.7y"Vlo>»- :] £ri9"Vloo- ! B — inh.onKh. :] m),'^"
»/w ! B — oi>1»*A :] h-^U •■ B. — 22. AA.'Pai-.rV : A — >,A1- : B — waooif/. :] rDoiMV.'/. : B. —
2.5. fl>.B>it :] mfl»->,(- : A, «>•>,•(• : B — >,«"/.<^ :] o B — wimv : AB — fl»>,"V'r'i.*.e'V i] hVWll
fll ' B. — 2'(. (D.^'l:*0O- :] flJoo'/A41oi»- ! A — hl|(HV ! AB — flin : nAOV : All-n : (D>„1ilHI :] O B.
nos peres out agi et que le Seigneur a lait venir coutre eux, contre nous
aussi et contre cette ville tous ces maux? Vous-memes, vous ajouterez des
calamites sur Israol, en souillaut le sabbat. '"Ensuite ils placereut les lo
battants des (portes) de Jerusalem, avaiit que commengM le sabbat; je
leur ordounai de fermer les battauts et je leur dis : N'ouvrez pas, jusqu'a
ce que le sabbat soit passe. Par des jeuiies geus je fis garder les portes,
afin que persoune iriutroduisit (aucune) charge, le jour du sabbat. -" Eu effet, -20
tous les marcliands sejournaient (a cet endroit), vendaient toutes sortes de
marchandises au dehors de Jerusalem et tciiaient uiarclie la. -' Je leuR dis 21
une (premiere), puis uue seconde fois : Pourquoi sejouruez-vous eu face des
murailles, au dehors (de la ville)? Si vous recommencez desormais, je leverai
ma main contre vous. Ils ne vinreut (plus), le jour du sabbat. --Je dis aux 22
levites de se purilicr eux-memes (et de purilier) ceux qui etaieiit veuus pour
garder les portes et pour sauctifier le jour du sabbat. Souviens-toi de moi,
6 Seigneur, et aie pitie de moi selon la graudeur de ta misericorde. ■' Ce 23
jour-la, j'ai trouve (quelques-uus) d'entre les Juils qui avaient epouse des
femmes de 'Azot, de 'Amon et de Mo'ab; -'leurs enfants parlaient la 24
bingue de 'Azol et ne connaissaieut pas la laiigue de YehoudA; certains
73ii TKOISIKMI'. l.lVIIK) l)K K/,lt.\, \.\lll, J.. .il. [0(i
<ju- : <ii/.;i>''ti}''«''- •• «»«i'i»''r.in- : ?i'r(i»-ni;y'<"'- : (»y.(» ■ inhTthfi^iiVu"- » n
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•^■■> (»f\y.y:)i9> ■■ h'ri.v •■■■ •/•h»ic;«'»- : >."/ii.>. : hf\f"> •■ ■i.h»''tn. •■ Jii/v-i- : >.'>« '
i„ >,tf»'>|: : (M,/ : J|I»V'I' : fl»A.'l"/.'.t'> - tnhii\Ml9*0«- : >,'/*W'A- : VJJ.C : fl»l*'
tl /.-ftWu"- : A>n/V'1- •• «'A.'("/.'.r> : \\l\ftt\/..-foo. : (nffnl\ha»'/^ : A>.A : ^'.Xfl»'
<• ! dtl •■ llll : dy:'"/. : ontp/itijra»- : •/■|/Jj/.V : >,«'/||.^ : >,'/'AllV : (IwV^. «
2.'). <nt«»>ifl»"i"" ■ H m/.-iv^^Woo. , \i — h.:i^aflM\- ■ \i. — 2(i. >,»■•/• ■] >,)'»■ . I'. — />
OA ! >iA- ■] " l> )toi< :] )i<ii>il I i: — tf-rt»<n>. 1 1{ — Kit\-l • "/li.r: ■ l{. — 27. (»H"yihti. ■]
»i"7iMi. ■ H — AlK»»-'/. .] >,A,"i>i<i'>*/. : l> inh.M"''! ■ H V/ll =] >iA ■ 15 ■l",Am^y ■ H -
»i.(: ! H. - 2<s. f.';.ii. ■ A — h.A.cnii . A, h.Mn ■ H — -i-WKjny ■ -(i^n. ■] -i-Atry.ip > -(i^rt. <
A. <D-(i>,n.(- . H - AAV-IHT ■] nv-(lAT . H m;"/. > A, o H ^ attt.p.jf:\iy' ■] >,n,h^i . H >,»"k
> ■ B. — 29. >,ft</i> . t,Jioi>«i. ! >iUV^- ■] >in<n> ! ■(•<">Hi<n. I HWV^ ■ A, >in«n» ■ ^-A^^IP^n»- i A.IMV
=f I B, '\nA . .•)-,>i"V • viov^- ■ cf. Dill., J.e.i. iietli., c. 77 . — >,-VII >] o H. — :iO. mWi^^WV
<«»• ■] (nScD-VMxi"- > H — (Di»/..nji<io^ : B — lOi-n/i.l-rto- . AH. ~ '.M. A>iA ■] AA>iA ■!$—;&
(i(i».<. . li — u'"i'ftft.ir<io. .] ,/ ft>,A ! •ini'-r: . I> - iii»'V.r :] '/ h-ii • H.
.,. (iiutres pailaieiit) la laiigue dii peuple ((risraC'!) et cellc des gT-iitils. '■'Jc
me suis IViciie contre eiix et je lcs ai iiiaudits: j'ai cluUie (quel(iues-uns) de
ces liorames; je leur ai iait jurer par ic Seigneur de ne plus doiuicr leurs
lilles en mariage aux eniants de ces fgentils), ni les fdles de ces derniers a
leurs enfaiits. -" N'est-ce pas sur i^e (point) quc Salomou, loi d'Israel, a
peche? Chez tous les peuph's il n'y eut pas de roi commi' iui; le Seigneur
l'aima et lui donna la royautc sur tout Israel: (mais) les fcmines etran-
geres Ic firent errer. ■' II en sera donc de meme pour vous aussi.
Quon napprcnne donc pas (jue vous faites ce mal et que vous vous
rii^voltez contre notre Dicu, cn epcmsant des femmes etrang(jres! -* Parmi
les enfants de Yodalic, lils de "Klyasdb, le graiid-pretrc, (il y avait) iiu
Iiomme qui (itait le gendrc de Sanabelat Aronawi: je Fai cliass(i (loin) dc moi.
■" Souvieiis-toi, 6 Seigneur, des pr(3tres (|ui se sont alli(3s (aux gcutils), tandis
qu'ils etaicnt daus la loi des prctres ct dcs levites. "' Jc Ics ai purilics dc tout
(3traiiger et jai (jtabli Ics prctrcs et les I(i'vites, chacuii dans lcur foiiction;
" (ce sont eux) ({ui apportent le bois (pour) roffrande, chacuu au jour (qui
Iiii est) fixe. Souviens-toi bicn de nous, 6 Scigncur, notrc Dicii.
•2i;
28
20
30
31
TABLE DES MATIERES
DU TOMR XIII
Pases
Kasc. 1. — SARGIS DABEllGA [fin).
Deuxieme assemblec
Troisieme assemblee
Quatrieme assemblee
C.inquiume assemblee
Sixieme assemblee
Septieme assemblee
Iluitieme assemblee
Xcuvieme assemblee
Table frangaise de noms propres
Table clliiopienne des noms propres particuliers a Sargis d'Aberga.
Table des mots remarquables
Tables des citations bibliques
Table analytiquc des malieres
Fasc. II. — DOCUMENTS POUR SERVIR A L'HISTOIRE DE L'E-
GLISE NESTORIENNE.
Introduction
I. QUATHE HO.MliLlES DE SAINT JeAN ChRYSOSTOME
Sl'R LES TEXTATIOXS DE NoTnE-SEICXEUn ET SLR lTnXARXATION .
Sur la lulte de Notrc-Seigneur avec Salan
Deuxieme discours sur la lutte de Xotrc-Seigneur avec Satan ....
Troisieme discours sur la lutte de Notre-Seigneur avec Satan ....
Du meme Jean de Constantinople sur riiumanite de Notre-Seigneur.
II. — TeXTES MONOPHYSITES.
Introduction
L — Discours d'Erecbtios
II. — A. — Fragments compiles par les Monopliysites . . . i a x,
B. — Extrails de Timotbee ^Elure (xi a xvi)
C. — Les heresies cliristologiques dapres Philoxene dc Ma-
boug (Xenaios) et Bar-Hebraeus 'xvii axvm:
III. IIlSTOinE DE XESTOniUS.
D'apres la lettre a Cosme et riiymne de Sliba de Mansouryo sur les
docteurs Grecs. — Conjuration de Xeslorius contre les migraines .
Table des citations
Table des noms propres syriaques
PATn. OR. — T. XIII. — F. 5.
■,y
26
30
33
33
52
64
71
96
98
99
100
106
11.:
119
127
141
151
161
169
180
202
249
271
321
.32.'?
73H TAlll.K l)i;S MAIIKUKS. OH
l*iii{t;ii.
I'.ist. III. — I.OC.IA KT ACUAIMIA DoMI.NI JKSl' APID MOSI.K-
MICOS SCUIITOIIKS, ASCKTICOS IMIAKSKUIIM rSITAIA.
Ail lectoreiii -535
Conspeclus 8i}.;l()riini •{'i-i
Kojjia et .\yrai)lia Doinini Jesu .'tVl
K.vsi:. IV. - IIISTOIUK .NKSToUIKNNK fCIIUONIQI K l)K SP.KUT /In.
Texte arabe avec liaduction fran^aiso 'i37
Tahle des malieres 037
F.VSC. V. — LE TUOISIKME KIVUE DE l'./.U.\ (KSDUAS V:[ .NK-
IIKMIE CA\oNI(,)UES), [version ethiopienne).
Introduclion 645
Troisieme livrei de 'K/.ra (i."»!
Table des malieres du tome XIII.
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